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Voyager dans le transport en commun à Brazzaville exige une énergie, qui surpasse, parfois, la capacité naturelle humaine. Certains vous diraient tout simplement «il vous faut du courage ». Depuis plusieurs semaines, les usagers se livrent à des bagarres pour espérer trouver la moindre place. Certains passent trois quart d’heure en attente dans une station de bus de différents arrondissements de Brazzaville, notamment à Moukondo, Mairie de Mfilou, Bacongo et Talangai… Motif, la pénurie de carburant qui frappe une fois de plus la capitale congolaise, a constaté un journaliste des Echos du Congo-Brazzaville.
Se déplacer dans la capitale congolaise est véritable parcours du combattant. Les usagers font face à des prix exorbitants depuis quelques temps. Confrontés à la rareté des taxis, ils doivent aussi faire face à une hausse du prix du transport.
En effet, pour ne pas passer d’interminables minutes debout, il faut donc doubler, voire tripler son offre sur des distances relativement courtes, à défaut d’y aller à pieds.
Dans un secteur dominé par des opérateurs privés depuis la faillite de la Société des Transports Publics Urbains (STPU), les conducteurs et receveurs profitent de cette situation pour imposer des surenchères tarifaires.
Le phénomène du « demi-terrain », qui consiste à morceler les trajets pour maximiser les profits, s’est intensifié.
Les usagers sont contraints de payer plusieurs fois le prix initial pour parcourir une distance autrefois couverte par un seul trajet.
Aux heures de pointe, les aires de stationnement sont envahies par une foule hétérogène : élèves en uniforme, étudiants, commerçants et travailleurs s’entassent dans l’espoir d’attraper un bus.
Mais les véhicules se font rares et les quelques-uns disponibles imposent des tarifs exorbitants. Les receveurs et crieurs ignorent délibérément les protestations des usagers, laissant ces derniers sans autre choix que de céder à leurs exigences.
Cette crise met en lumière l’absence de politiques publiques efficaces pour développer un réseau de transport collectif compétitif à Brazzaville.
L’inertie des autorités face à la croissance urbaine galopante aggrave la situation.
En l’absence d’une réponse adaptée, le transport devient un véritable parcours du combattant pour les habitants, particulièrement ceux vivant en périphérie.
Aujourd’hui, le prix de la course dans un bus varie entre 300 voire 400 francs CFA au lieu de 150 Francs CFA.
Dans ce contexte où l’offre et la demande dictent les prix, c’est toujours le consommateur final qui paie le prix fort. Les ménages voient leur pouvoir d’achat s’éroder face à ces hausses imprévues, tandis que la population continue de subir au quotidien les effets d’un système défaillant.
En attendant la construction d’une deuxième raffinerie annoncée comme solution à long terme pour stabiliser l’approvisionnement en hydrocarbures, c’est un vrai désordre qui mérite d’être stoppé à temps pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-23 20:49:27
Plus de 16 milliards FCFA de taxes impayées c’est trop ! La ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, a fustigé, lors d’une rencontre avec les collaborateurs et structures sous tutelle le 22 janvier à Brazzaville, « la léthargie » de l’administration forestière, avant de fixer les orientations pour 2025. L’État a pu collecter seulement 6, 629 milliards FCFA en 2024, contre 16,3 milliards encore induits par les compagnies forestières.
Pour la ministre de l’Économie forestière, le faible taux de recouvrement des droits et taxes constaté est dû à l’inefficacité des services de l’administration forestière.
Rosalie Matondo a donc enjoint ses services à accélérer le recouvrement des arriérés des taxes et transactions forestières.
« À cet effet, aucun jour ne doit se passer sans une action dans ce sens. La léthargie des directeurs départementaux(DD) de l’Économie forestière a trop duré ; elle doit cesser. Monsieur le directeur général, j’attends chaque mois sur mon bureau des rapports mensuels y relatifs des DD », a-t-elle martelé.
Dans le sillage des orientations à ses collaborateurs, la ministre a insisté sur la signature des conventions pour l’exploitation des forêts naturelles et artificielles, notamment pour le cas de l’Unité forestière d’exploitation Mila-Mila, le projet Séquoia plantation et le projet pâte à papier.
Elle a également évoqué la nécessité de finaliser cette année la renégociation de toutes les conventions forestières à la faveur de la promulgation de la loi sur la partage de production. C’est aussi le cas pour la réalisation de l’étude socioéconomique relative à la création de la société chargée de gérer la part de grumes de l’État congolais ; l’échéance pour la fin de l’importation des grumes étant fixée à fin décembre 2025.
Les autorités misent aussi cette année sur les performances des parcs nationaux de Conkouati-Douli et d’Odzala-Kokoua ; les retombées de la mise en concession et l’implémentation des aires marines protégées à travers le Programme Congo marin ; les résultats de l’évaluation du capital naturel du pays ; les travaux de constitution de la baie de Loango.
Avec une contribution estimée à plus de 5% au produit intérieur brut (PIB) et un volume important d’exportations ainsi que d’emplois, le secteur du bois occupe la deuxième place dans l’économie congolaise après le secteur pétrolier.
En 2024, la production nationale de bois représente environ 1 754 473 m3, soit 75% de grumes (1 249 140 m3). Une grande quantité de cette production a été importée, dont 428 340 m3 de grumes, 284 180 m3 de sillage, 13 157 m3 de panneaux lavés et collés, et 5 933 m3 de parquets, moulures et éléments de meubles.
L’ambition des autorités congolaises était de parvenir à accroître la contribution du secteur forestier au PIB, en même temps de favoriser l’essor d’une véritable industrie de transformation du bois.
Durant cette période, 41 certificats d'agrément ont été délivrés aux usagers, suivis de l'actualisation du fichier des industriels, concessionnaires ou non concessionnaires.
À côté, 23 unités forestières constitutives ont été aménagées et 14 sont en cours d'aménagement sur les 60 que compte le pays actuellement.
Les emplois créés dans le secteur forestier sont estimés actuellement à 7 000 emplois directs et 10 000 emplois indirects.
Les salaires et les infrastructures créés à travers les activités de ce secteur permettent un développement socio-économique et le désenclavement de l’arrière- pays.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-23 20:13:13
Brazzaville, la capitale, abritera, du 19 au 26 juillet 2025, la 12e édition du Fespam (Festival panafricain de musique), a-t-on appris auprès de son Commissaire général, Hugues Gervais Ondaye.
Pour cette 12e édition, placée sous le thème : "Musique et enjeux économiques en Afrique à l'ère du numérique", et sous le très haut patronage du Président de la République, Denis Sassou-N'Guesso, les autorités congolaises vont donner une fois de plus un grand signal de l’attachement du pays à cette manifestation musicale destinée à favoriser le brassage des artistes musiciens africains et des diasporas africaines, promouvoir et perpétuer la pratique de la chanson africaine et de la transmettre à la postérité.
On rappelle que le budget de la 11e édition du Fespam était de 2 milliards de FCFA dont la moitié consacrée à l'acquisition du nouveau pack technique.
Elle était placée sous le thème : « la Rumba Congolaise : envol de la base identitaire vers les vestiges du patrimoine de l’humanité ».
Gervais Hugues Ondaye avait rendu un vibrant hommage, dans le mythique stade Alphonse Massamba-Débat de Brazzaville, au Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, pour son engagement en faveur de la relance de ce grand rendez-vous scientifique et culturel du continent.
L’année 2025 marque donc le trentième anniversaire du Festival Panafricain de Musique (FESPAM) et la douzième rencontre que cette institution organise à Brazzaville depuis 1996, conformément à sa double vocation festive et intellectuelle.
Porté par ses trente années d’existence consacrées entièrement à la musique, le FESPAM est à la fois un creuset où prennent corps des talents nouveaux et une caisse de résonnance des voix confirmées, que ces talents et ces voix viennent d’Afrique ou de sa diaspora. Né de l’initiative de l’Organisation de l’Unité Africaine, appelée désormais Union Africaine, le Festival Panafricain de Musique n’a cessé de se préoccuper des interrogations majeures du continent.
Chaque thème autour duquel il a réuni artistes, musiciens, producteurs et experts a toujours été choisi en fonction des problématiques saillantes soulevées à un moment donné de l’histoire de l’Afrique, par les chercheurs, les intellectuels, les religieux et les politiques.
Les éditions de 2009, 2011 et 2013 ont eu pour thèmes ‘’Les musiques africaines à la croisée des chemins de la mondialisation’’, ‘’Engagements artistiques et novations esthétiques pour la renaissance africaine’’ et ‘’Musiques africaines, vecteurs d’authenticité et facteurs d’émergence’’.
Dans le traitement de ces thèmes, différents les uns des autres, les experts s’étaient accordés pour soulever les questions du développement économique de l’Afrique à travers le soutien au développement des industries culturelles et à la création artistique à l’ère des outils numériques. Ils en avaient appelé à l’émergence d’une industrie de la musique compétitive et viable sur le continent.
Sans se départir de l’esprit des rencontres précédentes, la présente édition voudrait réfléchir sur « Musique et enjeux économique en Afrique à l’ère du numérique » en plaçant la problématique de l’économie de la musique africaineau centre de sa réflexion.
Le choix de ce thème au moment où Brazzaville, siège du Festival Panafricain de Musique et « ville créative » de l’UNESCO dans la catégorie musique, et Kinshasa, autre « ville créative », sont conjointement désignées capitale de la culture africaine 2024 - 2025, est dicté par les préoccupations qui se fondent sur quatre interrogations : Quelles sont les retombées économiques de l’industrie musicale en Afrique ? , À quelles conditions peut-elle contribuer à la diversification des économies nationales et sous- régionales ?, Comment les politiques publiques peuvent-elles accompagner le secteur musical africain afin de lui donner une meilleure assise pour contribuer au développement économique et social de l’Afrique ? et Quelles mesures et politiques les acteurs publics et privés doivent-ils prendre en matière de formation, d’appui à la structuration des filières et de financement pour booster le potentiel économique de cette industrie en Afrique, notamment à l’heure où les outils numériques prennent une place croissante dans la formation, la création, la production, la diffusion et la consommation de la musique ?
Par « Enjeux économiques de la musique africaine à l’ère du numérique», nous entendons la création d’emplois et de revenus contribuant à la balance commerciale ainsi qu’à la diversification des économies nationales à travers un éco-système structuré et dynamique porté par un cadre législatif approprié et des politiques et mesures culturelles répondant aux besoins exprimés, notamment un cadre de financement favorable à l’essor des artistes et des entreprises opérant dans les différents maillons de la chaîne de valeur.
Le symposium vise aussi à interroger l’environnement législatif, l’environnement de la formation technique et professionnelle, ainsi que les tendances de l’industrie musicale depuis la production jusqu’à la distribution notamment sur les réseaux internet, pour voir si et comment ces mécanismes parviennent ou non à booster les autres secteurs d’activités.
Au moment où l’Union Africaine a inscrit dans son agenda la question du développement économique, et où les technologies numériques dont l’émergence est croissante en Afrique offrent des possibilités de produire et de distribuer les contenus musicaux africains à l’échelle mondiale et de façon infinie, ont donné naissance à de nouveaux usages, à de nouveaux acteurs de la chaîne de valeur sur les réseaux internet et à des réseaux mobiles, une transformation profonde des modèles économiques des industries culturelles et créatives s’est opérée, notamment à travers la multiplication des canaux de diffusion : radio, télévision, réseaux internet et téléphonie mobile.
Ces opportunités indiquent que l’industrie de la musique en Afriquepeut diversifier et participer à la création d’emplois et de richesse. Si elle est accompagnée par des politiques publiques, elle constituerait une des pistes alternatives à considérer pour résorber durablement le chômage endémique des jeunes.
Ce symposium procédera aussi à l’état des lieux de l’industrie de la musique africaine à travers l’examen de la situation de la formation initiale et continue, des infrastructures indispensables à la création, la production et la diffusion. Il fera également l’analyse de la situation du droit d’auteur et des droits connexes, notamment sous l’angle de la monétisation des plateformes de téléchargement ainsi que celle des mécanismes et canaux de distribution et de diffusion des productions musicales.
Le symposium devrait aboutir à des propositions et à des recommandations visant à renforcer une industrie africaine de la musique forte et génératrice de revenus en faveur des artistes et acteurs des métiers connexes.
Dans cette perspective, les communications devront aborder l’un des sous-thèmes suivants :
Sous-thème 1 : État des lieux de l’industrie musicale en Afrique.
Sous-thème 2 : Impact économique de l’Industrie musicale et diversification de l’économie dans les pays africains.
Sous-thème 3 : Les évolutions de l’industrie musicale à l’ère des outils numériques, opportunités et défis à relever pour booster l’économie de la musique en Afrique.
Sous-thème 4 : Impact économique de la musique sur le développement
et l’économie des villes en Afrique.
Les propositions de communications, assorties chacune d’un résumé d’une vingtaine de lignes, d’une notice biobibliographique et d’une photo d’identité de l’auteur, devront être adressées à la Direction du Symposium et du Musée Panafricain de la Musique du Festival Panafricain de Musique (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.), au plus tard le 15 avril 2025.
INSTRUCTIONS AUX AUTEURS
Pour garantir leur recevabilité par le Comité scientifique du Festival Panafricain de Musique, les manuscrits à soumettre doivent respecter les normes suivantes :
Volume : la taille du manuscrit doit être comprise entre 5000 et 8000 mots. Ce manuscrit doit être écrit en Times New Roman, taille 12 (pour le corps du texte, 10 pour les notes de bas de page et 11 pour les citations en retrait), interligne simple. Le titre de l’article (taille 12) ainsi que les sous- titres (taille 12) dans le corps du texte sont présentés en gras.
Les auteurs doivent respecter les normes typographiques, scientifiques et de référencement adopté par le Comité Technique Scientifique / Lettres et Sciences Humaines du CAMES, le 17 juillet 2016 à Bamako, lors de la 38e session des Comités Consultatifs Interafricains.
Voici donc le point 3 desdites normes à l’attention des auteurs.
3. DES NORMES ÉDITORIALES D’UNE REVUE DE LETTRES OU SCIENCES HUMAINES
3.1. Aucune revue ne peut publier un article dont la rédaction n’est pas conforme aux normes éditoriales (NORCAMES). Les normes typographiques, quant à elles, sont fixées par chaque revue.
3.2. La structure d’un article doit être conforme aux règles de rédaction scientifique, selon que l’article est une contribution théorique ou résulte d’une recherche de terrain.
3.3. La structure d’un article scientifique en lettres et sciences humaines se présente comme suit :
- Pour un article qui est une contribution théorique et fondamentale :
Titre, Prénom et Nom de l’auteur, institution d’attache, adresse électronique, Résumé en Français [250 mots maximum], Mots clés [5 mots maximum], [Titre en Anglais] Abstract, Keywords, Introduction (justification du thème, problématique, hypothèses/objectifs scientifiques, approche), Développement articulé, Conclusion, Bibliographie.
- Pour un article qui résulte d’une recherche de terrain :
Titre, Prénom et Nom de l’auteur, Institution d’attache, adresse électronique, Résumé en Français [250 mots au plus], Mots-clés [5 mots au plus], [Titre en Anglais], Abstract, Keywords, Introduction, Méthodologie, Résultats et Discussion, Conclusion, Bibliographie.
- Les articulations d’un article, à l’exception de l’introduction, de la conclusion, de la bibliographie, doivent être titrées, et numérotées par des chiffres (exemple : 1. ; 1.1 ; 1.2 ; 2.2. ; 2.2.1 ; 2.2.2 ; 3. ; etc.)
3.4. Les passages cités sont présentés en romain et entre guillemets.
Lorsque la phrase citant et la citation dépassent trois lignes, il faut aller à la ligne, pour présenter la citation (interligne 1) en romain et en retrait, en diminuant la taille de police d’un point.
3.5. Les références de citation sont intégrées au texte citant, selon les cas, de la façon suivante :
- (Initiale (s) du Prénom ou des Prénoms de l’auteur. Nom de l’auteur, année de publication, pages citées) ;
Exemples :
En effet, le but poursuivi par M. Ascher (1998, p. 223), est « d’agir l’histoire des mathématiques de telle sorte qu’elle acquière une perspective multiculturelle et globale (…), d’accroître le domaine des mathématiques : alors qu’elle s’est pour l’essentiel occupée du groupe professionnel occidental que l’on appelle les mathématiciens (…) ».
- Pour dire plus amplement ce qu’est cette capacité de la société civile, qui dans son déploiement effectif, atteste qu’elle peut porter le développement et l’histoire, S. B. Diagne (1991, p. 2) écrit :
Qu’on ne s’y trompe pas : de toute manière, les populations ont toujours su opposer la philosophie de l’encadrement et à son volontarisme leurs propres stratégies de contournements. -Le philosophe ivoirien a raison, dans une certaine mesure, de lire, dans ce choc déstabilisateur, le processus du sous-développement. Ainsi qu’il le dit :
Le processus du sous-développement résultant de ce choc est vécu concrètement par les populations concernées comme une crise globale : crise socio-économique (exploitation brutale, chômage permanent, exode accéléré et douloureux), mais aussi crise socioculturelle et de civilisation traduisant une impréparation sociohistorique et une inadéquation des cultures et des comportements humains aux formes de vie composées par les technologies étrangères (S. Diakité, 1985, p. 105). 3.6. Les sources historiques, les références d’informations orales et les notes explicatives sont numérotées en série continue et présentées en bas de page.
3.7. Les divers éléments d’une référence bibliographique sont présentés comme suit : NOM et Prénom (s) de l’auteur, Année de publication, Zone titre, Lieu de publication, Zone Éditeur, pages (p.) occupées par l’article dans la revue ou dans l’ouvrage collectif. Dans la zone titre, le titre d’un article est présenté en romain et entre guillemets, celui d’un ouvrage, d’un mémoire ou d’une thèse, d’un rapport, d’une revue ou d’un journal est présenté en italiques. Dans la zone Éditeur, on indique la Maison d’édition (pour un ouvrage), le Nom et le Numéro/volume de la revue (pour un article). Au cas où un ouvrage est une traduction et/ou une réédition, il faut préciser après le titre le nom du traducteur et/ou l’édition (ex : 2nd éd.).
3.8. Ne sont présentées dans les références bibliographiques que les références des documents cités. Les références bibliographiques sont présentées par ordre alphabétique des noms d’auteurs. Par exemple :
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
AMIN Samir, 1996, Les défis de la mondialisation, Paris, L’Harmattan. AUDARD Catherine, 2009, Qu’est-ce que le libéralisme ? Éthique, politique, société, Paris, Gallimard.
MOUYABI Jean, 2007, « Les Bwende, contemporains des Sundi et des Teke, disparus dans les bassins du Djoue et de la Loufoulakari au XIXe siècle », Annales de l’Université Marien Ngouabi. Lettres et Sciences Humaines, vol. 8-N°1, année 2007, p. 11-30.
DIAGNE Souleymane Bachir, 2003, « Islam et philosophie. Leçons d’une rencontre », Diogène, 202, p. 145-151.4. 3.9.
Les lettres capitales qui prennent des accents en minuscules doivent être accentuées.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-23 19:38:08
Bête noire des pousse-pousse, l’entrée fracassante des tricycles motorisés de marque asiatique Kavaki Motor, dans le monde du transport urbain à Brazzaville, la capitale congolaise, a soulevé, et continue de soulever, de nombreuses polémiques. En premier lieu, attirés par une course qui sera mieux payée, les conducteurs des tricycles motorisés vont se diriger vers les zones où ils sont le plus demandés et vont adapter leurs horaires pour être présents au pic des besoins. Et ça marche. En second lieu, les clients qui vont être transportés sont ceux qui valorisent le mieux ce service. Avec un prix constant, le principe du « premier arrivé, premier servi » se serait appliqué pour gérer la rareté.
Les tricycles motorisés détiennent une longueur d’avance sur ses rivaux par sa couverture géographique. Ils dominent partout.

Dans ce business, il est en effet nécessaire de détenir rapidement une part de marché élevée. À défaut, les pousse-pousse ne gagnent plus assez car ils roulent trop souvent à vide, et les clients attendent trop longtemps. Inversement, plus le nombre de clients est élevé, plus les tarifs au kilomètre peuvent être bas car les conducteurs des tricycles motorisés roulent presque toujours à plein.

Mais gagner des parts de marché sur les concurrents passe par des remises et des prix attractifs.

En quelques années, les pousse-pousse ont perdu le contrôle du terrain sinon du marché.

Lorsque vous avez utilisé pour la première fois les services d’un Kavaki vous avez eu l’impression d’entrer dans un autre monde : un conducteur qui vous aide à soulever vos colis, qui est propre et aimablissime. Vous avez peut-être ainsi évité – cela arrive parfois – l’odeur du pousse-pousseur qui dégouline toute la journée, ses jérémiades sur la circulation…

Vous avez peut-être aussi observé que la qualité de service des pousse-pousse, concurrence des tricycles motorisés oblige, s’était grandement améliorée.

A Brazzaville, le nombre de plaintes des clients a décru avec l’essor des tricycles motorisés, notamment les plaintes pour impolitesse.
Un autre bénéfice pour les clients apporté par les tricycles motorisés est d’offrir un service qui s’écarte du centre-ville de Brazzaville et qui offre une plus forte présence la nuit.

Les petits commerçants à Brazzaville ont opté pour faire transporter leurs marchandises par les tricycles motorisés au détriment des pousse-pousse.
Les prix de la course, fixés en fonction de la distance et non du nombre des colis coûte 1000 frs pour ceux des destinations telles que Plateau des 15 ans, marché Talangaï. Quant à ceux qui desservent Bacongo, Petit-chose, Ngamakosso et la Cité des 17, le coût du transport est fixé à 1500 fcfa.
« Depuis que les Kavaki sont arrivés, je n’emprunte plus les pousse-pousse pour transporter mes sacs de foufou. Je préfère ce vélo moteur qui transporte non seulement ma marchandise mais moi-même y compris. Je gagne beaucoup en temps », a témoigné une utilisatrice très ravie.

De leurs côtés, les pousse pousseurs s’alarment à cause du baisse d’activités qu’ils observent depuis l’arrivée de ces vélo-motorisés qui ont tant soit peu révolutionné ce secteur de transport à Brazzaville. « Les marchandises que je transporte ces derniers temps, appartiennent à une catégorie de clientes qui me sont restées fidèles. », a-t-il regretté.

Signalons qu’en dehors des commerçants, les Brazzavillois commencent à utiliser les Kavaki pour effectuer leur déménagement. Les conducteurs de ces motos ne sont pas encore organisés en syndicat. Certains que nous avons abordés dénoncent déjà le harcèlement des agents de la police routière, notamment en ce qui concerne le port du casque de sécurité.
Il n’y a pas d’emploi au Congo pour tout le monde.
Il sied de souligner que ce sont surtout des sans emplois (diplômés sans emploi et autres débrouillards) qui s’offrent ces motos kavaki- à un prix compris entre 600 mille et 1.100.000 FCFA- pour se débrouiller dans le secteur informel comme petits transporteurs de colis et produits agricoles à Brazzaville et sans banlieue.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-23 18:14:02
Le discours du Président de la République prononcé à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la proclamation de la République du Congo, le 28 novembre dernier, a été un haut moment pour remettre sur la table les problèmes liés à la composante jeune. Le Coordonnateur de l’Association Génération Auto Entrepreneur (AGAE), Digne Elvis Okombi Tsalissan, apprécie à sa juste valeur les orientations et les pistes de solutions suggérées par Denis Sassou-N’Guesso. Mettant en évidence ses traditionnelles valeurs de « solidarité et d’humanité », l’ancien ministre, a réaffirmé son engagement et sa détermination à appuyer les jeunes entrepreneurs congolais avec la formalisation de 300 artisans à Brazzaville, 500 à Pointe- Noire, la mise en incubation de 500 jeunes sur les cohortes de 100 par mois, le lancement du projet « Matissa Affaire », qui permet de renforcer les capacités opérationnelles des jeunes déjà en activité et qui appuiera à terme près de 15.000 jeunes.
La Génération Auto Entrepreneur va appuyer à terme le financement d’exploitants agricole dans cinq départements du pays à savoir, le Pool, les Plateaux, le Niari, l’Alima et la Bouenza. Le chiffre de plus de 500 hectares par département a été avancé.

Digne Elvis Okombi Tsalissan explique ici les enjeux de la création de son association Génération Auto entrepreneur aux cotés des structures étatiques, de l’écosystème entrepreneurial mis en place par le chef de l’Etat pour accompagner des initiatives du gouvernement.
De loin, on retient sa détermination et surtout son abnégation. Ingénieux, l'homme est un véritable rassembleur et fin stratège doté d'une forte résilience.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Valda Saint Val/ Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : Rose S
Créé le 2025-01-23 16:17:19
Depuis deux semaines environ, le directeur d'exploitation de l'énergie électrique du Congo (E2) a annoncé à travers les ondes de la chaîne nationale Télé Congo, des perturbations dans la desserte de l'électricité à Brazzaville et ses environs à partir du 20 janvier 2025.
En effet, ces perturbations ont pour cause des travaux de nettoyage de la turbine 1, arrivée en fin de cycle. Car depuis son acquisition les travaux de maintenance n'y ont pas encore été effectués.
Dans le même communiqué, le directeur d'exploitation de la société E2C a sollicité l'indulgence des usagers pour le désagrément, avant de les rassurer que la desserte en électricité reprendra son cours normal dès la fin des travaux.
Rappelons que la société Energie Electrique du Congo (E2C), a remplacé la Société nationale d’électricité (SNE), celle-ci a pour mission d’assurer la planification, le contrôle de l’exploitation et la conservation du patrimoine public de l’électricité.
Cependant, les plaintes demeurent nombreuses qu’il s’agisse de pénurie d’électricité ou d’eau potable.
Les attentes des congolais pour une meilleure qualité de service sont de plus en plus grandes
Stéphane Moupegnou Tombey /JJS/ Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-01-23 14:37:24
Au regard des évènements en cours au niveau mondial, le grand chambardement qui se profile à l'horizon, concerne tous les domaines d'activités. Et celui des médias, tous formats concernés, est aux premières lignes. Pour exemple, le traitement de l'information dans la crise militaro-diplomatique déclenchée en février 2022, interpelle tout observateur averti de la scène des actualités mondiales.
Cela n'aura échappé à personne de constater que les organes de presse, gouvernementaux ou privés, se livrent à une course à l'échalote qui les pousse, de plus en plus, à la lisière de la propagande d'un camp ou de l'autre, selon les lignes de démarcation des pays d'origine.
À noter que, même si la guerre entre la Russie et l'Ukraine, lui a ravi l'exposition médiatique, disons-le net, la grosse enflure de la mascarade médiatique Internationale, aura été le traitement dit "médiatique" de la "pandémie" du Covid-19.
Le monde qui n'en était qu'au seuil de la porte de sortie d'une prison psychologique à ciel ouvert et sans murs physiques, le voilà qui y retourne, en courant, pour réintégrer le labyrinthe de la peur provoquée par le spectre d'une 3ème guerre mondiale.
À bien examiner le fonctionnement des relations internationales, l'ONU n'a pas réussi à "enchaîner" les vieux démons de la division du monde en blocs idéologique et militariste. Loin s'en faut. Car ils sont de plus teigneux, parce que, "alimentés" par l'usage, à bon ou mauvais escient, des trouvailles de plus en plus sophistiquées dans le monde des sciences et des technologies en tous genres.
Et, dans le domaine des médias, s'il y a un indicateur pertinent de ce hold-up mondial, c'est bien entendu la manière dont sont traitées les actualités à travers les médias du monde entier. Bien malin, celui (ou celle) qui cernerait, correctement, une ligne éditoriale d'un média * "main stream", autrement dit, média classique, le mettant à l'abri de soupçon d'impartialité.
Surtout à l'heure des réseaux sociaux qui gagnent de plus en plus de pouvoir en se positionnant comme médias alternatifs, traduisant de mieux en mieux, semble-t-il, le concept de "démocratie sociale" au sein des opinions publiques. En observant ce phénomène social, qui est devenu sociétal, les médias sociaux parviennent, désormais, à faire le contrepoids des médias classiques dans la perception, que les opinions publiques se font du traitement de l'information.
Cependant, cette déferlante de la "démocratie sociale" dans la capture, le traitement et la diffusion de l'information, ne manque pas de soulever et de souligner, avec force, la problématique du professionnalisme dans ce secteur qui, très souvent, se brûle les ailes de la liberté d'expression, au flirt incestueux avec la politique et la finance. Alors, est-ce à dire que la collecte, le traitement et la diffusion des faits de société n'incomberaient plus aux professionnels de ce secteur ?
Le journalisme ne serait-il plus un métier qui s'apprend dans des écoles de formation et/ou dans les organes de presse ? Ce métier, tomberait-il dans un "lieu commun", c'est-à-dire dans un amateurisme, qui ferait que tout individu possédant un téléphone portable, pourrait s'improviser "journaliste" ? Serait-il en mesure d'assumer ou pas, devant la société - en l'occurrence devant les tribunaux - la responsabilité sociale qui incombe au journaliste professionnel ?
Voilà-là, une question sociétale qui mérite d'être examinée, dans les meilleurs délais, pour ne pas laisser cette profession aller en vrille.
Un autre point - et pas des moindres, sinon le plus important - est celui de la propriété des grands outils de communication sociale que sont les chaînes de télévision, radio y compris internet : Tous, appartiennent à des capitaines d'industrie. Or, il est connu que, le capitalisme s'étouffe dans sa morne morve, lorsqu'il entend parler de philanthropie.
Sans faire des raccourcis olé-olé entre les crises d'asthme qui provoquent des spasmes au capitalisme sauvage et la préoccupation combien légitime de quelques rares journalistes salariés, mais aussi de ceux qui sont propriétaires de l'outil de production, il est de bon ton de saluer et d'encourager la vision socio-économique qui met en avant la valeur d'humanisme dans le traitement et le commerce de l'information.
Car pour le libéralisme économique débridé, le personnel des médias est embauché et travaille pour satisfaire la vision du propriétaire du média. S'il ne le fait pas, il dégage le plancher. En clair, il est viré.
Certes, en Occident, des tentatives de conquête de pouvoir médiatique et économique s'installe de mieux en mieux au travers des outils comme la "société des rédacteurs" où des journalistes, voire des lecteurs, prennent [achètent] des parts sociales dans le capital de l'entreprise dans laquelle ils prestent ou ont souscrit des abonnements pour se donner le pouvoir de décision et d'orientation de la politique et des objectifs de l'entreprise.
C'est un pouvoir assimilable à celui des administrateurs d'un Conseil d'administration. Le but, étant d'équilibrer les choix stratégiques de développement des entreprises de média, d'une part, et de "peser" suffisamment sur la qualité de traitement de l'information qui privilégie la "vérité" des faits sociaux tout en veillant aux signaux de la rentabilité économique de la société, d'autre part.
Bien que le choix de ce type de management et de tel modèle économique, soient encore balbutiants en Afrique, les Africains, quelle qu'en soit la strate sociale, doivent faire preuve d'inventivité dans leur imaginaire pour rêver éveillés d'un autre schéma de vie meilleur que celui qui a été pensé et qui leur a été imposé par les autres peuples.
Un autre possible, inspiré par les réalités et les expériences de vie africaines tant sur le continent que dans la diaspora. Certes, il ne saurait être question de paraître "borné" pour ne pas s'inspirer de ce qui a fait ses preuves ailleurs ; mais le leitmotiv, devrait être de pouvoir "domestiquer" le modèle étranger. En restant dans ce domaine des médias, les Africains, devraient profiter de la perturbation mondiale du moment qui rebat les cartes sur la table du grand Casino des relations internationales.
Il revient aux Africains continentaux et de la diaspora de s'inventer pour imaginer des stratégies novatrices qui permettraient aux décideurs (tous azimuts) d'anticiper le choix des meilleures cartes pour installer, véritablement, les bases d'un développement durable afin d'assurer un avenir meilleur à la jeunesse africaine et à celle qui prendront, indubitablement, les commandes des sociétés où elle est née.
Or, pour qu'une telle prise de conscience trouve un terreau fertile pour éclore et se consolider, il est nécessaire de concevoir des systèmes éducatifs performants. Car il ne peut en être autrement : En effet, seule une éducation de qualité, depuis l'école maternelle jusqu'à l'université, permet de former des citoyens et citoyennes compétents.
Ce sont eux qui sont capables de tirer un pays, une nation, un continent et le monde de l'avant. Ce sont ceux-là qui sont capables de créer des mécanismes de production de la richesse individuelle et collective en vue d'installer véritablement le vivre-ensemble dans un pays apaisé.
Michel Mboungou-Kiongo / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-23 11:28:45
La route de Linzolo, artère vitale reliant Nganga Lingolo et Mbandza Ndounga dans le département du Pool, est devenue un véritable parcours du combattant pour les usagers. Malgré son importance stratégique, cette voie est dans un état de délabrement avancé, rendant les déplacements quotidiens difficiles et dangereux.
Les habitants des villages situés tout au long de cette piste d’éléphants, Mitiabi, Ntoula, Loukanga, Djoumouna, Samba Alphonse… témoignent des difficultés rencontrées quotidiennement sur cette route : nids-de-poule, flaques d’eau, chaussée défoncée créant des obstacles dangereux qui perturbent la circulation avec des nuages de poussières envahissant l’air et pénétrant jusque dans les habitations.

Pour circuler sur ce tronçon, il est nécessaire de se munir des bavettes.
Ces conditions dégradées mettent en péril l’intégrité physique des usagers et endommagent les véhicules. Les taxis motos sont les premiers concernés : « Quand on passe sur cette route, on met en danger notre moto et notre corps souffre », confie l’un d’eux.

Les automobilistes ne sont pas épargnés : « Si vous empruntez cette route, vous risquez de perdre votre pare-choc ou votre pot d’échappement », témoigne un conducteur.
Les transporteurs en commun voient leurs coûts augmenter en raison des pannes fréquentes et des embouteillages : « On est obligés d’augmenter les tarifs à cause de l’état de la route », explique un chauffeur de taxi-bus.

Les automobilistes, piétons et propriétaires de commerce établis sur ledit tronçon souffrent le martyr.
La route est défoncée de toutes parts et les automobilistes slaloment autant qu’ils peuvent pour se frayer le chemin.

Même les véhicules 4X4 ont du mal à circuler convenablement. Entre les moteurs qui calent, les roues qui s’arrachent, les arbres à came qui cassent, les automobilistes sont obligés de faire des zigzags sur cette gigantesque piste d’éléphants.
Un enjeu économique et social
La route de Linzolo joue un rôle crucial dans la vie économique de Brazzaville, la capitale congolaise.
Elle dessert de nombreux quartiers et des marchés de Brazzaville en produits agricoles (arachides, maniocs, tomates, foufou, légumes...). Son état dégradé entraîne des répercussions sur l’activité économique et la mobilité des personnes.

Le calvaire est réel et la désolation totale.
Pourtant, le gouvernement a annoncé à plusieurs reprises la reprise des travaux de réhabilitation de ce tronçon.
Mais jusqu’ici, rien n’a été fait.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-23 10:58:13
C’est une véritable campagne de communication politique de génie à treize mois de l’élection présidentielle de 2026 au Congo ! A la manœuvre, Digne Elvis Okombi Tsalissan, ancien ministre, qui a dévoilé mardi 21 janvier 2025, le visage du mystérieux « Patriarche » affiché partout sur les grandes artères de Brazzaville, la capitale congolaise, après trois mois de suspense. L’affiche officielle « Le Patriarche, Ni Yandi », n’est autre que Denis Sassou-N’Guesso, actuel Président de la République du Congo.

« Dans un pays où nombreux de ceux que nous sommes, du nord au sud, de l’est à l’ouest, de la majorité à l’opposition, au centre, même à la société civile, sommes nés après les indépendances, nous avons tous plus ou moins du Denis Sassou-N’Guesso en nous. Parce que, souvent, nous lui devons soit directement ou indirectement nos carrières professionnelles, notre parcours ou encore sa main invisible et protectrice dans les moments de joie ou de malheur que nombreux des congolais ont traversé. C’est pour cela qu’il est réducteur de placer cet homme qui a survolé les époques et les générations en qualité de chef de groupe », a déclaré l’initiateur de cette plateforme le « Patriarche », Digne Elvis Okombi Tsalissan devant une foule en liesse, dans un hôtel de la place.

« A ces historiens du passé, du présent et du futur, le peuple congolais leur demandera de replacer le Président Denis Sassou-N’Guesso dans son rôle. Nous veillerons assurément que l’on parle du bâtisseur infatigable, de l’homme de consensus, l’homme du dialogue et aujourd’hui, nous veillerons que l’on parle du Patriarche », a martelé Digne Elvis Okombi Tsalissan sous les applaudissements nourris et prolongés de l’assistance.

Digne Elvis Okombi Tsalissan a rappelé également, avec luxe et détails, que l'histoire du Congo devrait être et doit être écrite par des acteurs neutres, moins passionnés qui devront faire preuve de rigueur intellectuelle et d'une démarche scientifique.
Il sera important et nécessaire, poursuit-il, de ne pas ausculter les moments de douleurs que ce pays a connu, à partir de 1959, et même les événements tragiques de 1994, 1997, et/ou parfois des contradictions idéologiques...
Le rendez-vous est donné pour le 5 février prochain pour un méga meeting au boulevard Alfred Raoul.
Cette date du 5 février n'a pas été choisie par hasard.
Alors colonel, Denis Sassou-N’Guesso est élu Président du Comité préparatoire du troisième congrès extraordinaire du Parti. Le troisième Congrès extraordinaire de mars 1979, confirmera son élection à la tête du Parti et par conséquent à celle de l’État. Il devient ainsi « l’homme du 5 févier 1979 ».
Il est aussi prévu un colloque international du 08 au 10 juin 2025 sur l’œuvre de Denis Sassou-N’Guesso.
A une année de l’élection présidentielle, ce mouvement est vu comme un instrument puissant de campagne pour le chef de l’État Denis Sassou-N’Guesso qui sera, très probablement, candidat.
Habituellement, l’affrontement politique, c’est-à-dire la véritable campagne, débute au cours de la seconde quinzaine de mars. Les favoris se dégagent, les projets se confrontent, les intentions de vote se cristallisent. Rien de tout cela cette année, car le débat s’est concentré sur qui serait candidat.
Le Président Denis Sassou-N’Gguesso, avec sa grande expérience, saura sans doute prendre cette initiative qui s'impose le moment venu car il a la possibilité de se présenter pour un cinquième mandat, selon la Constitution en vigueur dans le pays.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-22 10:43:31
L’équipe nationale de football masculin du Congo, les Diables Rouges A’, a été disqualifiée du tour final de la huitième édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan), en raison d’une violation de l’article 39 des règlements de la compétition.
« À vouloir trop jouer avec le feu, on finit par s’y brûler ». Cette leçon, la pseudo commission ad’hoc de la Fédération congolaise de football et son parrain affiché, le ministère des Sports, l’auront apprise à leurs dépens.
Le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (Caf) a scellé le sort du Congo le 20 janvier au Caire, en Egypte, à travers la décision DC 23200.
Le jury qui a accepté la réclamation de la Fédération équatoguinéene de football, a rejeté les arguments de la Commission ad'hoc de la Fédération congolaise de football (Fécofoot), non reconnue de la Caf.
La Fecofoot a été sanctionnée pour avoir aligné un joueur inéligible lors des matches aller et retour entre la Guinée Equatoriale et le Congo, en violation des articles 2 et 12 des règlements du Chan, ainsi que de l’article 150 du code disciplinaire de la Caf. Les matchs, disputés les 21 et 29 décembre dernier, sont déclarés perdus par forfait pour le Congo, sur un score de 3-0.
De plus, la Fecofoot a été condamnée à une amende de 10 000 USD, à régler dans les 60 jours suivant la notification de cette décision. Le président du jury disciplinaire, Ousmane Kane, a indiqué que toute partie souhaitant obtenir les motivations de la décision doit adresser une demande écrite à la Caf dans un délai de 10 jours après notification.
Concernant les recours, il est précisé que la décision peut être contestée devant le jury d’Appel de la Caf, conformément aux articles 54 à 58 du code disciplinaire de la confédération.
Les parties ont un délai de trois jours pour notifier leur intention de faire appel, suivi d’un délai supplémentaire de sept jours pour soumettre un recours écrit.


Le Congo est disqualifié parce que son argumentaire de réclamation aura été présenté par une institution fantôme. Depuis tout le temps que nous attirions l’attention que l’immixtion du politique dans la pratique sportive peut être lourde de conséquences.
Ce qui signifie en d’autres termes que les contre-réserves formulées par la pseudo commission Ad’hoc n’ont pas été examinées, pour vice de forme, la commission n’étant pas reconnue. Cependant, si Mayolas et compagnie introduisaient la même requête, celle-ci sera examinée. Et si le Congo convainc de par son argumentaire, les résultats acquis sur le terrain sur les deux rencontres seront homologués comme tels.
Pour cela, il faudrait, à la pseudo commission Ad’hoc et au ministère des Sports, dans l’intérêt supérieur de la Nation, de se faire violence, en reconnaissant qu’ils ont tout faux, et de rétablir la Fecofoot version Mayolas dans ses droits, afin de ramener le monde du football congolais dans le giron sportif international.
Autrement, cette première déconvenue, en appellera d’autres plus douloureuses que les défaites auxquelles on est souvent confronté. Déjà qu’en matière de sport, les performances satisfaisantes sont rares.
Et si d’aventures, les quelques qualifications acquises doivent être remises en cause du fait de l’incurie de certains congolais qui se croient plus congolais que les autres, foulant au pied les textes réglementaires, il y a de quoi se demander, « où va le pays ».
Dans cette affaire, le ministère des Sports étant celui qui insidieusement semble jouer à l’obstruction par le biais d'une commission Ad'hoc montée de toutes pièces au mépris des textes et à ses ordres, peut-être est-il temps pour le parlement, d’interpeller le gouvernement sur la question.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-21 23:30:56
"La nature a horreur du vide", a-t-on coutume de dire. Le stade Mangandzi de Dolisie dans le Niari (sud), est devenu le repère des fumeurs du chanvre. Le jour, ce stade est véritablement un fumoir du tabac indien. Le pire arrive la nuit où tout le monde se livre au commerce du sexe.
Plusieurs dolisiens qui fréquentent cet endroit viennent pas pour suivre un match de football, mais en réalité c’est pour soit s’acheter quelques boules de chanvre, soit pour s’attraper une prostituée au crépuscule.
Les riverains comptent plus de préservatifs usés que des traces des bottines des joueurs de football. Ce qui sous-entend que le stade Mangandzi a été transformé en chambre d’hôtel.
On rappelle que le stade Mangandzi de la capitale de l’or vert est dans un état de décrépitude. C’est le constat fait ces derniers jours. Il est désormais à l’abandon.
Le stade de la capitale départementale du Niari ne ressemble plus qu’à une savane. L’herbe a envahi l’aire de jeu, et l’on peut facilement chasser les hérissons à cet endroit.
En octobre 2017, plus d’un mois après sa prise de fonctions, le ministre congolais des Sports, Hugues Ngouélondélé avait effectué une visite de terrain dans les stades Mangandzi et Denis Sassou-N’Guesso de la ville de Dolisie dans le cadre de la relance des travaux de rénovation et de l’opérationnalisation des infrastructures sportives, afin que la jeunesse congolaise puisse exprimer son talent dans de bonnes conditions.
Le stade Mangandzi a été la première étape de cette visite. Là, les responsables de ce complexe sportif avaient expliqué les difficultés dans lesquelles baigne ce stade depuis des années.
Prenant la parole, le ministre congolais des Sports avait souligné, que l’un des chantiers les plus cruciaux qui puissent être déterminants dans la réussite des actions de sa feuille de route, était de rendre opérationnelles et disponibles les infrastructures sportives à la disposition des enfants congolais.
Mais depuis là, rien n'a été fait.
En attendant, le chassé-croisé des fumeurs du chanvre continu le jour, et la nuit, tout le monde, peut se livrer au commerce du sexe sans être inquiété.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-21 13:15:47
Face à la concurrence des grandes surfaces à Brazzaville, les commerces de proximité, symboles de notre patrimoine local, peinent à se maintenir. Pourtant, ils jouent un rôle essentiel dans notre alimentation, notre économie locale et notre qualité de vie. C’est le cas d’Espace Yaka To Pema, situé au N° 70, avenue Rex Elion, au quartier Le Bled, dans le 7e arrondissement de Brazzaville Mfilou.
Au quartier Le Bled dans, le 7e arrondissement de Brazzaville Mfilou, Espace Yaka To Pema possède des atouts indéniables. Il offre tout d’abord des produits de qualité et aux prix défiants toute concurrence.
Au-delà de l’aspect économique, Espace Yaka To Pema, joue un rôle social essentiel. C’est devenu, selon les habitants du quartier Le Bled, interrogés par Les Echos du Congo-Brazzaville, un lieu de vie où les habitants de Mfilou se rencontrent, échangent et tissent des liens.
Le vétéran Didier Rémy le gérant, connu de tous, est un véritable pilier du quartier.
Il connaît ses clients, leurs goûts et leurs habitudes, et leur apporte des conseils personnalisés.
«En le soutenant, nous préservons notre patrimoine local et nous contribuons à créer un quartier plus vivant et plus agréable à vivre. Personne n’imagine aujourd’hui notre quartier Le Bled sans Espace Yaka To Pema, notre commerce de proximité », nous a confié un consommateur.
Le dynamisme d’Espace Yaka To Pema se confirme dans le domaine de l’alimentation de qualité. Depuis plusieurs années, il gagne du terrain face à des enseignes très organisées de la capitale congolaise.

La migration de la clientèle de Mfilou vers les grandes surfaces situées au centre-ville de Brazzaville ne découle pas d’une représentation négative d’Espace Yaka To Pema. Au contraire, ce commerce de proximité est vecteur de relations humaines et d’originalité.
Il a toute sa place dans le 7e arrondissement de Brazzaville car le quartier Le Bled se ne cesse de connaitre l’augmentation des habitants.
« Aller dans un commerce de proximité comme Espace Yaka To Pema, c’est s’assurer d’avoir une relation individualisée, d’être face à un interlocuteur compétent comme le vétéran Didier Rémy, qui s’intéresse depuis toujours à notre besoin et connaît son job. Se rendre dans ce genre d’établissement, ça devrait être une expérience pour le consommateur, un moment où il est accompagné. Une chose avec laquelle la grande distribution ne peut pas rivaliser », a déclaré une fidèle cliente depuis plusieurs années.
On rappelle qu’au quartier Le Bled, le problème de manque d’infrastructures de base se pose avec acuité et rend difficile la vie des habitants de cette zone enclavée. Ces tracasseries sont devenues le pain quotidien des habitants du quartier.
Face au calvaire qu’elles vivent, les populations sollicitent l’implication des autorités pour désenclaver ce quartier de Mfilou.
Alors, la prochaine fois que vous ferez vos courses à Mfilou, n’hésitez pas à privilégier Espace Yaka To Pema au quartier Le Bled.
Le vétéran Didier Rémy vous réserve bien des surprises !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-21 11:45:37
Être né le 31 août 1974 à Fort Rousset, ville devenue Owando, dans le Nord de la République du Congo, ne fait pas de moi un artiste du Nord, a déclaré Rogatien Ibambi Okombi alias Roga-Roga lors d’une causerie-débat avec une délégation de la presse congolaise à Paris.
« J’ai été conçu à Mindouli, je suis né à Fort Rousset, j’ai effectué ma scolarité à Mindouli et à Mouyondzi. Il est choquant de voir que mes détracteurs ne retiennent que mon seul lieu de naissance alors que mes premiers pas au monde ont été effectués ailleurs qu’au Nord du Congo-Brazzaville », a expliqué l’artiste qui compte réconcilier les Congolais, sa musique devant se situer en dehors de la considération ethnique.
Roga-Roga, pourtant devenu figure emblématique de la musique congolaise, malgré le fait qu’il s'est imposé comme auteur-compositeur-interprète, guitariste et arrangeur musical, suscite encore auprès des mélomanes une accointance avec le pouvoir en place et est catalogué "artiste du Nord".
Derrière ce stéréotype, il y a avant tout le "Roga-Roga", le "fédérateur", le "gardien des us et coutumes" qui espère n’être que l’ambassadeur culturel, le temps que les Congolais retrouvent la bonne vibration de leurs valeurs d’unité nationale.
De fait, les attaques contre l’artiste n’ont eu de cesse de ponctuer l’actualité de son évolution musicale.
La liste est longue et, sans être exhaustifs, nous pouvons nous souvenir de ses premiers concerts en France. Les combattants s’opposaient à ses éventuelles prestations.
Aujourd’hui encore, il est question pour certains compatriotes de boycotter son concert au Zénith Paris La Villette.
La billetterie est désormais ouverte ! Le 1er Février 2025, Roga-Roga se produira au Zénith de Paris, en France.
Préparez-vous à une soirée d'exception où la musique congolaise prendra vie sous la direction du maestro incontesté, Roga-Roga, le suprême lampadaire.
Habitué des scènes, l'artiste congolais s’apprête à faire un show pour la énième fois après un long moment d’absence à Paris.
Par précaution, un dispositif important de sécurité sera déployé, mais il n'y a aucune inquiétude à avoir.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Source : Adiac
Photo : DR
Créé le 2025-01-21 10:21:39
Dans les rues animées de Brazzaville, la capitale congolaise, une armée de petits entrepreneurs s’active pour gagner leur vie au jour le jour. Vendeurs de rue, bricoleurs, artisans, tous font tourner une économie informelle essentielle pour la survie des ménages et de la ville. Nous avons rencontré Romain, la quarantaine révolue, dans la rue Makalamba à Mouhoumi, dans le 7e arrondissement de Brazzaville, avec sa pelle entrain de remplir son pousse-pousse avec du sable de rue pour aller vendre après auprès des propriétaires des chantiers de construction de plus en plus nombreux à Mfilou qui veulent poser des dalles, des pavés, du carrelage ou quelque chose de similaire.
Le désœuvrement et le manque d’activité peuvent donner des idées à certaines personnes. Ainsi, plusieurs jeunes de Brazzaville s’adonnent à une nouvelle activité. Il s’agit du ramassage et de la vente du sable de rue.
Romain est comme plusieurs jeunes de la capitale congolaise à se livrer quotidiennement au ramassage et à la vente de sable de rue.

Avec sa pelle et son pousse-pousse, il sillonne tôt chaque matin les rues et avenues de Mfilou à la recherche du sable qui servira par la suite à la vente.
Le sable est vendu dans des sacs de 50 kg à 2000 F ou 2500 FCFA, selon la tête du client. Les clients s’en servent aussi pour les travaux en maçonnerie ou pour le remblai des zones marécageuses. Ces derniers ne sont plus obligés d’acheter du sable d’un camion dont le prix n’est plus à la portée de tout le monde avant d’exécuter leurs travaux.
« Je n’ai aucune ressource pour satisfaire mes besoins, c’est pourquoi j’ai choisi le ramassage du sable », nous a confié Romain, père de famille.
« Parfois, je fais une recette de 5 000 F ou 10000 FCFA par jour. Ainsi, je peux acheter des habits et des chaussures et nourrir ma petite famille », a précisé le jeune Romain.
Il commence son activité à 9h du matin pour en finir à 18h du soir et travaille du lundi au samedi. Le jeune père de famille est très connu dans le quartier et les clients font parfois des réservations de sable. Certains clients viennent soit avec des pousse-pousse, des motos ou avec des voitures pour recevoir leurs marchandises.

Romain estime que c’est une bonne activité puisqu’elle lui permet d’éviter le désœuvrement, la délinquance et de soulager les parents qui n’ont plus assez de moyens pour subvenir entièrement à ses besoins.
Romain comme bien d’autres jeunes du quartier parviennent à débarrasser les routes de Mfilou des ordures et autres déchets avant de ramasser le sable qui est destiné à la vente. Il contribue à l’assainissement des rues de Mfilou qui sont depuis quelques temps confrontées à des problèmes d’insalubrité. Les structures d’entretien des routes sont de plus en plus défaillantes dans leurs missions.
Malgré les bénéfices économiques à court terme, Romain est conscient que le ramassage de sable de rue présente de graves risques environnementaux.
Ces petits métiers informels pullulent dans les artères de la capitale congolaise. Vendeurs ambulants, cireurs de chaussures, couturières, mécaniciens de fortune… Tous contribuent à faire vivre une économie de la débrouille, essentielle pour de nombreux ménages.
Certes, cette économie informelle témoigne de l’ingéniosité et de la résilience des brazzavillois. Mais elle n’en demeure pas moins précaire. Car, pour la plupart, le chiffre d’affaire ne passe généralement pas 50.000 FCFA.
Absence de protection sociale, accès limité au financement, tracasseries administratives… Les défis sont de taille pour ces petits entrepreneurs.
« Nous vivons au jour le jour. Chaque jour, il faut se battre pour gagner quelques francs CFA. Mais c’est notre seule option pour nourrir nos familles », soupire Romain.
Malgré les difficultés, cette économie informelle reste le pilier de la survie pour de nombreux ménages de l’ex capitale de la France libre.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-21 09:20:05
En science politique, il y a deux choses qu’on apprend, qui sont les fondamentaux de l’Etat : c’est la fiscalité et la force publique. Lorsqu’un paysan, dans son champ, voit un policier ou un militaire qui arrive, il sait qu’il y a un Etat. Lorsqu’on demande à quelqu’un de payer un impôt ou une taxe, il sait qu’il y a un Etat. Lorsque vous voulez vendre sur un marché, vous devez payer un emplacement à la commune (bien souvent en tout cas). Cette redevance peut être considérée comme une taxe. Quelle que soit l'origine de vos taxes municipales, elles servent à financer la commune, elles font partie intégrante du budget de la ville. Cette rentrée d'argent sert à faire fonctionner la commune, elle peut aider à améliorer les infrastructures, elle peut contribuer à financer des travaux et des aménagements qui sont utiles pour les enfants ou pour l'ensemble des habitants de la municipalité…Le recouvrement au sein des différents marchés municipaux répond donc à une réglementation en vigueur. La question se pose tout de même de savoir pourquoi, en dépit du paiement des «droits de place », 100 FCFA par commerçant et du lundi au samedi au marché Mouhoumi à Mfilou, les commerçants installés anarchiquement, sur l’avenue de l’étage, font tout de même l’objet de déguerpissement et de saisine de marchandises et autres actes déplorés, alors qu’ils s’acquittent de leur devoir. Quel serait l’objectif visé par la Mairie de Mfilou lorsqu’elle prélève des taxes auprès de ces commerçants «anarchiques» et procède parallèlement à leur déguerpissement?
Pour ce qui est des étals et «commerçants par terre», au marché Mouhoumi dans le 7e arrondissement de Brazzaville, la taxe est journalière : 100 FCFA. Un droit dont s’acquitte au quotidien cette franche de commerçants.
Ne serait-il pas judicieux pour la municipalité de Mfilou de construire un marché à visage humain cette année pour permettre à cette franche de commerçants de vendre des denrées alimentaires dans des conditions idoines et dignes ?

C’est un truisme de dire que l’insalubrité constitue une véritable menace à la fois sur l’environnement et sur la santé, surtout lorsqu’elle affecte le bien-être à nous tous.

Au niveau du petit marché, avenue de l’étage au quartier Mouhoumi, dans le 7e arrondissement de Brazzaville, c’est un dépotoir d’ordures qui côtoie les marchandises, y compris les aliments étalés par les commerçants pour la vente.

Du poisson frais et fumé, de la viande, des légumes et fruits, etc., toutes ces denrées alimentaires destinées à la vente sont étalées à même le sol dans ce marché et le long de la chaussée sans aucune mesure d’hygiène.

Un sol terreux détrempé par les pluies qui s’abattent régulièrement sur la ville de Brazzaville, des émanations infectes des eaux d’égouts ainsi que des déchets ménagers qui jonchent le sol, sous le regard admirateur et complice des collecteurs des taxes municipales.

C’est dans ce décor insalubre que les vendeuses et commerçantes exposent leurs marchandises au marché Mouhoumi.
Le trottoir, colonisé par les commerçants, contraint les piétons à marcher sur la chaussée courant le risque de se faire renverser par des véhicules ou taxis motos.

Pendant la saison des pluies, ce marché prend les allures d’une mare d’eau boueuse. Et il pose un problème sanitaire à la population, surtout aux commerçants et aux clients.
C’est en se pinçant le nez que la plupart des clients viennent y faire leurs emplettes.
Résignés, les commerçants de ce marché vendent leurs produits sans le moindre respect des conditions et normes d’hygiène dans un inquiétant ballet des essaims de mouches qui se posent sur les denrées alimentaires.

Les riverains doivent cravacher dans cet enfer boueux quand il pleut. Un véritable patinage artistique qui impose que chaque riverain s’arme d’une paire de chaussures de secours.
A quoi servent donc les taxes municipales dans les marchés de Mfilou dans la mesure où toutes les denrées alimentaires destinées à la vente sont étalées à même le sol sans aucune mesure d’hygiène ?
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-21 08:02:01
Brazzaville, la capitale congolaise, vit une crise du gaz butane depuis plusieurs jours. Les ménagères et autres consommateurs, en colère, parcourent parfois de longues distances sans trouver ce précieux produit. La rareté serait due à un problème d’approvisionnement.
Plusieurs points de vente de gaz butane sont fermés dans la capitale. À bout de bras, dans des brouettes, les pousses-pousses, sur les motos ou encore dans les taxis, les consommateurs transportent leurs bombonnes de gaz et font le tour de Brazzaville.

Même l’entrepôt de la société de distribution dénommée Faaki à Makélékélé a baissé son rideau depuis deux jours.
Pour pallier cette pénurie, les utilisateurs ont recours au bois de chauffe et au charbon de bois pour la cuisson.
Selon un tenancier, cette rareté serait due à un problème d’approvisionnement.

Pour l’heure, aucune source officielle n’a communiqué sur cette pénurie.
En attendant, un appel est lancé aux autorités, pour qu’une solution rapide soit trouvée à cette pénurie de gaz qui vient une fois de plus fragiliser les ménages qui subissent déjà de plein fouet la hausse des prix des denrées alimentaires.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-21 06:59:33
Sous la coupole du Capitole, lundi 20 janvier, il était midi heure locale (18h00 au Congo ou en France), quand Donald Trump 47e président de la première puissance mondiale a débuté son second mandat, succédant au démocrate Joe Biden.
Face à un parterre de figures politiques et économiques, dont quatre anciens présidents américains, son ancienne rivale démocrate, Kamala Harris et son vice-président JD Vance, posant une main sur une bible héritée de sa mère, Donald Trump a levé l’autre pour jurer de "protéger la Constitution".
Après la prestation de serment, Donald Trump a centré son discours d’investiture autour du "rétablissement de la confiance" en l’Amérique.
"L’âge d’or des Etats-Unis commence aujourd’hui", a-t-il déclaré au début de son discours d’investiture, assurant qu'"à partir d’aujourd’hui, notre pays va prospérer et être respecté aux quatre coins du monde."
"Tout simplement, je placerai l’Amérique en premier", a-t-il énoncé.
Le président Donald Trump a affirmé que les Américains allaient "planter" le drapeau américain "sur la planète Mars".
Sous son mandat, a-t-il déclaré, "les Etats-Unis se considéreront à nouveau comme une nation de progrès, qui accroit sa richesse, étend son territoire […] et porte notre drapeau dans de nouveaux et magnifiques horizons. Et nous poursuivrons notre destinée jusqu’aux étoiles, en envoyant des astronautes américains planter la bannière étoilée sur la planète Mars".
Le politique officielle des Etats-Unis reconnaîtra seulement "deux sexes, masculin et féminin".
"A partir d’aujourd’hui, la politique officielle du gouvernement des Etats-Unis sera de dire qu’il n’y a que deux sexes, masculin et féminin", a déclaré Donald Trump, dont l’équipe a promis plusieurs décrets pour stopper les aides fédérales pour les personnes transgenres.
Donald Trump a annoncé qu’il décréterait un état d'"urgence énergétique" national visant à doper la production d’hydrocarbures des Etats-Unis, déjà premier producteur mondial, mettant ainsi en péril les efforts mondiaux pour freiner le réchauffement climatique.
"Nous allons forer à tout-va", a lancé le président américain, réitérant ainsi sa promesse de campagne et assurant qu’il reviendrait sur nombre de mesures climatiques prises par son prédécesseur Joe Biden pour favoriser la transition énergétique et baisser les émissions de gaz à effet de serre du pays, deuxième pollueur mondial après la Chine.
"Je vais déclarer un état d’urgence national à notre frontière sud" avec le Mexique, a assuré Donald Trump, affirmant qu’il allait expulser "des millions et des millions" de migrants en situation irrégulière.
Donald Trump qui est officiellement devenu président des Etats-Unis, pour la seconde fois, avait battu la vice-présidente démocrate Kamala Harris le 5 novembre 2024. Il est désormais à 78 ans, le chef d’Etat américain le plus âgé jamais investi.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 23:44:15
Secteur dit VSD au quartier Makabandilou dans l’arrondissement 9 Djiri, une cérémonie de mariage coutumier dite dot, a été annulée samedi 18 janvier, suite à une invasion massive des abeilles. Les hyménoptères se sont attaqués aux parents des deux familles ainsi qu’aux invités. Chacun ayant pris ses jambes à son cou, la cérémonie n’a pu se poursuivre.
En ce samedi 18 janvier, deux familles ainsi que leurs amis et connaissances s’étaient donnés rendez-vous, secteur VSD à Makabandilou, pour acter coutumièrement l’union de deux jeunes gens, par ce qui est communément appelé la dot.
Tout se déroulait sans anicroche, sous la conduite des débateurs des deux familles, dont l’habileté du verbe pour dire la tradition et distiller les conseils à travers des formules empreintes de sagesse et même d’humour, renvoyait carrément à un concours d’éloquence.
Dans cette ambiance bon-enfant, tout était quasiment conclu et il fallait pour la future mariée, le matérialiser en présentant à son père ce symbolique verre de vin, signe d’acceptation de la dot et de scellement de l’union.
Faute de père biologique, c’est à l’oncle paternel nommé « petit papa » ou « papa cadet » selon le vocable consacré, que revenait la délicate mission d’accepter la dot, consentant de facto à l’union et la bénissant même.
Au moment où la jeune femme offrait la boisson à son petit papa, le bourdonnement des abeilles a attiré l’attention de tous. L’essaim s’est invité à la noce en ordre d’attaque, semant la panique et dispersant les invités.

Beaucoup ont été piqués, jusque dans la rue où ils tentaient d'échapper au gros de l'essaim qui tournoyait dans la parcelle.
La cérémonie a finalement été annulée, de nombreux "fugitifs" s'étant engouffrés dans le premier taxi libre, seul moyen d'échapper à la piqure des abeilles qui, fait curieux, n'ont pas attaqué les voisins ou autres passants proches des lieux.

Depuis, les spéculations vont bon train. Certains prétendent que l’invasion de ces abeilles était en fait une manifestation de la colère d’outre-tombe. Une désapprobation des défunts à la prise de la dot par « petit papa » qui a été l’un des premiers individus piqués.

Les abeilles sont généralement pacifiques, mais elles peuvent devenir agressives si elles se sentent menacées. Lorsqu’une abeille est en colère, elle libère une substance chimique appelée phéromone, ce qui a pour effet de faire paniquer les autres abeilles et de les inciter à attaquer.
Qui sait, dans ces cérémonies où l'on consomme également beaucoup de jus de fruit, ce qui attire les abeilles, peut-être que quelqu'un avait écrasé une abeille qui, libérant la phéromone, avait envoyé un SOS au reste de la colonie qui s'était alors portée à son secours.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 22:31:09
La ministre de l’Enseignement supérieur, Delphine Edith Emmanuel a présenté, le 17 janvier à Brazzaville, un projet de décret portant création du diplôme national de Brevet de technicien supérieur (Bts).
Ce projet est le fruit d’une collaboration entre le ministère de l’enseignement supérieur et celui de l’enseignement technique et professionnel.
Examiné et approuvé lors du Conseil des Ministres, ce décret a pour objectif de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes détenteurs de baccalauréats techniques et professionnels. Il constitue une réponse stratégique aux enjeux d’employabilité et de chômage des jeunes, tout en encourageant la formation professionnelle.
Le décret comprend neuf articles, il précise les modalités de création, d’organisation, d’accès et de délivrance du Bts. Ce diplôme sera attribué sous l’autorité des ministères compétents. Il vise à renforcer les compétences des jeunes et à élargir leurs perspectives sur le marché de l’emploi.
Cette initiative illustre la détermination du gouvernement à promouvoir des parcours éducatifs en phase avec les besoins socio-économiques, consolidant ainsi la stratégie nationale de lutte contre le chômage.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 21:58:57
Un accident s'est produit cet après-midi à Diata dans l’arrondissement 1 Makélékélé. Une ambulance du Ministère congolais de la Santé et de la population immatriculée 454 PRQ 4, roulant à tombeau ouvert, a percuté de plein fouet un taxi, a constaté un journaliste des Echos du Congo-Brazzaville.
Cet incident n’a fait aucun mort ou blessé nonobstant quelques dégâts matériels.

L’ambulancier a mal négocié son virage. Il a tenté en vain de maîtriser son véhicule, mais il n'a pu éviter le taxi qui se trouvait devant lui.
L’ambulance a continué précipitamment sa route sans marquer l’arrêt pour un constat à l’amiable.

Cet accident a provoqué une vive colère des chauffeurs de taxis. Nombreux ont exprimé leur indignation face à l’attitude de l’ambulancier.
Cet accident met en lumière la nécessité de renforcer la sécurité routière à Brazzaville afin de sanctionner les chauffeurs imprudents.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 20:59:30