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Denis Sassou N’Guesso devient docteur honoris causa par l'institut d'État des relations internationales de Moscou

L'institut d'État des relations internationales de Moscou a été le théâtre d’une cérémonie symbolique : le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, au terme de sa visite officielle en République fédérale de Russie, y a reçu ses insignes de Docteur Honoris Causa de l'institut d'État des relations internationales de Moscou pour son œuvre diplomatique dans le monde.

Créé le 2019-05-24 15:28:42

Congo – Russie : Interview du président Denis Sassou N’Guesso accordée à ITAR-TASS News Agency, à Moscou

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, est à Moscou pour une visite officielle. Il a rencontré le 23 mai le dirigeant russe Vladimir Poutine. Dans une interview exclusive avec le premier directeur général adjoint de l'Agence TASS, Mikhail Gusman, le président Denis Sassou N’Guesso a abordé les relations entre Brazzaville et Moscou, le rôle de la Fédération de Russie en Afrique et les défis auxquels le continent africain est confronté.

ITAR-TASS News Agency : Merci beaucoup pour cette occasion de vous rencontrer. Nous vous rencontrons littéralement au centre, au coeur même de Moscou, près des murs du Kremlin de Moscou. Et quelques heures plus tard, votre rencontre avec le président russe Poutine aura lieu. Vous avez une visite très officielle et importante dans notre pays. De quoi allez-vous discuter - ouvrir un petit secret - avec notre président? Et quelles sont les tâches principales que vous avez définies lors de cette visite dans notre capitale, dans notre pays?

Denis Sassou N’Guesso : Rencontrer le président Poutine est pour moi un grand honneur et un grand plaisir. Nous nous sommes déjà rencontrés à plusieurs reprises, à l'étranger et ici, à Moscou, en octobre 2012. Le président Poutine m'a chaleureusement accueilli. Nous avons abordé ici les questions de renforcement de la coopération entre nos deux pays et nous les avons portées au niveau de partenariat stratégique mutuellement bénéfique. Nous avons fixé certains objectifs et je suis à nouveau arrivé pour une visite officielle en Russie et je suis très heureux de le revoir. Nous résumerons les résultats de cette coopération, nous déciderons de la renforcer et nous discuterons également des problèmes qui concernent maintenant le monde entier et en particulier l’Afrique. C'est donc un moment très important pour moi.

ITAR-TASS News Agency : Vous avez dit les mots clés: la Russie et votre pays sont des partenaires stratégiques. En passant, cette année marque le 55e anniversaire des relations diplomatiques entre nos pays. Dans quels domaines, à votre avis, devrions-nous intensifier nos liens, les intensifier? Où voyez-vous les plus grandes perspectives de développement de contacts entre le Congo et la Russie?

Denis Sassou N’Guesso : Oui, la coopération a déjà 55 ans. Vous devez savoir que notre coopération s’est développée dans de nombreux domaines au cours de ces 55 années. Et je dois souligner que l'éducation était le plus important. Ici, en Russie, de nombreux cadres, civils et militaires, ont été formés. Nous avons également collaboré dans d'autres domaines, par exemple l'industrie minière et le secteur culturel - il existe aujourd'hui un échange culturel entre nos deux pays. Nous visons à diversifier notre économie, qui ne devrait pas dépendre uniquement du pétrole. Nous pensons qu'avec le potentiel de notre pays, nous pouvons aller plus loin dans cette coopération et couvrir d'autres secteurs d'activité socio-économique dans le cadre de la diversification de notre économie.

ITAR-TASS News Agency : Vous savez, Monsieur le président, la Russie, à mon avis, possède un très bon bagage diplomatique et politique en Afrique. La Russie n’a jamais été une puissance coloniale, n’a jamais dirigé d’opérations militaires en Afrique. Jamais occupé aucun pays africain, au contraire, la Russie et l'Union soviétique ont toujours aidé l'Afrique, aidé le mouvement de libération nationale en Afrique, y compris dans votre pays. Vous avez dit à juste titre que des milliers de Congolais fréquentaient les universités soviétiques, maintenant russes. A votre avis, quel est le rôle d’aujourd’hui, peut-être de la Russie en Afrique? Comment verriez-vous ce rôle - la Russie en Afrique aujourd'hui? D'autre part, quel est le rôle de la République du Congo sur le continent africain aujourd'hui?

Denis Sassou N’Guesso : En effet, la Russie n’avait pas de colonies en Afrique, mais la Russie participait activement à la lutte pour la libération de l’Afrique. De ce point de vue, nous, le Congo et la Russie, avons travaillé côte à côte dans une lutte commune aux îles du Cap-Vert, au Mozambique, en Angola et dans d'autres pays. Nous pensons que la Russie est un pays important qui pourrait jouer un rôle important au moment où l’Afrique est à la recherche de partenaires pour se reconstruire. Dans le domaine des infrastructures, dans le domaine économique et même dans le domaine de la sécurité dans ce monde difficile Nous pensons que si les peuples africains veulent développer leur économie, la Russie peut s’implanter dans le monde, mais que la Russie devrait prendre sa place en Afrique après que la Russie ait participé à la lutte pour sa libération. Le moment est venu de participer à la lutte pour la construction de l'Afrique. Et il y a beaucoup de travail à faire.

ITAR-TASS News Agency : Vous êtes bien connu en Afrique et dans le monde en tant que pacificateur à succès. Vous avez dû à plusieurs reprises participer aux négociations les plus diverses sur le continent africain afin de réconcilier certains pays en conflit militaire. Je sais que vous avez même reçu la branche Olive dorée, qui récompense les chefs d’État pour leur contribution fructueuse au rétablissement de la paix. A votre avis, que faudrait-il faire pour assurer la sécurité collective sur un continent africain aussi difficile? Quelles mesures doivent être prises? Quel pourrait être le rôle de la Russie dans tout cela? Et que peut-on faire pour faire de l’Afrique un continent de paix?

Denis Sassou N’Guesso : Eh bien, pacificateur - c'est trop dire! Le pacificateur est une expression très forte. Mais oui, nous avons essayé de contribuer à la recherche de solutions à la crise en Afrique du mieux de nos forces modestes. Nous avons toujours pensé que nous devions privilégier le dialogue et nous avons pensé que c’est par le dialogue que nous pouvons trouver une solution à ces problèmes. De plus, le dialogue est une tradition africaine. En Afrique, il existe une expression: "lave-atalaba" - "asseyez-vous et parlez sous un arbre" pour trouver une solution au problème. Telle est la tradition africaine - le dialogue. Dans notre pays, nous l'avons restauré et même inscrit dans notre constitution, qui prévoit la création d'un tel organe constitutionnel chargé de promouvoir le dialogue. Nous pensons que la Russie est un grand pays, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, ce qui a contribué à la recherche d'une solution aux problèmes africains, qui sont très nombreux. Et oui, nous pensons que la Russie pourrait se tenir aux côtés de l'Union africaine, qui cherche des solutions aux problèmes de l'Afrique et du reste du monde, en utilisant le dialogue comme outil à la fois parmi la population et au niveau international. Et nous pensons qu'en prenant cette position en Afrique, aux côtés de l'Union africaine, la Russie peut jouer un rôle important dans le monde d'aujourd'hui.

ITAR-TASS News Agency : J'ai eu l'honneur de vous rencontrer il y a quelque temps dans votre capitale. Vous avez ensuite parlé de la nécessité de préserver les valeurs panafricaines. Vous êtes la troisième fois en tant que président, plusieurs années au pouvoir. Quelles mesures, selon vous, devraient être prises pour renforcer ces valeurs panafricaines? Qu'en est-il de cette période pendant laquelle vous êtes au pouvoir, considérez-vous votre exploit? Et quels sont vos buts et objectifs pour le futur proche?

Denis Sassou N’Guesso : Parlez-vous du futur proche du Congo ou parlez-vous de l'Afrique?

ITAR-TASS News Agency : "Au Congo et dans toute l'Afrique."

Denis Sassou N’Guesso : D'abord à propos de l'Afrique. Je pense que la première chose à dire à propos de l'Afrique. Comme je viens de le dire, l’Afrique est au stade de la construction après la lutte pour sa libération. Aujourd'hui, l'Afrique est confrontée à de nombreux défis. Mais au niveau africain, nous avons réalisé l'intégration au niveau des sous-régions individuelles de l'Afrique. L’Afrique est divisée en plusieurs sous-régions: Union du Maghreb arabe, Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, Communauté économique de l’Afrique centrale, Union des États de l’Afrique de l’Est, Communauté de développement de l’Afrique australe. Tout cela pour pouvoir progresser vers le développement de l'intégration de l'Afrique à l'horizon 2063. Il existe une stratégie de développement de l'Afrique jusqu'en 2063. Et dans le cadre de cette stratégie, nous avons déjà décidé de créer au niveau africain une zone de libre échange en Afrique. Nous allons célébrer cette décision en juillet à Niamey, au Niger, avec la création d’une zone de libre-échange en Afrique. Et nous avons décidé - au niveau africain - de construire des infrastructures de base, y compris l’électricité, car il n’ya pas assez d’électricité en Afrique et, sans électricité, il est impossible de participer au développement. Il est nécessaire de produire de l'électricité en Afrique, de construire des lignes de communication, des chemins de fer, des routes, des lignes de télécommunication. Et ces programmes ont été adoptés au niveau de tout le continent. Tous ces programmes sont reflétés dans les projets de divers États - réaliser une véritable intégration, construire des infrastructures, promouvoir la diversification des économies et, surtout - éduquer les jeunes, éduquer les jeunes, car l’Afrique est un continent très jeune. Il est nécessaire de former une élite, de former des jeunes et d’associer les femmes à ce développement. Ces projets continentaux reflètent en fait les approches que nous avons dans notre pays.

ITAR-TASS News Agency : Lors de notre visite dans votre pays, dans votre belle capitale, nous avons vu et visité le Centre d'artisanat populaire de Poto-Poto. C'est un lieu unique où sont représentés tous les métiers d'art populaire de votre pays. Que fait-on pour préserver les traditions de ces métiers, les traditions culturelles du Congo? Et comment cela se réalise-t-il, comment voyez-vous les voies de développement de la culture de votre pays?

Denis Sassou N’Guesso : Je pense que vous parlez de l'école de peinture Poto-Poto, où travaillent les peintres les plus en vue de notre pays ... Mais la culture au Congo est très diverse. Au Congo, nous soutenons le développement de la culture, car les personnes qui perdent leur culture perdent ensuite leur âme. Nous soutenons ce secteur avec nos moyens. Au Congo, nous avons un projet de construction d’un grand musée où seraient conservées les œuvres de la culture de notre pays. Un tel projet est à l’étude.

ITAR-TASS News Agency : Je dois dire que le Congo est encore unique en ce sens que la nature a été préservée dans de nombreux endroits. Ce sont des cascades uniques, de belles jungles. Les animaux y sont très différents dans leur habitat naturel. D'autre part, vous pouvez considérer que je critique un peu à cet égard, mais il me semble que le gouvernement congolais n'en fait pas encore assez pour développer le tourisme dans votre pays. Selon vous, à quel point est-il important qu’il y ait plus de touristes, plus de voyageurs viennent au Congo? Parce qu'il y a vraiment des endroits uniques qui valent le détour.

Denis Sassou N’Guesso : Bien sur! J'ai déjà dit à mes amis à la Douma d'Etat que le Congo comptait 22 millions 500 000 hectares de forêts, qu'il y avait des milliers d'espèces animales, des dizaines de milliers de types de végétation, qu'il y avait de grands fleuves, des territoires protégés. Plus de 11% du territoire du pays sont des zones protégées, où se trouvent des singes, des éléphants, des buffles, des chimpanzés, des gorilles des montagnes et des plaines, bref, tout y est. Et vous avez raison de dire que nous n’avons pas assez travaillé pour promouvoir le tourisme et que nous possédions toutes ces richesses, mais nous y travaillons. Nous travaillons dans nos projets, nous supposons que le tourisme seul peut apporter 10% du PIB de notre pays. Et nous essayons maintenant de stimuler le secteur du tourisme pour qu'il devienne un facteur de développement.

ITAR-TASS News Agency : Ce qui m'a intéressé et très attiré par le Congo, c'est sa nature multireligieuse. La plupart des habitants du Congo adhèrent aux cultes traditionnels, à leurs croyances. Mais les chrétiens et les musulmans y vivent. Ce multiculturalisme, ce Congo multi-religieux, bien sûr, est très intéressant. Et pendant que tout cela se passe dans une atmosphère assez paisible. Que fait-on pour préserver l'unité du peuple congolais, pour préserver sa nature multiculturelle et multireligieuse?

Denis Sassou N’Guesso : Tout d'abord, je dois dire que le Congo est un État laïc. La Constitution du Congo déclare clairement la liberté de religion. Et en plus, cela devrait être fait dans un esprit de tolérance, de respect des autres. Nous croyons que dans notre pays, chrétiens, musulmans et même animistes et autres, chacun est libre de pratiquer la religion de son choix, dans le respect des lois d'un État laïc et dans celui des autres. Aujourd'hui, nous pensons que tout cela se passe de manière harmonieuse et nous sommes heureux de le noter.

ITAR-TASS News Agency : Vous savez ce que j'ai aimé? Que les Congolais soient tels, en général, des gens joyeux, sincères et fêtent toutes les vacances. Et chrétien et musulman, et traditionnel, et État. Et l’impression est que chaque jour des vacances ont lieu au pays du Congo. Vous êtes ici, Monsieur le Président, quelles sont vos vacances préférées? Et comment les marquez-vous généralement?

Denis Sassou N’Guesso : Les Congolais aiment la musique. La musique congolaise est largement connue en Afrique et dans le monde. Les Congolais organisent des vacances, quand ils le peuvent, lors des mariages, il y a aussi des fêtes religieuses, comme par exemple le 15 août, le Nouvel An… Tout cela se déroule dans une atmosphère de joie, malgré les difficultés que tout le monde a endurées. Nous sommes heureux de voir que notre peuple a un tel côté de la vie. Et s’il peut vivre heureux, en paix et en sécurité dans cette partie du monde, pourquoi pas? Nous pensons que c’est ainsi que les gens devraient pouvoir vivre en harmonie, dans une société dans laquelle ils se respecteraient, respecteraient les autres opinions, opteraient pour des choix religieux différents et organiseraient des vacances ensemble, lorsque le bon sens le leur permettait.

ITAR-TASS News Agency : Comment fêtez-vous les vacances vous-même? Comment passez-vous votre temps libre, car vos collègues et les assistants que j’ai rencontrés disent tous que vous travaillez beaucoup et, comme ils le disent, vous ne vous reposez pas. Mais quand passe-t-on des vacances, comment les dépensez-vous?

Denis Sassou N’Guesso : Le temps libre n'est pas si important dans notre cas, mais lorsque nous avons du temps libre, nous pouvons le consacrer au sport ...

ITAR-TASS News Agency : Et quels sports?

Denis Sassou N’Guesso : Maintenant je fais uniquement de la nage. Dans le passé, j'ai été impliqué dans beaucoup d'autres sports, maintenant je ne fais que nager. Je nage. Vous pouvez également consacrer votre temps libre à la lecture, je le fais quand j'ai du temps libre. Il y a aussi la famille. Mais pour les vacances je n'ai pas beaucoup de temps. Eh bien, vous pouvez faire du sport, trouver du temps pour votre famille. Je dirais, continuer à lire et à apprendre, parce que vous n'arrêtez jamais d'apprendre.

ITAR-TASS News Agency : Vous savez, Monsieur le Président, notre programme s'appelle «Formula of Power». Et à la fin de ce programme, je pose toujours la même question à mes interlocuteurs: qu'est-ce que le pouvoir pour vous? Vous êtes au pouvoir depuis de nombreuses années, vous êtes même qualifié de maître du pouvoir en Afrique. Qu'est-ce que le pouvoir signifie pour vous? Comment comprenez-vous le pouvoir, comment vous sentez-vous le pouvoir? Et de toute façon, quel goût a-t-il?

Denis Sassou N’Guesso : Vous savez, le pouvoir est, si vous y réfléchissez, la confiance que les gens vous accordent. C'est donc la confiance que les gens vous ont témoignée, comme je l'ai dit. C'est ce que le pouvoir est. Les gens ont confiance en vous, alors vous avez le pouvoir et vous devriez en valoir la peine. Il faut tout faire pour être digne de cette confiance. Vous devez vous sentir proche des personnes qui ont confiance en vous, méritez cette confiance et essayez, dans la mesure du possible, de remplir vos obligations officielles afin de satisfaire ceux qui vous ont fait confiance et d'être dignes de cette confiance. Et je dirais que je ne perçois pas le pouvoir autrement.

ITAR-TASS News Agency : Merci beaucoup, Monsieur le Président, pour cette conversation. Je vous souhaite un séjour réussi en Russie.

Denis Sassou N'Guesso : Merci!

Retranscription : Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-05-24 07:08:46

Denis sassou N’Guesso rencontre Vladimir Poutine : une poignée de main historique

Le président congolais, Denis Sassou N’Guesso et son homologue russe, Vladimir Poutine, se sont serré la main ce jeudi, avant de discuter au Kremlin.

Créé le 2019-05-23 21:18:15

Congo – Russie : Oral d’anthologie pour Denis Sassou N’Guesso à la Douma

En Russie où il a entamé une visite d’État mercredi 22 mai, le chef de l’État congolais Denis Sassou N’Guesso a eu une intense activité à Moscou. Point d’orgue de celle-ci, l’adresse du président congolais à la Douma, avec en toile de fond l’économie et l’écologie.

Une séance de travail entre la délégation congolaise conduite par le président Denis Sassou N’Gueso et le bureau du parlement Russe, la Douma, la chaleureuse poignée de main entre le Président Denis Sassou N’Guesso et Viatcheslav Volodine, président de la Douma témoignait déjà de l’excellence des relations entre le Congo et la fédération de Russie et préfigurait l’accueil que le parlement russe a réservé au président congolais. Parlement devant lequel Denis Sassou N’Guesso a pris la parole avec maestria, les propos collant à l’expression latine : « Sapiens nihil affirmat quod non probet » autrement dit, « Le sage n'affirme rien qu'il ne prouve! ».

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-05-22 22:11:23

Denis Sassou N’Guesso évoque le projet de construction d’un oléoduc au Congo sur près de 1000 km devant le parlement russe

Devant le parlement russe, le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, en visite à Moscou, a trouvé des mots justes pour évoquer avec une clarté biblique, le projet de construction, avec l’appui du Kremlin, d’un oléoduc devant traverser le Congo sur près de 1000 km.

Créé le 2019-05-22 20:42:43

Congo – OMS : Antoinette Sassou N’Guesso distinguée pour son combat contre la drépanocytose

Madame Antoinette Sassou Nguesso a reçu lundi 20 mai à Genève, une distinction pour son combat contre la drépanocytose. Cette distinction qui consacre les actions de cœur de la première dame du Congo honore le pays tout entier.

Les actions de cœur de l’épouse du chef de l’État congolais ne se comptent plus, tant elles sont pour elle un réel sacerdoce dans lequel elle s’est investie pleinement. Outre les actions classiques de sa Fondation Congo-Assistance qui vient en aide aux plus démunies, notamment les personnes du troisième âge et les filles-mères, à travers une assistance multiforme, Antoinette Sassou N’Guesso s’est également investie depuis de nombreuses années déjà, dans la lutte contre la drépanocytose, avec l’ouverture à Brazzaville du centre national de référence de la drépanocytose ‘’ Antoinette SASSOU N’GUESSO ’’, un établissement spécialisé dans la recherche, le dépistage, la prise en charge, le suivi et l’accompagnement médico-psychologique des patients drépanocytaires homozygotes, des hémophiles et d’autres maladies constitutionnelles rares du sang.

Ce centre a pour mission de: Coordonner les activités de dépistage ; Coordonner la documentation épidémiologique locale, nationale et sous régionale ; Publier les données épidémiologiques dans le monde ; Coordonner la prise en charge des syndromes drépanocytaires majeurs : Elaborer et diffuser les algorithmes de prise en charge de la maladie par les soins de santé primaires, secondaires et tertiaires depuis la communauté, les centres de santé, les hôpitaux de référence, les hôpitaux généraux ; Renforcer la formation des acteurs impliqués (médecins, infirmiers, associations) organiser les formations ‘’diplomantes’’ adaptées à tous les niveaux (y compris universitaires) ; Coordonner les activités éducatives de sensibilisations et de prévention en associant tous les cadres de la santé et de la société civile ; Garantir le partenariat avec les établissements de soins et de recherche à l’échelle nationale, sous régionale et internationale ; Renforcer les activités de recherche sur la drépanocytose et les autres maladies du sang ; Publier les résultats des travaux de recherche ; Renforcer la qualité des soins au sein du centre national de référence de la drépanocytose, incluant les nouvelles technologies en y facilitant l’accès à toutes les couches de la population.

La drépanocytose est la première maladie génétique au monde. Le trait drépanocytaire touche plus de 150 millions d’individus dans le monde. Elle a été déclarée problème de santé publique par les Nations Unies grâce au plaidoyer mené par la première dame du Congo et l’organisation internationale de lutte contre la drépanocytose (OILD).

Au Congo, la drépanocytose dans sa forme hétérozygote (partielle) affecte environ 25% de la population et 1 à 2% de la population dans sa forme homozygote (forme totale). La morbidité et la mortalité par cette maladie reste très lourde et sa prise en charge est onéreuse.

L’action de la première dame du Congo est venue combler un manque et redonner espoir aux malades à travers un suivi plus efficient et une prise en charge, salutaires.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-05-22 05:57:30

Congo - Coopération : L'avenir des ACP-UE en discussion à Bruxelles

La 109ème session du Conseil des ministres des Afriques, Caraïbes et pacifique s’est ouverte mardi 21 mai 2019 à Bruxelles, siège de l’institution. Les participants, venus de 79 pays membres de cette organisation, vont plancher sur les questions de développement et celles relatives à l’avenir de cette organisation. À la clé, la révision de certains articles de l’accord de Cotonou, signé entre les ACP et l’Union Européenne.

Le ministre congolais des affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso représente son pays, le Congo et l’Afrique centrale à cette session, dont l’ordre du jour porte entre autres sur le financement du développement économique, les questions commerciales, financières et fiscales.

Les négociations en vue d'un nouveau partenariat avec l'Union européenne et l'initiative de lutte contre la violence sexiste figurent également au menu de cette rencontre dirigée par Tjekero Tweya, ministre de l'industrialisation, du commerce et du développement des PME de la Namibie.

Dans son allocution, Tjekero Tweya a indiqué que les négociations, en vue d'un nouveau partenariat avec l'Union européenne sont très avancées.

Jean-Claude Gakosso, chef de la diplomatie congolaise, s’est réjoui du consensus trouvé autour du retrait de l’article 8, dans le cadre des accords ACP-Union Européenne. Cet accord, a-t-il dit, « est assorti d’aspects politiques que l’on retrouve, notamment dans l’article 8. Et nous avons estimé que cet article était, complétement désuet. Il place les pays ACP sous le diktat de l’Union Européenne », a renchéri Jean-Claude Gakosso avant d’ajouter que cela est « insupportable et inacceptable de nos jours, parce que l’Union Africaine, je pense, a atteint son âge de maturité et … s’est imposée sur la scène mondiale ».

Les pays africains doivent être considérés avec beaucoup de respect », a poursuivi le représentant de l’Afrique centrale, estimant que « ceux qui se posent toujours en donneurs de leçons devraient, de temps en temps, songer à balayer devant leur porte ».

Le ministre congolais des affaires étrangères pointe du doigt « la montée des extrémismes en Europe », comme pendant les années 30 et qui à la manière de la montée du populisme, pose problème en Europe.

Selon Jean-Claude Gakosso, les pays africains n’acceptent plus les « concepts qui sont d’un autre âge ». D’où, ont-ils « décidé d’extirper de tout accord avec l’Union Européenne des dispositions qui plaçaient les pays africains sous une quelconque tutelle ». C’est un combat qui a « presqu’abouti » et qui devra être « entériné dans le prochain accord que nous devrons conclure avec l’Union Européenne », a conclu le ministre congolais des affaires étrangères, pour qui, les négociations d’un nouvel accord post Cotonou ACP-UE sont très importantes.

Signalons qu’au terme de cette 109ème session, les ministres ACP rencontreront leurs homologues européens au cours de la 44ème session du Conseil des ministres ACP-UE, qui se tiendra les 23 et 24 mai 2019 à Bruxelles.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-05-21 18:58:43

Brazzaville : Le phénomène « Bébé noir » de nouveau dans les différents quartiers de Poto-Poto

Après environ deux ans de relative accalmie, le phénomène « Bébé noir » ou « Kuluna » est de nouveau réapparu dans les différents quartiers de Poto-Poto. La population doute de la capacité de la force publique, notamment de la police, à éradiquer ce phénomène qui cause des malheurs au sein des familles au quotidien.

Créé le 2019-05-20 19:07:37

La paye de la bourse de l’année 2017 des étudiants congolais en Russie commence ce mardi

La paye de la bourse de l’année 2017 des étudiants congolais en Russie commence ce mardi 21 mai 2019 à 10 heures, selon un communiqué du chef de service pédagogique près l’Ambassade de la République du Congo en Fédération de Russie et pays voisins, Anicet Loupoupou, parvenu à notre rédaction.

Créé le 2019-05-20 18:11:10

Denis Sassou N’Guesso en Russie ce lundi pour rallumer encore la flamme diplomatique et économique entre Brazzaville et Moscou

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso a quitté Brazzaville ce lundi 20 mai 2019, pour une visite officielle en République Fédérale de Russie.

Créé le 2019-05-18 20:07:40

Congo - Économie numérique : Léon Juste Ibombo à la tête du comité de gestion du fond pour l’accès et le service universel

Le Congo a institué, par décret n°2019-124 du 3 mai 2019, les conditions fixant la mise en œuvre du fond de l’accès et du service universel des communications électroniques. Le ministre Léon Juste Ibombo en assurera la présidence.

Le Congo a institué, par décret n°2019-124 du 3 mai 2019, les conditions fixant la mise en œuvre du fond de l’accès et du service universel des communications électroniques. Le ministre Léon Juste Ibombo en assurera la présidence. Le comité de gestion du fond est composé de onze personnes dont Léon Juste Ibombo qui en est le président. Son vice-président viendra de la présidence de la République, tandis le deuxième vice-président sera le représentant de la primature. Le poste de secrétaire revient au directeur général de l’agence de régulations des postes et de communications électroniques. Le bureau sera complété par sept autres membres qui seront issus des partenaires sociaux.

De façon générale, ces membres du comité doivent veiller à la bonne exécution de la politique d’accès et de service universel, ainsi que les objectifs fixés par le gouvernement. Ils ont également le devoir de réaliser les études et enquêtes appropriées. Ils élaborent le plan d’action pour l’accès et le service universel. Ils doivent, en outre, élaborer et exécuter les budgets et programmes annuel du fond. Ils doivent également signer tous les marchés dans les conditions prévues par la règlementation en vigueur.

Comme dans toute structure, chaque membre du bureau est responsable des tâches bien précises, question d’assurer un bon fonctionnement de la structure.

Ce fond est en fait un compte d’affectation spécial qui est désormais ouvert au trésor public. Il comprend un organe de décision et un organe de gestion. Dans son fonctionnement, l’organe de décision est chargé d’examiner et d’approuver les orientations stratégique ; les programmes annuels et pluriannuels du fond. Il examine et approuve le budget annuel du fond. Bref, il gère tout ce qui a trait à l’administration et au fonctionnement financier de la structure.

Ce fond salvateur apporte des solutions dans le cadre de la régulation des communications au Congo. Il est mis en place par le décret qui a été cosigné récemment par le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso ; le premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba ; le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo ; le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou ainsi que par le ministre des finances et du budget, Calixte Nganongo. Ce fond vient ainsi soulager les populations qui ne bénéficient pas convenablement des moyens de communications électroniques.

L’organisation de gestion du fond pour l’accès et le service universel des communications électronique est l’agence de régulation des postes et des communications électroniques.

Le ressources du fond proviennent du pourcentage du chiffre d’affaire de l’année, des taxes de chaque operateur et fournisseur concernés ; de la dotation du budget de l’État; de l’appui des bailleurs de fonds ; de l’apport de collectivités locales ainsi que des dons et des legs.

Notons que la prise des décrets d’application de la loi de 2009 sur les communications électroniques permettra au gouvernement de pouvoir couvrir les zones blanches, en particulier celles du Département de la Likouala et des Plateaux. Une évolution considérable dans la mise en œuvre du point 5 de l’engagement du président de la République, à savoir arrimer le Congo au développement de l’économie numérique.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-05-17 19:50:21

Approvisionnement en eau potable à l’école primaire de Loudima

Les maladies infectieuses telle la diarrhée englobe l’amélioration de l’accès à l’eau et à un environnement sanitaire adéquat, ainsi que la promotion à l’échelle scolaire des bonnes pratiques d’hygiène. Pour ce faire, les enfants de l'école Loudima gare dans la Bouenza (sud) ont désormais accès à l'eau potable grâce au projet McGovern-Dole du gouvernement des USA géré par l’Unicef et PAM Congo.

Créé le 2019-05-17 17:21:31

Congo : L’UNICEF distribue des fournitures scolaires aux enfants démunis du Pool

L’UNICEF a distribué récemment des fournitures scolaires à plusieurs enfants démunis de l’école primaire Lounga Mbahou de la ville de Loulombo dans le département du Pool (sud). Ces fournitures, dont vont profiter près de 600 élèves, constituent un symbole d’espoir pour les enfants de ce département dévasté par une guerre civile entre 2016 et 2017.

Créé le 2019-05-17 15:29:25

Congo : L’ambassadeur des USA s'invite dans la cantine scolaire de Loudima

L’ambassadeur des USA au Congo, Todd Phillip Haskell, a visité mercredi dernier la cantine scolaire de l’école primaire de Loudima Gare (sud) dont le nombre est passé de près de 500 élèves au début du programme McGovern-Dole en 2012 à près de 2000 en 2019.

Créé le 2019-05-17 14:44:18

Congo – Choses vues et potins de la Cité : Les riverains du lieu de l’accident de l’honorable Ibara Ndéli ont dépouillé les cadavres de leurs biens de valeur

Alors qu’il rentrait d’Oyo pour Brazzaville, l’honorable Félix Ibara Ndéli a été victime d’un accident de la route, entre les localités de Gamboma et Ngo, mercredi. Des témoignages dignes de foi indiquent que les personnes arrivées sur le lieu de l’accident, se sont allègrement servies, sans état d’âme, allant jusqu’à fouiller les poches des cadavres.

On pensait nos campagnes encore imbues de ces valeurs humaines qui consacrent sacralité et révérence aux morts. Pourtant, l'attitude des populations riveraines de Ngo ont démontré par la preuve que certaines pratiques décriées dans les grandes villes, n'épargnent pas les villages où l'on pensait les mœurs plus policées.

Les personnes étant arrivées en premier sur le lieu de l’accident de l’honorable Félix Ibara Ndéli, ne se sont pas préoccupées de s’assurer si les occupants du véhicule accidenté étaient encore en vie, s’il y avait espoir de les sauver et que fallait-il faire à propos. Bien au contraire ! Comme dans une course contre la montre, si ce n’est contre la morale, ces personnes se sont quasiment livrées à un pillage systématique, détroussant les cadavres de tous leurs objets de valeur, en délestant le véhicule de tout ce qu’il contenait. Argent, montres, sacs de vêtements, jusqu’aux chaussures, tout y est passé, comme si chacun voulait garder une ‘’relique’’ d’un accident dont on parlera encore longtemps.

D’autres improvisés en cinéastes se sont mis en toute indifférence à réaliser photos et vidéos, chacun voulant afficher le scoop en prime-time, enjambant même les corps pour une prise de vues au plus près du ‘’sujet’’.

Des indiscrétions évoquent que la pratique de vols sur des personnes accidentées, décédées ou vivantes et donc vulnérables, serait courante dans la contrée où les accidents de la route de plus en plus fréquentes sont devenus une autre source de revenus. D’où le déplacement en masse de personnes de tous âges, sur les lieux d’un accident. Entre assistance aux accidentés et portage des blessés, certaines personnes malintentionnées font ‘’de bonnes affaires’’.

Heureusement que ces brebis galeuses sont marginales, même si ce détail de ‘’vol sur cadavres’’ devient le symbole d’une contrée désormais pointée du doigt pour ses pratiques amorales.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-05-17 05:30:50

Congo - Colloque international à Brazzaville : Hommage aux professeurs Samba Kimbata et Bonaventure Mengho

Depuis mercredi 15 mai 2019, Brazzaville la capitale congolaise abrite un colloque international de géographie, sous le thème : « Dynamiques territoriales, sociales et changement climatique en Afrique » ; un rendez-vous du donner et du recevoir, en hommage aux professeurs Marie-Joseph Samba Kimbata et Bonaventure Maurice Mengho.

Le colloque, qui s’est ouvert mercredi, a été initié par Mme Yolande Berton Ofoueme, coordonnatrice de la formation doctorale de géographie, et présidente du Comité d’organisation, pour rendre hommage aux éminents professeurs Marie-Joseph Samba Kimbata et Bonaventure Maurice Mengho, après 46 et 49 ans de carrière professionnelle discontinue.

Trois jours durant, du 15 au 17 mai, les participants venus du Benin, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la RCA et du Congo plancheront sur plusieurs thématiques, à savoir l’Agriculture pluviale à Loudima : procédures de détection des périodes probables des semis ; incidences socio-économiques des migrations rurales dans la commune de Tchaourou (Nord Benin) ; le tronçon routier Pointe-Noire-Dolisie : un facteur de dynamisation des activités socio-économiques dans la ville de Dolisie ; Patrimoines touristiques à Boali en Centrafrique et amélioration du niveau de vie de la population et bien d’autres.

Avant le discours d’ouverture du colloque, prononcé par le Recteur de l’Université Marien Ngouabi, Jean Rosaire Ibara, l’assistance a assisté à la procession en toge des enseignants et des deux professeurs, Marie Joseph Samba Kimbata et Bonaventure Maurice Mengho, aux messages de la directrice d’organisation, du doyen de la Faculté des Lettres, Arts et des Sciences humaines (FLASH), de deux professeurs honorés, en passant par des témoignages.

Dans son allocution, Mme Yolande Berton Ofouemé, la présidente du Comité d’organisation, absente du pays, a bien voulu communier avec les participants à travers un message vidéo, dans lequel elle a remercié tous les participants venus des divers pays africains et les membres du comité d’organisation avant de rendre hommage aux deux professeurs émérites , Marie Joseph Samba Kimbata et Bonaventure Maurice Mengho.

Le doyen de la faculté a saisi l’occasion pour dresser le tableau de sa faculté, particulièrement du département de géographie. « Cette rencontre se tient deux semaines après celle organisée par la formation doctorale de philosophie et deux jours avant celle initiée par le Centre de recherches en linguistique et langue orale, prévue du 17 au 19 mai à Brazzaville. Incontestablement cela est bien le signe de la vitalité scientifique de notre faculté… » a-t-il déclaré, avant de remercier tous les participants et les membres du comité d’organisation.

Des témoignages ont été portés par cinq personnalités académiques dont deux femmes et trois hommes sur les deux professeurs. Dans cet exercice, tous ont reconnu le savoir-faire, la rigueur, l’amour de transmission du savoir, la disponibilité et l’humilité de ces deux professeurs.

Les professeurs Marie Joseph Samba Kimbata et Bonaventure Maurice Mengho ont, à leur tour, renseigné l’assistance sur leurs témoignages. En lieu et place de sa vie universitaire, le Pr Marie Joseph Samba Kimbata a jugé bon de plancher sur la genèse du département de géographie. « L’université de Brazzaville est créée en 1968 sous les cendres de la formation de l’enseignement supérieur en Afrique centrale (FESAC), dont le siège était Brazzaville, qui accueillait les étudiants du Congo, du Gabon, de la RCA, du Tchad et du Cameroun, où la faculté des lettres est instituée avec le département de géographie. » À noter que le professeur Marie Joseph Samba Kimbata a été recruté au sein de l’université en 1973.

S’agissant du professeur Bonaventure Maurice Mengho, il a débuté son speech par un sentiment de regret. « Je dois dire au passage, après 49 ans d’enseignements actifs, après avoir formé tant des cadres, la Nation n’a jamais reconnu les services que je lui ai rendu. Peut-être qu’elle le fera à titre posthume pour faire plaisir à ceux qui seront encore en vie. » Cependant, il a remercié Mme Yolande Berton Efouemé pour l’initiative de rendre hommage aux deux éminents professeurs.

Après avoir revu tous les carnets de ses étudiants, Bonaventure Maurice Mengho s’est rendu compte qu’il a enseigné 1886 étudiants au Congo et environs 4000 élèves et étudiants aussi bien au Congo qu’à l’étranger. Signalons qu’il a, d’abord débuté, sa carrière comme enseignant de lycée, avant de rejoindre l’Université Marian Ngouabi en 1977.

Deux témoignages distincts, mais riches en enseignements. Un vrai parcours élogieux pour les deux professeurs : Marie Joseph Samba Kimbata et Bonaventure Maurice Mengho.

Le clou de la cérémonie a été l’allocution d’ouverture de Jean Rosaire Ibara, Recteur de l’Université Marien Ngouabi. Dans son message, il a déclaré : « pour ma part, je dois reconnaitre et saluer toute l’action qui a été menée au cours de ces 30 dernières années au département de géographie. » Il a aussi reconnu le rôle joué dans la vie de ce département par les deux professeurs. « L’organisation de ce colloque en hommage aux professeurs Marie Joseph Samba Kimbata et Bonaventure Maurice Mengho s’inscrit au niveau du département de géographie dans une reprise dans laquelle il s’est toujours illustré », a soutenu le recteur, avant d’ouvrir les assises.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-05-16 06:56:21

Denis Sassou N’Guesso a regagné Brazzaville après un séjour de travail à Oyo

Le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso a regagné Brazzaville ce mercredi 15 mai 2019 après un séjour de travail à Oyo dans le département de la Cuvette (nord).

Créé le 2019-05-15 22:51:39

Le piteux état des écoles primaires du Niari

Les témoignages sur l’insalubrité des écoles primaires du Niari (sud) se multiplient. À l’école primaire de Makoko dans le district de Mayoko, les parents d’élèves, ne se font pas prier pour montrer les lieux, en état de délabrement avancé.

Créé le 2019-05-15 22:22:29

Congo – Restructuration de la dette : Un accord en toute transparence

Depuis la survenue de la crise congolaise et les atermoiements dans la conclusion d’un accord avec le Fonds Monétaire International maintes fois repoussé, de nombreux acteurs politiques proches de l’opposition se sont faits prophètes de malheur, prédisant les catastrophes les plus inimaginables pour le Congo, son peuple et surtout ses dirigeants. La signature d’un accord de rééchelonnement de la dette avec la Chine a, dans un aveu d’aigreur, poussé lesdits acteurs à exiger, toute honte bue, la publication dudit accord. Outre le président de la République et le gouvernement, la primeur de cet accord a été réservée aux élus du peuple qui se sont prononcés au cours de sessions extraordinaires. Voici le fac-similé de l’exposé des motifs, relatif au projet de loi dudit accord.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-05-15 21:41:53

Le célébrissime Quentin Moyascko annonce un concert inédit à Bordeaux

Excellente nouvelle pour les fans français du célébrissime artiste congolais, Quentin Moyascko ! Le Patron du groupe mythique Extra Musica International joue les prolongations. Suite à l'incroyable succès de son show époustouflant à Villejuif en région Île-de-France, le grand Moïse, comme beaucoup aiment à l’appeler affectueusement, embarque avec force et détermination pour une gigantesque tournée en France et en Europe. Le premier coup d'envoi sera donné le samedi 15 juin 2019, de 20h à l’aube, au restaurant bar dansant le Grenier Bordelais.

Créé le 2019-05-15 21:28:21

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