À la frontière du Cabinda, une menace silencieuse mais grandissante prend de l’ampleur : l’entrée illicite de la boisson Cuca, en provenance d’Angola, destinée à inonder le marché de Pointe-Noire et de Brazzaville. Ce trafic bien organisé échappe aux circuits légaux, contourne les contrôles douaniers et prive l’État congolais de recettes fiscales essentielles.
Derrière chaque cargaison frauduleuse, ce sont des millions de francs CFA qui échappent au Trésor public, au détriment de l’économie nationale, des opérateurs respectueux de la loi et des emplois locaux.
Pendant que les trafiquants véreux engrangent des profits faciles, l’État perd, et le marché formel s’asphyxie. Plus inquiétant encore, cette contrebande fragilise les mécanismes de régulation, favorise l’économie souterraine et ouvre la voie à d’autres trafics tout aussi préjudiciables.

La frontière du Cabinda devient ainsi une brèche économique qu’il est urgent de colmater.
Face à ce fléau, les autorités sont interpellées au moment où la jarre des finances de l'Etat congolais est tellement percée depuis la chute des cours du pétrole. Il est impératif de redoubler de vigilance, de renforcer les contrôles frontaliers, d’intensifier la coopération entre services de sécurité, de commerce et douanes, et de frapper fort contre les réseaux de contrebande.
La protection de l’économie congolaise n’est pas une option : c’est une nécessité.
Laisser prospérer ce trafic, c’est accepter que l’illégalité dicte sa loi. Agir maintenant, c’est défendre la souveraineté économique du Congo et préserver l’équité du marché.
