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Le Congo prépare au mieux la diffusion de la Coupe du monde Qatar 2022

La 22e édition de la Coupe du monde de football se déroulera du 20 novembre au 18 décembre 2022 au Qatar. A plusieurs semaines du coup d'envoi de la compétition, le ministre congolais de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, conscient du fait que le sport est un facteur de cohésion sociale, met les bouchées doubles pour dissiper des inquiétudes face à la diffusion de cette compétition organisée par la FIFA et qui réunit les meilleures sélections nationales. Il a reçu ce vendredi à Brazzaville, les deux régulateurs Medias (CSLC) et télécoms (ARPCE), le Dg de TV Congo, les télédistributeurs et les fournisseurs d'accès internet, en vue de préparer au mieux la diffusion de la Coupe du monde et lutter contre le piratage.

En août dernier, Thierry Moungalla, a signé l’accord de diffusion exclusive de la 22e édition de la Coupe du monde de football avec le représentant des Stés New world tv, MBS et PC plus group.

En matière de droits TV, Télé Congo sera le seul diffuseur sur le territoire national.

Une très bonne nouvelle pour les congolais férus du ballon rond.

La période inédite à laquelle se déroulera le tournoi est liée au climat du Qatar et aux trop fortes chaleurs y régnant, particulièrement aux dates où se déroule habituellement la compétition (mai-juin-juillet).

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-14 21:43:38

Brazzaville : L’infraction qui domine c’est le vol (Le procureur de la République André Oko Ngakala)

A Brazzaville, la capitale congolaise, l’infraction qui domine c’est le vol, selon le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, André Oko Ngakala.

«L’infraction qui domine c’est le vol. J’ai interrogé l’officier de police judiciaire du commissariat d’arrondissement Talangaï, il a dit clairement que c’est le vol qui domine », a déclaré le procureur de la République, André Oko Ngakala lors d’une série de visites dans les commissariats de la zone nord et commissariats zone sud de Brazzaville entre le 07 au 13 octobre 2022 pour s’enquérir des conditions de détention et savoir si les délais de garde à vue sont respectés, conformément à la loi.

On rappelle que la ville de Brazzaville est touchée par ce qu'on appelle des vols à la roulotte. Ce type de vol est réalisé par des "voleurs opportunistes" qui regardent dans les véhicules et qui sont prêts à casser les vitres pour récupérer un objet. Des délinquants, agissant souvent en bande organisée, écument des endroits névralgiques où ils observent leurs potentielles proies comme le ferait l'épervier traquant un poulet dans la basse-cour, avant le moment opportun pour fondre sur lui. Le geste dure quelques secondes, et sa justesse n'a rien à envier à la dextérité des serres d'épervier s'emparant de leur proie.

Le phénomène se produit de jour comme de nuit. Personne n'est à l'abri : il suffit que vous oubliiez de verrouiller vos portières ou de monter vos vitres, et vous faites les frais des bandits.

Bien que les statistiques ne soient pas disponibles, la recrudescence de vols de téléphones portables et autres objets aux abords des véhicules est un phénomène présent à Brazzaville.

Les forces de l'ordre et les sociétés de téléphonie mobile enregistrent de nombreuses plaintes à ce sujet.

Faute des caméras de vidéosurveillance publiques dans les quartiers de Brazzaville, il faut éviter de laisser des choses visibles dans l'habitacle. Éviter de laisser une paire de lunettes, un chargeur de téléphone branché à l'allume-cigare. Les voleurs sont capables de casser une vitre en pensant que le téléphone est dans la boîte à gant.

Pendant que certains utilisent les moyens légaux pour subvenir à leurs besoins, d'autres, par contre, passent leur temps à voler. Certains sont mis hors d'état de nuire. Reconnus coupables de vol en réunion et association de malfaiteurs, ils sont écroués à la Maison d’arrêt de Brazzaville.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-14 21:18:19

Une délégation des jeunes congolais présente au 5e sommet Youth Connekt 2022 au Rwanda

Ouverture ce jeudi 13 octobre du 5e sommet Youth Connekt 2022 sous le thème : «Accélérer les investissements dans la jeunesse : Jeunesse résiliente, Afrique résiliente » à Kigali au Rwanda. La délégation congolaise est conduite par le ministre de la Jeunesse Hugues Ngouélondélé.

Le 5e sommet Youth Connekt 2022 qui se tient du 13 au 15 octobre 2022 est organisé par le gouvernement du Rwanda à travers le Ministère de la Jeunesse et de la Culture, en collaboration avec le Youth Connekt Africa Hub, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et d'autres partenaires.

S'appuyant sur sa capacité à rassembler, cette édition de la rencontre continentale annuelle de la jeunesse attire plus de 10 000 participants venant d'Afrique et du reste du monde.

Grâce à une série de plénières, de tables rondes, de laboratoires pour les jeunes, d'expositions, de formation, d’espaces d’échange et de réseautage, d'événements pop-up entre-autres, les jeunes auront de nombreuses occasions de faire du réseautage et d’échanger directement avec des dirigeants, des chefs d’entreprises ainsi que des représentants d'organisations internationales, et de présenter leurs solutions aux défis de l’Afrique.

Parmi les thématiques qui seront abordées figurent la contribution des jeunes à l'action climatique, à la paix et à la sécurité durables ; l'économie de la culture, des industries créatives et du sport; les compétences et formations en lien avec l'économie numérique ; l'agriculture et les systèmes alimentaires ; le commerce et la santé des jeunes.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-13 14:45:08

Diables rouges : La Fécofoot envisage de mettre un terme au contrat du technicien belge Paul Put pour insuffisance de résultats

Le bilan global de la première phase de son contrat avec le Congo n’étant guère satisfaisant, la Fédération congolaise de football (Fécofoot) évoque déjà l’idée d’une séparation à l’amiable avec Paul Put dont le mandat s'achève en 2023.

«Le comité exécutif a reçu le sélectionneur national, Paul Put, à qui il a été demandé de faire le point de la dernière journée Fifa et du bilan global de la première année de son contrat avec le Congo. Après son exposé, le comité exécutif lui a demandé de relire le point 9.4 de son contrat dans la perspective d’une séparation à l’amiable », précise le communiqué final.

Paul Put a signé le 27 mai 2021 un contrat de deux ans avec le Congo en vue de qualifier les Diables rouges à la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations.

Sous sa direction, les Diables rouges ont joué huit matches des éliminatoires Coupe du monde et Coupe d’Afrique des nations avec pour bilan quatre défaites, trois nuls et une seule victoire obtenue par son adjoint, Frédéric de Meyer, alors qu’il était en convalescence en Belgique.

Le bilan des cinq matches amicaux symbolise la difficulté du technicien belge à s’imposer au Congo (trois défaites, un nul et une victoire).

On rappelle que le Congo a disparu de toutes les tablettes et seuls ses arbitres appelés de ci de là, sur les terrains du continent, renvoient l’image que le football s’y pratique encore.

À propos justement des éliminations congolaises, ce qui choque c’est surtout la manière. Même lors des rencontres livrées à domicile, les équipes congolaises ne payent pas de mine, sans réel « fighting spirit », même quand il s’agit de défendre le drapeau national.

Dire que seuls les supporters y croient vraiment, des supporters hélas désabusés.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-13 12:31:01

Congo : Le démarrage du Championnat national d’élite direct Ligue 1 a été finalement ramené au 25 octobre prochain

Initialement prévu le 22 octobre 2022, le démarrage du Championnat national d’élite direct Ligue 1 a été finalement ramené au 25 octobre prochain.

Cette décision a été prise au cours de la réunion du comité exécutif de la Fédération congolaise de football (Fecofoot) qui s’est tenue le 8 octobre dernier à Brazzaville.

Le nouveau calendrier des rencontres de la phase aller du Championnat national d’élite direct Ligue 1 a été dévoilé le 8 octobre 2022 lors de la réunion du comité exécutif de la Fédération congolaise de football (Fecofoot).

Le match d’ouverture opposera Bana nouvelle génération (BNG) au Club athlétique renaissance aiglons (CARA) puis s’en suivra la rencontre entre le Champion 2022, l’AS Otohô à la Jeunesse sportive de Talangaï (JST).

Les 14 équipes engagées pour cette nouvelle saison 2022-2023 : AS Otohô, Diables noirs, AC Léopards de Dolisie, Interclub, Club athlétique renaissance aiglons (CARA), Jeunesse sportive de Talangaï (JST), V.Club Mokanda, Etoile du Congo, FC Kondzo, AS Cheminots, FC Nathalys, Bana nouvelle génération (BNG), Patronage Sainte-Anne et le promu AS Juk.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-13 12:10:53

Les Bantous de la capitale : Un show exceptionnel à ne rater sous aucun prétexte ce samedi

La musique adoucit les mœurs même quand elle est sur haut parleur. L’orchestre le plus populaire du Congo sera sur scène ce samedi 15 octobre 2022, de 18h à 23h, à la Détente. Un show époustouflant pour le bonheur des petits et grands dans la capitale congolaise.

Une occasion unique pour aller apprécier sans détours les tubes anthologiques comme « Aimée wa bolingo », « Comité Bantous », « Azoloba azosala », « Rosalie Diop », « Even », « Congo na biso », « Miso na nzela », « Ce n’est que ma secrétaire », « Massuwa », « Bantous Patchanga », « Osala ngai nini »...

Tous les férus des belles sonorités congolaises doivent impérativement être en possession d'un billet (5.000FCFA), y compris les enfants quel que soit leur âge pour aller danser au rythme de l’orchestre Bakolo Mboka qui, comme un bon vin, se bonifie en vieillissant.

La musique des Bantous de la capitale Bakolo Mboka ne se trompe pas. Elle va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore.

Nous autres, citoyens congolais dont la vie sans la musique serait une erreur, comme l'a si bien fait remarquer Friedrich Nietzsche, il ne nous reste qu’une chose : aller soutenir notre patrimoine national ce samedi pour que vive la musique congolaise.

Un show exceptionnel à ne rater sous aucun prétexte !

Après tant de temps passé à égayer le public, les Bantous de la Capitale du Congo n’ont pas rompu malgré les difficultés. Ils répètent chez Macedo, à Bacongo, dans le 2ème arrondissement de Brazzaville.

C’est précisément le 15 août 1959 que se créent les Bantous de la Capitale par d’anciens musiciens de l’OK Jazz au dancing-bar Chez Faignond à Brazzaville au Congo.

L’orchestre est alors soutenu financièrement et matériellement par le gérant Emile Faignond.

Après maintes séparations et ré-formations, le groupe a été renforcé par des jeunes artistes. Plus qu’un groupe musical, les Bantous de la Capitale représentent également une véritable institution et une authentique tranche du patrimoine historique de la musique africaine en général et congolaise en particulier.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

Créé le 2022-10-13 11:10:50

Mbinda : Trompée par son mari, elle brûle sa maison et sa boutique en guise de représailles

Ennui, besoin de séduire, de se rassurer..., nous avons mille raisons d’avoir envie d’amours buissonnières. Et de passer à l’acte. C'est une infidélité qui aura couté très cher à Mbinda dans le département du Niari (sud). L’histoire a été racontée sur les réseaux sociaux.

Profitant de l’absence de sa femme, HPM tente une « tricherie ».

Seulement, une chose est de tromper sa femme et une autre est de savoir choisir le moment et le lieu pour le faire.

Le jeune commerçant de l’ex cité Comilog ne trouva pas mieux de recevoir sa petite amie qu’à domicile. Manque de pot pour lui, il a été attrapé en flagrant délit d'adultère par sa femme.

Désormais convaincue de l'infidélité de son mari, elle a été prise d'un coup de colère, qui s'est vite mué en coup de folie. Après avoir rassemblé ses affaires, elle a ainsi entrepris d'incendier la maison conjugale et la boutique pour faire payer cette aventure à son époux.

Quand un couple se retrouve confronté à l’infidélité, une véritable tornade émotionnelle se déclenche. C’est un tremblement de terre, un séisme qui chamboule tout.

Pour le conjoint trompé, c’est souvent un mélange de plusieurs sentiments : on se sent humilié, spolié, sali, trahi, touché dans son amour-propre… Et pas mal de questions qui se posent :

«Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter d’être trompé ?» « Vais-je être capable de pardonner cette infidélité ?» « Comment réagir face à cette trahison de mon (ma) partenaire ? » « Comment lui faire de nouveau confiance après cette infidélité ? »

Pour le conjoint in fidèle, cela peut aussi se traduire par un sentiment de culpabilité, de honte, d’incrédulité aussi.

Comment HPM va reconstruire et redémarrer son couple après cette infidélité ?

Il n’est pas rare qu’en entreprenant quelque chose de trop risqué, un proche vous mette doucement en garde… « Tu risques de te brûler les ailes… » Mais en y regardant de plus près, c’est la malheureuse fin d’Icare qui permet au jeune commerçant aujourd’hui de tirer cette leçon.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-13 10:05:34

Congo - MAEP : Alain Akouala Atipault récolte les fruits de son expertise et de sa fidélité à Denis Sassou N’Guesso

Par décret n°2022-1299 du 21 septembre 2022, le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, a nommé l’ancien ministre Alain Akouala Atipault comme président de la Commission nationale d’auto-évaluation du Maep (Mécanisme africain d’évaluation par les pairs).

Selon l’Union africaine, «le Maep est un accord volontaire conclu entre les États africains, pour évaluer et réviser systématiquement la gouvernance au niveau des Chefs d’État afin de promouvoir la stabilité politique, l’intégration économique accélérée au niveau sous-régional et continental, la croissance économique et le développement durable».

Le Maep «a été créé en 2003, par le Comité des Chefs d’État et de gouvernement chargé de la mise en œuvre du Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) comme un instrument d’autoévaluation volontaire de la performance des États membres en matière de gouvernance».

«Chaque évaluation aboutit à un programme national d’action pour l’État concerné, en vue de traiter les problèmes identifiés. Un organisme national de suivi prépare des rapports semestriels et annuels sur les progrès réalisés quant à la mise en œuvre du programme d’action national à l’intention du Forum des Chefs d’État et de gouvernement du Maep».

Au niveau national de chaque État membre, il est prévu trois organes: le point focal, la commission et le secrétariat.

Ancien ministre de la communication porte-parole du gouvernement (2002-2009), Alain Akouala Atipault a été par la suite ministre à la Présidence de la République, chargé des Zes (Zones économiques spéciales), jusqu’en août 2015.

En avril 2016, il est nommé ministre des Zones économiques spéciales, dont il posera d’ailleurs les bases de leur implantation au Congo.

En séjour en Afrique du Sud, dans le cadre de ses activités à la Fondation Thabo Mbeki dont il est le représentant en Afrique centrale, l’homme qui a été porté à la tête du Maep, structure sous tutelle du Ministère du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, est resté longtemps sur la touche, sans qu’il n’en dégage le moindre ressentiment, ni ne se perde en conjectures vis-à-vis de l’action gouvernementale.

Même hors du gouvernement, Alain Akouala Atipault a toujours témoigné de la constance de sa ligne directrice et sa fidélité à Denis Sassou N’Guesso. « Tout vient à point, à qui sait attendre ».

Monsieur le Ministre, pleins succès dans vos nouvelles fonctions.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-12 13:59:41

Congo – Disparition : Émile Awoué, un an déjà !

Un an déjà, depuis le décès à Pointe-Noire, d’Émile Awoué Ibata, ancien journaliste et haut conseiller, au Conseil supérieur de la liberté de communication. De son passage remarqué sur la terre des hommes, en ce jour anniversaire, nous publions l’éloge que voici.

Naître, vivre et mourir, telle est la dialectique qui fonde l’existence humaine et donne un sens à la vie. Pourtant, des trois éléments de ce triptyque, jamais nous ne nous habituons du dernier, la mort, que nous subissons dans la douleur.

Une douleur née de ce que soudain, l’Etre qui illumine de sa présence notre univers, au point de le marquer de tant d’actes gravés dans nos mémoires, s’éteint.

Cette douleur nous a submergé le 12 octobre 2021, quand il a plu à Dieu, de rappeler à lui, Émile Awoué Ibata. Il avait 71 ans, car il naquit le 4 juin 1950 à Itoumbi.

Depuis, le vide qu’il laisse autour de nous, témoigne de l’immensité de sa place d’Époux, de Père, de Frère, de Collègue de travail ou d’Ami.

La vie d’Émile Awoué est tel un sacerdoce, avec un sens de devoir assumé.

De cette vie, s’élève cette lumière qui a aussi fait briller les autres, tant sa volonté d’accompagner, d’aider, d’encadrer, d’encourager au travail, les siens et les autres, nous consolait face à ce que la vie peut parfois avoir d’amer. En un mot, il partageait l’espoir. Cet espoir qui résulte des efforts au bout desquels on se félicite de la réussite.

Une façon de donner le bonheur à sa famille ainsi qu’aux autres.

C’est cela, Émile Awoué Ibata. Un homme de défis qui très tôt a compris, que l’Homme se construit par l’effort et que rien n’est acquis d’avance.

Dans l’univers médiatique congolais, il s’est affirmé par la force du travail, gravissant les marches les unes après les autres, au prix de l’effort et de l’abnégation, avec le ferme engagement de toujours donner le meilleur de lui-même. Des qualités humaines qui ont toujours guidé l’essentiel de son action et qu’il a toujours communiquées à ses collaborateurs.

Quand en 1985, Émile Awoué Ibata rentre de l’Institut Polytechnique de Télécommunication Osvaldo Herrera de la Havane à Cuba, il est loin de s’imaginer l’accueil enthousiaste que lui réservent ses collègues de la Voix de la Révolution Congolaise, l’actuelle Radio Congo.

Alors qu’il arrive à la radio nationale en qualité d’ingénieur, la direction de la chaîne le trouve plutôt plus utile à la Rédaction. Le correspondant de presse local qu’il était à Owando avant son départ en stage et qui rendait compte, entre autres sujets, des activités du président Marien Ngouabi s’y trouvant en séjour, a continué de marquer la corporation qui l’accueille.

Émile Awoué se plie à la volonté de sa hiérarchie en toute humilité, un des traits qui le caractérisent. Il commence comme reporter. Nagra en bandoulière, il s’adonne à la tâche avec un élan tel que son tempérament de bosseur est toujours remarqué.

En cette période où l’Union de la Jeunesse Socialiste Congolaise se renouvelle, Émile Awoué rejoint le département de la Presse, Propagande et Information du Comité central de l’UJSC. Il y occupe les fonctions de chef de la Division "Audiovisuel". Il est à la tête d’une équipe chargée de la production des émissions radio et télé de la jeunesse, intitulées « Jeunesse et Révolution ».

Son sens du management des équipes de communication joue désormais en sa faveur. Émile Awoué va tour à tour occuper les fonctions d’attaché de Presse au ministère de la Jeunesse en 1990. Attaché de Presse au ministère de l’Agriculture et de l’Élevage en 1991. Chef des programmes à Radio Pointe-Noire en 1996. Directeur de Radio Pointe-Noire en1997. Directeur départemental de Télé Pointe-Noire, de 1997 à 2011, un média qu’il a personnellement créé, en compagnie de quelques cadres de la télévision nationale qu’il conviât auprès de lui.

En 2012, Émile Awoué est élu au Conseil Supérieur de la liberté de communication. Il y exercera jusqu’en 2019. Pour de nombreux confrères moins jeunes que lui, Émile Awoué aura été un véritable grand frère, l’aiguillon à la vision juste.

De nombreux jeunes journalistes pour lesquels Télé Pointe-Noire aura été ce laboratoire qui les a façonné et surtout outillé, avant de continuer à exceller à la chaîne nationale à Brazzaville, ont témoigné en Émile Awoué, « un père qui a su donner à chacun sa chance de réussir en mettant toujours en avant le travail bien fait. »

Dans la sphère politique, d’abord à l’UJSC qu’il a toujours considéré comme le socle de sa formation politique, puis au PCT, Émile Awoué Ibata s’est imposé avec force et conviction, engageant sa personne dans les combats pour lesquels il était persuadé de la justesse.

Des pages de son histoire écrites en lettres d’honneur et qu’il aura assumées en dépit des circonstances.

Sa vie durant, Émile Awoué aura été à sa façon, ce soleil qui a illuminé autour de lui, sans irradier, mais en apportant aux uns et aux autres ces rayons vivifiants, comme ce feu partagé que chacun peut exploiter à sa guise.

Les morts ne sont pas morts, a dit le poète. Cela est peut-être bien vrai car en chacun de ceux qui ont connu Émile Awoué ou l’ont côtoyé, quelques braises de ce feu partagé restent ardentes et témoignent du souvenir intarissable vis-à-vis de lui.

Dire qu’Émile Awoué demeure vivant en chacun d’eux à travers ces instants de vie comme pour affirmer avec cet autre poète, « la mort n’est rien, je suis simplement dans la pièce d’à côté. »

Non, « il n’y a pas de morts, il y a des vivants sur les deux rives ».

Benoît BIKINDOU/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-12 07:16:45

Congo : exonération des droits de douanes de 16 produits de première nécessité, un véritable ouf de soulagement pour les consommateurs

Le gouvernement congolais vient de décider d’exonérer des taxes douanières seize (16) produits de première nécessité, en vue de lutter contre la vie chère dans le pays qui dépend essentiellement des importations des denrées alimentaires, selon la circulaire signée par le ministre congolais de l’Économie et des finances, Jean-Baptiste Ondaye.

Ce sont les produits alimentaires de base comme le blé, l’huile végétale raffinée, la viande, le poisson de mer congelés, le poisson salé, le riz, le lait en poudre, les aliments pour enfant, le sel de table, les engrais, les aliments de bétail, les intrants servant à la fabrication de l’aliment de bétail, les animaux reproducteurs, les semences, les œufs destinés à l’incubation et les autres intrants qui sont concernés par cette mesure salvatrice.

Tous ces produits vont bénéficier de « l’exonération du droit de douane, de la redevance informatique et de la taxe sur la valeur ajoutée ». Une exonération qui sera en vigueur pendant une année.

La décision est saluée par Mermans Babounga, secrétaire exécutif de l’Observatoire congolais des droits des consommateurs, qui demande surtout aux autorités de faire plus : «Cette circulaire fait partie des actes que nous attendions pour commencer à percevoir les effets positifs du plan de résilience. Nous ne disons pas que c’est suffisant. Nous exhortons le gouvernement à faire autant pour l’exonération des frais de péage des véhicules qui transportent les produits vivriers ».

Le plan de résilience dont parle Mermans Babounga a été élaboré par le gouvernement pour faire face à la flambée des prix sur les marchés. Une inflation constatée depuis le début du conflit russo-ukrainien.

Le Congo-Brazzaville dépend plus des importations estimées entre 500 et 700 milliards de francs CFA par an.

Brazzaville est plus que jamais parmi les capitales africaines aux coûts de vie les plus élevés. C’est ce qu’indique un récent rapport du cabinet américain Mercer. Ce rapport place le Congo à la 6ème place africaine de la cherté de la vie.

La politique du gouvernement congolais pour lutter contre la vie chère des congolais est loin d’être un succès. A en croire Mercer Human Consulting, notre pays est dans le top 10 des capitales africaines aux coûts de vie les plus élevés.

Un casse-tête insoluble pour le gouvernement qui ne semble pas parvenir à trouver de solutions durables.

En sillonnant les espaces commerciaux, marchés et supermarchés, le brazzavillois lambda reste stupéfait devant la flambée des prix de produits de consommation courante. Même les aliments produits localement deviennent inaccessibles aux ménages à revenus modérés dans la capitale congolaise. Une hausse des prix qui suscite l'indignation et des récriminations.

Nonobstant l’élévation de l’indice salarial à 275 par le gouvernement, le revenu du fonctionnaire moyen reste aléatoire face à la hausse des prix des denrées alimentaires à Brazzaville.

Une chose est sûre, la surveillance des prix sur les marchés et les quartiers populaires de Brazzaville doit s’accentuer. Elle implique non seulement les consommateurs eux-mêmes mais surtout les représentants de l’administration publique, les importateurs et les ONG de défense des consommateurs.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-10 07:17:15

Belgique : L’Euro Space Center nous a mis dans l’esprit de Mars (Par Jarele SIKA)

L’Euro Space Center (l’ESC), plus que jamais pilier du tourisme éducatif et scientifique en Europe, nous a mis dans l’esprit de Mars. Attraction touristique et site didactique majeur, l’ESC est au cœur d’une galaxie spatiale qui s’étoffe toujours plus à Transinnes, une section de la commune belge de Libin située en région wallonne dans la province de Luxembourg.

L’Euro Space Center de Transinne, une expérience unique en Europe

«Pour profiter de l’ensemble des attractions, essayer d’être présents pour 10h, car le monde afflue après ! » Voilà le conseil que nous avions reçu avant notre visite à l’Euro Space Center. Sur Google, nous voyons que le temps de visite moyen du centre spatial est de 6 heures. Nous sommes étonnés du temps de visite, on ne pensait pas qu’il y avait tant de choses à y découvrir. Une vraie surprise !

C’est au mois d’août dernier et en plein été que nous nous sommes rendus en famille à l’Euro Space Center. Grâce à cette belle météo, les visiteurs sont nombreux.

L’accueil est chaleureux et on nous indique que l’activité interactive « Space Odyssey » peut accueillir un petit groupe de personnes toutes les 20 minutes. Nous filons donc directement vers « le Moonwalk » et « le Planétarium ». Le « Space Odyssey », c’est pour plus tard !

Le Moonwalk

«Qu’est-ce que le « moonwalk »? » demande Daisy « C’est comme marcher sur la lune, mais je me demande bien par quel moyen …», lui dis-je également interloquée.

Un employé de l’Euro Space Center nous emmène alors dans le hall principal où une grande navette spatiale attire directement notre attention. Ca y est, le monde spatial s’ouvre à nous !

Nous voyons des gens équipés de harnais étranges et des masques de réalité virtuelle. Immédiatement, le franc tombe ! Non, nous n’allons pas apprendre la danse phare de Mickaël Jackson, nous allons faire une marche virtuelle sur la lune !

Daisy est la première à se lancer et à enfiler le harnais. «Tu peux sauter en avant ! » reçoit-elle comme conseil. Elle se lance… L’effet est plus que réel ! Les suspensions font voltiger Daisy à l’allure d’un astronaute, tandis que les lunettes de réalité virtuelle la font évoluer dans un paysage lunaire, puis martien.

Pour les enfants, l’expérience est incroyable ! Avec un grand sourire, Ethan éteint son masque après l’activité et passe le relais à sa sœur Elia, impatiente ! Elle aussi « saute » dans l’espace. Les rires et les souvenirs continueront bien après l’expérience ! Le « Moonwalk » prend moins de 5 minutes par personne.

Le Planétarium

Nous avons terminé le « Moonwalk » juste à temps pour aller au Planétarium. Avant d’embarquer dans la bulle spatiale, nous recevons un audioguide. Durant 15 minutes, nous sommes pris dans l’histoire de l’étude de notre galaxie. Nous avons des étoiles dans les yeux !

En plus de cela, nous en apprenons aussi sur les planètes, la lune, les étoiles et la Voie Lactée. Il est vrai que le jargon spatial est parfois compliqué pour des non-aguerris, mais d’autres explications viendront compléter les informations reçues ici durant le cours de la visite.

Le Planétarium est une chouette expérience visuelle qui vous plonge dans le ciel étoilé et les galaxies. Les explications un peu plus scientifiques ne sont pas à portée de tous. Certains sont comme des canards devant des brosses à dents.

La galaxie et les planètes

Nous commençons par une courte introduction dans une salle de cinéma. Ensuite, notre véritable voyage dans l’espace commence dans la pièce voisine. Toujours de façon ludique et interactive, nous abordons le système solaire et les distances entre les planètes.

Un peu plus loin, en hauteur, c’est toute la galaxie qui s’offre à nous, planètes et autres satellites sont ainsi exposés, comme flottant dans les airs. Les informations viennent en complément de celles reçues au Planetarium mais le fait d’avoir le visuel en 3D sous nos yeux parait déjà beaucoup plus clair !

Restaurant et aire de jeux

Si le cerveau est bien rempli, le ventre l’est également ! Le restaurant vous propose une cuisine simple et goûteuse qui plaît à toute la famille.

La plaine de jeux à l’extérieur permet également de profiter, nous, de la terrasse, pendant que les enfants s’en donnent à cœur joie !

Une visite familiale qui nous a laissé un véritable goût de revenez-y.

L’Euro Space Center, ouvert depuis le début des années 90, est l’un des rares musées et parcs d’attractions d’Europe dédié aux activités spatiales. Il a pour ambition d’attirer un public aussi nombreux et aussi large que possible (groupes scolaires, familles, individuels, passionnés d’espace et néophytes...) et se veut être un outil d’apprentissage et un lieu de divertissement.

Le site de Transinnes n’a pas été choisi par hasard : depuis 1968, diverses installations (station de poursuite des satellites, expositions) ont été créées à cet endroit.

Ce centre de loisirs éducatifs invite à la découverte de l’espace et montre notamment les retombées de l’exploration spatiale sur notre quotidien.

Aux yeux de tous, il constitue en Belgique la référence au niveau de la diffusion des sciences et technologies. Il propose des stages d’initiation à l’espace et des stages pour les astronautes en herbe.

Outre la construction initiale, les investissements successifs réalisés ont contribué à moderniser le site tout en le rendant plus pédagogique, plus cohérent et plus évolutif via une nouvelle scénographie et une adaptation du site au volume de visiteurs attendus, afin que la visite apparaisse comme un voyage dépaysant, voire une véritable odyssée dans l’espace.

Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-08 18:05:47

Congo : Les dessous de la visite de Denis Sassou N’Guesso à Kinshasa

Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso est arrivé à Kinshasa, ce Samedi 08 octobre 2022, pour une visite d’amitié et de travail. Il a été accueilli par son homologue de la R.D. Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Plusieurs questions liées à la coopération bilatérale et régionale seront évoquées entre Denis Sassou N’Guesso et son homologue Félix Tshisekedi.

Parmi les sujets chauds, il y a notamment l’épineux dossier de la résurgence du M23 qui empoisonne les rapports entre Kinshasa et Kigali.

Il se trouve que Sassou N’Guesso entretient de bonnes relations tant avec Félix Tshisekedi qu’avec Paul Kagame et se positionne comme un pont plus ou moins facile entre Kinshasa et Kigali dans le processus de désescalade.

Le Congo et le Rwanda ont signé en avril des accords, des protocoles, des mémorandums d’entente et une convention de concession dans le domaine agricole. Les deux pays sont aussi liés par la présence de 8000 rwandais qui attendent la régularisation de leur situation après avoir perdu leur statut de réfugié en 2017.

On rappelle que les rencontres sont régulières entre Félix Tshisekedi et Denis Sassou N’Guesso. Rien qu’en juin dernier, ils s’étaient vus deux fois à Oyo et à Kinshasa.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-08 17:45:10

L’expert-comptable congolais Igore Bikandou participe à la Conférence internationale des finances en Italie

De nombreux participants, un format novateur, des intervenants de qualité, les associations des experts comptables du monde entier planchent sur comment redresser l’économie mondiale, du 6 au 8 octobre 2022 à Capri en Italie. Igore Bikandou, expert-comptable congolais qui vit en Afrique du Sud, PDG de Royal Services spécialisée dans la tôlerie, la mécanique, la peinture, l’assurance et l’auto-école à Pointe-Noire, fait partie de la délégation sudafricaine présente sur l'île italienne fastueuse de Capri.

Pour sortir de la crise économique mondiale engendrée par la pandémie de coronavirus, plusieurs pays ont déclenché des plans de relance exceptionnels.

Comment savoir s'ils seront efficaces ? Les sommes faramineuses débloquées seront-elles investies à bon escient ? Quels enseignements tirer de l’histoire pour ne pas creuser la dette ?

Les professionnels du chiffre, des acteurs majeurs de l’économie, vont mettre leur profession au cœur du dispositif de relance de l’économie mondiale tout en répondant aux besoins du cadre économique unique de chaque pays.

"Les experts-comptables sont les gardiens de la transparence et de la responsabilité. Cette Conférence internationale des finances est donc le cadre idéal pour qu’ils se réunissent, partagent leurs idées et trouvent des solutions idoines aux problèmes les plus urgents d’aujourd’hui", nous a confié Igore Bikandou.

Les discussions portent également sur les défis et les opportunités qui sont propres à une région particulière. Le panel couvre une variété de sujets.

La Conférence offre aussi une chance unique de découvrir Capri avec une abondance de vues naturelles à couper le souffle, de jardins impeccablement entretenus et de magnifiques sentiers de randonnée isolés dont vous pourrez profiter sans vider votre compte en banque.

Les experts-comptables qui ont prévu de sortir leur carte de crédit auront également un grand choix de boutiques et de restaurants haut de gamme à leur disposition.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-07 21:35:53

Congo : Loin d’être un simple producteur et distributeur des boissons, BRASCO s’engage à favoriser la création d’emplois durables au bénéfice de la jeunesse congolaise

Loin d’être un simple producteur et distributeur des boissons, la société Brasseries du Congo (Brasco) veut aussi être un acteur économique qui agit davantage pour favoriser la création d’emplois durables au bénéfice de la jeunesse congolaise de plus en plus phagocytée par le chômage. C’est l’engagement pris par son directeur général, François Gazania, lors de la célébration des 70 ans de cette entreprise, le 3 octobre dernier à Brazzaville, en présence de nombreuses personnalités dont le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso et des membres du gouvernement.

«Brasco, depuis ses débuts, a toujours affirmé sa volonté de ne pas se limiter à un simple rôle de distributeur. Chaque jalon dans le processus de structuration de notre économie est important, et la confiance de nos partenaires nationaux et internationaux est un témoignage de la qualité de nos actions. Nous voulons être un acteur économique qui agit davantage pour favoriser la création d’emplois durables au bénéfice de la jeunesse », a déclaré François Gazania lors de la soirée de Gala qui l’a permis de présenter, avec luxe et détails, le parcours des 70 dernières années de Brasco et les faits qui ont marqué la vie de cette entreprise depuis sa création jusqu’à nos jours.

Depuis sa création grâce à la fusion de deux groupes internationaux, Heineken et Cfao en 1952, la société Brasco n’a cessé de se développer pour répondre à la demande de ses consommateurs.

Avec son programme d’approvisionnement local, Brasco s’engage pour l’avenir à promouvoir la production durable de maïs, de riz, et de sorgho toujours en partenariat avec les autorités congolaises.

Par ailleurs, un vaste programme de recrutement et de formation des jeunes et des talents locaux a été mis en œuvre afin de contribuer à la montée en compétence et à la diffusion pérenne du savoir.

Brasco importe, brasse, embouteille et distribue localement des millions d’hectolitres de bières et de boissons gazeuses chaque année, ce qui fait d'elle l’un des leaders de l’industrie agro-alimentaire congolaise.

Ses valeurs sont : la passion, le respect et l'excellence.

Leader sur chacun de ces marchés, son activité crée de l’emploi direct et indirect de manière significative et contribue ainsi au développement économique du pays.

Son actionnariat international (CFAO et Heineken) illustre la modernité d’une entreprise du 21e siècle : une société fortement ancrée au Congo et qui respecte les standards locaux et internationaux en matière de management de la qualité.

Placé sous le thème : « Ensemble pour les 70 prochaines années », le 70e anniversaire de Brasco a connu un franc succès.

«La bière est la preuve indéniable que Dieu nous aime et veut nous voir heureux », disait De Benjamin Franklin.

Joyeux anniversaire Brasco !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Crédit photos : Rose NZILA

Créé le 2022-10-07 09:26:14

Ouesso : un bus se renverse avec plusieurs passagers à bord

Ce nouvel accident de la route s’est produit jeudi 6 octobre dans la nuit, à un jet de pierre de la ville de Ouessso, dans le département de la Sangha (nord), a-t-on appris. C’est un bus de la compagnie de transport Océan du Nord qui, en provenance de Brazzaville, s’est renversé avec plusieurs passagers à bord.

Bilan provisoire, une blessée grave non encore identifiée. Elle a été évacuée à l’hôpital de base de Ouesso pour des soins.

A signaler qu’au moment où nous mettons cette dépêche en ligne, des agents de la police de Ouesso étaient présents sur les lieux de l’accident pour évaluer la situation et prendre des dispositions qui s’imposent.

Personne ne se félicitera pour autant de ce palmarès, en l’espace d’un an seulement, les bus de la société Océan du Nord ont fait cinq accidents mortels.

Un vrai record !

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-07 08:48:02

Quand Alain Mabanckou dédicace son livre «Le commerce des Allongés » à Doris Mandouélé

L’écrivain franco-congolais, Alain Mabanckou, a présenté jeudi à Saint Lazare, son roman de 304 pages intitulé : « Le commerce des Allongés » paru, le 19 août dernier, aux éditions du Seuil. Était-ce la rencontre entre deux écrivains originaires du Congo-Brazzaville à Paris la ville lumière ? L’auteur d'une dizaine de romans, a dédicacé son nouveau roman social, politique et visionnaire, à l'écrivaine et sociologue française, antillaise et congolaise (Brazzaville) d’origine, Doris Mandouélé auteure de quatre livres disponibles sur le marché des œuvres de l’esprit : « L’insertion professionnelle des jeunes de milieu populaire », «Africains, africaines regardez comme vous avancez ! », «Réflexions sur des principes de vie » et « Voyages ».

Dans son nouveau roman « Le commerce des Allongés », Alain Mabanckou, raconte l’histoire de Liwa Ekimakingaï qui a passé son enfance et continue d’habiter chez sa grand-mère, Mâ Lembé, car sa mère, Albertine, est morte en lui donnant la vie. Il est employé comme cuisinier à l’hôtel Victory Palace de Pointe-Noire. Et il attend de rencontrer l’amour.

Un soir de 15 août où l’on fête l’indépendance du pays, il réunit ses plus beaux atours à peine achetés l’après-midi, et assez extravagants, pour aller en boîte. Au bord de la piste de danse, la belle Adeline semble inatteignable. Pourtant, elle accepte ses avances, sans toutefois se compromettre. Elle signera sa fin…

Le roman est une remontée dans la vie et les dernières heures du jeune homme, qui assiste à sa propre veillée funèbre de quatre jours et à son enterrement. Aussitôt enseveli, il ressort de sa tombe. Pour se venger ?

En toile de fond, la ville de Pointe-Noire et ses cimetières – en particulier le Cimetière des Riches, où tout le monde rêverait d’avoir une sépulture mais où les places sont très chères, et celui dit Frère-Lachaise, pour le tout-venant dont Liwa fait partie.

Dans ce grand roman social, politique et visionnaire, la lutte des classes se poursuit jusque dans le royaume des morts, où ceux-ci sont d’ailleurs étrangement vivants.

Alain Mabanckou est un écrivain et enseignant.

Fils unique, il a perdu sa mère en 1995 et son père en 2004. Son enfance se passe à Pointe-Noire, capitale économique de République du Congo, ville côtière, où il commence des études primaires et secondaires et obtient un baccalauréat option Lettres et Philosophie. Comme le voulait sa mère (elle le dédiait à une carrière de magistrat ou d’avocat), il commence des études de Droit à Brazzaville, puis en France, à l’Université Paris-Dauphine (Paris IX) où il obtient un DEA en Droit des affaires.

La Lyonnaise des Eaux (aujourd’hui Suez) l’engage alors comme conseiller, et il occupera ce poste pendant une décennie. Parallèlement il publie des livres de poésie couronnés par le Prix Jean-Christophe de la Société des poètes français, puis fait paraître un premier roman en 1998, "Bleu-Blanc-Rouge", qui lui vaut le Grand prix littéraire d’Afrique noire.

Il bénéficie d’une résidence d’écriture aux États-Unis en 2001, démissionne de la Lyonnaise des Eaux lorsque l’Université du Michigan lui propose le poste de Professeur des littératures francophones en 2002.

Il y enseigne pendant 4 ans avant d’accepter l’offre de la prestigieuse Université de Californie à Los Angeles (UCLA), où il enseigne actuellement au Département d’études francophones et de littérature comparée.

Son roman, "Mémoires de porc-épic" (Seuil 2006), lui vaut en 2006 l'obtention du prix Renaudot.

En 2009 paraît "Black Bazar" aux Éditions du Seuil, roman classé parmi les 20 meilleures ventes de livres en France. Suivront "Demain j'aurai vingt ans" (2010) et "Le sanglot de l'homme noir" (2012).

En 2012, l'Académie Française lui décerne le Prix Henri Gal pour l'ensemble de son œuvre. En 2013, il obtient le Prix littéraire Prince Pierre, attribué par la Principauté de Monaco, pour l'ensemble de l'œuvre.

"Lumières de Pointe-Noire" (2013), un récit de souvenirs autobiographiques obtient un accueil favorable de la critique. "Petit Piment" (2015) est classé parmi les vingt meilleures ventes en France et reçoit le prix Liste Goncourt : le choix polonais 2015.

En 2016, il intègre le Collège de France.

Alain Mabanckou vit à Santa Monica, en Californie. Son œuvre est traduite dans une vingtaine de langues.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-07 08:12:18

Congo – Police : La compagne d’un « bébé noir » gardé à vue tente de ravitailler en drogue son compagnon à travers la nourriture qu’elle lui a apportée

Des agents de police ont découvert du chanvre et des gélules de Tramadol dans de la nourriture destinée à un gardé à vue. Sa campagne qui tentait d’alimenter le réseau a été interpellée.

Selon notre confrère ‘’Le Troubadour de Brazzaville’’ qui a eu la primeur de l’information, la scène s’est passée au commissariat de police d'arrondissement 3, Poto Poto, mardi 4 octobre dans l'après-midi.

Des gardés à vu apparemment sous l’emprise des stupéfiants, le fait peu paraitre incompréhensible auprès des agents de police, à moins qu’ils ne bénéficient d’une complicité extérieure. Mais laquelle ?

Même s’il est impérativement demandé à chaque personne apportant de la nourriture pour un détenu de goûter tous les plats, en ce mardi 4 octobre, plutôt que de simplement demander aux parents de goûter leur nourriture, les policiers ont exigé de l’étaler, comme lorsqu’on recherche un objet perdu, dans un tas d’ordure.

C’est en dépiautant les boules de farine de manioc, (foufou) que les policiers ont fait la trouvaille.

Dans le foufou destiné à un présumé Kuluna gardé à vue, connu sous le nom de "1000 démons", ils ont trouvé du chanvre et des gélules de Tramadol.

La responsable de cette dissimulation, la femme de ce Kuluna, a été aussitôt interpellée.

Qui donc avait dit : « ce qui se ressemble, s’assemble ».

Désormais, la nourriture apportée aux gardés à vu est soumise à une analyse minutieuse. Foufou, pains et maniocs sont complètement disséqués. Et il en est de même dans tous les commissariats du pays où on s’est passé le mot.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-05 12:26:10

ENI de Dolisie : un prix d'excellence pour le travail abattu cette année

Des efforts récompensés ! À l'issue de la 25e session ordinaire du conseil national de l'enseignement technique et professionnel tenue du 27 au 29 septembre 2022, le travail abattu par les responsables de l’École Normale d'Instituteurs (ENI) de Dolisie dans le Niari (sud), a été couronné par un prix d'excellence décerné par le ministre congolais de l’Enseignement technique et professionnel, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, Ghislain Thierry Maguessa Ebome, après un résultat de 100% au certificat de fin de formation des études des écoles normales (CFEEN), 100% en classe de passage et après avoir mis fin aux pratiques rétrogrades de fuite de matières de favoritisme de corruption et autres antivaleurs.

L’École Normale d'Instituteurs (ENI) de Dolisie qui relève du Ministère de l’Enseignement technique et professionnel, installée dans le département du Niari assure depuis quarante-quatre ans la formation des instituteurs du préscolaire et du primaire et délivre, en 2 ans de formation, un certificat de fin de formation des études des écoles normales (CFEEN).

Il sied de signaler les conditions de vie pénibles des élèves maîtres internes de cet établissement, le manque des enseignants qualifiés dans plusieurs disciplines.

Joseph Mabi qui a pris la direction de l’École Normale d'Instituteurs (ENI) de Dolisie en septembre 2021, a salué, avec véhémence, l’initiative du ministre congolais de l’Enseignement technique et professionnel, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, Ghislain Thierry Maguessa Ebome, déterminé à faire bouger les lignes et à récompenser l’effort des meilleurs sinon des acteurs les plus méritants de son département.

Joseph Mabi a lancé aussi un appel aux autorités tant locales que nationales et aux personnes de bonnes intentions de porter un regard exceptionnel à cette école fondatrice de l'avenir de notre République.

«Notre ambition c'est de donner une formation de qualité pour reprendre les mots du ministre Ghislain Thierry Maguessa Ebome à ces élèves maîtres. Ce prix d’excellence est amplement mérité au regard des efforts fournis depuis que nous sommes à la tête de l’ENI. Nous sommes fiers d’avoir bien accompli notre devoir, fiers d’avoir fait œuvre utile à la Nation qui nous le reconnait à sa juste valeur. Cette reconnaissance nous incite à maintenir le cap, à poursuivre nos efforts pour agir au plus près des besoins des élèves maîtres avec qualité, discernement, professionnalisme et responsabilité », a déclaré Joseph Mabi.

L’admission à l'ENI de Dolisie se fait par concours avec le baccalauréat comme niveau requis à l’entrée.

L’ENI a été construite en 1977 pour résoudre le problème de manque criard d’effectifs d’enseignants qui faisait défaut au Congo-Brazzaville.

Depuis 2016, le déficit en personnel enseignant est chiffré à 20 000. Deux facteurs principaux expliquent ce chiffre colossal : les départs massifs à la retraite, plus de mille enseignants, sans compensation de recrutement à la Fonction publique pendant de nombreuses années et l’augmentation vertigineuse de la population scolaire.

Pour ne pas laisser les classes totalement vides, le gouvernement a signé en septembre 2018 un protocole d’accord avec les enseignants finalistes des écoles de formation. Ce contrat permet de les affecter dans les écoles comme enseignants volontaires moyennant une bourse.

En retour le gouvernement doit avoir un quota pour les recruter chaque année progressivement à la Fonction publique. L’idéal est d’éviter que le déficit continu à se creuser à un rythme où la situation serait difficile à maîtriser dans les prochaines années.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-05 11:07:01

Congo – France : Asie Dominique de Marseille échappe à un attentat à Paris

À la tête d’une mission du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, le haut conseiller Asie Dominique de Marseille a été agressé le mardi 4 octobre, Gare d’Austerlitz à Paris. Son agresseur un certain « Makoy », ancien ninja-cobra de l’écurie de Willy Mansanga. Il a avoué être à sa deuxième tentative et reprocherait à Asie Dominique de Marseille ses accointances avec le gouvernement de Brazzaville.

Alors qu’il conduit une mission du Conseil Supérieur de la liberté de communication, qui prend part à la 7ème conférence du réseau francophone des régulateurs des médias qui se tient à Paris, Asie Dominique de Marseille est attaqué au moment où lui est ses collaborateurs sortent de la gare d’Austerlitz.

Son agresseur un certain « Makoy » pseudo combattant de la diaspora congolaise de France, serait un ancien ninja-cobra de l’écurie de Willy Mansanga. L’homme qui a visiblement pris la délégation en filature avoue être à sa deuxième tentative d’attentat à la vie d’Asie Dominique de Marseille. Il lui reprocherait ses accointances avec le gouvernement congolais.

Asie Dominique de Marseille qui s’en est sorti indemne, grâce à l’intervention spontanée de ses collaborateurs et autres passants explique son agression avec un réel sentiment d’incompréhension.

« Ce fameux Makoy déclare exactement ce qui suit : j’ai combattu, j’ai tué des gens pour ce pouvoir. Je suis du Pool. Aujourd’hui dans le Pool, on me prend pour un traitre, un infiltré. J’ai été abandonné sur le carreau, par ce pouvoir de Brazzaville qui a réussi. Ils m’ont abandonné, alors que j’ai combattu pour eux. Ce n’est pas normal, ce n’est pas sérieux.

Vous, monsieur Asie, je suis contre vous, parce que c’est vous qui défendez toujours le pouvoir de Brazzaville. Vous intervenez toujours en faveur du pouvoir de Brazzaville.

Lors de votre dernier séjour à Paris, je vous ai vu à l’aéroport de Roissy. J’ai failli commettre un crime. J’allais vous poignarder. Je me suis dit que j’allais me retrouver avec du sang pour rien. J’ai hésité, j’ai laissé tomber.

Aujourd’hui, je vous trouve encore à Paris, vous êtes à la gare d’Austerlitz. Je vous répète encore la même chose. Tant que vous parlerez toujours du pouvoir de Brazzaville, je m’opposerai à vous. J’ai failli vous tuer à l’aéroport pour ça et je vous le répète aujourd’hui. »

Face à ces aveux qui font froid dans le dos, fidèle à son tempérament et sa gouaille légendaires, Asie Dominique de Marseille a « remonté les bretelles » de son agresseur, le fameux Makoy, en lui demandant ce que lui Asie avait à voir avec le fait qu’on lui ait payé en monnaie de singe.

Est-ce que le fait de soutenir le pouvoir de Brazzaville suffit-il comme argument pour ôter la vie à quelqu’un ?

En quoi la mort d’Asie qu’il planifie réglerait-elle son problème.

Et de lancer tel un défit au fameux Makoy : « Ils t’ont abandonné sur le carreau, ils ne se sont pas occupé de toi, la mort d’Asie t’apportera t-elle tous ces bien réclamés ?

Vas-tu les gagner à partir du corps d’Asie qui va gésir dans le sang à Paris ?

Si défendre Sassou, si défendre le gouvernement de Collinet Makosso doit me coûter la vie, alors amène la mort. J’en ai encore pour une semaine à Paris. Je ne peux pas me laisser intimider par quelqu’un qui peut parler comme ça. »

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-05 10:22:34

Congo – Département du Pool : Une déforestation à marche forcée

Sa proximité avec Brazzaville la capitale, qui du reste intègre son périmètre géographique, offre au département du Pool une aubaine en termes d’échanges commerciaux. Au nombre des produits les plus vendus, il y a le bois de chauffe et le charbon de bois. Leur exploitation intensive interroge désormais sur la déforestation sournoise du département.

Le long de la route Brazzaville-Kinkala, mis à part le manioc, le bois de chauffe et le charbon en sac sont les produits les plus exposés à la vente dans les villages traversés.

Outre l’ouverture des champs agricoles qui nécessitent le défrichage et l’abattage des arbres sur les étendus à cultiver, l’exploitation du bois et du charbon de bois autrement appelé ‘’or noir ‘’ dans la région, conduisent également aux prélèvements des arbres qui se dressent encore dans les rares massifs où quelques arbres tiennent encore debout. 

Même les arbustes de savanes y passent, rendant les savanes à l'état presque désertique.

Alors que l’exploitation du bois de chauffe et du charbon de bois se faisait naguère avec le bois issu du brulis des plantations, désormais cette activité consiste en des prélèvements des essences ciblées, ainsi qu’en la confection des fours à charbon au voisinage des massifs exploités, bien souvent des terres agricoles.

L’agression de la nature est alors de deux ordres. La déforestation et l’appauvrissement des sols rendus inexploitables pour des activités agricoles, tant ils sont brûlés.

Ce phénomène crée de vives tensions dans les villages entre les jeunes de plus en plus favorables à l’exploitation du charbon de bois et les anciens qui plaident pour une activité modérée, afin de ne pas appauvrir les terres arables proches des villages.

Là où les forêts ont carrément été décimées, et ne se réduisent désormais qu’en des arbustes, les producteurs de charbon se tournent vers les arbres fruitiers et certains types de manguiers sont carrément promis à l’abattage.

Le phénomène est très prononcé dans les sous préfecture de Goma Tsé-Tsé, Kinkala et de Mbanza Ndounga où les facilités d’écoulement de la marchandise vers Brazzaville ainsi que la demande toujours croissante, pérennisent l’activité.

Il est vrai que de nombreux jeunes justifient leur entreprise de destruction forcée de l’environnement par le manque de débouchés porteurs, afin de se prendre en charge. Cependant, aucune politique conséquente de reboisement n’est menée dans les villages concernés et les pouvoirs publics semblent s’accommoder de la situation.

Même la journée nationale de l’arbre n’est pas vraiment respectée, alors qu’elle devrait à tout le moins contribuer au reboisement de tous ces arbres saccagés.

En dehors du massif de Bangou vers Mayama, le Pool ne compte presque plus de forêts.

Michel Rafa l’a si bien chanté : « Médi ma sangui, bivuku kwa bia sâlà » autrement dit, « Les forêts sont depuis devenus des buissons et champs de ronces ».

Au regard du péril environnemental observé dans certaines partie du département du Pool, une politique rigoureuse de repeuplement des massifs forestiers s’impose, de la part des pouvoirs publics, à défaut des ONG qui interviennent dans le secteur de l’environnement et du reboisement.

Le programme DDR mené par le Haut Commissariat à la réinsertion des ex combattants accorde une attention particulière aux risques et impacts environnementaux éventuels, y compris ceux sur l’environnement (air, eau et sol), la santé, la sécurité humaine et les ressources culturelles et physiques.

Tenant compte de la présente exigence, il est mis place dans chaque projet, un responsable en charge de la gestion environnementale et sociale. Ainsi, les actions de développement se mènent en synergie avec la sauvegarde de l'environnement.

Ces actions méritent d’être vulgarisées sur l’ensemble du département, afin de travailler à changer certaines mentalités fortement enracinées dans la population, en apportant des approches nouvelles, dans la gestion des écosystèmes.

C’est un travail de longue haleine certes, que de reboiser. Mais plus on attend, plus le danger s’enracine davantage. Peut-être ce chantier sera-t-il au nombre de ceux dont les membres du tout nouveau conseil départemental auront à cœur de mener.

Les services du ministère de l’Économie forestière n’en sont que disposés à les y aider.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-10-03 13:26:54

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