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Un enregistrement audio, que nous nous gardons de publier, par respect des charges qu’assument les intéressés, débitant une altercation verbale entre la ministre Hermela Doukaga de la Jeunesse et le directeur général adjoint de la police nationale, le colonel Obami Itou, fait actuellement le buzz sur les réseaux sociaux. Entre ’’ insubordination’’ de l’un et ‘’méconnaissance de la voie hiérarchique’’ pour l’autre, il va s’en dire que ces propos mis sur la place publique ne sont pas bien loin des chamailleries de cour de récréation, au point que les congolais qui se délectent de ce sonore pensent la fonction ministérielle ‘’désacralisée ‘’ par l’une de ceux qui en assument la charge.
« Je suis encore une fois choqué de suivre, la mort dans l’âme, la conversation enregistrée entre la ministre Doukaga et le colonel Obami Itou . Si cet entretien est vraiment authentique, alors je me permets, sous réserve, de vous partager mon point de vue. J’estime que les deux interlocuteurs tirent, de toute leur force, le Congo vers le bas. Voici comment: le colonel qui connaît très bien l’identité de sa correspondante devrait être courtois et, calmement, debout, tout en serrant ses fesses, prendre en compte la requête formulée par Madame la Ministre, tout en lui promettant d’en parler à ses chefs hiérarchiques, parce qu’il est aux ordres.
Du côté de madame la Ministre, j’observe un manque criard d’éthique de ‘’Femme ou d’homme d’État’’. À la vérité, j’ai eu un froid au dos face aux propos très très orduriers tenus par la ministre du genre: ‘’Je ne suis pas de votre région’’. My Good! Comme disent les anglais. Où est le vivre ensemble dont elle parle aux enfants pendant les colonies de vacances ? Comme on peut aisément le constater, il y a visiblement un manque de maturité politique chez la Ministre en charge de la jeunesse congolaise.''
Par delà cette interrogation de Adrien Wayi, il y a lieu de se demander pourquoi cet enregistrement qui selon toute vraisemblance serait sorti des milieux de madame la ministre, a-t-il été réalisé et mis sur les réseaux sociaux?
La voix de madame la ministre est bien présente et sans rétroaction acoustique. Ce qui suppose qu’elle est en présence de la source enregistreuse. Celle du colonel Obami est amplifiée par la portabilité magnétique et est parasitée. Donc recueillie en seconde source. De ce constat qui relève de la physique élémentaire des communications radiophoniques, on peut déduire que la ministre a voulu ‘’piéger’’ son interlocuteur. Mais à quelles fins?
Même si la ministre n’ose le dire, les deux personnalités en étaient déjà venues quasiment à une friction, lors de l’arrestation brutale, avec violence et voies de fait, d’un leader étudiant par la garde de madame la ministre au motif qu’il avait été discourtois envers la ministre. Le directeur général adjoint de la police, le colonel Obami Itou s’était opposé à l’incarcération de l’étudiant et l’avait fait libérer, provoquant l’ire de madame la ministre. Un précédant sans doute jamais digéré.
D’autre part, c’est du coté du colonel que l’on retrouve la retenue qui aurait pu être celle de la ministre, fonction oblige, même si dans les premiers instants de l’échange musclé, celui-ci apparait discourtois et faisant carrément une leçon de procédure administrative au ministre.
Oui, madame la ministre, votre directeur de cabinet vous a induit en erreur, à travers une correspondance mal orientée, car n’obéissant pas, comme en droit, au parallélisme de forme, la voie hiérarchique, dans les us administratifs. Un ministre adresse sa requête à son homologue ministre car celui-ci a la maîtrise de son administration. C'est lui qui enjoint celle-ci d’exécuter ladite requête le cas échant, ou dans la mesure du possible. Ou encore vous auriez adressé votre doléance au premier ministre qui aurait orienté votre requête au ministre assermenté pour exécution. De même, si cette requête avait été acceptée, il aurait fallu discuter des modalités pratique de détachement de personnel demandé, du commandement dont il relèverait, de leur dotation en armes et en munitions, des missions qu’il aurait à effectuer, surtout que ce rôle est dans la pratique, dévolu à la Garde républicaine qui assure la sécurité des bâtiments et édifices officiels. Ainsi, vous vous seriez adressée au ministre de la Défense, car même le DGPN a qui vous avez initialement adressé votre courrier, n'avait pas vocation à y donner une suite. C'et sans doute par esprit républicain que le général Ndenguet ne vous a pas retourné le courrier avec la mention: ''destinataire erroné'' ou ''destinataire non conforme''.
Non madame la ministre votre manque de tact et ces mots orduriers ne vous honorent guère. De par la fonction, vous êtes supérieur au colonel certes mais par le grade, vous lui devez également des égards, surtout que vous êtes de la même corporation. Et puis, vous ne deviez pas perdre de vue que l’autorité qui est le pouvoir de commander, d'être obéi implique aussi les notions de légitimité, de commandement et d'obéissance, d'un autre pouvoir qui impose l'autorité. Vous n’êtes pas le ministre de tutelle du colonel.
Par delà les conséquences que peuvent susciter cette affaire en matière de cohésion gouvernementale, car il va s’en dire que la ministre Doukaga a empiété sur les plates-bandes de son collègue Mboulou, dans le pays et hors des frontières nationales, les gens se marrent de ce spectacle qui une fois de plus, disons-le désacralise la fonction ministérielle.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-06-28 19:41:10
L’orchestre les Bantous de la capitale est en studio pour enregistrer un « Best of » de quarante chansons ayant marqué sa carrière, dans le cadre des préparatifs des festivités marquant les 60 ans de sa création, le 15 août 1959.
Créé le 2019-06-27 21:04:10
Le chef du gouvernement d’union nationale en Libye, Fayez el-Sarraj a fait part mercredi à Brazzaville de l’évolution de la crise qui secoue la Libye au président congolais, Denis Sassou N’Guesso, désigné en novembre 2016, président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye.
Créé le 2019-06-27 16:57:55
A Brazzaville comme dans les autres agglomérations de l’hinterland, il existe de panneaux de signalisation qui permettent aux automobilistes d’être à l’abri d’éventuels accidents. Cependant, ces panneaux de signalisation et autres marquages au sol ne sont pas perceptibles à plusieurs endroits de la ville. C’est le cas par exemple du rond-point Koulounda et de l’avenue Tchicaya U Tam’si, à proximité du lycée français.
Créé le 2019-06-27 16:18:31
Au cours de sa réunion du 26 juin, le conseil des ministres a adopté des textes soumis à son examen en matière d’amélioration de l’offre de santé. Les textes adoptés sont le fruit des recommandations des Assises nationales de la santé tenues à Ewo, département de la Cuvette ouest, sous l’égide du Premier ministre, chef du gouvernement, en décembre 2016.
"Les conclusions de ces Assises ont servi de matrice aux objectifs en matière de santé contenus dans le Plan national de développement 2018-2022. Elles ont également permis de dresser un état des lieux de la santé dans notre pays, et aidé à articuler une réponse institutionnelle afin de faciliter la résolution des problématiques prioritaires.
Cette réponse a pu être identifiée au terme d’une démarche participative fondée sur les évidences scientifiques, mais également sur la contribution de l’ensemble des cadres et personnels de santé ainsi que sur l’implication des partenaires techniques et financiers.
Le ministre Coussoud-Mavoungou qui représentait la ministre Lydia Mikolo en mission, a précisé aux membres du Conseil des ministres que le Congo se trouve en phase de transition épidémiologique. Cette situation se caractérise par une double charge de morbidité et de mortalité.
Cette charge concerne en premier lieu les maladies infectieuses transmissibles (tuberculose, VIH-sida, schistosomiase, trypanosomiase, etc.), mais aussi le paludisme, pathologies globalement responsables d’environ 57% des décès dans notre pays, majoritairement chez les enfants, les femmes et les jeunes adultes.
Elle concerne en deuxième lieu des maladies chroniques non transmissibles telles que l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires (AVC), le diabète, les cancers, etc. Ces maladies chroniques sont responsables de 33% des décès au Congo, selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé.
Il convient de citer, en troisième lieu, l’existence d’affections particulières telles que la drépanocytose qui touche directement 2% des nouveau-nés, et dont le trait est présent chez un quart de la population congolaise.
Les projets de décret soumis à l’examen du Conseil des ministres traduisent la volonté du gouvernement de garantir à l’ensemble de la population l’accès et la disponibilité de soins de santé de base, grâce à la mise en place de programmes nationaux de santé spécifiques identifiés sur la base du profil épidémiologique du Congo.
Ces programmes spécifiques auront pour caractéristique principale d’institutionnaliser la mesure de performance, afin d’évaluer l’efficacité de la réponse. Ils permettront également la détermination d’un paquet minimum de soins et services promotionnels, préventifs et curatifs, dont la pratique et l’efficacité auront été suffisamment documentées.
Leur détermination aura pour premier avantage de consacrer la mise en place, en supervision de chaque programme, d’une coordination nationale à vocation interministérielle, afin de renforcer l’efficacité de la réponse à apporter.
Elle aura comme autres avantages d’aider à la mobilisation des ressources budgétaires nationales et de faciliter celle des concours attendus des partenaires techniques et financiers internationaux.
Ainsi, treize programmes nationaux suivants ont été retenus. Neuf d’entre eux seront créés par les décrets soumis ce jour à l’examen du Conseil des ministres. -Le programme national de lutte contre le cancer ;
-Le programme national de lutte contre les hépatites virales ;
-Le programme national de lutte contre l’onchocercose ;
-Le programme national de lutte contre la lèpre, le pian et l’ulcère de Buruli ;
-Le programme national de lutte contre la schistosomiase ;
-Le programme national de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine ;
-Le programme national de lutte contre l’insuffisance rénale ;
-Le programme national de santé mentale ;
-Le programme national de lutte contre les infections nosocomiales.
Quatre d’entre eux étant déjà fonctionnels, les décrets les concernant viennent régulariser leur situation juridique. Il s’agit des :
-programme élargi de vaccination ;
-programme de lutte contre le paludisme ;
-programme de lutte contre le VIH/sida ;
-programme de lutte contre la tuberculose.
Les programmes ainsi créés seront placés sous la coordination d’une structure interministérielle à établir. Cette structure rassemblera, outre le ministère en charge de la santé, les ministères concernés par chaque problématique.
Structurés de manière identique, chacun des programmes sera doté d’une direction du programme, de départements spécifiques ainsi que d’un comité scientifique d’appui.
Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté les treize projets de décret portant création des programmes nationaux de santé soumis à son examen."
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-06-27 10:00:59
À peine à t-il pris ses fonctions en qualité de préfet du Niari, que le colonel de police Baron Frédéric Bozok effectue des descentes dans les administrations sous tutelles. Sa visite à l’Hôpital général de Dolisie, le 24 juin dernier, a révélé un constat des plus amer. Dire qu’au long des ans, on ‘’accumulait de la poussière sous les tapis’’.
S’il pensait vivre le choc de sa vie à travers l’état des malades qu’il allait rencontrer à l’Hôpital général de Dolisie où il a effectué une descente d’inspection, le préfet du Niari, se sera à l’évidence bien trompé. Le choc lui est plutôt venu de la gestion administrative et financière de l’Hôpital bien en déphasage avec les us en matière de gestion hospitalière. Dire que l’amateurisme y serait la règle.
Outre l’hôpital de référence de Dolisie, le préfet est passé aux impôts, au contrôle financier et au budget. Là non plus le constat a été amer, avec un manque criard de registres de contrôle de présence dans certaines administrations, ce qui vient consacrer un absentéisme quasi endémique. Dire que le laisser-aller serait la règle et le travail bien fait, l’exception.
Baron Frédéric Bozok a demandé aux responsables desdites administrations de se mettre au pas, ce qui vaut dernier avertissement. Le prefet poursuivra ses descentes à l’intérieur du département.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-06-27 09:27:19
À quelques heures de la rencontre Égypte- RDC, la tension est palpable auprès des supporters congolais, chez qui on note de véritables signes d'énervement quant à l'issue d'un match pour lequel les uns dépriment et les autres veulent croire au miracle. La défaite de la RDC face à l’Ouganda n’a pas fini de faire parler d’elle et de nombreux congolais jugent déjà la suite de plus en plus difficile. L’entraineur Florent Ibenge est au cœur de toutes les attaques.
‘’Ibenge a ko boma biso’’ autrement dit ‘’Ibenge va nous tuer’’. La contreperformance des Léopards de la RDC face aux modestes Cranes d’Ouganda a laissé de nombreux supporters de la RDC au bord de l’infarctus, tant les choix de l’entraineur Florent Ibenge sont jugés hasardeux par certains et l’équipe méconnaissable, étalant un jeu en dessous de son niveau habituel.
Pour de nombreux connaisseurs du football de la RDC, c’est l’entraineur qui serait l’auteur de ce qui s’annonce déjà comme une débâcle. Il faudra à la RDC au pire des cas, un match nul, pour espérer ensuite se relancer en jouant le va-tout face au Zimbabwe. Ce qui n’est pas gagné d’avance, au regard de la performance des ‘’Warriors’’ face à l'Ouganda, surtout que dans ce groupe A, tout le monde peut encore espérer se qualifier et tout se jouera lors de la dernière journée.
Face à des égyptiens qui outre qu’ils seront dans leur propre jardin, auront tout un peuple qui s’imposera en véritable douzième homme dans les tribunes, au point de destabiliser les congolais, la tâche des hommes de Florent Ibenge sera ardue et l’apport spirituel de Simon Kimbangu et autre Anuarite ne serait pas superflu pour un véritable miracle, face aux Pharaons, en espérant que Moïse soit vraiment du coté congolais.
Mais, revenons au sport pour remarquer que le poids du seul Bakambu en pointe ne suffit pas à créer la dynamique d’une attaque à outrance. Au milieu du terrain, l’Égypte pourra déployer son jeu, en l’absence d’un fixateur de défenses, coté congolais, tel que l’est souvent Dieumerci Mbokani qui du haut de ses trente quatre ans, reste un poison pour les défenses adverses et surtout son expérience a semblé manquer aux Léopards.
Quoiqu’il en soit, face aux coéquipiers de Mohamed Sala, les Léopards auront bien leur destin en mains. Leur entraineur ne disait-il pas : «Rien n’est perdu et ça doit nous mettre dedans». À eux de prouver que Florent Ibenge ne s’est pas trompé en leur faisant confiance, et avec lui, des millions de congolais qui veulent bien y croire, même si certains ont promis : « soki ba éliminé biso, à suka kuna ! » autrement dit, « si nous sommes éliminés, que Florent Ibenge se garde de rentrer au pays ».
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-06-26 18:23:22
Les dernières volontés des défunts doivent être respectées dans la mesure du possible et de la loi. Si certains accordent de l’importance à rejoindre «un autre monde » en toute simplicité, d’autres demandent à être enterrés avec bijoux et argent. Selon les croyances, les modalités de l’enterrement diffèrent et peuvent parfois surprendre. Il existe un enterrement original. Ce le cas de la famille d’un sapeur décédé à Bifouiti à Brazzaville. Elle a décidé de casser sa tirelire pour son enterrement, lui qui rêvait d’être inhumé dans un cercueil en forme de sa chaussure préférée J.M Weston, très prisée par les dandys congolais.
Créé le 2019-06-25 21:28:30
Le groupe Biemb’Art représentera le Congo du 12 au 18 Août 2019 au Festival de Confolens, ancienne commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente en région Nouvelle-Aquitaine.
Créé le 2019-06-25 18:24:35
Les cheminots du Congo-Brazzaville débordent déjà d'enthousiasme à l'idée de tester un jour des rails fraîchement installés. L'initiative doit contribuer aux efforts de reconstruction dans un pays ravagé par la crise financière depuis plusieurs années, mais aussi relancer l’économie nationale. Le ministre congolais des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l'étranger, Jean-Claude Gakosso a épluché le projet avec la délégation de la société CRCC 16 intéressée par la réhabilitation du chemin de fer Congo-Océan, conduite par son directeur général, Chen Hongbin.
Créé le 2019-06-25 17:56:12
Victor Massiandoki, né le 28 septembre 1961 à Kinshasa (RDC), vient de publier son premier livre de 224 pages aux éditions Jean Picollec, intitulé « Tout chemin mène à Rome ».
Créé le 2019-06-25 16:42:53
Des enseignants et des cadres de l’administration scolaire ont été mis aux arrêts puis présentés au tribunal. Ils sont accusés d’être auteurs ou complices de fraudes lors des épreuves du baccalauréat général session 2019.
Créé le 2019-06-25 15:46:54
Il était '' Tâta Koubemba'' pour de nombreux adeptes du culte Ngunza'' qu'il officiait depuis son jeune âge et pour lequel il avait enduré tant de tribulations et surtout persévéré, car se disant investi d’une mission. Daniel Koubemba a tiré sa révérence à presque 110 ans d'âge, lundi 24 juin 2019 à Brazzaville.
‘’Tâta Koubemba’’ cette dénomination emprunte de révérence traduisait le respect et l’aura qu’entourait cet homme qui a voué sa vie au service des autres, à travers la religion Ngunza, ’’Dibundu dia Bula mananga’’ qu’il pratiquait. De pure tradition Ngunza, à travers un culte désintéressé, Daniel Koumbemba officiait dans la rue Augagneur, non loin du marché dit ‘’Commission’’ à Makélé-kélé. Tâta Koubemba était de la trempe de ‘’ Malonga ma MPiéri-Mpiéri’’ ou autre ‘’Tâta Ndzalamou’’ de Makaka par Goma Tsé-Tsé, d’autres grand-prêtres Ngunza qui traduisaient la pureté du culte, partis bien longtemps avant lui.
À travers sa prière adressée « mu nk’umb’a sé mwan’a mpévé ya nlongo » autrement dit, « au nom du Saint fils de l’Esprit très Saint » avec pour intercesseurs, André Grénard Matsoua, Simon Kimbangu ou ‘’Mâma Ngunga’’, Daniel Koubemba a su redonner, au long des ans, du sourire à de nombreux malades dont les cas étaient souvent désespérés et face auxquels la médecine s’était dans la plupart des cas révélée impuissante, sans qu’il n’en coûte quasiment un seul sou à ceux-ci. « Kimpévé ka bâ dilâ k’â tia mbongo kô » ce qui veut dire, « on ne monnaye pas un don de l’Esprit que Dieu vous a offert gratuitement » nous rappelait-il. Pour entretenir sa famille, Daniel Koubemba vendait des poulets sur pattes.
Des bougies à la charge du patient pour des prières adressées en son nom auprès du très haut, « nakissa bissambu kué ta mampungu » en plus de l’eau pour le rituel d’expurgation de tout esprit impur ou de maladie, « niakissa », exécuté au moyen d’un carré de tissu béni, « bidimbu bia tumbû » et quelques gorgées de cette eau, donnée à boire au patient, à travers un canari en terre cuite, et le miracle s’opérait là, à l’instant. La personne venue grabataire, repartait sur ses deux pieds ou était internée, le temps des prières intenses pour sa délivrance. C’est une fois libérée de tout ce qui faisait obstacle au traitement médical que la personne pouvait partir à l’hôpital, ce que Daniel Koubemba conseillait d’ailleurs. « Nous avons fait le travail d’intérieur. C’est au médecin de faire le reste. Soyez confiant, vous allez guérir », rassurait-il. De toutes ces prouesses, Tâta Koubemba ne tirait aucun mérite. « Ka men’oako, ta mampungu sadidi », « ce n’est pas moi, c’est le très haut qui a œuvré ».
Il arrivait que la personne habitée par un mauvais esprit se voyait ôter celui-ci, attiré dans une bouteille où on l’enfermait. Une pratique qui se révélait dangereuse, selon que ledit esprit pouvait être réfractaire ou très violent. Très peu de jeunes gens et jeunes filles y ont été initiés, les principes spirituels et moraux étant des plus contraignants.
Dans ce sacerdoce, Daniel Koubemba était épaulé entre autres frères et soeurs, par son épouse, ‘’Mâma Konda’’. Une épouse qui hélas mourut en 1997, aux cotés d’autres adeptes victimes des évènements qui endeuillèrent le pays tout entier. Jamais leurs dépouilles ne furent retrouvées.
Quoique affecté par cette disparition dont il porta le deuil et pour laquelle il se résolu à accepter la volonté de Dieu, Tâta Koumbemba s’était peu à peu mis en retrait de la conduite du culte, n’intervenant que pour les cas complexes, la charge étant dévolue à son fils Ange Koubemba « Tâta ntuarissi », le « guide » dont l’initiation à ses cotés, date de son jeune âge, quasiment depuis les années 80. De quoi dire que l’Église, « Dibumdu », reste en de bonnes mains.
Tâta Koubemba en compagnie de son petit fils
Pour l’anecdote, en 1977, alors que le CMP avait décidé de la fermeture des lieux de cultes non conventionnels, les adeptes du culte ngunza furent épargnés. Et pour cause, un dignitaire du régime dont le parent était malade et qui avait dépensé de fortes sommes en soins médicaux, fut malgré lui, orienté par une connaissance, chez Tâta Koubemba. La personne dont les médecins prédisaient une mort imminente fut sauvée aux moyens d’une simple eau, administrée après avoir été expurgée « niakissa », de l’esprit qui le hantait. Ce témoignage par la preuve suffisait à épargner ‘’Dibundu dia Bula mananga’’ de toute fermeture.
Avec la mort de Daniel Koubemba, disparait l’un des derniers témoins, parmi ces hommes qui avaient consacré leur vie à la cause de l’Homme noir, en adeptes de André Grénard Matsoua. Un de ceux qui avaient souffert le martyrs de la déportation des matsouanistes. La pureté de son âme est tout un hommage à ce grand Homme.
« Kuélé mvu, ku sidi mvu » ; « puisse la sagesse que tu emportes, rester également sur ceux que tu laisses ».
« Henda mboté tâta Koubemba ! Bika wa kota mu lulendo lua tâ mampungu ». « Vas en paix tâta Koubemba ! Puisses-tu entrer dans la gloire du Père très Saint».
« Tâta ntouadissi » Bertrand BOUKAKA/ Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-06-25 11:53:53
Le président Denis Sassou N’Guesso est attendu la semaine prochaine dans la capitale française. À Paris, le président congolais dont la présence est très souhaitée, de sources diplomatiques, prendra part au sommet France-Afrique qui s’ouvre le 2 juillet dans la capitale française. L’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery, en a fait l’annonce le 24 juin à Brazzaville, à l’issue d’un entretien avec le président Denis Sassou N’Guesso.
Le président Denis Sassou N’Guesso prendra part au sommet de Paris qui se veut une ‘’réunion France-Afrique’’, sur des questions d’intérêts communs. En sa qualité de président du comité de haut niveau de l’UA sur la crise Libyenne, la voix de Denis Sassou N’Guesso, sera d’une expertise attendue par la France qui ne cache pas ses intentions sur le dossier, eu-égard au pilotage de la feuille de route de l’UA, conduite par le président congolais, en vue du dénouement de la crise dans ce pays.
D’ailleurs, le diplomate français, reçu par le président congolais n’a pas manqué d’égrener quelques sujets à l’ordre du jour. Il s'agira a-t’il dit, « de faire un tour d’horizon de tous les sujets d’intérêt commun, qu’il s’agisse des sujets d’actualité, de politique internationale, de la sécurité sur le continent africain et dans la sous-région, mais aussi de parler d’un certain nombre de dossiers importants de coopération bilatérale autour des trois feuilles de route de coopération renforcée » signées au printemps dernier.
L’une de ces feuilles de route porte sur l’enseignement supérieur, la recherche et l’éducation, alors que les deux autres concernent respectivement l’environnement et la santé.
« Ce sont trois sujets d’importance. Dans le secteur de l’environnement, j’ai bien insisté auprès du président sur l’importance du dossier des tourbières qui constitue aujourd’hui une carte maîtresse, un atout essentiel pour le Congo dans le cadre du Fonds bleu et plus largement par rapport à tous les défis environnementaux », a indiqué Bertrand Cochery.
L'ambassadeur français, a estimé, en outre, que l’Afrique et l’Europe étaient appelées à travailler davantage en vue de disposer des partenariats plus actifs.
Au plan économique, certains sherpas évoquent la question de la sortie des États de la cédéao de la zone CFA, une initiative de plus en plus actée par lesdits pays et qui ne manquera pas d’être abordée à Paris.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-06-24 20:20:04
L’ambassadeur du Congo en France, Rodolphe Adada, a reçu jeudi à Paris, un collectif politique se revendiquant de l’opposition, conduit par Sanellie Tamba-Tamba. Sur le bord de Seine, de nombreux congolais qui pensaient pareille rencontre impossible, saluent la ‘’disponibilité républicaine de monsieur l’ambassadeur’’.
« Frappez et l’on vous ouvrira (...) et l’on ouvre à celui qui frappe. » Ces mots de la bible contenus dans Mathieu 7-7 sont sans nul doute revenus à l’esprit du collectif des acteurs politiques de la diaspora, auxquels l’ambassadeur Adada a ouvert les portes de son bureau jeudi.
Composé de Sanellie Tamba-Tamba du ‘’Front uni’’, Ulrich Touta du ‘’NC’’, Serge Kabat de ‘’One Démocratie’’, Gaston Mahoungou ‘’ écrivain et homme de Dieu’’ et Juste Ouamba, journaliste, ce collectif qui se veut un groupe de réflexion, a remis à l’ambassadeur Adada une lettre destinée au président Denis Sassou N’Guesso.
Se disant au service de tous les congolais relevant de sa juridiction consulaire, l’ambassadeur Adada a promis transmettre ladite lettre à qui de droit, même si dans celle-ci, les signataires appellent à la convocation d’une conférence nationale.
Dans certains milieux congolais souvent réfractaires à l’ordre républicain, on salue le geste, au point de se demander si plutôt que d’acter une violence dégradante et contreproductive, il ne serait pas mieux de chercher à se faire entendre par des moyens plus démocratiques, par delà les divergences d’opinions. Sanellie Tamba-Tamba et associés en sont bien la preuve.
Au moins, Rodolphe Adada aura montré qu’il est disponible et bien disposé à l’écoute de tous les congolais et à servir de tremplin avec les autorités à Brazzaville.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-06-21 21:27:49
Claudia Lemboumba Sassou Nguesso, Conseiller spécial du Président de la République, chef du département de la communication et des médias a visité le salon d’exposition marocain au Centre International de Conférences de Kintélé au nord de Brazzaville, la capitale congolaise.
Créé le 2019-06-21 16:14:04
Les autorités du Congo-Brazzaville ont rapatrié, mardi, 138 étudiants originaires de ce pays et inscrits à l’université à Cuba, dont une partie avait manifesté à La Havane pour obtenir le paiement de leur bourse, a-t-on appris ce jeudi de sources concordantes.
Créé le 2019-06-20 18:39:33
L’artiste congolais Koffi Olomidé devait se produire les 29 et 30 juin au Cap et à Johannesburg. Hélas, les deux établissements censés accueillir ses concerts ont fait marche arrière, après qu'un collectif d'associations de lutte contre les violences faites aux femmes a lancé une pétition en ligne et saisi le gouvernement sud-africain, décrétant de facto l’artiste ‘’personae non gratta’’ dans le pays.
L’artiste Koffi Olomidé serait quasiment devenu un homme peu recommandable, tant de nombreuses associations féminines lui gardent encore une dent, eut égard aux violences envers les femmes, dont il s’est illustré ces dernières années.
Dans le milieu des artistes congolais, beaucoup évoquent le fait que Koffi traverserait une période de ‘’libabé’’, la poisse, et cela impacte ses activités qui auraient pris un sérieux coup, même si l’artiste semble garder le moral.
« N’accueillez pas Koffi Olomidé. Aidez-nous à endiguer les violences faites aux femmes. » C’est avec ce message que les instigateurs de la pétition, mise en ligne le lundi 17 juin, et intitulée « Empêchez l’agresseur reconnu coupable Koffi Olomidé de se produire en Afrique du Sud » ont convaincu deux établissements sud-africains d’annuler les concerts de la star du ndombolo Koffi Olomidé.
Ce dernier devait se produire le 28 juin à Johannesburg, au Gallagher Convention Centre, mais aussi au Cap, le 29 juin, au Shimmy Beach Club, dont la direction a assuré avoir décidé d’annuler le concert la semaine dernière. La pétition s’adressait non seulement aux propriétaires des deux endroits mais encore au ministère sud-africain des Affaires intérieures.
« Nous, les signataires, demandons au ministère d’empêcher Koffi Olomidé d’entrer sur le territoire sud-africain », peut-on notamment lire parmi les doléances du collectif Stop Koffi Olomidé composé de 39 organisations féministes et associations de la société civile sud-africaine dédiées à la lutte contre les violences faites aux femmes et les violences liées au genre.
« Nous avons, par ailleurs, adressé une lettre à la présidence, aux ministères des Affaires intérieures, de la Police, de la Justice mais aussi des Arts et de la culture », indique Bunie Matlanyane Sexwale, porte-parole du collectif à l’origine de la pétition et membre fondatrice de l’organisation Lesaka La Basadi (« Cercle de solidarité pour les femmes », en sotho).
« Nous avons très rapidement obtenu une réponse de la présidence qui nous a indiqué prendre l’affaire très au sérieux et nous a assuré que des mesures seront prises afin que le ministère des Affaires intérieures empêche l’arrivée de Koffi Olomidé sur le territoire sud-africain. »
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville /Source JA
Créé le 2019-06-19 20:27:18
Une monnaie unique, c’est le rêve à réaliser pour 15 États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Ils comptent ainsi remplacer le franc CFA et sept devises nationales par ‘’l’eco’’. En discussion depuis des années, ce projet peut se concrétiser d’ici à 2020.
Lors du comité interministériel des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales de la zone, qui s’est réuni lundi 18 et mardi 19 juin 2019 à Abidjan, il a été décidé à l’unanimité l’adoption d’une monnaie unique dès 2020.
La monnaie unique de la Cédéao remplacerait le franc CFA et sept autres devises nationales, qui ne sont pas convertibles entre elles, ce qui ne facilite pas les échanges. Le rapport de cette rencontre va être transmis aux 15 chefs d’État concernés.
Le Nigéria réticent quant à cette monnaie unique vient de lever ses doutes, si l'on en croit le ministre ivoirien de l’Économie et des Finances, Adama Koné. « Le Nigeria d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier », a-t-il déclaré à des journalistes dans des propos relayés par Bfm TV.
Créée en 1975, la Cédéao regroupe aujourd’hui 15 pays totalisant 300 millions d’habitants, dont 180 millions pour le seul Nigeria, poids lourd démographique et économique de la zone, dont il représente environ 60% du PIB.
De nombreux experts sont cependant dubitatifs sur le calendrier annoncé du lancement de la monnaie unique de la Cédéao, en raison des énormes divergences économiques entre les 15 pays, et du chemin restant à parcourir pour une harmonisation.
Reste à savoir si cette nouvelle monnaie bénéficiera de la parité fixe CFA-Euro, garantie par la France.
Signalons que l’économie de la Cédéao est on ne peut plus prospère, par rapport à celle de la zone CEMAC, avec laquelle elle a en partage le Franc CFA. Une zone où la question de changement de monnaie ne semble pas à l'ordre du jour, en dépit de la quasi inféodation des économies de États, aux mécanismes du Franc CFA.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-06-19 19:48:41
Si la commune d’Oyo (nord), comme toutes les communes du Congo, connaît elle aussi la crise, elle y résiste peut-être mieux que d’autres. C’est ce qu’il ressort des chiffres de ces six dernières années qui illustrent les implantations d’entreprises et la forte attractivité que cette ville exerce dans le département de la Cuvette.
Créé le 2019-06-19 16:18:59