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Congo : Voici le texte du communiqué final publié à l’issue des travaux du 5e séminaire Gouvernemental

Le cinquième séminaire gouvernemental s‘est tenu les 26 et 28 décembre 2022 à l’hôtel Radisson Blu de Brazzaville. Il a été placé sous la haute autorité du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Anatole Collinet MAKOSSO.

"Les travaux ont été modérés par l’ancien Ministre, Monsieur Martial De- Paul IKOUNGA.

Le séminaire a porté sur le thème : «Relever les défis du moment ».

Quatre sous-thèmes ont été tirés de ce thème général, à savoir :

1- Deuxième revue du programme avec le FMI, présenté par les Ministres, respectivement de l’économie et des finances, Monsieur Jean Baptiste ONDAYE, du budget, des comptes publics et du portefeuille public, Monsieur Ludovic NGATSE;

2- Opérationnalisation du Plan national de développement, présenté par la Ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Madame Ingrid Olga Ghislaine EBOUKA-BABACKAS ; 

3- Mise en œuvre du plan de résilience sur la crise alimentaire, présenté par la Ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Madame Ingrid Olga Ghislaine EBOUKA-BABACKAS ; 

4- Lutte contre les antivaleurs, présenté par le Ministre du contrôle d’Etat, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs, Monsieur Jean Rosaire IBARA.

Ce séminaire s’est déroulé en trois étapes : la cérémonie d’ouverture, les travaux en plénière et la cérémonie de clôture.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par le discours d’orientation du Premier ministre, Chef du Gouvernement. Les débats, qui ont porté sur les sous-thèmes susmentionnés, ont connu la participation active de tous les membres du gouvernement dans un esprit de cohésion gouvernementale.

Les participants ont réaffirmé la volonté du Gouvernement de tout mettre en œuvre pour conduire à son terme le programme économique et financier, en cours d’exécution, soutenu par la Facilité Élargie de Crédit du Fonds Monétaire International, lequel est indispensable au pays pour garantir sa viabilité économique et sociale ainsi que sa crédibilité financière extérieure. La nécessité d’une bonne communication en direction du peuple sur les mesures du programme a été soulignée.

Ils ont adopté une méthodologie d’opérationnalisation du Plan National de Développement 2022-2026, en tenant compte de l’évolution de l’environnement économique mondial depuis son adoption, et ils ont examiné les voies pour donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre du plan de résilience sur la crise alimentaire dans le contexte de l’exécution de la loi de finances 2023 et de l’opérationnalisation du PND.

Enfin, ils ont débattu des recommandations du Forum national sur la gouvernance publique qui s’était tenue du 05 au 08 décembre 2022, en prêtant une attention particulière à la nécessaire évolution à imprimer au cadre règlementaire, afin que celui-ci concoure à la performance de l’action publique, au travers de la politique nationale du contrôle d’État, de la politique nationale de la qualité du service publique, de la politique nationale de lutte contre les antivaleurs.

Au terme des travaux, le Premier Ministre a invité les membres du gouvernement au respect scrupuleux des recommandations formulées à l'occasion de ce séminaire, tout en les invitant, ainsi que leurs collaborateurs, à toujours davantage s’imprégner et se référer aux documents adoptés car ceux-ci constituent des outils de travail du Gouvernement.

Tous les membres du gouvernement se sont réjouis d’avoir pu être portés au même niveau d’information sur les différents sujets examinés au cours de ce séminaire gouvernemental dont les travaux feront l’objet d’un rapport.

Au cours de la cérémonie de clôture, la lecture d’une déclaration à l’endroit de Son Excellence, Monsieur le Président de la République a précédé l’allocution conclusive du Premier Ministre, Chef du Gouvernement".

Fait à Brazzaville, le 28 décembre 2022

Le Gouvernement

Créé le 2022-12-29 16:06:04

Congo – Musique : L’hommage de Ouabari Mariotti à Mpassi Mermans

Depuis l’annonce du décès de Mpassi Mermans survenu le mercredi 28 décembre à 4 heures du matin au CHU de Brazzaville, les hommages affluent de partout, pour saluer la mémoire de cet artiste musicien qui à travers sa guitare ainsi que ses compositions toutes aussi sublimes, a su contribuer à donner à la musique congolaise, ses lettres de noblesse.

Nous vous proposons l’évocation de Ouabari Mariotti, publiée dans sa rubrique « Congo Brazzaville Terre des Légendes ».

Telle une élégie, Ouabari Mariotti promène sa plume sur la vie et l’œuvre musicale de Mpassi Mermans, adossées à celle des Bantous de la Capitale.

Voici le texte intégral.

 « Deuil sur deuil, au sein des Bantou de la Capitale

Quatre décès d'artistes, la seule année 2022.

L'artiste musicien de l'Orchestre Bantou de la Capitale, Mpassi Mermans s'en est allé le 28 décembre 2022 à Brazzaville. Son décès survient après ceux de ses confrères Ricky Siméon Malonga, Henri Gilbert Adampot, et du chanteur l'Homme à la Cigare. Tous ont trouvé la mort, coup sur coup, en 2022.

Ces disparitions sont une véritable tragédie pour l'Orchestre Bantou de la Capitale qui se vide de ses légendes vivantes. Heureusement que la jeune génération d'artistes parvenue au sein de l'Orchestre porte en elle de bons signes d'espérance. Elle rêve d'égaler les Jean Serge Essous, Pamelo Munka, Nganga Edo, Célestin Nkouka, Gerry Gérard, Nino Malapet, Lambert Kabako et autres Saturnin Pandi. Parallèlement à leurs rêves, ces jeunes nous font également déjà rêver.

J’ai rencontré pour la dernière fois Mpassi Mermans, en avril 2021. La scène se passe, avec l’accord de Moutouari Kosmos, lors d’une visite que j’avais rendue aux artistes de l’orchestre Bantou de la Capitale à Brazzaville. Mpassi Mermans était en séance de répétition avec les autres musiciens au domicile privé du colonel Ongotto, à l’OCH Moungali III.

Au cours de notre échange, pendant la pause café, Mpassi Mermans m’a révélé, avec courage, qu’il était en train de basculer de l’état d’un homme en pleine forme à celui d’un malade. Il se disait inquiet. Se doutant d’être porteur d’une pathologie qui pourrait devenir lourde. Il m’a affirmé ne pas posséder les moyens de se rendre à l’étranger pour des examens médicaux et au besoin s’y faire soigner.

Au terme de l'entretien, Mpassi Mermans m’a présenté sa main gauche. Elle avait un handicap à l’un des doigts qui s’était déformé. On y percevait visiblement l’affection. J’ai trouvé Mpassy Mermans envahi par la détresse.

Guitariste, les doigts de Mpassi Mermans étaient ses outils de travail. Ne pas en avoir la maîtrise était un souci majeur pour l'artiste. La guitare est un instrument à cordes pincées. Les cordes sont disposées parallèlement à la table d’harmonie et au manche, généralement coupées de frettes, sur lesquelles on appuie les cordes, d’une main, pour produire des notes différentes. L’autre main pince les cordes, soit avec les ongles et le bout des doigts, soit avec un médiator.

Attristé par la maladie de Mpassi Mermans et les conditions de travail des Bantou de la Capitale, j’avais interpellé le Ministre congolais de la Culture par un article diffusé sur les réseaux sociaux. Par cet article, je sollicitais des pouvoirs publics congolais qu’ils récompensent les efforts et les performances des artistes musiciens de son pays. Souhaitant qu’il arrive enfin cette phase qui tarde à venir où l’Etat s’approprierait la création d’un statut social des artistes. Un statut qui viserait l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Peut être même, pourrait-il être étudié l’idée de la construction, dans les grandes villes du Congo, d’espaces publics musicaux adaptés, destinés aux séances d’apprentissage et aux répétitions des orchestres. Le confinement que subissaient les Bantou de la Capitale, dans une petite concession pour ces opérations, n’était pas pour mieux libérer les énergies artistiques et faciliter l’inspiration des musiciens.

Les pères de la rumba congolaise nous quittent. Chacun, selon son étoile. Mais, il en reste encore qui survivent à peine. Michel Boyibanda est ceux là. Lui dont le jardin secret contient un répertoire de chansons non connues, qu'il ne livrera, peut être, jamais, au public, n'en ayant plus les ressources nécessaires et les aptitudes.

Au moment où vont se dérouler les obsèques de Mpassi Mermans, que sa famille et le collectif des Bantou de la Capitale trouvent ici l'expression de mes condoléances les plus attristées.

A Moutouari Kosmos, Chef des Bantou de la Capitale, je réaffirme mon amitié en ces temps d'intense douleur pour lui et ses sociétaires des Bantou. A l'ensemble des artistes musiciens des deux Congo, je dis ma solidarité agissante.

Puisse la Nation congolaise, nation indivisible, redonner, pour la mémoire de Mpassi Mermans, la preuve, comme elle l'a toujours fait, de sa marque d'attachement à la culture du pays. Rendant ainsi un hommage mérité à l'illustre disparu. Un hommage pour proclamer le respect, la gratitude et la reconnaissance de grande valeur que la Nation porte à Mpassi Mermans.

Que Mpassi Mermans repose en paix. Rejoignant là bas, à l'éternel infini, tous les artistes musiciens des deux Congo qui l'ont précédé. Il aura vécu et valablement servi son pays. Ne cesseront pas de résonner aux oreilles de ses compatriotes les Badety, Bu boté mona pélé, C'est sérieux tantine, A mon avis, Libala ékésséni, des chansons fétiches enregistrées avec les Bantou de la Capitale.

Ne s'éteindra jamais la qualité inégalée de Lemba, mélodie magique, signée en 1976, au sein de l'Orchestre National du Congo, sous la supervision de l'écrivain Antoine Létembet Ambili, à l'époque Directeur Général de la Culture.

Il demeurera, en nous, Mpassi Mermans.

Ouabari Mariotti

Paris 29 décembre 2022 »

Créé le 2022-12-29 11:50:28

Congo – Musique : Mpassi Mermans a définitivement rangé sa guitare

Il était l’un des plus grands guitaristes accompagnateurs des deux rives du Congo et pourquoi pas d’Afrique. Mpassi Ngongo Mermans s’est éteint mercredi 28 décembre à Brazzaville. Comme Nkounkou, Master Muana Congo, un autre virtuose de la guitare congolaise range son instrument pour l’éternité. Nous publions pour la circonstance les notes d’un entretien de nos confrères des Dépêches de Brazzaville avec Mpassi Mermans.

Guitariste, auteur-compositeur et arrangeur, Passy Mermans a embrassé la musique en classe de CE2, cours élémentaire deuxième année. Il montera son premier orchestre Syncope Jazz, en 1958, à Kibouendé, dans le département du Pool.

Revenu à Brazzaville en 1960, Passy Mermans dit Passy Ngongo Mermans 1er, va remettre sur pied son orchestre avec le concours des anciens musiciens de Syncope Jazz en lui changeant de dénomination. Il deviendra, en 1960, Mando Negro.

A la création de l’orchestre les Bantous de la capitale, le 15 août 1959, les recrutements se faisaient avec délicatesse et difficilement à Brazzaville. Les guitaristes étaient recrutés à Kinshasa, sur l'autre rive du fleuve Congo, grâce à leur talent. Ainsi, on pouvait trouver des guitaristes de renom d’alors comme Dicky Baroza et bien d’autres.

Mermans est le premier guitariste du Congo Brazzaville à être admis dans les Bantous, le même jour que Pamelo Mounka et Samba Mascotte, en juillet 1963.

« Je n’ai pas commencé la musique dans les Bantous mais à l’école primaire, en classe de CE2. Je suis allé à Kibouendé en 1958 où je vais créer mon premier groupe, Syncope Jazz», a indique Passy Mermans. « Après, je suis allé travailler à Mfoati en 1959. Revenu à Brazzaville en 1960, je vais créer l’orchestre Mando Negro avec les amis qui étaient avec moi à Kibouendé. Ce groupe deviendra plus tard Mando Negro Kwala kwa et je l’’ai dirigé pendant trois ans ».

En 1963, Les Bantous de la capitale vont le dénicher. « J’étais un fanatique de Papa Noël. Je voulais jouer la guitare comme lui », a -t-il confié.

A l'époque, s'est-il souvenu, cet orchestre était bien structuré, avec Jean Serge Essou et Nino Malapé comme meneurs. Les deux étaient saxophonistes et arrangeurs. Les Bantous effectueront leur première tournée de six mois en 1965 en Centrafrique, en Guinée équatoriale et au Tchad, nous a-t-il laissé entendre.

« C’est une grande école de chants. Ici, je suis venu apprendre à être un musicien de haut niveau. Jusqu’à présent j’y suis »,a expliqué Passy Mermans, qui a à son actif plusieurs compositions, entre autres,"Badeti", "Bu boté mona pelé", "C’est sérieux tantine", "A mon avis", "Libala é keséni".

Il sortira son premier album en solo en 1972, après la première scission de l’orchestre, exclu par Nino Malapé au même moment que Célestin Nkouka, Edo Ganga, Pamelo Mounka, Kosmos Moutouari et Théo Bitcheko.

Ensemble, ils ont voulu monter un groupe musical mais des incompréhensions vont contrer l’initiative. Ainsi, Passy Mermans, Ganga Edo et Théo Bitcheko vont créer, de leur côté, les Nzoyes. Ils seront rejoints par Ange Lino des mois plus tard.

L’orchestre mettra sur le marché l’album "Bani-bani" de Mermans qui connaîtra un grand succès. Il les quittera pour créer un autre orchestre, Lissolo, et traversera à Kinshasa pour enregistrer premier le premier 45 tours de ce groupe. Dans l’orchestre national, il a signé la chanson "Lemba", en 1976, un disque 33 tours.

En 1981, Mermans mettra sur le marché du disque son premier album en solo, en France, de quatre titres : "Monia". En 1988, Pamelo Mounka tombe gravement malade. Cette situation fera que Mermans quitte les Bantous de la capitale pour créer les Bantous Monuments en 1990. L’orchestre fera son succès avec des titres tels "Jeannot Lokosso", "Gallie Eve"… En 1992, il sortira un autre album en solo intitulé "Ton ami n’est pas ton ami". Sorti en France, il mettra un titre en hommage à Samba Mascot.

Mais les Bantous Monuments ne dureront que le temps d’une saison. Après la guerre de 1997, Passy Mermans regagnera la maison mère, les Bantous de la capitale.

Il était 4 heures du matin, mercredi 28 décembre, quand Mpassi Mermans s’est éteint pour l’éternité, au CHU de Brazzaville. Il avait 80 ans.

L’artiste a certes rangé son instrument, mais ses compositions continueront de chanter son éternité dans le cœur des mélomanes.

Avec Adiac-Congo/Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-28 16:00:18

Congo – Médias : Arsène Séverin quitte VOX TV, mais pourquoi?

Dans un message posté sur sa page Facebook mercredi 28 décembre, Arsène Séverin, qui était à la tête de l'équipe de VOX TV, a annoncé qu'il quittait la chaîne. Aurait-il démissionné ou a-t-il été poussé à démission, la question reste posée. Un départ qui à s’y méprendre, ressemble bien à celui d’un autre journaliste en son temps, Rocil Otouna.

C’est par un message tout aussi laconique que bref, comme s’il se retenait d’en dire davantage, ou d’exprimer le réel contenu de son émotion, que ce brillant confrère de coutume plein d’allant, a annoncé son départ de Vox TV. En somme, l’abandon d’une fonction qu’il assumait avec maestria, dans les prescrits même de l’exigence et des règles du métier.

« En ce jour plein d'émotion, j'ai fait mes adieux à mes collaborateurs et mes collègues de Vox Tv.

Nombreux travaillent avec moi sur ce concept depuis plus de sept ans.

C'était une merveilleuse aventure, et j'en garde de très bons souvenirs. Nous avons fait du Journalisme.

À compter donc de ce jour, je ne réponds plus de cette entreprise, je n'engage plus Vox TV.

Veuillez vous adresser désormais à l'équipe dirigeante sur place. Merci beaucoup.

Arsène SÉVERIN, Journaliste »

Cette démission fait suite à la suspension à titre conservatoire infligée à Vox TV il y a quelques jours par le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC); suspension levée mardi mais avec un "blâme" infligé à la chaîne.

Le CSLC a attiré l'attention de Vox TV sur la nécessité de veiller à l'équilibre de l'information pour ne pas tomber dans le piège de la manipulation politique de l'opinion publique.

Arsène Séverin appliquait la politique éditoriale de la chaîne aurait-il donc été pris en faute et aurait tiré les conséquences de sa prétendue méprise en rendant le tablier, ou qu’il a été poussé à la démission par le fondateur de la chaîne, Vérone Mankou, qui aurait plaidé auprès du CSLC pour la clémence et le pardon, afin de sauver les 40 employés que compte VOX TV.

Quoiqu'il en soit, Arsène Séverin apparaît pour beaucoup comme une victime collatérale de cette suspension, au regard du motif pour lequel la chaîne aurait initialement été suspendue. « Le manque d’équilibre dans le traitement de l’information ». Une disposition bien souvent dénoncée par les partis politiques de l’opposition lors des campagnes électorales, notamment dans l’accès équitable aux médias. Mais, là n’est pas la question.

Dans le milieu des journalistes on fait sans corporatisme, un parallèle avec la situation d’un autre brillant journaliste rigoureux dans sa tâche, Rocil Otouna, depuis jeté aux oubliettes, qui en son temps, fut suspendu puis retiré du circuit, pour un motif que jamais personne ne put définir réellement.

Quel que fut le motif de la suspension de Vox TV, et partant de la démission d’Arsène Séverin, il va s’en dire, qu’à l’heure des réseaux sociaux, il est plus judicieux pour les médias responsables de couvrir certains sujets qui prêtent à équivoque, en y donnant un contenu professionnel, en en expurgeant toute la fange, que de les éluder par une espèce d'autocensure, ou de s'en passer.

Doit-on rappeler qu’à l’heure des réseaux sociaux, le « non dire » est en soi une faute éditoriale, d'autant qu’il suscite des interprétations diverses, laissant lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sur leur faim, car déconnectés des attentes réelles des millions de personnes qui attendent le rendu d’un évènement dont ils connaissent déjà la teneur qui a circulé à travers leur téléphone.

Ce n’est ni une faute déontologique, ni faire l’apologie des fake news, encore moins, d’appeler à certains troubles. C’est bien au contraire une façon pour le journaliste, de soulager sa conscience, face à ceux dont il est la bouche et la voix.

C’est du manque d’information, du manque de communication sur les questions que se pose le plus grand nombre, que naissent les fake news, quand les non professionnels juxtaposent des bribes d’incertitudes nées du flou communicationnel que s’entourent parfois les institutions et organismes habilités à le faire.

Nous ne le dirons jamais assez. « L’information n’a pas de dimensions morales. Elle est comme un couteau. Armez-en un chirurgien et un assassin, chacun s’en servira différemment. »

Si les professionnels de l’information et de la communication ne traitent pas de certains sujets, les non professionnels véreux et mal intentionnés s’en accapareront par défi et y donneront, pas un contenu, mais une interprétation à leur guise, sans se soucier des dégâts que cela créerait. C’est l’une des raisons pour lesquelles tous les grands médias diffusent également sur les réseaux sociaux, pour ne pas laisser ce large espace d’information et de communication aux non initiés qui autrement, y créeraient de la zizanie. Déjà que sur le peu d’espace qu’ils utilisent, les dégâts sont parfois incommensurables.

Il est des sujets informationnels qui peuvent « faire mal ». C’est comme, quand un médecin vous donne l’impression de vous faire mal en vous amputant d’un membre gangrené. Il préserve plutôt le reste de votre corps, pour vous maintenir en vie. C’est un mal nécessaire. Ne rien faire, c’est laisser la gangrène envahir tout le corps. Alors, les dégâts sont irréversibles, car s'en suit la mort.

En journalisme, il n’y a pas de mauvais sujets. Il n’y a que des mauvais traitements. Et pour certains sujets sensibles dont le rendu oscille entre information et communication, il est plus opportun pour un journaliste usant de pédagogie, de les traiter, afin de contrecarrer toute manipulation communicationnelle. Surtout qu’après, un démenti ne suffit pas à effacer tout le tort que peut causer une nouvelle erronée.

C'est là, tout le sens de la liberté que s'entoure le journaliste pour répondre à la première question, celle du choix des sujets. Cette question que l'on se pose en toute conscience. Est-ce que ce sujet vaut-il un papier? Combien de papier vaut-il. Cette libreté ne peut être ni conditionnelle, ni surveillée. À chacun son métier.

À Arsène Séverin qui a pratiqué du Journalisme en tout professionnalisme et dont nous comprenons la noblesse du geste, par delà la frustration, nous souhaitons bon vent pour la suite de sa carrière!

Parfois, il faut s’élever à hauteur des génies, pour les comprendre. Les étudier en commentaire composé ne suffit pas.

Courage Arsène, Courage cher confrère! 

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-28 14:38:17

Hommage encomiastique à Camille Bongou. La finitude d’un juste : l’intellectuel et la polis (Par Grégoire Lefouoba)

Décédé le 16 décembre dernier en France à l’âge de 78 ans des suites d’une maladie, Camille Bongou a reçu, le 27 décembre à Brazzaville, un dernier hommage de la nation en présence du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso. Le corps sans vie du défunt a été conduit à Bokouélé, dans le département de la Cuvette (nord), où il sera porté en terre à Ikouba, son village natal. L’oraison funèbre a été lue devant le chef de l’Etat par le Pr Grégoire Lefouoba

«Pour la cause du souvenir, de l'amitié ou philia et surtout pour la fraternité éprouvée, devant une telle assemblée et un tel évènement absolument aussi grave,

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Je me demande si je le mérite, pour formuler devant Votre très Haute autorité quelques sentences pour célébrer la mémoire d'un homme qui aura été si proche de Vous.

Tout au contraire, pour ce moment de grande tristesse qu'on appelle ici ngninga, ngnia ou mawa, car, je l'éprouve en mon for intérieur sous la puissance du regard de ces visages illuminés par la bienveillance du ciel et du silence des murs de ce palais des Congrès.

En ces lieux-ci, jadis Camille Bongou mettait en œuvre selon son style, son art de commander aux hommes en qualité de Membre du Bureau Politique, Secrétaire chargé de la Permanence du Parti Congolais du Travail pendant cinq ans, de Juillet 1984 à Juillet 1989.

En ces lieux, on l'appelait tout simplement par une formule de reconnaissance pour son talent, Chef Camille, incarnation solidaire de l'autorité sur les personnes et les choses.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

La présente cérémonie d'Hommage de la Nation est désormais entrée dans l'Histoire des mentalités civiles comme un instant de pause encomiastique pour extraire la sève de la vie d'un défunt, afin d'édifier une digue contre toutes les formes d'impéritie pour scruter le futur avec le poids de la rationalité, toute attitude qui fortifie la vie et inscrit le progrès comme étant cumulatif pour éviter le pas de l'oubli.

Camille BONGOU n'était pas un homme ordinaire. Il tirait son mystère de son tempérament calme, sûr de l'éclat de ses convictions, des valeurs fécondes de son ancestralité, il était le point de convergence de l'élite intellectuelle et politique de notre pays au point d'être à la fois :

- Ya Camille pour ses cadets sociaux et

-Chef Camille pour l'autorité symbolique dont il était la forme mobile de son incarnation, l'homme à partir duquel pour son savoir-faire, on se déterminait.

On imagine dans nos esprits le fracas de sa disparition comme une feinte de la vie et chacun de nous peut sûrement métrer la richesse de cette immense séparation qui est en soi un fourvoiement pour la Nation entière.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs, les Membres du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs, les Présidents des Institutions Constitutionnelles,

Madame, Éplorée Marie Pauline Bongou,

Chers parents, Mesdames et Messieurs,

Tout le monde se rend compte de la vulnérabilité de la vie, de la petitesse de notre existence qui se montre en se dévoilant de la manière la plus vive, aujourd'hui à partir du corps vif, étalé de notre compagnon, époux, père, grand-père, oncle, frère et parent.

Le fils de Bokouéle né Obouala sur les terres de Mossaka, fils d'Engomo et Itandy a développé son endurance très tôt pour affronter toutes les vicissitudes de la vie depuis son royaume d'enfance à l'école primaire de Gagna sur les terres d'Ollombo.

Jacob Okanza-Owi son dernier maître était fier de l'avoir eu comme élève, ses collègues au Collège Champagnat de Makoua, au Lycée chaminade se souviennent, ceux de l'École Normale Supérieure d'Afrique Centrale ont toujours en mémoire ses qualités d'orateur hors-pair, maîtrisant l'histoire des croisades.

À présent, je vais devoir avec prudence dire deux faces de notre frère et ami : l'intellectuel et le politique, car il aura été si peu soldat.

L'Intellectuel,

Camille n'était pas un animal habité par la nature et les besoins.

Sa force de transcendance l'éloignait des codes, des systèmes, des normes avilissantes des sociétés de consommation; aujourd'hui sans repères, sans lumières, complètement anéanties et en déperdition éternelle.

Que pouvons-nous dire de son humilité légendaire, de sa courtoisie naturelle, discrète, sans cesse retenue, et qui se dévoilait merveilleusement dans son rapport véritable au monde, aux êtres et aux choses ?

Doué d'une intuition de vie intellectuelle féconde, il a su avec sobriété et fidélité accompagner remarquablement au nom de la Sophia, le Département de philosophie dans son odyssée scientifique au cours de ces dernières années.

Camille Bongou, c'était aussi l'esthétique du regard susceptible de vous troubler, de déconstruire votre vie antérieure, de transformer la spiritualité de votre âme, et de vous élever aux valeurs supérieures de la praxis humaine du vivre ensemble.

Camille Bongou, homme sans étiquète, parce que sachant assumer sa pratique comme une façon de dire, profondément lié à la Renaissance pour son humanisme, et surtout aux Lumières, base de son engagement au service de la solidarité humaine, et pour son esprit scientifique dans la lutte contre tous les obscurantismes et fétichismes de l'esprit qu'étudiait notablement Auguste Comte dans sa loi dite des trois états dans son fabuleux Discours sur l'esprit positif.

L'esprit de méthode et d'organisation, héritage Cartésien, a inspiré sa démarche intellectuelle. Cette qualité cérébrale spécifique l'orienta vers des études de philosophie qu'il accomplira après son élargissement et en sera de la deuxième promotion des Licenciés de philosophie formés sur le sol national qu'il sanctionnera par l'obtention d'une Maîtrise.

Camille Bongou enseignait aux autres, en prêchant par l'exemple, il aidait tous à s'élever par la gnose, seul salut pour l'homme.

La face cachée d'un intellectuel engagé

Dans une gnose d'érudition féconde, deux pas se confondaient en un seul chez lui : l'intellectuel se faisait politique et le politique était le regard de la vérification de la vérité comme Thomas d'Aquin.

Il serait laborieux de penser autrement notre frère Camille, que comme incarnation absolue de la parole vertueuse et du geste réfléchi le tout pour une cause juste.

L'homme consolait souvent son intime solitude volontaire par un dialogue ininterrompu avec les livres et se préoccupait du mouvement des idées dans notre pays.

L'emblématique et Très Respecté Président de l'Association Congolaise de Philosophie a su imprimer une dynamique nouvelle, donnant à voir dans la polis, l'intérêt majeur de la philosophie.

Pour éviter des humeurs de jalousie et de malfaisance livrée à la concurrence ou compétition maladive, l'usage de la diplomatie coutumière était son fort pour l'unité du groupe.

Dans cette nouvelle dynamique qui constitue la marque de son intentionnalité, on peut y lire le sceau de l'universel en lien avec Hegel pour qui : «l'intellectuel est celui qui sait imprimer dans toutes ses actions du sceau de l'universel».

Toute l'existence assumée du président de la Société Congolaise de philosophie n'a été tournée que pour accomplir son hospitalité universelle de manière à justifier son passage au monde.

Sa dernière sortie publique dans les milieux du savoir l'a été à l'occasion de la soutenance d'une Thèse de Doctorat en philosophie par un de nos étudiants portant sur Kant le 10 Juillet 2022 ...comme pour faire ses adieux à un mode de vie qu'il a tant magnifié.

L'homme politique

La politique était pour Camille Bongou le lieu par excellence d'élaboration des idées pour une noble praxis. Son personnage s'est vite distingué dans le milieu par sa capacité à capter le regard et les oreilles de ses pairs par la puissance de son argumentaire.

L'homme était un monstre du travail bien fait, un organisateur de talent, n'oubliant aucun détail. Perfectionniste, il en agaçait plus d'un. Il pouvait paraître à tort comme un donneur de leçons.

Courageux, fier de son éducation et de ses convictions

Vous avez mis ainsi en application le jugement contre Socrate qui accepta de boire la ciguë au nom du respect des lois et la justice d'Athènes. Tel a été ton personnage.

Camille Bongou comme toutes les personnes justes faisait souvent le transfert de sa bonne foi sur autrui d'où des déconvenues subies, qu'il n'a ni regrettées, ni condamnées. Tel était son modus opérandi.

Il faut beaucoup de courage et d'engagement pour procéder à la lecture (description) non pas d'un évènement traduisant l'esthétique de la vie, mais d'un évènement rappelant la laideur et le fardeau de la mort.

Tous ici présents, devant Monsieur Camille Bongou, à travers ce corps allongé privé de souffle pour ressentir ce que je ressens au-dedans de moi-même, pour dire le voyage de son esprit, parti dans le pays des vérités enfouies sans être révélées.

Autant que nous sommes, volontairement, personne ne souhaite visiter ce pays où la simple découverte d'un corps allongé laisse couler sur soi les fleuves que sont nos yeux, les eaux que sont nos larmes.

Que dire devant ce farfadet qui était convaincu que la Respublica est justice, égalité et fraternité ?

Que dire de cet esprit qui aura marqué et touché nos cœurs par la puissance de son verbe ?

Chers parents et amis,

L'homme aura lutté pendant ces trois dernières années pour retenir nos soupirs, mais la finitude programmée parce qu'évidente, prend toujours le dessus.

Camille Bongou n'hésitait pas à dire la vérité, parce qu'il était né pour supporter le poids de l'histoire à travers le testament de la vérité. Cet esprit est la preuve de son attachement à la justice.

En réussissant à t'extraire de notre affection physiquement animée, pour nous plonger dans l'univers anxieux, la finitude à la totale modestie et l'attachement solidaire, que tu semais habilement au nom de l'humanité de l'homme.

Malgré nos efforts pour dégrafer cette procession de l'histoire, dans laquelle tu nous plonges; nos cœurs s'effondrent, nos visages perdent leur éclat habituel, prenant ainsi la forme d'un homme perdu au milieu du désert en quête d'eau.

Monsieur le Président de la République,

Camille Bongou, votre compagnon était un homme du cru, généreux et loyal, lié à la tradition de son territoire ancestral, son humanité se recyclait à travers l'expression d'un silence vertueux et qui s'accomplissait par un geste réfléchi.

Madame Bongou,

Toute la vie de votre époux a été la synthèse intelligente des joies et aussi des malheurs, une somme non exprimée de frustrations vécues et dignement assumées dans la tourmente de sa jeunesse et de sa majorité tout en dignité avec humilité et stoïcisme.

À ses parents, autant qu'ils sont...

Une étoile s'est éteinte, soyez fiers de lui dans l'éternité renouvelée de vos pensées.

À ses enfants, neveux et petits enfants,

Votre géniteur, oncle et grand-père était un homme juste qui enseignait à tous le culte du savoir et de la solidarité.

À ses amis,

Votre ami était tout, l'âme de la si belle amitié à la manière de Montaigne et La Boétie, «parce que c'était lui et c'était vous».Vos emplois du temps vont être modifiés.

Aux intellectuels et aux philosophes, fonctionnaires de l'Humanité,

Notre Grand, le Grand, Ya Camille [ainsi que nous l'appelions]. Mystère de notre vie, votre finitude a été acceptée par la nature au moment de la clôture du colloque international sur votre ami Jérôme Ollandet dont vous étiez l'initiateur, le Vendredi 16 Décembre 2022 ici même, au Palais des Congrès. Ton héritage intellectuel et politique sera la trame de fond de ton passage au monde.

L'arbre que tu as planté à travers ton œuvre vivra éternellement à travers nos souvenirs et des générations qui sont et seront sous le contrôle de notre portée éducative.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Avec pudeur, j'ai la sensation intime que le départ de Camille est un gâchis pour notre Nation, en ces temps de quête d'identité pour le futur de nos pays confrontés à l'assaut des puissances à la recherche d'hégémonie planétaire.

Au service des intérêts inhumains pour la domination et l'asservissement des peuples qui en veulent à toute forme de dictée historique reflétant; cinq siècles d'anéantissement: dont quatre d'esclavage, un siècle de colonisation et presque un siècle de néo colonisation subtile et perfide, toutes choses contre lesquelles, Camille a offert sa jeunesse pour la lutte d'émancipation des peuples opprimés.

Les malheurs se succèdent, les meilleurs d'entre nous partent, il ne nous reste que le souvenir de ce qu'ils ont été et de l'impact qu'ils ont laissé.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Madame Bongou,

Chers parents et frères,

Contre la puissance du vent de la mort nos limites sont bien visibles, il nous reste que le flot de nos larmes pour exprimer notre impuissance, source de notre souffrance.

L'expression de cet hommage encomiastique donc élogieux, réservée à notre frère, personnage distingué de l'ensemble de ses compatriotes par son talent, sa grandeur d'esprit, son refus de l'insignifiance, sa modestie, sa recherche des talents est une quête pour l’Unité, le Travail et le progrès qui était son agir.

Que la terre de Bokouele te reçoive avec amour dans la lumière éternelle sous l’astre de sa puissance ».

Grégoire Lefouoba

Créé le 2022-12-27 20:20:03

Claudia Ikia Sassou N’Guesso : Joyeux anniversaire ! 50 ans, mais toujours altruiste et humaniste

Femme et mère épanouie, la fille de Denis Sassou-N’Guesso et Lily Kaniki a visiblement tout pour elle… la députée du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) dans la cinquième circonscription électorale de Talangaï, a soufflé « belle et bien » ses 50 bougies, en ce mois de décembre 2022 à Brazzaville, en présence de toute sa famille et de nombreux invités de marque. Un élan d'amour dont elle avait bien besoin. Et franchement qui, s'il ne la connaissait pas, pourrait découvrir qu'elle a un demi-siècle ?

Il est des moments où la présence des parents, des proches, pourquoi pas des amis autour de soi, procure un sentiment de légitime fierté et qui traduit à lui seul tout l’amour que les vôtres portent en vous. À l’occasion de son anniversaire, Claudia Ikia Sasou Nguesso en a eu l’agréable preuve, en toute sobriété.

Dans les commentaires, les messages continuent à affluer : "Tu es tous les ans plus belle", "Vous êtes plus qu'aimée", "Joyeux anniversaire Claudia Ikia Sassou N’Guesso. Je le répète encore et encore. Pour moi, tu ne changes pas, toujours la même qu'à nos 15 ans. Passe une soirée mémorable entourée des tiens. Je t'embrasse bien fort et très belles fêtes de fin d'année", "Quel message mélancolique... Mais non, c'est merveilleux les anniversaires ! C'est le signe qu'on est en vie ! C'est la fête, c'est une chance inouïe de vieillir, et quand on le fait comme toi, encore plus."

Toujours au top à 50 ans

Claudia Ikia Sassou N’Guesso n'a pas à rougir de son âge. Il faut dire qu'à 50 ans, celle qui inspire tous les artistes congolais aujourd'hui a conservé un corps de déesse que les jeunes de 20 ans lui envient !

Par delà le poids des mots, l’éloquence de l’image traduit ces sublimes instants immortalisés à tout jamais, par des clichés qui disent tout et se savourent avec considération.

Dynamiser l’image du Congo à l’extérieur et rendre l’action du Président de la République plus visible auprès des Congolais figurent parmi ses priorités. Diplômée en management de l’American College of London, Claudia Ikia Sassou N’Guesso a rejoint le pays au milieu des années 1990, après des expériences dans la finance et dans l’expertise comptable à Libreville au Gabon.

Elle intègre le cabinet présidentiel en tant qu’attachée auprès du conseiller aux affaires économiques, avant de se voir confier les relations publiques en 2003.

Une femme par essence d’exception dont le hasard ou la providence a voulu qu’elle soit la fille d’un chef d’Etat, à l’image d’Athéna, la déesse de l’intelligence, la fille du Dieu grec Zeus, la Responsable de la communication et des relations publiques à la Présidence est en proie à la caricature par une certaine langue devenant de ce fait, à tort, comme une victime expiatoire qu’on immole sous l’autel des diffamations et mensonges sur les réseaux sociaux.

Pourtant, elle est considérée comme une femme leader, charismatique, altruiste, humaniste et emblématique.

Allez, bon anniversaire Coco !

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-27 19:18:35

La route Nyanga-Divénié : c’est la Croix et la bannière

Au total, seulement 37km sépare Nyanga et Divénié dans le département du Niari (sud). Seulement voilà, cette route départementale se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation très poussé. Comme conséquence, c’est la croix et la bannière pour les plus téméraires qui empruntent cette partie de la route.

Dans le top 3 des routes les plus dégradées du département du Niari figure le tronçon Nyanga-Divénié (37km).

Vaillamment, le président du conseil départemental du Niari, Armand Moody Mafoumbou, en tournée dans la contrée, a emprunté récemment cette route en déroute avec sa délégation pour aller "partager avec la population l’espoir " .

Le comble, c’est que les dernières pluies n’ont pas du tout arrangé les choses. Le passage des véhicules gros porteurs a déformé le visage de cette partie de la voie.

Le sous-développement du réseau routier du Niari impacte les secteurs de l’agriculture et de l’élevage, du commerce, ainsi que de l’industrie et du tourisme.

En permettant l’évacuation des produits agricoles, le secteur routier est également un moyen de transport obligé des productions à venir, ainsi que de lutte contre la pauvreté et l’exode rural. Ainsi, en zone forestière, la route est perçue comme une incontournable nécessité quotidienne (se soigner, aller au marché, accéder au train...), familiale et culturelle.

En attendant que les travaux de rénovation ne prennent en compte cette voie, la souffrance des usagers a encore de beaux jours devant elle.

Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-27 17:16:11

France : L’artiste congolais Kaly Djatou chante pour les personnes dialysées du centre de Vandoeuvre-Champelle à Nancy

Autour d’un goûter de Noël, l’artiste congolais, Maurice Koudiatou dit Kaly Djatou a semé bénévolement la joie dans les cœurs des personnes dialysées du centre de Vandoeuvre-Champelle à Nancy en France.

Le chanteur de « Premier salaire » s’est produit devant des personnes en dialyse (dont la durée des soins peut dépasser à chaque fois quatre heures), afin de leur communiquer un peu de joie, le temps de quelques chansons.

Cette initiative de Kaly Djatou dont le single « Marie-France » arpente les chemins du succès en France et en Afrique, a été une source de bonheur pour les malades et aussi pour le personnel médical.

A travers cette prestation réussie, Kaly Djatou tenait ainsi à soutenir les malades et aussi animer sa propre commune.

Le centre de Vandoeuvre-Champelle dispose d’une capacité d’accueil de 16 patients en unité d’autodialyse et 32 patients en unité de dialyse médicalisée. Il développe les moyens de traitement des malades atteints d’insuffisance rénale et met en œuvre tous moyens propres à favoriser la recherche, l’étude et le traitement de l’insuffisance rénale.

Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-27 16:31:36

RDC – Musique : Les obsèques de Tshala Muana ont eu lieu vendredi à Kinshasa

Décédée le 10 décembre dernier à Kinshasa, Elisabeth Tsala Muana Muidikayi a été inhumée vendredi 23 décembre à la nécropole ‘’Entre-ciel-et-terre’’ à Kinshasa. La cérémonie d’hommage à la ‘’reine du Mutuashi’’ s’est tenue au Palais du Peuple.

Le calicot géant à l’effigie de Tsala Muana suspendu sur la façade du Palais du Peuple de Kinshasa, marquait la solennité de l’instant, ce moment où tout un peuple a dans la communion, rendu un hommage mérité à celle qui des années durant, avait porté haut les couleurs de la République démocratique du Congo, à travers sa musique et notamment le folklore Luba, le mutuashi.

Sortie de la morgue de l’hôpital du centenaire où elle était en dépôt, la dépouille de Tshala Muana a été saluée par les nombreux kinois massés aux abords des avenues, sur le parcours qu’a emprunté le cortège, pour rallier le Palais du Peuple.

À travers le tapis rouge dressé pour la circonstance, les porteurs funéraires ont acheminé le cercueil de Tshala Muana jusqu’au catafalque.

Du coté des personnalités officielles, on a noté la présence du premier vice président du bureau du sénat, du premier vice président de l’Assemblée nationale, de la ministre de la culture, des députés et sénateurs, ainsi que d’Olive Lembe Kabila.

Trois prises de paroles ont marqué la cérémonie. Premier à intervenir, Adios Alemba a au nom de Felix Wazekwa assurant la présidence de l’union des musiciens congolais UMUCO, remercié les autorités congolaises pour leur implication dans ces obsèques, ainsi que l’ex première dame, Olive Kabila. Profitant de l’occasion, Adios Alemba a plaidé pour l’amélioration de la condition du musicien congolais, arguant du fait que Tshala Muana qui a fait honneur au Congo à travers la musique, serait morte dans un total dénuement, en situation de pauvreté.

Le professeur Toussaint Tshilombo Send a ensuite pris la parole, au nom de Claude Mashala , l’époux de Tshala Muana. Puis le tour est revenu au représentant de la famille Biologique de Tshala Muana, de s’exprimer.

Dans son oraison funèbre, la ministre de la Culture des Arts et du Patrimoine, Catherine Kathungu Furaha a rappelé que Tshala Muana était devenue une citoyenne du monde.

« Tshala Muana est un patrimoine national. Par ses œuvres si riches, si variées et adulées, elle a fait connaitre notre pays, la République Démocratique du Congo. Elle est et restera une grande ambassadrice culturelle de la République démocratique du Congo dont elle était fière de porter la culture. Elle a réussi à inscrire son nom sur la liste des immortels. L’histoire retiendra, non seulement sa musique, mais aussi son nom. Les générations présentes et futures diront d’elle, qu’elle est partie d’ici, de cette terre africaine pour conquérir le monde et imposer notre culture dans le concert universel du rendez-vous du donner et du recevoir.»

Et de conclure, « le gouvernement à travers le ministère de la Culture, des Art et Patrimoine, fera son devoir. Le devoir de conserver la mémoire de maman Elisabeth Tshala Muana, que l’histoire a réussi à écrire en lettres d’or dans le monde de la Culture. Tshala Muana ne disparaitra pas. Elle sera étudiée dans nos écoles, nos académies, car elle vient de rejoindre la liste des femmes qui ont marqué notre temps, à l’instar de Tchimpa Vita, de la bienheureuse Anuarite Nengapeta, de Sophie Kanza, de Vonga Aye, de maman Kanzaku, de maman Angebi, de Pongo Love, d’Abeti Masikini et d’autres. »

De fait, le ministère et de Culture, des Arts et du patrimoine « poursuivra les échanges avec la famille, son groupe et l’union des musiciens congolais, la place qui revient de droit à l’œuvre de Tshala Muana dans le conservatoire congolais, afin que le génie des arrangements de ses chansons, son style et la symbiose de musique traditionnelle avec les instruments et harmonisations modernes, puissent être conservés et perpétués chez les jeunes.

La biennale Tshala Muana qui était en préparation avec elle pour l’année 2023, devra se tenir, afin de récompenser celles et ceux qui valoriseront notre folklore».

Après le dépôt des gerbes de fleurs, le cortège s’est ébranlé pour la nécropole ‘’Entre-ciel-et-terre où Tshala Muana a été inhumée.

Repose en paix, l’Artiste !

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-25 00:58:03

Noël : Un moment de partage, de fraternité et d’amour avant tout !

Loin d’être une simple date sur le calendrier, Noël revêt pour une grande partie des humains à travers la planète, une signification toute particulière. Un moment de partage, de fraternité et d’amour.

Tant pour les chrétiens qui à travers les gloria célèbrent la naissance du Christ, que pour les non chrétiens, Noël appelle à des retrouvailles et des réjouissances, en famille ou entre amis.

Faire la fête, comme pour magnifier et sublimer la fraternité et l’amour pour les autres. Cet amour qui se traduit aussi à travers les cadeaux que l’on s’échange. Ces cadeaux font particulièrement le bonheur des enfants dont les yeux qui brillent traduisent le bonheur d’être aimés.

Que dire de ceux qui, pour de multiples raisons; solitude, maladie, deuil ou autres, sont dans la détresse et se sentent de fait exclus de ces réjouissances. Beaucoup culpabilisent et trouvent le moment mal venu pour leur affliction. Un mot de réconfort à leur endroit est un baume. Il apaise autant la douleur qui les étreint, qu’il traduit à leur endroit, ce sentiment de ne pas être seuls dans l’épreuve et surtout d'être soutenus. Passez un coup de fil pour prendre des nouvelles, envoyez un message, rendez visite, pourquoi pas. Vous aurez partagé le bonheur...

Que c’est doux et réconfortant, de savoir que quelque part, quelqu’un pense à vous et vous témoigne cet amour pur, celui de la fraternité entre les humains.

Alors, au nom de toute l’équipe des Échos du Congo-Brazzaville, nous vous témoignons de notre amour et de notre amitié et vous disons: JOYEUX NOËL.

La Rédaction

Créé le 2022-12-24 09:28:29

France – Congo : Denis Sassou N’Guesso reçu à l’Élysée

Le chef de l’État français, Emmanuel Macron, a reçu jeudi en tête-à-tête à l'Elysée, son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso. N'en deplaise à ceux qui pensaient qu'il y avait de l'eau dans le gaz dans les relations entre Brazzaville et Paris, cette rencontre vient une fois de plus traduire de l’excellence des relations entre la République du Congo et la République française.

La substance de l’information se loge parfois dans les détails. Et quand un détail devient un symbole, peu importe qu'il soit infime.

Un détail dans la réception du président Denis Sassou N’Guesso à l’Élysée, a traduit le non-dit, qui pourtant disait tout et avec éloquence même.

Plutôt que d’attendre son hôte sur le perron comme de coutume, le président Emmanuel Macron est descendu accueillir le président Denis Sassou N’Guesso depuis la voiture, après l'accolade, les deux chefs d’État ont gravit les marches du perron de l’Élysée, la main dans la main, quasiment en ami.

Dans les us diplomatiques, cette symbolique traduit autant de l’estime que de la considération, la volonté de cheminer ensemble, dans les sujets d’intérêts communs. 

Les entretiens entre le président Denis Sassou N’Guesso et son homologue français Emmanuel Macron, s’inscrivent donc dans le prolongement de la séculaire et excellente coopération bilatérale qui existe entre la République du Congo et la République française, deux pays liés par le destin commun de l’histoire.

La France qui entretien depuis toujours des relations de coopération avec le Congo, est en bonne place des bailleurs de fonds bilatéraux. La France intervient au Congo à travers l’agence française de développement qui finance divers projets économiques et socioculturels.

Même si rien n’a filtré sur le contenu des entretiens entre les deux chefs d’État, les différents sherpas ayant travaillé sur la rencontre ont évoqué le fait qu’au cours de leurs échanges de plus d’une heure, (un autre symbole diplomatique montrant que les sujets n’ont pas été évacués à la va-vite), les deux chefs d’État n’ont pas manqué d’évoquer la protection de la forêt et de la biodiversité du Bassin du Congo, si cher à Denis Sassou N’Guesso qui dirige la commission climat du Bassin du Congo.

Le plaidoyer de Denis Sassou N’Guesso à Charm el-Cheikh sur le Bassin du Congo deuxième poumon encore sain de la planète, résonne toujours dans les mémoires notamment auprès du président Emmanuel Macron qui attache également du prix à la protection de l’environnement, en témoigne l’intérêt qu’il porte sur les ouvrages du docteur Michel Innocent Peya, qui justement traitent de la question, à travers la vision écologique de Denis Sassou N’Guesso.

Rappelons que lors de son séjour parisien, le président Denis Sassou N’Guesso s’est entretenu le 21 décembre avec Diego Aponte, le patron du groupe Mediterranean shipping company (MSC), acquéreur des actifs de Bolloré Africa logistics. Celui-ci a assuré que sa compagnie va davantage œuvrer pour l’ouverture du Congo vers le marché extérieur, à travers le transbordement au Port autonome de Pointe-Noire.

La rencontre entre le chef de l’État congolais et le président directeur général (PDG) du groupe MSC est intervenue le même jour de la signature de cession des actifs de Bolloré Africa Logistics à ce groupe.

Le géant italo-suisse du transport maritime est désormais propriétaire de la totalité des activités portuaires et logistiques du groupe français, notamment en République du Congo. « C’est la première fois que je rencontre le président Denis Sassou-N’Guesso. Aujourd’hui, nous venons de conclure l’acquisition de Bolloré Africa Logistics comme groupe MSC et nous sommes très fiers d’investir en République du Congo. Nous avons rencontré le chef de l’État pour discuter du futur, pour rassurer la présidence que nous allons tenir les engagements faits par le passé par la famille Bolloré », a indiqué Diego Aponte.

Spécialisée dans la logistique portuaire, la compagnie MSC entend augmenter le volume de ses activités portuaires au Congo et ouvrir le pays vers le reste du monde. Son PDG a annoncé qu'elle pourra aussi investir au port de Brazzaville pour desservir les pays limitrophes et voir les possibilités d’améliorer les infrastructures portuaires.

Précisons que le groupe MSC a réussi à acquérir 100 % des actifs de Bolloré Africa Logistics, regroupant l’ensemble des activités de transport et logistique du groupe français en Afrique, sur la base d’une valeur d’entreprise nette des intérêts minoritaires de 5,7 milliards d’euros.

Le montant global de la cession des actions s’établirait à 5,1 milliards d’euros auxquels s’ajoutent 600 millions d’euros de remboursement de comptes courants, d’après le communiqué de Bolloré.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-22 23:32:53

Parti Congolais du Travail : Entretien avec Parfait Iloki Secrétaire Permanent à la communication et aux nouvelles technologies

Le 31 décembre, le Parti Congolais du Travail (PCT), totalisera 53 ans. Parti leader sur le plan politique au sein du pouvoir de la République du Congo, le Parti Congolais du Travail (PCT) est le Parti le plus vieux et le mieux implanté à travers tout le pays. Il fait partie de la majorité présidentielle avec d’autres Partis alliés qui constituent cette majorité qui gouverne et applique la politique dans la mise en œuvre de la gestion de l’exécution du programme du Président de la République, chef de l’Etat, le camarade Denis Sassou-Nguesso, ’’Ensemble, poursuivons la marche vers le développement’’. Vue l’actualité de l’heure, notre rédaction s’est rapprochée d’un jeune membre du Parti, le camarade Parfait Romuald Iloko, Secrétaire Permanent à la communication et aux nouvelles technologies. (Le vocable camarade est utilisé entre les membres du parti et précède le nom, comme dans tous les partis de gauche).

Les Échos du Congo-Brazzaville : Parfait Romuald Iloki, vous êtes Secrétaire permanent du principal Parti au pouvoir, le PCT. Vous êtes parmi les jeunes qui émergent au sein de votre Parti. En ce qui concerne la politique nationale, l’actualité récente, c’est le message du Président de la République devant le Parlement réuni en Congrès, sur l’Etat de la Nation, du 28 septembre 2022 au Palais des Congrès de Brazzaville. Le Président de la République a dit beaucoup de choses, il a dû revenir sur certaines d’entre elles et a redit beaucoup d’autres (pédagogie oblige, ndlr). Quelle lecture faites-vous de ce message ?

Parfait Romuald Iloki : Merci de l’honneur que vous nous faites pour cette visite, afin de réaliser cet entretien. Pour répondre à votre question, il faut savoir que le Président est resté dans la constance. Savez-vous que, pour diriger des pays dans un monde moderne d’aujourd’hui, il faut d’abord avoir de la constance.

Les gens peuvent bouger, les gens peuvent réfléchir, les gens peuvent aussi parler, il faut simplement être constant. Et, c’est l’une des caractéristiques et des traits de caractères du Président de la République. Et cela nous honore, nous qui sommes au Parti Congolais du Travail, le Parti qu’il dirige, même si aujourd’hui, il est en incompatibilité parce que, Président de tous les Congolais.

Qu’est-ce-que nous avons retenu dans ce message ? Mais, vous savez que, la clé du développement des Nations, beaucoup ne le disent pas assez ! C’est d’abord, la Paix. S’il n’y a pas de paix, vous avez beau avoir des taux de croissance à deux (2) chiffres, je suis sûr que, [suivez mon regard], vous n’irez pas loin. Je dirais en substance : tant que, un pays est en paix ; tant que chacun peut vaquer à ses occupations ; tant que chacun peut aller et revenir, s’asseoir ou se mettre debout, allez au boulot puis revenir, c’est déjà l’essentiel, le reste ! C’est chacun qui devait s’activer, à faire ce qu’il peut.

Les ouvriers doivent travailler, les fonctionnaires doivent fonctionner, la Sécurité doit assurer la sécurité de toutes les populations et nous les politiques, nous, en tant que hommes politiques, on se réjoui de ce message, parce que, nous pensons que tant que le pays est en paix, nous pouvons faire la politique et que, la politique en fait c’est simplement le débat d’idées.

On discute, on se contredit parfois, pour faire asseoir chacun son idée, faire triompher son point de vue et faire avancer et évoluer les choses à travers la raison, à travers ces discussions, à travers donc, la démocratie. La démocratie, qui est par essence le domaine même de la différence. Donc, le message du Président de la République nous a inspiré.

Les Échos du Congo-Brazzaville : La paix, certes qu’elle est primordiale. On ne mange pas la paix, vous rétorque-t-on. Est-ce-que le bien-être des populations ne serait-il pas aussi préoccupant au même titre que la paix?

Parfait Romuald Iloki : Non, c’est la paix qui est plus importante, parce que la paix, détermine tout le reste. Le reste ne détermine pas la paix, maintenant par la suite, nous sommes confiants de ce que le gouvernement, sous la direction du Premier ministre, chef du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso travaille.

Vous suivez les conseils de Cabinet, vous suivez les Conseils des ministres, vous voyez comment les cadres qui sont responsabilisés à ce niveau grouillent de solutions, pour que le peuple ne soit pas toujours dans une situation de précarité. C

’est vrai, que pour la parenthèse du nouveau mandat du Président (2021-2026) ’’Ensemble, poursuivons la marche vers le développement’’ qui se poursuit, et auquel nous avons rencontré pas mal de difficultés. La première, c’est la crise économique, qui n’est pas du reste une invention congolaise, cette crise est mondiale ; la deuxième, c’est la pandémie à coronavirus (Covid 19). Par ailleurs, vous avez dû le constater que, depuis l’ancien Premier ministre Clément Mouamba (paix à son âme, ndlr), le nouveau Premier ministre qui est arrivé, le gouvernement est à la tâche pour trouver et apporter des solutions concluantes.

Concernant cette crise sanitaire, nous avons perdu quelques compatriotes, mais la situation n’a pas été aussi dramatique et catastrophique chez nous, comme l’avait prédit certaines institutions sanitaires au plan mondial telle l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S). Vous avez d’ailleurs suivi que cette même Organisation avait décerné un satisfecit à la démarche congolaise, sous la houlette du Président lui-même, à trouver des solutions idoines aux problèmes de Covid 19.

Fort heureusement, aujourd’hui, vous voyez que l’économie, du point de vue de sa diversification est en train de remonter, le taux de croissance est encore bas, autour de 0,2 mais, les choses sont en train de s’organiser, la diversification économique est bel et bien en marche et les services de l’Etat sont eux-aussi en marche, en train de travailler, pour apporter des solutions salvatrices et adéquates à la population.

Les Échos du Congo-Brazzaville : Dans son message, le Président de la République a encore longuement évoqué la corruption, la concussion et la fraude. Avec pour conséquence, l’impunité qui bat son plein. Votre Parti, le PCT cautionnerait-il cette impunité, qui devient, il faut l’avouer un véritable fléau dans notre société ?

Parfait Romuald Iloki : En effet, le Président a fait plus d’une heure de discours, vous avez dû retenir nombre d’autres choses que la corruption. Malgré cela, je dois vous avouer aussi que la corruption, c’est un fléau mondial, donc international.

Je constate à mon niveau que, le gouvernement fait beaucoup d’efforts dans ce domaine. Il existe des institutions étatiques, y a même tout un Ministère qui a été créé afin de contrôler les autres Ministères, en l’occurrence, le Ministère du contrôle d’Etat, grâce à l’apport du Fonds monétaire international et de la Banque mondial, les partenaires au développement, qui ont accompagné le Congo à la création d’organismes indépendants qui gèrent ces questions.

Laissons-leur le temps de faire ce travail. Je lisais dans la presse, un citoyen a dit : « le temps de la pédagogie est terminé, il faut passer à l’action » Passer à l’action, donc, sévir, punir, infliger des sanctions exemplaires, donc, cesser avec l’impunité. C’est le sens de votre question, en ce qui concerne la corruption.

Les Échos du Congo-Brazzaville : L’action est tardive, elle arrive de façon lente et inopérante, peut-être qu’elle n’arrivera pas du tout, c’est toujours le statu quo !

Parfait Romuald Iloki : Ne soyons pas des censeurs, surtout pas vous de la presse. La presse, c’est de voir et de dire ce que l’on voit. Vous, vous avez vu qu’il existe des organismes qui sont là, qui sont en train de s’organiser. Ecoutez ! Même un enfant qui nait, il ne marche pas le même jour.

Ces organismes sont nés fraîchement, il faut les laisser s’asseoir et voir comment ils doivent se mettre au travail. Le gouvernement aussi, avec le retour du ministère en charge du contrôle d’Etat, il faut leur laisser le temps de s’organiser et de voir, par où, par quel bout commencer à tordre le cou à ce fléau, qui, je le répète, est internationalement reconnu.

Néanmoins, on sait que, la corruption existe partout dans le monde. Je ne connais pas la proportion de ce phénomène dans notre pays, je sais simplement que dans tous les pays du monde, en développement, c’est un fléau comme les changements climatiques, le coronavirus, qui était une pandémie, peut-être que la corruption en est une aussi, donc, il faudra toujours apporter des solutions favorables, c’est ce que notre gouvernement ne cesse de faire.

Les Échos du Congo-Brazzaville : Le Président de la République, chef de l’Etat a également abordé le problème du grand banditisme en milieu urbain. Dans la plupart de nos grandes villes désormais. Quelles pistes de solutions votre Parti peut-il proposer pour éradiquer ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur au jour le jour ?

Parfait Romuald Iloki : J’ai horreur d’entendre ces séquences qui reviennent comme des refrains, le Président dit des mêmes choses. C’est faux ! Le pays, c’est comme un appartement. Si votre appartement a cinq (5) chambres, ce n’est pas parce que vous avez changé d’année que celui-ci aura 6 chambres, non, c’est toujours les 5 chambres et peut-être avec parfois les mêmes problèmes.

Le pays a presque les mêmes similitudes. Chaque année, le chef de l’Etat revient sur l’Etat de la Nation, donc, il fait le point de ce qu’il a vécu, comment il a géré le pays de janvier à décembre : une sorte de bilan annuel. Ce n’est pas qu’il revient sur les mêmes choses. Il revient peut-être sur les mêmes thématiques, mais avec des informations nouvelles sur chaque thématique, comme l’année précédente. Si on se comprend, c’est tant mieux ! Vous comprenez !

Les Échos du Congo-Brazzaville : Monsieur le Secrétaire Permanent, c’est plutôt le peuple qui a besoin d’une bonne compréhension.

Parfait Romuald Iloki : Oui, bien évidemment ! Mais vous la presse, vous devez expliquer ces choses-là au peuple. Parce que, le rôle de la presse est de divertir, d’informer mais aussi d’éduquer. Vous parlez de grand banditisme urbain, ce que nous parlons en terme prosaïque : bébés noirs ou ’’kuluna’’. J’ai constaté que le gouvernement s’est organisé d’avoir tout un Ministère en charge de la Sécurité Publique, au départ s’était le Ministère de l’Intérieur.

Je vois aussi qu’il y a des formations qui sont prévues, parce que c’est des phénomènes nouveaux qui sont arrivés dans nos sociétés, à cause de la proximité avec les voisinages, parce que, nous sommes de plus en plus dans un monde globalisant, comme dans un village planétaire où les frontières sont baissées, à travers vous-même la presse, les médias, les réseaux sociaux en plus, donc, nous sommes envahis par certains phénomènes venus de l’extérieurs. Il n’y a plus de société vivant en vase clos, nous subissons une véritable invasion des modèles, des habitudes et des comportements, des cultures exogènes qui s’entremêlent.

Le phénomène de mode influence énormément la société dans laquelle nous vivons. Malgré cela, le plus important, ce n’est pas ce phénomène, mais, le plus important, c’est comment réagir pour arrêter cela, sinon éradiquer ledit phénomène. Et le gouvernement est en train de prendre les choses à bras-le-corps.

Je vois le ministre Mboulou sur tous les champs d’action, je vois les directions générales de la Police, qui sont sur ces questions et j'ai  vu récemment les Parquets, qui se saisissent de la question, en tout cas, je ne suis pas fataliste, mais j’ai foi que ces choses vont être gérées au fur et à mesure.

Mais ! Encore une fois, ce sont des fléaux de vie, des phénomènes sociaux actuels, modernes. Ce sont peut-être des pandémies sociales au niveau de nos cités urbaines, de nos villes. D’ailleurs, à propos, nous même au niveau du Parti, nous avons des desks de réflexion sur toutes ces questions, qui concernent singulièrement la couche juvénile.

Nous avons également tout un Secrétariat qui s’occupe des questions de sécurité, qui veille pour voir, comment accompagner le gouvernement, aiguillonner l’action du gouvernement, puisque le gouvernement est à un fort pourcentage Parti Congolais du Travail. Nous travaillons pour que ces questions ne soient pas des sujets tabous. Que ce soit des questions de société, nous y travaillons beaucoup et les résolutions commencent à être perceptibles, visibles.

Les Échos du Congo-Brazzaville : Il y a une échéance électorale qui pointe à l’horizon en 2023 : les sénatoriales. Comment votre Parti, le PCT se prépare-t-il pour affronter ce scrutin, qui n’est pas au suffrage universel, ce sont les élus locaux qui vont élire les Sénateurs. Les conseillers départementaux et municipaux voteront au suffrage indirect.

Parfait Romuald Iloki : Dans la parenthèse (2019-2024) comme mandat quinquennal du Secrétariat Permanent et du Bureau politique du Comité central du Parti Congolais du Travail, a eu quatre missions :

- primo, la réélection du Président du Comité central en 2021 ;

- secundo, donner au Président de la République, les ressorts nécessaires pour gouverner à l’Assemblée nationale, c’est en 2022, ce qui fut fait ;

- tertio, donner une majorité au Président, de gouverner au niveau du Sénat, de sorte que, tout le Parlement soit au contrôle du PCT pour lui donner des possibilités plus grandes et plus larges pour gouverner le pays avec beaucoup de stabilité ;

- quarto, la réorganisation du Parti, en tenant compte des ressorts institutionnels, de l’actualité, de la modernité d’aujourd’hui.

La science évolue tellement et nous, nous sommes adaptés aussi à la science pour essayer de faire rebondir notre Parti, faire que le PCT deviennent un Parti de plus en plus moderne. C’est ce que nous essayons de faire, c’est ce que nous continuons à faire, sous la houlette du camarade Pierre Moussa, le Secrétaire général du Parti.

Donc, pour les sénatoriales de 2023, nous allons apporter une majorité digne au Président du Comité central pour que, de la même manière que le Parlement est à sa dévotion pour gouverner, c’est aussi ça la démocratie ; que le Sénat le soit aussi de sorte que, il n’y ait pas de prétexte pour l’application, mieux, l’exécution à bon escient, du projet de société « Ensemble, poursuivons la marche vers le développement » au niveau du Sénat, comme ça se passe aujourd’hui au niveau de l’Assemblée.

En tout cas, nous sommes plus que prêts, le Président peut dormir tranquille, son Parti, le Parti Congolais du Travail lui apportera, comme on sait le faire, la majorité au niveau du Sénat. Surtout que, la majorité au niveau du Sénat se jouera à travers les conseils locaux, qui ont déjà été élus et dont le PCT a raflé autour de plus de huit cents et quelques conseillers sur les mille cent (+800 sur 1100). Certes, les élections ne sont pas gagnées d’avance au niveau du Sénat, seulement, c’est un peu comme si c’est déjà fait.

Les Échos du Congo-Brazzaville : Dernièrement, il y a un membre de l’opposition qui a été gardé à vue pendant plus de trois jours, puis relâché par la suite, c’est M. Destin Gavet, quel est votre avis par rapport à cette privation de liberté.

Parfait Romuald Iloki : Aucun avis ! Aucun commentaire, sauf à vous préciser et vous renvoyer dans les statuts ou dans la loi sur les Partis politiques. Je ne sais pas si mon frère Gavet est opposant, parce que je connais la définition de l’opposition selon la loi. Mais qu’à cela ne tienne, la Justice est au-dessus de tous, la Justice est comme l’Eglise au milieu du village, je pense que chacun de nous peut être interpelé par la Justice, peut être interpelé par les services de police, répondre de cette invitation ne signifie pas être aux arrêts.

Toutefois, la garde à vue est aussi institutionnalisée tout le monde le sait. Peut-être que celui qui vous parle l’a déjà été une fois dans sa vie. En politique, on peut être interpelé, tel a été son cas et je pense qu’il a été libéré.

La garde à vue a duré le temps que ça dure, c’est sûr que les services ont été informés de ce qui se passe. Pour moi, je pense que c’est une affaire classée, simplement.

Les Échos du Congo-Brazzaville : Un message pour terminer ?

Parfait Romuald Iloki : Je voudrais vous dire merci tout simplement, de savoir que nous sommes à votre entière disposition chaque fois que vous aurez des questions à nous poser, on ne pratique pas la langue de bois. On aimerait néanmoins préciser que ce pays, le Congo appartient à tout le monde, nous voyons comment il se construit, que, l’opposition n’est pas seulement faite pour s’opposer, que la majorité n’est pas faite non plus pour imposer son style. Mais que, au milieu, il y a le bon sens. « Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée », disait le philosophe. Et lorsqu’on veut mieux partager le bon sens en ce qui concerne notre pays, il suffit de regarder dans le rétroviseur : d’où nous venons, où est-ce nous nous trouvons présentement et où nous allons.

Mais nous autres, on connait très bien ce pays, pour voir d’où nous venons. Je ne cherche pas loin, je regarde autour de notre métier, je suis en face de vous, je vois comment vous utiliser les nouvelles technologies aujourd’hui, pour dire que, on est plus dans l’antiquité congolaise, on est en train d’avancer. Et tout ça, on ne dit pas, on n’en parle pas assez mais je pense qu’on avance, c’est grâce quand-même à ceux qui sont aux affaires, qui ont créé les conditions qu’il y ait la fibre optique, qu’on puisse se déplacer sans problème, ils ne sont pas encore arrivés au bout des peines du Congo, c’est sûr, parce que le pays n’est pas encore développé, mais parce que, nous ne sommes pas encore émergeant, c’est aussi certain.

Nous avançons certes lentement, mais disons mieux surement, parce que de nos jours, on peut prendre sa bécane à Pointe-Noire, puis arriver au soir de la même journée à Brazzaville, jusque dans le septentrion. Prodigieux non ! Tout ça, grâce à la volonté du Président, on a eu à parachever des grandes réalisations en ce qui concerne les voies de communications et dans d’autres domaines vitaux, pour le bien-être des populations congolaises. Par bonheur, tous les coins et recoins du pays, sont devenus d’accès facile.

C’est bien beau de parler souvent de ce qui ne marche pas, mais, essayons aussi d’aller voir de temps en temps, et parler de ce qui a marché, des réalisations. C’est vrai qu’on n’est pas encore arrivé au summum, mais le pays se construit et avance. De ce fait, nous sommes d’autant très heureux, parce que, vous êtes en train de vivre, l’évolution, oh ! Ça n’est pas déjà la transformation du Congo, l’évolution du Congo, le travail qui se fait, le cheminement, la démarche qui se poursuit.

Et sachez que quand on travaille, on n’a pas que des ’’hauts’’, des succès, des réussites, mais il y a aussi des erreurs, donc des ’’bas’’, que nous essayons de remonter pour qu’ils deviennent des forces, afin de procurer un bien-être et un mieux-être du peuple congolais.

Propos recueillis par Valda Saint-Val /Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-22 12:31:57

Congo – Police nationale : Suspension de solde pour des officiers supérieurs et subalternes absents au poste

Une correspondance interne émanant du président de la commission de contrôle des effectifs de la police nationale, adressée au colonel de police, directeur général de l’équipement, prescrit la suspension de la solde pour 335 officiers supérieurs et subalternes de la police nationale.

La liste jointe en annexe de la correspondance et que nous ne pouvons publier pour des raisons déontologiques, nomme les personnes concernées par la mesure.

Ces officiers supérieurs et subalternes ainsi identifiés, n’ont pas répondu aux contrôles et leur présence physique n’est signalée à aucun poste, ni dans aucun corps de la police, voire en détachement à l’étranger.

Qualifiés sous le vocable « d’agents fictifs », ces personnes dont les postes budgétaires restaient ouverts et la solde régulièrement pourvue, sont soit décédées pour certaines, ou se trouveraient à l’étranger depuis de nombreuses années déjà pour d’autres et donc coupables d’abandon de poste ou de désertion.

Cette suspension de solde constitue une radiation de fait des officiers supérieurs et subalternes concernés, la radiation proprement dite qui obéit à des règles précises, étant une mesure disciplinaire aux mécanismes juridiques et administratifs complexes, pour des personnes passées sous les drapeaux, qui plus est, des officiers.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-21 07:14:16

France – Football : Karim Benzema tourne le dos aux bleus

Au lendemain de la défaite de l'Equipe de France en finale de la Coupe du monde contre l'Argentine, Karim Benzema a officialisé sa retraite internationale sur ses réseaux sociaux, lundi. Une décision retentissante du Ballon d'Or 2022 qui aurait été prise dès son retour à Madrid. Mais l'attaquant a préféré, par respect, attendre la fin de la compétition pour faire son annonce.

C'est une véritable bombe qui s’est abattue sur le monde du football. Karim Benzema a annoncé sa retraite internationale.

"J'ai fait les efforts et les erreurs qu'il fallait pour être là où je suis aujourd'hui et j'en suis fier. J'ai écrit mon histoire et la nôtre prend fin", a écrit Karim Benzema, sur twiter le lundi après-midi, le jour de ses 35 ans.

Karim Benzema ne rejouera plus avec les Bleus. L'annonce a pris tout le monde de court.

Pourtant, tout semblait aller mieux pour Karim Benzema qui était appelé à participer au mondial. Hélas blessé, il a été contraint de renoncer à la Coupe du monde.

Immédiatement, il est retourné à Madrid et c'est précisément à ce moment là qu'il aurait décidé de prendre sa retraite internationale, selon les informations du journal madrilène As.

Si sa décision était déjà prise, Karim Benzema a attendu la fin de la compétition pour annoncer sa retraite internationale, par respect pour ses coéquipiers et aussi pour ne pas perturber l'Equipe de France en pleine compétition.

Le quotidien espagnol précise même qu'il aurait été en mesure de jouer contre la Tunisie puisque sa blessure était «mineure».

Et cette décision surprend d'autant plus, car Benzema vient d'être sacré meilleur joueur du monde en décrochant le Ballon d'Or et que le prochain Euro ne sera que dans un an et demi. C’est certainement lassé de sa relation tumultueuse avec les Bleus, que Karim Benzema a finalement décidé d'y mettre un terme.

À Doha, la relation avec Didier Deschamps semble s'être à nouveau cassée.

Blessé à la cuisse durant la préparation, Benzema avait été renvoyé chez lui. Il n'a pas compris que le staff des Bleus ne le laisse pas se soigner avec eux durant la compétition, surtout sans être remplacé par un autre joueur. Il a d'ailleurs repris l'entraînement avant la fin des matchs de poules. Il aurait donc pu participer au minimum à la demi-finale et la finale du Mondial.

L'attaquant du Real n'a pas non plus apprécié qu'on dise que son absence avait été vécue comme un soulagement par une grande partie des joueurs de l'équipe de France, voire du staff.

Enfin, le fait que Didier Deschamps puisse décider de son avenir a, semble-t-il, poussé Benzema à faire cette annonce, puisqu'il n'a visiblement plus envie de retravailler avec le sélectionneur des Bleus, voire de partager de nouveaux moments avec des coéquipiers avec lesquels il ne s'entend pas forcément bien.

Voila qui semble expliquer le refus par Karim Benzema de repousser l’invitation de la fédération française de football, d’assister à la finale France Argentine à Doha tout comme son mentor Zinedine Zidane qui a également décliné l’invitation.

La carrière de Karim Benzema en bleu est marquée par 97 sélections et 37 buts, mais aussi une longue absence de 5 ans en raison de son implication dans l'affaire de la sextape avec Mathieu Valbuena.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-19 23:55:40

Congo – France : Le vice-amiral Jean Dominique Okemba a présidé la cérémonie de remise de passeports aux ex combattants de la diaspora

Le vice-amiral Jean Dominique Okemba a présidé lundi, à l’ambassade du Congo en France, la cérémonie de remise des passeports, dans le cadre de la mise en œuvre des conclusions entre l’État congolais et le collectif de la diaspora, ex combattants.

Ils étaient naguère des combattants. Ils sont désormais entrés dans les rangs et envisagent de revenir au Congo pour apporter leur pierre à l’édifice. Pour ce faire, le collectif de congolais avait formulé auprès du vice-amiral Jean Dominique Okemba, le souhait de disposer de documents devant permettre le voyage, ce retour au pays natal.

Jean Dominique Okemba en avait fait la promesse lors de la première rencontre, elle est désormais tenue.

La cérémonie qui s’est déroulée l’ambassade du Congo, a d’ailleurs constitué la deuxième rencontre citoyenne entre le vice-Amiral Jean Dominique Okemba, ministre, secrétaire général du Conseil national de sécurité, et le collectif des Congolais résidant en France anciennement connus sous le vocable de "Combattants".

Dans son mot de bienvenue, l’ambassadeur Rodolphe Adada a partagé avec les récipiendaires de passeports, « le désir de la part de tous d’aller vers d’autres réalisations en faveur du Congo et de ses enfants, quel que soit le lieu où ils se trouvent ».

Signalons que cette démarche est une initiative personnelle du président Denis Sassou N’Guesso, qui fait du vivre-ensemble, un objectif majeur de développement et d’édification d’une nation unie, solidaire et de progrès.

C’est pourquoi, il avait demandé au secrétaire général de sécurité de rencontrer à nouveau le collectif des Congolais afin de poursuivre le processus de dialogue républicain initié par la diaspora et concrétisé à Paris, le 9 octobre dernier. Une rencontre au cours de laquelle avait été évoquée le problème de passeports.

« Vous m’avez demandé d’agir avec promptitude pour la délivrance d’un nouveau passeport à plusieurs d’entre vous : c’est chose faite !», s’est réjoui Jean Dominique Okemba.

Il a exhorté les récipiendaires en tant que précurseurs d’avoir à cœur de demeurer exemplaires, ouverts, pédagogues et solidaires afin que d’autres Congolais de l’étranger leur emboîtent le pas pour contribuer à la marche vers le développement du pays. Pour que « désormais, le chef de l’Etat, père de la Nation, puisse compter sur l’engagement et la loyauté de tous les enfants de la République du Congo, y compris ceux de l’étranger ».

Après la remise des passeports aux récipiendaires, Anicet Goma, porte-parole du collectif, a remercié les autorités congolaises qui ont tenu parole et ont permis la réalisation concrète de ce projet.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-19 22:15:40

Congo : l’accès à l’eau potable, une problématique insoluble à Ewo ?

Cela fait plusieurs mois voire des années que tous les quartiers de la ville d’Ewo, dans le département de la Cuvette-Ouest, vivent sans eau potable. Une situation difficile qui pousse d’ailleurs les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer, à parcourir plusieurs kilomètres pour en trouver. Nombreux se contentent de plaintes sur les réseaux sociaux pour manifester leur mécontentement sous l’indifférence de ceux qui ont une moindre parcelle d’autorité dans ce domaine malgré les promesses faites concernant l’accessibilité à cette denrée précieuse et vitale aux ménages.

La passivité de l’Etat couplé à l’extrême pauvreté ont conduit les populations à la mise en place des puits, les sources ou la rivière kouyou pour leurs besoins élémentaires.

Par conséquents ces oubliés de l’eau potable consomment de l’eau souillée au détriment de leur santé.

Cette situation est connue dans de nombreuses villes congolaises.

En effet, pour le Congo dont le régime de pluie est important, la production d’eau potable est pourtant insuffisante pour satisfaire la demande. Avoir de l’eau potable est devenue un luxe.

Vétusté des infrastructures, défaillances dans la gestion et le suivi de l’exploitation des ouvrages, insuffisance dans l’entretien des machines, difficultés d’acquisition de nouveaux outils de production et de distribution, forte croissance de la population urbaine, tels sont les principales causes auxquelles il faut trouver des solutions.

En attendant que le Saint Esprit ne touche les cœurs des décideurs, les populations de la ville d’Ewo sont toujours dans l’expectative.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-19 12:37:55

Finale de la Coupe du monde 2022 : l’Argentine de Messi championne du Monde !

Les Argentins l’ont emporté face à la France à l’issue de la séance des tirs au but (4 t.a. b. à 2) au terme de 120 minutes absolument haletantes (3-3) marquées par un doublé de Messi (23 s.p., 109) et un triplé de Mbappé (80 s.p., 81, 118 s.p.).

L'Argentine est l'une des équipes de football les plus prestigieuses de la planète et a produit des joueurs extraordinaires comme Diego Maradona et Lionel Messi.

 

L'Argentine a participé à 18 éditions sur 22 de la Coupe du monde : 1930, 1934, 1958, 1962, 1966, 1974, 1978, 1982, 1986, 1990, 1994, 1998, 2002, 2006, 2010, 2014, 2018 et 2022.

L'Argentine a été une seule fois pays organisateur de la Coupe du monde : en 1978.

L'Argentine a été absente quatre fois de la phase finale de la Coupe du monde : en 1938, 1950, 1954 et 1970.

Les Argentins ont refusé de participé aux éliminatoires de la Coupe du monde 1938 (dont la phase finale était organisée en France) car ils souhaitaient que l'épreuve se déroule en Amérique du Sud afin d'avoir une alternance Europe/Amérique du Sud. Quatre ans plus tôt, l'édition 1934 avait en effet été déjà organisée en Europe (en Italie).

L'Argentine a également refusé de participé aux éliminatoires de la Coupe du monde 1950 dont la phase finale avait lieu au Brésil en raison d'un conflit avec le Fédération brésilienne de football. L'Argentine reprochait au Brésil de ne pas avoir boycotté la Coupe du monde 1938 en France. De plus, en 1948, une grève des joueurs argentins éclata (estimant qu'ils n'étaient pas assez payés) et ils furent nombreux à quitter le pays pour aller jouer en Colombie.

Rebelote en 1954 : l'Argentine est absente des éliminatoires, subissant encore les conséquences de la grèves des joueurs de 1948. La sélection argentine ne jouait pratiquement jamais à cette époque, manquant ainsi la Copa América 1949, la Coupe du monde 1950, la Copa América 1953 et la Coupe du monde 1954 !

Enfin, pour la Coupe du monde 1970, l'Argentine n'est pas parvenue à se qualifier, échouant dans le groupe 1 de la zone Amérique du Sud des éliminatoires. Les Argentins ont été devancés dans un groupe à trois par le Pérou et la Bolivie.

L'Argentine a gagné deux fois la Coupe du monde de football : en 1978 et en 1986.

L'Argentine a également été finaliste trois fois de la Coupe du monde : en 1930, en 1990 et en 2014. L'Argentine n'ayant jamais été éliminée en demi-finale, elle n'est jamais montée sur la troisième marche du podium.

Au total, 44 joueurs ont remporté la Coupe du monde de football. Un seul y est parvenu deux fois : Daniel Passarella qui était présent en 1978 et 1986.

Diego Maradona aurait pu lui aussi faire ce doublé mais il n'a pas été retenu par le sélectionneur argentin en 1978, à la grande surprise des médias et des supporters.

Ils sont deux sélectionneurs argentins à avoir été sacrés champions du monde : César Luis Menotti en 1978 et Carlos Bilardo en 1986.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-18 18:12:12

Brazzaville : Autour d’un repas convivial, les AEVA fêtent le 3e anniversaire de leur Forum

Les initiatives solidaires, les mains tendues, les sourires et les rires pour donner chaque jour un peu plus de sens au projet de leur association. Et parce qu'on ne loupe pas une occasion de fêter ces victoires quotidiennes, les Anciens élèves du village abandonné (AEVA) se sont retrouvés ce dimanche à Mayanga pour fêter, autour d’un repas convivial, le 3e anniversaire de leur plateforme sur Whatsapp. « Trois ans d’existence, plusieurs membres et que du bonheur » se réjouit le Président fondateur,  Valentin Ngot Bordas.

Ils ont de nombreux souvenirs en commun, dont la création du lycée des trois glorieuses de Mossendjo surnommé du « village abandonné » dans les années 80 par son premier proviseur Pierre Djestone Nkou.

Et c’est un véritable avant-goût des fêtes qu’ils ont pu déguster, avec entre autres les poissons, aubergines… au menu.

Ce rassemblement a également été l’occasion de regarder la finale de la coupe du Monde 2022 entre la France et l’Argentine (3-3). Finale remportée par l'Argentine aux tirs au buts (4-2).

Le Forum de plus de 40 membres se réunit chaque année surtout à cette période où les forums sont en déclin, pour discuter et partager des idées pour faire avancer la Mutuelle des anciens élèves du lycée des trois glorieuses de Mossendjo.

Un don d’un sachet de haricots de Kimongo a été offert par Emma Loundou à chaque mutualiste.

Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-18 17:49:20

Congo – Nécrologie : Camille Bongou s’en est allé

Il s’était retiré de la vie politique congolaise et vivait une retraite paisible. Camille Bongou est décédé le vendredi 16 décembre 2022, à Poitiers en France, à l'âge de 78 ans.

Homme calme et pondéré, Camille Bongou est une des Grandes figures politiques congolaises, de la décennie 80, après la réhabilitation des personnalités naguère épurées de tous les corps de l’État et du Parti, pour leur participation à la tentative de coup d'état du 22 février 1972 conduite par le lieutenant Ange Diawara sous le label du M22.

Revenu au devant de la scène politique, cet idéologue du parti reprend du galon.

Au sein du Parti Congolais du Travail qu’il a réintégré, Camille Bongou accède au comité central puis au bureau politique. Il devient le numéro 2 du PCT à l’issu des travaux du troisième Congrès du Parti Congolais du Travail.

Son ascension coïncide avec le retour en grâce de ses compagnons du « M22 » qui occuperont autant les postes ministériels que ceux des autres secteurs de l’appareil de l’État, en assumant les fonctions de préfet, de maire d’arrondissement, voire de directeurs généraux d’entreprises d’État.

Après avoir quitté le parti, en 1989, Camille Bongou s’était reconverti dans la culture. Licencié en philosophie de l’université de Brazzaville en 1974, ce natif de Bokouélé fut le premier licencié sorti du département de Philosophie de l'université de Brazzaville (actuelle Université Marien Ngouabi). Aussi animait-il des mouvements philosophiques.

À 78 ans, Camille Bongou s’en est allé rejoindre ses compagnons du « M 22 », qui représentaient en leur temps, l’aile gauche au sein du PCT ou de l’APN, parmi lesquels Ange Diawara, Ambroise Edouard Noumazalaye, Franklin Boukaka, Élie-Théophile Itsouhou, Prosper Matoumpa Mpolo, Jean-Baptiste Ikoko, Jean-Pierre Olouka et bien d'autres.

Acteur politique de convictions, Camille Bongou restera cet homme intègre qui privilégiait le débat d'idées, la conciliation des contraires et l'intérêt général.

Son décès ferme davantage le banc sur cette génération du PCT de la première heure, qui disparaît et se meurt peu à peu.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-16 23:38:37

Congo – Djiri : Les populations fortement agressées par les nuisances sonores et tectoniques d’une briqueterie implantée en plein quartier

Quartier 908, dans la zone de l’Académie militaire Marien Ngouabi, dans l’arrondissement 9 Djiri, Les populations sont fortement agressées par les nuisances sonores et tectoniques de la briqueterie ‘’ Chine Jiangsu’’. Cette unité de fabrication de parpaings en ciment, implantée en plein quartier, utilise des machines dont outre la poussière, le bruit et les vibrations ont des effets dévastateurs sur les populations, ainsi que leur habitat. Leurs différentes sollicitations auprès des autorités et même leur action en justice sont jusque là restées lettres mortes.

Ils crient leur exaspération, ces résidents du quartier 908 de Djiri, celui-là même qui jouxte l’académie militaire Marien Ngouabi.

Ici, la quiétude qui caractérise tout quartier d’habitation, a été soudain troublée et même remise en cause, depuis que s’y est installée la briqueterie ‘’ Chine Jiangsu’’.

Outre le bruit quasiment invivable des machines, les vibrations qu’elles produisent engendrent un réel effet tectonique sur les habitations dont nombreuses présentent désormais des fissures. Ce qui les fragilise, avec le risque de catastrophes de masse, que des maisons s’écroulent sur leurs occupants.

À part les nuisances sonores, les habitants sont en proie au développement de pathologies telles l’hypertension artérielle, les maladies coronariennes et même des lésions auditives irréversibles, sans compter les troubles du sommeil, tant l’usine les soumet à des vrombissements et vibrations du sol occasionnés par des machines qui tournent à une cadence répétée toutes les 15 secondes, de 7 heures à 17 heures et 7 jours sur 7.

Ce cocktail infernal influe également sur les conditions d’étude à l’Académie militaire Marien Ngouabi, ainsi qu’aux écoles du voisinage.

S’appuyant sur l’article 60 de la loi sur la protection de l’environnement, les habitants du quartier, regroupés en comité, ont mené des démarches, tant auprès du promoteur de la briqueterie, du maire de l’arrondissement, de la ministre de l’environnement, de même qu’ils ont dû ester en justice, en déposant plainte entre les mains du procureur de la république.

De toutes ces démarches, aucunes n’a connu un semblant d’aboutissement et comme pour narguer les populations, la société ‘’ Chine Jiangsu’’ continue impunément son action de sape sur la santé des populations ainsi que sur l’environnement, en intensifiant ses activités.

Excédés par ces nuisances dont les effets néfastes se ressentent dans chaque famille et face à l’inertie des autorités qui font la sourde oreille face à la détresse des populations, de nombreux jeunes du quartier et même des adultes envisagent de régler le problème à leur manière.

Très remontés, certains nous ont confié leur colère et envisagent même le pire. « Puisque l’État nous a abandonné, c’est par nos propres moyens que nous devons réduire cette briqueterie au silence. Si l’État qui a rédigé la loi ne veut pas la respecter en agissant, eh bien, nous entrons dans une espèce de désobéissance civile face à l’inertie des autorités, en prenant les choses en mains. ‘’ Chine Jiangsu’’ use de violence en nous agressant au quotidien. Nous allons les renvoyer à la lecture du petit livre rouge du président Mao qui disait : ‘’à la violence réactionnaire, il faut opposer la violence révolutionnaire’’. Sans doute que les autorités ne nous en voudront pas, puisqu’elles sont restées les bras croisés, face à nos sollicitations. Trop, c’est trop, nous n’en pouvons plus. Autant mourir dans l’action, que de mourir dans l’inaction, quand le bruit de ‘’ Chine Jiangsu’’ nous aura achevé ».

Reste qu’il est encore temps pour les autorités, de se bouger enfin, avant que l’irréparable ne survienne.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-14 19:51:08

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