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Insolite : l’épouse d'un policier de la circulation routière porte le haut de l'uniforme de son mari pour aller faire des courses

Une personne a filmé récemment une scène surréaliste à Brazzaville, la capitale congolaise. L’épouse d'un policier de la circulation routière portant le haut de l'uniforme de son mari pour aller faire des courses. Son mari est passé devant un conseil de discipline pour avoir sali l'image de toute une institution.

Le policier a écopé d'une punition pour négligence, et la femme, après avoir essayé vainement de justifier son acte, a eu droit à quelques remontrances.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-16 21:21:41

Coupe du monde 2022 : le match d'ouverture entre le pays hôte et l'Équateur aura lieu ce dimanche au stade Al Bayt

La 22e édition de la Coupe du monde va débuter dans quelques jours, au Qatar, avec le match d'ouverture entre le pays hôte et l'Équateur, dimanche 20 novembre prochain.

La rencontre va se dérouler dans le stade Al Bayt, dans la ville d'Al Khor. L'enceinte de 60 000 places a été construite spécialement pour la compétition.

Les 64 matchs de la Coupe du monde 2022 se joueront dans huit stades, dont sept ont été construits pour l'événement.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-14 09:29:35

Congo – CAN Handball Dakar 2022 : Les congolaises s’imposent face aux tunisiennes

Les Diables rouges du Congo ont engrangé dimanche, leur troisième victoire en trois matchs, en battant la Tunisie, 25 – 20. Cette performance place les congolaises en tête du groupe B avec 6 points et leur ouvre la porte des quarts de finale.

Et de trois pour les congolaises qui ont bien le vent en poupe, tant leurs sorties à la Can de Handball Dakar 2022 sont concluantes les unes après les autres, et avec la manière.

Dimanche à Dakar Arena, la sélection féminine congolaise de handball n’a pas laissé de chance aux tunisiennes, dominées de bout en bout.

La victoire congolaise s’est construite depuis les lignes défensives où la gardienne Ruth Kodia élue dame du match s’est imposée en dernier rempart face aux assauts des tunisiennes.

Cette dynamique de gagne insufflée au reste de l’équipe a permis aux filles d’assoir leur jeu et de se surpasser en tissant un confortable écart de cinq buts, que jamais les tunisiennes ne sont parvenues à réduire. 9 – 14 à la mi-temps, 20 – 25 au terme de la rencontre.

Dans l'autre match du groupe B, l'Egypte à battu le Maroc 28 - 20. Lequel Maroc sera opposé au Congo ce lundi.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-14 07:00:45

Conseil Départemental du Niari : Armand Moody Mafoumbou en guerre contre l’insalubrité

Armand Moody Mafoumbou veut redonner une nouvelle image au Conseil Départemental du Niari (sud). Pour y arriver, il a tracé récemment le cap en sortant de son bureau pour appeler tout son personnel à une opération de salubrité destinée à atténuer le phénomène de l’insalubrité et à rendre plus propre le siège du Conseil Départemental du Niari.

Aux moyens des machettes, pelles, râteaux, pioches et brouettes, l’ensemble du personnel en service au Conseil Départemental du Niari se sont mobilisés pour la bonne cause : assainir leur cadre de travail.

Et l'opération a consisté à désherber les herbes folles qui ont envahi le siège du Conseil Départemental.

Cette opération décrétée tous les premiers samedis du mois par le gouvernement congolais depuis novembre 2018 pour assainir les lieux publics, va permettre au personnel du Conseil Départemental du Niari de travailler dans un environnement salubre.

Un corps sain dans un environnement sain, la mauvaise gestion des déchets ménagers est à l'origine du problème de santé publique. Tout simplement parce qu’elle fait partie des facteurs de création de nids de production des vecteurs de menace de la santé tels les moustiques, les mouches, cafards etc.

A La fin de cette opération retroussons les manches, le Président du Conseil Départemental du Niari, Armand Moody Mafoumbou a procédé à la distribution gracieuse des moustiquaires imprégnées à son personnel pour lutter contre la malaria, (le paludisme), dans leurs ménages en diminuant le nombre de moustiques qui pénètrent dans leurs chambres. Les moustiquaires imprégnées protègent de la piqure par les moustiques.

Chaque année, 500 millions de cas de paludisme sont relevés dans le monde et 1,5 million personnes en meurent. La majorité de ces décès ont lieu en Afrique subsaharienne, qui abrite environ 80 % des personnes atteintes de paludisme.

Les experts en santé publique et les autorités publiques admettent depuis longtemps que la prévention par l'utilisation généralisée de moustiquaires imprégnées d'insecticides est le moyen le plus efficace pour prévenir et contrôler le paludisme. Pourtant, le nombre de moustiquaires utilisées reste particulièrement faible au sein des groupes les plus vulnérables tels que les femmes enceintes et les enfants.

Et le geste d’Armand Moody Mafoumbou à l’endroit de son personnel force admiration et respect. Un exemple à suivre tout simplement.

Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-12 20:28:55

Sénégal – Football : Le Bayern Munich opposé à la sélection de Sadio Mané

Malgré sa blessure, Sadio Mané figure dans la liste des 26 joueurs du Sénégal pour la Coupe du monde Qatar 2022. Une sélection qui n’est pas du goût du Bayern. En conférence de presse d’avant-match contre Shalke 04 vendredi, son entraineur Julian Nagelsmann a fait valoir l’indisponibilité de l’attaquant Sénégalais en des termes clairs.

« C’est clair que le Sénégal aimerait le voir jouer, mais quand il a mal, il ne peut pas jouer. Les choses médicales passent avant le sport. C’est pareil pour nous et pour tout le monde », a déclaré Julian Nagelsmann vendredi en conférence de presse.

Sur la procédure médicale en vue de la rémission de Sadio Mané, le technicien Allemand informe: « Nous ferons un autre contrôle dans dix jours, puis nous verrons comment se déroule le processus de guérison. Après d’autres décisions seront prises. »

Des conditions qui montrent bien que même s’il se préoccupe de la santé du joueur, le Bayern le Bayern le voudrait d’abord sur pied pour ses propres intérêts, qu’importe si c’est après la coupe du monde, la trêve du mondial étant mise à profit pour la guérison.

De son côté, Aliou Cissé a expliqué pourquoi il a sélectionné Sadio Mané :

« J’ai décidé de le mettre dans le groupe parce qu’on a connu cela avec Sarr lors de la CAN. Sadio est important pour le groupe, raison pour laquelle je l’ai retenu. On fera le nécessaire pour le récupérer. Mais perdre Sadio ce n’est pas quelque chose de mince pour nous et pour le football africain. Je n’ai pas envie de penser à ça. Nous ferons le nécessaire pour le récupérer », a-t-il déclaré.

De explications pas bien vues du coté de Munich où l’on table sur au moins trois semaines d’indisponibilité pour Sadio Mané.

Le « nécessaire pour récupérer Sadio Mané » évoqué par Aliou Cissé, c’est au Bayern d’en décider.

Un diktat, comme on en a toujours imposé aux pays africains, quant à la mise à disposition de leurs joueurs pour les équipes nationales.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-12 09:47:47

La relance de la centrale de Djeno ranime l'espoir des entreprises et habitants de Pointe-Noire et du Kouilou

Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres, selon les Saintes Ecritures. Ainsi dit, une partie de la centrale à gaz de Djeno, près de Pointe-Noire, poumon économique du Congo-Brazzaville, était à l’arrêt depuis 2017 pour des raisons techniques. Après les travaux de réhabilitation, elle a été relancée, jeudi 10 novembre 2022, par le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso.

L’offre énergétique du Congo vient de s’accroitre avec la remise en service de la centrale à gaz de Djeno. Cette centrale qui après celles de la centrale thermique de Brazzaville, de la centrale hydroélectrique d’Imboulou, d’Oyo et d'autres, a connu une extension de 10% de sa puissance initiale par une société turque et suscite l'espoir des chefs d’entreprise et des populations de Pointe-Noire et du Kouilou.

Maillon essentiel des infrastructures électriques nationales, la centrale à gaz de Djeno est prête à booster le développement du Congo et de créer des emplois pour résorber le problème du chômage qui étrangle les jeunes congolais.

Selon Emile Ouosso, ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, le Congo a une puissance installée de 890 mégawatts, dont la plus grande partie provient du gaz.

Le Président Denis Sassou N’Guesso et son Gouvernement ont fait de l’accès à l’électricité l’une de leurs priorités absolues.

Il s’agit de répondre à une demande en forte hausse en raison tant de l’accroissement de la population (2% par an) et de son urbanisation, que de l’industrialisation du pays qui s’opère à un rythme accéléré.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-11 18:00:11

Hôpital de référence de Talangaï : File d’attente à la Radiologie, «Il faut que ça s’arrête »

La Radiologie de l’hôpital de référence de Talangaï dans le 6e arrondissement de Brazzaville, la capitale du Congo, est confrontée à un niveau d’activité important avec un pic d’arrivées de patients les après-midi. La file d'attente ne diminue pas. L’unique opératrice radiologue qui s’occupe à la fois de faire des radios, les urgences des accidentés, des traumatismes, de remettre aussi les résultats des radiologies avancées, scanner, faites le matin, ne sait plus où donner de la tête. Entre deux causeries en langue nationale, les patients, les visages courroucés, attendent depuis des heures.

«Je suis agacée et fatiguée qu’on nous prenne pour des serpillières à l’hôpital de référence de Talangaï », déplore, de manière véhémente, Mme Missitou. « Attention, je ne mets absolument pas en cause le personnel soignant. Je mets en cause seulement la direction qui est incapable d’organiser correctement les choses au niveau de la Radiologie ».

« Il faut réduire le temps d'attente et de passage à la Radiologie », continue Mme Missitou, passablement irritée après avoir attendu pendant plus d’une heure, ce vendredi 11 novembre 2022.

À un certain stade de la maladie, nous sommes tous pris en charge à l’hôpital que ce soit pour des examens, des consultations ou dans le cadre d’un protocole de soins.

Les grands hôpitaux, à Brazzaville comme dans les différents départements du pays ont tous un point en commun : les salles d’attente bondées où nous devons supporter une longue attente.

Nous avons tous assisté à des scènes de lassitude, d’impatience vive, voire d’énervement ou d’agressivité. Nous savons à quel point le temps passe lentement, l’inquiétude pouvant accroître la fatigue.

Une entreprise de « réforme » de ce service public s’impose pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-11 17:26:30

Sénégal – Football : Sadio Mané presque forfait pour le mondial au Qatar

Sadio Mané sera bien de la délégation sénégalaise à la coupe du monde. Il est cependant peu probable que l’international sénégalais livre le moindre match durant la compétition. Sa blessure mardi soir, lors du match du Bayern Munich face au Werder Brême va le rendre indisponible plusieurs jours, à défaut plusieurs semaines. Au Sénégal, la nouvelle prend des allures de cauchemar national.

Jamais les sénégalais ne pouvaient imaginer le forfait de Sadio Mané, même dans les scénarios les plus pessimistes.

Pourtant, même si la Fédération sénégalaise a assuré que Sadio Mané ferait bien partie des 26 joueurs convoqués par Aliou Cissé vendredi, la star des Lions de la Téranga est atteinte au tendon, genou-péroné droit. Ce qui nécessiterait plusieurs semaines de convalescence et impliquerait donc un forfait pour la Coupe du monde. Le coup est très rude pour le Sénégal.

Selon la fédération sénégalaise de football, «Sadio Mané reste zen, il est professionnel, il sait que la blessure fait partie du métier».

Reste à savoir maintenant, dans quel état de forme, il sera et s'il pourra réellement être prêt pour le début de la compétition.

Quoi qu’il en soit, de nombreux sénégalais espèrent un rétablissement miracle pour l’enfant du pays. Pour y parvenir la contribution de tous est mise à profit.

« Outre les traitements des toubabs, (les blancs), les prières des sénégalais, les invocations des marabouts et autres géomanciens qui se sont mis à «travailler» volontairement et gratuitement le cas Mané, vont faire leur effet. Vous ferez bientôt Sadio Mané gambader comme un véritable Gaïndé (lion) pour amener les lions de la Teranga à la victoire, inch Allah », entend-t-on dire dans de nombreuses discussions de férus du football.

Les supporters sénégalais ne veulent pas penser un seul instant que Sadio Mané manque le mondial.

Le Sénégal livrera le premier match du mondial 2022 face aux Pays-Bas, le dimanche 20 novembre à 11 heures. Une ouverture quasi officieuse, avant le match Qatar - Équateur qui aura lieu à 17 heures, heure française, pour le coup d’envoi officiel de la compétition.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-10 16:15:21

Congo – CAN Handball Dakar 2022 : Les Diables rouges s’imposent face aux guinéennes

Le coup d’envoi de la 25ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations seniors dames de handball a été donné mercredi à Dakar Arena de Diamniadio. Pour leur entrée en lice, les dames Congolaises se sont imposées face aux guinéennes.

Détrôner l’Angola, devenue quasiment indéboulonnable sur le toit de l’Afrique depuis 2016, c’est la mission pour les douze équipes qui avec l’Angola championne sortante, prennent part à la 25ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations seniors dames de handball, qui se tient du 9 au 19 novembre à Dakar au Sénégal.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans la pure tradition sénégalaise, avec des chants et des danses.

Médaillées d’argent lors de la CAN 2018 à Brazzaville au Congo, les lionnes du Sénégal qui évoluent à domicile pensent leur heure venue.

Logé dans le groupe B avec la Tunisie, la Guinée, le Maroc et l’Egypte, le Congo qui a une revanche à prendre pour redorer son lustre d’antan, espère enfin s’imposer, avec une équipe désormais plus homogène et des joueuses de plus en plus outillées, même si avec cinq équipes dont trois maghrébines, son groupe est le plus relevé de tous.

Et d’entrée, le Congo s’est imposé face à la Guinée, 25- 21.

La congolaise Fanta Diagouraga a été élue meilleure joueuse du Match.

Le Congo joue ses prochains matchs de groupe le 10 novembre à 12h contre l'Égypte, le 13 à 18h face à la Tunisie et enfin le 14 novembre à 16h contre le Maroc.

En match d’ouverture dans le même groupe, dans une confrontation entre équipes Maghrébines, les « Aigles » de Carthage de Tunisie se sont imposées devant les « Lionnes » de l’Atlas du Maroc, 35 à 25.

Rappelons que les quatre demi-finalistes de cette CAN, vont représenter l’Afrique à la prochaine Coupe du monde de cette discipline, prévue au Danemark, en Norvège et en Suède.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-10 08:15:16

Congo – Ville de Pointe-Noire : Le centre-ville et les autres quartiers les pieds dans l’eau

La pluie qui s’est abattue à Pointe-Noire mercredi matin, a inondé tous les quartiers de la capitale économique. C’est d’ailleurs le vocable «économique» qui suscite la colère des ponténégrins qui se demandent bien comment la ville pétrolière, pourvoyeuse d’un si important potentiel financier au pays, peut-elle être dans un si piteux état.

Des véhicules aux moteurs noyés abandonnés à même la chaussée.

Des passagers descendus des bus ou des piétons obligés de se serrer dans des abris de fortune pour se protéger de la pluie.

Des canalisations devenues des pièges où les piétons bravant la pluie ont risqué de s’engloutir à tout moment.

Des femmes et des hommes et des enfants portés au dos ou sur les épaules par des badauds, moyennant finances, avec les risques de chutes.

La ville de Ponton-la-belle a offert un spectacle simplement désolant, pendant et après la pluie de mercredi. Beaucoup de ceux qui allaient au boulot ont rebroussé chemin, tant toutes les artères de la ville étaient devenues impraticables.

Dans le centre-ville, les eaux ont débordé hors des canalisations pour recouvrir toutes les avenues, au point que beaucoup se sont demandés si la mer ne refoulait pas ses eaux sur le continent.

Dans presque tous les quartiers, sans exception, entre pleurs des enfants et colère des parents, de nombreuses familles ont vu leurs logements inondés.

Beaucoup ont perdu leurs bien que personne ne remboursera, encore moins qu’aucune administration ne déclarera ces familles sinistrées.

Comme pour corser le caractère immonde du décor, les toilettes extérieures et autres fosses sceptiques ont déversé dans les eaux, l’essentiel des matières fécales libérées et charriées à tout va.

Dans ce décor presque sauvage, même les canards ont vu une opportunité pour apprendre à nager aux cannetons.

Heureusement que la terre meuble de Pointe-Noire a vite fait d’absorber les eaux et permettre d’accueillir avec faste, le Président de la République arrivé à Pointe-Noire en fin d’après-midi.

Au menu de la visite de Denis Sassou N’Guesso dans la capitale économique, il y a entre autres activités, le lancement des travaux du centenaire de Pointe-Noire, qui intègrent les voiries urbaines et autres infrastructures.

De bon augure pour les populations de Pointe-Noire qui voient en ces travaux, la solution à certains de leurs problèmes urbains.

Il était temps !

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-09 20:38:43

Congo – CEAC : De nouveaux billets de francs CFA bientôt mis en circulation

Conformément au quitus reçu du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac), la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) va très prochainement mettre en circulation de nouvelles coupures de billets de banque de 500, 1000, 2000, 5000 et 10000 Francs CFA.

Cette opération qui aurait dû intervenir depuis 2019 et qui a toujours connu des reports est désormais lancée. Elle vise au remplacement des anciens billets mis en circulation depuis le 24 novembre 2003, alors que leur durée légale initiale était de dix ans.

C’est au terme de la session du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), réuni en session extraordinaire, le 7 novembre dernier en visioconférence que la décision de l’émission et de la mise en circulation de nouvelles coupures de billets de banque dans l’espace communautaire a été adoptée.

La nouvelle gamme de billets dont les spécimens et les principales caractéristiques ont été présentés, seront mis officiellement en circulation dans les six Etats de l’Union.

Cela signera de facto la démonétisation progressive des anciens billets qui devront être échangés selon le calendrier défini.

Le processus se poursuivra jusqu’en 2024 notamment le 1er juin, date à laquelle, les billets de cette gamme ne seront plus échangés ni auprès des banques commerciales, ni à la BEAC.

Dans la rue congolaise, les ragots vont bon train sur ce que feront les personnes qui ont tésaurisé chez eux, de grandes quantités d'argent. La BEAC non plus ne précise pas le montant maximum à échanger par personne. 

Peut-être que ceux qui voudront échanger de grosses sommes d'argent, devront justifier la provenance de leur fortune en sommeil à domicile.

À noter que la BEAC est l’institut d’émission des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), regroupant le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Tchad, la République centrafricaine (RCA) et la Guinée Équatoriale.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-09 17:42:43

Forces Armées Congolaises : Après son brillant stage passé en Chine, Gilbert Moupegnou a été promu au grade de lieutenant-colonel

«La réussite est liée à la patience mais elle dépend également de beaucoup de bonne volonté », disait Gilbert Brévart. Gilbert Moupegnou, actuel gestionnaire des domaines et infrastructures au commandement de la Marine nationale a été promu au grade de lieutenant-colonel comptant pour l'avancement cadre des Forces Armées Congolaises (FAC), au titre de l'année 2022. Une promotion qui intervient après son brillant stage passé à l'université logistique de Chogqing en Chine et après seize ans passés à la direction générale des ressources humaines des Forces Armées Congolaises.

Deux cérémonies ont couronné cette accession à son grade supérieur. Il s'agit du pot offert au personnel du commandement de la Marine nationale et le pot offert en son honneur par les parents, le dimanche dernier.

Outre les amis et connaissances, les représentants des mutuelles ont été des hôtes de l'événement, entre autres, la mutuelle des frères d'armes de la classe 94, la mutuelle des épouses des frères d'armes de la classe 94, la mutuelle des anciens élèves du lycée de Mossendjo surnommé dans les années 90, de « Village Abandonné » par son premier proviseur Pierre Djestone Nkou, (représentée par Rose et Baruc), la mutuelle Mouloulou Solidarité et la mutuelle MESAM.

Dans une ambiance festive, les épouses des frères d'armes de la classe 94 ont agrémenté la cérémonie, ponctuée par la musique chrétienne, par des ovations, à la grande satisfaction des invités.

Après toutes ces émotions, il était temps de fêter ça avec une coupe et des petits fours.

Le régal des mets congolais est intervenu au dernier moment à la grande satisfaction des invités. Les boissons aussi. Chacun a donc eu sa part dans le verre et dans l’assiette.

Très humaniste et altruiste, le lieutenant-colonel Gilbert Moupegnou, dans son mot de circonstance a souhaité la bienvenue aux invités à ladite cérémonie. Il n’a pas manqué de dire que ce port de galons fait suite à tous les moments de sacrifice pour la mission qui leur est dévolue.

Le lieutenant-colonel Gilbert Moupegnou a témoigné,  avec véhémence,  sa gratitude à l’endroit du gouvernement, le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, sous la très haute impulsion du Président de la République, Denis Sassou N’Guesso pour l’appui constant et la ferme volonté pour la restructuration des Forces de défense et de la sécurité.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-09 08:08:23

Brazzaville : Les ordures perdurent et les poubelles se rebellent !

Les montagnes d’ordures pullulent dans la plupart des rues de Brazzaville depuis plusieurs jours déjà. La santé des populations est exposée à toutes les maladies. Elles espèrent et attendent, ces populations de la capitale congolaise, que les ordures et les odeurs qui menacent la santé publique, soient mises hors d’état de nuire.

Les poubelles se rebellent et les ordures perdurent. Elles font leur part belle. Elles ont aussi leur indépendance.

Brazzaville, c’est la liberté. Poubelles et ordures s’offrent en spectacle sous le regard impuissant des autorités en charge de les gérer.

Les mouches acclament, les hérons chantent et les souris dansent. Que du spectacle, quelle belle ambiance. Leur défilé est connu. Les odeurs nauséabondes interpellent et personne n’y échappe. On n’y passe les narines parfois bouchées, la bouche aussi. On étouffe, on suffoque, après ouffff, comme pour exprimer la liberté après avoir été pris en otage par les fortes odeurs.

Les fortes odeurs, qui parfois, rendent nerveux et nous obligent à hâter les pas comme un super athlète à l’épreuve de la marche. Les déchets, les ordures, les odeurs ou bien d’autres saletés, qu’on les aime ou qu’on les déteste, ils imposent leur hégémonie en mettant la santé des populations en danger. Dans tous les quartiers de Brazzaville, le scénario est partout ou presque le même. Une désolation sans pareille.

Sur l’avenue Loutassi,  à l’entrée de la rue Sounda au quartier Plateau des 15 ans, les immondices sont en liberté provisoire et prolongée. Les ordures offrent leur spectacle haut standing, ça fait pitié.

A l'intersection  Avenue de France et l'Avenue Marien Ngouabi, à un jet de pierre du marché de Poto-poto, les déchets de tous les âges et de toute nature nagent au bord des voies empêchant parfois piétons et automobilistes de circuler librement.

C’est quand même Brazza la verte ! Les ordures qui perdurent doivent aussi avoir leur liberté. Les poubelles doivent également faire leur part belle.

Aux autorités en charge d’empêcher que les ordures perdurent et aux poubelles d’être rebelles.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Crédit photos : R. Missitou

Créé le 2022-11-08 15:52:05

Les réseaux sociaux, un réel danger dans les familles congolaises !

Facebook, Twitter, Instagram, Google+, autant de noms devenus courants sur internet aujourd’hui. Quelques centaines de millions d’utilisateurs, peu importe leur âge ou leur culture passent des heures et des heures à interagir sur les réseaux sociaux les plus populaires. Avec l’importance qu’ont de tels sites aujourd’hui, une problématique se pose : Quel en est l’impact des médias sociaux sur les relations familiales ? Au Congo-Brazzaville, les familles vivent l’introduction des réseaux sociaux en leur sein avec une certaine notion de fatalisme, avec une forme d’obligation de faire avec, de s’y adapter. Ils sont extrêmement présents dans les familles congolaises dont ils impactent très significativement la dynamique interne.

Créé le 2022-11-08 15:12:15

France : un congolais au gnouf pour avoir forcé sa femme à avoir des relations sexuelles la nuit

C’est un dossier particulièrement sordide. Sa femme a porté plainte contre lui pour viol et le juge a décidé de le condamner à deux ans de prison dont une ferme. Au Congo-Brazzaville, la famille de l’homme a déclenché les hostilités contre celle de la femme et la tension est vive.

En couple depuis cinq ans, les deux amoureux du quartier Kinsoudi de Brazzaville, ne s’entendaient plus et les disputes étaient récurrentes. Devant les juges, l’homme de 35 ans s’est fondu en larmes, ne pouvant admettre comment faire l’amour à sa propre femme pouvait être apprécié comme un viol. « Mr le juge, nous sommes africains et ce que vous venez de faire ne va pas avec nous ! Cette femme, je l’ai épousé et fait venir ici en France et c’est son droit de me satisfaire »… « Vous n’êtes pas au Congo, mais en France Mr » lui a rétorqué le juge.

Père de deux enfants, J.NK purge depuis quelques semaines une peine de deux ans de prison pour viol sur sa propre femme. Originaire du Congo Brazzaville, il vit en France depuis plus de huit ans et travaille comme préparateur de commande pour le compte de plusieurs agences intérim.

J.NK, selon sa version, est rentré du Congo après y avoir été contraint par la pandémie du Coronavirus de rallonger son séjour. Parti pour deux mois, en février 2020, il y est resté confiné jusqu’en juillet 2020. A son retour en France, il affirme avoir voulu profiter au maximum de son épouse, du fait qu’il lui est resté fidèle pendant son séjour au pays. Une version que la femme battait en touche.

« La première nuit, elle n’a pas voulu me donner et je l’ai un peu forcé avant qu’elle ne cède sans violence d’ailleurs…Je me souviens encore, qu’elle n’arrêtait de gémir et me demander de la rassurer de ne la pas avoir trompé au Congo. » racontait J.NK devant la salle du tribunal de Bobigny avant de poursuivre : « …Je crois qu’on l’a fait trois fois la nuit et tôt le matin, c’est elle-même qui m’en a demandé une pour la route avant d’aller au boulot, alors je ne comprends pas qu’elle m’accuse de viol ! ».

Devant la barre, son épouse lui en enfoncé, rappelant que ce n’était pas pour la première fois que son mari l’obligeait à avoir des rapports sexuels. « Mais, tu m’as toujours dit que t’aimes bien qu’on se chamaille avant pour t’exciter non ? » a exclamé l’homme avant d’âtre rappeler à l’ordre par le juge.

Pour la femme, son mari est un violent qui n’hésite pas à la frapper quand elle refuse de le satisfaire sexuellement. « Cette nuit, il m’a tellement brutalisé qu’à bout de force et de peur, je me suis laissé faire…Oui, on l’a fait trois fois, mon époux ne se fatigue jamais et peut même aller jusqu’à 6 coups… »

Le juge a décidé de le condamner à deux ans de prison assorti d’une interdiction de se rapprocher d’elle de moins de 500 mètres.

Germaine MAPANGA / Source : lecongolais.fr

Créé le 2022-11-08 12:05:29

Pointe-Noire, « la Venise africaine »

Doucement mais sûrement, le dérèglement climatique menace les villes congolaises. Résistance bec et ongles contre les éléments naturels ou déménagement résigné d’une ville entière, quelles mesures prendre pour faire face au déluge ? A Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, les habitants ont les pieds dans l’eau et cherchent des solutions à court et long terme. Que les climatosceptiques le veuillent ou non, le dérèglement climatique est une vérité scientifique que les villes congolaises vérifient quotidiennement.

Aucun arrondissement de la capitale économique du Congo n’est épargné par les inondations liées à de fortes précipitations de cette semaine. Des bas-fonds des quartiers périphériques au centre-ville, toutes les rues et toutes les grandes artères ont été rendues impraticables et des quartiers sont restés coupés les uns des autres.

Les eaux de pluie ont dangereusement occupé tous les espaces praticables par les usagers routiers, forçant les habitants à se retrancher dans des abris plus ou moins sûrs. La pluie a mis à rude épreuve tout le monde. Elèves, enseignants, commerçants, travailleurs, tout commun des mortels qui osait braver dame la pluie a dû subir la rigueur des intempéries.

Ceux qui connaissent la Vénétie, une région du sud de l’Italie, n’ont guère hésité à assimiler le paysage qu’a présenté Ponton la belle à celui de la ville de Venise. La traversée des chaussées se fait à dos d’homme ou à l’aide des chariots pour 200 FCFA.

Les ouvrages de drainage en cours de réhabilitation et d’autres qui attendaient un petit coup de travaux de curage ont à nouveau été envahis par des déchets domestiques et industriels.

En attendant d’être fixé sur le bilan de la pluie qui est tombée pratiquement toute la semaine dernière, d’importants dégâts matériels y ont été enregistrés, si l’on en croit les cris de détresse reçus des habitants des quartiers.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-08 11:46:03

COP 27: Denis Sassou N’Guesso pour une décennie de l’afforestation qui obligerait l’humanité à inverser le cours actuel de destruction de nos forêts

« Hier, avant de quitter mon pays, j’ai accompli avec l’ensemble du peuple congolais le devoir citoyen de planter un arbre. Ce devoir de portée universelle traduit la haute conscience de la population dont le rôle n’est plus à déterminer dans la lutte contre le réchauffement climatique. Au regard de cette expérience salutaire venue de la République du Congo et pour un monde plus sûr et plus juste sur le plan environnemental et climatique, je lance, du haut de cette tribune, l’appel solennel à l’instauration d’une décennie de l’afforestation qui obligerait l’humanité à inverser le cours actuel de destruction de nos forêts. Bien plus qu’une solution, il s’agit d’un impératif de raison, l’afforestation apparaissant comme un réel cri de cœur qui nous interpelle tous », a déclaré le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso à la tribune de la COP 27 en Egypte pour relancer le combat contre le réchauffement climatique.

Monsieur le président Abdel Fattah Al-Sissi, président de la République arabe d’Egypte,

Mesdames et messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement,

Monsieur le secrétaire général des Nations unies,

Mesdames et messieurs ;

Je saisis cette opportunité pour réaffirmer la ferme volonté et la détermination de la République du Congo à participer activement à l’effort mondial de la lutte contre les changements climatiques.

Sans la moindre hésitation, j’apporte mon soutien au président désigné de cette COP 27 qui est sans doute l’une des plus déterminantes depuis la signature de l’Accord de Paris sur le climat en 2015.

La COP 27 doit être une COP de l’action après tant d’annonces depuis des années et tant de promesses non tenues. Le temps est venu de passer aux actes concrets, il y va de notre crédibilité.

Mesdames et messieurs,

La nécessaire survie de l’humanité appelle le respect, sans atermoiements, des engagements pris et la mise en œuvre d’initiatives efficaces, en lien avec la préservation de l’environnement.

Face aux dérèglements climatiques, le reboisement de la planète constitue, sans le moindre doute, l’une des solutions salvatrices les plus pertinentes.

Avec un couvert forestier estimé à 220 millions d’hectares, soit environ 6% de la surface forestière planétaire et 10% de la biodiversité mondiale, le Bassin du Congo constitue la deuxième région forestière tropicale dense et humide après l’Amazonie. Les études estiment qu’il est peut-être le dernier grand puits de carbone tropical terrestre dans le monde, donnant ainsi une importance vitale à ces forêts dans la lutte mondiale contre les changements climatiques.

A lui seul, le Bassin du Congo capture plus de 30 milliards de tonnes de gaz carbonique, soit l’équivalent de trois années d’émissions cumulées de l’ensemble de nos pays.

C’est à ce titre que, conserver et préserver nos forêts est devenu une urgence qui nous engage tous à faire un choix politique décisif et d’exprimer notre solidarité avec le reste de l’humanité.

Il convient de rappeler que la République du Congo a très tôt pris conscience de l’absolue nécessité de protéger, de reconstituer et d’étendre son couvert forestier.

Depuis 40 ans, l’ensemble de notre population est ainsi invité à planter un arbre dans le cadre de la Journée nationale de l’arbre, célébrée dans notre pays le 6 novembre de chaque année.

C’est ce type d’action volontariste, jointe à un code forestier rigoureux, qui nous a permis de maintenir l’un des taux de déforestation le plus faible au monde.

C’est dire que cette COP s’ouvre à une date symbolique et hier, avant de quitter mon pays, j’ai accompli avec l’ensemble du peuple congolais le devoir citoyen de planter un arbre.

Ce devoir de portée universelle traduit la haute conscience de la population dont le rôle n’est plus à déterminer dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Au regard de cette expérience salutaire venue de la République du Congo et pour un monde plus sûr et plus juste sur le plan environnemental et climatique, je lance, du haut de cette tribune, l’appel solennel à l’instauration d’une décennie de l’afforestation qui obligerait l’humanité à inverser le cours actuel de destruction de nos forêts.

Bien plus qu’une solution, il s’agit d’un impératif de raison, l’afforestation apparaissant comme un réel cri de cœur qui nous interpelle tous.

Je vous remercie.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-08 11:28:07

Journée nationale de l’arbre : Denis Sassou N’Guesso a procédé au planting sur le site du port d’Oyo pour sauver la planète

Dans le cadre de la célébration de la 36e Journée nationale de l’arbre placée sous le thème « La planète a besoin de nous, plantons les arbres », le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a procédé au planting sur le site du port d’Oyo, dans le département de la Cuvette, où une étendue de deux hectares (d’une densité de 400 tiges, 800 plants) a été réservée pour l’événement. Le wéngé est l’espèce plantée.

«Nous avons réussi le bouturage et le clonage des eucalyptus dont des millions ont été plantés autour de Pointe-Noire dans les années 1980. A cette époque, nous parlions déjà de la protection de la forêt du Bassin du Congo », a déclaré le numéro un congolais.

Denis Sassou N’Guesso estime qu’il s’agit là d’un message fort au moment où se tient la 27e Conférence des Nations unies sur le climat, en Egypte, dont les travaux ont débuté le 6 novembre 2022.

Le temps qui s’écoule et qui perpétue la tradition d’un acte désormais entré dans les mœurs des congolais est en soi un symbole, celui de la datation d’une vision, celle de Denis Sassou N’Guesso, d’instituer une journée pour planter, avec ses compatriotes, un arbre, d’essence fruitière ou pas.

36 ans déjà que ce geste est accompli chaque année.

La forêt couvre entre 60 et 65% du territoire congolais (342.000 km2) et 10% de la superficie du Bassin du Congo, considéré comme le deuxième poumon écologique de la planète avec 220 millions d’hectares derrière l’Amazonie.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-07 17:12:12

Le Congo se dote d’une plateforme d’innovation « Agro-industrie »

L’hôtel Grand Lancaster a abrité du 3 au 4 novembre 2022, un atelier de validation des lignes directrices et de la mise en place de la plateforme d’innovation ’’Agro-industrie’’. Organisé par le Ministère congolais de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique à travers sa direction générale de l’innovation technologique, avec la participation des cadres de la recherche scientifique de l’Université Marien Ngouabi, les représentants des Instituts et Centres de recherches, les opérateurs économiques, les inventeurs et les autres acteurs agro-pastoraux puis le partenariat exclusif du PNUD (Programme des Nations-Unies pour le Développement), cet atelier a permis de mettre en place un comité paritaire de pilotage, un cadre collaboratif d’innovation en agro-industrie. C’est en présence de Mme Edith Delphine Emmanuel, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique et du représentant du PNUD, M. Opia Mensah Kumah que s’est déroulé la cérémonie de clôture dudit atelier.

En effet, cet atelier a abouti à la mise en place d’une plateforme, très nécessaire pour favoriser un rapprochement efficient entre le secteur privé, les Universités et les structures de recherches et d’innovations. Initiative émanent de la recommandation du projet de droit de la propriété intellectuelle et d’innovation en Afrique, projet du reste piloté par l’organisation Africaine de la propriété intellectuelle, avec l’appui technique de l’Union Européenne.

Selon le docteur Aimé Bertrand Madielé Mabika, Directeur général de l’innovation technologique, « le but de ce projet est d’aboutir à l’identification des pistes et thématiques spécifiques pour la création et l’amélioration des cadres nationaux et d’innovation, qui regroupera le secteur privé et le secteur de la recherche ».

«L’histoire des pays émergents montre que le développement passe absolument par la mise en valeur des produits de l’intelligence humaine, d’une part, et de la formulation des politiques de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation, d’autre part », a-t-il souligné dès l’entame de son propos. Marquant ainsi l’importance et la spécificité en la matière.

Le représentant résident du PNUD a quant à lui, promis et rassuré le gouvernement de la République du Congo sur la poursuite de la collaboration et du partenariat de son institution. « Nous allons poursuivre cette dynamique partenariale, en concertation avec les agences sœurs du Systèmes des Nations Unies qui toutes placent l’innovation au centre de leurs efforts », a-t-il rassuré.

«Cet atelier se termine, mais le travail en lui-même ne fait que commencer aves des défis de mise en œuvre effective qui se profilent, dont : la mobilisation et la mutualisation des ressources techniques et financières pour assurer le fonctionnement de la plateforme ; l’implication et la responsabilisation des différents acteurs selon leur rôle dans l’atteintes des objectifs fixés. En tant que PNUD, nous souhaitons que cette plateforme puisse jouer pleinement son rôle, afin d’appuyer la vision du gouvernement de la République du Congo, qui fait de l’agriculture une des priorités dans son plan national de développement (PND 2022-2026). Ces lignes directrices ainsi validées, faciliteront la mise en place d’un cadre d’échanges qui permettra à son tour de construire une synergie entre les différents acteurs du secteur agricole.

L’action conjuguée de ces acteurs que sont les Universités et Instituts de recherche, les entreprises, les groupements et coopératives agricoles et les innovateurs est indispensable pour stimuler l’innovation, qui constitue une véritable force motrice et catalytique dans l’atteinte des objectifs du développement du secteur agricole au Congo », a martelé, le représentant résident.

En conséquence, un comité de pilotage paritaire, une plateforme d’innovation « Agro-industrie »a été constitué et se présente ainsi qu’il suit : Dr.Aimé Bertrand Madielé Mabika (Directeur général de l’innovation technologique) ; Arsène Saya (PNUD) ; Pr. Jean-Paul Issoko (Université Marien Ngouabi) ; Pr.Bertin Mikolo (Université Marien Ngouabi) ; Arnaud Tamba Sampila (Chercheur) ; Ndembé Bibalou(cheurcheur) ; Gilmar Mboungou Malanda(Innovateur) ; Otoka Lyengué (Innovateur) ; Farel Kand(cheurcheur) ; Mme Louméto Ndoundzi (opératrice économique) et André Nzaou de l’UNOC.

Dans son mot de clôture Mme la ministre a remercié infiniment la franche collaboration et le bon partenariat qui exige entre notre pays et le PNUD, qui ne ménage aucun effort pour l’amélioration des performances dans les différents secteurs de production de notre pays, dont l’Agro-industrie.

Mme Edith Delphine Emmanuel a exhorté toutes les forces vives, les inventeurs, les entrepreneurs et tous les acteurs du domaine de la recherche à plus d’inventivité et d’innovation technologique. Afin de la modernisation et l’industrialisation de l’agriculture, des telles initiatives sont et seront toujours les bienvenues.

La fin de la cérémonie de l’atelier a été marquée par une photo de famille.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-07 16:46:11

Guerre à l’Est de la RDC : le Congo-Brazzaville a accueilli 2.000 réfugiés

Le Congo-Brazzaville est connu pour son hospitalité souvent accordée aux réfugiés de la RDC. Alors que les affrontements redoublent d'intensité à l'Est de ce pays, le Congo-Brazzaville commence déjà à enregistrer une vague de réfugiés en provenance de cette ancienne colonie belge.

Ngabé et Ignié sont les deux localités congolaises qui accueillent un flux important de réfugiés.

En quelques jours, on en a dénombré 2000 à Ignié, localité située à 45 km de Brazzaville.

Les réfugiés arrivent à Ngabé et à Ignié par le fleuve Congo.

Un fait surprenant : tous ces réfugiés ne viennent pas principalement de l'Est de la RDC.

Le Président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a lancé, le 3 novembre, un appel à la mobilisation générale, dans son adresse à la nation en rapport avec la situation sécuritaire qui prévaut actuellement à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

« La situation actuelle, loin de nous affecter, n’est qu’une épreuve de plus que nous allons surmonter pour raffermir davantage notre unité », a déclaré le cinquième président du Congo indépendant. Et d’ajouter que « la Nation a besoin de l’engagement de toutes ses filles et de tous ses fils ».

L’occasion était également donnée au chef de l'Etat de galvaniser les troupes au front en boostant leur moral par des propos motivants. Aux vaillants soldats, le président Félix Tshisekedi les a invités au sens élevé du patriotisme en ce temps particulièrement exceptionnel de l’histoire de la RDC.

Il leur a rappelé le sens de l’engagement qu’ils ont pris de servir sous le drapeau, celui de défendre le pays, de protéger l’intégrité de son territoire et d’assurer la sécurité des Congolaises et des Congolais contre toute agression ou attaque d’où qu’elle vienne.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-11-07 09:31:10

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