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Permis à points en Côte d’Ivoire pour lutter contre l'insécurité routière, un exemple à suivre

Les autorités ivoiriennes ont instauré un permis à points pour lutter contre l'insécurité routière. Douze points qui se réduiront au fur et à mesure des infractions au code de la route.

Le principe du permis à points consiste à allouer, depuis le 1er mars 2023, un capital de 12 points à chaque permis de conduire. Ce ne sont pas que les transporteurs qui sont concernés. Cela concerne tout individu possédant un véhicule et un permis de conduire. Qu’il soit transporteur ou personnel. Ensuite, ce capital de points ne fait l’objet de diminution qu’en cas d’infraction commise par celui qui est au volant au moment de l’infraction.

Enfin, les infractions sont uniquement détectées par le système de vidéo verbalisation qui s’appuie sur la lecture de la plaque d’immatriculation ou par les agents verbalisateurs munis de terminaux reliés à la base de données du ministère des Transports. Il s’agit d’infractions qui sont récurrentes et qui sont pour beaucoup à l’origine de l’insécurité routière.

De la récupération des points

La récupération automatique est faite après une période réglementaire de sursis de deux ans pendant laquelle aucune autre infraction n’est commise. Ici, il s’agit d’un retrait de points inférieur ou égal à quatre (4) points. La deuxième manière, c'est à l’issue d’un stage effectué dans un centre agréé par le ministère des Transports. Elle concerne toutes les infractions.

Le coût du stage de récupération des points est fixé à 100.000 f CFA tous les frais compris. Le stage porte sur les aspects du code de la route, la psychologie du conducteur, les comportements sécuritaires, coopératifs et responsabilités dans la conduite automobile sur les voies ouvertes à la circulation publique. La durée du stage ne peut excéder 5 jours. Une session de stage ne permet de récupérer que quatre (4) points. Nul ne peut suivre plus d’un stage par an.

Les infractions routières entrainant une perte de 2 points

1. Véhicule non autorisé remorquant un autre véhicule

2. Défaut d’éclairage, de signalisation à l’avant ou à l’arrière d’un véhicule en circulation, lorsque les conditions de visibilité rendent l’éclairage et la signalisation nécessaires

3. Dépassement des vitesses maxima réglementaires en agglomération au-delà de 20 km/h à 25 km/h

4. Dépassement des vitesses maxima réglementaires en rase campagne au-delà de 25 km/h à 40 km/h

5. Dépassement des vitesses maxima réglementaires sur l’autoroute au-delà de 40 km/ à 50 km/h

6. Usage de téléphone portable tenu en main en situation de conduite

7. Refus de serrer à droite pour se laisser dépasser

Les infractions routières entrainant une perte de 3 points

1. Dépassement des vitesses maxima réglementaires en agglomération au-delà de 25 km/h

2. Refus d’obtempérer à une sommation de s’arrêter émanant d’un fonctionnaire ou agent chargé de constater les infractions de la police de roulage

3. Refus par un usager de réduire sa vitesse ou de se garer pour faciliter le passage d’un véhicule de police, de gendarmerie ou de lutte contre l’incendie annonçant son approche par les signaux règlementaires.

Les infractions routières entrainant une perte de 4 points

1. Dépassement des vitesses maxima réglementaires en rase campagne au-delà de 40 km/h

2. Dépassement des vitesses maxima réglementaires sur l’autoroute au-delà de 50 km/h

Les infractions routières entrainant une perte de 6 points

1- Alcoolémie supérieure à 0,8 g/l.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-31 15:41:24

La Beac annonce la commande de 150 millions de pièces de monnaie pour juguler la pénurie

Au cours de la conférence de presse qui a sanctionné la première session du Comité de politique monétaire de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) de l’année 2023, tenue le 27 mars 2023 à Yaoundé, le gouverneur de l’Institut d’émission commun aux pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, RCA, Tchad et Guinée équatoriale) a annoncé une commande de 150 millions de pièces de monnaie.

Selon Abbas Mahamat Tolli, qui n’a pas révélé la valeur desdites pièces, ce lot de monnaie divisionnaire sera injecté dans les circuits économiques de la Cemac au cours des prochains mois, afin de juguler la pénurie observée depuis plusieurs mois.

En effet, en raison de pratiques frauduleuses autour des pièces de monnaie, notamment leur exportation vers un pays d’Asie, aux fins de fabrication de bijoux, les pièces de monnaie usitées dans la zone Cemac se font de plus en plus rares.

C’est dans ce contexte que le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac) a donné quitus à la Beac, le 15 mars 2023, d’émettre une nouvelle gamme de pièces dans cet espace communautaire.

Pour Abbas Mahamat Tolli, la banque centrale avait déjà anticipé en ouvrant des discussions avec le producteur de ces pièces, afin de s’accorder sur les signes à y incorporer, mais surtout sur les alliages à utiliser.

Sur ce détail, il est notamment question de trouver un alliage susceptible de décourager les réseaux qui sortent de la circulation les pièces de monnaie, pour divers usages frauduleux.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-30 16:28:36

OCEAN DU NORD : Encore un tué

Grave accident ce jeudi à Kingoyi. Un car de la compagnie OCEAN DU NORD, en provenance de Pointe-Noire, avec plusieurs passagers à bord, s’est renversé entre Mindouli et Kinkembo dans le département du Pool. Une personne est décédée et plusieurs blessés, selon le bilan provisoire.

On rappelle que depuis l'ouverture de la route dite lourde, Brazzaville - Pointe-Noire, il ne se passe pas une semaine sans que ne soit enregistré un accident.

Si entre Pointe-Noire et Brazzaville la configuration du relief prédispose la route à des risques d'éventuels accidents, le comportement des usagers au volant, en aggrave les probabilités.

Quant aux contrôles routiers de police, fortement concentrés en ville, ils sont moins étendus sur les routes départementales où les chauffeurs se croient tout permis.

Les agents de la circulation n'ont souvent d'yeux que pour la surcharge ou le dossier du véhicule, plus « rentable », plutôt que l'état du véhicule, encore moins celui du chauffeur.

Rarement un véhicule est immobilisé pour ces motifs.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-30 15:54:36

Une étudiante gabonaise retrouvée morte en Turquie a-t-elle été victime d’un crime raciste ?

Le 25 mars 2023, le corps sans vie de Jeannah Danys Dinabongho Ibouanga, une jeune étudiante gabonaise de 18 ans, a été retrouvé à Karabuk, en Turquie. Ibouanga était inscrite en classe préparatoire au département de génie mécanique de l'Université de Karabuk. Le corps de la jeune femme a été retrouvé par le conducteur d'un train, qui a immédiatement signalé la situation aux autorités. Des équipes de santé, de gendarmerie, de police, de l'AFAD et des pompiers ont été dépêchées sur les lieux, où elles ont récupéré le corps de Jeannah.

Selon les dernières informations, la jeune étudiante aurait été violée avant d'être assassinée.

La cause exacte de son décès fait toujours l'objet d'une enquête, mais les soupçons de meurtre se renforcent.

Face à cette situation dramatique, des étudiants africains, dont de nombreux Gabonais, ont organisé des manifestations pour exiger des informations sur l'affaire et que justice soit faite. Ils estiment que les autorités n'ont pas fourni suffisamment d'informations et soupçonnent un meurtre.

Certains étudiants ont annoncé qu'ils poursuivraient leurs actions sur le campus jusqu'à ce que toute la lumière soit faite sur l'affaire.

Des milliers d’internautes réclament justice sur les réseaux sociaux après la découverte du corps de Dina.

Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la sécurité des étudiants africains dans certains pays en dehors du continent et met en lumière la nécessité d'une enquête approfondie pour élucider les circonstances de ce drame.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-30 15:01:25

Sénégal : l’opposant Ousmane Sonko condamné en son absence à 2 mois de prison avec sursis

L’opposant sénégalais, Ousmane Sonko, 48 ans, a été condamné en son absence à 2 mois de prison avec sursis et 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts pour diffamation, suite à une plainte déposée par le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang. Après trois reports, le procès s'est finalement déroulé ce jeudi 30 mars 2023.

Pour les avocats de Mame Mbaye Niang, le jugement est une « victoire ». Et c’est aussi une « décision mesurée », un « verdict d’apaisement » selon Maître Pierre Olivier Sur, car Ousmane Sonko « ne perd pas ses droits civils et politiques ». La condamnation ne l’empêche donc pas d’être candidat à la présidentielle. Ce que confirme un avocat de la défense.

Des avocats d’Ousmane Sonko qui avaient quitté la salle d’audience avant le jugement ont notamment dénoncé une violation des droits de la défense, avec la suspension d’un des leurs par l’ordre des avocats, et le refoulement la nuit dernière de l’avocat français Me Juan Branco à l’aéroport de Dakar. Aucun motif officiel n’a été avancé à ce stade.

Le jugement a été rendu dans un tribunal et une capitale placée sous très haute sécurité.

Dakar a tourné au ralenti, avec commerces et écoles fermées, transports suspendus, ou encore interdiction de circuler pour les motos par crainte de troubles.

Une autre procédure judiciaire vise l’ancien inspecteur des impôts qui veut briguer la présidence du Sénégal en 2024, pour des accusations de viols.

Aucune date n’a été fixée pour un procès dans ce dossier.

Figure d’une jeunesse en quête de changement

Élu député en 2017, il se montre à l’aise sur les plateaux de télévision et souriant lors de rencontres avec les militants. Ousmane Sonko sait utiliser des phrases chocs, et s'oppose au récit officiel d’un Sénégal "sur la voie de l’émergence", promesse de Macky Sall.

En 2019, il se lance dans la course à l’élection présidentielle. Son discours séduit la jeunesse. "Il s’adresses aux jeunes avec des propos en faveur de la souveraineté économique, du patriotisme, tout en critiquant la gouvernance de l’État", poursuit Babacar Ndiaye. "Il est arrivé avec un discours de changement et cela a rencontré une forme d’adhésion des jeunes. Et surtout, il n’est pas un "politicien". Mais ses détracteurs lui reprochent son manque d'expérience et ses discours fracassants.

Le 24 février 2019, il termine à la troisième place de la présidentielle avec 15,67 % des voix, derrière le président sortant Macky Sall et l'ancien Premier ministre Idrissa Seck.

En 2022, il est élu maire de Ziguinchor, après avoir constitué la coalition Yewwi Askan Wi – YAW, Libérons le peuple en langue ouolof – avec plusieurs membres de l’opposition, dont l'ancien maire de Dakar Khalifa Sall.

As des réseaux sociaux, Ousmane Sonko s'exprime très régulièrement en live sur sa page Facebook pour toucher une large frange de la population sénégalaise, rendant le reste de la classe politique et ses méthodes de communication ringardes.

Loin du virtuel, Ousmane Sonko sait aussi galvaniser les foules.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-30 14:45:54

Le pape François souffre d’une infection respiratoire et va rester hospitalisé « quelques jours »

Le pape François, 86 ans, hospitalisé mercredi à Rome, souffre d’une infection respiratoire et va rester hospitalisé « quelques jours », a annoncé dans un communiqué le directeur du service de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni.

Les examens « ont mis en évidence une infection respiratoire (hors infection Covid 19) qui nécessitera quelques jours de prise en charge médicale à l’hôpital », a-t-il précisé.

Ses prochains engagements ont été annulés.

François, qui se déplace en chaise roulante depuis mai 2022 en raison de douleurs chroniques au genou, avait déjà été hospitalisé, pendant 10 jours, à l’hôpital Gemelli en juillet 2021 pour une lourde opération du côlon.

À l’âge de 21 ans, François est passé près de la mort à cause d’une pleurésie, selon son biographe Austen Ivereigh, et il a subi l’ablation partielle d’un de ses poumons en octobre 1957.

Il a aussi évoqué une autre opération pour ôter des kystes à son poumon droit dans une interview avec le journaliste et médecin argentin renommé Nelson Castro, soulignant qu’il s’était « complètement remis » et ne s’était « jamais senti limité depuis lors ».

Lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, il a été suivi par un acuponcteur chinois pour ses douleurs au dos, a aussi écrit en mai son biographe dans les colonnes de The Tablet Catholic.

Il a aussi souffert de « calculs biliaires » et a eu en 2004 un problème de cœur « temporaire » dû à un léger rétrécissement d’une artère, d’après son biographe.

En outre, ses problèmes de foie ont pu être résolus grâce à un changement de son régime alimentaire.

Parmi les prochains rendez-vous de son agenda, le pape doit notamment présider dimanche la messe des Rameaux au Vatican ainsi que plusieurs célébrations pour la semaine sainte et Pâques. Il doit également se rendre à Budapest fin avril.

Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-30 07:19:11

Congo – Répression des antivaleurs : Denis Sassou N’Guesso a donné le ton, le Gouvernement est sommé d’agir

Lors de la dernière session du Conseil supérieur de la magistrature, le Président Denis Sassou N’Guesso a appelé à l’éradication des antivaleurs par la sanction, dans les autres corps de l’État, à l’instar de celles infligées aux magistrats envers lesquels des faits répréhensibles avaient été reprochés. Les propos du Président de la République, traduits par les sanctions qui les ont accompagnées, valent orientations ; « mot d’ordre » aurait-on dit en d’autres temps.

Le « ver est dans le fruit, même dans les autres corps de l’État », a relevé le Président Denis Sassou N’Guesso, s’adressant aux magistrats. Cela vaut orientation pour le Gouvernement, de se saisir de l’exemple édicté par le Chef de l’État, pour impulser cette dynamique pour laquelle les congolais attendent des actes concrets, à l’instar de ceux posés par l’instance dont répond directement le Président de la République, le corps de la magistrature, en sa qualité de Premier Magistrat.

Autant dire que Denis Sassou N’Guesso a donné le ton. Il importe désormais au Gouvernement notamment le Premier Ministre Anatole Collinet Makosso, d’imprimer le rythme et la cadence, pour expurger ce « ver » quasi saprophyte qui affecte de nombreux secteurs du développement national.

Il va s’en dire qu’avec la séparation des pouvoirs, faute de se rejeter « la patate chaude », sur qui devrait faire quoi en premier, chaque institution est en droit de se saisir indépendamment des dossiers, soit sur la base des rapports d’enquêtes existants ou qu’elle peut initier, soit sur la base des indices probants sur des faits suscitant le doute, voire sur la base de la clameur publique, afin d’orienter les certitudes devant faire l’objet des poursuites, vers l’organe de la Loi.

Qu’il s’agisse des deux chambres du Parlement, du Gouvernement, à travers ses organes de contrôle, de la Police à travers les services de Renseignements ou encore de la Justice, chacune de ces structures est en droit d’agir en toute indépendance selon que le besoin l’exige, sans forcément s’en référer à l’autre et les dossiers ne manqueraient pas.

En initiant des sanctions et non des moindres, envers ceux qui sont chargés de dire le Droit, ceux qui sont les garants des valeurs policées de la République, Denis Sassou N’Guesso pose plus qu’un acte. Il agit et pousse les autres corps de l’État à agir dans une dynamique d’entrainement. « Prêcher par l’exemple », dirait-on.

Il suffit de disséquer les propos du Président de la République, pour comprendre qu’excédé par le fait que les pratiques de tout temps dénoncées ont la vie dure, l’Homme a montré l’exemple en infligeant des sanctions bien dures car prenant pour exemple des faits réprimés à Pointe-Noire, « un homme averti en vaut deux » aurait-il dit en filigrane.

Qui donc aurait pensé que de par les fonctions occupées naguère, le Procureur général près la cour d'appel de Brazzaville, ayant soutenu l’accusation dans nombre de procès dits sensibles, pouvait être sanctionné au point d’être révoqué ?

Pendant longtemps, beaucoup de ceux qui auraient dû sanctionner, nettoyer, se sont complu à « dissimuler la poussière sous le tapis ». Désormais, il est plus que temps d’agir.

« Le ver est dans le fruit ». Parlant de la société humaine, cette métaphore de Denis Sassou N’Guesso vaut autant diagnostic, donc appel à intervention chirurgicale d’urgence, afin d’éviter la métastase, pour rester dans le langage médical.

Et face à ces cas de figure, la main du chirurgien ne doit nullement trembler, car c’est une question de vie ou de mort, même si l’acte se mène parfois dans la douleur, tant pour celui qui l'accomplit que pour celui qui le subit.

Ne rien faire, c’est acter une mort certaine. La mort de toutes les valeurs de respect et de dignité qui fondent le Congo et l’ont toujours fait resplendir.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-29 13:39:15

Denis Sassou N’Guesso promet de sanctionner sans exception tous les voleurs de la République

Le Président de la République ne laissera plus les voleurs de la République tranquilles. Tous seront sanctionnés et sans exception. « C’est la vraie décision. Détruire le ver qui est dans le fruit. Peut être pas seulement dans le secteur de la justice, mais dans tous les secteurs de l’administration congolaise », a annoncé Denis Sassou N’Guesso lors de la session ordinaire du Conseil supérieur de la magistrature qui s’est tenue le 27 mars à Brazzaville.

Au Congo-Brazzaville, le haut niveau de la corruption reste une spécificité. Malgré les pressions internationales et de nombreux plans de lutte contre la corruption, la pratique reste une constante de la vie quotidienne.

Racket, pots-de-vin, détournements de fonds publics se retrouvent dans tous les secteurs. Des raisons historiques, économiques et politiques sont à l’origine de ce phénomène qui freine le développement du pays, mais bénéficie à quelques acteurs.

Un contemporain disait déjà : « Ce n’est pas parce que les pays sont riches et développés que la justice est forte, c’est plutôt parce que la justice est forte que les pays sont riches et développés».

En effet, la justice est, par définition, un service public distribué à travers les cours et les tribunaux de la République. Par conséquent, il est de la responsabilité de l’État de rendre la justice de manière institutionnalisée et indépendante du pouvoir politique. Et, surtout, une justice saine et équitable qui ne privilégie pas les nantis.

Des structures inefficaces

La pratique de corruption au Congo-Brazzaville a la peau dure et ce, malgré la mise en place des structures de lutte contre la corruption telles que la Haute autorité de lutte contre la corruption (HALC) afin d’atteindre l’objectif de rupture avec les mentalités déviantes et les comportements négatifs du passé, et dans le souci de prévenir et réprimer plus efficacement les actes de corruption, de concussion et de fraude.

Dans tous les secteurs de l'administration, les Congolais vivent la corruption au quotidien.

Il est devenu de plus en plus ardu d’obtenir normalement un document administratif ou un service dans les délais normalement impartis. Tout recours à l’administration publique ou privée pour un papier ou une pièce spécifique, voire un service dont la délivrance est censée être régentée, du type passeport, carte d’identité, intervention des forces de sécurité, un poste budgétaire, une facture au Trésor public, nécessite un pot-de-vin.

A quelques exceptions près, la corruption est devenue endémique au Congo-Brazzaville et sévit à toutes les étapes de quelque processus que ce soit, particulièrement lorsque de fortes sommes sont en jeu.

La corruption et ses infractions connexes ou assimilées comme la concussion, le trafic d’influence, la soustraction et le détournement des biens, la gestion frauduleuse, l’enrichissement illicite, le favoritisme, la prise illégale d’intérêt, les abus des biens sociaux et le blanchiment des capitaux constituent un obstacle à l’éradication de la pauvreté et sape la capacité du pays d’atteindre ses objectifs du développement.

Le 31 juillet 2016, le président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, Lamyr Nguelé, a accusé le Parquet de Brazzaville de ne pas engager les poursuites judiciaires contre les tierces sur certains dossiers avérés.

La Police (contrôle routier, prévention routière, établissement de CNI, gardes à vue abusives…), les Impôts, le Trésor, la Construction, les Douanes, l’Education nationale (concours, intégration des enseignants, doubles salaires, faux enseignants, faux diplômes, budget de fonctionnement alloué aux directeurs, abandon de poste…), la Fonction publique, la Justice (corruption des Magistrats, certificat de nationalité, casier judiciaire, lenteurs…), la Santé (certificats médicaux, vente des médicaments…), le Commerce, le secteur des Forêts (exploitation abusive de la forêt), le secteur des communes (établissement des actes de naissance…), le Transport (permis de conduire), sont les secteurs les plus gangrenés par la corruption au Congo-Brazzaville.

La jeunesse, elle aussi, est affectée par le fléau de la corruption dans le secteur de l’éducation. Les jeunes filles, et parfois mêmes les jeunes garçons, se livrent à des pratiques sexuelles pour l’attribution de meilleures notes, ce que nous appelons communément dans le jargon congolais « les notes sexuellement transmissibles ». Les valeurs fondamentales de l’éducation sont bafouées.

Afin de réduire et même d’éliminer la corruption, le travail doit se faire de manière verticale. Commencer la lutte par le bas implique la sensibilisation du public, car nous sommes tous impliqués d’une manière ou d’une autre. Il est primordial dans ce cas de mettre l’accent sur l’éducation à la citoyenneté. Les services de base demandent une attention particulière notamment les services relatifs à la santé et l’éducation.

Plutôt que des campagnes de sensibilisation sans explications détaillées et parlantes, les méfaits concrets de la corruption doivent être mis en lumière et relayés par les médias et les pouvoirs publics. Nous insistons sur la nécessité de mettre l’accent sur les services de base, car lorsqu’ils fonctionnent, c’est toute la société qui y gagne.

Denis Sassou N’Guesso a tout intérêt à combattre le mal à la racine. Car le niveau de corruption au Congo-Brazzaville ne saurait permettre l'éclosion d'un terreau propice à la prospérité économique, au moment où le pays espère son émergence en 2035.

Dans son message sur l’état de la Nation du 29 décembre 2018, le Président congolais avait déclaré que « Face aux antivaleurs, il n’y aura ni bouclier de protection pour les uns, ni rampe de sanctions pour les autres. Il n’y aura ni menus fretins, ni gros poissons, tout passera dans la nasse de la justice ».

Denis Sassou N’Guesso avait rappelé que la Haute Cour de Justice qui venait d’être installée dans ses attributions devait être urgemment dotée de textes de fonctionnement, afin de s’atteler à sa mission de poursuites de hauts fonctionnaires en délicatesse avec la loi. Aussi a-t-il exhorté ses membres à assumer leurs responsabilités avec efficacité.

«Désormais, à tous les échelons de l’État, chaque acteur est exposé à la rigueur de la loi. Les têtes tomberons certes, mais dans le respect d’une justice indépendante, expurgée de toute pression », a-t-il dit.

Pour des faits « constitutifs des manquements graves aux devoirs du magistrat et en particulier à la dignité et à la délicatesse attendue du magistrat », plus d’une vingtaine de magistrats ont écopé « des sanctions allant de la réprimande avec inscription au dossier, à la révocation avec droit à pension » le 27 mars dernier lors de la session ordinaire du Conseil supérieur de la magistrature à Brazzaville.

A qui le tour demain ?

Qui vivra verra !

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-29 12:11:53

Brazzaville : Les abonnés de La Congolaise des eaux s’insurgent contre la qualité de l’eau qui coule des robinets

L'eau est le produit alimentaire le plus contrôlé. Avant d'être qualifiée comme étant propre à la consommation, elle doit subir de multiples traitements et répondre à un grand nombre de normes. Fournir une eau de bonne qualité est un enjeu de santé publique et une préoccupation importante des pouvoirs publics. Au centre-ville de Brazzaville, les abonnés de La Congolaise des eaux s’insurgent contre la qualité de l’eau qui coule des robinets depuis les premières heures de la journée du 24 mars. Ces derniers ne peuvent pas faire face aux travaux ménagers. L’eau des robinets laisse à désirer. Il suffit de regarder sa couleur jaunâtre pour remettre en question cette assertion : «L'eau potable est incolore, inodore et sans saveur ».

Le phénomène de l’eau colorée semble s’étendre sur toute la ville. Boire ou ne pas boire l’eau du robinet qui renferme d’importants dépôts, voire de la boue ? Les habitants du centre-ville de Brazzaville sont partagés. Ils ont notamment peur de contracter une maladie.

Les plus nantis se tournent vers les filtres à eau ou l’eau minérale.

Les plaintes n’en finissent plus.

S’exprimant au sujet de la qualité de l’eau au niveau de la Zone du centre-ville, le Chef de service d’exploitation de La Congolaise des eaux (LCDE), Modeste Ngoma fait savoir que cette situation est due à la fuite répertoriée au niveau du réseau vers l’Ambassade de l’Angola.

L’équipe technique de LCDE a été déployée en urgence pour réparer la fuite et vidanger le réseau de distribution.

« Ce travail va concourir à l’amélioration progressive de la qualité de l’eau », rassure t-il.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-29 08:59:45

Dolisie va mal, la ville se dégrade, les habitants se plaignent de vivre dans un cadre peu agréable

A Dolisie, la capitale départementale du Niari (sud), la troisième ville du Congo, on en parle beaucoup pour le niveau du chômage ou de l’insécurité, mais leurs habitants se plaignent aussi de vivre dans un cadre peu agréable, dégradé et mal entretenu. Les gens observent le phénomène chez eux mais n’imaginent pas qu’il se produit la même chose partout. On s’aperçoit que le centre-ville est très touché aussi, et c’est en fait toute la capitale de l’or vert (203 587 habitants en 2021) qui se meurt dans la douleur.

Depuis 2003 date de la mise en place de la décentralisation, les maires se succèdent, mais Dolisie ne change pas.

En 2006, date de la municipalisation accélérée, il y a eu deux principales voiries urbaines, la voie qui part du quartier Tsila à l'entrée de Dolisie jusqu'à l'aéroport puis remonte vers le marché central. En dehors de quelques édifices publics (Mairie centrale, siège du conseil départemental du Niari, la Préfecture, l'aéroport...) Le quotidien des dolisiens s'est dégradé.

«Inadmissible, horrible et scandaleux», les habitants de Dolisie ne tarissent pas de critiques lorsqu'il s'agit d'évoquer les voiries dégarnies et défoncées de la ville préfecture du Niari.

Pourtant, les usagers de la route, motards ou chauffeurs de taxis en tête, savent à quel point un nid de poule ou une plaque de goudron recouverte de graviers peuvent être au mieux un problème pour le dos des conducteurs, au pire un véritable danger.

30 % des accidents mortels seraient dûs à Dolisie à un défaut de voirie. Ceci en ferait la première cause devant toutes les autres (alcool, produits stupéfiants, vitesse excessive, somnolence...). Etonnant, et presque difficile à croire.

Toutes les avenues et rues de Dolisie sont dans un état de délabrement très avancé.

Indispensable à la vie et à la santé des hommes, l’eau est une ressource d’une importance cruciale pour le bon développement d’un pays. Dans la ville de Dolisie et dans plusieurs quartiers ( Mangandzi, Tahiti, etc), l'eau est une denrée rare. Même dans les zones équipées de canalisations, il y a des coupures en permanence.

Et la question est aussi esthétique, notamment la laideur des bâtiments et habitations.

Les toitures portent la couleur rougeâtre dégagée par la poussière.

Le chômage frappe la jeunesse, mais touche aussi les plus âgés

Près d’un jeune actif sur cinq de 18-40 ans est au chômage. Cela fait plus de 20 ans que le taux de chômage des jeunes se situe à un niveau très élevé à Dolisie.

Des générations dont toute la carrière s’est déroulée sur fond de chômage approchent aujourd’hui de l’âge de la retraite. Avec des conséquences plus graves pour les moins qualifiés dont l’insertion dans l’emploi durable est plus longue.

On aurait tort de minimiser le chômage des plus âgés. Depuis la fermeture de SOCOBOIS, la société congolaise des bois, la capitale de l’or vert a enregistré davantage de chômeurs parmi les plus de 50 ans.

La drogue, un souci majeur

À Dolisie, le trafic de drogue n’est plus l’apanage des quartiers sensibles. Il a aujourd’hui essaimé dans tous les recoins de la ville, alimentant l’ensemble des strates de la population.

Pour tenter de limiter son emprise et notamment ses nuisances sur les habitants, les coups de filet se multiplient. Avec, pour effet de bord, une délinquance de plus en plus violente.

Voilà des mois voire des années que le petit manège dure au quartier Gaïa. Le trafic de drogue s’opère sans complexe. Avec des trafiquants à peine gênés par les rondes de policiers.

Conscients du danger, certains essaient de se remettre dans le droit chemin en retrouvant leur lucidité. Ce n’est pas toujours évident. Ceux qui ont déjà franchi la ligne rouge recherchent encore des issues dans une ville qui manque d’infrastructures curatives.

Le « chanvre indien » est un staphylocoque doré qui ronge plusieurs jeunes de Dolisie et ne peut être enrayé que par l’amputation. Tant qu'on ne prend pas de mesures radicales, il faudra pour les habitants serrer les dents et pleurer en silence.

Déstabilisée par la consommation de drogue et la pression migratoire, la ville Préfecture du Niari a basculé dans une violence aux accents latino-américains. Dolisie n'est plus l'Eden départementale du temps d'avant. L'alcool et les rassemblements musicaux agissent comme des mèches lentes. Les armes comme des détonateurs.

Dolisie est devenue une ville en sommeil avec ou sans soleil.

Malgré ses atouts, aujourd’hui, l’esprit dolisien est complètement éteint et n’arrive plus à entretenir cette flamme créative, transgressive, bigarrée et épicurienne.

Les travaux de la première session ordinaire dite budgétaire du Conseil municipal de Dolisie se sont achevés le 7 mars dernier par l'adoption d'un plan quinquennal 2023-2027. Il a examiné et adopté son budget exercice 2023 équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 2 243 090 475 FCFA.

Ce budget est en augmentation de 01,35% par rapport à celui de l’année précédente qui se chiffrait à 2 213 090 475 FCFA et se fixe deux objectifs en investissement, notamment l’éclairage public et l’aménagement des voiries urbaines.

Le reste peu encore attendre !

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-29 08:28:40

Brazzaville : Elle jette sans pitié et remords son bébé dans une benne à ordures

La photo a fait le tour des réseaux sociaux et a suscité indignation et émoi. Une femme a jeté mardi vers 6 heures son bébé dans une benne à ordures de la société Averda. Cet acte odieux s'est déroulé à Makélékélé, dans le premier arrondissement de Brazzaville, la capitale du Congolaise.

Un acte qui suscite l’incompréhension

Cet infanticide est unanimement condamné par les populations de Makélékélé qui estiment qu’aucune raison ne saurait justifier une telle barbarie.

« Elle doit être condamnée pour ce qu’elle a fait. Il appartient à la justice de faire son travail. Elle a fait preuve de criminalité, et c’est vraiment incroyable qu’une mère puisse agir de cette manière, l’enfant qu’elle a porté dans son ventre pendant 9 mois », s’est indignée Solange Samba.

«J’aurais préféré qu’elle dépose ce bébé dans un orphelinat ou dans un centre de prise en charge pour enfant en difficulté sociale », a ajouté la jeune femme, soutenant qu’aucun argument logique ne peut justifier un meurtre.

Cela étant, une enquête a été ouverte par les services de sécurité pour tenter d’élucider les tenants et les aboutissants de cette affaire.

A noter que les cas d’abandon de bébé sont fréquents dans la ville de Brazzaville.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-29 08:04:00

Un pétrolier danois attaqué par des pirates au large du Congo-Brazzaville, l’équipage injoignable

Un pétrolier danois sous pavillon libérien a été attaqué par des pirates au large du Congo-Brazzaville dans le golfe de Guinée. Aucune communication avec les 16 marins de ce ravitailleur maritime, long de 134 mètres et d’une capacité de 13 700 tonnes, n’a eu lieu depuis samedi soir, a annoncé mardi son armateur.

L’équipage injoignable

Lors de cette attaque intervenue samedi soir à 138 milles nautiques à l’ouest du port de Pointe-Noire, dans les eaux internationales, des pirates ont pu monter à bord du Monjasa Reformer et « la totalité de l’équipage s’est mis en sécurité dans la ‘citadelle’ » (refuge blindé, ndlr) du navire, a indiqué l’armateur Monjasa.

Aucune communication avec les marins de ce ravitailleur maritime, long de 134 mètres et d’une capacité de 13 700 tonnes, n’a eu lieu depuis, affirme la compagnie dans un communiqué.

Selon les autorités congolaises, trois hommes ont attaqué le bateau, qui se trouvait dans le secteur pour approvisionner des navires en carburant.

L’armateur a confirmé ne pas avoir de nouvelles depuis samedi soir, sans pouvoir dire si l’équipage était ou non pris en otage.

« Les communications sont actuellement coupées et nous travaillons avec les autorités locales pour établir une communication et comprendre la situation à bord », précise son communiqué.

16 membres d’équipage

Au moment de l’incident, signalé à 22H39 GMT, le navire était immobilisé avec 16 membres d’équipage à bord, selon Monjasa.

Contacté par l’AFP, l’armateur, qui emploie 568 personnes à travers le monde, a indiqué n’avoir aucune information supplémentaire à communiquer, notamment sur les nationalités des marins.

Selon la presse danoise, ce ne sont pas des ressortissants du pays nordique.

Route maritime cruciale bordant des pays riches en hydrocarbures, le golfe de Guinée, qui s’étend sur 5 700 kilomètres entre le Sénégal et l’Angola, a été pendant plusieurs années le nouveau point noir de la piraterie mondiale.

Des attaques en forte baisse en 2022

Mais les attaques ont baissé dernièrement grâce aux efforts conjoints des pays côtiers et d’Etats européens.

Le Danemark, importante puissance de marine marchande via son géant Maersk, avait notamment envoyé une frégate à l’automne 2021. La mission avait été marquée par une fusillade avec des pirates présumés qui avait coûté la vie à cinq d’entre eux.

En 2022, seulement une vingtaine d’accrochages ont été recensés dans le Golfe de Guinée, selon le Maritime Information Cooperation & Awareness Center. Il y en avait eu 52 en 2021 et 115 en 2020, selon l’organisme d’expertise en sûreté maritime basé à Brest en France, qui y a vu un exemple « encourageant ».

L’affaire du Monjasa Reformer montre que «les problèmes de piraterie au large de la côte ouest de l’Afrique sont loin d’être résolus», a estimé mardi l’Association danoise des armateurs.

Germaine MAPANGA / source : La voix du nord

Créé le 2023-03-29 07:38:38

La Beac prévoit une hausse de l’inflation en 2023, malgré un 3e durcissement de l’accès aux crédits bancaires dans la zone Cemac

Au sortir de la première session de son Comité de politique monétaire (CPM) de l’année 2023, tenue le 27 mars à Yaoundé, la capitale camerounaise, la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) projette un taux d’inflation à 6,4% cette année. Cette prévision, qui double le seuil de tolérance de 3% admis dans la zone Cemac (Cameroun, Gabon, Congo, Tchad, RCA, Guinée équatoriale), est en augmentation de pratiquement 1% en comparaison avec les 5,6% de l’année 2022.

Cette évolution à la hausse du taux d’inflation en 2023, souligne le CPM, sera portée par « la fonction produits alimentaires et boissons non alcoolisées », en lien avec la récente augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe dans certains pays de la communauté. Du coup, la banque centrale des pays de la Cemac relève à nouveau deux de ses principaux taux directeurs. En effet, au cours du CPM du 27 mars 2023, la Beac a décidé de relever de 50 points de base le taux d’intérêt des appels d’offres (Tiao), passant de 4,5% à 5% ; ainsi que le taux de la facilité de prêt marginal, qui passe de 6,25% à 6,75%.

C’est la 3e fois que ces taux directeurs sont relevés depuis mars 2022. Mais, l’on constate que cette augmentation des taux directeurs, destinée à combattre l’inflation au moyen du durcissement de l’accès au crédit bancaire, n’a pour l’instant pas arrêté les tensions inflationnistes ni la croissance du financement de l’économie.

En plus de ce que la Beac appelle elle-même la « hausse quasi -continue du niveau général des prix », que l’on observe dans la zone Cemac depuis le déclenchement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, le volume du crédit bancaire, censé diminuer avec la hausse des principaux taux directeurs de la banque centrale, est aussi annoncé à la hausse.

En effet, la Beac projette une augmentation des crédits à l’économie de 10% en 2023 dans la Cemac.

Interrogé sur l’efficacité réelle de ces mesures prises par la Beac pour combattre l’inflation, le gouverneur soutient que c’est justement cette politique monétaire restrictive, lancée par la banque centrale au lendemain de la pandémie du Covid-19, qui permet aujourd’hui à la Cemac d’afficher un taux d’inflation à un seul chiffre, malgré son évolution constante depuis des mois.

« Regardez autour de nous ! Beaucoup affichent des taux d’inflation à deux chiffres », soutient Abbas Mahamat Tolli.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-29 07:22:34

Cemac : la Beac projette une légère baisse de la croissance économique en 2023

Le taux de croissance dans la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale) est projeté à 2,7% au cours de l’année 2023. Cette prévision annoncée le 27 mars 2023 à Yaoundé, au sortir de la toute première session du Comité de politique monétaire (CPM) de la Beac de l’année, révèle une légère baisse par rapport aux 2,9% enregistrés en 2022.

En précisant que la croissance dans la zone Cemac en 2023 sera « portée principalement par le dynamisme du secteur non pétrolier », le CPM envisage implicitement un recul de la production pétrogazière. Cette activité est très souvent le moteur de la croissance économique dans cet espace communautaire abritant cinq pays producteurs.

À côté de ce taux de croissance, plutôt timide en glissement annuel, la banque centrale prévoit une embellie sur les réserves de change de la communauté.

Selon les projections du CPM, elles devraient permettre de garantir 4,9 mois d’importations en 2023, contre seulement 3,9 mois au cours de l’année 2022.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-29 07:10:47

Congo : Denis Sassou N’Guesso en colère sort la chicotte et fouette plusieurs magistrats corrompus, indélicats et véreux

Alors qu'une situation se dégrade sur le long terme, que la corruption s'installe sans que rien ni personne n'intervienne, "le ver est dans le fruit". Le Président du Conseil supérieur de la magistrature en colère, inquiet et fâché, est déterminé à mettre de l’ordre dans le secteur de la justice au moment où le gouvernement s’est engagé à améliorer le climat des affaires au Congo-Brazzaville. Et pour Denis Sassou N’Guesso, on ne peut pas améliorer le climat des affaires sans un Etat de droit. Le versement des dessous de table, le monnayage des décisions de justice et des actes administratifs, les lenteurs judiciaires et l’embourgeoisement des magistrats sont quelques-uns des griefs qui caractérisent le malaise actuel. Le ton a été donc donné lors de la session ordinaire de cette instance tenue le 27 mars au palais du peuple. Des magistrats ont écopé, sans pitié et remords, des sanctions proportionnelles à la gravité de leur acte. Nombreux d’autres ont en revanche été promus.

Pour des faits « constitutifs des manquements graves aux devoirs du magistrat et en particulier à la dignité et à la délicatesse attendue du magistrat », plus d’une vingtaine de magistrats ont écopé « des sanctions allant de la réprimande avec inscription au dossier, à la révocation avec droit à pension ».

Neuf magistrats dont le procureur général près la cour d’appel de Brazzaville, Michel Oniangué ont été révoqués avec droit à pension. Trois ont été rétrogradés, parmi lesquels l’avocat général près la cour suprême, Simon William Mviboudoulou.

Des fonctions ont été retirées à deux magistrats. La réprimande avec inscription au dossier a été infligée à neuf autres.

Concernant les avancements, 87 à divers échelons du 2e grade et du 1er grade en ont bénéficié, 265 autres ont vu leurs carrières reconstituées, les demandes d'avancement au sein du grade 19 magistrats hors catégories ont été rejetées, 15 magistrats ayant comparu devant la Commission de discipline des magistrats ont vu leurs demandes ajournées, 75 autres, non encore intégrés dans la magistrature ont vu leurs demandes d'avancement rejetées.

Le Conseil a procédé par ailleurs à des nominations à la Cour suprême où Henri Bouka est nommé premier président, aux Cour d’appel de Brazzaville, aux tribunaux de grande instance et d’instance…

Une instruction a été donnée pour la mise à la disposition de la Cour des comptes et de discipline budgétaire pour utilisation, les magistrats formés à la section comptes publics de l'Ecole nationale d’administration et de magistrature du Cameroun.

DE LA RÉVOCATION AVEC DROIT A PENSION

ONIANGUE Michel Procureur général près la cour d'appel de Brazzaville ; BASSENGA FIELLOT T'ov Fresnay Président de chambre au tribunal de grande instance de Brazzaville au moment des faits ; KOUBAKA Lucette Berthe juge d'instruction au tribunal de grande instance de Dolisie ; ZEKAKANY Thomas J. Chrisostome procureur de la République adjoint près le tribunal de grande instance de Pointe Noire ; MOUANDA MASSENDE José Bosco substitut du procureur général près la cour d'appel de Brazzaville ; EBILIKA Gervais doyen des juges d'instruction au tribunal de grande instance de Pointe-Noire ; BOLIBAN Serge Audrey conseiller à la cour d'appel de Pointe Noire NZENGUELE NGOUMBA Mayeul Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kinkala NZOUSSI Ferdinand ; conseiller à la cour d'appel de Pointe Noire président de chambre à ladite cour au moment des faits.

DE LA RÉTROGRADATION

EKOUNDZOLA Christian Régis vice-président du tribunal de grande instance de Pointe-Noire ; IWANDZA Didier Narcisse président du tribunal de grande instance de Pointe-Noire ; MVIBOUDOULOU Simon William avocat général près la Cour suprême.

DU RETRAIT DE CERTAINES FONCTIONS

BARA BONIBO Dann président de la 3ème chambre correctionnelle au Tribunal de grande instance de Brazzaville ; MABOUNDA WCKOUAMA Firmin juge d'instruction au Tribunal de grande instance de Brazzaville.

DE LA RÉPRIMANDE AVEC INSCRIPTION AU DOSSIER

MASSOUNGUILA Anicet, juge d'instruction au Tribunal de grande instance de Dolisie ; EBANDZA Francis, président par intérim de la 4ème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Brazzaville ; MAMPAHA Michel, procureur de la République près le tribunal de grande instance de Sibiti ; KOULANGOU Ferdinand, avocat général près la cour d'appel de Brazzaville ; NGOLO NGAMBOU Sarah, juge d'instruction au Tribunal de grande instance de Pointe-Noire ; LEIVIBHET MISSONSA Davyne Arlette, juge d'instruction au Tribunal de grande instance de Pointe-Noire ; OBOYO IKAFILOFOULA Cyr, substitut du procureur de la République au Tribunal de grande instance de Pointe-Noire ; MASSAMBA Alain, Conseiller à la cour d' Appel d'Owando ; NTONDELE MASSAMBA Nicaise, juge d'instruction au Tribunal de grande instance de Kink.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-28 07:37:53

CEMAC : Les sorties de devises triplent en 5 ans malgré une règlementation des changes jugée restrictive

Selon une note de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), dont Investir au Cameroun a obtenu copie, les transferts sortants dans la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale) sont passés de 2 816 milliards à 10 120 milliards de FCFA, entre 2018 et 2022. En 5 ans, les sorties autorisées de devises ont donc plus que triplé. Il s’agit des sommes d’argent en monnaie étrangère utilisées par les agents économiques privés et publics en activité dans la Cemac, pour acheter des biens et services, régler des dettes, transférer des dividendes ou encore faire des dotations à l’extérieur de la zone.

En 2022, trois secteurs d’activités ont concentré 67% de la totalité des transferts sortants autorisés. Il s’agit de la finance-assurance (26,76%), du commerce (25,73%) et de l’industrie pétrolière (14,20%). Dans le détail, il a été question pour les opérateurs de ces secteurs d’activités de régler les compensations débitrices sur les opérations de monétique et de transferts rapides, les importations de produits alimentaires, manufacturés et pétroliers raffinés.

Ces données contrarient quelque peu le discours des agents économiques de la sous-région, qui n’ont de cesse d’accuser la nouvelle règlementation des changes de restreindre les échanges avec l’extérieur, et particulièrement les transferts de fonds sortants. Ce règlement, adopté en décembre 2018 et entré en vigueur en mars 2019, définit l’organisation, ainsi que les conditions et modalités de réalisation des échanges avec l’extérieur. Il s’agit d’une des réformes du programme économique et financier, mise en œuvre avec l’appui du Fonds monétaire international (FMI). Il a été adopté lors du sommet extraordinaire des chefs d’État de la Cemac, tenu en décembre 2016 à Yaoundé, pour reconstituer les réserves de change de la communauté et éloigner le spectre de la dévaluation de sa monnaie, le FCFA.

Lutte contre l’évasion des capitaux

Pour ce faire, le texte vise notamment à lutter contre l’évasion des capitaux, en demandant aux opérateurs économiques de justifier les transferts d’argent hors de la Cemac. Arrivée à la tête de la banque centrale en 2017, Abbas Mahamat Tolli avait affirmé, au sortir du dernier Comité de politique monétaire de cette année-là, que beaucoup d’opérations de transferts sortants sont en réalité des sorties illégales de capitaux. Selon ses chiffres, en 2017, près de 40% des demandes d’importation étaient frauduleuses.

Face aux pressions des milieux d’affaires opposés à la nouvelle règlementation des changes, Abbas Mahamat Tolli s’emploie à démontrer que le texte n’est en rien restrictif. Pour le gouverneur de la Beac, les agents économiques qui ont du mal à faire des transferts vers l’extérieur sont souvent ceux qui peinent à justifier leurs précédentes opérations, faisant peser sur eux des suspicions d’évasion de capitaux. Néanmoins, le 23 juin 2021, la banque centrale suspend les rejets de dossiers de transferts pour « défaut d’apurement (c’est-à-dire de justification des opérations précédentes) ».

Il peut aussi arriver, ajoute la Beac, que les opérateurs économiques soient victimes des turpitudes ou des politiques internes à leurs banques. « Certaines banques de la Cemac ont pris sur elles de retenir les dossiers de transferts des sociétés stratégiques, en leur faisant croire que leurs demandes avaient été rejetées par la Beac, alors même qu’elles n’avaient jamais été déposées à la Beac », dénonçait par exemple la banque centrale en juillet 2019, lors d’une réunion de sensibilisation sur le nouveau règlement des changes.

La Beac avait à la même occasion annoncée des contrôles permanents visant à éviter ce type de comportement et sanctionner les contrevenants.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-27 17:15:40

Beac : le marché des titres de créances négociables lancé avec un emprunt de 20 milliards de FCFA d’Afriland First Bank

La banque à capitaux camerounais Afriland First Bank a effectué le 15 mars 2023, la toute première émission des titres de créances négociables (TCN) sur le marché des titres de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), l’institut d’émission commun aux six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale). À l’instar des bons et obligations du Trésor assimilables émis uniquement par les États pour contracter des emprunts de court, moyen et long terme sur ce marché ; les TCN, eux, peuvent y être émis à la fois par les entreprises et les États en quête de financements.

Les TCN comprennent les certificats de dépôt, qui sont des titres d’une maturité inférieure ou égale à 2 ans, exclusivement émis par les établissements de crédit et les Caisses de dépôts et consignations ; les billets de trésorerie, qui sont des titres d’une maturité inférieure ou égale à 2 ans, pouvant être émis par toutes les autres entreprises non financières et les États ; puis les bons à moyen terme négociables, qui sont des titres d’une maturité supérieure à 2 ans et inférieure ou égale à 7 ans, pouvant être émis par toutes les entreprises et les États.

L’opération inaugurale d’Afriland First Bank sur le marché de la Beac porte sur les bons à moyen terme négociables à 7 ans de maturité. Le montant recherché auprès des investisseurs est de 20 milliards de FCFA, dont une première tranche comprise entre 2,5 et 10 milliards de FCFA. Selon la documentation fournie par la banque, cet emprunt, qui servira à renforcer les fonds propres du leader du marché bancaire au Cameroun, est rémunéré à un taux d’intérêt de 6,5%.

L’opération de levée de fonds d’Afriland First Bank sur le marché des titres de créances négociables de la Beac survient 8 ans après l’adoption, le 27 mars 2015, du règlement régissant l’organisation de ce marché par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac). Selon les autorités monétaires de la Cemac, ce marché a été mis en place pour « diversifier les canaux de financements des économies de la Cemac, améliorer la mobilité des capitaux grâce à l’élargissement de la gamme des produits financiers et inclure les nouveaux acteurs sur le marché monétaire ».

Encore embryonnaire dans la zone Cemac, les titres de créances négociables représentent désormais le deuxième marché de financement des entreprises en France, pour un montant de plus de 300 milliards d’euros (plus de 196 500 milliards de FCFA), révèle la plateforme Agicap.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-27 17:09:01

Congo – Réinsertion des ex combattants : Euloge Landry Kolelas a patronné une table-ronde sur l’apport des partenaires techniques et financiers

Le programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) qui se mène dans le département du Pool, nécessite une mobilisation de ressources pour lesquels, le compte n’y est pas. Le Haut-commissariat à la réinsertion des ex-combattants a par la voix du Ministre Haut-commissaire à la réinsertion des ex combattants, Euloge Landry Kolelas, sollicité samedi 25 mars à Brazzaville, au cours d’une table ronde tenue, salle des conférences du ministère des Affaires étrangères, l’appui des partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux dans la mobilisation desdites ressources. L’adhésion des partenaires augure des jours meilleurs.

La cérémonie s’est déroulée en trois phases à savoir : le moment des allocutions, la présentation du programme qui s’est effectuée en trois modules dont deux par des cadres du Haut commissariat à la réinsertion des ex combattants et un autre par le représentant résidant adjoint du PNUD au Congo. Enfin, la troisième phase a été celle des échanges.

D’un coût global de 8 milliards 300 millions de Francs CFA dont 2 milliards de contrepartie du gouvernement congolais, le programme de Désarmement, démobilisation et réintégration des ex combattants dans le département du Pool, lancé le 31 août 2018 à travers la signature du document programme entre le gouvernement et les Nations unies, appelle à un second souffle, dans la mobilisation de ressources financières, afin d’être mené à terme.

Ouvrant les travaux de la table-ronde, le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas a rappelé que« Depuis la date de sa signature jusqu’à ce jour, certaines contraintes structurelles et conjoncturelles n’ont malheureusement pas permis le démarrage effectif du programme DDR-Pool ».

Euloge Landry Kolelas a remercié le Système des Nations Unies pour son appui sans faille dans le processus de paix et a indiqué que le gouvernement congolais avait concrétisé son engagement, en mettant 500 millions de Francs dans le ‘’basket-fund’’ du PNUD, spécialement créé pour le programme DDR.

« Je peux affirmer que le gouvernement congolais vient d’honorer son engagement, mais comme cela ne suffit pas, la communauté internationale est sollicitée pour nous accompagner dans la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de ce programme, dont la présente table ronde en est le point de départ », a t-il précisé.

Faisant le point des différentes démarches menées auprès des partenaires techniques et financiers, la représentation nationale du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a souligné que la non démobilisation des ex-combattants est un facteur d’insécurité puisqu’ils pourraient échapper au contrôle de leur chef.

Le Pnud a, en effet, insisté sur la cohésion sociale, le développement économique et la prévention des conflits dans le cadre de la mise en œuvre du programme DDR. À cela, s’ajoute le relèvement communautaire pour une population estimée à plus de trois cent mille.

À l’approche des élections de 2026 et 2027, l’agence onusienne a relevé l'importance de démarrer le programme DDR et la prise en compte du département du Pool dans la cartographie d’investissement en cours d’élaboration dans le pays.

C’est ainsi que le représentant résidant du PNUD au Congo, Opia Mensah Kumah, a salué l’engagement politique des autorités nationales qui viennent de verser la contrepartie pour permettre à certains partenaires qui s’étaient engagés à contribuer à hauteur de 75% de se prononcer.

Soulignant la nécessité de prendre en compte le contexte actuel, il a annoncé que quatre autres partenaires se sont ajoutés sur la liste. Le système des Nations unies a aussi réitéré son appui au DDR.

Le représentant du pasteur Ntumi à la table ronde, Ané Philippe Bibi, a salué l’engagement des différents acteurs dans ce processus. Il a également interpellé la conscience collective, notamment celle du peuple congolais sur l’impérieuse nécessité de prendre son destin en main, son respect de la personne humaine ainsi que son engagement à mobiliser les énergies et de les mettre au service du développement, de la paix et de la justice sociale.

« Notre volonté de paix est irréversible. L’état d’avancement du processus de paix dans le département du Pool commande qu’on redouble les efforts en vue de réparer les équilibres rompus au cours des différentes turbulences qu'il a connues. Le relèvement communautaire mérite d’être mis en épingle et susciter massivement l’adhésion de toutes les énergies pour une paix durable dont notre pays a besoin », a déclaré Ané Philippe Bibi.

Ce programme qui est d’une durée de quatre ans, a pour but d’assurer le désarmement, la démobilisation et la réinsertion d’au moins vingt mille bénéficiaires dont 7500 ex-combattants, 2500 associés et 10 000 membres de leurs communautés d’accueil.

Il s’agit d’une opportunité offerte aux communautés du Pool en matière de relèvement communautaire et de relance des activités économiques et agropastorales pour un département qui fut un des principaux greniers du pays.

Rappelons que depuis la signature de l’accord, beaucoup actions ont été menées, parmi lesquelles, le ramassage des armes et le profilage de près de 6000 ex combattants. La mise en place des comités de dialogue et de réconciliation dans les 13 districts et les 2 communes du département du Pool. La libre circulation des biens et services et des personnes. La relance des activités génératrices de revenus ou encore l’exécution des projets pilotes.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Sources : HCREC/ADIAC

Créé le 2023-03-26 07:03:55

Congo : Lancement du concours de recrutement des élèves policiers et gendarmes

Le Ministère congolais de l'Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local organise le 28 mai 2023 à Brazzaville, Pointe-Noire et dans les chefs-lieux de département, un concours pour le recrutement des élèves policiers et des élèves gendarmes.

Ce concours de recrutement vise à engager les jeunes citoyens représentatifs de la population de la République Congolaise dans toute sa diversité.

Il est ouvert aux jeunes gens des deux sexes et de nationalité congolaise, âgés de 18 ans au moins et de 25 ans au plus au 31 décembre 2023 et titulaires d'un baccalauréat.

La période de dépôt des dossiers de candidature est fixée du 03 au 29 avril 2023.

Brazzaville:

A la direction générale de l'administration et des ressources humaines

Au commandement de la gendarmerie nationale

Pointe-Noire :

Au commandement territorial des forces de police

Au commandement de région de gendarmerie

Dans les autres départements

Aux commandements territoriaux des forces de police (hôtel de police)

Aux commandements de région de gendarmerie

Aux commissariats de Police de district

Dans les compagnies de gendarmerie.

Composition du dossier :

✓ Une demande d'inscription au concours adressée au ministre de L'intérieur, de la Décentralisation et du Développement local

✓ Une copie d'acte de Naissance

✓une photocopie en couleur de la carte nationale d'identité

✓une copie légalisée du diplôme exigé (BAC)

✓ Un casier judiciaire datant de moins de trois (3) mois

✓ Un certificat de nationalité datant de moins de trois (3) mois

✓ Quatre photos format identité en couleur.

Les registres seront ouverts pour l'enregistrement desdits dossiers.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-25 08:26:16

Eliminatoires CAN 2023 : le Soudan du Sud renverse le Congo (2-1)

Le Soudan du Sud a battu le Congo (2-1) en match comptant pour la troisième journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations (CAN)  jeudi à Brazzaville.

Les Sud Soudanais, très inspirés, ont surpris les Congolais à la 65e minute par Yuel Kuach. Thievy Bifouma a égalisé sur penalty provoqué par Prestige Mboungou à la 86e minute.

Mais dans le temps additionnel, les Sud Soudanais ont marqué le but qui a douché tous les espoirs des Diables rouges du Congo par le biais d'Okello Tito Ondong.

Un exploit pour une équipe qui a évolué en infériorité numérique.

Trois points en trois journées, le Congo se complique la tâche en vue d'une qualification.

On rappelle que le Congo a disparu de toutes les tablettes et seuls ses arbitres appelés de ci de là, sur les terrains du continent, renvoient l’image que le football s’y pratique encore.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-03-24 17:52:39

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