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En dépit du mauvais état des véhicules, le transport urbain par taxi bus est devenu incontournable pour les déplacements à Brazzaville, la capitale congolaise et sa banlieue. Dans un concert assourdissant de klaxons et de ronflements de voitures, des jeunes convoyeurs interpellent les clients. Ici, une équipe organise le chargement par ordre d’arrivée. On dénombre une cinquantaine de véhicules, pour la plupart des fourgonnettes de marque Mercédès Benz, et quelques Hiace. Principal trait caractéristique : leur état de vétusté avancée. En un mot, des véritables cercueils roulants.
Difficile de s’imaginer en apparence, que ces véhicules, parfois sans plaques d'immatriculation, sont en mesure de circuler devant la police routière. Tant, elles sont vielles et délabrées.

Absence de portières, de phares, radiateur dénudé, pare-choc attaché à la fronde, vieillesse généralisée, pneus usés, défaut de visite technique, surcharge, des chauffeurs aux permis de conduire frauduleux mais qui n’ont rien à craindre, on roule donc, sans rétroviseur, sans clignotants, avec des pièces qui peuvent lâcher à tout moment etc. La liste des détails qui intriguent n’est pas exhaustive.

À l’intérieur, les passagers sont assis par rangées de cinq sur des bancs, en lieu et place des sièges enlevés pour offrir plus d’espace.

Au total, entre 23 et 25 personnes y sont entassées. La tapisserie interne des véhicules a disparu depuis des lustres. Gare au tétanos !
En dépit du manque de confort, de nombreuses personnes font recours à ce mode de transport. La principale raison étant plusieurs taxis bus qui assurent le transport urbain et dont le coût change selon les humeurs des conducteurs, ne desservent pas tous les quartiers de Brazzaville et sa banlieue.
Pour limiter les dégâts, nous appelons les autorités à mettre fin au laxisme qui ronge le secteur de la sécurité routière. Il faudrait contrôler rigoureusement l’état des véhicules.
Lors des contrôles, la police routière ne se contente que d’arnaquer les conducteurs au lieu de s’assurer qu’ils sont en règle. Ce n’est donc pas tout de suite que l’ordre reviendra dans ce secteur.
En attendant le « le cercueil roulant » semble avoir de beaux jours devant lui.
Avec 1 696 392 d'habitants en 2015, la capitale congolaise connaît un essor spectaculaire lié à sa fonction de grande métropole politique. Les classes sociales défavorisées, captives des transports en commun peu efficaces, sont rejetées dans les quartiers sous-équipés, de plus en plus éloignés du centre-ville.
La mobilité motorisée s'impose face à la marche à pied. Le développement des transports s'accompagne de disparités territoriales et d'inégalités sociales.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-06 08:16:28
Au Congo-Brazzaville, on passe souvent plus de temps à critiquer qu'à reconnaître les bonnes initiatives. Elles sont rares c'est vrai, mais pourquoi ne pas en parler lorsque nous les avons ? Un Presbytère des Évangélistes Régionaux à Dolisie dans le département du Niari (sud). N' est-ce pas que c'est bon ? C'est le projet en cours actuellement. Il est dirigé par le Pasteur Évangéliste Régional Gaston Mbanzoulou. Les travaux avancent bien et très bien même. Gloire à Dieu !

Ils avaient commencé durant la troisième quinzaine du mois de décembre 2022. Il a fallu à cet effet, une autorisation du bureau synodal. Ce qui a été obtenu.

Notons qu'une fois le projet terminé, ce Presbytère sera celui des évangélistes régionaux de la zone d'évangélisation et mission numéro 3.

Une maison de trois chambres, studios et bureaux.

Le Pasteur Gaston Mbanzoulou est soutenu dans cette initiative par ses amis personnels ainsi que les chrétiens de la zone 3 plus précisément ceux des consistoires de Pointe-Noire 1 et 2, qui assistent aux cultes d'intercession de chaque lundi à la Paroisse Evangélique de Tié-Tié et au quartier Fouks et tous les mardis au siège du consistoire de Dolisie.

« Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir (Actes 20, 35) ». On n’est jamais heureux que dans le bonheur qu’on donne.
Le Pasteur Gaston Mbanzoulou qui ne manque pas d'occasion pour mettre sa main à la patte, compte cependant sur les prières des fidèles, ainsi que les dons et autres soutiens multiformes.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-04 20:42:37
La morgue de l'hôpital marque d’abord une volonté de promouvoir la notion de service : Il s'agit d'offrir aux familles en situation de deuil le meilleur accueil, le meilleur accompagnement possible et les soins apportés aux défunts. Aujourd’hui, être affecté à la Morgue municipale de Makélékélé, dans le premier arrondissement de Brazzaville, devient une punition, une torture pour les familles cruellement éprouvées. Faute d’espace, dix personnes par famille sont désormais autorisées à accéder dans l’enceinte de la morgue. Les autres membres de la famille, peu importe le lien d’affinité avec le défunt, sont obligés d’attendre tout le long de l’avenue Mabiala Manganga. Les risques d'accidents sont nombreux dans une ville où les piétons n’ont jamais la priorité et où l’absence de barrières le long des axes routiers de la capitale congolaise pose également problème.
La levée d’un corps désigne le déplacement du corps d’un défunt à la suite de sa mise en bière. Les intervenants effectuant cette action ont pour mission de déposer le cercueil dans le corbillard, afin de le transporter vers le lieu où se tiendra la cérémonie d’adieu puis jusqu’au cimetière.

Chaque âme est visée par cette tragédie. La mort nous concerne tous. Pourtant, la majorité des gens souhaitent l’oublier (ce qui est compréhensible).
À contrario, certaines personnes en ont fait leur métier. Afin d’accompagner les hommes et femmes ayant fait se grand saut vers l’au-delà, les employés de la morgue municipale de Makélékélé ne s’attellent plus à rendre ce départ plus facile pour les familles. L’atmosphère qui règne pose problème.

L’étape de l’exposition du corps en bière cercueil ouvert à la famille et aux proches constitue un passage primordial. Le cérémonial peut être pour les proches du défunt, l’occasion de se rapprocher tout en laissant parler leur sincérité et en mettant de côté leurs différends. Il est important pour le proche de comprendre que c’est la toute dernière fois qu’il verra son bien-aimé. C’est impossible aujourd’hui à la morgue municipale de Makélékélé.

C’est le chaos autour de la morgue du premier arrondissement de Brazzaville.
Chaos et frustrations : on note des tentatives d'intrusion des familles éprouvées, prêtes à escalader le mur pour assister à la levée du corps. Cette pagaille frustre les familles éprouvées.
«Nous sommes extrêmement déçus des problèmes d'entrée dans l’enceinte de la morgue municipale de Makélékélé avec ce fameux protocole qui impose dix personnes par famille. Les familles éprouvées ne devraient pas avoir à vivre les scènes ignobles dont nous avons été témoins ce samedi », nous a confié un membre d’une famille éprouvée venu pour la levée du corps de son neveu.

Il y a quelques années, suite à la rénovation de la morgue de Makélékélé, le maire Maurel Kihounzou qui a battu le record de longévité des maires d’arrondissement du Congo en ce 21e siècle, s’écriait que cela allait « améliorer les conditions de vie des morts ».
Désormais, le nouveau maire Edgar Bassoukissa devra s’atteler à améliorer dans l’urgence, les conditions de vie des vivants, détériorées par les « conditions de vie des morts ».
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-04 19:17:30
En visite de Travail au Congo-Brazzaville, le Président Emmanuel Macron n’est resté que quelques heures à Brazzaville. Pourtant, l’intensité du travail accompli entre les parties Congolaise et Française, tant par les Sherpas que le deux Chefs d’État, traduit de la richesse même de cette visite. Brève certes, mais précise et concise.
L’Histoire, l’Économie, la Culture et l’Environnement ainsi que les questions Internationales ont été au centre des entretiens entre les Présidents Emmanuel Macron et Denis Sassou N’Guesso.
Devant la Presse, dans ce Palais du Peuple qui fut naguère « le quartier général de la France libre », les deux Chefs d’État ont relevé les détails de leurs échanges, fructueux à tous égards, ainsi que les perspectives qu’ils en ont projetées.
Retour sur ces moments qui traduisent l’excellence même des relations entre la République Française et la République du Congo, à travers ce rendu des Présidents Emmanuel Macron et Denis Sassou N’Guesso.
Cliquez sur la Photo, pour lire la vidéo.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-04 10:20:00
Lors de son séjour de travail à Brazzaville, le Président Emmanuel Macron a entre autres sujets, abordés avec le Président Denis Sassou N’Guesso, encouragé les efforts entrepris par son hôte dans la lutte contre le dérèglement climatique. Emmanuel Macron a salué les différents mécanismes visant à la préservation du Bassin du Congo et soutenu l’initiative sur « la décennie d’afforestation mondiale » lancée par le Président Denis Sassou N’Guesso et dont Brazzaville abritera le sommet des trois Bassins du Bornéo-Mékong, de l’Amazonie et du Congo. Un sommet auquel le Président Emmanuel Macron prendra part.
Constant dans son action visant à promouvoir et à vulgariser les initiatives écologiques du Président Denis Sassou N’Guesso dont le leadership dans le domaine est désormais reconnu et salué par ses pairs, l’écrivain-chercheur Michel Innocent Peya, Ambassadeur des Droits et Devoirs de l’humanité et de l'Environnement, vient de publier deux ouvrages qui traitent du sujet aux Editions L’Harmattan.
«DIX ANNÉES D’AFFORESTATION MONDIALE – Une initiative de Denis Sassou N’Guesso au service de l’humanité » et « Guide DSN ».

Ces deux ouvrages sont avant tout destinés aux gouvernants politiques, aux décideurs, aux acteurs institutionnels et aux leaders du monde entier, autant qu’ils constituent un apport substantiel dans la lutte mondiale contre le dérèglement ou le réchauffement climatique, qui constituent une menace susceptible de priver l’humanité d’un avenir radieux.
Le second livre de Michel Innocent Peya, « Guide DSN » (DSN pour Denis Sassou N’Guesso), constitue une réponse, voire une proposition-solution, au problème du dérèglement climatique.
Ce guide traduit "l’Initiative DSN" qui s’articule autour du projet écolo-stratégique d’afforestation s’étalant sur dix années.
Cette initiative s’appuie sur le nouveau paradigme de l’afforestation mondiale et elle propose aux dirigeants politiques et à tous les acteurs de la lutte contre le réchauffement climatique, un instrument-guide très particulier pour l’adoption d’une nouvelle politique et d’une approche stratégique d’action écologique.
Cliquez sur la photo, pour lire la vidéo.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-04 10:05:51
En provenance de Luanda en Angola, après Libreville en République gabonaise, Emmanuel Macron est arrivé à Brazzaville vendredi 3 mars 2023, aux environs de 17 heures, pour une visite de travail. Les deux chefs d’Etat ont eu un tête-à-tête au Palais du Peuple au cours duquel ils ont parlé du renforcement des liens d’amitié et de coopération entre la France et le Congo, mais aussi des conflits qui sévissent à travers le monde.
Dans la capitale congolaise, Brazzaville, ancienne capitale de l’A.E.F (Afrique Equatoriale Française) et, capitale de la France Libre, le Président de la République française a été accueilli au pied de l’avion par son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso. Une visite éclair marquée par les échanges et la signature des accords de partenariat.
Après le tête-à-tête (un entretien d’environ une heure), le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso et son homologue français, Emmanuel Macron, se sont prêtés aux préoccupations de la presse.
Répondants à quelques questions des journalistes, les deux hommes d’Etat se sont félicités de cette rencontre.
Emmanuel Macron a ainsi souligné parmi les sujets d’intérêt bilatéral le volet mémoriel, historique et culturel. Il a énuméré quelques projets à réaliser : « Que nous puissions nous engager sur plusieurs sujets. Le premier, c’est sur les sujets mémoriel, historique et culturel. On vient de le voir avec le micro du général de Gaulle. Je souhaite que, au-delà des Colloques qui ont déjà été organisés, une série d’initiatives, mémorielles puissent être prises avec les restaurations des bâtiments et d’objets ; deuxième chose, ce sont des sujets de forêts, nous avons lancé des initiatives mais sur les forêts du bassin du fleuve Congo, ici même, sur la supervision du Président, il y a eu plein d’initiatives prises. Donc, nous souhaitons avancer sur plusieurs choses ensemble. Nous sommes prêts à aller mettre en place une école de formation sur tous ces métiers, qui auront d’ailleurs, une vocation régionale, mais qui pourraient être faites ici. Ensuite, notre souhait est que, le Congo puisse s’engager dans une stratégie véritablement de partenariat pour la conservation positive, qui lui permettrait idéalement d’ici à la fin de l’année de mobiliser des financements internationaux et puis, que nous puissions accompagner les efforts diplomatiques qui sont faits avec ce Sommet des 3 bassins.
Initiatives que nous saluons, en lien avec le Secrétaire Général des Nations-Unies, que nous puissions l’accompagner quand le Président de la République va l’organiser et que nous soyons présents.
Le troisième grand dossier bilatéral que nous avons évoqué, c’est le volet agricole. Croyons beaucoup à ce partenariat en matière agricole, de formation, mais aussi d’entreprise, je souhaite donc qu’on puisse bâtir un partenariat conjoint entre le secteur privé et sur le plan de la formation et que nous puissions bâtir entre nos écosystème, une telle stratégie qui va permettre d’accompagner les efforts de diversification économiques du pays et l’accroissement de la production agricole. Enfin, compte tenu de la situation économique qui s’améliore, nous nous en félicitons collectivement. (…) Nous souhaitons qu’on puisse concentrer justement ces ressources sur des mesures d’accompagnement des Petites et Moyennes Entreprises et des Très Petites Entreprises », a-t-il martelé.

Denis Sassou N’Guesso de son côté, a largement insisté sur son invitation faite au Président Macron, à prendre part au Sommet des 3 bassins qui sera organisé au Congo en juin prochain.
« Je remercie le Président Macron de cet entretien très riche que nous avons eu. Je l’attends ici, lorsque nous lancerons le Sommet des 3 bassins et, l’invite, à cette occasion-là, nous souhaitons lancer l’idée de la décennie mondiale de l’afforestation. Nous avons déjà obtenu le soutien du Secrétaire Général des Nations-Unies, M. Antonio Gutierrez, celui du Président Macron, ensemble, je pense que nous allons organiser la rencontre de ses trois bassins, c’est-à-dire : l’Amazonie, du Bornéo Mékong et du Congo. Ça sera pour la lutte contre les changements climatiques, un événement majeur. Sur les aspects économiques, il a abordé l’ensemble des sujets. Je lui dis simplement que nous allons être plus que concret », a renchéri Sassou N’Guesso. Une relique historique de cette amitié franco-congolaise a été présentée au Président de la République française, le micro du général de Gaulle, qui a servi au général de lancer son appel de Brazzaville, lors de la Conférence de Brazzaville en 1944. Rappelons que cette rencontre s’est déroulée au Palais du Peuple, ce qui fut autrefois le Palais des Gouverneur de l’AEF, devenu capitale de la France Libre.
A l’issue de cette visite de travail, un communiqué conjoint a été lu par le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso.
Emmanuel Macron a quitté Brazzaville tard dans la nuit du vendredi pour Kinshasa en RDC, où il continue sa tournée diplomatique en Afrique centrale.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-04 09:31:39
«Mais comment vas-tu faire avec la crise ? ». Quel chômeur n’a jamais entendu cette phrase dans la bouche de son entourage ? Beaucoup de jeunes du village Moukoubidi, à un jet de pierre de la ville de Mayoko dans le Niari (sud), ont peur en cette période difficile. Ils ont aussi l’impression d’être oubliés par les pouvoirs publics. Le chômage, c’est comme de grandes montagnes russes. Un jour, c’est l’euphorie à l’idée que tout va marcher, et le lendemain, la panique à l’idée de ne jamais retrouver de travail. Plusieurs jeunes étranglés par le chômage ont trouvé certaines façons "primitives" de remplir l'assiette pour le dîner : le piège à gibier ou « Touli » en langue du terroir.
Désormais, nombreux comptent uniquement sur ces pièges pour se nourrir, pour subvenir à d’autres besoins vitaux et en plaçant de multiples dans la forêt. Il arrive qu'ils doivent se passer de nourriture pendant plusieurs jours, s'ils ont suffisamment de malchance pour ne rien attraper avec leurs dispositifs.
Cela étant dit, cette technique a fonctionné pendant très longtemps, et fonctionnera encore dans la contrée. Si vous avez le temps, la patience et la chance de croiser la route d'un animal errant, les pièges peuvent être utilisés pour l'attraper en dehors d’un fusil de chasse, et il est toujours sage d'avoir de telles connaissances dans son bagage au cas où.
Un bon endroit pour positionner ce piège (et beaucoup d'autres en fait) est sur un lieu de passage. Vous avez probablement parcouru des centaines d'entre eux si vous avez passé du temps dans les bois.
L'astuce consiste à examiner très bien le sol, et l'on peut voir assez facilement les sentiers pris par les animaux. Placez ce piège dans une courbe sur la piste et couvrez-le autant que possible avec des feuilles pour le camoufler. De chaque côté du piège, érigez des barrières faites de branches mortes, de bâtons et de feuilles que vous disposerez en forme d’entonnoir pour amener le gibier vers le piège.

Il y a deux choses principales à retenir en ce qui concerne ce piège. La première est qu'il faut choisir un arbre qui soit suffisamment élastique pour qu'il se rabatte rapidement dans sa position originelle, actionnant ainsi le piège. Cela peut être difficile à faire, suivant l'environnement dans lequel on se trouve. La deuxième chose à considérer est que la branche soit assez forte pour supporter le genre d'animal que l'on a dans l'idée d'attraper.
Disons que vous voulez prendre une antilope cheval, un sanglier ou un buffle. Dans ce cas, vous feriez mieux de choisir une branche plutôt costaude et vous assurer que le cordage choisi supportera le poids de l'animal - sachant que celui-ci essaiera désespérément de s'enfuir si l'impact de la branche qui fouette n'a pas pris soin de lui assez rapidement.
Assurez-vous aussi que la corde soit attachée à la branche de manière à ce qu'elle ne puisse pas se défaire facilement. Si l'animal parvient à rester sur ses pieds, il va tirer sur la corde. Si celle-ci n'est pas tendue et/ou enroulée autour de quelque chose qui l'empêche de glisser, vous pourriez avoir donné à une gazelle une nouvelle cravate. Cela tuera probablement votre proie, mais plus tard, et vous ne serez plus là pour profiter de ses qualités nutritives, sans compter que vous pourriez perdre votre matériel de piégeage dans l'aventure.
En attendant donc que ces jeunes trouvent d’autres opportunités pour mieux vivre en toute confiance et être à l'abri du besoin et de la peur, les pièges à gibier sont désormais à la mode à Moukoubidi et ses environs.
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo Brazzaville
Créé le 2023-03-03 11:46:36
À quelques heures de la visite du Président français à Brazzaville, les habitants ont vu s'affairer les équipes de nettoyage de la ville, habituellement très discrètes dans les quartiers.

En effet, à quelques heures de l'arrivée d’Emmanuel Macron, des agents de propreté de la ville s'affairaient encore pour faire place nette.

Cependant, dans plusieurs quartiers, la ville ne semble pas se précipiter pour se faire belle afin d’accueillir les illustres invités qui fouleront son sol.
Au contraire, des bacs à ordures et des décharges à ciel ouvert continuent d’être le lot quotidien des habitants de la capitale, malgré les nombreux appels en direction des autorités en charge de la ville.
Si au niveau institutionnel, le Congo est prêt, il est difficile de croire qu’au niveau de la Commune de Brazzaville, les enjeux soient pris à leur juste valeur, tant la ville est loin de refléter la politique environnementale des plus hautes autorités.

Ce vendredi 3 mars 2023, Emmanuel Macron effectuera une visite de travail en République du Congo, à Brazzaville. Il s’y entretiendra avec son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, et ira à la rencontre de la communauté française, qui compte 4300 ressortissants inscrits au registre consulaire au 1er janvier 2023.
Brazzaville occupe une place unique dans l’histoire de la France, de l’Afrique et du monde. Si la France libre est née lors de l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle à Londres, c’est bien Brazzaville qui, par le ralliement du 27 octobre 1940 du gouverneur Félix Eboué, devient le refuge de son honneur et de son indépendance.
Sinon nombreux seraient allemands ou anglais aujourd’hui.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-03 08:47:09
Le Président français, Emmanuel Macron, a affirmé jeudi 2 mars 2023 à Libreville, au Gabon, que l’ère de la « Françafrique » était « révolue » et que la France était désormais un « interlocuteur neutre » sur le continent.
«Cet âge de la Françafrique est bien révolu et j’ai parfois le sentiment que les mentalités n’évoluent pas au même rythme que nous quand je lis, j’entends, je vois qu’on prête encore à la France des intentions qu’elle n’a pas, qu’elle n’a plus », a-t-il dit devant la communauté française.
« On semble encore aussi attendre d’elle des positionnements qu’elle se refuse à prendre, et je l’assume totalement. Au Gabon comme ailleurs, la France est un interlocuteur neutre qui parle à tout le monde et dont le rôle n’est pas d’interférer dans des échanges [sur la] politique intérieure », a-t-il martelé.
Emmanuel Macron avait déjà esquissé lundi dernier dans un discours à Paris la fin du « pré carré » français en Afrique de l’Ouest et appelé à de nouveaux partenariats sur le continent, loin des liens opaques et du soutien aux dirigeants en place hérités de la période coloniale et inhérents à la « Françafrique ».
Mais derrière les beaux mots, les promesses gonflées de figures de style, y a-t-il une once de sincérité chez Emmanuel Macron ? Car au niveau des annonces concrètes, c’est le désert de Gobi.
En effet, le Président français n’a pas annoncé la fermeture des quatre bases militaires permanentes en Afrique (Dakar, Abidjan, Libreville et Djibouti), comme cela avait été un temps envisagé. Macron a simplement promis une réduction d’effectifs dans ces bases, et une plus grande implication des armées africaines. Il n’a également pas fait d’annonce sur les soldats français encore présents au Sahel, qui sont appelés à rester au Niger ou Tchad.
Emmanuel Macron, à peine élu en 2017, affirmait que ce concept appartenait d'ores et déjà au passé, ce que la réalité sur le terrain durant ses cinq années de mandat a néanmoins démenti.
Un discours qui restera sans doute sans lendemains concrets.
« L’Afrique sans la France, c’est une voiture sans chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant », disait Omar Bongo Ondimba.
La France, restée la puissance tutélaire dans ses anciennes colonies, et militairement impliquée au Sahel depuis près de dix ans, apparaît désormais en Afrique comme une puissance illégitime, débordée par la concurrence d'autres influences exogènes (Chine, Russie...).
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-03 08:12:48
Les six chefs d’États présents à cette réunion internationale sur la conservation des forêts, la protection du climat et la biodiversité ont adopté un document baptisé « plan de Libreville ». Mesure phare de ce plan, la création d'un fonds doté d'une enveloppe de 100 millions d'euros.
Le plan de Libreville s'inspire des principales résolutions de la COP27. Les politiques présents au sommet se sont engagés à stopper la déforestation comme solution efficace dans la lutte contre le changement climatique.
« Nous allons mettre 100 millions d'euros additionnels pour les pays qui souhaitent accélérer leur stratégie de protection des réserves vitales de carbone et de biodiversité dans le cadre des partenariats », a déclaré le Président français, Emmanuel Macron.
«La Fondation Walton participera à hauteur de 20 millions d'euros, Conservation international pour 30 millions d'euros et la France met sur la table 50 millions d'euros », a détaillé le Président français.

Ce fonds servira à financer un mécanisme de rémunération des pays exemplaires dans la conservation des forêts et la sauvegarde de leurs stocks vitaux de carbone et de biodiversité, via des « certificats biodiversité ». Ces certificats pourront être échangés avec des États souverains ou avec le secteur privé « au titre de contribution à la protection de la nature », a précisé Emmanuel Macron.
Ce mécanisme répond au « modèle défaillant » du marché carbone qui a « dérivé ces dernières années sur un marché volontaire » et « déprécié le prix du carbone » avec des « phénomènes de greenwashing », a regretté Emmanuel Macron. « Le grand risque, si on s'arrête là, c'est qu'une défiance qui s'installe à l'égard des crédits carbone », a-t-il prévenu.
Les chercheurs de leur côté ont lancé le projet One Forest Vision qui ambitionne de mieux connaître la valeur des trois grands bassins forestiers du monde en les cartographiant dans les prochaines années : la forêt amazonienne, le bassin du Congo et les forêts tropicales d'Asie du Sud-Est.
Pour leur part, les chefs d'entreprises, réunis dans un One Forest Business Forum, ont lancé une initiative qui vise à créer dix millions d'emplois dans les activités liées à la gestion durable des forêts d'ici 2030. Le plan de Libreville est volontariste et met au cœur de toutes ces actions les populations locales qui vivent autour des forêts.
Le Président français a suggéré que le One Forest Summit devienne une rencontre annuelle, soit dans un pays africain soit sur un autre continent pour évaluer les engagements pris et les résultats obtenus.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-03 07:44:45
Le moulin à paroles a fermé sa bouche. Le Président français, Emmanuel Macron qui a foulé le sol gabonais mercredi aux environs de 19 heures n’a fait aucune déclaration publique à son arrivée à l’aéroport international Léon Mba de Libreville encore moins après son dîner avec son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba au palais présidentiel du bord de mer.
Emmanuel Macron brise un long black-out constaté dans les relations entre le Gabon et son ancienne puissance colonisatrice. Aucun président français ne s’est rendu au Gabon depuis l’arrivée au pouvoir d’Ali Bongo Ondimba en août 2009.
Sous Omar Bongo Ondimba, père d’Ali Bongo Ondimba, le Gabon était, par tradition, la première destination africaine de chaque nouveau locataire de l’Elysée.
François Hollande qui a dirigé la France du 15 mai 2012 au 14 mai 2017 n’est pas venu.
Emmanuel Macron, son successeur, n’a pas également effectué le déplacement durant son premier quinquennat. Cette absence a été interprétée par l’opposition et même la société civile comme une bouderie de la France du pouvoir en place à Libreville régulièrement accusé de se maintenir au pouvoir par la fraude électorale.
L’annonce du come-back ou de l’arrivée d’un Président français au Gabon à quelques mois de la prochaine élection présidentielle est perçue par les adversaires du pouvoir de Libreville comme une opportunité pour le dirigeant français d’adouber le Président gabonais, potentiel candidat à sa propre succession.
Les services de la communication du Président français rejettent ces soupçons soutenant que le numéro un français est arrivé au Gabon pour défendre la noble cause des forêts de la planète.
La France et le Gabon co-organisent à Libreville le « One Forest Summit », une rencontre internationale dont le but est de protéger les forêts de l’Amazonie, du Bassin du Congo et de l’Asie du sud est. Le sommet de Libreville a démarré mercredi par une rencontre ministérielle. Il prend fin ce jeudi par la rencontre des chefs d’Etat.
Une dizaine des présidents africains sont attendus dans la capitale gabonaise dont le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso, « le leader écolo visionnaire » pour paraphraser le célébrissime écrivain et chercheur congolais, Michel Innocent Peya.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-02 08:05:55
Des milliers de Congolais ont manifesté, mercredi 1er mars 2023, à Kinshasa contre la venue du président français Emmanuel Macron, en l’accusant de soutenir le Rwanda aux dépens de leur pays.
«Macron assassin, Poutine au secours», scandaient les manifestants, qui se sont rassemblés devant l'Ambassade de France avec quelques banderoles et pancartes disant «Macron parrain de la balkanisation de la RDC», «les Congolais disent non à la politique de la France» ou encore «Macron indésirable en RDC».

La République démocratique du Congo (RDC) accuse son voisin, le Rwanda, de soutenir une rébellion active dans l'est (ce qui a été corroboré par des experts de l'ONU malgré les dénégations de Kigali) et attend de la communauté internationale une condamnation claire de cette «agression».

«Nous sommes ici pour dire non à l'arrivée d'Emmanuel Macron car la France est complice de notre malheur», a déclaré devant les journalistes Josue Bung, du mouvement citoyen «Sang-Lumumba», arborant la coiffure, avec raie sur le côté, du héros de l'indépendance congolaise Patrice Lumumba (1925-1961).
Lundi, Emmanuel Macron avait exposé à Paris sa stratégie africaine pour les prochaines années et, en réponse à une question sur la RDC, affirmé que la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays «ne se discutent pas». Mais «il n'a pas mentionné le Rwanda, qui est notre agresseur», lui ont reproché les manifestants.
Les drapeaux russes signifient «qu'on n'a plus besoin de la France, nous souhaitons collaborer avec des partenaires fiables, comme la Russie ou la Chine», a lancé Bruno Mimbenga, un autre organisateur de la manifestation.
Des congolais de la Diaspora se sont bien lâchés aussi sur les réseaux sociaux.
Un petit échantillon? Tout de suite!

"Sa visite n’est pas importante pour nous... Qu’il reste chez lui," commente Habakuk K. Milambo.
PapyMbela ajoute « la France accordait beaucoup plus d’importance aux pays du Sahel. Maintenant qu’elle est boycottée là-bas, elle veut renforcer ses relations avec la RDC". On sent que ça va chauffer?

"Ce pays qui lui a tout donné ne comptait pas à ses yeux. Premier pays francophone au monde. N’acceptons pas cette hypocrisie ». Les Africains et en l’occurrence les Congolais ont bien compris le jeu. Plus incisif, Victor Adams Jadika lance: « On veut pas de ce type, il est l’un de commanditaire et financier du M23 ... ». Et on débouche sur une autre affaire.
C’est en effet un gros problème. Et Leon Kisinga pose la question: « Macron n’a pas honte? ». Jean Michel Ngenga, explique un peu plus: « Après la sortie du Mali, la Centrafrique, le Niger, le Burkina Fasso, le président Macron en pèlerinage à la rescousse de la francophonie ». Pourquoi pas, c’est une explication plausible. Et que feront donc les Congolais?

Willy Kebeya suggère: « Nous devons rendre son séjour désagréable ». A ce point ? Il faut dire que la réputation du régime macronien le devance. On verra ce qu’on verra en mars prochain.
Le président français va encore une fois crier au complot russe. C'est normal, et plutôt trop facile. Cette France irréprochable, pays des droits de l'Homme et de la liberté de la presse (on vient de le constater avec BFM) subit les attaques de puissances jalouses de ses succès auprès des citoyens africains. Lesquels citoyens lui rendent bien l'amour qu'elle leur porte. Les affaires de coeur ne sont pas discutables.
La RDC sera cette semaine la dernière étape du voyage d'Emmanuel Macron en Afrique centrale, qui le conduira aussi au Gabon pour un sommet sur la forêt, en Angola et au Congo-Brazzaville.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-02 07:34:00
Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso est arrivé à Libreville au Gabon où il prendra part au One Forest Summit, sommet de haut niveau sur la protection des forêts tropicales. Il a été accueilli à sa descente d’avion à l’aéroport Léon Mba par Alain Claude Bilie By Nze, Premier ministre gabonais depuis janvier dernier.

Plusieurs chefs d’États et de gouvernement sont attendus pour la seconde journée de ce sommet, jeudi. Le Français Emmanuel Macron dont l'avion s'est posé mercredi aux environs de 19h à Libreville, mais aussi l’Angolais João Lourenzo et le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra.
C’est au palais présidentiel qu’aura lieu la rencontre entre les chefs d'État. Les travaux seront gérés conjointement par les présidents gabonais et français.
Toutefois, cette réunion est marquée par des absences de taille au vu du sujet abordé : les présidents de la RDC, Félix Tshisekedi, et du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva. Leurs deux pays possèdent le plus de forêts tropicales.
Au menu de ce sommet, la protection des forêts du Bassin du Congo, en Afrique centrale, à cheval sur le Congo-Brazzaville, la RDC, le Cameroun, la Centrafrique, la Guinée équatoriale et le Gabon.
L’idée de cette réunion de haut niveau, confie un des organisateurs, est de commencer les discussions autour de trois facteurs bloquants. Il y a d’abord le manque de connaissance scientifique sur ces forêts. Les spécialistes disent manquer cruellement de marqueurs, de modélisations pour voir l’évolution face aux changements climatiques. Il faut donc financer des programmes scientifiques.
Autre axe de travail : l’absence, aujourd’hui, d’une chaîne de valeur durable. Si on produit du bois responsable, il faut être sûr de le vendre, explique un diplomate qui a participé aux discussions. Il faut donc des entreprises qui s’engagent à l’acheter alors qu’il sera plus cher, ajoute-t-il.
Enfin, et c’est probablement le sujet le plus sensible : les financements carbones. Les forêts du Bassin du Congo sont aujourd’hui celles qui captent le plus de gaz à effet de serre, et les pays veulent monnayer ce rôle. Payer la tonne de CO2 – 3 à 5 dollars – n’a pas de sens, estiment les spécialistes, qui appellent à fixer le prix entre 30 et 50 dollars. Pour la première fois, on se pose la question de la valeur de cette forêt, se réjouit l'un des organisateurs.
« Ces forêts primaires, explique de son côté le ministre français de l’Environnement, Christophe Béchu, ne bénéficient que d’une toute petite partie des crédits verts, des crédits carbones, alors qu’elles rendent un service immense ».
Ce sommet ne convainc pas tout le monde. « On peut en attendre des annonces, mais ce sera toujours que des annonces », explique un militant écologiste présent à Libreville. Il ne faut tout de façon pas s'attendre à de nouvelles décisions. Les organisateurs ont été clairs : c’est dans la suite de la COP biodiversité à Montréal que s’inscrit cette rencontre.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-01 23:15:06
Du 1er au 5 mars 2023, le Président de la République française, sera en déplacement en Afrique centrale avec des étapes au Gabon, en Angola, au Congo et en République démocratique du Congo. Ce 18e déplacement d’Emmanuel Macron en Afrique sera une nouvelle opportunité d’appréhender le continent dans sa complexité et de saisir encore davantage les transformations profondes qui s’y jouent. Le vendredi 3 mars prochain, il se rendra en République du Congo, à Brazzaville. Emmanuel Macron s’y entretiendra avec son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, et ira à la rencontre de la communauté française, qui compte 4300 ressortissants inscrits au registre consulaire au 1er janvier 2023, selon un communiqué de l’Elysée dont une copie est parvenue ce mercredi à notre rédaction parisienne.
Cette rencontre relèvera d’une dimension mémorielle importante puisqu’elle aura lieu à la Case de Gaulle, symbole d’une histoire commune riche, construite après que Brazzaville a été désignée capitale de la France libre, et d’où le Général de Gaulle créa l’Ordre de la Libération en 1940.
Brazzaville occupe une place unique dans l’histoire de la France, de l’Afrique et du monde. Si la France libre est née lors de l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle à Londres, c’est bien Brazzaville qui, par le ralliement du 27 octobre 1940 du gouverneur Félix Eboué, devient le « refuge de notre honneur et de notre indépendance ».
De Brazzaville partira la Colonne Leclerc en 1941 vers Koufra au Tchad [Serment de Koufra du 2 mars 1941] puis vers la Libye mussolinienne, avant de participer à la bataille de Bir Hakeim en 1942.
De Brazzaville est parti l’espoir de la libération, autour duquel se sont agrégées les forces ayant sauvé l’honneur de la France.
Au-delà de Brazzaville, c’est tout le rôle du Congo et de l’Afrique centrale dans la Seconde Guerre mondiale qui sera rappelé.
Emmanuel Macron rendra hommage au courage et à l’engagement d’Africains dans le combat contre l’Allemagne nazie et pour la libération de l’Europe au même titre que les résistants français.
Les historiens estiment que, entre 1940 et 1944, près de 17 000 Africains furent recrutés par la France libre en AEF et au Cameroun. Des milliers ne revinrent jamais chez eux. Alors que l’Ordre de la Libération fut créé ici-même à Brazzaville le 16 novembre 1940, bien peu d’Africains furent élevés au rang de compagnons de la Libération.
Seuls 11 combattants et 5 civils d’Afrique subsaharienne, dont 5 Tchadiens et 3 Centrafricains, y furent admis sur 1 038 compagnons.
Ce déplacement du Président français sera de même l’occasion de saluer les avancées réelles, au service des populations locales, auxquelles la France a pu contribuer : réhabilitation de la route de la Corniche ; drainage des eaux pluviales à Brazzaville ; formation de 600 professionnels de l’action sociale et de 2000 professionnels de la santé ; réhabilitation des infrastructures d’assainissement du CHU de Brazzaville, opérationnalisation de six centres d’éducation, de formation et d’apprentissage, où sont formés 1000 jeunes chaque année.
La France entretient de même des partenariats très dynamiques dans le domaine culturel. Elle a accompagné la préservation et la valorisation du patrimoine mémoriel du Congo, en préparation des 80 ans de « Brazzaville, capitale de la France libre » : sauvegarde numérique des archives de l’AEF, préservation du bâtiment historique qui abrite le Centre de formation et de recherche en art dramatique, création d’une filière archiviste au Congo et conservation des archives audiovisuelles.
Notre coopération se poursuit par la mise à disposition d’expertise en matière de politique nationale des musées.
La France a également accompagné le « Bilili BD Festival » depuis sa création en 2016. Ce festival dont l’édition 2022 a accueilli 8.000 visiteurs dispose aujourd’hui d’un partenariat avec la Cité de la Bande-dessinée et de l’Image d’Angoulême.
Elle contribue au rayonnement de la rumba congolaise, inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis décembre 2021. Les instituts français de Brazzaville et de Pointe Noire organisent chaque année diverses manifestations. La dernière en date, un festival de rumba de deux semaines à Pointe Noire, a été un grand succès.
Le Congo se démarque enfin de par sa tradition littéraire, constituant l’un des plus importants viviers d’écrivains en langue française du continent. Aux côtés d’écrivains largement reconnus tels qu’Alain Mabanckou, émerge aujourd’hui une nouvelle génération d’artistes comme l’écrivain Wilfried N'sondé, les auteurs de théâtre Dieudonné Niangouna, Julien Mabiala Bissila ou encore, le jeune romancier Fann Attiki dont le roman Cave 72 lui a valu d’être lauréat du Prix Voix d’Afrique (éditions JC Lattès et Rfi).
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-01 22:41:32
Plus il vieillit, plus il gagne en classe et élégance. Delvis Salsero Mulongo-Khama alias «Delvis El Salsero » fête ce mercredi 1er mars 2023 son 70e anniversaire. Artiste adulé dans les années 1980 et 1990, il s'est fait plus discret ces dernières années tout en restant toujours « le président de la nation Salsa » et l'une des personnalités préférées des Congolais.
Un artiste qui a dédié sa vie à la chanson. Un homme dont la vie est ponctuée de hauts et de bas. Un battant qui ne lâche rien. Le « Pavarotti africain » célèbre ses 70 ans dans la sobriété ce mercredi à Paris en France, entouré de ses proches.

Qui n'a jamais fredonné ces chansons : «Salsa Africa» qui a d’ailleurs fait le bonheur des discothèques africaines de France et de l’Afrique. Ce morceau lui vaut même le surnom de «Pavarotti africain» pour sa voix qui rappelle celle du ténor italien.
Originaire de Kinshasa, Delvis El Salsero grandit aux rythmes de la rumba congolaise de ses compatriotes (Joseph Kabasélé dit «Le Grand Kallé Jeff, Franco», Tabu Ley) et du Brazzavillois Franklin Boukaka.
Mais celui qui l’a le plus marqué est sans aucun doute le célèbre auteur, compositeur et chanteur kinois, feu Gérard Madiata, pour sa voix de rossignol et ses inflexions multiples…
Que peut-il bien lui rester à accomplir encore aujourd’hui ?
Nous avons l'agréable pressentiment que les prochaines années s'annoncent pleines de surprises et encore beaucoup de tubes.
Après tout Delvis El Salsero qui, comme un bon vin, se bonifie en vieillissant, n'a que 70 ans.
Joyeux anniversaire l’artiste !
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-03-01 10:02:33
Principale cause de décès de pas moins de 12,6 millions de personnes à travers le monde selon de nouvelles estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’insalubrité doit plus que jamais être une préoccupation majeure pour les populations mais aussi pour les autorités. Pour l’heure, ce fléau que l’on rencontre dans tous les quartiers de la capitale congolaise, s’est installé jusque dans les médias publics avec pour principale victime Télé Congo, la télévision nationale.

Les potentiels dangers que présentent l’insalubrité publique à Brazzaville ne finissent plus de soulever des inquiétudes.

Si les grands carrefours et autres zones inaccessibles de la capitale, étaient un temps la cible privilégiée de ce fléau, Télé Congo est aujourd’hui au centre de cette problématique.

Entre amas de détritus, hautes herbes de tous les côtés, la première chaîne de télévision nationale, la vitrine du pays, ressemble aujourd’hui plus à un bidonville qu’à une chaîne de télévision nationale digne de ce nom.
"C’est sans doute pour éviter les effets du réchauffement climatique", a commenté un internaute sur les réseaux sociaux.

Cette situation devrait conduire les autorités à prendre une décision forte, au risque de polluer un peu plus un environnement qui l’est déjà plus que de raison.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-02-28 19:44:26
Un groupe d’hommes se présentant comme des militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/ parti au pouvoir en RDC) se sont introduits dans la résidence de l’artiste congolais, Fally Ipupa dans la commune de Ngaliema à Kinshasa vers 6 heures du matin, selon des sources concordantes. Ils ont éventré une partie de la maison, cassé des vitres et brûlé une voiture…
Fally Ipupa se trouve actuellement à Paris en France, où il a été invité à l’Élysée par le Président français, Emmanuel Macron et à la grande cérémonie du Trophée The Best de la FIFA mardi.

Les motivations de cet acte ignoble et ignominieux ne sont pas connues pour le moment.
La police est intervenue quelques minutes plus tard et a interpellé cinq personnes sur les lieux.
L’UDPS n’a pas encore commenté publiquement cet incident et on ignore si les auteurs présumés agissaient sur ordre du parti ou de leur propre initiative.
Affaire à suivre…
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-02-28 19:17:09
Au Congo-Brazzaville, où trouver un emploi dans la fonction publique ou dans le secteur d'économie moderne privé relève de l'exploit, et où la pauvreté persiste et signe, la gente féminine se lance plus que par le passé dans le système « D » (débrouillardise), au même titre que les hommes, dans la vente à la criée et à la sauvette de certains produits à travers les rues de la capitale congolaise pour subvenir aux besoins de leurs familles.
A Brazzaville principalement, dans les grandes artères de la ville et même dans les marchés, la vente des fruits et légumes est parmi les activités exercées par certaines jeunes filles congolaises.
«C’est depuis un an que je vends les fruits et légumes dans les rues de Brazzaville. Certes je n’ai pas beaucoup de bénéfice, mais au moins cette activité m'aide à subvenir aux besoins de ma petite famille. Au regard de diverses activités auxquelles les gens se livrent dans les quartiers de Brazzaville, je peux dire que tous les moyens sont bons pour vivre dignement », nous a confié Marlène, 22 ans, de nationalité congolaise.
Marlène et ses cris au petit matin
Pendant les premières heures de la journée, la voix de Marlène, se fait déjà entendre malgré différents chants d’oiseaux et des bruits des moteurs des véhicules.
« Avocats, tomates yang’oyo eleki », hurle-t-elle portant sur sa tête une bassine de fruits et légumes.
Elle fait le tour des avenues dès l’aube. Ses cris réveillent les habitants des quartiers exploités : « Moi, je marche partout pour bien vendre donc je ne reste pas sur place ».
Très courageuse, Marlène qui vit à Mfilou dans le 7e arrondissement de Brazzaville, est obligée de crier à tue-tête à longueur des journées pour pouvoir survivre. Elle vit ainsi de la débrouillardise. Elle sait faire le marketing de ses fruits et légumes achetés au marché Total à Bacongo.
Marlène parle de l’article 15, ce fameux article n’ayant figuré dans aucune Constitution du pays. Dans l’entendement du Congolais, « débrouillez-vous » est le contenu de l’article 15. Il autorise à tout citoyen de faire ce qu’il peut selon ses moyens et énergie pour survivre, à défaut de bons boulots que peut offrir un État.
Dans cette ville fascinante, chaotique et envoutante à la fois, chacun essaie de vivre ou de survivre en pratiquant l’article 15 synonyme de débrouillardise.

Vêtue simplement d'un tee-shirt décolleté avec un pagne et une paire de babouches, Marlène parcourt environ quatre arrondissements par jour pour vider sa marchandise.
Des légumes dans les marchés de Brazzaville sont devenus très chers et un peu rares. La population ne peut plus s'en procurer comme elle le voudrait vu le prix. Les légumes sont maintenant un luxe et le prix ou encore la quantité varie selon une vendeuse à l'autre. Pourtant très nécessaire à la santé, les gens de certains quartiers peinent à l'avoir.
«Quand j’achète les fruits et légumes de 10.000 FCFA au marché Total, je peux avoir un bénéfice de 3.000 à 6.000 FCFA parfois rien du tout. Mais je ne baisse jamais les bras, je continue toujours et depuis un an déjà, j’exerce toujours ce commerce», précise Marlène.
Notez que Marlène est mère d’un enfant mais femme célibataire. C’est grâce à ce commerce des fruits et légumes qu’elle arrive à subvenir aux différents besoins de son enfant et de sa famille.
Un exemple à suivre dans un pays où la pauvreté à un visage féminin.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-02-28 18:49:22
Le Président burundais, Évariste Ndayishimiye et son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso, ont réitéré à Brazzaville, « leur attachement ferme à l'initiative africaine de faire taire les armes sur le continent à l'horizon 2030 », selon un communiqué conjoint, publié à la fin de la visite de 48 heures d'Évariste Ndayishimiye au Congo-Brazzaville.
Denis Sassou-N’Guesso et Évariste Ndayishimiye ont encouragé toutes les parties prenantes concernées dans le conflit qui secoue l’Est de la RDC, à résoudre la crise sécuritaire par les moyens pacifiques.
Le président burundais a dit toute sa disponibilité à contribuer au retour de la stabilité dans ce pays.
« Nous sommes tous solidaires pour aider nos frères de la RDC pour retrouver la paix et la sécurité et commencer à œuvrer pour le développement de leur pays », a déclaré Évariste Ndayishimiye.
De son côté, Denis Sassou N’Guesso, concernant toujours la crise qui paralyse l’Est de la RDC, a appelé à la stricte application des différentes résolutions prises à Luanda, Nairobi ou Bujumbura : « Il ne faut pas prendre les résolutions sans les mettre en œuvre. Et, lorsque les résolutions prises sont mises en œuvre avec le soutien des populations, je crois que nous allons atteindre les objectifs. »
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-02-28 08:48:29
Le processus de retrait de la circulation des billets de banque de la gamme 92 (photo) débute dans la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale) le 1er mars 2023, c’est-à-dire dans 48 heures, selon une résolution de la réunion du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac), signée le 7 novembre 2022. À compter de cette date-là, jusqu’au 31 mai 2023, les détenteurs de ces billets pourront les échanger aux guichets des banques et dans les services de la Beac, l’institut d’émission commun aux six pays de la Cemac.
À partir du 1er juin 2023, ces billets ne seront échangés que dans les services de la Beac. Ceci jusqu’au 31 mai 2024, soit durant une période d’un an. Dès le 1er juin 2024, ces billets seront démonétisés, c’est-à-dire qu’ils ne pourront plus être échangés nulle part, parce que désormais non valables dans les transactions économiques.
En clair, à compter du 1er juin 2024, ne seront désormais valables dans la zone Cemac que les billets de banque de la gamme 2002, ainsi que les nouveaux billets officiellement mis en circulation depuis le 15 décembre 2022.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-02-27 17:46:23