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Suite aux comportements indignes de certains congolais de la RDC vivant en République du Congo, Félix Tshisekedi veut ramener un bon climat avec son homologue, Denis Sassou N’Guesso. Voilà ce qui justifie la dépêche d’une délégation des membres du gouvernement Sama à Brazzaville, mardi 18 avril 2023 pour rencontrer les autorités du Congo-Brazzaville.
Celle-ci est constituée du Ministre des actions humanitaires Modeste Mutinga, et du Vice Ministre des affaires étrangères, Crispin Mbadu pour s’enquérir de la situation des congolais vivant dans ce pays.
La délégation de Kinshasa a été reçue par le ministre congolais de l’Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou en présence du ministre délégué à l’Intérieur et celle des affaires sociales.
Il était question pour la délégation de Kinshasa, d’effectuer une visite rapide et spéciale pour s’enquérir des conditions de vie des congolais et transmettre les remerciements de Félix Tshisekedi au Sassou N’Guesso et son Gouvernement pour l’hospitalité accordée aux congolais dont certains ont plus de 35 ans sur le sol congolais.
Il est également question de l’identification de tous les congolais venus dans le cadre de réfugiés pour en déterminer et lister ceux qui manifestent le désir de retourner au pays et ceux qui veulent rester mais en respect des normes congolaises; et enfin présenter les excuses au Gouvernement Congolais pour certains comportements des congolais de la RDC allant jusqu’à violer les lois et règlement de la République du Congo.
La semaine passée, Félix Tshisekedi avait reçu à Kinshasa, un émissaire de Denis Sassou N’Guesso, qui était venu lui remettre une lettre secrète de son homologue du Congo Brazzaville.
Germaine MAPANGA / source : infosdirect.net
Créé le 2023-04-20 21:36:48
Les vindictes populaires prouvent la faiblesse de l’Etat qui doit asseoir son autorité et stopper ces tueries et vindictes populaires. Soupçonnés d’avoir emporté le sac d’une dame mercredi 19 avril 2023, en début de soirée, deux « bébés noirs » ont été ligotés, lynchés et brûlés vifs devant une foule en colère au quartier Nkombo, dans le neuvième arrondissement de Brazzaville.
Créé le 2023-04-20 21:21:50
« Un piano doit être un ami, c’est-à-dire un confident qui essuie nos rages », disait Félix Leclerc, écrivain et chanteur québécois. Ils incarnent les rencontres, les surprises, les instants d’émotions qui vous ont tant manqué durant les mois passés… Après des mois de silence à Paris, la ville lumière, les pianos sont de nouveau disponibles en gare, pour le plus grand bonheur des musiciens en herbe et confirmés, mais aussi des mélomanes.

Alors qu’ils avaient arrêté de résonner au début de la crise sanitaire, les pianos vous attendent dès aujourd’hui à Paris-Nord, Paris Lyon, Montparnasse…pour retrouver la magie de l’instant partagé, ce temps suspendu autour d’un morceau improvisé sur un piano.

Dans le respect des gestes barrières, du gel hydro-alcoolique est à votre disposition en gare avant et après l’utilisation de ce service.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-20 12:43:28
L'urgence dure depuis plusieurs années, mais les pluies diluviennes de ces derniers temps ont encore amplifié le problème, et depuis ces intempéries, la gravité de la situation a été perçue par les habitants du quartier André Jacques (zone située en face des cimetières de Mont-Kamba) dans le quatrième arrondissement Loandjili, à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo.

Avec le réchauffement climatique et l’urbanisation, le quartier André Jacques n’a jamais autant été menacé par l’érosion. Faut-il accepter la situation et s’adapter ou tout faire pour contrer la nature ? Les jérémiades et grincement de dents fusent de partout.

Inondations et glissements de terrains, maisons éventrées, cour d'école au bord du précipice, route principale transformée en ravin : au quartier André Jacques, les habitants assistent impuissants à l'érosion qui engloutit tout sur son passage dans ce quartier de la ville océane, conséquence d'un urbanisme sauvage en République du Congo.

Pour tenter de protéger leur domicile, les riverains construisent des digues en empilant des sacs remplis de sable, dans l'espoir de ralentir l'éboulement.

Ils estiment cependant que "l’État congolais, garant de la chose publique, doit prendre ses responsabilités en urbanisant le quartier".
En attendant, avec le retour des pluies, les habitants disent craindre le pire.
Vivement que la municipalisation additionnelle de Pointe-Noire pense à apporter une solution idoine car les maisons tombent déjà une à une.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-20 12:21:30
Michel Patrick Gamassa, placé à la tête de la liste qu'il conduisait, a été réélu président de l’Ordre national des experts-comptables du Congo le 15 avril dernier à Pointe-Noire, avec 98 % de voix pour un nouveau mandat de trois ans, après celui qui lui avait été confié le 21 décembre 2019.
« C’est à la fois un sentiment de fierté et de responsabilité. Ce n’est qu’un mandat qui m’est confié par mes confrères et je suppose que cette confiance renouvelée de mon mandat témoigne de la réussite de la mission qu’ils m’ont précédemment confiée », a déclaré Michel Patrick Gamassa à l’issue de sa réélection.
Il a par ailleurs, saisi cette occasion pour réitérer les défis qui l’attendent avec sa nouvelle équipe parmi lesquels l’adhésion de l’Onec-C à la Fédération internationale des comptables, l’accompagnement du gouvernement congolais dans les réformes des finances publiques, la digitalisation et le déploiement de la facture électronique.
Dans la perspective de promouvoir ce corps de métier, Michel Partrick Gamassa a invité l’ensemble des membres de l’Onec-C à continuer de garder à l’esprit la qualité de leurs prestations. Afin d’y parvenir, a-t-il précisé, le nouveau bureau ne ménagera aucun effort pour que des formations soient régulièrement organisées. Car, a-t-il insisté, la formation constitue le seul moment permettant de resserrer les liens et améliorer les compétences.
Evoquant les actions menées durant les trois dernières années, Patrick Michel Gamassa a rappelé qu’en dépit des vicissitudes, l’Onec-C créé depuis le 18 novembre 2013 se fixe davantage d'ambitions et des objectifs a atteindre pour d’être une véritable structure d’appui et d’accompagnement des initiatives du gouvernement, principalement du ministère des Finances dans le but de faire avancer l’économie du pays.

Le Conseil de l'ordre national des experts comptables du Congo est composé de neuf (09) membres dont six du bureau à savoir Michel Patrick Gamassa, Serge Alexandre Denguet-Atticky, Brice Voltaire Etou-Obami, Colbert Okinga Eboungou, Roger Mayabel et José Serge Seket, respectivement Président, vice-président, secrétaire général, secrétaire général adjoint, trésorier et trésorier adjoint. Les trois membres du bureau sont Paul Kali Tchiyembi, André Mankenda et Auguste Yolo.
Conformément à ses prérogatives, l’Onec-C est chargé d’assurer le respect des normes professionnelles, du code déontologique et d’éthique; le respect des obligations professionnelles en matière d’établissement, de contrôle et de certification des comptes annuels. Il collabore avec les pouvoirs publics en matière de formation et d’organisation des examens professionnels dans le domaine de la comptabilité ; la promotion de l’exercice libéral et de la profession de comptable.

Le renouvèlement du bureau du Conseil de l’Ordre des experts comptables du Congo (Onec-C) a été placé sous le patronage de Henri Loundou, commissaire du gouvernement auprès de l’Onec-C, une structure sous tutelle du Ministère des Finances.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-20 11:00:58
Au Congo, la route fait peur. Inimaginables, ces accidents sur les routes congolaises, ces derniers temps. Certains graves, dans bien de cas, avec morts d'hommes. Ou moins graves. D’autres mineurs. Avec le recul, on réalise que le réseau routier congolais n’a profondément pas changé, comparé à celui d’hier, sous l’occupation française, en matière de sécurité de la circulation. Il est aussi périlleux que sous l’ère coloniale.
Les sinistres se succèdent à un rythme inquiétant. Et l’on s’interroge si le Ministère des Transports et, par extension, l'ensemble des services publics, en charge de la règlementation et de la sécurité routières jouent pleinement leur rôle.
Il ressort nettement de ces accidents que de nombreux facteurs y contribuent, de près ou de loin. Sans hiérarchiser les risques desdits facteurs, on relève d’abord l’état des chaussées qui se dégradent, sur certains tronçons. Viennent ensuite le volume de la circulation, né du net accroissement de l’activité des transports et l’ouverture, ces dernières années, de nouvelles routes qui relient les départements du pays. Enfin, une vitesse de circulation inadaptée à laquelle s'ajoutent l’environnement routier et la météorologie du climat équatorial.
Au-dessus de toutes ces causes, la soi-disant expérience des conducteurs de véhicules, ainsi que leurs comportements et leur état physique.
Pourtant, la plupart des accidents sur le réseau routier congolais sont classables dans la catégorie des sinistres évitables. Ce qui épargnerait les dégâts humains et matériels.
Les Congolais, au volant de véhicules, quel que soit leur statut social, surtout sur les routes de campagne, sont connus pour être susceptibles de prendre des risques. Ils sont en quête de sensations fortes, en roulant, très vite.

La consommation d’alcool aidant, des fois. Il existe des cas de chauffeurs qui se comparent à d’autres pour battre des records de vitesse. S’estimant plus performants. Une croyance individuelle, bien répandue, en milieu de conducteurs, fait que des automobilistes se considèrent comme moins exposés aux risques d’accident qu’autrui.
Certains se prennent pour des invulnérables, car disent-ils, couverts par un véhicule solide et doté de moyens efficaces de freinage et de protection.
D’autres chauffeurs jurent, par tous les dieux, qu’ils sont compétents, prudents, pouvant conduire sans le moindre danger. Ils se disent en mesure d’éviter tout péril, quelle qu’en soit la circonstance ou la nature.
Une assurance de soi, à la limite béate, plus ou moins intense, selon les automobilistes, leur histoire personnelle et leur vécu de conducteur.
Malgré la cascade des accidents sur les routes congolaises, très peu de conducteurs en tirent les leçons. Et la série noire continue.
Ces derniers temps, sur les parcours que réalise La Société Océan Du Nord, des accidents mortels ont été signalés. N'en est pas à son premier sinistre Océan du Nord, basée à Mikalou, avenue de la Tsiémé à Brazzaville. Une société qui s'attire une nombreuse clientèle en raison de ses tarifs de promotion sur l'ensemble de son réseau.
Et pourtant, que de voix se sont déjà élevées contre les dégâts causés par cette compagnie. Et pas une seule fois, en acte éducatif, Océan Du Nord ne s'est vue retirer sa licence d'exploitation, même pour une durée limitée. Histoire d'avertir les conducteurs pour qu'ils se réadaptent au mieux.
La lutte contre l’insécurité routière devrait être une des priorités du Gouvernement congolais. Le renforcement des sanctions, le développement d'une politique d’éducation et de prévention du risque routier au bénéfice de l’ensemble des usagers de la route pourraient en être une piste. Ce à quoi s’adjoindraient l’application rigoureuse des règles de conduite, une amélioration technique des véhicules, celle des infrastructures routières et le changement positif des comportements des conducteurs de véhicules.
Éduquer les conducteurs à la prudence pour développer en eux, la valeur prudence. Les automobilistes devant passer d’une logique de conduite à celle de se conduire correctement sur la route.
La route cause des morts. Les Congolais en savent quelque chose. Les cimetières du Congo sont garnis de ces milliers de passagers, innocents, poussés à la mort par des conducteurs irresponsables d'engins.
"La vie est un bien qui ne se reprend pas. Aucun homme ne peut la faire revenir, dès qu'en s'exhalant elle a franchi les lèvres" disait Homère.
Nous voudrions d'un Congo fort. D'un Congo avec un Etat juste, aux Institutions solides. Un Etat qui protège ses Citoyens.
Ouabari Mariotti / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-20 10:01:41
Cette rencontre a eu lieu le 18 avril 2023 dans la salle de réunions de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) à Brazzaville, sous les auspices de la Commissaire et membre du Bureau de la CNDH, Mme Yvette Marie Yolande Ambendet-Mbeto et du Conseiller du ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Education Civique, de la Formation Qualifiante et de l’Emploi, M. Séraphin Okoko, des hommes de Dieu et des partenaires sociaux.
Dans son mot de circonstance, Mme la Commissaire et membre du Bureau de la CNDH (Commission Nationale des Droits de l’Homme) a remercié les hommes de Dieu, qui ne se sont pas lassés pour encadrer ses jeunes désorientés d’hier. Qui, aujourd’hui accepte d’être récupéré au sein de la société. Certes, hier appelés ’’bébés noirs ou ‘’’kuluna’’, ils désirent aujourd’hui commencer une nouvelle vie.
« Nous nous sommes retrouvés afin d’échanger, pour rassurer la jeunesse, parce que, elle n’est nullement perdue. Et comme dit la maxime : ’’la jeunesse, c’est l’avenir de demain’’. Nous leur avons dit que Dieu ne les a point abandonnés, il a un plan merveilleux pour eux. Le Gouvernement également, a prévu un plan pour eux, parce que, le Chef de l’Etat avait dit dans un de ces messages que se sont nos enfants, on ne peut pas les laisser de côté. C’est pour ça, qu’il a organisé un plan, réunir les conditions en créant les centres d’insertion pour ces enfants. Parce qu’il n’est pas encore trop tard, on peut encore les récupérer », a-t-elle affirmé avec espoir.
Paraphrasant une parole de la Bible, Mme Ambendet-Mbeto s’est appesantie sur le livre de Ecclésiaste : « vaut mieux la fin d’une chose que son commencement » puis de conclure par la pensée de Jean-Jacques Rousseau « L’homme nait bon par nature, mais, c’est la société qui le corrompt ».
Le représentant du ministre, Séraphin Okoko de son côté, s’exprimant en langue vernaculaire, Lingala, dans une pédagogie qui lui est propre, a d’abord remercié les hommes de Dieu (Pasteures ou Pasteurs et Imams), pour les efforts consentis, afin de ramener ses jeunes sur le droit chemin. Il a aussi rappelé qu’en plus de lui-même qui représente son Ministère, il y a également les représentants Ministère des Affaires Sociales et celui du Haut-Commissariat à la Réinsertion.

Ensuite, s’adressant aux anciens ’’bébés noirs’’ ou ’’Kuluna’’, M. Okoko a fait un témoignage d’un détenu de la Maison d’arrêt, d’au moins quinze (15) ans seulement et qui en avait marre des conditions de détention, qui regrettait ce fait. Ce dernier avait donc juré de ne plus recommencer.
« C’est ce que vous aussi avez décidé d’y renoncer et de se repentir et se convertir », a-t-il conseillé.
Dans quelques mois, le processus sera mise en œuvre a dit M. Okoko.
« Le premier centre qui va démarrer est celui de Aubeville, à 14 kilomètre de Madingou. Cependant, étant donné que la réfection dudit centre nécessite une longue durée des travaux. C’est ainsi, nous allons apprêter un centre provisoire à côté du stade de Madingou, à Nsatou-Meya, où nous vous logerons un temps soi peu », a-t-il indiqué.
Signalons que le premier contingent sera de 160 personnes et dès la fin des travaux d’Aubeville, il y aura 300 et quelques personnes.
D’autres centres seront également construits à Etsendé, dans le district d’Oyo et Bokagnia à makoua. Les trois premiers mois seront axés sur la formation civique et citoyenne.
Pourquoi cette formation, s’est-t-il interrogé. « C’est pour vous inculquer le vivre-ensemble, la discipline et l’ordre dans la vie en société », a expliqué le Représentant du Ministère en charge de la jeunesse.
VALDA SAINT-VAL/ Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-20 09:32:52
Cinquante (50) sages-femmes des différentes maternités et Centres de Santé Intégrés (CSI) de Brazzaville ont pris part à l’atelier de formation ouvert le 17 avril 2023 à l’auditorium de l’hôpital spécialisé mère-enfant Blanche Gomes de Brazzaville.
Après Pointe-Noire, le tour revient à Brazzaville d’abriter cette session de formation des sages-femmes, pour promouvoir l’hygiène hospitalière.
Cette session de formation, organisé grâce à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en présence du conseiller à la santé du ministre de la Santé, le docteur Antoine Loussambou, du représentant de Monsieur le Représentant de l’OMS, le docteur Guy-Michel Mbemba, du directeur du programme national de Lutte contre les Infections Nosocomiales, le docteur Raphaël Taty et du directeur de l’hôpital Blanche Gomes, le Professeur Mabiala-Babela.
Cet atelier a pour but, d’améliorer les performances en matière de santé de la reproduction et de la Prévention et Contrôle d’Infection. Venues du Centre Hospitalier et Universitaire (CHU), de l’hôpital des Armées Pierre Mobengo, de l’hôpital de Référence de Talangaï, de l’hôpital de Base Makélékélé, celui de Bacongo, de l’hôpital Sino-Congolais de Mfilou et des différents Centres de Santé Intégrés (CSI) de la ville capitale, ces participantes ont jusqu’au 19 avril 2023 pour l’apprentissage.

Prenant la parole en premier, le docteur Guy-Michel Mbemba, au nom du Représentant de l’OMS, a exprimé sa joie et a dit que c’était pour lui un privilège de prendre la parole à cette occasion plus qu’imposante. A propos de la Prévention et le Contrôle de l’Infection (PCI), le docteur Mbemba a dit en substance que : « l’une des leçons tirer de la gestion du Coronavirus, est que la majorité ses sages-femmes et d’autres prestataires exerçant dans le service de maternité n’avaient pas été préparés à assurer des soins de qualité en se protégeant des patientes. C’est pour cette raison que cet atelier est organisé », a-t-il précisé.
« Les participantes vont bénéficier d’un renforcement des connaissances sur l’importance de la PCI dans le système de santé, les faiblesses et les défis rencontrés. Ils vont suffisamment s’approprier le concept PCI et que leur adhésion sera parfaite », a relevé le docteur Antoine Loussambou dans son allocution de circonstance.
« Par ailleurs, un des grands enjeux des dernières années pour la santé des populations du Congo est la lutte contre les infections nosocomiales ou infections associées aux soins. Le Gouvernement en a fait une de ses priorités, de même que la mise en place des mesures, pour espérer des progrès remarquables », a ajouté le représentant du ministre.
Il a de fait lancé un appel à tous les partenaires au développement, à apporter leur précieux appui et leur bonnes expériences à la réussite de ce processus déjà engagé. Il s’agit de pallier à cette situation des maladies dites à potentiel épidémique, c’est-à-dire, qui se transmettent facilement et qui ont une morbidité à grande échelle.
Cette session de formation est venue à point nommé pour inculquer des nouvelles bases de connaissances aux sages-femmes et aux gynécologues.
Après Pointe-Noire et Brazzaville, les autres départements du pays vont également bénéficier de cette formation en matière de santé de la reproduction, notamment de la Prévention et Contrôle d’infection (PCI).
Valda SAINT-VAL/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-19 06:44:57
Une maison à étage en construction, en diagonale de la Maison-commune de Bacongo à Brazzaville, s’est effondrée, entraînant dans sa chute deux habitations voisines.
L’immeuble de quatre niveaux, situé sur l’avenue des Trois francs, en diagonale de la commune de Bacongo s’est effondré tel un château de cartes, avec fracas, soulevant un nuage de poussière.
Selon les secours, trois personnes seraient coincées sous les décombres.
Les sapeurs pompiers appuyés par des engins lourds tentaient de déblayer les gravats afin d’accéder aux victimes.
Les riverains du lieu sinistre ont également formé une chaine de solidarité, pour enlever les gravats qui peuvent l’être à mains d’hommes.
D’autres s’affairaient à casser la dalle, afin d’accéder aux personnes ensevelies sous les décombres.
À signaler qu'en s'écroulant, l'immeuble a emporté deux maisons mitoyennes de plains-pieds. Le corps sans vie d'une dame âgée a été extrait de l'une d'elle.
Le ministre de l’Intérieur, le commandant des Forces de police, le commandant de la gendarmerie nationale, le maire de Brazzaville et l’administrateur-maire de Bacongo ont effectué une descente sur les lieux pour toucher du doigt la réalité.
Le constat quasi unanime des témoins sur place fait état de la qualité friable du béton, cassé sans réel efforts par les sauveteurs. C’est sans doute cette fragilité de l’ensemble de la structure sur laquelle reposaient les étages supérieurs qui aura fait se dérober l’immeuble.
Cela pose le problème des matériaux de construction certifiés sur le marché congolais, mais dont la qualité s’est fortement dépréciée, notamment le fer à béton dit de fabrication locale, qui a perdu non seulement en ductilité, mais aussi en section.
Sans compter que certains ouvriers véreux qui ne respectent pas les normes édictées par l’architecte, réduisent les dosages en ciment, voire en gravier pour le béton ou le mortier, ou que les ferrailleurs réduisent le nombre de fers des structures métaliques.
Le différentiel dégagé est souvent vendu aux riverains du chantier. Tout y passe. Le ciment, le gravier, les planches, le fer à béton, le fil d’attache, même les clous.
Les quantités de ciment et gravier vendus sont compensées en volume par le sable, avec les conséquences que l’on sait.
L’enquête devra déterminer les causes de ce sinistre et définir les responsabilités des uns et des autres.
Entretemps, une course contre la montre est engagée, pour retrouver des survivants sous les décombres.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-18 13:19:06
Il y a 13 ans, disparaissait Nguila Moungounga Nkombo. En ce 13ème anniversaire, Ouabari Mariotti évoque, dans sa rubrique Congo Brazzaville Terre des Légendes, le souvenir de cet homme politique dont le seul idéal de vie était le Congo. Voici le texte intégral.
« Congo Brazzaville Terre des Légendes. Déjà 13 ans, le 14 avril 2023. 13 ans. Parce qu’il nous a quittés, le 14 avril 2010, dans un hôpital parisien.
Lui, c’est l’ancien Ministre des Finances du Président Pascal Lissouba. M.Nguila Moungounga Kombo.
King Georges, je l’appelais, pour marquer l’envergure politique qui le caractérisait, aussi bien dans son pays, le Congo Brazzaville, qu’à l’extérieur. (…)
Nguila Moungounga Kombo était un dur.
Un homme de convictions, à l’esprit en mouvement qui savait défendre les causes justes.
Il croyait fermement aux vertus partagées.
Avec la capacité de se remettre en cause dans l’intérêt commun.
Attaché aux principes pour ne pas se perdre en conjectures.
Là bas à l’éternel infini, que Nguila Moungounga Kombo repose en paix.
À sa famille, particulièrement son épouse Asso et ses enfants, ses parents dont son frère Lucien Boukoro, je renouvelle ici ma solidarité.
Dieu, lumière vivante, est seule éternelle.
Tout passe.
Paris 14 avril 2023
Ouabari Mariotti »
Créé le 2023-04-17 19:57:30
5 morts et plusieurs blessés, tel est le bilan encore provisoire de l’accident du bus ‘’Océan du Nord’’ survenu dimanche à quelques encablures de la localité de Ngo, sur la nationale 2. Parti de Brazzaville, le bus avait Ouesso comme destination finale.
5 personnes sont décédées, parmi lesquelles le chauffeur du bus, dans un accident de la route, dimanche 16 avril vers 11 heures, à environ 5 kilomètres de la localité de Ngo, entre les villages Chicago et Impan.
Le bus de la société ‘’Océan du Nord’’ a fait une sortie de route puis s’est renversé sur le côté.

Même si l’on ignore les circonstances de l’accident, les témoignages des rescapés font état d’un excès de vitesse du chauffeur, que beaucoup avaient dénoncé, avant que ne surviennent la catastrophe.
Les images de l’accident, diffusées sur les réseaux sociaux montraient des corps enchevêtrés dans de la ferraille, ou des blessés aux membres broyés.
Alors que le mois de mars s’achevait avec un accident, le 30 mars à Kingoyi sur la nationale 1 faisant 1 mort pour le bus de la société ‘’Océan du Nord’’ qui s’était renversé entre Mindouli et Kinkembo, voici qu’un autre bus de la même société est accidenté pour la même raison, à savoir l’excès de vitesse.
Pour de nombreux congolais, ‘’Océan du Nord’’ est plutôt devenu ‘’Océan de la mort’’, tant cette société détient la palme des accidents sur les routes congolaises et même celle ayant occasionné le nombre de décès par accidents le plus élevé, sans évoquer les blessés qui doivent déjà se compter par centaines, depuis son entrée en exploitation du trafic routier.
C’est à se demander, de quel type d’assurance dispose cette société, tant le nombre croissant d’accidents et surtout leur fréquence, induirait un véritable manque à gagner pour l’assureur ou même pour la société dont les avocats prendraient carrément un lit au tribunal, pour plaider sans discontinuer, lors des procès impliquant la société pénalement responsable, dont ils défendent les intérêts. Reste à savoir si les victimes, morts ou blessés et même les rescapés psychologiquement traumatisés de tous ces accidents, sont indemnisées.
D’autres part, avec le malus qui affecterait cette société très accidentogène, pas une seule compagnie d’assurance n’accepterait de l’assurer, ou que sa prime serait carrément hors de prix, car le nombre élevé d’accidents dénote d’un certain laisser-aller, sinon d'un amateurisme, dans le recrutement des chauffeurs qui à l’évidence, ne maîtriseraient pas le b-a-ba de la conduite des autocars.
Il est à noter que les statistiques de l’accidentologie montrent que 75% des accidents sont du fait du conducteur, 20% de l’état du véhicule et 5% de l’état de la route. Ce qui montre bien que les accidents à répétition dont se rend responsable la société ‘’Océan du Nord’’, sont avant tout d’origine humaine.
Et si d’aventure les recrutements des chauffeurs se faisaient en total irrespect des règles, il va s’est dire que pour les responsables de cette société, il s’agit d’une mise en danger manifeste, de la vie d’autrui, notamment celle des voyageurs qui faute d’autres moyens de locomotions, prennent le bus, en priant tous les dieux, qu’ils arriveront à destination.
Peut-être que le ministère des Transports devrait se pencher sur cette question, en initiant une réelle évaluation des chauffeurs d’autobus et une certification de leurs aptitudes qui avons-le, demeurent douteuses pour beaucoup d’entre eux.
Au moins, la société ‘’Océan du Nord’’ peut se complaire de ce qu'elle a un parc automobile bien fourni, car avec toute cette casse qui rend indisponible un nombre non négligeable de matériel roulant, elle continue de rouler, encore et puis encore.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-17 15:56:10
Le Ministre d’État, Pierre Mabiala, Ministre des Affaires Foncières et du Domaine Public, chargé des Relations avec le parlement a présidé du vendredi 14 au dimanche 16 avril, la session de reconnaissance des terres coutumières des familles, dans le département du Kouilou. Cette session rejoint les dispositions de la loi fixant les règles d’acquisition des terres et terrains. Il s'est agit d'une véritable appropriation des textes par les populations détentrices des terres coutumières.
En application de la loi 21-2018 du 13 juin 2018, fixant les règles d’occupation et d’acquisition des terres et terrains, les terres coutumières sont désormais reconnues par l’État, qui délivre un procès verbal de reconnaissance de ces terres, assorti d’un plan de délimitation de celle-ci.
Au cours de la session du Kouilou, 42 familles ont présenté en vue de certification, leurs dossiers d’occupation de terres coutumières à la Commission Nationale de Reconnaissance des Terres Coutumière présidée par le Ministre d’État Pierre Mabiala.
Les 42 dossiers relèvent de l’ensemble des 5 districts du département du Kouilou, à raison de 10 pour Hinda, 21 pour Loango, 7 pour Madingo-Kayes, 3 pour Mvouti et 1 dossier pour le district de Nzambi.
À l’ouverture de la session, le préfet du Kouilou Paul Adam Dibouilou a dans son mot de circonstance, loué l’action du gouvernement ainsi que le Chef de l’État Denis Sassou N’Guesso, pour avoir mis sur pied les lois sur la règlementation foncière, à travers la certification des terres coutumières, dont le manque de cadre juridique approprié était naguère source de litiges entre familles, engendrant parfois des violences.

Ouvrant la session proprement dite, le Ministre Pierre Mabiala a procédé à la vérification de présences et de qualités. Puis il a été engagé l’examen des dossiers de reconnaissance des terres coutumières des familles, à travers les 42 dossiers jugés recevables.
Un dossier a été ajourné, du fait de l’absence de la famille concernée.
Chaque famille inscrite au rôle de la session a justifié de ses terres aux moyens des documents certifiés, avant validation.

Outre les 42 dossiers certifiés, 39 dossiers ont été rejetés ou ajournés en raison du manque de clarté de ceux-ci. Soit une superposition avec le domaine de l’État, ou encore un chevauchement avec une autre famille. Au final, seuls deux dossiers ont été validés.
Le travail préparatoire avait été fait en amont par les propriétaires des terres coutumières et la direction départementale des Affaires foncières du Kouilou.
Signalons que ces sessions qui se poursuivront dans d’autres départements, ont été permises par l’arrêté numéro 3084, portant publication du rôle général et convocation des sessions ordinaires de la commission nationale de reconnaissance des terres coutumières, pris par le Ministre d’État Pierre Mabiala, en date du 4 avril 2023.
Après le Kouilou, le tour est revenu au département de Pointe-Noire, dont la session s’est ouverte le lundi 17 avril.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-17 13:34:57
Le lancement officiel de la campagne de célébration du 75e anniversaire de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a eu lieu le 14 avril 2023 au Radisson Blu-Mbamou palace hôtel de Brazzaville. La cérémonie s’est déroulée sous le haut patronage du ministre congolais de la Santé et de la Population Gilbert Mokoki, en présence du Représentant de l’OMS au Congo, le docteur Lucien Alexis Manga, de Mme la Conseiller à la Santé du Chef de l’État congolais, des collaborateurs du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, et de Chris Mburu, coordonnateur du système des Nation-unies au Congo. Le thème retenu cette année est : « La santé pour tous ». Un thème autour duquel une conférence de presse conjointe a été donnée par le ministre congolais de la Santé et le Représentant de l’OMS.
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril de chaque année, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la République du Congo ont procédé au lancement des festivités marquant les 75 années au service de l’amélioration de la santé publique.
C’est sous le signe de la franche collaboration de la coopération perpétuelle entre l’OMS et le Congo que se déroulent ces activités.

De prime abord, il y a eu une projection cinématographique sur l’admission du Congo à l’OMS avec le président Fulbert Youlou et l’installation du Bureau régional de l’OMS-Afrique à la cité de l’OMS, de l’autre côté du Djoué. Des images faisant foi de la bonne collaboration qui règne jusqu’à aujourd’hui, avec le Président Denis Sassou Nguesso, qui a fait de la Santé son cheval de bataille.

Ce 75e anniversaire de l’Organisation, est l’occasion de revenir sur les avancées en matière de santé publique qui ont contribué à améliorer la qualité de vie des populations. C’est aussi l’occasion d’appeler à l’action pour relever les défis qui se poseront demain en matière de santé.
Dans son discours, le ministre Gilbert Mokoki a rappelé les objectifs majeurs de cette institution sanitaire : « Notre Organisation Mondiale de la santé poursuit sa mission, à savoir : promouvoir le meilleur état de santé possible pour tout être humain. Dans ce sens, au cours des Assemblées mondiales et des Comités régionaux, l’OMS adopte des résolutions et des stratégies pour rendre accessible et de façon équitable les soins de santé », a-t-il rappelé.

« Nonobstant cette volonté et le travail subséquent, force est de constater que le monde est loin de l’atteinte de cet idéal. Et ce, pour plusieurs facteurs limitants ; dont les principaux sont l’insuffisance des ressources et les crises humanitaires », a déploré le ministre.
D’autre part, pour Gilbert Mokoki, le thème « la santé pour tous » retenu pour cette année 2023, rappelle à chacun des 47 États membres, la nécessité de faire un bilan, de concevoir des mécanismes et des politiques de santé, afin que chaque habitant puisse accéder aux soins de santé sans verser dans des dépenses énormes qui l’enfonce dans la pauvreté.
Aussi, le ministre Gilbert Mokoki a t-il décrit et démontré la parfaite collaboration qui existe et perdure, entre la République du Congo et l’OMS. « Pour la République du Congo, pays qui abrite le Bureau régional de l’OMS en Afrique, les politiques sanitaires conçues par le Gouvernement sont en parfaite cohésion et les nombreux engagements pris ».
La volonté du Gouvernement du pays, sous l’impulsion du Président de la République Denis Sassou Nguesso est d’atteindre les cibles de l’ODD3-2030, objectif lié à l’instauration de la couverture santé universelle.
Quant au représentant de l’OMS, sa vision est d’avoir un Bureau où toutes les initiatives sont contextualisées, où les hommes et les femmes ont une autonomie de propositions et d’actions, dans un environnement de travail à l’abri du stress, des comportements et pratiques à risques, y compris les violences basées sur le genre.

À propos des pandémies qui secouent le monde, tel que le VIH/SIDA, le Dr. Lucien Alexis Manga défini que « seul l’OMS, de par son mandat, était capable de mobiliser tous les pays du monde et toutes les ressources qu’il fallait, pour atteindre son objectif de mettre les ARV (Anti-Retro-Viraux) à disposition de trois millions de personnes en moins de deux ans. Le but ultime était de permettre à terme que toute personne infectée partout au monde, puisse à moindre coût, se faire tester et accéder au traitement. 20 ans plus tard, nous pouvons dire et avec une grande fierté, que ce but à pratiquement été atteint. C’est cela l’Organisation Mondiale de la santé », s’est-il réjouit.
Signalons que la cérémonie a été clôturée par une conférence de presse conjointe devant la presse nationale et internationale. Conférence de presse au cours de laquelle les deux interlocuteurs ont abordé les problèmes de la collaboration, de la coopération, du rôle et de la mission, des apports des uns et des autres.
Valda SAINT-VAL/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-15 20:34:48
L’atelier de validation sur les deux annuaires statistiques 2018-2019 et 2019-2020 a pris fin le jeudi, 13 avril 2023 à Brazzaville. Le MEPPSA a ainsi validé les annuaires statistiques des années scolaires 2018-2019 et 2019-2020 et a décidé d’introduire une ligne budgétaire relative à la collecte des données statistiques.
À l'issue des travaux, les experts de la Banque mondiale et les participants du ministère ont fait des recommandations dont celle, de créer une ligne budgétaire relative à la collecte des données statistiques.
Pour Régine Tchicaya Oboa, cinq (5) jours durant, les participants ont ainsi appréhendé le travail accompli en amont par les experts dans la production des deux annuaires. De ce fait, elle les a remerciés.

« Au nom du ministre Jean-Luc Mouthou, je voudrais rappeler les efforts que ne cessent de déployer nos partenaires techniques et financiers pour la consolidation du SIGE dans les Ministères en charge de l’éducation. Qu’il nous soit ainsi permis, de remercier les Représentants de la Banque mondiale qui nous ont accompagnés dans la production des deux annuaires statistiques, qui viennent d’être validé », a-t-elle déclaré.
Régine Tchicaya Oboa a de fait salué l’implication personnelle de Calixte Kolyardo, coordonnateur du PRAASED, M. Calixte Kolyardo, pour l’organisation de cet atelier et pour les efforts d’accompagnement que cette institution ne cesse de déployer pour le développement du système éducatif congolais.

« Nous continuons toujours à compter sur vos appuis techniques et financiers, aux côtés d’autres partenaires engagés dans la même voie, afin de doter notre pays d’un appareil statistique performant », a rassuré Mme la directrice de cabinet.
Pour aboutir donc à cette performance, les participants, venus de tous les départements du pays, ont ainsi fait preuve d’assiduité, d’expertise et de détermination à propos des documents soumis à eux, afin de leur amélioration.

Afin de permettre à la direction des études et de la planification de produire de manière régulière les annuaires statistiques, les participants ont formulé à l’endroit du MEPPSA, et de la Banque mondiale, des recommandations ci-après : au MEPPSA, d’insérer la ligne budgétaire relative à la collecte des données statistiques ; à la Banque mondiale, de pérenniser l’appui multidimensionnel dans la production des annuaires statistique.
Valda SAINT-VAL/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-15 15:25:22
La Fédération des Organisations des femmes Entrepreneures d’Afrique Centrale, section Congo (FOFE-AC-CG) a organisé, le 12 avril 2023, dans la salle de conférence de la Banque Sino-congolaise pour l’Afrique (BSCA Banque) à Brazzaville, la cérémonie de remise des certificats de fin de formation aux femmes entrepreneures ayant participé à la session de formation tenue du 27 au 29 mars dernier, dans le domaine digital ou du numérique, notamment en : E-commerce ou E-business et en Webmaster.
La cérémonie a eu lieu sous le patronage du ministre des Postes et de l’économie numérique, représenté par son directeur de cabinet, Jean-Marie Nianga, des participantes de la dernière session de formation, les présidents des associations partenaires, de Madame le point focal genre et numérique au cabinet du ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Cindy Gamassa, du président du Réseau des Jeunes Entrepreneures du Congo (RJEC) Audin Ndongo et de M.Ugain Kaya et d’autres partenaires.
La présidente de la FOFE-AC-CG, Mme Carine Ibombo a de prime abord,remercié les braves femmes entrepreneures, pour leur abnégation et leur esprit de responsabilité active et agissante.
« La formation des femmes entrepreneures constitue indubitablement un évènement qui a tenu toutes ses promesses, et nous pouvons légitimement nous en féliciter.La principale promesse tenue est celle de pouvoir transmettre la connaissance aux femmes qui ont pris part à cette session sur certains métiers du commerce en ligne et quelques connaissances concernant l’utilisation des certains outils de mise en ligne des articles dans les sites web et les applications numériques. Elles étaient au total cinquante femmes le premier jour qui ont pris part à notre session de formation organisée à l’occasion de la journée internationale des droits de femmes, et in fine, 24 femmes dont moi-même qui sommes restées en lice. Nous avons tenu jusqu'à la fin de cette formation qui avait une fréquence frénétique sans discontinuer », s’est-elle félicité.

Pour Madame Carine Ibombo, chaque année, de nombreuses formations innovantes et de nouveaux métiers se créent. Ces métiers poussent le commun des mortels essentiellement les jeunes à se projeter dans le monde du digital en découvrant d’autres options et d’autres opportunités.Tel est le cas de ces femmes qui ont découvert les bases du E-commerce, du E-business et du Webmaster à travers la formation qui leur a été donnée. Les femmes entrepreneures ont ainsi été formées par M. Christ Lando, diplômé en HTML, féru en informatique de gestion, enseignant à l’EAD et de langage de formatage de texte à l’Université Concordia de Montréal.
« Au cours de cette cérémonie, nous allons procéder à la remise des attestations d’assiduité à toutes les femmes ayant participé à cette formation et des certificats de participation aux 24 femmes qui ont suivi la formation complète en E-commerce, E-business et en Web master. Nous les félicitons pour leur promptitude, leur assiduité et leur courage, pour leur disponibilité et la confiance qu’elles ont placée en nous afin de s’imprégner des bienfaits de cette formation », a-t-elle ajouté.

En effet, le numérique qui est devenu un outil ou un domaine capital, permet aujourd’hui d'embrasser une carrière d'avenir, il touche toutes les branches d'activité. Avoir une large connaissance des métiers du numérique c’est briser le déséquilibre intellectuel et la fracture numérique. Le Digital est au cœur de nos sociétés. Par conséquent, le digital peut être assimilé à la vie.
« C’est pourquoi, les femmes, qui représentent la moitié de l’Humanité, doivent saisir les opportunités qu’offre le secteur des technologies de l'information (IT en sigle) afin de prendre leur place dans ce ’’monde de demain’’, de plus en plus exigeant », a précisé la présidente de la FOFE-AC, section Congo.
C’est ainsi que, lors de son dernier recensement en 2017, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a démontré que, dans les métiers du numérique, les femmes ne représentaient que 23% de l’ensemble des salariés. Plus précisément, leur part s’élève à 24% pour les métiers de l’expertise et du conseil mais les statistiques tombent à 9% pour ceux des infrastructures et des services, et 17% pour les métiers du développement et de la programmation. En 2019, le secteur rencontrait encore des difficultés à attirer les femmes. Suite à cela, Mme Carine Ibombo ose espérer que, en cette année 2023, ces chiffres seront élevés et que les tabous seront brisés.
« Par cette formation de 3 jours, nous avons voulu susciter l’envie et le goût à ces femmes entrepreneures pour qu’elles puissent utiliser ou de tâter le terrain des métiers du numérique », a-t-elle souhaité.
Pour Mme Ibombo, comme on dit souvent, « ’’le numérique est qualifié comme le pétrole du 21esiècle’’ et les "majors" ont pour noms : Google, Amazon, Facebook ou Apple, les fameux GAFA, ces géants du numérique qui ont mis leurs tentacules dans tous les secteurs de la vie aujourd’hui, mais aussi Cisco ou Salesforce en ce qui concerne l’Europe.Quant à la Chine les "majors" sont : Alibaba, Weibo, Huawei ou Xiaomi. Mais ici en Afrique ou mieux au Congo, jusque-là c’est presque le chaos. N’ayons pas de crainte à le dire », a-t-elle fait remarquer.
« Nous espérons qu’avec les jeunes femmes comme Cyndi Gamassa et Serémamabikas ainsi que les autres startuppeuses et pourquoi pas vous les dames déjà formées de la FOFE aux métiers du numérique, nous aurons demain les majors du numérique comme ’’le pétrole du 21e siècle’’ », a apprécié Mme Ibombo.

Par ailleurs, Mme Cindy Gamassa, Point focal FOFE-Congo, estime que, c’est un honneur et un vrai bonheur pour elle, d’être parmi les récipiendaires des certificats pour couronner les efforts d’intégration à la sphère digitale en quête d’une meilleure qualité non seulement de communication mais surtout, de vie.
« Oui! De plus en plus de femme manifestent de l’intérêt pour la participation active et concrète au développement de leur pays. Celui-ci se manifeste par la formation, enjeux prioritaire de la jeunesse et des femmes africaines pour l’atteinte des ODD (Objectifs pour le Développement Durable) sur le continent pour que personne ne soit laissé en marge. Dans le cas de notre pays, La République du Congo s’est dotée d’une Politique Nationale Genre, centrée sur : la réduction des inégalités des sexes; l’autonomisation socio-économique des femmes par la formation à l’entrepreneuriat féminin; l’appui à la mise en œuvre des activités génératrices de revenus etc. d’un programme national de promotion du leadership féminin en politique et dans la vie publique pour la période 2017-2021 et d’un Plan National de Développement (PND) 2018-2022 renouvelé dans le PND 2022-2026. Mais la volonté politique seule ne suffit. Il faut que les femmes congolaises elle mêmes se réveillent et prennent connaissance de leurs droits aux ressources économiques, établissent leurs besoins d’accès à internet et se dote de connaissances de maîtrise des équipements numériques pour que nous nous fassions d’avantage remarquer et par conséquent écouter », a-t-elle attiré l’attention des femmes entrepreneures.
« Ne dit-on pas qu’éduquer une femme revient à éduquer une nation ? Le e-commerce, en anglais e-business, ainsi que les bases du métier de webmaster constituent aujourd’hui le socle essentiel de ces connaissances dans l’ère actuelle, pour l’atteinte de l’indépendance financière. Chacune d’entre vous ayant participé à cette formation a saisi l’importance de son impact sur cette organisation ainsi que l’impact sur les associations, qui les constituent. En effet, être consciente de son rôle et participation individuelle dans l’avancement des grandes causes est la raison de ma présence devant vous », a expliqué et souligné Mme le point focal FOFE-Congo.
Au cours de cette allocution, Mme Cindy Gamassa a fait un témoignage plus que poignant !
« Je suis rentrée au Congo en 2020 pour entreprendre avec une stratégie digitale propulsée par la crise covid. Dans un temps où personne ne pouvait mettre le pied hors de sa demeure, j’ai utilisé une opportunité pour créer mon entreprise en communication digitale. C’est grâce aux formations gratuites en ligne que j’ai pu apprendre et par ma volonté que je me suis battue pour plus d’opportunités. Je me suis présentéeà tous les salons du numérique, bradant mes services pour atteindre des objectifs jusqu’à en arriver ou j’en suis. Désormais appréciée à ma juste valeur, je souhaite que les autres femmes embrassent pleinement leurs capacités pour qu’elles aussi dans leurs secteurs d’activités. Mais ce que nous recherchons c’est arriver à convertir l’entrepreneuriat informel et que la contribution des femmes soit quantifiable », a-t-elle déclaré.
Elle a ensuite exhorté les femmes entrepreneurs à plus d’engagement, de détermination et de persévérance.
« Ce que je fais, vous pouvez le faire. Je vous encourage donc une nouvelle fois à vous former selon vos compétences et objectifs. Mesdames soyez pragmatiques, optimisez votre temps, atteler vous a la tache de vous assurer une stabilité financière et par cette voie un avenir meilleur nonobstant votre âge et le début de votre histoire. Rappelez-vous que ce qui importe c’est la fin », a conclu Mme Gamassa.
A son tour, M. Jean-Marie Nianga, directeur de cabinet a salué l’initiative combien salvatrice pour les femmes qui se lancent dans l’entrepreneuriat dans notre pays. Il a également remercié et, a rendu un hommage mérité aux organisateurs, pour la pertinence de cette formation, qui conduira davantage les femmes, à la formalisation de leurs activités professionnelles. Il a donc, au nom du minister des Postes, des Télécommunications et de l’EconomieNumérique, clos les travaux de la masterclass de la Fédération des organisations des femmes entrepreneures.
Ainsi, vingt-quatre femmes entrepreneures ont reçu leurs certificats de formation à l’issue d’une session de formation au métier du numérique.
A cette occasion, deux protocoles d’accord ont été signé : d’une part, entre la FOFE-Congo, représentée par sa présidente, Mme Carine Ibombo et le RJEC (Réseau des Jeunes Entrepreneurs du Congo), représenté par M. Audin Ndongo ; d’autre part, entre la FOFE, section Congo l’ONG Eveil d’Afrique, représentée par une de ces membress.
En sommes, la présidente de FOFE, Mme Carine Ibombo a, dans la foulée annoncé la tenue prochaine à Brazzaville, d’une grande retrouvaille des femmes entrepreneures de l’Afrique centrale.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-14 20:21:55
Le ministre congolais de l'Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, a foulé ce jeudi matin le sol de la ville de Mossendjo dans le département du Niari (sud) pour le lancement officiel des travaux de réhabilitation et d'agrandissement de l'école nationale des eaux et forêts (ENEF) en centre des métiers du bois de Mossendjo.
On rappelle que l’école nationale des eaux et forêts (ENEF) de Mossendjo est la seule école nationale qui est spécialisée en foresterie dans le domaine de la conservation de la faune sauvage et floristique, l’exploitation forestière et l’industrie du bois.
Elle a pour mission de former les cadres moyens ou agents techniques principaux (ATP) des eaux et forêts au niveau national servant dans l’administration forestière et dans le secteur privé.
L’ENEF de Mossendjo propose des formations techniques de niveau pré-bac : Agent Technique Principal (ATP). Et des Brevets Techniques Forestiers avec trois options :
• Exploitation forestière ;
• Environnement et aménagement forestier ;
• Industrie du bois.
L’ENEF de Mossendjo propose également des formations modulaires : technique d’inventaire forestier ; abattage à faible impact ; affûtage ; et pépiniériste.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-13 13:12:08
La brique en terre cuite est toujours au meilleur de sa forme à Dolisie dans le département du Niari (sud). La brique rouge s'invite d’ailleurs dans tous les quartiers de la capitale de l’or vert. Une brique qui s’inscrit depuis la nuit des temps dans une démarche d’économie circulaire favorisant le circuit court et l’emploi local.
Ludovic sue à grosses gouttes sous une chaleur torride. A 17 ans, la boue jusqu'aux genoux dans ses vêtements troués, il confectionne des briques en terre cuite dans la capitale départementale du Niari, Dolisie, comme des dizaines d'autres enfants de la troisième ville du Congo.
Ils travaillent sur un grand terrain près du quartier Tahiti. Pas un arbre pour trouver un peu d'ombre. Le souffle de l'harmattan n'apporte qu'une légère brise au climat de la ville préfecture du Niari.
Ludovic, dont nous ne livrons que le prénom pour préserver son anonymat, malaxe avec ses pieds de la terre argileuse, mélangée à de l'eau. Il en remplit ensuite des moules. Un travail harassant pour son corps malingre.
« J'ai mal au dos à force de travailler ici », lâche-t-il, sans se détourner de sa tâche. Un an qu'il fait des briques. Pour six heures de labeur par jour, il gagne environ 2000 francs CFA.
« Mais je n'ai pas le choix, je dois subvenir à mes besoins », plaide-t-il.
Il vit dans une maison de fortune dans un quartier tout proche et travaille six jours par semaine.
Un peu plus loin, Germain, 16 ans, s'affaire au transport des briques. Malgré un buste chétif sur des jambes rachitiques, il porte chaque fois jusqu'à quatre briques, pas loin de 12 kilos.
« Je gagne environ 500 francs par jour, je viens ici juste après l'école », assure-t-il, à bout de souffle.
D'autres enfants à peine plus âgés, en haillons, font les mêmes allers-retours, payés par le propriétaire pour transporter les briques du lieu de fabrication à celui de vente.
Là, des centaines de piles de briques en terre cuite s'amoncellent.
Ces dernières années, le commerce des briques en terre cuite s'est accru considérablement, avec la flambée du prix du ciment. Les fabriques ont essaimé dans toute la ville de Dolisie.
Selon les estimations, l'activité économique au Congo aurait augmenté de 1,5 % en 2022, après la contraction de 2,2 % enregistrée en 2021. Le taux de croissance économique en 2022 n'a pas été assez fort pour faire baisser le taux de pauvreté. La part de la population (5,7 millions d’habitants, dont 47 % sont âgés de moins de 18 ans) vivant sous le seuil international d'extrême pauvreté a légèrement augmenté de 52,0 % en 2021 à 52,5 % en 2022.
Le Congo-Brazzaville a ratifié des conventions internationales qui prohibent le travail des enfants de moins de 14 ans mais. En raison des difficultés économiques, beaucoup de familles sont contraintes de laisser leurs enfants travailler dans des conditions de travail "très dures", de "longues heures" et des "bas salaires".
La figure couverte de boue, les vêtements poussiéreux, Jonas, 16 ans, répète inlassablement les mêmes gestes pour malaxer terre et eau avec une pelle. Depuis ses 15 ans... « J'ai mal aux bras à force », avoue-t-il au milieu d'une fosse. « Je gagne environ 1000 francs par jour, mais je donne tout à ma mère pour qu'elle puisse nous nourrir, mes frères et moi », poursuit-il.
Mais la brique en terre cuite fait vivre ou survivre aussi des adultes
« Je réussis à en faire 250 par jour pour 125 FCFA l’unité, ce qui me permet de gagner un peu d'argent, même si ce n'est pas suffisant pour vivre », souffle Mesmin, 40 ans, instituteur pendant une partie de la journée.
Rodrigue, fine barbiche du haut de ses 30 ans, fait figure de vétéran dans cette fabrique-là: il a commencé à travailler en 2015.
« Evidemment que c'est dur, mais comment je fais pour manger si je ne fais pas cela ? », assène-t-il, fataliste, à proximité d'un four dégageant une chaleur étouffante et une odeur âcre qui irrite la gorge.
« Comme mes parents n'ont pas les moyens, ils m'ont forcé à venir ici pour ramener de l'argent », poursuit-il.
Rodrigue exhibe ses deux mains, balafrées. « On se blesse régulièrement ». Le jeune homme, qui suit en parallèle des études pour devenir mécanicien, gagne environ 12.500 francs CFA, chaque semaine, qu'il reverse intégralement à ses parents.
« Depuis que je travaille ici, je vois de plus en plus d'enfants venir faire des briques, c'est vraiment compliqué pour tout le monde », déplore-t-il.
Près d’un jeune actif sur cinq de 18-40 ans est au chômage. Cela fait plus de 20 ans que le taux de chômage des jeunes se situe à un niveau très élevé à Dolisie.
Des générations dont toute la carrière s’est déroulée sur fond de chômage approchent aujourd’hui de l’âge de la retraite. Avec des conséquences plus graves pour les moins qualifiés dont l’insertion dans l’emploi durable est plus longue.
On aurait tort de minimiser le chômage des plus âgés. Depuis la fermeture de SOCOBOIS, la société congolaise des bois, la capitale de l’or vert a enregistré davantage de chômeurs parmi les plus de 50 ans.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-13 12:51:07
Il suffit de passer devant le siège de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) à Bangui, pour se rendre compte de cette triste réalité. Des drapeaux, symboles des Etats membres (Cameroun, République de Centrafrique, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad) placés à l’entrée de cette organisation internationale flottent au rythme du vent. Seulement, ces derniers sont tous déchirés et décolorés, sans que personne ne s’en inquiète. Une drôle de manière d’accueillir les visiteurs !
Pour beaucoup, cette scène pour le moins honteuse, serait à l’image du fonctionnement des pays membres de la CEMAC regroupant plusieurs pays d'Afrique centrale, créée pour prendre le relais de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC).
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-13 10:27:17
Le représentant régional de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Afrique centrale, Arslen Boumemra, a annoncé la tenue à Libreville au Gabon du 12 au 14 avril de la réunion de l’équipe interdisciplinaire du bureau sous régional en Afrique centrale. Cette rencontre connue sous le sigle MDT se veut un espace d’échanges et de réflexions sur les thématiques prioritaires pour booster le développement agricole et la gestion durable des ressources naturelles en vue de rendre les systèmes alimentaires plus efficients, inclusifs, résilients et durables en Afrique centrale. Concrètement, il est question de passer en revue les principales réalisations communes, les défis et difficultés en vue d’apporter des mesures correctives et de suggérer des solutions pertinentes dans la perspective d’atteindre l’objectif « Faim zéro » d’ici 2030.
Le thème retenu cette année est : « financements innovants et verts : opportunités, défis et perspectives pour le développement des systèmes alimentaires inclusifs, résilients et durables en Afrique centrale ».
La réunion poursuit plusieurs objectifs. Il s’agit entre autres d’échanger sur les financements verts et innovants et les options qu’ils offrent pour appuyer les pays d’Afrique centrale à développer des systèmes alimentaires inclusifs, résilients et durables ; sur la mise en œuvre du nouveau cadre programmatique de la FAO en Afrique centrale à travers les activités des bureaux FAO ; sur les enjeux, opportunités, défis et synergies pour la mise en œuvre des réformes FAO dans les bureaux sous régionaux et la collaboration avec les bureaux pays.
Les participants devront également réfléchir et convenir des solutions sur les options de mobilisation des financements et de développement de nouveaux programmes régionaux intégrateurs (couvrant plusieurs champs thématiques).
La 15e réunion de l’équipe multidisciplinaire de Libreville rassemblera les représentants de la FAO, les parties prenantes des gouvernements des pays d’Afrique centrale, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), les délégués des partenaires techniques et financiers, les représentants des organisations d’agri-preneurs des chaines de valeur agricoles, du secteur privé et des organisations de la société civile œuvrant dans le cadre du mandat de la FAO ainsi que tous les autres acteurs intervenants dans l’appui au développement agricole et rural.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-13 09:55:56
L’encours des titres publics émis par les pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale) sur le marché de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) a connu une augmentation de 606,4 milliards de FCFA (12,9% en valeur relative) entre janvier 2022 et janvier 2023.
Selon les données révélées par la Cellule de règlement et de conservation des titres (CRCT) de la banque centrale, cet encours est passé de 4 708,3 milliards de FCFA au 31 janvier 2022, à 5 314,7 milliards de FCFA un an plus tard.
Cette hausse, qui témoigne d’une demande plus accrue des financements par les États, survient alors que, souligne la CRCT, l’intérêt des investisseurs pour les différentes opérations s’est quelque amenuisé. En effet, alors qu’à fin 2022 le taux de couverture de la demande des émetteurs des titres était de 88,9% en moyenne, il est descendu à seulement 76,8% à fin janvier 2023, correspondant à une baisse de 121 points de base.
À côté de ce léger refroidissement des investisseurs pour les titres publics, la CRCT révèle également une baisse des coûts des obligations du Trésor assimilables (OTA), partant d’une moyenne de 8,04% à seulement 7,66% au cours des deux périodes. Cette baisse des taux d’intérêt sur les OTA, qui sont des titres publics dont la maturité est supérieure à un an, est cependant compensée par une hausse de la rémunération des bons du Trésor assimilables (BTA), qui sont des titres publics de court terme.
Sur cette catégorie de titres, apprend-on en effet, le taux d’intérêt moyen est passé de 5,3% à 5,6% au cours de la période sous revue, contraignant ainsi les États à délier davantage les cordons de leurs bourses pour obtenir des financements permettant de gérer leurs déficits de trésorerie.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-04-13 09:39:22