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Entre juillet et septembre 2022, le volume de crédits octroyés aux PME par les banques de la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale), enregistre « une progression significative de 27,69% », selon les chiffres de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). À en croire l’institut d’émission commun aux États de la Cemac, ce volume de crédits est passé de 337,5 milliards de FCFA à presque 431 milliards de FCFA en glissement annuel.
L’analyse des données de la banque centrale permet de constater que le dynamisme des PME sur le marché du crédit au cours de la période s’est fait au détriment des grandes entreprises et des « autres personnes morales ». En effet, bien qu’ayant reçu la plus grosse enveloppe des nouveaux crédits mis en place dans l’espace Cemac au 3e trimestre 2022, les grandes entreprises voient cette enveloppe baisser de 18,2% entre le 3e trimestre 2021 (1 165,6 milliards de FCFA) et la même période en 2022 (952,82 milliards de FCFA).
« Pour les autres personnes morales, le volume de crédits a chuté de 65,85% entre septembre 2021 et septembre 2022, revenant à 8,72 milliards de FCFA au cours du 3e trimestre 2021, contre 27,99 milliards un an plus tôt. Enfin, les crédits aux administrations publiques et collectivités décentralisées ont considérablement reculé au cours de la période sous-revue, passant de 192,53 milliards de FCFA en septembre 2021 à 47,11 milliards en septembre 2022, soit une baisse de 75,53% en un an », détaille la Beac.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-16 20:46:13
La liste de Didier Deschamps de ce jeudi 16 mars 2023 pour les prochaines échéances de l’équipe de France était particulièrement attendue du côté du RC Lens et du Congo-Brazzaville : préconvoqué pour la première fois, Brice Samba, né le 25 avril 1994 à Linzolo (République du Congo), figure bien dans la liste définitive !
Le gardien artésien, 28 ans, est donc enfin récompensé de ses nombreuses belles performances depuis son arrivée au Racing en provenance de Nottingham Forest, alors en 2e division anglaise, en 2022.
Il accompagnera ainsi les Bleus pour 2 éliminatoires de l’Euro. Le premier, le 24 mars à domicile face aux Pays-Bas. Puis en Irlande, à l’extérieur le 27 mars.
Une convocation amplement méritée
Depuis son retour dans l’élite, le Racing a déjà placé deux joueurs chez les Bleus. Souvenez-vous, Jonathan Clauss avait été appelé par le sélectionneur français lorsqu’il évoluait sous les couleurs sang et or.

Brice Samba est donc le second, il sera le troisième gardien derrière Mike Maignan et Alphonse Areola. Cette convocation est totalement méritée pour l’ancien gardien de Nottingham Forrest qui explose aux yeux de tous avec le RC Lens.
Les observateurs de la Ligue 1 sont unanimes : Samba est sûrement le meilleur gardien du championnat cette saison.

Le joueur s’est exprimé sur ses réseaux sociaux après cette belle nouvelle : « Tellement fier d’avoir été appelé pour rejoindre l’Equipe de France. Je veux vraiment remercier tous les gens qui ont cru en moi depuis ces années, et m’ont aidé à atteindre en partie mon rêve aujourd’hui. »
Brice Samba, né le 25 avril 1994 à Linzolo (République du Congo), est un footballeur franco-congolais. Il est le fils de Brice Samba, ancien gardien international congolais.
Jean-Jacques Jarele SIKA
Créé le 2023-03-16 20:14:34
En visite de travail aux Emirats Arabes unis, Denis Christel Sassou-N’Guesso, ministre congolais de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé et Son Altesse Shakhboot Nahyan Al Nahyan, ministre d'État émirien chargé de la Coopération internationale, ont procédé lundi 13 mars 2023 à Abu Dhabi, à la signature de plusieurs instruments juridiques qui visent le renforcement de la coopération Congo - Émirats Arabes Unis.
«Nous avons notamment signé deux accords de coopération. Le premier est relatif aux services aériens entre les deux pays et le second concerne la promotion des investissements et la protection réciproque des investissements, afin de stimuler des initiatives commerciales », a écrit Denis Christel Sassou-N’Guesso sur son compte Twitter.
Aujourd’hui, la priorité du gouvernement de la république du Congo est de mieux promouvoir sa destination, notamment en termes d’investissements.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-14 16:13:02
Le 14 mars 2009, disparaissait Édith Lucie Bongo Ondimba, fille aînée du Président Denis Sassou N’Guesso, épouse du Président Gabonais, feu Omar Bongo Omdimba. Depuis, cette date marquée du sceau du souvenir, donne lieu à des commémorations, parmi lesquelles la messe de suffrage ou encore le dépôt de la gerbe de fleurs sur la tombe de l’illustre disparue.
Des fleurs sur la tombe d’Édith.

De sobres fleurs qui à l’évidence, calquent l’humilité d’Édith. Une humilité qui a tracé les traits de sa vie, marquée par l’amour et la générosité. Des valeurs qui en elle, ne se sont jamais endormies pour l’éternité. Elles décrivent envers ceux qui l’ont connue, ainsi qu’à la postérité, l’âme d’une femme de cœur, dont l’éclat des œuvres continue d’illuminer le souvenir par delà le temps qui passe.
Ces nobles valeurs font qu’Édith Lucie Bongo demeure à jamais cette femme dont l’éclat de son passage sur terre continu de briller dans le firmament.

Tous l’appelaient ‘’Édith’’, comme si chacun voulait tisser avec la Première Dame qu’elle était pourtant, cette relation de confiance qui ne s’embarrasse point du conformisme protocolaire. Et elle l’acceptait. Elle qui par vocation, avait choisi pour métier, la Santé. Soigner les autres. Elle savait que le relationnel entre le malade et son médecin, fait partie du cheminement vers la guérison. Ainsi, elle était ouverte à tous.
Tous ceux qu’elle a approchés, soutenus, assistés, aidés, encouragés ou accompagnés, gardent d’Édith Lucie Bongo Ondimba, ce souvenir ineffable dont l’empreinte n’est point corrodée par l’usure du temps.
Au Gabon où elle fut Première Dame, Édith, « Okito » a laissé un héritage notable dans le paysage social gabonais. L’une de ses œuvres les plus remarquables est sans doute la Fondation Horizons Nouveaux créée pour apporter une assistance médicale et éducative spécialisée aux enfants ayant des infirmités motrices cérébrales, (IMC).
La Fondation a été conçue pour matérialiser une devise chère à Édith, «Un enfant, un être, un avenir qui a besoin de vous».
L’engagement de la Première Dame du Gabon qu’elle était, dans la lutte contre le VIH/Sida a été exemplaire. Elle a créé avec ses homologues en 2002, à Genève, l’Organisation des premières dames d’Afrique pour la lutte contre le Sida (OPDAS), et dont elle assura avec brio la première présidence tournante.

Ses plaidoyers pour la prise en charge des personnes atteintes du VIH/Sida avaient notamment permis de mettre sur pied au Gabon, les Centres de traitement ambulatoires (CTA) qui ont contribué à la baisse des coûts des antirétroviraux et aidé bien de malades démunis.
Tel est donc le legs, non exhaustif, d’Édith Lucie Bongo Ondimba à ses compatriotes, pour le bien-être des enfants handicapés et pour plus d’humanité envers les personnes démunies et celles touchées par le VIH/Sida.
Que dire du complexe El Rapha, une clinique à la fine pointe de la technologie, ou encore Michel Dirat, une école primaire comme on en a jamais vue à Libreville, ni avant ni après elle.
Édith a quasiment vécu au Gabon durant la majeure partie de sa vie, et les traces d’elle, sont partout visibles.

Elle était certes d’une grande beauté, mais ce sont surtout ses œuvres, son charisme, ses prises de parole qui ont marqué toute une génération de Gabonais.

À ce que l’on sait, Édith a plus investi au Gabon que dans son pays d’origine, le Congo.
Édith Lucie Bongo Ondimba, aura donné le meilleur d’elle-même à travers ses investissements venus du fond du cœur, en témoignage de sa grande générosité.
Édith Lucie Bongo Ondimba s’est également beaucoup investie pour la jeunesse. Cette couche de la population qui vit une période exaltante de sa vie, mêlée parfois d’une fougue primesautière.
Son emprunte auprès des jeunes qui l’adoptèrent comme une ainée est forte de l’exemple qu’elle donnait et dont beaucoup s’inspirèrent. « Nous avons un devoir envers nous-mêmes, celui de réussir ce que nous faisons ou entreprenons », enseignait-elle aux jeunes.
Des principes qu’elle s’était elle-même forgée auprès de son père qui lui avait appris le goût de l’effort.

Cet investissement d’Édith-Lucie Bongo Ondimba envers la jeunesse a été mis en évidence par l’écrivain-chercheur Michel Innocent Peya dans son livre «Jeunesse et Destin. Jeunes du monde, monde des jeunes », publié aux éditions L’Harmattan.
Ce livre qui est préfacé par Florent N’Tsiba, ministre d’État, Directeur du cabinet du Président du Congo, est dédié à l'ex Première Dame du Gabon, Édith Lucie Bongo Ondimba en mémoire des remarquables efforts qu'elle a réalisés pour la jeunesse.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-13 22:49:17
Il y a des députés qui râlent mais qui n’obtiennent jamais aucune avancée. Il y en a d’autres qui sont si ravis qu’ils n’ont jamais rien à redire. Le député de Moungoundou-Nord dans le Niari (sud), Anicet Ndoumangoyi appelé affectueusement en langue nzebi « Mouyobili » autrement dit le sauveur est à part. Inclassable. Calme, réfléchi, courageux, il dit toujours ce qu’il pense être l’intérêt de sa circonscription électorale sans souci de carrière. Et il est efficace. Elu de terrain, le jeune député n’a jamais déserté. Toujours parmi ses électeurs pour les entendre et les défendre. L’élu de l'Union pour la reconstruction et le développement du Congo (URDC/ Parti du centre), discret, mais très social, sociable et socialisable, a dédié sa vie aux populations de Moungoundou-Nord. Un véritable témoin de la charité qui vit en profondeur les paroles de Jésus : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jean 15, 13).
L’honorable Anicet Ndoumangoyi, c’est le député des solutions et des engagements tenus. Sa voix porte. Il a la stature nationale qui permet aux populations de Moungoundou-Nord de porter leurs intérêts au plus haut niveau.
On ne trompe jamais ce que l'œil a vu.
Anicet Ndoumangoyi a placé son mandat sous le signe du Social. Le représentant des populations de Moungoundou-Nord à l’Assemblée nationale, la main au cœur et le cœur à la main, depuis 8 mois, compte à son actif plusieurs œuvres caritatives et sociales dans sa circonscription électorale.
Les bénéficiaires ne cessent de vanter les mérites, les prouesses, la générosité, les réalisations et dons de l'élu de Moungoundou-Nord, très altruiste et qui jouit d’une popularité sans précédent.

A l’occasion de la célébration du 8 mars, la journée internationale des droits des femmes, il a acheté plusieurs pagnes, imprimé des marinières, et envoyé l’argent pour la collation.

Il a également mis à la disposition de la population un véhicule de marque Toyota BJ pour le transport des femmes vers le chef-lieu du district Binanga.

Dans le cadre de sa démarche continuelle d’améliorer les conditions de vie des populations et pour pallier à la situation devenue inconfortable et insupportable pour tous les malades du cru.

L’honorable a financé entièrement les travaux pour la finition du Centre de santé intégré (CSI) du village centre de Poungou notamment, le sciage des planches pour les portes, les fenêtres et le plafond avec une dotation de plusieurs matelas au CSI de Binanga, chef-lieu de Moungoundou-Nord.

Par cette politique sociale, le député Anicet Ndoumangoyi souhaite participer au developpement de l’éducation et de la formation, car selon lui, le renforcement de l’école primaire de Ngoubou-Ngoubou, dont il a fait don des fournitures scolaire, constitue la matrice de l’institution scolaire. il a également fait don des fournitures scolaires à l'école primaire de poungou et au collège de Moungoundou-Nord.

Fils du village et représentant du peuple de ce regroupement des villages en particulier et du district de Moungoundou-Nord en général, l’honorable député a fait preuve de générosité traduisant en acte la politique de partage lancée pendant la campagne des elections législatives, en construisant totalement le bureau qui commençait déjà à tomber en désuétude et les sanitaires de l'école primaire de Ngoubou-Ngoubou.

Sa volonté est aussi celle d'accompagner des bénévoles de l'école primaire de Ngoubou-Ngoubou, celle de Poungou et du collège de Moungoundou-Nord, le soutien irrépressible des personnes vulnérables (veuves, veufs ou jeunes filles mères)…

Tout ceci n’est que la suite des actions et de la charité emblématique d’Anicet Ndoumangoyi au profit des populations de Moungoundou-Nord.

Pour mener à bien des actions en faveur de Moungoundou-nord, Anicet Ndoumangoyi prône le rassemblement des filles et fils de Moungoundou-Nord.
Il est humble et altruiste. Mais le réalisme en politique, consiste à dire son opinion, à s’opposer quand il le faut, au nom de l’intérêt général.
C’est le propre des hommes de valeur. Des hommes de grandeur et de hauteur. Nul doute là-dessus !
Ses adversaires politiques ont donc fort à faire pour espérer un jour conquérir Moungoundou-Nord.
Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-13 17:05:52
Le général Norbert Dabira a reçu à Brazzaville, la visite amicale de Noël Ngiama Makanda, plus connu sous le nom de scène Werrason, chanteur, auteur-compositeur, producteur congolais.
«Le général Dabira c’est notre grand frère. Il a toujours été avec nous. Disons merci à Dieu, car il vient de créer un miracle. Il vient de sauver cet homme au grand cœur qui a beaucoup fait pour les artistes congolais de Kinshasa et de Brazzaville. C’est un devoir pour moi de venir lui présenter mes civilités après sa sortie de prison », a déclaré le chanteur de « Protéger Base » qui vient de boucler ses vacances aux USA.
Condamné en 2018 pour atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat, le général congolais, Norbert Dabira, 73 ans, ancien proche du Président Denis Sassou N’Guesso, est sorti de prison au mois de février dernier après avoir purgé sa peine de cinq ans ferme.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-12 18:05:45
Les herbes folles reprennent du poil de la bête. Elles envahissent tous les quartiers de Mossendjo dans le département du Niari (sud). Cette invasion affole élus et agents municipaux et met les équipes techniques sur le gril.
La commune de Mossendjo, la cinquième ville du Congo, n’est pas outillée, pas équipée pour faire face à ce phénomène. Il va falloir investir vite dans du matériel, ouvrir des lignes budgétaires.
Le sujet est « écologiquement sensible ». Le grand défi de demain, et dans toutes les communes du Congo, c’est la taille, la tonte, le fauchage, le balayage, le débroussaillage.
L’équipement coûte cher, mais il faudra bien y venir à grande échelle.
Au Congo-Brazzaville, toutes les communes qui n’ont pas investi dans du matériel thermique sont sous tension.
Résultat, beaucoup abandonnent l’entretien de rues entières, faute de temps et de moyens, et ne se concentrent plus que sur leurs massifs.
La Mairie de Mossendjo a reconnu son impuissance et appelle aussi les habitants à déblayer leurs allées et devant leurs maisons.
Chaque geste compte, il s’agit en effet d’un effort collectif et à réaliser au quotidien pour que la propreté de la ville de Mossendjo soit durable.
Différents modes d'intervention concourent à cette opération : Le désherbage qui consiste à limiter le développement des adventices, ou mauvaises herbes et enfin le balayage manuel.
La propreté d'une ville, c'est aussi l'affaire de ses citoyens. Si tout le monde prend les dispositions pour ne pas dégrader l'environnement urbain, la ville sera plus belle. Bien évidemment, moins il y a de détritus, papiers, et dépôts clandestins divers au sol, et plus le ramassage par tous est facile et efficace.
C’est donc au quotidien, et tout au long de l’année, que des efforts sont réalisés pour que la ville de Mossendjo soit plus propre et plus belle !
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-12 17:30:08
Tout le monde n'aime pas fêter son anniversaire, mais pour les enfants, c'est certainement l'un des événements les plus attendus de l'année. Avoir un jour spécial où l'on est la vedette incontestée, recevoir des vœux et de l'attention pour honorer cette étape importante est sans aucun doute important pour les jeunes filles, qui aiment vivre le moment où elles deviennent "plus grandes" entourées de leur famille et de leurs amies d'école. Terssia, les étoiles dans les yeux, a soufflé ses 13 bougies ce samedi 11 mars 2023 à Brazzaville. Sans surprise, sa maman n'a pas pu s'empêcher de mettre les petits plats dans les grands pour la réussite de cet événement qui a réuni plusieurs élèves de la classe de CM 2 de l’école La Moisson, située dans le 4e arrondissement de la capitale congolaise.
Tout naturellement, sa maman ne pouvait pas passer à côté de ce jour spécial pour montrer combien elle aime sa fille : « Joyeux anniversaire mon amour… Happy birthday à la fille la plus merveilleuse, merci d’être une personne aussi adorable ».

Ses amies sont totalement sous son charme et n’ont pas tardé à lui souhaiter également un bon anniversaire. "Bon anniversaire Terssia", "Joyeux anniversaire avec pleins de bonnes choses en ce jour et beaucoup d'amour des tiens"…

De nombreux messages qui doivent faire plaisir à la principale intéressée qui passe le Certificat d'Etudes Primaires Elémentaires (C.E.P.E) cette année.
Un sage a dit que vieillir c’était la seule façon qu’on avait trouvé pour vivre très longtemps ! Prends-en de la graine. Joyeux anniversaire Terssia !
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-11 21:13:43
La 15e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) est convoquée pour le 17 mars 2023 à Yaoundé au Cameroun, selon une note circulaire signée le 3 mars par le président de la Commission, le Gabonais Daniel Ona Ondo dont une copie est parvenue à notre rédaction. Depuis quelques semaines déjà, un ballet diplomatique balise le terrain à ce sommet des chefs d’État.
Paul Biya, Président de la République du Cameroun et président en exercice de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale), a envoyé ses émissaires remettre des lettres d’invitation à ses homologues. C’est ainsi qu’il y a quelques jours, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a été reçu par le Président Denis Sassou N’Guesso du Congo, et le Président Faustin Archange Touadera de la République centrafricaine. Le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a quant à lui été reçu par le Président Ali Bongo Ondimba du Gabon, tandis que le Président Obiang Nguema Mbasogo de Guinée équatoriale recevait un pli fermé porté par le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey.
Ordre du jour
Pour préparer les délibérations de ce sommet, un Conseil des ministres de l’Union monétaire de l’Afrique Centrale (Umac) est prévu le 15 mars 2023. L’avant-projet d’ordre du jour du sommet à partir duquel les ministres vont travailler renseigne sur les sujets qui pourraient meubler la conférence des chefs d’État. Il s’agit de la mise en œuvre du Programme des réformes économiques et financières (Pref-Cemac), de l’évolution du processus de rationalisation des Communautés économiques régionales d’Afrique centrale (Communauté économique des États d’Afrique centrale -CEEAC-, Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale -Cemac-, et la Communauté économique des pays des Grands Lacs -CEPGL) ; de la réforme du FCFA ; des conséquences de la guerre en Ukraine et de la cryptomonnaie sur les économies de la sous-région ; puis des nominations au sein de certains organes et institutions de la Cemac.
Les dirigeants de plusieurs organes et institutions de la Cemac sont en effet arrivés en fin de mandat. Il s’agit notamment du président la Cemac, poste assuré depuis mars 2019 par le Président Paul Biya, pour un mandat d’un an ; des six membres du gouvernement de la Cemac, en fonction depuis février 2017 pour un mandat de 5 ans ; du président de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique Centrale (Cosumaf), en poste depuis décembre 2017 pour un mandat de 5 ans.
Principe de rotation en question
Pour l’instant, on ignore si le renouvellement de ces mandants se fera sur la base de la rotation en vigueur depuis l’abrogation du principe de Fort-Lamy en 2010. C’est-à-dire qu’il est prématuré d’affirmer que le Centrafricain Faustin Archange Touadera prendra la tête de la Cemac, un camerounais les reines de la Cosumaf, ou un équatoguinéen la présidence de la Commission de la Cemac.
En effet, il est prévu que la Conférence des chefs d’État évalue d’abord la mise en œuvre de ce principe, qui veut que les ressortissants des États de la Communauté se succèdent à la tête des organes et des institutions, selon l’ordre alphabétique des noms des pays. Il faut dire que malgré son existence, la nomination du président de la Banque de développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) a été source de frictions entre le Cameroun et le Tchad l’année dernière. Chaque pays a effet clamé que c’était son tour de présider aux destinées de cette banque de développement. Au finish, le poste est revenu au Camerounais Evou Mekou. Le Tchad a néanmoins obtenu la promesse d’« un poste de premier responsable dans l’une des institutions de l’Umac ».
FCFA, Cryptomonnaie
À l’issue du sommet du 17 mars 2023, on pourrait enfin avoir une idée sur « l’évolution » que les chefs d’État de la Cemac souhaitent donner au FCFA, la monnaie communautaire. Il est en effet envisagé que le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), Abbas Mahamat Tolli, présente le fruit de sa réflexion sur la question. Cette réflexion lui avait été confiée en compagnie de la Commission de la Cemac, lors du sommet extraordinaire du 22 novembre 2019. Les chefs d’État avaient néanmoins pris soin de baliser le travail. Ils s’étaient dits attachés à « une monnaie commune stable et forte », et avaient demandé « une réflexion approfondie sur les conditions et le cadre d’une nouvelle coopération » monétaire avec la France.
La cryptomonnaie est l’autre sujet monétaire sur lequel l’arbitrage des chefs d’État de la Cemac pourrait être sollicité. Pour ce faire, une analyse de la situation et les conséquences des cryptomonnaies sur les économies de la sous-région devraient leur être présentées. Il faut dire que la Centrafrique a adopté en avril 2022 le Bitcoin comme monnaie ayant cours légal. Pour le gouverneur de la Beac, cette décision viole les accords de coopération monétaire avec la France, les textes régissant l’union monétaire et les statuts de la Banque des États de l’Afrique centrale.
Programmes avec le FMI
Le sommet du 17 mars prochain tentera aussi de donner un coup de fouet à la mise en œuvre de Pref-Cemac. À l’issue de la rencontre extraordinaire du 18 août 2021, les chefs d’État avaient insisté sur la nécessité pour tous les pays de la sous-région de conclure, courant 2021, des programmes de seconde génération et finaliser les programmes de première génération avec le Fonds monétaire international (FMI). Objectif : accélérer les réformes structurelles en vue de faire face aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19, aggravées par la guerre en Ukraine.
Pourtant, à ce jour, seuls quatre pays sur six ont déjà conclu des programmes avec le FMI conforme aux objectifs du Pref-Cemac. Il s’agit du Gabon, du Cameroun, du Tchad et du Congo. La mise en œuvre des programmes de première génération de la RCA et de la Guinée équatoriale est même grippée.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-09 12:58:48
Deux morts et de nombreux disparus tel est le bilan encore provisoire du naufrage du navire « Ester Miracle » de la société Royal Coast, qui a eu lieu dans la nuit du 08 au 09 mars 2023 au large de Libreville.
Le bateau « Ester Miracle » qui assurait la liaison entre Libreville et Port Gentil dans l’Ogooué Maritime, aurait coulé au large des côtes gabonaises dans la nuit de mercredi à jeudi.

L’incident se serait produit seulement quelque temps après que le bateau ait quitté du port. L’équipage qui a constaté que le bateau prenait de l’eau, aurait décidé d’une manœuvre pour tenter désespérément de revenir au port de Libreville.
Dans un communiqué, Eric Joël Békalé ministre délégué au transport, a précisé que l’accident serait survenu aux environs de 3 heures 58.
« Une fois l’alerte donnée, les équipes de secours qui sont vite arrivées sur les lieux ont permis de secourir 121 personnes. Nous déplorons malheureusement deux décès. »

« Les recherches se poursuivent. Les services de Santé de l’Armée assurent la prise en charge médicale des rescapés, de même qu’une cellule de prise en charge psychologique a été mise en place. Une enquête a été ouverte par les services compétents, pour déterminer les causes de ce drame. Le procureur de la République a été saisi », a-t-il conclu.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que plus de 150 passagers seraient montés à bord du bateau, alors que seuls 120 avaient été enregistrés sur le manifeste.
Plusieurs naufragés manquent encore à l’appel et l’espoir de les retrouver vivants s’amenuise avec le temps qui passe.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-09 12:22:11
Le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso a quitté Brazzaville, ce mercredi 8 mars 2023, pour un séjour de travail à Oyo dans le département de la Cuvette (nord).
Le déplacement du numéro un congolais intervient à quelques jours de la célébration des 14 ans de la disparition de sa fille ainée, Feue Edith Lucie Bongo Ondimba, l'ancienne première dame du Gabon, décédée à Rabat au Maroc le 14 mars 2009.
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-08 16:19:48
Owando, chef-lieu du département de la Cuvette a, abrité, autour du thème « Femmes, protégeons-nous contre les violences en ligne avec la loi Mouebara », la fête du 8 mars 2023. Cette cérémonie, qui se célèbre après Madingou en 2019, est sous le patronage du Premier Ministre, chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso, avec pour marraine, la première dame du Congo, Mme Antoinette Sassou N’Guesso.
Au cours de cette cérémonie, plusieurs discours ont été lus, entres autres : celui de bienvenue du Maire d’Owando ; du Représentant des Nations-Unies ; des femmes de la Cuvette, puis de la ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, chargée de l’économie informelle, Inès Nefer Bertille Ingani. Après la décoration de quelques Congolaises et Congolais, le défilé a été ordonné par le Premier Ministre, Collinet Makosso.
Dans son allocution, la ministre de la promotion de la femme, de l’intégration de la femme au développement et de l’économie informelle, Mme Inès Nefer Bertille Ingani a, d’emblée, remercié le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Denis Sassou Nguesso qui, ne ménage aucun effort pour que la femme et les filles particulièrement, ait des conditions meilleures de leur existence.
Le 8 mars, qui commémore les revendications de la femme à obtenir certains droits, a permis du reste à Mme Ingani de faire quelques revendications. « Nous remercions M. le Président de la République, pour son soutien à l’œuvre de la femme, en faisant que la paix soit permanente et que la femme soit au centre du développement du pays. Lui qui, a permis que la loi Mouebara soit promulguée », a-t-elle déclaré.
Rappelons que la loi Mouebara est une loi portant lutte contre toutes les formes de violences à l’égard des femmes et des filles, fut adoptée le 4 mai 2022 par les deux chambres du Parlement congolais : la chambre basse, c’est-à-dire, l’Assemblée Nationale et la chambre haute, le Sénat. Puis promulguée par le gouvernement de la République.
Par ailleurs, Mme Ingani a également profité de cette célébration festive pour faire un clin d’œil au Chef de l’Etat, pour revendiquer un certain nombre de postes pour les femmes, tant sur le plan politique, militaire et autres. « La femme qui aujourd’hui jouit un estime incontestable auprès du Président de la République, nous osons espérer que dans les jours futurs, le Chef de l’Etat pensera à la femme Congolais. Si à nos jours, nous avons pu avoir des femmes colonels, ministres, directrices générales, préfètes ou présidentes des Conseils municipaux ou départementaux, nous osons espérer que demain, ou dans un proche avenir, nous aurons : une femme au grade de Générale, Ministre d’Etat, ou Première Ministre », a-t-elle souhaité et sollicité.
Le Grand chancelier des ordres nationaux a ensuite procédé à la décoration d’un échantillon de 15 personnalités, à titre anthume. Une reconnaissance de la Nation, de leur vivant qui vient combler leur dévouement à la vie politique et leur mérite.
Le défilé s’est déroulé sur le Boulevard d’Owando, situé juste en face de la Résidence présidentielle de la localité. Ça été un vrai et grand rendez-vous de toutes les forces vives du département de la Cuvette et des populations des autres départements du Pays qui ont effectué le déplacement de la ville d’Owando, ex-Fort-Rousset.
La cérémonie de la célébration du 8 mars 2023 à Owando a été agrémentée par le mythique orchestre Extra Musica du célèbre Roga-Roga, venu de Brazzaville.
La manifestation a vécu, et a duré deux heures quarante-quatre minutes, le défilé quant à lui s’est déroulé pendant une heure et onze minutes.
Le thème international de cette édition 2023 est : « Pour un monde digital inclusif : innovation et technologies pour l’égalité des sexes ».
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-08 14:26:44
Les inégalités économiques poursuivent les femmes de l’enfance jusqu’à leur retraite, qu’elles soient célibataires ou en couple. À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, les vaillantes femmes des Brasseries du Congo (Brasco) se sont concertées ce mercredi à Brazzaville et à Pointe-Noire sur plusieurs thèmes notamment, « L’équité chez Brasco », « Le tutorat et le mentorat chez Brasco : un moyen pour favoriser le développement des femmes », « Comment réussir sa prise de parole en public » et enfin « Les défis du travail et de la famille ».

La présente rencontre non folklorique se veut un cadre de réflexion soutenue sur une plus grande implication des femmes de Brasco afin de procéder à une véritable introspection pour initier des actions en faveur du développement social et économique de la femme, maillon fort de Brasco, et pour contribuer pleinement au développement des Brasseries du Congo, acteur incontournable du paysage brassicole congolais.

A Brazzaville tout comme à Pointe-Noire, les oratrices ou panélistes, Solange Ngoueri, Amandine Kouyembana, Ornella Malanda (DRH) , Marie-Lou Tathy, Lydie Ngouala, Romaine Ngoma, Jenny Boussa et Ormélia Mietékéla, ont mené des travaux et débats avec maestria, suivie d'un repas d’ensemble arrosé par les marques de leur entreprise (Coca-Cola, Class, Ngok’, Primus…). Le tout, dans une ambiance conviviale.

Des ateliers pour les cas pratiques, des activités interactives ont été aussi enrichissants que les autres pour ce grand rendez-vous du donner et du recevoir. Aussi bien dans ce temps de partage de moments très profonds avec soi-même et avec les autres.

Une clé pour mieux se connaître, faire un saut qui va les changer la vie, dès le lendemain.

Les Femmes de Brasco Pointe-Noire
On rappelle que la Journée internationale de la femme, également connue sous le nom de JIF, est issue du mouvement ouvrier et est devenue un événement annuel reconnu par les Nations unies (ONU).

Les Femmes de Brasco Brazzaville
Les germes de cette journée ont été plantés en 1908, lorsque 15 000 femmes ont défilé dans la ville de New York pour réclamer des horaires de travail plus courts, de meilleurs salaires et le droit de vote.
Un an plus tard, le Parti socialiste d'Amérique a déclaré la première Journée nationale de la femme.
L'idée de rendre cette journée internationale est venue d'une femme appelée Clara Zetkin, militante communiste et défenseur des droits des femmes. Elle a suggéré l'idée en 1910 lors d'une conférence internationale des femmes actives à Copenhague.
Les 100 femmes présentes, venues de 17 pays, ont accepté sa proposition à l'unanimité.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-08 13:54:16
Une rencontre personnelle avec Jésus au gnouf, puissance d'un cœur à cœur auquel rien ne résiste. Il fallait un miracle pour qu'un jour, il effectue une conversion au christianisme, puis se proclame haut et fort chrétien... Cela se passe juste sous nos yeux. Le général Norbert Dabira a accepté Jésus comme Seigneur et Sauveur personnel. C’est du moins ce que laisse supposer une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Comme quoi, « Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu » (Romains 14 :11).
«J’ai besoin d’un seul signe pour que je ne commette pas l’irréparable. Il (Jésus) s’est manifesté. Et depuis ce jour, je pense que ma conversion est totale. Je fais ce témoignage pour que chacun de nous sache que Dieu existe et il existe réellement », a déclaré le général Norbert Dabira.
«Quand on est dans la souffrance, il n’y a pas un autre qui peut vous aider en dehors de Dieu », a-t-il ajouté.
Condamné en 2018 pour atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat, le général congolais, Norbert Dabira, 73 ans, ancien proche du Président Denis Sassou N’Guesso, est sorti de prison au mois de février dernier après avoir purgé sa peine de cinq ans ferme.
On rappelle que le christianisme pénètre dans l’actuel Congo-Brazzaville à la fin du XV° siècle, à l’arrivée des missionnaires portugais dans le Royaume de Kongo.
L'Église catholique comporte plus de deux millions de fidèles, soit environ la moitié de la population du pays.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-07 17:23:55
«Na poto malili, Kinshasa moto ! » autrement dit « A paris c’est froid et à Kinshasa c’est chaud), chantait Djuna Mumbafu, le célèbre animateur de l’orchestre Empire Bakuba. Il est rarissime de voir le Président de la République française dans ce genre de situation. Samedi 4 mars 2023, lors de sa visite d'État en République démocratique du Congo (RDC), Emmanuel Macron s'est permis une petite liberté à la fin de ses visites prévues en sortant dans la commune de Bandalungwa, dans les rues de Kinshasa, en compagnie du ministre de la Communication congolais, Patrick Muyaya Katembwe et du célèbre chanteur congolais, Fally Ipupa. Après avoir assisté à une représentation privée de l’orchestre symphonique Kimbanguiste “OSK” où le chanteur de « Droit chemin » a également participé, ce dernier a emmené le numéro un français dans le centre de la ville pour qu'ils passent un moment de détente ensemble.
Durant ce passage improvisé de la soirée, le Président français a été filmé et photographié au milieu de la foule, saluant les Congolais présents avec lui, tout en tenant une bière à la main.
Une séquence qui a forcément été partagée sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter.
Face à cette image peu commune du Président de la République française, les réactions ont été dans l'ensemble divisées : certains amusés par la situation, d'autres choqués de voir le chef d'État français dans ces conditions.
Fini l’ambiance féérique et torride dans les méandres de Kinshsa. Rentré en France dimanche 5 mars, Emmanuel Macron doit s'attendre à une semaine difficile.
Entre blocage du pays et grèves reconductibles, les syndicats tentent un pari risqué pour faire reculer Macron sur la réforme des retraites. Tout arrêter pour se faire entendre ?
L’intersyndicale organise ce mardi 7 mars sa sixième journée de mobilisation avec la volonté de mettre « la France à l’arrêt ».
Un mot d’ordre martelé depuis plusieurs semaines pour une journée pensée comme une bascule dans le mouvement après la pause des vacances scolaires.
La CGT a appelé à la grève prolongée dans les raffineries avec pour objectif de « bloquer l’ensemble de l’économie », au niveau de la production, de la distribution et de l’importation de carburant.
De quoi faire planer le risque de nouvelles files d’attente dans les stations-service, voire de pénuries, comme à l’automne dernier.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-07 08:18:59
Dans le combat pour l’émancipation de la Femme africaine, de nombreuses avancées ont été accomplies depuis des décennies. Pourtant en dépit de ces avancées qui garantissent les droits de la Femme, il y a encore en certains endroits du continent africain, la survivance de ces pratiques qui restreignent la place de la femme et surtout le rôle qu’elle peut jouer, non seulement en tant qu’Être humain, mais en tant que citoyenne libre. À travers sa publication « L’Afrique au féminin », parue chez l’Harmattan, Michel Innocent Peya met en lumière le droit qu’à la Femme, de participer à la discussion sur les questions relatives à la politique, à la gestion des affaires publiques, à la paix et au développement de l’Afrique. À l’occasion du 8 mars, journée de la Femme, nous avons revisité ce livre qui interpelle, par delà les mots.
Même s’il destine la plupart de ses ouvrages à des sujets axés sur la lutte contre les changements climatiques, Michel Innocent Peya ne s’interdit aucune thématique.
Écrivain-chercheur, il interroge la Nature et les Hommes, à travers des expériences de recherche. Il vérifie la viabilité des postulats établis théoriquement, au point d’en juger des effets réels sur l’Homme et son milieu.
En ce mois de la femme, revisitons le livre « L’Afrique au féminin » de Michel Innocent Peya.

Prenant à bras-le-corps la question du leadership de la femme africaine, Michel Innocent Peya casse certains codes ancrés dans la mémoire collective, par des approches innovantes.
Mettant en avant le leadership dont est capable la femme africaine, l’écrivain assoie la particularité de son point de vue sur l'originalité de ses observations.
Ces observations épousent bien la volonté affichée par l'épouse du chef de l'État congolais, Antoinette Sassou N'Guesso, qui entre autres actions, promeut le leadership féminin, à travers son association "Congo-Assistance".

Et de démontrer que l’image traditionnelle de la femme africaine placée volontairement à la périphérie de la gestion des affaires publiques par les hommes sur la base des prétextes culturels, connait une légère amélioration.
Nkosazana Dlamini-Zuma a correctement dirigé la Commission de l’Union africaine, du 15 octobre 2012, au 30 janvier 2017.

Catherine Samba-Panza, Chef de l’État de transition de la République centrafricaine du 23 janvier 2014 au 30 mars 2016, a réussi à maintenir la paix là où les hommes se déchiraient.

Ellen Johnson Sirleaf a été Présidente de la République du Libéria, du 16 janvier 2006 au 22 janvier 2018. Elle a dirigé son pays avec une compétence incontestable. Le prix Nobel de la paix lui a même été décerné en 2011.

En dépit des percées remarquables de ces femmes citées en exemple et de bien d’autres encore, Michel Innocent Peya relève que le débat sur le leadership féminin demeure toujours d’actualité en Afrique.
Même si dans la plupart des États africains, les législations prônent la parité ou l’égalité des droits, il n’en demeure pas moins que les deux sexes participent inégalement à la gestion de la chose publique.
Une façon pour Michel Innocent Peya de dire comme Simone de Beauvoir qui relevait en son temps : « partout où il peut exister, le statut de la femme est encore le fruit d’un cerveau masculin ».
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-06 23:14:33
L’ancien (Patrick Gabriel Dion) et le nouveau (Anatole Guy Elenga) président de la Fédération du Parti congolais du travail (PCT) Europe se sont retrouvés samedi dernier à Neuilly-sur-Marne afin de procéder à la passation de pouvoirs, sous la modération de la Commission de contrôle et d’évaluation présidée par Jean Bastien Makoundou.
Patrick Gabriel Dion a remis à disposition tous les documents relatifs à sa gestion présidentielle. Réception faite, son successeur Anatole Guy Elenga a promis d'en faire bon usage dans le respect des directives du parti au pouvoir au Congo-Brazzaville.
On rappelle que depuis le 22 octobre 2022, Anatole Guy Elenga est devenu le président de la Fédération Europe à l’issue de la "Restructuration des instances dirigeantes du PCT en Europe".
Sans attendre la passation de pouvoirs qui a été faite, c’est sous le signe du rassemblement et de la cohésion, dans la rigueur et la discipline du parti : "un mandat pour tous", qu’il travaille.
Le changement de l’an dernier est intervenu à l’issue de l’initiative prise par le secrétaire général du PCT actuel, Pierre Moussa.
De ce fait, les militants réunis en assemblée générale extraordinaire, à Paris, avaient élu par acclamation le nouveau bureau mis en place par le parti, représenté par Gabriel Ondongo, secrétaire à l’organisation et à la mobilisation.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-06 16:04:52
La crise alimentaire occasionnée par la pandémie du Coronavirus et la crise Russo-Ukrainienne ont profondément bouleversé des équilibres à travers le monde entier. Avec les pénuries de produits alimentaires, les marchés connaissent une hausse exponentielle de certains produits de première nécessité. Il y a près d’une année, le Congo, par le biais du gouvernement a initié un plan de résilience, afin d’accompagner les populations pour palier à cette inflation galopante. Résilience sur la crise alimentaire, quel résultat sur le terrain. Etant donné que, la hausse des prix ne cesse d’augmenter sur les marchés de la place.
Dans une situation socio-économique plus que difficile, le panier de la ménagère continue de subir un amincissement redoutable !

De ce fait, en 2022, le gouvernement de la République a mis en place, un plan de résilience à travers le décret n° 2022-1853 du 11 octobre 2022, fixant le cadre institutionnel de suivi-évaluation du plan de résilience sur la crise alimentaire 2022-2023.
Le gouvernement de la République, par le biais du Ministère du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, s’est assigné la mission entre autre de : veiller à la maîtrise des prix des produits de première nécessité ; assurer le bon approvisionnement du pays en denrées alimentaires de base ; protéger les populations contre la famine et l’inflation et prendre des mesures urgentes et concrètes à effet immédiat sur la vie des populations et ce, sur la base du plan de résilience sur la crise alimentaire.

Au jour le jour, un constat amer est fait sur l’application et l’applicabilité des mesures consignées dans ce plan de résilience.
Sur les marchés de la capitale par exemple, les prix ne diminuent pas. En tout cas ! Portant un grand préjudice au panier de la ménagère. La ménagère, qui ne sait plus à quel saint se vouer.
«Vraiment, depuis que cette crise a commencé, les prix ne cessent d’augmenter du jour au lendemain. Tenez ! La boîte de lait en poudre de 400 g net qui, autrefois coûtait 2200 FCFA en détail bien sûr, coûte aujourd’hui 2750 FCFA. Celle de la tomate concentrée, qui hier coûtait 100 francs, est vendue aujourd’hui à 150, voire 175 francs. Quant aux produits congelés, n’en parlons plus ! Non seulement les prix du carton à flambé, mais c’est comme si le poids aura aussi diminué. On a l’impression que l’on soutire quelques poissons dans lesdits cartons. Même les aliments produits par nos mamans dans nos villages et les maraichères ont aussi augmenté : Le foufou, le poisson fumé, etc...», a déclaré une cliente devant d’une chambre-froide de Brazzaville.

«Et pourtant, le Ministère du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation nous a nourri d’espoir lorsqu’ils ont mis en place, des équipes des contrôleurs des prix sur les marchés. Mais hélas ! C’est comme si ceux-ci n’existent plus sur le terrain », a-t-elle fait remarquer.
Les commerçants par contre, renvoient toute la responsabilité de la flambée des prix du côté du gouvernement qui, avait promis de veiller à la maîtrise des prix des produits de première nécessité et d’assurer le bon approvisionnement du pays en denrées alimentaires de base.
«L’Etat nous avait promis des mesures d’accompagnement. Le prix du transport a connu une augmentation, même à l’importation, il y a eu une hausse considérable, c’est ce qui fait que, en conséquence, nous ne pouvons pas diminuer nos prix à la vente », a expliqué un commerçant du marché Total de Brazzaville.
En définitive, le plan de résilience sur la crise alimentaire, mis en place par le gouvernement de la République donne-t-il des garanties durables pour une vie meilleures des populations congolaises ?
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-06 15:01:45
Pourquoi les stations-service sont-elles à sec ? Près d’un tiers des stations-services au Congo-Brazzaville sont actuellement privées d’un ou plusieurs carburants. Répondant récemment à la représentation nationale, le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, a justifié les causes de cette pénurie pour apaiser les tensions.
« La Coraf est à l’arrêt depuis le 02 janvier 2023 pour les travaux de maintenance. La deuxième difficulté découle de la crise énergétique mondiale qui malheureusement se traduit par les prix très élevés des produits pétroliers sur les marchés internationaux auprès desquels la Snpc s’approvisionne », a déclaré Bruno Jean Richard Itoua.
Bruno Jean Richard Itoua a indiqué que des mesures ont été prises en vue d’améliorer cette situation : « en attendant donc la reprise du fonctionnement de la Coraf, le pays est exclusivement approvisionné par des importations. »
« Une difficulté en ce qui concerne l’essence ou le super que le pays connaît depuis une semaine va s’améliorer avec la mise en œuvre dans l’immédiat d’un programme de traversée de 6 890 tonnes d’essence en provenance de Kinshasa. D’ici la fin de la semaine, 6 890 de tonnes seront livrées ici à Brazzaville », a-t-il souligné.
« Dans le même esprit, une autre livraison de carburant est attendue au large de Pointe-Noire avec à son bord 15 000 tonnes d’essence et 80 000 de tonnes de gasoil », a indiqué Bruno Jean Richard Itoua.
« Des quantités qui permettront au Congo de faire face à la pénurie pendant plusieurs semaines », a laissé entendre le ministre des Hydrocarbures.
«Ces commandes représentent une autonomie de deux mois de consommation du pays qui permettra le redémarrage de la raffinerie dans la deuxième quinzaine du mois de mars comme prévu sans avoir à craindre l’éventuelle pénurie », a-t-il déclaré.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-06 09:14:10
Certains la puisent dans les égouts pour leurs toilettes, d'autres attendent des heures pour s'approvisionner, sans oublier ceux qui la vendent à prix d'or : dans une ville paralysée par les coupures de courant, les pauvres sont en quête d'un bien précieux, l'eau. Des centaines de personnes font la queue jour et nuit devant des puis et parfois devant les villas des hommes nantis. Bidons, bouteilles, seaux : ils remplissent tout ce qu'ils peuvent.
«On n'a pas d'eau, ni d'électricité. Les coupures de courant sont terribles, on perd les aliments. Le manque d'eau est un problème chronique partout à Brazzaville notamment, à Batignolles, Plateaux de 15 ans, Diata, Bacongo…explique une femme à l'allure dépenaillée. Dieu merci, nous avons ça », se console-t-elle en montrant les deux puits.
A Diata, un attroupement s'est formé autour d'une bouche d'égout : des hommes et femmes y puisent de l'eau à l'aide de cordes et de seaux pour leurs toilettes.
Des machines à laver servent aujourd'hui à orner les maisons.

L’eau, dont on dit qu’elle est un bien commun de l’humanité, devrait pourtant contraindre les hommes à redevenir humbles et à admettre que, pour survivre ensemble, il faut la partager dans tous les ménages.
Nul ne peut nier que la distribution de l’eau potable a un coût : pour la capter, la rendre consommable et l’acheminer jusqu’au robinet, il faut des investissements lourds et une maintenance qui déterminent un certain prix pour le mètre cube d’eau. Mais ce service pris en charge par La Congolaise Des Eaux (LCDE) pose problème.
La réflexion sur la distribution de l’eau potable, notamment en milieu urbain au Congo-Brazzaville, mérite donc un débat sérieux. Il conviendra toutefois de ne pas le laisser s’éterniser dans des digressions oiseuses qui ne servent qu’à maintenir la situation en l’état : il est temps d’exiger aux décideurs, à ceux qui ont la moindre parcelle d’autorité dans ce domaine, le respect d’un droit que l’on croyait acquis, celui de l’accès pour tous à l’eau potable au Congo-Brazzaville.
En respectant le principe selon lequel si l’eau potable a un coût, et donc s’il est juste qu’elle ait également un prix, elle a surtout une « valeur ».
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-06 08:49:18