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Dans la nuit de mercredi 14 au jeudi 15 septembre, un commando gabonais de l’unité spéciale de l’Agence nationale des Parcs nationaux, ANPN, dirigé par le Colonel Hubert Ella Ekogha a tiré à balles réelles sur des congolais qui exploiteraient l’or illégalement au Gabon. L’attaque s’est produite dans le département de Lekoko à Bakoumba dans le Haut Ogooué. Le bilan est de plusieurs blessés graves.
Même si elles se rejoignent sur l’essentiel, les versions divergent quelque peu, sur la descente musclée d’une unité commando de l’Armée gabonaise qui a ouvert le feu sur des citoyens du Congo-Brazzaville et de la République démocratique du Congo, taxés d’exploitants d’or illégaux.
D'après les premières informations, recueillies de source officielle congolaises, « tout se serait passé à Moanda, sur le territoire gabonais. Des policiers de ce pays auraient mené une action pour interpeller un présumé braqueur originaire de la RDC du nom de Likofi. Il y aurait eu un échange de coups de feu, car ce dernier avait en sa possession 4 fusils PMK et 1 pistolet automatique, PA. On ignore s'il a été neutralisé.
Il y aurait eu des victimes collatérales, dont un Congolais un certain Mandzaka de Moungoundou sud et une Congolaise une certaine Ruth, de Moungoundou nord. Pour l'instant on ne dénombre aucun décès.
Ce qui est sûr c'est qu'on trouve dans la zone plusieurs orpailleurs étrangers, en majorité des ressortissants de la RDC. »
Les autorités gabonaises et certains médias qui ont condamné cette attaque, sont plus précis, tant sur la date que sur l’unité ayant conduit l'attaque.
Pour la Presse gabonaise dont certains titres saluent un haut fait d’armes, « Hubert Ella Ekogha a la tête d’un ‘’ commando’ ’de l’unité spéciale de l’Agence nationale des Parcs nationaux, ANPN, a dans la nuit de mercredi 14 au jeudi 15 septembre courant, effectué une descente musclée sur un site d’exploitation illégale d’or dans le département de Lekoko à Bakoumba.

Là-bas ces derniers ont ouvert le feu sans sommations préalables sur les exploitants qui seraient tous de nationalité étrangère avant de fondre dans la nature. Le commando a causé à cet effet, plusieurs blessés graves, lesquels ont été secourus jeudi matin par le samu social et la gendarmerie nationale. Plusieurs d’entre eux seraient en soins intensifs à l’hôpital régional Amissa Bongo.
« Abandonnés à leur propre sort, ils n’ont eu la vie sauve que grâce à l’intervention de la gendarmerie et du Samu Social puis admis en soins intensifs à l’Hôpital Régional Amissa », révèle le journal Depeches241.
Si on ne compte aucune perte en vie humaine, il reste que les autorités militaires locales déplorent cependant la méthode peu orthodoxe employée par le ”Colonel” Hubert Ella Ekogha par ailleurs Directeur technique de l’Agence nationale des Parcs nationaux (ANPN).

Selon la même source, les autorités administratives et militaires locales n’ont pas été informées de cette descente qui a créé la psychose au sein des populations qui ont cru être attaqués par des militaires congolais.
Selon Gabon.info, « des agents des Parcs Nationaux, plusieurs gendarmes détachés au sein de l’ANPN et le B2, tous officiers de police judiciaire ont mené une opération conjointe à Bakoumba.
Au cours de cette opération, il était question de mettre la main sur les exploitants illégaux d’or, tous de nationalité congolaise. Le commando a blessé 3 orpailleurs illégaux, dont le pronostic vital n’est pas engagé.

À la suite de cette opération de grande envergure, il y a eu plusieurs interpellations. Ainsi, c’est donc 17 ressortissants étrangers, dont un enfant de 4 ans et une femme blessée au pied qui ont été interpellés au cours de cette opération conjointe menée avec maestria par nos forces de l’ordre. La femme blessée au pied a été très vite prise en charge par l’unité médicale de l’ANPN avant d’être conduite dans une structure hospitalière à Moanda.

Quant aux 16 autres trafiquants illégaux, ils ont été conduits à Libreville où ils doivent être présentés aux juridictions compétentes. Plusieurs orpailleurs illégaux devront écoper de peines de prison fermes, tandis que d’autres seront remis à la disposition de la DGDI qui procèdera à leur expulsion. »
Le Gabon n’en est pas à sa première initiative de lutte contre les orpailleurs clandestins, en tirant à tort ou à raison sur des jeunes congolais dans la forêt de Moungoundou-Nord. Les incidents de ce genre y sont régulièrement signalés.
Dans une zone où la frontière est plus imaginaire que bornée, un chasseur poursuivant son gibier qu'il a blessé, calibre 12 en bandoulière, a vite fait de se retrouver dans un autre pays. Et l’armée gabonaise n’y va pas de main morte, avec parfois de décès, coté congolais.
Tout porte à croire que les actions politiques et diplomatiques seront enclenchées, notamment du coté du Congo-Brazzaville où l’on a toujours fait preuve de retenue dans ce genre d’incidents, afin de garantir le bon voisinage.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-17 09:09:22
L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) et le Forum pour la gouvernance et les droits de l’Homme (FGDH) ont vu leurs bureaux être cambriolés en début de semaine. Les malfrats ont emporté des documents sensibles, selon les responsables de ces deux ONGs qui soupçonnent des hommes en uniformes.
Les grilles de protection qui avaient été défoncées ont déjà été réparées mais les débris des portes en bois sont encore visibles au sol. Les bureaux des deux organisations l'un en face de l'autre ont été cambriolés au même moment, au deuxième étage d'un immeuble au centre de Brazzaville.
Premier à constater les dégâts, Franck Chardin Aubin Tchibinda de l’OCDH déplore des pertes. « Ils ont pris un ordinateur portatif qu’ils ont emporté avec eux, tout comme son chargeur. Il y avait un écran plasma bien fixé au mur. Nous n’avons pas compris comment cet écran a été déplacé et délibérément cassé », a-t-il décrit.
Maixent Animbat Emeka de la FGDH est aussi choqué : « Il y a des gens qui sont entrés par effraction dans nos bureaux qui ont emporté trois ordinateurs avec quelques documents. Un des ordinateurs contenait des dossiers sensibles. Nous sommes un peu indignés de ce climat d’insécurité dans lequel l’on nous oblige de travailler ».
Les deux ONG qui ont fait appel à la police et à un huissier de justice pour des besoins d'enquête affirment avoir quelques indices. « Les traces laissées au sol et sur les portes indiquent clairement qu’il s’agit des chaussures militaires. Ce qui nous laisse penser que ce sont des gens en uniformes qui sont entrés par effraction dans nos bureaux », a dénoncé M. Animbat Emeka.
Ces derniers jours les deux organisations avaient dénoncé le braquage d’un célèbre restaurant de Brazzaville, ayant impliqué plusieurs agents et responsables de la police.
Jack de MAÏSSA / source Rfi
Créé le 2022-09-15 17:26:09
Après Nairobi au kenyan, le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso est arrivé à Luanda, ce Mercredi 14 septembre 2022. Dans la capitale angolaise, le chef de l’Etat congolais prendra part à la cérémonie d’investiture de son homologue angolais, João Lourenço.
Réélu à l’issue des élections du 24 août dernier, le Président angolais, Joao Lourenço, va prêter serment ce 15 septembre 2022 à Luanda. Plusieurs chefs d’Etat africains dont Denis Sassou N’Guesso ont effectué le déplacement vers la capitale angolaise.
Le président Lourenço a succédé en 2017 à l’ancien chef de l’Etat angolais, Jose Eduardo dos Santos -ayant dirigé l’Angola de 1979 à 2017- décédé le 8 juillet dernier à Barcelone, en Espagne, et inhumé le 28 août à Luanda.
Porté à la tête à la fois du pays et du MPLA, le nouveau chef de l’Etat angolais a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille.
Après sa prestation de serment, il sera appelé, dans le cadre du second mandat, à œuvrer en faveur de la cohésion au sein de sa famille politique et au niveau national au regard des dissensions et des contestations sociales qui ont précédé les élections.
Le chef de l’Etat sortant de l’Angola et son parti, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), ont obtenu au terme du scrutin électoral 51,7% des suffrages contre 44,05% de son challenger Adalberto Costa Junior de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola.
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-14 21:22:24
L’association KIMINOU « Icole pour tous » a participé samedi 10 septembre dernier, de 10h à 18h, au Forum des Associations à Franconville, dans le Val D’Oise, en région parisienne.

Les membres KIMINOU ont présenté trois danses traditionnelles congolaises à l’ouverture, à 10h30. Il y avait la danse Batéké, la danse Babembé et la danse Bakongo pour le grand plaisir des Franconvillois et Franconvilloises.

Ensuite, les membres se sont retrouvés au stand qui leur avait été dédié.

Le stand KIMINOU n’a laissé aucun visiteur indifférent. Tout y était pour attirer les regards. On pouvait y admirer les objets artisanaux comme le « ntsakala », les petits mortiers et leurs pilons en décoratifs et plein d’autres.
Les membres KIMINOU ont assuré à tour de rôle les échanges avec les clients, la vente et l’animation, le tout dans la bonne humeur.
L’argent des ventes a été reversé dans la cagnotte du projet de la réhabilitation de la bibliothèque et du centre culturel de Nkayi.
On peut voir depuis ce matin que la cagnotte a augmenté.

Les KIMINOU peuvent être fiers de leur journée, du travail abattu.

Le Maire de Franconville a visité le stand de l’association humanitaire. Il a félicité et salué le dynamisme et les réalisations de KIMINOU.
Créée en mars 2020 à Franconville en France avec une antenne très efficace et dynamique à Brazzaville, Pointe-Noire, Nkayi, Impfondo, Sibiti..., l’association Kiminou «Icole pour tous » a pour but, d'aider, accompagner et soutenir les enfants et les jeunes de 3 à 15 ans issus de familles vulnérables, dans leur éducation et leur scolarité au Congo-Brazzaville.
Pour soutenir l'action de l’association Kiminou « Icole pour tous », voici les contacts en France, Europe et le reste du monde : (https://www.helloasso.com/associations/kiminou-icole-pour-tous/collectes/salle-d-etude-nkayi).
06.11.12.24.41. Whatsapp : 00336.68.92.71.11. Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Site internet : www.kiminou.fr. instagram :berthe laval. Facebook kiminou "icole pour tous".
Pour ceux qui sont au Congo, ils peuvent participer à la collecte par transfert via Mobile Money au 06.705.89.89 ou via Airtel Money au 05.632.89.89.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-14 16:23:53
Mardi 13 septembre 2022 à Brazzaville, devant les acteurs de l'éducation, les partenaires techniques et financiers, notamment l'Unicef, l'Unesco et la Banque mondiale, le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso a peint un tableau sombre de ce secteur, lors des états généraux de l’éducation.
«Notre système éducatif – du préscolaire à l'université – présente des défis importants dans les domaines de l'accès à l'équité, l'égalité du genre, l'amélioration de la pertinence et de la qualité des apprentissages, l'adéquation de la formation qualifiante aux besoins de l'économie nationale et du marché de l'emploi, le nombre et la qualité des enseignants pour la plupart bénévoles et sans formation, l'intensification de la violence en milieu scolaire et universitaire», a déclaré Anatole Collinet Makosso à moins d'un mois de la rentrée des classes dans le pays.
Au-delà de ces faiblesses soulevées par le chef du gouvernement, les difficultés majeures restent, entre autres, le recrutement et le paiement des enseignants vacataires, la surcharge dans les salles de classes.
De l'avis des experts, le système éducatif congolais s’est beaucoup dégradé à cause des guerres civiles à répétition que le pays a connues pendant la décennie 1990.
Et il faut changer la donne, selon Hellot Matson Mampouya, haut commissaire chargé de l'organisation de ces états généraux. « Construire un pacte social à la fois participatif et inclusif sur l'école pour les cinq ou dix prochaines années. De telles sortes que les anciens ne regrettent plus la belle époque de leur école et que la jeunesse d'aujourd'hui ait confiance en son avenir au regard de la qualité de son environnement scolaire. »
Au terme de ces assises qui visent à relancer un secteur éducatif malade, un rapport sera remis au chef de l'État Denis Sassou N’Guesso.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-14 15:17:36
Ce qui est beau est rare. Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, n'a pas son pareil pour enchanter les sens. Son architecture rayonne partout et ravit les esprits les plus subtiles. Il est donc bien naturel que les appartements situés sur le boulevard Tchicaya U’Tamsi, à un jet de pierre du Centre culturel Jean- Baptiste Tati Loutard, reflètent cet état de grâce.

Ici, studio ou chambre américaine aux dimensions parfaites nous coupe le souffle, nous fait tourner la tête et précipite le battement de notre cœur... C'est à l'émotion qu'il fait naître que l'on reconnaît un appartement de luxe.

Il suffit d'y pénétrer pour être submergé par un merveilleux sentiment, une sensation de complétude à nulle autre pareille : la certitude qu'en ces lieux l'harmonie et l'équilibre s'allient à la beauté pour atteindre la perfection.

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Très convoités, ils sont particulièrement choyés. Aucun détail n'est négligé pour les faire briller.

Conçus pour satisfaire les attentes de locataires exigeants, ils ne manquent pas d'arguments. Lits haut de gamme, électroménager high tech... tout ce qui est nécessaire à une vie confortable est placé là où il se doit.

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Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-13 20:22:53
Des coups de feu ont mis en émoi les habitants de Mfilou au quartier Mayité, le lundi 12 septembre vers 13 heures. Un braqueur en opération en plein jour, a semé la panique et fait des blessés. L’homme a été interpellé par la police.
Selon notre confrère ‘’Le Troubadour de Brazzaville’’, le braqueur avait pris pour cible un agent commercial du réseau de téléphonie mobile MTN, le nommé Kala Herman. Celui-ci venait de terminer son recouvrement.
Alors que Kala Herman monte sur sa moto Djakarta vers Mayité, surgit un homme qui sort de son sac un fusil calibre 12. Il le tient en joue et lui intime de lui remettre son sac. L'agent de MTN résiste. C'est alors que l'homme tire sur lui à bout portant. L'agent de MTN s'écroule. Le braqueur s'empare du sac et prend la fuite.
Sur son chemin, le braqueur rencontre un autre citoyen, Nguimbi Janvier, qui compte son argent dans sa voiture RV4. Le braqueur le lui arrache sous la menace de son arme. La somme s’élèverait à 300 000 Francs CFA.
Le braqueur, avec les badauds à ses trousses, poursuit sa fuite tout en tirant tous azimuts et, chose curieuse, en jetant l'argent en l'air.
Alertée, la police est aussitôt arrivée sur les lieux. Après un échange de tirs, l’homme a été maîtrisé et interpellé.

Outre son fusil calibre 12, il avait un couteau.
On déplore quatre blessés graves dont deux admis au CHU de Brazzaville et deux autres à l'Hôpital militaire.
Cinq personnes touchées par les plombs du fusil calibre 12 ont été prises en charge dans différents dispensaires.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-13 05:48:11
Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso est arrivé à Nairobi, ce lundi 12 septembre 2022, pour l’investiture du Président kenyan, William Ruto.
Pour rappel, William Ruto, Vice-président pendant les deux mandatures du Président sortant Uhuru Kenyatta, a été déclaré vainqueur le 5 de ce mois par la Cour Suprême de la justice du Kenya.
Il devient le 5e président de la République kényane depuis Jomo Kenyatta, Daniel Arap Moi, Mwai Kibaki et Uhuru Kenyatta. Ce pays qui a eu son indépendance le 12 Décembre 1963.
Né le 21 Décembre 1966 d’une famille modeste, il est devenu l’un des hommes les plus riches du Kenya. Il s’est présenté à la présidentielle comme candidat des pauvres.
La cérémonie de son investiture va avoir lieu ce Mardi 13 Septembre en présence des plusieurs chefs d’Etat dont Denis Sassou N’Guesso.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-12 22:24:24
Dans cet article, nous vous proposons le portrait croisé de ces deux personnalités ayant un lien familial mais pas seulement : toutes deux sont animées par la volonté très forte de servir l’intérêt général.
Idrissa Seck actuel président CESE du Sénégal est un homme politique sénégalais impliqué dans la vie politique sénégalaise depuis la fin des années 1980. Il a occupé de nombreuses fonctions politiques importantes, dont celui de Premier ministre du Sénégal de 2002 à 2004. Il est considéré comme l'un des hommes politiques les plus influents du Sénégal.
Carelle Moukémaha-Niang, décrite par les médias comme une étoile montante est une jeune personnalité française d’origine sénégalaise et congolaise qui parallèlement à sa carrière dans le privé a fait le choix de s’engager pour la société, notamment les jeunes.
Admiratrice des membres de sa famille durant sa tendre enfance, de son grand-père Alioune Badara Niang ancien conseiller du président de la République du Sénégal Wade, de sa mère Ndèye Amy Niang femme d’affaires et conseillère politique, et de son oncle Idrissa Seck, qu’elle a vu aduler par les foules sénégalaises, Carelle a pourtant fait le choix de construire sa carrière, seule, sans bénéficier de l’influence ou de la position de sa famille.
Découvrons leurs parcours
Leurs études
Idrissa Seck est né en 1959 à Thiès, une ville située à 70km de Dakar, au Sénégal.
Après avoir terminé ses études primaires et secondaires dans sa ville natale, il obtient son bac en 1981 et intègre l'École des Hautes Études Commerciales (HEC) à Paris grâce à l'obtention d'une bourse d'études. Il étudie la finance et l'économie en sciences politiques.
Carelle Moukémaha-Niang est née en 1992 à Compiègne, en France. En 2010, elle intègre l’Université Paris-Saclay pour y poursuivre des études de droit.
Dès l’âge de 19 ans, elle crée l’association « Bouger l’Afrique » dans le but de promouvoir les initiatives positives africaines. Forte de son premier succès, elle y obtiendra un premier partenariat Média afin de diffuser lesdites initiatives et réunira autour de cette première initiative des dirigeants d’entreprises et des personnalités politiques africaines de premier plan.

Leurs débuts politiques
L'implication d'Idrissa Seck dans la politique a commencé à la fin des années 1980 lorsqu'il devient directeur de campagne du candidat présidentiel Abdoulaye Wade, il était également membre du Parti démocratique sénégalais (PDS).
L'échec de son parti aux élections de 1988, s’est soldé par la victoire du président Abdou Diouf (PS) au premier tour.
Il décide de quitter le Sénégal pour se consacrer à ses études à Princeton et à et à sa carrière. Il décroche le poste d'auditeur chez le célèbre cabinet de conseil Price Waterhouse Coopers (PWC).
Petite-fille d’Alioune Badara-Niang cofondateur du PDS qui a fini par mener Abdoulaye Wade à la présidence de la République du Sénégal et également petite-fille du côté de son père, de Pascal Lissouba, ancien président de la République du Congo, Carelle a un fort héritage politique.
Mais guidée par une volonté unique de servir la société et l’intérêt général de manière désintéressée, comme sa mère, Ndèye Amy Niang, Carelle fait le choix de l’engagement citoyen. Elle crée l’association Correspondance, destinée à développer différents projets en faveur de la jeunesse. Parallèlement, elle participeaux campagnes des élections présidentielles et législatives de 2017 pour le parti présidentiel français à cette époque, appelé « En Marche » en tant que Responsable des Jeunes avec Macron du 16e arrondissement.
En 2020, elle est candidate sur la liste des élections municipales pour le parti présidentiel dans le 16e arrondissement parisien, en tant que Coordinatrice des Jeunes avec Macron Ile-de-France.
Le parcours politique d’Idrissa Seck
Idrissa Seck est un homme qui sait ce qu'il veut et qui n'a pas peur de le faire.
C'est un leader fort avec une vision claire, ce qui lui a permis de réussir aussi bien dans sa carrière politique que dans les affaires.
En 1995, il rentre au Sénégal après avoir passé plusieurs années en exil, et se jette immédiatement dans la mêlée politique.Il rejoint le gouvernement Thiam au nom du PDS, et gravit rapidement les échelons pour devenir ministre du Commerce, de l'Artisanat et de l'Industrialisation.
Grâce à son travail acharné et à son dévouement, Idrissa Seck est largement respecté par le peuple sénégalais et est considéré comme l'un des ministres les plus efficaces du gouvernement.
Ministre d'État, directeur de cabinet du président de la République
En 2000, il devient directeur de la campagne présidentielle d'Abdoulaye Wade.
Wade est élu président et Seck a été nommé ministre d'État, directeur de cabinet du président de la République.Il occupe ce poste jusqu'au 3 novembre 2002, date à laquelle il est nommé Premier ministre.
Le mandat de M. Seck a été marqué par de bons résultats économiques, le Sénégal ayant atteint des taux de croissance record du PIB de 6,68 % et 5,87 % en 2003 et 2004.
Bien que son mandat de Premier ministre ait été relativement bref, M. Seck a eu un impact durable sur le Sénégal et son peuple.
Servir sa Communauté
Pour l’un, servir la communauté rime avec engagement politique, pour l’autre engagement citoyen. En effet, Idrissa Seck a été candidat sans succès à la présidence à trois reprises.
En 2019, il était à la tête de la coalition "Idy 2019", qui comprenait plusieurs anciens premiers ministres. Il s'est présenté contre le président sortant Macky Sall, ainsi que contre Ousmane Sonko, Madické Niang et Issa Sall.
Seck a obtenu 20,51 % des voix, tandis que Macky Sall l'a emporté au premier tour avec 58,26 %.
Président du Conseil économique
Le 1er novembre 2020, le président Macky Sall a nommé Idrissa Seck au poste de président du Conseil économique, social et environnemental. Cette nomination marque le début d'une période de dégel de ses liens avec le président Sall.
En tant que président du Conseil, M. Seck est chargé de conseiller le gouvernement sur les questions économiques et sociales, et sa nomination est le signe que le président Sall est ouvert à l'écoute de différents points de vue. Sa nomination a été vue comme le signe d'une évolution positive pour le Sénégal.
Carelle qui dans les médias est surnommée« l’étoile montante » a fait le choix de poursuivre sa carrière dans le privé. Dotée d’un sens civique, elle continue ses activités dans le cadre de son association et créée l’émission Inspirante.
La WebTV "Inspirante" est un engagement envers la jeunesse française, afin de l’aider à voir le potentiel en elle et à aspirer à un avenir brillant.
L’émission "Inspirante" cherche à donner aux jeunes Français un nouveau souffle en présentant les parcours de femmes qui ont réussi et qui ont eu un impact positif sur la société.
Son initiative a recueilli la participation et le soutien de plus de quarante personnalités, dont notamment Agnès Pannier-Runacher, actuelle ministre chargée de la Transition énergétique, Edith Cresson, ancienne Premier ministre, et Pascale Cossart, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences.
A travers "Inspirante", Carelle contribue à créer une nouvelle génération de leaders prêts à relever les défis d’aujourd'hui et de demain.
Preuve de ce second succès, elle sera récompensée le 18 novembre pour l’ensemble de son parcours et cette nouvelle initiative par une distinction de l'Etoile Civique au Sénat, en France aux côtés d’Ibrahim Albalawi, ancien ambassadeur délégué permanent du Royaume d’Arabie Saoudite auprès de l’UNESCO.
Leurs avenirs
Quel avenir peut-on souhaiter à ces deux personnalités très engagées pour la société ?
Idrissa Seck redeviendra-t-il Premier Ministre conformément à ce que les médias sénégalais indiquent ces derniers jours ?
Carelle Moukémaha-Niang fera-t-elle le choix de suivre les pas de sa famille ? Dans l’affirmative, le fera-t-elle en France, au Congo où son parcours est scruté par les médias ou au Sénégal ? Poursuivra-t-elle sa route avec Idrissa Seck comme le fit autrefois Amy Niang, sa mère ?
Quoi qu’il en soit, nous ne manquerons pas de suivre la suite des parcours de ces deux personnalités avec un sens de l’engagement civique hors du commun.
Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-12 13:20:47
Centre d’éducation préscolaire et école primaire de Tchimbamba sur la route de la frontière autrement dite route de Ngoyo, le mur d’enceinte est recouvert de peintures qui parlent aux passants. Ces fresques réalisées avec raffinement dévoilent des pages de l’histoire du Congo, à travers des personnages mythiques puisés dans divers secteurs de la vie nationale. Et soudain, le beau côtoie le sublime pour feuilleter des pages toutes aussi évocatrices les unes que les autres.

Quelle idée de génie pour le promoteur de l’établissement, que de convier les passants empruntant la route de la frontière, à un cours visuel d’histoire, comme dans un musée à ciel ouvert.

Des couleurs, des souvenirs ou de la découverte, le tout saupoudré d’émotion, aucun esprit avisé ne peut demeurer insensible face aux fresques qui recouvrent le mur d’enceinte du centre préscolaire et l’école primaire de Tchimbamba.

Le passant avisant ces fresques murales est interpellé tant par la qualité des œuvres, que par l’histoire que représente chacun des personnages illustrés.

Et soudain, les peintures ne signifient plus ce qu’elles représentent, mais ce qu’elles suggèrent et surtout ce qu’elles créent chez le contemplateur.

Chacun justement, savoure des yeux chaque fresque, selon qu’elle va puiser dans ses souvenirs, voire sont imaginaire, pour ramener à la surface du temps présent tout le sens qu’il lui prête.

Et il y en a de tous les secteurs de la vie nationale. Ces figures qui dans leurs domaines respectifs, ont marqué d’un trait appuyé, le marbre de l’histoire congolaise.

Hommes politiques, avec un point d’orgue sur les différents présidents ayant présidé aux destinées du Congo.

Ils sont tous là.

Aucune date ne fait référence à la durée du mandat de chacun, comme pour rendre l’histoire éternelle.

Seul le nom renvoie à la personnalité ainsi peinte.

Cette éternité est également induite par les personnages d’avant l’indépendance.

Les rois et autres résistants y prennent toute leur place.

« Des forêts jusqu’à la savane, des savanes jusqu’à la mer.

Les personnalités religieuses y ont également leur place.

Que dire de la musique dont les différents visages qui la singularisent et ici représentés, semblent s’illuminer, comme chantant ce morceau d’eux que l’on fredonne.

C’est à croire que ceux qui sont déjà décédés, reviennent soudain à la vie, à l’instar de ce regard de Franklin Boukaka, plus vivant que jamais. Comme s’il lançait le tempo, « Africa dipanda ».

Enfin il y a ces sommités du monde littéraire.

Ces Hommes et ces Femmes qui à différentes époques, ont donné et donnent de la noblesse aux lettres congolaises.

À voir le concentré de richesse inestimable que distillent ces fresques, l’on est en droit de se demander, pourquoi la Direction de la Culture à Pointe-Noire, à défaut la mairie de la ville, n’ont pris aucune disposition, pour protéger ces oeuvres d’art.

De nombreuses fresques sont menacées de dégradation et nécessitent une restauration.
Un kiosque de téléphonie installé à même le trottoir et qui du reste barre certaines fresques de la vue des passants, appose sa porte métallique à même le mur, une fois décrochée, avec le risque d’entailler les chefs-d’œuvre chaque jour davantage.

Sans doute, pour les autorités municipales de la ville océane, les subsides générés par le kiosque de téléphonie représentent plus de richesse que l’ode à l’histoire nationale que perpétuent ces fresques.

Peut-être ces autorités sont-elles indifférentes au culte de ce bel art, celui qui par delà la contemplation, interpelle l’âme et la conscience pour susciter une satisfaction spécifique.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-11 18:14:09
Le capitaine Manounou Romuald dit Morgan a été placé au ngouf à la Maison d'arrêt de Brazzaville le vendredi 9 septembre 2022, après audition par le juge d’instruction.
Un mandat de dépôt a été décerné par le juge d'instruction à l'encontre du capitaine de police Manounou Romuald dit Morgan qui a été aussitôt écroué.
Inculpé d'association de malfaiteurs, abus de fonction, arrestation arbitraire et d'extorsion de fonds, le capitaine Manounou Romuald a été placé à la Maison d'arrêt de Brazzaville par le 11ème cabinet d'instruction près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville.
Même s’il était établi qu’il n’était pas lié à l’affaire du ‘’braquage de mère Alice’’, le nom du capitaine Manounou Romuald a été abondamment cité par les mis en cause dans cette affaire, comme se rapportant à d’autres méfaits tout aussi graves, voire criminels, auxquels il serait mêlé.
Plusieurs plaintes ayant été enregistrées à l'encontre du capitaine de police Romuald Manounou alias Morgan, sur instruction de la hiérarchie, la CID, Centrale d'intelligence et de la documentation ex DGST avait décidé de l'entendre afin de déterminer sa responsabilité face à ces accusations.
À l’issue des interrogatoires et autres confrontations, il a été clairement établi l’implication active du capitaine Manounou Romuald dit Morgan dans certains faits délictueux, ayant eu cours à Brazzaville. Une version que maintenaient certains policiers mis aux arrêts.
De nombreux brazzavillois ont accueilli l’arrestation du capitaine Morgan avec soulagement.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-10 06:43:32
Élisabeth II, Reine du Royaume–Uni, de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord est décédée jeudi 8 septembre dans l’après-midi dans son château de Balmoral en Ecosse, entourée de ses proches.
« London Bridge Is Down », le pont de Londres s’est effondré. La Reine Élisabeth II est décédée à l’âge de 96 ans, après plus de 70 ans de règne.
Elle avait été couronnée le 2 juin 1953, à 25 ans.
Son fils le prince Charles prend sa suite en tant que roi. Il règnera sous le nom de Charles III.
À l’annonce du décès de la Reine, le drapeau a été mis en berne au palais de Buckingham à Londres.
Plus tôt dans la journée, des nouvelles alarmantes étaient venues du Château de Balmoral où l’on évoquait une détérioration inquiétante de la santé de la souveraine qui deux jours auparavant, avait pourtant adoubé la nouvelle première ministre Liz Truss, à qui elle avait demandé de former le gouvernement.
Presque toute la famille royale a convergé à Balmoral. Élisabeth II s’est ainsi éteinte paisiblement au milieu des siens.
« Le Royaume-Uni est le grand pays qu’il est aujourd’hui, grâce à la Reine Élisabeth. Elle était l’esprit du Royaume-Uni et cet esprit demeurera », a dit la première ministre Liz Truss dans son allocution de circonstance.
Comme pour un au revoir, l’hymne britannique « God Save the Queen » a été diffusé sur la BBC, où les présentateurs arboraient des costumes sombres.
Plusieurs milliers de londoniens ont convergé vers Buckingham Palace pour rendre hommage à la défunte reine.
Les obsèques de la Reine Élisabeth II auront lieu dans une dizaine de jours.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-08 18:51:14
Onze ans après la municipalisation accélérée de 2011, la ville d’Ewo est restée jusqu’à ce jour l’unique chef-lieu de département jamais connecté au réseau national d’électricité, tel qu’avait prévu le gouvernement. Des quartiers sont privés d’éclairage public. Les habitants n’en peuvent plus. Des travaux d’ampleur sont nécessaires.
Pour éclairer la ville la nuit, l’E2C utilise des générateurs qui fonctionnent à base du carburant.
Mais depuis que le pays traverse une pénurie aiguë des produits pétroliers finis, Ewo n’est plus approvisionnée.
En conséquence, la ville est plongée dans les ténèbres depuis bientôt un mois.
Une situation qui soulève des vagues de protestations dans les rues mais aussi d'interrogations sur les réseaux sociaux. «Ça devient dangereux de rentrer chez soi ! C'est le black-out total ! s'alarment des habitants sur la page Facebook. Pourquoi est-on plongé dans le noir tous les soirs ? ».
Pour les jeunes femmes, « c'est sûr, il faut faire plus attention qu'avant lorsque l'on rentre seule le soir car on ne voit vraiment pas où l'on met les pieds ». D'autres pointent des « agressions depuis qu'il n'y a plus d'éclairage », tandis que plusieurs riverains soulignent les « risques d'accidents de la route puisque les piétons ne sont pas visibles ». Signe que les automobilistes sont conscients du danger, la majorité d'entre eux roulent plein phare dès 19 heures.
Hormis l’obscurité, l’eau ne coule pas non plus dans les robinets, rendant ainsi la vie sociale à Ewo quasi invivable.
Ewo reste aussi l’unique chef-lieu de département jamais relié à la ville capitale par route bitumée. Les travaux de construction du tronçon pour la relier à Boundji sont suspendus depuis 2011.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-08 11:26:02
Le capitaine de police Romuald Manounou alias Morgan est entendu depuis le mardi 6 septembre 2022 à la CID, Centrale d'intelligence et de la documentation ex DGST.
Plusieurs plaintes ont été enregistrées à l'encontre du capitaine de police Romuald Manounou alias Morgan.
Sur instruction de la hiérarchie, la CID a donc décidé de l'entendre afin de déterminer sa responsabilité.
Cette interpellation n'est nullement en lien avec le braquage de Mère Alice pour lequel le capitaine Manounou n'est pas concerné.
À propos de l’affaire du braquage de ‘’Mère Alice’’, les sept présumés responsables avaient été déférés devant le procureur de la République, le lundi 5 septembre. Ils sont depuis lors écroués à la Maison d'arrêt de Brazzaville.
Il s’agit de Alain Kanga Mesmin, Eyaba Brice Kevin, Ibombo Konga Mistral, Akouba Bassoba Romaric, Mangala Prince, Ekondi Didier et Mbemba Jude Jordan.
Tous sont inculpés pour association de malfaiteurs, vol qualifié, détention illégale d'armes et munitions de guerre.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville (Source : Le Troubadour de Brazzaville)
Créé le 2022-09-07 11:36:22
Après les élections législatives et la composition du nouveau bureau de l’Assemblée nationale, le nouveau chef de file de l’opposition n’a toujours pas été désigné à ce jour, deux mois après les législatives alors que l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) et l’Union des démocrates humanistes (l’UDH-YUKI), les deux principales formations d’opposition qui ont obtenu le même nombre de députés, 7 chacun, se le revendiquent.
Après avoir formé leurs groupes parlementaires la semaine dernière, l'UPADS et l’UDH-Yuki ne sont toujours pas fixées sur le poste de chef de file de l’opposition, jusque-là détenu par Pascal Tsaty Mabiala de l’UPADS.
La question reste entière certes, mais à défaut d’un consensus, le chef de file sortant pourrait être maintenu.
L’article 11 portant statut de chef de file de l’opposition stipule qu’en cas d’égalité entre deux partis d’opposition, on doit se référer aux anciens résultats des dernières législatives de 2017 où l’UPADS avait eu huit députés.
Le premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), Pascal Tsaty Mabiala a été désigné le 27 décembre 2017, chef de l’opposition congolaise, par décision du conseil des ministres.
Pascal Tsaty Mabiala a été désigné à ce très convoité poste, du fait que l’Union panafricaine pour la démocratie sociale était la formation politique de l’opposition ayant obtenu le plus grand nombre d’élus à l’issue du scrutin législatif de 2017.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-06 08:43:27
L’ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ouabari Mariotti a rendu un très bel hommage à Kosmos Moutouari (de son vrai nom Côme Moutouari), artiste chanteur, auteur-compositeur-interprète congolais, né en 2 juillet 1944 à Kinkala, mettant en avant son professionnalisme, son charisme, son savoir-faire et son savoir- être.
«Lui et l'ensemble des artistes musiciens du Congo Brazzaville composent une part majeure de ces symboles qui constituent les légendes des Terres congolaises.
A diverses époques, des grands esprits, à travers le monde, ont magnifié la musique. C'est dire sa place dans la vie de l'homme et l'évolution des sociétés.
Peu importe les notes, en musique, écrit Léonid Pervomaisky, ce sont les sensations produites par elles dans le corps de l'homme qui comptent.
La musique ne se trompe pas. Elle va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore, réagit Stendhal.
Jamais, je ne parle pendant une audition de belle musique. C'est quand elle est mauvaise que je la noie sous un flot de paroles s'écrie Oscar Wilde.
La musique endort le chagrin dans les cœurs agités, signale François René de Chateaubriand.
Nous autres, citoyens congolais dont la vie sans la musique serait une erreur, comme l'a si bien fait remarquer Friedrich Nietzsche, il ne nous reste qu'à interpeller nos dirigeants aux fins qu'ils imaginent des politiques publiques qui accordent aux artistes leur vraie place au sein de la nation.
Le Congo Brazzaville dispose des moyens de cette politique culturelle. Suffit la volonté par une élimination des charges non essentielles. Celles ci sont innombrables.
Beaucoup passent par des réformes. Ces réformes qu'attendent les Congolais et qui traînent à venir ».
Ouabari Mariotti / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-05 11:04:41
Deux cent millions de francs CFA, telle est la coquète somme mise à la disposition du Ministère des Sports par le gouvernement, afin que les activités sportives et notamment les demi-finales et la finale de la coupe du Congo, soient organisées avec un faste à la hauteur de l’évènement, à savoir le 62ème anniversaire de l’indépendance du Congo et les équipes récompensées à juste titre. De cet argent, la Fécofoot n’a pas vu la couleur, encore moins les équipes. Cette entourloupe ne serait pas la première dont le Ministère des Sports se serait montré coupable.
Dix millions de francs CFA pour les Diables Noirs vainqueurs et cinq millions pour l’As Otohô seconde, telles sont les modiques sommes allouées aux deux finalistes de la Coupe du Congo, ce prestigieux trophée qui consacre sportivement les festivités organisées à l’occasion de la fête de l’indépendance du Congo.
De nombreux congolais, adeptes du sports ont d’ailleurs vu en ces insignifiantes sommes, une insulte à l’égard des équipes du dernier carré, car pour cette fête célébrée avec autant de faste et dont le défilé militaire a consisté aux déploiement d’une grosse logistique et donc des grands moyens, comment justifier que le sport n’a pu disposer que de la portion congrue, alors que sur la base d’un cahier de charge introduit par la fédération congolaise de football auprès du Ministère des Sports, 200 millions avaient été disponibilisés au niveau du trésor public.
Au regard de ce montant faramineux et compte tenu du montant alloué au vainqueur et au vaincu de la finale de la coupe du Congo, beaucoup se sont dits que le président de la Fecofoot Guy Mayolas s’en était mis plein les poches. Pourtant, rien de tout cela.
Comme nombre de congolais, le web-journal ‘’Les Échos du Congo-Brazzaville’’ s’était interrogé sur la modicité des montants mis à la disposition des deux finalistes.
Après enquête, au regard des éléments fiables et de sources concordantes, nous pouvons déduire qu’abandonnée par le Ministère des Sports, la fédération congolaise de football et son président ont « sauvé les meubles », en donnant aux deux équipes, une récompense, aussi symbolique soit-elle.
Les quinze millions, (dix millions pour Diables-Noirs et cinq millions pour Otohô) résulteraient d’une enveloppe de trente millions. Des fonds propres à la fédération, issues des royalties des annonceurs et autres publicistes.
L’État congolais, à travers lequel le Ministère des Sports, n’aurait rien apporté en termes de finances, pour congratuler les deux finalistes de cette rencontre pourtant placée sous le haut patronage du Premier Ministre.
Coté Ministère des Sports, il a été annoncé que l’argent n’avait pas été décaissé par le Trésor Public. Bizarre tout de même, pour un évènement programmé de nombreux mois à l’avance.
Bizarre, car du coté du Trésor, on affirme documents à l’appui, que « toutes les opérations liées aux dépenses du bordereau fête de l’indépendance ont été payées à titre exceptionnel, l’exercice comptable étant de court terme et à date échue.»
Dire donc que l’argent aurait été décaissé. Pourtant, ni la fédération, ni les équipes, n’en ont vu la couleur. Où serait-il donc passé ?
Trainerait-il encore dans les caisses du Ministère des Sports ou aurait-il été affecté à d’autres chapitres connus du seul ministre des Sports?
Notre enquête nous a également permis de découvrir qu’en matière d’argent, le ministère des Sports s’est toujours montré boulimique.
Lors des déplacements de l’équipe nationale par exemple, plutôt que de donner les moyens à la fédération et lui demander ensuite des comptes comme il en est le cas partout ailleurs, le ministère dépêche ses gestionnaires pour le payement des primes aux joueurs ou le règlement des menus dépenses.
Une gestion à la « Picsou », dont il faut dégager un reliquat à ramener au ministère. Tant pis, s’il y a des ratés. Et il en serait le cas dans toutes les disciplines.
Avec cette gestion hasardeuse, il y a de quoi se demander si le ministère des Sports ne serait lui-même pas le premier pourfendeur du sport congolais. Peut-être le Ministère des Sports se justifiera t-il. Mais, une fois encore, le mal est fait.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-04 20:53:34
L’administrateur-maire de la communauté urbaine de Mindouli, Jean-Bosco Mahoungou, a trouvé la mort dans un accident de la circulation, dans la nuit du samedi au dimanche 4 septembre 2022.
L’accident a eu lieu à hauteur du village Bikata, proche de Mpiémé, sur la route Brazzaville/Pointe-Noire.
Le véhicule du maire, de marque Toyota Prado, s’est encastré sous la remorque d’un camion tombé en panne et garé à même la route.

Selon notre confrère ‘’ L'horizon Africain’’, l’administrateur-maire avait quitté Brazzaville pour rentrez chez lui, à Mindouli.
Le chauffeur a été blessé dans l’accident qui se serait produit aux environ de 20 heures, dans la nuit de samedi 3 au dimanche 4 septembre.
Le Maire Jean-Bosco Mahoungou a occupé les fonctions de Daf (Directeur administratif et financier) au journal La Nouvelle République, avant de devenir maire de Mindouli.

À Mindouli, la nouvelle du décès du maire a fait l'effet d'un véritable choc. La population en émoi est profondément consternée.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-04 14:23:00
Plusieurs dizaines d’étudiants congolais courent le risque de manquer la rentrée académique 2022-2023, qui a lieu depuis le 1er septembre 2022 dans bon nombre d’universités françaises où ils ont pu obtenir leur pré-inscription. Pour cause, les services d’immigration congolais n’arrivent pas à leur délivrer des passeports, faute de cartons.
Ces étudiants sont désemparés. Malgré l’enrôlement, leurs passeports ne sont toujours pas prêts, alors qu’ils sont attendus d’urgence dans leurs écoles en France.
Contactée, une source à l’immigration évoque la rupture de stock des cartons. Un argument qui ne convainc pas les étudiants qui soupçonnent des actes de corruption.
On rappelle que les demandeurs des passeports et cartes nationales d’identité rencontrent depuis quelque temps d’énormes difficultés dans l’obtention de ces documents précieux.
Une situation mettant en difficulté des milliers de congolais, notamment les étudiants désireux d’aller poursuivre leurs études supérieures à l’étranger.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-03 23:51:20
Loi Mouébara contre les violences faites aux femmes, attaquée en inconstitutionnalité : le juriste et écrivain congolais, Richard Ossoma-Lesmois, salue la décision de la Cour constitutionnelle validant la loi.
À peine entrée en vigueur, le 4 mai 2022, la loi Mouébara contre les violences faites aux femmes, subit déjà une saisine en inconstitutionnalité. Suivant les requêtes déposées respectivement le 20 mai et le 3 juin 2022 au Secrétariat général de la Cour constitutionnelle sous les n°CC-SC-006 et CC-SG-007, messieurs POATY Stevy Juvadel et NGAMBE Melphin demandent à la Cour principalement d’annuler la loi n°19-2022 du 4 mai 2022 portant lutte contre les violences faites aux femmes en République du Congo pour cause d’inconstitutionnalité du nom « MOUEBARA » dans son intitulé et, subsidiairement, de déclarer les articles 1er à 23, et les articles 67, 68, 70, 71 et 72 contraires à la Constitution.
Sur la forme, le juriste et écrivain, Richard Ossoma-Lesmois, félicite les requérants pour cette action en faveur des libertés fondamentales et l’ancrage du Congo progressivement à la démocratie. Saisir la justice pour se prévaloir de ses droits d’appartenir à la communauté nationale augure d’un bel esprit patriotique. D’autant plus qu’en vertu de l’article 180 de la Constitution du 25 octobre 2015,« Tout particulier peut, soit directement, soit par la procédure de l'exception d'inconstitutionnalité invoquée devant une juridiction dans une affaire qui le concerne, saisir la Cour constitutionnelle sur la constitutionnalité des lois et des traités».
Sur le fond, la Cour constitutionnelle valide l’ensemble des dispositions de la loi du 4 mai 2022 dans son arrêt rendu en date du 7 juin 2022. Le plus intéressant, le juge constitutionnel, tout en rejetant les requêtes soumises à son examen, apporte davantage d’explications sur les éléments contenus dans la loi Mouébara, l’opportunité de cette loi et le pouvoir général d’appréciation du législateur à intituler ou dénommer les lois faisant l’objet d’approbation. Il s’en suit que la marche des femmes pour la conquête des droits nouveaux devient un processus irréversible en Afrique et au Congo-Brazzaville. Désormais, les femmes participent à édicter les règles communes nécessaires à bâtir un environnement sociétal digne en droits et en liberté, en sécurité.
Trois aspects retiennent l’attention : le premier concerne la dénomination « Mouébara » attribuée à la loi contre les violences faites aux femmes, promulguée le 4 mai 2022. Rejetant le motif invoqué par la requête en annulation, la Cour constitutionnelle considère que la reconnaissance de la nation prévue par les articles 225 et de 226 de la Constitution, concerne les anciens présidents des assemblées parlementaires, les anciens Premiers ministres et d’autres dirigeants politiques dont la loi détermine les modalités de reconnaissance par la nation. Par conséquent, la dénomination « Mouebara » est sans rapport d’équivalence avec les articles précités. Rappelant que l’article 225 dispose : « les anciens Présidents des Assemblées parlementaires et les anciens Premiers ministres, à l’exception de ceux qui ont été condamnée pour forfaiture, bénéficient de la reconnaissance de la Nation».
De plus, en intitulant la loi Mouébara comme il a procédé, le Parlement ne viole pas l’article 1er de la Constitution consacrant le caractère unitaire et laïc de la République. « La République du Congo est un État de droit, souverain, unitaire et indivisible, décentralisé, laïc et démocratique », établit l’article premier. Mais c’est à travers un « Considérant » particulier que la Cour constitutionnelle accepte la latitude du législateur à intituler les lois, sans préjudice des normes constitutionnelles :
« Considérant d’ailleurs, que le requérant n’invoque, à l’appui de son grief, aucune norme constitutionnelle qui encadre le pouvoir général d’appréciation du législateur dans l’intitulé ou la désignation des lois et qui aurait été violée par ce dernier ».
La nature ou le caractère d’une loi ne peut être déduit de sa seule désignation nominative. En l’espèce, la dénomination Mouébara revêt un caractère symbolique et mémoriel. Par conséquent, cette désignation est sans portée normative.
Concernant le deuxième aspect, la loi promulguée le 4 mai 2022 appelée Mouébara ne crée pas de discriminations entre les femmes, pas plus qu’elle ne stigmatise les hommes. Motivant sa décision, l’arrêt de la Cour constitutionnelle précise les articles 1er et 7 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations unies, Déclaration reprise dans le Préambule de la Constitution congolaise du 25 octobre 2015.
En effet, l’article 1er dispose : « tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».L’article 7 ajoute : « tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination ». La Cour constitutionnelle considère qu’au regard des textes sus - cités, le vocable « Loi MOUEBARA» n’est pas constitutif de droits au profit de madame Emilienne MOUEBARA. De même que rien dans la loi incriminée n’indique que madame Emilienne MOUEBARA aurait été traitée différemment dans l’application des lois de la République. On peut certes, reprocher la course aux références mémorielles dans l’appellation de la loi querellée. Mais l’approche s’inscrit dans la doctrine générale du droit internationale visant à valoriser le rôle joué par les femmes dans l’histoire des peuples. Ainsi encourage-t-elle par exemple à baptiser les places et les voies publiques, des noms des femmes.
Enfin, concernant le troisième aspect, la Cour constitutionnelle valide les dispositions attaquées de la loi du 4 mai 2022 dénommée Mouébara, en se référant à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes du 26 juin 1986et au Protocole de Maputodu 11 juillet 2003. La République du Congo a ratifié la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes le 14 décembre 2011. Dans le même ordre, l’État congolais a signé la Protocole de Maputo le 11 juillet 2003. Il ressort du Paragraphe 12 du Préambule du Protocole de Maputo que les États africains ainsi que la République du Congo sont préoccupés par le fait qu’en dépit de la ratification par la majorité des États parties à la Charte africaines des droits de l’homme et des peuples et de tous les autres instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme, et de l’engagement solennel pris par les États d’éliminer toutes les formes de discrimination et de pratiques néfastes des femmes, la femme en Afrique continue d’être l’objet des discriminations et de pratiques néfastes. Par la présente loi promulguée le 4 mai 2022, le législateur rend effectives, les prévisions de cet instrument relatif aux droits de la femme qui, d’ailleurs, fait partie intégrante de la Constitution. La Cour constitutionnelle signale, au sens de l’article 4.2 du Protocole de Maputo, les États s’engagent à prendre des mesures appropriées et effectives pour adopter et renforcer les lois interdisant toutes formes de violences envers les femmes. Il sied à bon droit au législateur d’adopter des lois qui répriment toutes les violences commises à l’égard des femmes.
S’adossant sur l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle le 7 juin 2002, l’écrivain et juriste, Richard Ossoma-Lesmois, fait noter que la République du Congo se hisse au deuxième rang des pays africains disposant d’une loi – cadre en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, après l’Afrique du Sud. La loi Mouebara, en définissant les types de violences faites aux femmes et en en fixant les peines, complète la loi pénale et le code de procédure pénale quant à la répression des violences sur les personnes et en particulier, des violences commises à l’égard des femmes. L’orgue de la lutte des femmes au Congo-Brazzaville entonne un pallier supplémentaire franchi dans la marche des femmes pour la conquête des droits nouveaux.
ROL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-31 10:45:14