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Le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, s’est entretenu mardi 14 janvier 2025, à Brazzaville, avec le secrétaire du Saint-Siège chargé des relations avec les Etats et les organisations internationales, Mgr Paul Richard Gallagher, sur divers sujets liés au renforcement de la coopération entre le Congo et le Vatican.
Les deux personnalités ont parlé également de la commission mixte chargée d’évaluer l’application de la mise en œuvre de l’accord-cadre entre la République du Congo et le Vatican, la canonisation du cardinal Emile Biayenda, et la création d’un nouveau cardinal en République du Congo.

Dans le processus de mise en œuvre de l’accord-cadre entre le Congo et le Saint-Siège, une commission mixte de suivi a été mise en place. Signé en 2017, à l’occasion de la visite du secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin, l’accord-cadre entre le Saint-Siège et la République du Congo est entré en vigueur en 2019.

Concernant la canonisation du cardinal Emile Biayenda et la création d’un nouveau cardinal en République du Congo, Mgr Paul Richard Gallagher a expliqué que c’est une question complètement réservée au Saint-Père.

La visite de Mgr Paul-Richard Gallagher à Brazzaville survient après la rencontre en novembre 2024 entre le Président congolais, Denis Sassou- N’Guesso et le Pape François, ayant mis en lumière des enjeux globaux tels que la paix, la sécurité et la préservation de l’environnement, en particulier dans le cadre de la Décennie mondiale d’afforestation.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo réalisée par la presse présidentielle.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-01-15 14:22:47
La circulation automobile dans nos villes n’est pas une mince affaire. Entre voieries nécessitant une mise à niveau en profondeur et comportements empreints d’incivilité ou d’irresponsabilité, les usagers «corrects» de la voie se retrouvent pris entre le marteau et l’enclume à Brazzaville, la capitale congolaise.
La ville de Brazzaville avec un nombre toujours grandissant de véhicules, est un exemple édifiant en termes d’anarchie sur la voie : taxis motos et conducteurs de taxis roulant là où ça leur chante, ne respectant ni feux de stop ni sens interdit, garant leurs véhicules n’importe où et n’importe comment. Les exemples ne manquent pas, suscitant un ras-le-bol général.
Cependant, le capharnaüm qui caractérise la circulation n’est pas le propre de la capitale congolaise. C’est une mentalité, un comportement structurel qui existe dans toutes les villes du pays, quelle que soit leur taille.
La ville de Brazzaville se trouve confrontée à moult problèmes liés à la circulation routière et aux parkings qui font défaut dans cette ville capitale. Ces problèmes se posent pratiquement tous les jours et surtout aux heures de pointe.

Des milliers de voitures et d’autocars qui bloquent la circulation à plusieurs niveaux de la ville.
Ainsi, au niveau des marchés de la capitale congolaise, souvent pris d’assaut par les milliers de personnes pour faire leurs courses, il n’y a qu’un petit parking parfois de moins de 50 places. Dans le centre-ville qui connaît des embouteillages énormes, on ne compte aussi moins de parkings de plus de 100 places.
Les points noirs qui enregistrent des embouteillages et des difficultés de circulation lors des pics d’affluence sont les giratoires au niveau du centre-ville, Moungali, Poto-Poto, avenue Maya-Maya...
Conduire à Brazzaville est considéré comme un véritable parcours du combattant. Les embouteillages et les télescopages ne se comptent plus et les altercations entre conducteurs sont devenues monnaie courante.
Certaines mauvaises langues comparent la circulation à Brazzaville à une scène foraine de voitures tamponneuses. L’incivisme grandissant n’en est pas l’unique cause.

À cet égard, les artères et rues de la ville n’arrivent plus à accueillir le nombre croissant de véhicules. L’expansion urbaine et l’attractivité économique ont exercé une forte pression sur le réseau routier de Brazzaville. D’un autre côté, trouver une place pour stationner relève désormais de l’exploit, notamment durant les horaires de travail.
En effet, l’ex capitale de la France libre souffre d’un manque criant de parkings et des voix s’élèvent appelant à la création d’espaces de stationnement. Des efforts importants ont certes été consentis en vue de soulager cette situation insoutenable. De nouveaux axes routiers ont été créés et d’autres ont été élargis. Des panneaux et des feux de signalisation, dernière génération, ont été mis en place. Il a été procédé, par ailleurs, à la création de nouvelles voies de contournement.
Cependant, la situation reste préoccupante.
À signaler, à cet effet, que les ronds-points giratoires présentent aux heures de pointe un spectacle de désolation, avec des véhicules qui s’imbriquent à cause de certains conducteurs qui ne veulent pas céder le passage par entêtement ou par égoïsme.
La police de circulation fait de son mieux pour pallier cette situation, mais comme dit l’adage, «Chassez le naturel, il revient au galop».
Certains chauffards dont le respect du Code de la route est le dernier des soucis, oublient que la conduite est à la fois un art et un comportement civique.
Piétons sous l’épée de Damoclès
À Brazzaville, les piétons souffrent le martyre à cause de l’occupation illégale des trottoirs par certains propriétaires de bistrots, restaurants et autres commerces, ainsi que par le rétrécissement et l’inadaptabilité de plusieurs passages-piétons.
Le vaillant passant désarçonné n’a d’autre alternative que de quitter l’accotement et de marcher sur la chaussée, à ses risques et périls, à proximité de véhicules et taxis motos circulant à vive allure.
Faut-il rappeler que la majorité des victimes des accidents de la circulation sont des piétons ?
Capharnaüm sur la chaussée
Les problèmes de la circulation dans la ville de Brazzaville se multiplient d’une année à l’autre. La situation est devenue alarmante et rien n’est pris en considération pour que la circulation soit aisée, garantissant la sécurité des piétons et des taxis motos, et évitant le ralentissement et l’encombrement du trafic.
Des éléments primordiaux sont à respecter tels que la largeur des rues, l’état des chaussées et des trottoirs, la vitesse, la signalisation lumineuse, etc.
En fonction de ces éléments, des solutions doivent être apportées, à savoir la création de sens uniques, l’interdiction de tourner soit à gauche soit à droite, l’attribution de couloirs de circulation aux véhicules de transport en commun et des passages réservés aux piétons. À cela, s’ajoute le stationnement des véhicules. L’interdire reviendrait à paralyser la vie de certaines rues et même des quartiers.
La création de parkings à proximité des établissements scolaires, des hôpitaux, des centres commerciaux, des administrations…est vitale. Le stationnement le long des trottoirs dans certaines parties de la ville doit être examiné et autorisé pendant un temps limité.
Actuellement, on ne sait plus quoi faire, les trottoirs sont occupés par les différents commerces, une grande partie de la chaussée est envahie par les piétons, les deux roues circulent dans tous les sens sans aucun respect des règles de la circulation. Les utilisateurs de bicyclettes et de vélomoteurs se faufilent partout, ignorant les feux de stop et les plaques de signalisation et circulant même sur les trottoirs.
Certains commerces, notamment les marchands ambulants qui occupent tous les espaces, ne se contentent plus des trottoirs, mais ils étalent leurs marchandises sur la chaussée même, en interdisant le stationnement, malgré la création d’un bon nombre de marchés pilotes où ils peuvent exercer.
Il est temps de se pencher sur ce problème épineux, car il ne suffit pas d’installer le maximum de plaques de signalisation pour pénaliser uniquement les utilisateurs des véhicules, mais d’offrir à ces derniers un environnement adéquat en passant dans un premier temps par l’état de la chaussée, des trottoirs et des installations des feux de signalisation et d’éclairage public, de poser soigneusement les couvercles des regards, d’organiser des campagnes de sensibilisation.
Ces goulots d’étranglement, dus à la croissance démographique et à l’augmentation du parc auto, constituent une cause d’impatience, de stress et de désagréments, doublés d’une perte non négligeable de temps, tant les conducteurs que pour les piétons.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-15 10:48:29
Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a procédé à un léger réaménagement du gouvernement, le 11 janvier 2025, en renouvelant sa confiance à Anatole Collinet Makosso, en qualité de Premier ministre, Chef du gouvernement.
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Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-14 14:48:07
Réputés, certes, pour la variété des denrées alimentaires qu'on y trouve et leurs coûts abordables, ces marchés célèbres croulent sous le poids de l'insalubrité dans plusieurs quartiers de Brazzaville.
Du poisson frais et fumé, de la viande, des légumes et fruits, etc., toutes ces denrées alimentaires destinées à la vente sont étalées à même le sol dans les marchés et le long de la chaussée sans aucune mesure d’hygiène.

Un gros caniveau à ciel ouvert, transformé en dépotoir, dans lequel baignent des ordures de toutes sortes empêchant les eaux usées de se frayer un passage.
Un sol terreux détrempé par les pluies qui s’abattent régulièrement sur la ville de Brazzaville, des émanations infectes des eaux d’égouts ainsi que des déchets ménagers qui jonchent le sol.

C’est dans ce décor insalubre que les vendeuses et commerçantes exposent leurs marchandises dans plusieurs marchés de la capitale congolaise.
Le trottoir, colonisé par les commerçants, contraint les piétons à marcher sur la chaussée courant le risque de se faire renverser par des véhicules.
Pendant la saison des pluies, ces marchés prennent les allures d’une mare d’eau boueuse. Et il pose un problème sanitaire à la population, surtout aux commerçants et aux clients.

C’est en se pinçant le nez que la plupart des clients viennent y faire leurs emplettes.
Résignés, les commerçants de ces marchés des rues vendent leurs produits sans le moindre respect des conditions et normes d’hygiène dans un inquiétant ballet des essaims de mouches qui se posent sur les denrées alimentaires.

« Nous n’avons pas choisi l’insalubrité, mais nous sommes obligés de vendre dans cet environnement insalubre et plein d’immondices. Nous souffrons énormément. Mais je fais ce sacrifice afin de prendre en charge mes enfants. Nous sommes exposés à tous les dangers. Je lutte dans la saleté pour me faire une place dans la société. Pendant la saison des pluies, l’état de ce marché est encore plus grave. Vous constatez que certains parmi nous ont mis des bottes. C’est pénible. Nos étals sont dans la boue. Mais qu’est-ce qu’on peut bien faire ? Les magasins coûtent cher dans les autres communes. Et même quand le marché est bien construit, les cautions sont élevées. Il faut aussi compter les taxes municipales. Chaque soir quand je rentre à la maison, j’asperge un peu d’eau de javel dans mon eau de bain. C’est sûr qu’en le faisant, je suis à l’abri des maladies », explique dame Justine, commerçante des safous, installée au marché Mouhoumi avenue des étages depuis quelques années.

A côté d’elle, Virginie, vendeuse de poisson, commercialise sa marchandise dans une bouette. Les règles élémentaires d’hygiène sont complètement ignorées.
Ce mardi 14 janvier 2025, en notre présence, en voulant servir un client, le poisson s’échappe de l’étal par inadvertance et se retrouve dans la boue. Elle le retire et le plonge dans un seau d’eau.

Elle affirme aussi vendre dans ces conditions insalubres parce qu’elle n’a pas le choix.
«Si je ne viens pas me débrouiller ici, comment je vais m’occuper de mes enfants ? Je paie la taxe chaque fois que des agents se présentent devant mon étalage, mais aucun assainissement du lieu et ils nous laissent vendre dans la saleté sans inquiétude. Quand il pleut, c’est la catastrophe. En plus, rien ne marche. Je vends difficilement deux cartons de poissons. Est-ce qu’avec cet argent je peux m’installer dans un bon marché ? Que l’État nous vienne en aide », plaide-t-elle la gorge nouée.
Non loin d’elle, Augustin, vendeur des pains, justifie sa présence en ces lieux par le même motif. Le manque de moyens financiers, le coût des étalages excessivement élevé dans les marchés bien construits, les cautions élevées, etc.

« Nous sommes installés ici parce qu’on n’a pas les moyens pour louer des magasins appropriés. Nous nous débrouillons ici en attente d’une meilleure situation financière. Pour l’instant, on se bat dans ce marché pour trouver de quoi se nourrir. En plus de l’insalubrité, on est exposé aux accidents de la route parce que le marché occupe presque la chaussée. Mais on ne compte pas rester ici définitivement. C’est notre vie qui est en danger. Souvent, il y a des embouteillages qui occasionnent des accidents. L’espace que nous occupons n’est pas le meilleur endroit pour mener notre activité. Mais nous n’avons pas le choix », confie-t-il.
Toutefois, ces marchés attirent de nombreux brazzavillois qui viennent s’approvisionner en denrées alimentaires telles que le manioc, la banane plantain, les légumes, le poisson, etc.
Les riverains doivent cravacher dans cet enfer boueux quand il pleut. Un véritable patinage artistique qui impose que chaque riverain s’arme d’une paire de chaussures de secours.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-14 14:00:49
Le célèbre catcheur congolais, Edingwe Moto na Ngenge, est décédé le lundi 13 janvier 2025 au Maroc, où il recevait des soins pour un cancer. Il y sera resté un mois, jour pour jour.
Malade depuis plusieurs mois, Edingwe Mapima Paul, de son vrai nom, avait pourtant démenti à plusieurs reprises les rumeurs sur sa disparition.
Encore récemment, il était apparu sur les réseaux sociaux, alité dans un hôpital, entouré de son épouse Amisi. Mais son état de santé s’était finalement brutalement aggravé, nécessitant son évacuation d’urgence au Maroc.
Le Gouvernement de la RDC, à travers le ministère des Sports et Loisirs, avait évacué en urgence Edingwe au Maroc, pour une meilleure prise en charge depuis le jeudi 12 décembre 2024.

« Une fois rétabli, Edingwe sera honoré par l'État congolais à travers l'organisation de son jubilé d'or au cours d'une cérémonie combinée à un festival de catch en gestion », avait annoncé le ministère des Sports et Loisirs. Malgré ces efforts, Edingwe n’a pas survécu.
Pour Didier Budimbu, ministre congolais des Sports et Loisirs, le décès d'Edingwe, véritable icône du catch congolais, est une perte immense, non seulement pour le pays, mais aussi pour tous ceux qui ont été touchés par sa passion et son charisme.
« C'est avec un cœur lourd et une profonde mélancolie que j'annonce le départ d'Edingwe Moto Na Ngenge, une véritable icône du catch congolais. Sa force sur le ring était égalée seulement par la chaleur de son esprit. Chaque instant passé à le voir évoluer restera gravé dans nos mémoires, comme une lumière qui s'éteint trop tôt. En tant que ministre des Sports et Loisirs, je ressens une perte immense, non seulement pour notre pays, mais pour tous ceux qui ont été touchés par sa passion et son charisme », a écrit Didier Budimbu, sur son compte X.
Figure emblématique du catch en République Démocratique du Congo, Edingwe était apprécié pour ses performances spectaculaires sur le ring, et surtout pour la démonstration supposée ou avérée des miracles avec des fétiches.

Véritable légende vivante, Edingwe laisse derrière lui un immense vide dans le monde sportif de la RDC, notamment celui du catch et parmi ses nombreux fans.
Surnommé “Moto na ngenge”, soit “Feu follet” en lingala, le catcheur s’était imposé comme l’une des figures incontournables de cette discipline très populaire dans le pays.

Doté d’une agilité et d’une force de frappe hors-normes, Edingwe avait marqué des générations de fans avec ses prouesses techniques et son charisme hors-norme sur les rings. Au fil des années, il était devenu l’un des ambassadeurs les plus influents du catch congolais, contribuant à sa notoriété à l’international.
Sa disparition soudaine plonge l’ensemble de la communauté sportive de la RDC dans une immense tristesse. “C’est une grande perte pour le catch congolais. Edingwe était une véritable figure emblématique, une source d’inspiration pour tous les jeunes athlètes”, a notamment réagi la Fédération congolaise de lutte.
Edingwe Mapima Paul, s’était également imposé comme une personnalité populaire et respectée dans son pays.

Son engagement auprès des plus démunis et son charisme naturel en avaient fait une véritable icône au-delà des frontières du catch.
Edingwe est décédé le lundi 13 janvier à l’âge de 73 ans.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo Brazzaville
Créé le 2025-01-14 12:19:34
Ce dimanche 12 janvier 2025, un bus de la société Trans Bony Voyages parti de Pointe-Noire à 8h00 pour Brazzaville, avec 63 passagers à bord, est tombé en panne à Pika à 7 km de Madingou dans la Bouenza (sud). Cause de la panne, trois goujons sur six cassés.
Catastrophe évitée de justesse par le chauffeur. C'est grâce à la dextérité des gendarmes qui se sont aperçus de la panne, ont suivi rapidement le bus et ont alerté le chauffeur qui ne pouvait pas s'en rendre compte.

Conscient de la gravité de la situation, le chauffeur a appelé tous les passagers à quitter immédiatement le véhicule.
Les 63 « naufragés de la route » qui n'ont pas été pris en charge, attendent un éventuel bus de substitution dépêché par la société.
Au Congo-Brazzaville, le problème d’entretien se pose avec acuité car ces bus vont et viennent parfois sans être vérifiés comme il se doit.
Dieu merci, le pire a été évité !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-01-12 14:33:15
Depuis 2003 date de la mise en place de la décentralisation, les maires se succèdent, mais Dolisie ne change pas. «Inadmissible, horrible et scandaleux», les habitants de la capitale de l’or vert ne tarissent pas de critiques lorsqu'il s'agit d'évoquer les voiries dégarnies et défoncées de la ville préfecture du Niari (sud). Pourtant, les usagers de la route, motards ou chauffeurs de taxis en tête, savent à quel point un nid de poule ou une plaque de goudron recouverte de graviers peuvent être au mieux un problème pour le dos des conducteurs, au pire un véritable danger.
Toutes les avenues et rues de Dolisie, la troisième ville du pays, sont dans un état de délabrement très avancé.
Impossible de partir par voiture de l'avenue Félix Eboué pour déboucher sur l'avenue de l'indépendance.
Du Consistoire EEC au CEG Hammar, de l'école Mboukou à Mangandzi, du grand marché à Taïti, faire certains itinéraires devient un véritable parcours du combattant.

Difficultés de circulation dans les rues et avenues du quartier Capable, jonchées des mares d'eau par manque d'entretien. Canalisations bouchées quand elles existeraient encore.
Et la question est aussi esthétique, notamment la laideur des bâtiments et habitations. Les toitures portent la couleur rougeâtre dégagée par la poussière.

Les habitants se plaignent de vivre dans un cadre peu agréable, dégradé et mal entretenu. Les gens observent le phénomène chez eux mais n’imaginent pas qu’il se produit la même chose partout.
On s’aperçoit que le centre-ville est très touché aussi, et c’est en fait toute la capitale de l’or vert (203 587 habitants en 2021) qui se meurt dans la douleur.

Dolisie est devenue une ville en sommeil avec ou sans soleil.
Malgré ses atouts, aujourd’hui, l’esprit dolisien est complètement éteint et n’arrive plus à entretenir cette flamme créative, transgressive, bigarrée et épicurienne.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-12 10:26:03
Dans le cadre du raffermissement des relations d’amitié, de coopération et de fraternité qui unissent la République d’Angola et la République du Congo, Son Excellence Monsieur João Manuel Gonçalves Lourenço, Président d’Angola, a effectué une visite de travail les 11 et 12 janvier 2025, à Brazzaville, selon un communiqué de presse dont une copie est parvenue, ce dimanche matin, à notre rédaction.
Au cours de son séjour, Son Excellence Monsieur João Manuel Gonçalves Lourenço a eu des entretiens en tête-à-tête avec son homologue, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République du Congo, précise le même communiqué.
Les deux Chefs d’Etat ont procédé à un large échange de vues sur des questions d’intérêt. Ils se sont réjouis de l’excellence des relations d’amitié, de fraternité et de coopération qui existent entre les deux pays.
Selon la même source, les deux Chefs d’Etat ont salué les conclusions du 25e Sommet de la CEEAC, tenu le 18 octobre 2024 à Malabo, en Guinée Equatoriale.
Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso a salué les efforts de S.E.M. João Manuel Gonçalves Lourenço dans la recherche de solution à la crise de l’Est de la RDC, à travers le processus de Luanda.

Il a encouragé son homologue à poursuivre la dynamique du dialogue en cours, tout en lui renouvelant son soutien.
Son Excellence Monsieur João Manuel Gonçalves Lourenço a édifié le Président Denis Sassou-N’Guesso sur l’évolution de sa médiation et les initiatives à venir.
Il a renouvelé son engagement à poursuivre sa mission dans le cadre du mandat de l’Union Africaine (UA).
S.E.M. João Manuel Gonçalves Lourenço a encouragé son homologue, le Président Denis Sassou-N’Guesso dans sa mission à la tête du Comité de Haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye.
Les deux Présidents ont exprimé leur profonde préoccupation face à la poursuite des combats à l’Est de la RDC, malgré le cessez-le-feu signé le 4 août 2024 et la dynamique des rencontres entre les délégations de la RDC et du Rwanda.
Les deux Chefs d’Etat ont exhorté les parties à maintenir et renforcer les initiatives favorables au dialogue et de faciliter et soutenir les efforts de la médiation.
Les Présidents Denis Sassou-N’Guesso et João Manuel Gonçalves Lourenço ont exprimé leur préoccupation sur la situation humanitaire et ont lancé un appel à la Communauté internationale pour une assistance plus accrue en faveur de réfugiés et déplacés internes en République Démocratique du Congo.
Les deux Chefs d’Etat ont également échangé sur les grands rendez-vous de cette année 2025, notamment la perspective du renouvellement des Exécutifs à l’Union Africaine, à la CEEAC et à la CIRGL.
Cette visite de João Lourenço à Brazzaville marque une nouvelle étape dans les relations entre les deux pays voisins d’Afrique centrale.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-01-12 09:09:58
Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a procédé à un léger réaménagement du gouvernement, le 11 janvier 2025, en renouvelant sa confiance à Anatole Collinet Makosso, en qualité de Premier ministre, Chef du gouvernement.
La nouvelle équipe gouvernementale présente ainsi qu’il suit :
Ministre d’État, Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale : M. Firmin AYESSA ;
Ministre d’État, Ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation : M. Alphonse Claude NSILOU ;
Ministre d’État, ministre des Industries minières et de la Géologie : M. Pierre OBA;
Ministre d’État, ministre des Affaires foncières et du Domaine public, chargé des relations avec le Parlement : M. Pierre MABIALA ;
Ministre d’État, ministre de l’Aménagement du territoire et des Grands Travaux : M. Jean-Jacques BOUYA;
Ministre de la Défense : M. Charles Richard MONDJO;
Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation : M. Raymond Zéphirin MBOULOU ;
Ministre du Contrôle d’État, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs : M. Gilbert MOKOKI;
Ministre des affaires Étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger : M. Jean-Claude GAKOSSO;
Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche : M. Paul Valentin NGOBO;
Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public : Christian YOKA;
Ministre des Hydrocarbures : M. Bruno Jean Richard ITOUA ;
Ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement : M. Thierry Lézin MOUNGALLA;
Ministre des Zones économiques spéciales et de la Diversification économique : M. Jean-Marc THYSTERE TCHICAYA;
Ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande : Mme Ghislaine Ingrid Olga EBOUKA BABAKAS;
Garde des sceaux, Ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones : M. Aimé Ange Wilfrid BININGA;
Ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique : M Rigobert MABOUNDOU;
Ministre de l’Économie fluviale et des Voies navigables : M. Honoré SAYI;
Ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat : M. Josué Rodrigue NGOUONIMBA;
Ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo : Mme Arlette SOUDAN NONAULT;
Ministre de l’Économie forestière : Mme Rosalie MATONDO ;
Ministre de la Santé et de la Population : M. Jean Rosaire IBARA;
Ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public/privé : M. Denis Christel SASSOU NGUESSO ;
Ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique : M. Emile OUOSSO;
Ministre de la Jeunesse et des sports, de l’Éducation civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi : M. Hugues NGOUELONDELE ;
Ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé : M. Antoine Thomas Nicéphore FYLLA SAINT-EUDES;
Ministre des Petites et Moyennes entreprises et de l’Artisanat : Mme Jacqueline Lydia MIKOLO ;
Ministre de l’Enseignement supérieur : Mme EMMANUEL née Delphine Edith ADOUKI;
Ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation : M. Jean Luc MOUTHOU;
Ministre de l’Enseignement technique et professionnel : M. Ghislain Thierry MAGUESSA EBOME;
Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique : M. Léon Juste IBOMBO;
Ministre de la Promotion de la femme, de l’intégration de la femme au développement et de l’Economie informelle : Mme Inès Nefer Bertille INGANI;
Ministre de l’Économie, du Plan et de l'Intégration régionale : M. Ludovic NGATSE;
Ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire : Mme Irène Marie Cécile MBOUKOU KIMBATSA née GOMA;
Ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs : Mme Lydie PONGAULT;
Ministre de l’Assainissement urbain ; du développement local et de l’Entretien routier : M. Juste Désiré MONDELE;
Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l’État: M. Joseph Luc OKIO;
Selon le ministre d’État, directeur de cabinet du président de la République, Florent Ntsiba, qui a donné lecture du décret portant nomination des membres du gouvernement, les passations de service doivent avoir lieu dans les plus brefs délais.
Jean-Jacques Jarele SIKA /Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-11 22:25:00
Le Nzombo est un poisson qu’on trouve dans le fleuve ainsi que plusieurs rivières du Congo et qui aime se nourrir de noix de palme en grimpant sur le palmier. Il se mange séché plutôt que frais. Au marché Bouemba, le plus grand marché des poissons frais et fumés, situé à Ouenzé, dans le 5e arrondissement de la capitale congolaise, les vendeuses et usagers cohabitent avec les ordures. Le constat ce samedi 11 janvier 2025 est écœurant. Des sachets plastiques déchirés, des restes de nourriture, des légumes et fruits pourris, des matières fécales, des écailles de poissons, les eaux usées et autres déchets pavent le sol.

« C’est trop sale », commente un usager. Le marché est scindé en deux. Si la partie réservée aux revendeuses de condiments, divers, fruits et légumes ne présente pas le même aspect, celle dédiée à la vente de poissons dont la diversité est manifeste, est couverte de détritus.
Des tas d’ordures qui de par leur volume forment désormais des digues sur la rue Mayoko, porte d’entrée du marché Bouemba.

Pourtant, hommes et femmes, enfants et adolescents et même des bébés y passent leurs journées dans une indifférence totale, mangeant et buvant malgré l’odeur pestilentielle qui supplante celle du poisson frais.
Des mouches se posent sur des poissons. « Il arrive que certains clients s’en aillent à cause de l’insalubrité. », déclare l’usager en jetant des coups d’œil de gauche à droite. « Il faut filmer ça », s’exclame alors un connaisseur du marché.

Sans poubelles, certaines vendeuses sont contraintes d’abandonner leurs ordures au marché.
Parmi les déchets, des aliments sont notamment retrouvés ‘’en état de décomposition”. Le marché demeure dans son état insalubre. Personne pour dire ce qui est fait des différentes sommes. « Rien n’est fait pour améliorer leurs conditions de vente », s’insurge un client, implorant le secours de l’Etat.
Sur la rue Mayoko, près de la principale montagne d’ordures, une femme assise décortique à la main de petits poissons. Ça fait quinze ans (15 ans) qu’elle travaille ici.
Quand on lui demande son opinion sur les ordures et eaux usées, elle sourit et marmonne des mots en langue locale (lingala). Une cliente traduit : « Je vis dedans, je suis née dedans, je suis habituée ».

Vivement la construction du marché Bouemba. Ainsi, les hangars de fortune, les parasols sans fin cèderont place, à un lieu de vente où les commodités et l’hygiène seront de mise.
L’occasion de repenser le modèle de gestion des déchets dans ce marché. Et cette année 2025, vendeuses et consommateurs espèrent une action du gouvernement.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-11 21:09:05
Le Président angolais, João Lourenço est arrivé ce samedi 11 janvier 2025 à Brazzaville, pour une visite de travail de 48 heures. Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso l’a accueilli à sa descente d’avion à l’aéroport international Maya-Maya de la capitale congolaise.

Un entretien en tête-à-tête est prévu avec le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso.
Les questions de coopération bilatérale seront au menu des échanges entre les deux chefs d'Etat.
Et, sans nul doute, celles de paix et de sécurité dans la sous-région, notamment la crise qui sévit à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) dont le Président angolais, João Lourenço, est le médiateur.
Dans son message de vœux du Nouvel An au corps diplomatique le 6 janvier à Brazzaville, le Président Denis Sassou-N’Guesso espérait que les initiatives menées à ce sujet, ayant déjà permis de créer les conditions de dialogue avec le Rwanda, conduiront à des entretiens directs entre les plus hautes autorités des deux pays.
Cette visite de João Lourenço à Brazzaville marque une nouvelle étape dans les relations entre les deux pays voisins d’Afrique centrale.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-01-11 20:23:37
Chaque saison des pluies, on constate avec regret que le peu de routes bitumées de la capitale congolaise se dégrade et cela au vu et au su des autorités compétentes. Aujourd’hui, partout à Brazzaville, la plupart des routes est dans en état de dégradation avancée. Au centre-ville et dans tous les quartiers ou arrondissements, tout est pareil. Des axes réhabilités il y a moins de six mois, sont à ce jour impraticables.
L’autre aspect à souligner également dans cette problématique liée à la réfection des routes, c’est le fait que chaque année, c’est pratiquement aux mêmes endroits que des travaux sont effectués pour boucher les nids de poules.

A Texaco la-Tsiémé, ces tronçons ne seraient que la partie visible de l'iceberg, cachant bien la réalité de l'état des voies de communication de la capitale.
La circulation routière est en passe de devenir un véritable casse-tête à Brazzaville pour les automobilistes, en raison du piteux état du réseau routier communal.

Les voies de communication au sein des quartiers Diata, Pototo-Poto, Bacongo, Talangaï, Moukondo, Moungali,Ouenzé, Mfilou…en sont la parfaite illustration.
En certains endroits, de grands cratères se sont formés, devenant un véritable cauchemar pour les usagers de la route.

Le vieillissement des chaussées et la dégradation très avancée de la couche de bitume sont tels que, dans ces zones, la circulation a cessé d'être un plaisir. Sauf à disposer d'un de ces puissants 4x4 au volant desquels quelques privilégiés se pavanent à travers la ville.

La principale catégorie qui fait les frais de cette dégradation continue de la voirie municipale est constituée de petites voitures.

Cela qui expliquerait la rareté des taxis dans des zones. Certains clients sont contraints de miser gros pour espérer y être conduits.
La situation se complique davantage en cas de pluie. Les voies sont parsemées à peu près partout d'énormes trous, transformés en mares d'eau. Il va de soi que le phénomène d'érosion accentuée du bitume qui en résulte, impacte considérablement la vie des véhicules empruntant les différentes artères.

Que dire de la Mairie de Brazzaville qui gère l'espace urbain, avec un réseau routier dont elle sait qu'il est placé sous sa responsabilité depuis plusieurs décennies ?
Elle se contente simplement d'affirmer que son budget est insuffisant pour pouvoir supporter les travaux de réhabilitation des routes communales à sa charge.
En attendant que ceux qui ont la moindre parcelle d’autorité dans ce domaine s'accordent pour une solution viable, habitants et usagers des routes défoncées peuvent nourrir un petit espoir : le Président Denis Sassou-N’Guesso est très déterminé à réaliser des grands travaux d’aménagement routier dans son pays afin d’impulser le développement durable et la lutte contre la grande pauvreté dans les zones rurales et urbaines.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-11 16:00:35
Les héros de la 8e édition de la Coupe d'Afrique des nations Yaoundé 72, à jamais dans l'histoire. La nation reconnaissante leur a donné un très beau cadeau qu'ils ne s'attendaient même pas. Une avenue et six rues à Moungali, dans le 4e arrondissement de Brazzaville, portent désormais le nom de sept d'entre eux. C'est la matérialisation de la délibération du conseil municipal, du 2 mars 2018, portant dénomination des rues du lotissement spécial de Moukondo.

Cameroun 1972 : En s'imposant face au Mali 3 à 2 (mi-temps: 0-1), le Congo-Brazzaville remportait la 8e édition de la Coupe d'Afrique des nations de football et son premier titre de champion d'Afrique.

Les Congolais qui jouaient leur première finale de Coupe d'Afrique des nations en 2 participations (ils se sont toujours qualifiés), obtiennent enfin la consécration ultime. Les Maliens qui participaient à leur première Coupe d'Afrique des nations finissent vice-champions.

Nombreux sont des Congolais qui ont toujours demandé au gouvernement de construire un musée de culture, sport et art à Brazzaville pour perpétuer, physiquement, la mémoire de nos artistes, sportifs et en faire un lieu indispensable pour les amateurs d'art et sport, et ceux qui cherchent à s'y initier.

Plus nos artistes et sportifs nous quittent, plus devient urgent la construction d'un musée de culture, sport et art, à deux points de vue.
Le musée est la mémoire aménagée de la nation, ouvert au public, au service de la société et de son développement. Un espace où sont collectés, conservés et exposés des objets de valeur, dans un souci de connaissance et de tourisme.
"Lorsque le passé n’éclaire plus le présent, l’esprit marche dans les ténèbres" disait un sage africain.
Il est donc indispensable de faire connaître notre passé culturel et même sportif, d’en partager les succès et d’en analyser l’impact, car il n’y a pas meilleur terreau pour nourrir les évolutions que nous souhaitons tous favoriser pour faire de nos musées des lieux toujours plus ouverts, notamment aux jeunes générations, plus accessibles et toujours mieux adaptés aux publics les plus divers.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-11 15:04:40
L’opération a été lancée en octobre 2023 par les plus hautes autorités congolaises. Des forces de police nationale étaient sur le terrain pour déguerpir les commerçants qui occupaient illégalement les trottoirs. Et la capitale congolaise était propre au grand plaisir des participants au sommet des trois grands bassins forestiers du monde, à savoir, l'Amazonie, Bornéo Mékong et le Congo, pour débattre de la gouvernance des écosystèmes forestiers face aux changements climatiques dans le monde.
Une opération qui avait notamment entrainé la destruction des commerces anarchiques par les engins du génie militaire dans les rues de Brazzaville.

En effet, l’opération libérez les trottoirs selon le Gouvernement ” est un acte qui vise à préserver le domaine public en procédant à l’embellissement de la ville “.
Mais un an seulement après cette descente, les commerçants sont de nouveau de retour et plus nombreux encore.

Dans plusieurs endroits de la capitale, les commerçants envahissent non seulement sur les trottoirs mais également une partie de la chaussée destinée au passage des véhicules.
Ils vendent ainsi en logeur de journée jusqu’a dans la soirée.
Cette obstination des commerçants devient un véritable casse – tête chinois pour les autorités.

Le fait d’occuper les trottoirs expose les populations au danger dans la mesure où les passants sont obligés de marcher sur la route puis cela entraine un ralentissement de la circulation.
Plusieurs observateurs estiment qu’il faudrait infliger des sanctions pénales accompagnées d’une lourde amende pour que ces commerçants puissent définitivement libérer les trottoirs.
Mais se pose un contexte social difficile.
Nombreux affirment vendre ainsi pour subvenir aux besoins des familles et avoir de quoi se nourrir.
Les jeunes commerçants préférant exercer la vente de la friperie pour ne pas se livrer à des pratiques condamnées par la loi.
Que faut-il faire donc face à cette situation qui perdure ?
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-11 14:24:21
À Brazzaville, la capitale congolaise, pullulent, des garages à ciel ouvert et des virtuoses de la mécanique. Ces derniers ne sont pas bardés de diplômes, mais démontent les pièces de véhicules, un moteur défectueux, le réparent et le remettent à neuf en peu de temps. Ce business fonctionne sans facture ni garantie, toute l’activité repose sur la confiance du client envers ses professionnels de la débrouille.
Dans tous les quartiers et quasiment sur les grandes avenues les signes de la mécanique de rue sont visibles : des voitures montées sur cric, des boîtes à outils, des taches d’huile, des chiffons sales…
Nez sur le moteur ou allongés sous le châssis, les mécaniciens s’installent en plein air et proposent leurs services à une clientèle diversifiée.

Marc est arrivé ici tout désespéré car le système de refroidissement du moteur de son taxi est défaillant depuis quelques jours. Son problème est en voie de trouver une solution.
Les compétences s’apprennent en partie dans la rue : dès le plus jeune âge, de proche en proche, elles se distribuent à travers la pratique de dépannage express.
Si les garages à ciel ouvert sont proscrits à Brazzaville, ils semblent avoir été tolérés sur ce périmètre urbain comme un mal nécessaire.
Un vaste environnement du dépannage express derrière lequel prospère aussi la vente des pièces de réemploi. Les automobilistes sont de plus en plus nombreux à faire appel aux pièces détachées d’occasion : elles sont souvent moins onéreuses et répondent aux mêmes critères d’exigence en matière de qualité et de sécurité que des pièces d’origine.

Un arrêté municipal interdit pourtant toutes les activités de réparation automobile dans la rue, au motif d’une occupation abusive et salissante de l’espace public.

En dépit des opérations de restauration de l’ordre urbain engagées par la Mairie de Brazzaville, les installations anarchiques persistent dans la capitale congolaise.
Toute porte à croire dans la lutte contre les garages à ciel ouvert que les différentes parties sont parvenues à signer un pacte de non agression.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-11 13:57:05
Au Congo, la friperie c’est-à-dire les vêtements de seconde main importés d’Europe, pourtant prisés par les populations à cause de leur qualité et surtout de leur prix très accessible, était l’affaire des pauvres. La tendance a changé. Maintenant, tout le monde s’y intéresse, question d’éviter les vêtements chinois et fourre leur nez dans ces marchandises où tout se mélange.

Certaines familles de la ville de Brazzaville s’adonnent actuellement à la friperie qui consiste en la vente des habits, sacs, souliers et draps usés en détails sur les différents marchés disséminés à travers la capitale congolaise, afin de trouver les moyens de survie pour leurs enfants.
Le « Sola » se vend souvent en bordure de route, étalé à même le sol ou accroché aux murs. Le vendeur passe des journées debout sous la canicule pour aguicher ses clients.

Etalée au marché, la friperie ressemble à un business merdique. En réalité il s’agit d’une affaire bien structurée.
Les détaillants s’approvisionnent chez les grossistes. Eux même ont des fournisseurs en Europe.

Ce type de commerce se trouve en pleine expansion à travers les rues et les marchés de la ville de Brazzaville.
Les vendeurs misent sur quelques articles de valeur qu’ils peuvent vendre à un prix élevé pour reconstituer le capital investi, avant de procéder au solde des restes des marchandises qui peuvent être comptées dans le rang des bénéfices.

Ce commerce, souligne les vendeurs, comporte plus des risques de tomber en faillite si l’acheteur fait un choix sur un ballot qui n’a pas d’articles de valeur.
L’Etat, qui a compris qu’il s’agit d’un business fructueux, a augmenté les taxes douanières et gagne désormais beaucoup d’argent grâce à la friperie.
Historiquement, les origines de la friperie remontent au moyen âge. À cette époque, seuls les personnes riches, donc les personnes issues de la noblesse et de la royauté avaient les moyens financiers pour s’offrir assez régulièrement de vêtements neufs.

Le reste de la population, ne pouvait pas s’en acheter par manque de moyen. Alors, elle s’achetait des habits déjà porté par les riches.
Mais aujourd’hui ce n’est pas le cas, car nous trouvons plusieurs catégories des personnes vêtus d’habits de friperie.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-11 13:33:01
A Brazzaville, la capitale congolaise, le spectacle est hallucinant devant les stations-services où les personnes en quête de carburant blanchissent des nuits ou attendent de nombreuses heures, dans des files interminables avant d'être servis. Mais il n’y a presque pas d’essence dans les pompes. Cependant, on en trouve à gogo chez « les khadafi ».

A Brazzaville, plusieurs jeunes étranglés par le chômage, se sont engagés dans la débrouillardise, notamment les « khadafi ». Leur raison sociale ? Vendre dans les rues et dans tous les quartiers de la capitale congolaise, les carburants et autres produits sur les étagères en bois ou à même le sol : essence, mazout ou gazole, la graisse, du pétrole et l’huile pour moteurs dans des bidons en plastiques de 25L, 10L, 5L, 1L.
Pas un coin de Brazzaville sans Kadhafi. Un métier à haut risque parce que ces compatriotes ne disposent ni d’équipements de protection individuelle (EPI), ni d’autorisation pour exercer ce métier en plein air.
Pour la petite histoire, ce nom tire son origine du feu président de la Lybie, Mohamed Kadhafi, parce qu’à une certaine époque la Lybie fut le premier pays africain producteur du pétrole.
Malgré qu’ils soient souvent accusés de vendre des produits de mauvaise qualité, mélangée avec de l’eau, les Kadhafi rendent des bons et loyaux services à la population.
Les statistiques sur le nombre des « kadhafi » au Congo-Brazzaville ne sont pas disponibles.
Mais où est-ce qu’ils s’approvisionnent en carburants ?
Selon notre source, avec l'actuelle pénurie de carburant, des pompistes véreux, en complicité avec certains conducteurs de camion-citerne détournent les produits pour les faire revendre par les « Kadhafi », avec une plus-value qui procure à toute la bande des dividendes confortables.
Ainsi, frères, sœurs ou femmes de pompistes se sont transformés en « Kadhafi » jamais à sec, alors que le produit manque dans les stations-services où les personnes en quête de carburant blanchissent des nuits ou attendent de nombreuses heures, dans des files interminables avant d'être servis.
Parfois, après la rupture du stock, c'est le pompiste qui renseigne les automobilistes sur l'endroit où ils peuvent trouver un « Kadhafi » proposant un bon produit, celui sans additifs quelconques.
Le Congo-Brazzaville est le quatrième producteur du pétrole en Afrique subsaharienne avec 350.000 barils par jour. Neuf sociétés pétrolières dont Total, ENI exploitent le brut au large de Pointe-Noire.
Le pays dispose de sa propre raffinerie, Coraf, qui produit 850.000 tonnes d’essence, de gasoil et de kérosène chaque année.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-11 12:20:30
En ce début du mois de janvier 2025, l’écrivain originaire du Congo-Brazzaville, Christel Ulrich Bayonne Iletsi présentera ses deux romans : « Double peine et La dictature du diplôme et le renouvellement de la société », ce dimanche à 8h00 sur radio Congo à travers l’émission Les News de Paris.
On rappelle qu’après une brillante carrière d’artiste, Christel Ulrich Bayonne Iletsi s’est réorienté vers le monde des affaires.
Il a ensuite crée son cabinet-conseil avant d’être nommé inspecteur des petites et moyennes entreprises au Congo-Brazzaville en 2023.
Son parcours témoigne d’une polyvalence remarquable et d’un engagement profond dans le développement économique et social.
Un rendez-vous radiophonique à ne rater sous aucun prétexte !
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-10 12:11:42
Le spectre de l’année blanche s’éloigne enfin de l’université Marien Ngouabi, au grand soulagement de la communauté universitaire. Après 3 mois de grève, la première université du Congo-Brazzaville renoue avec ses activités pédagogiques et administratives suite au paiement de salaires des enseignants par le gouvernement.
Les facultés, écoles et instituts de l’université Marien Ngouabi, fermés pendant 3 mois, sont ouverts.
Les étudiants de ces différents établissements de cette université publique, qui sont restés pendant longtemps à la maison dont certains craignaient déjà une année blanche à cause de la persistance de la grève, sont désormais satisfaits de la reprise des activités académiques.
La reprise du fonctionnement de l’université Marien Ngouabi redonne espoir aux nouveaux bacheliers et aux étudiants de poursuivre leurs démarches administratives en vue de participer aux concours d’entrée dans les écoles et instituts de cette université étatique.
On rappelle que l’Université Marien-Ngouabi est paralysée par une grève générale illimitée depuis le 1er octobre dernier, la deuxième en espace de quelques mois.
Le Premier ministre qui avait reçu le collège intersyndical pour engager un dialogue qu’il espérait constructif, le 2 octobre dernier, a déploré le fait que, contre toute attente, la grève a été maintenue alors que le salaire du mois de juillet venait d’être versé le même jour, les grévistes exigeant le paiement d’au moins deux mois d’arriérés (août et septembre).
Des revendications qui surgissaient en période de rentrée scolaire où l’Etat devrait, entre autres, assurer les salaires des autres agents de la Fonction publique.
Une situation qui ne reflète pas un manque de volonté du gouvernement, mais bien la complexité des défis à résoudre.
Les contraintes de trésorerie que nous connaissons véritablement depuis le mois d’avril dernier, et pour lesquelles le gouvernement a abondamment expliqué les causes, ont effectivement impacté la capacité de l’Etat à honorer à temps certaines de ses obligations financières, notamment le paiement des salaires depuis avril 2024.
Lors de la première grève déclenchée au mois de juin 2024, sur instructions fermes du Président de la République, le gouvernement a procédé au paiement de trois mois de salaires en une semaine, apurant ainsi tous les arriérés (avril, mai, juin). Ce qui dans le contexte des finances publiques tendues témoignait de la volonté ferme du gouvernement de maintenir l’Université Marien-Ngouabi en activité.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-10 09:19:10
Si la réputation des grandes tables auréolées d’étoiles est souvent la signature de grands chefs, la renommée des moutons braisés à Brazzaville et notamment dans la rue Mbaka à Poto-poto, le quartier cosmopolite de la capitale congolaise, semble devenir la griffe des ressortissants du Mali et du Sénégal. Personne n’y échappe. Les touristes de passage à Brazzaville en raffolent, et nul ne peut dire le contraire. C’est une recette qui attire la clientèle. Poto-Poto et ses moutons braisés, c’est une histoire d’amour.
Un ventre affamé ou creux n’a points d’oreilles dit-on.

Que ce soit dans la journée tout comme dans la soirée, dans la rue Mbaka à Poto-poto, les odeurs avec les viandes de bœufs, de mouton et la volaille cuites sur les tonneaux transformés en barbecue géants mettent rapidement de l'eau à la bouche et attirent des clients au profils diversifiés : de la femme à l'apparence négligée à peine sortie de son lit, à l'homme qui a pris son bain dans un flacon d'eau de parfum, sortant fraîchement de sa voiture et tiré à quatre épingles.

Un business qui connaît un succès fou à Brazzaville depuis maintenant plusieurs années.
Simple coïncidence ou stratégie de vente, ces barbecues géants sont souvent installés à proximité de bars et terrasses. De quoi attirer davantage de client !
Réputée pour son attachement aux sorties, la population de Brazzaville remplit chaque jour ces différents endroits. Quel que soit le lieu de vente, les marchants de chèvre, un plat typique qu'on mange souvent le week-end entre amis ou en couple autour d'un verre de bière à Brazzaville, font fortune à leurs manières.
Et depuis plusieurs années, le constat est le même, les populations voyageuses sont toujours aussi “gourmandes” et friandes de cette viande tant recherchée lorsqu’on passe par Brazzaville.
Ibrahim, un des vendeurs des moutons braisés en parle : « Les gens qui achètent ça quand ils reviennent par ici, ils achètent toujours beaucoup. Les “emportées” sont aussi nombreux que ceux qui mangent sur place ».

Pour Alain, habitant du quartier Poto-Poto, l'un des plus anciens arrondissements populaires centraux de Brazzaville, fondé vers 1900, « c’est la partie là où notre quartier est célèbre, et ça nous rend fiers d’être le centre de Brazzaville où on achète la viande de mouton la plus croustillante ».
Le business a encore des beaux jours devant lui en dépit de la crise qui secoue le ménage moyen à Brazzaville.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-09 15:45:41