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Une information judiciaire a été ouverte en France, sur des soupçons de corruption autour du litige financier de plus de un milliard d'euros et vieux de plus de trente ans, qui oppose le Congo-Brazzaville à l’homme d'affaires d'origine libanaise, Mohsen Hojeij, a indiqué mardi le Parquet national financier (PNF).
"Une information judiciaire a été ouverte par réquisitoire introductif en date du 15 avril 2022 des chefs de corruption active et passive. Ce dossier trouve son origine dans une plainte émanant de la République du Congo, adressée au PNF au mois d’octobre 2021", a précisé le ministère public.
L'affaire remonte au début des années 1980. Mohsen Hojeij avait décroché plusieurs contrats entre 1983 et 1986, notamment la construction de ponts ou de villages. Mais en 1986, après l'effondrement des cours du brut, la situation économique du pays s'était détériorée et seule une partie des travaux avait été réglée.
En 2000 puis en 2013, la Cour internationale d'arbitrage de Paris avait condamné à deux reprises le Congo à indemniser la société de Mohsen Hojeij, la Commisimpex.
Au fil des années, la somme réclamée par l'homme d'affaires a gonflé, passant d'environ 100 millions d'euros lorsque le litige s'engage en 1992 à environ 1,5 milliard d'euros aujourd'hui. En parallèle, depuis la décision de 2013, de nombreuses saisies d'avoirs ont été pratiquées par Commisimpex et contestées par le Congo.
En octobre, le Congo a déposé sa plainte simple auprès du Parquet national financier (PNF), assurant que la sentence de 2013 avait fait l'objet de manœuvres voire de paiements afin d'orienter la décision en faveur de Commisimpex. Dans son viseur, le président du tribunal arbitral de l'époque, Yves Derains, une figure du secteur, accusé par la plainte, d'avoir "entretenu des liens financiers et secrets" avec Commisimpex.
Cette ouverture d'information judiciaire est "une excellente nouvelle. Enfin, justice va être rendue", s'est félicité Maitre Kevin Grossmann, avocat du Congo.
À la suite de cette plainte, le Congo a demandé en décembre la réouverture de l'arbitrage de 2013, une demande en cours d'examen par de nouveaux arbitres.
Yves Derains mais aussi Commisimpex, via ses avocats Me Jacques-Alexandre Genet et Ludovic Malgrain, se sont érigés contre ce qu’ils qualifient de "manœuvres" ou des "accusations fantaisistes" et indiqué avoir déposé ces derniers mois des plaintes en dénonciation calomnieuse.
Les autorités congolaises se disent sereines et croient en la justice. « Tout vient à point, à qui sait attendre » a tweeté le Ministre congolais de la Communication et des Médias Thiery Lézin Moungalla.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-31 07:37:17
Le Président Denis Sassou N’Guesso a assisté dimanche à Luanda, aux obsèques de l’ancien Président angolais, José Edouardo Dos Santos. Cette présence témoigne de l’excellence des liens d’amitié entre le Congo et ce pays frère avec lequel il est lié, tant par la géographie que par l’histoire, notamment celle de sa lutte de libération.
Place de la République à Luanda, le Président Denis Sassou N’Guesso a assisté le dimanche 28 août 2022, aux funérailles de l’ancien Président angolais, José Eduardo Dos Santos.
Outre le président congolais, on y a aussi noté la présence de Cyril Ramaphosa d’Afrique du Sud et Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo, au nombre des chefs d’État ayant effectué le déplacement de Luanda.

Envers les autorités angolaises et la famille de l’illustre disparu, le Président Denis Sassou N’Guesso a traduit l’hommage de l’ensemble du peuple congolais à la mémoire de l’illustre disparu.

Dans une voix empreinte d’émotion, le Président Denis Sassou N’Guesso a confié : « L’Angola et l’Afrique viennent de perdre un grand dirigeant. Je viens de perdre un ami, un frère, un compagnon de lutte.
Dos Santos et moi sommes arrivés à la tête de nos États respectifs la même année, en 1979 et à peu près avec le même âge.
Je l’ai connu à Brazzaville, au moment où il luttait aux cotés du Président Agostino Neto et moi-même aux cotés du Président Marien Ngouabi. Je peux dire que nous avons mené les mêmes combats, tous les combats, pour nos deux pays et pour l’Afrique.
On peut se souvenir surtout de la bataille que nous avons menée contre l’apartheid en Afrique du Sud. Pour la libération du sud de l’Angola occupée par les forces de l’apartheid. Pour la libération de la Namibie et pour la fin de l’apartheid en Afrique du Sud.
On peut se souvenir aussi des longues négociations quadripartites qui se sont déroulées à Brazzaville. Le président Dos Santos était au centre de ces négociations.
Au moment où je viens de dire au revoir à mon frère et ami, je peux dire que les mots me manquent pour dire la douleur qui m’envahit.
Mais, nous continuerons la lutte. Comme il le disait lui-même, « la lutta continua la victoria e certa ».
Né le 28 août 1942, José Eduardo Dos Santos est décédé le 8 juillet dernier en Espagne.
Deuxième président de l’Angola indépendante, il avait succédé en 1979, à António Agostinho Neto mort le 10 septembre de la même année à Moscou.
José Eduardo Dos Santos est resté au pouvoir 42 ans de suite, de 1979 à 2017. Ses obsèques ont été organisées à la date anniversaire de sa naissance.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-30 09:42:15
La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, est allée le 24 août dernier, au chevet des déplacés venus de la République démocratique du Congo (RDC) ayant trouvé refuge à Ngabé, dans la zone nord du département du Pool.
A Ngabé centre, 60 ménages, soit 192 déplacés venus de la RDC, ont trouvé refuge. Ils viennent des villages limitrophes de l’autre côté du fleuve Congo où sévissent les conflits inter ethniques. 433 autres déplacés sont dans les villages environnants du centre de Ngabé.
L’urgence humanitaire a été telle que la ministre Irène Mboukou-Kimbatsa a effectué une descente, le 24 août 2022, pour s’enquérir de la situation, accompagnée d’une délégation du Haut-commissariat pour les réfugiés.
La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire n’y est pas allée les mains vides. Elle a apporté les kits humanitaires de première nécessité composés de vivres et non-vivres dont les matelas, les moustiquaires, les draps, des kits pour les femmes allaitantes et en état de gestation. Le but étant de soulager les peines de ces déplacés qui sont dans une situation précaire.
Le message de la ministre Irène Mboukou-Kimbatsa a été celui de paix car parmi les déplacés figurent ceux des ethnies qui sont en conflit en RDC.
La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire s’est par la suite rendue sur le site à aménager pour accueillir les déplacés dont le nombre pourra, sans nul doute, augmenter dans les prochains jours.
Pour l’heure, les équipes de ce Ministère sillonnent les villages qui entourent la localité de Ngabé pour s’assurer qu’aucun déplacé n’a été oublié.
Germaine MAPANGA / source : Ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire
Créé le 2022-08-29 14:28:50
C’est un tout autre geste que nous retenons sur la traditionnelle photo de début de saison du club européen le plus titré du 21e siècle (2e au monde). Sadio Mané et Noussair Mazraoui ont refusé de faire la publicité de la bière sur la traditionnelle photo de l’équipe fondée en février 1900 et qui joue depuis 1965 en Bundesliga.
Sur la traditionnelle photo du Bayern Munich, les deux joueurs musulmans, Sadio Mané et Noussair Mazraoui ne tiennent pas de verres de bière dans les mains.
Il s'agit de Paulaner, une bière et une brasserie allemande, établie au début du XVIIe siècle à Munich par les moines du monastère "Neudeck ob der Au".
En Allemagne, le secteur de la bière vit "une deuxième crise" à cause de la pénurie de gaz due à la guerre en Ukraine. Quelque 1 500 brasseries que recense le pays redoutent de devoir stopper leur production. La journée mondiale de la bière, qui a eu lieu le 5 août dernier dans le pays, n'était pas aussi festive que les années précédentes.
Zéro réaction en Allemagne.
En France, l’image aurait fait polémique comme l’affaire Idrissa Gueye. Le joueur du PSG, aurait refusé de porter un maillot floqué des couleurs de l'arc-en-ciel pour la journée en soutien aux droits LGBT, en Ligue 1.
"L'homophobie n'est pas une opinion mais un délit. La LFP (Ligue) et le PSG doivent demander à Gana Gueye de s'expliquer et très vite. Et le sanctionner le cas échéant", avait écrit l'association dans un message posté sur Twitter.
Pourquoi l’alcool est interdit par l’islam ?
On ne trouve pas dans le Coran son interdiction rédigée sous la forme habituelle : « Il est illicite pour vous de… » mais des condamnations morales et des mises en garde nuancées.
Le vin serait une «oeuvre du diable »
Dans la 5e sourate, un verset assimile le vin à « une abomination, oeuvre du diable ». Comparant le jeu de hasard et le vin, la 2e sourate se montre plus tolérante : « Il y a dans l’un et l’autre un grand péché et certaines utilités pour les hommes. » Malgré tout, « le péché l’emporte sur l’utilité ». La 4e sourate ordonne aux croyants de ne pas prier en état d’ivresse.
L’interdiction de l’alcool a été imposée, dans certaines sociétés musulmanes, bien après la rédaction du Coran (VIIe siècle) par des doctrinaires qui n’ont retenu que le verset le plus dur.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-29 14:04:30
Une étude réalisée par le magazine économique américain Forbes liste Brazzaville et Pointe Noire parmi les 25 villes les plus sales du monde. Brazzaville et Pointe Noire occupent respectivement la 11e et la 17e place sur cette liste des 25 villes les plus sales du monde au côté des autres villes africaines, européennes, du moyen orient, et d’Amérique latine.
Moscou vient à la 14e place, New-Delhi à la 24e place, Luanda 22e place, et Mali 16e place.
Les critères de sélection tiennent compte de la pollution de l’air, la gestion des eaux usées, et l’insalubrité. La gestion des déchets passe par une vraie politique de traitement, de tri, de stockage et de valorisation.
La propreté des villes du Congo ! Un long roman, une série sans fin.

Lancée dans l’urgence et en grande pompe en novembre 2018 pour assainir les lieux publics, l’initiative prise par le défunt Premier ministre, Clément Mouamba, n’est pas suivie par bon nombre de citoyens congolais.
Si les grands axes sont nettoyés, les routes secondaires, les quartiers et les plages sont toujours sales.
Selon plusieurs observateurs, le public ne s'est pas approprié cette opération suffisamment.
Jack de MAÏSSA / les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-27 13:55:15
Comme la situation économique s'améliore progressivement grâce aux cours du pétrole qui remontent et fournissent à l'État d'importantes recettes budgétaires, le gouvernement congolais, va procéder au paiement des dettes dont les montants sont compris entre 10 millions FCFA et 50 millions FCFA, selon un communiqué du Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public dont une copie est parvenue ce samedi 27 août 2022, à notre rédaction.

Créé le 2022-08-27 13:36:25
Dans l’affaire du braquage de chez Mère Alice, quatre principaux présumés responsables sont dans les mains de la police et l'enquête suit son cours. Le capitaine Morgane a été à son tour interpellé vendredi.
Initiée et déclenchée par le Commandant des forces de police, le général Jean-François Ndengué, l'enquête liée au braquage sanglant de Mère Alice suit son cours.
Les présumés braqueurs appréhendés sont passés aux aveux et depuis, tout est allé très vite. Les services de la police judiciaire avancent bien. Ils pensent tenir les principaux responsables dudit braquage, opéré par des hommes de mains à leur solde.
Notre confrère ‘’Le Troubadour de Brazzaville’’ a eu l'exclusivité de voir les quatre principaux présumés auteurs de ce braquage dont l'adjudant chef Alain Kanga, chef de poste du PSP dit du " Contre-rail". Il relève « qu’en dépit de ce qui se raconte sur les réseaux sociaux, le général Jean-François Ndengué est bel et bien à l'origine de l'opération de démantèlement de tous les réseaux des ripoux et autres policiers véreux.
D’autre part, poursuit-il, « le capitaine Manounou dit Morgan a été, à son tour, interpellé le vendredi 26 août 2022 sur instruction du Commandant des forces de police, tout juste après sa suspension. Il est actuellement entendu par une commission d'enquête. »

La hiérarchie de la police est décidée de faire toute la lumière sur cette affaire afin que les coupables soient sévèrement châtiés.
Dans la population, l’affaire du braquage de Mère Alice qui vient conforter l’opinion que certains malfrats dits « bébés noirs » auraient des complicités auprès de certains policiers ripoux, est abondamment commentées.

Beaucoup espèrent enfin voir une éradication systématique de ce phénomène dit des « bébés noirs » qui créé de l’insécurité dans de nombreux quartiers des villes congolaises.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-27 06:21:38
Sa structure imposante a changé le paysage de la ‘’capitale de l’or vert’’, même si la couleur ocre de la terre de Dolisie qui le recouvre, semble lui donner l’aspect d’une vielle bâtisse, à laquelle la pluie qui la nettoie redonne de temps en temps son éclat. Alors que la taxe municipale conférant le « droit de table » est de quatre mille francs mensuels, les vendeurs se plaignent de l’absence de commodités renvoyant au marché moderne qu’est celui de Dolisie. C’est à se demander, « à quoi sert l’argent récolté. »
Le marché central de Dolisie a été mis en service en 2011, après sa construction démarrée en 2006, dans le cadre des projets de la municipalisation accélérée.

Depuis, de nombreuses conditions pour des activités commerciales décentes s’y sont véritablement dépréciées. Outre l’insalubrité des toilettes pour laquelle les vendeurs sont obligés de discipliner leurs organismes ou encore de recourir aux toilettes des parcelles, bars et autres bistrots des environs, c’est surtout le manque d’éclairage qui pose problèmes.

Le manque d’éclairage est dénoncé par les vendeurs. De nombreuses ampoules grillées depuis des années, n’ont pas été remplacées par les services techniques de la mairie.
Certains vendeurs sont obligés de bricoler des branchements, pour éclairer leurs étals, afin que leurs marchandises soient visibles des éventuels acheteurs. Une situation qui a conduit certains vendeurs à investir la rue, les acheteurs ne pouvant voir leurs marchandises dans la pénombre.

D’autres ont été obligés de faire des branchements de fortune, en laissant pendre des plafonniers dont ils enlèvent l’ampoule et la douille chaque soir, de peur de se les faire voler. Un exercice réalisé sous tensions et qui de fait, devient dangereux.

En cas d’électrocution dramatique, les services municipaux déclineront naturellement leur responsabilité. C’est presque la règle, alors que les conditions de la mise en danger de la vie d’autrui sont créées par lesdits services.
Les vendeurs et autres acheteurs qui se rendent au marché de Dolisie en appellent aux autorités municipales, pourquoi pas préfectorales, pour redonner au marché central le lustre de ses débuts, du temps de sa mise en service.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-26 09:28:24
Les dés sont jetés. Le tirage au sort de la Ligue des champions de UEFA, saison 2022-2023 s’est déroulé ce jeudi à Istanbul en Turquie. Les 32 équipes qualifiées sont désormais fixées sur leur sort.
Huit groupes de 4 équipes composent le tableau de cette phase de groupe de la compétition de la Coupe aux grandes oreilles. Le Real Madrid, vainqueur de l’édition passée, se lance à nouveau, au côté des 31 autres équipes, à la conquête d’un nouveau trophée.
Le PSG et l'Olympique de Marseille, les deux clubs français qualifiés pour cette prestigieuse compétition évolueront respectivement dans le groupe D et le groupe H.
Le groupe C quant à lui sera le plus relevé avec notamment le Barca, le Bayern et l'Inter.
Voici tous les groupes à l'issue ce tirage au sort de la ligue des champions saison 2022-2023
Groupe A
Ajax Amsterdam
Liverpool
FC Naples
Glasgow Rangers
Groupe B
FC Porto
Athletico Madrid
Bayer Leverkusen
Club Brugge
Groupe C
FC Barcelone
Bayern Munich
Inter Milan
Victoria Plzen
Groupe D
Eintracht Francfort
Tottenham Hotspur
Sporting SL
Olympique de Marseille
Groupe E
Chelsea FC
Milan AC
Salzburg
Dynamo Zagreb
Groupe F
Real Madrid
Shaktar Donetsk
RB Leipzig
Celtic FC
Groupe G
Manchester City
FC Séville
Borussia Dortmund
FC Copenhague
Groupe H
PSG
Juventus de Turin
Benfica SL
Maccabi Haïfa
Les dates des affiches dans les différents groupes seront connues ultérieurement.
Les hostilités démarrent les 6 et 7 septembre prochains.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-25 19:08:02
L’Assemblée nationale ne ressemble toujours pas au Congo. L'hémicycle reste très largement dominé par les hommes avec seulement 22 femmes sur les 151 députés que compte la chambre basse du Parlement. Un nombre qui est passé de 16 à la quatorzième législature à 22, soit de 11% à 15%.
Les hommes continuent de dominer très largement l’hémicycle congolais. En cause, des partis politiques qui ne respectent toujours pas la loi sur la parité et placent en priorité les hommes dans des circonscriptions gagnables.
Les femmes sont sous-représentées en politique alors qu'elles constituent 52 % de la population congolaise et 52 % des inscrits sur les listes électorales.
La parité gagnerait du terrain si les partis jouaient le jeu en acceptant de présenter des femmes dans les circonscriptions gagnables, au sein desquelles elles ont tendance à placer des candidats masculins.
Les hommes sont souvent plus connus des électeurs, et plus reconnus au sein même de leur parti avec un rapport de pouvoir en leur faveur.
Autre indice de la place des femmes en politique, plus on monte dans les fonctions exécutives des assemblées, moins il y a de femmes. C'est toujours le même scénario, les hommes ont le monopole de la présidence des groupes parlementaires.
On rappelle que le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, avait annoncé, le 13 août 2010, à l’occasion de son adresse à la nation, la décision de faire voter, par le parlement, une loi assurant la parité hommes-femmes aux fonctions politiques, administratives et électives.
A ce titre, cette décision courageuse est l’une des plus importantes décisions politiques du chef de l’Etat, qui a choisi la parité, plutôt qu’une politique de quotas qui réduit la place des femmes à la seule volonté politique, faisant de la loi un idéal égalitaire, partie intégrante du pacte social défini par le Président de la République, lui-même, pour le bien-être de tous les congolais et l’accélération du développement national.
En mai 2017, le ministre congolais de l’Intérieur, de la décentralisation et du développement local, Raymond Zéphirin Mboulou a fait savoir, à Brazzaville, aux dirigeants des partis et associations politiques que désormais, chaque parti ou association devra réserver obligatoirement un quota de 30% aux femmes aux différents scrutins.
Raymond Zéphirin Mboulou avait même promis des sanctions aux formations politiques qui n’appliqueront pas cette disposition.
«Une liste qui n’aura pas réservé un quota de 30% aux femmes sera immédiatement invalidée. Nous serons surtout très regardants aux élections, conformément aux dispositions de la nouvelle loi électorale », avait déclaré le ministre congolais de l’Intérieur, de la décentralisation et du développement local.
Malheureusement, comme on peut le constater, cette loi qui redonne aux femmes congolaises leurs droits et leur juste place et qui reflète les aspirations de l’époque, des congolaises et de la société toute entière, a été violée par plusieurs partis politiques.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-25 17:56:35
Pour des raisons sanitaires liées à la Covid-19, le 5ème forum de coopération des médias sino-africains s’est tenu par visioconférence jeudi 25 août. Le Ministre de la Communication et des Médias, porte parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla a porté la voix du Congo.
Le Ministre de la Communication et des Médias, porte parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla est intervenu jeudi matin par visioconférence, durant le 5ème Forum de coopération des médias sino-africains organisé par le Gouvernement chinois et l’Union Africaine de Radiodiffusion.
En matière de coopération dans le secteur des médias, la Chine est désormais bien présente sur le continent africain, à travers la fourniture des programmes prêts à diffuser, des équipements de pointe, mais aussi la formation en Chine, des personnels, tant techniques, que des journalistes.

Lors de la dernière visite d’État du président Denis Sassou N’Guesso en Chine la relation entre la Chine et le Congo avait été portée au niveau du partenariat stratégique global, ce qui englobe divers secteurs de développement.

Ce forum qui marque le10ème anniversaire de l’instance, prouve la fécondité de la coopération avec la Chine et ses partenaires africains.
Une fécondité que n’a pas manqué de relever le ministre Thierry Lézin Moungalla, dans son intervention.

La Chine accorde plus de 300 bourses aux jeunes congolais chaque année.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-25 17:47:10
Au total 105 réfugiés centrafricains de longue date présents au Congo-Brazzaville ont été rapatriés, sourire aux lèvres, le mois dernier, à bord d’un vol humanitaire pour retourner dans leur pays. Une goutte d'eau parmi les 450 000 Centrafricains qui vivent toujours hors de leurs frontières.
Ce rapatriement volontaire a été organisé par WFP UNHAS en collaboration avec le HCR, l’agence des Nations unies pour les réfugiés.

À leur arrivée en Centrafrique, le HCR a prévu de leur fournir de quoi vivre quelques mois.
Certes, résider sur le sol congolais leur donne une tranquillité reconnue par chacun, mais, le nombre de réfugiés ne cesse de croître. Face à la réalité, ces déplacés ont mis en place la Communauté des réfugiés et demandeurs d’asile (CRDA) pour faciliter leur insertion.
Cette structure a recensé mille sept-cent-soixante-quatorze réfugiés à Brazzaville, et trois mille autres répartis entre Bétou dans la Likouala, Ouesso dans la Sangha et Pointe-Noire.
Pour la plupart d’entre eux, le retour en Centrafrique est conditionné par le rétablissement d’une paix définitive.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-25 16:44:49
Pour la cinquième année consécutive, le nombre d’accidents, de tués, ainsi que de blessés, ne cesse d’augmenter au Congo-Brazzaville. Selon la Direction générale des Transports terrestres (DGTT) qui a présenté mardi 23 août 2022, à Brazzaville, le bilan des accidents de la circulation enregistrés ces cinq dernières années, il en ressort que 1224 personnes ont perdu la vie sur les routes congolaises.
«Lors des cinq dernières années, la route a enregistré 1224 décès, 5 900 blessés graves, 5 925 blessés légers », a annoncé le directeur général des Transports terrestres ((DGTT) ), Sadate Girest Bokenga Manzekele, avant de pointer du doigt les comportements inciviques des conducteurs des motos qui seraient selon lui, responsables de la majorité des cas d’accidents enregistrés sur le réseau routier national.
Face à cette situation préoccupante, Sadate Girest Bokenga Manzekele a rappelé le caractère obligatoire des contrôles techniques des véhicules routiers conformément aux textes en vigueur au Congo-Brazzaville.
Le directeur général des Transports terrestres a aussi réitéré son engagement de faire appliquer le respect de la périodicité des contrôles techniques sur l’ensemble du territoire national.
Au Congo, les automobilistes sont incorrigibles. Malgré la multiplication des campagnes de sécurité routière, ils sont de plus en plus nombreux à ne pas respecter l'ensemble des règles du code de la route.
Plus de 90% des accidents de la route sont provoqués par le mauvais comportement des automobilistes.
Entre non-respect des feux rouges, franchissement de lignes blanches et évolution sur les trottoirs, conduire après avoir bu deux verres, téléphoner en conduisant, l’oublie d’utiliser les clignotants, le seul moyen de faire comprendre aux autres la direction que l'on s'apprête à prendre, le refus de priorité, la vitesse … le florilège est long.
Les routes congolaises deviennent de véritables mouroirs et les accidents prennent les proportions d’un fléau qui devrait interpeller les autorités.
Nous ne cessons de le dire, il est vital de développer durablement en chacun, un « véritable esprit de prévention routière », même s’il s’agit d’abord d’une prise de conscience individuelle, d’une démarche individuelle.
Chacun doit chercher à améliorer son comportement sur les routes, de façon à réduire significativement les risques, pour lui-même, mais également pour les autres.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-25 08:53:56
Au Congo-Brazzaville, régulièrement pointé du doigt dans des affaires de détournement de fonds, un nouveau feuilleton politico-judiciaire a éclaté. D'une ampleur inédite cette fois, car touchant le Ministère du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé. Jean-Jacques Ngoko Mouyabi (62 ans), directeur général de l'Agence congolaise de normalisation et de la qualité et Antoine Bitalika (60 ans), directeur des ressources humaines, de l'administration et des finances, ont passé leur première nuit à la Maison d’arrêt de Brazzaville mardi 22 août 2022. Tous deux sont inculpés pour détournement des fonds publics, faux et usage de faux en écriture par le 11e cabinet d'instruction près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville.
L’information judiciaire se poursuit pour rechercher de possibles complices ou co-auteurs et déterminer l’ampleur exacte du préjudice causé à l'Etat.
A noter que les deux inculpés sont encore présumés innocents.
Dans son message sur l’état de la Nation du 29 décembre 2018, le président congolais a déclaré que « Face aux antivaleurs, il n’y aura ni bouclier de protection pour les uns, ni rampe de sanctions pour les autres. Il n’y aura ni menus fretins, ni gros poissons, tout passera dans la nasse de la justice ».
Ces mots ont entre-autres passages de son discours, soulevé un tonnerre d’applaudissements au Palais du parlement.
Denis Sassou N’Guesso a rappelé que la Haute Cour de Justice qui venait d’être installée dans ses attributions devait être urgemment dotée de textes de fonctionnement, afin de s’atteler à sa mission de poursuites de hauts fonctionnaires en délicatesse avec la loi. Aussi a-t-il exhorté ses membres à assumer leurs responsabilités avec efficacité.
«Désormais, à tous les échelons de l’État, chaque acteur est exposé à la rigueur de la loi. Les têtes tomberons certes, mais dans le respect d’une justice indépendante, expurgée de toute pression », a-t-il dit.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville
Créé le 2022-08-24 16:54:18
Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance disait Abraham Lincoln. L’école publique du village Moussamou, à un jet de pierre de la ville de Divénié, dans le département du Niari (sud), semble avoir été laissée pour compte. Motif, le piteux état, dans lequel se trouvent les bâtiments dudit établissement, expose les enseignants et les élèves aux risques de tout genre et à toutes les intempéries. Et pourtant, ces élèves qui veulent s’instruire, être éduqués et formés pour la relève du Congo ne demandent que les meilleures conditions pour cette école dépourvue de beaucoup de commodités permettant aux élèves de suivre une scolarité ordinaire et calme.
La situation actuelle de cet établissement scolaire du village Moussamou aussi triste qu’elle puisse paraître, devrait interpeler toute personne de bonne conscience sans oublier ceux qui ont une moindre parcelle d’autorité dans le domaine de l’éducation au Congo-Brazzaville.
Enfin, les autorités départementales sont aussi sollicitées pour la prise en charge des travaux de réhabilitation de cet établissement scolaire jugé trop dangereux pour accueillir des élèves.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-24 16:26:18
Libreville, la capitale gabonaise, accueille du 30 août au 1er septembre 2022, les états généraux du fonctionnement des institutions, organes, institutions spécialisées et agence d’exécution de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Placée sous le thème « Consolidation des acquis et perspectives », cette rencontre vise à faire un point complet sur le fonctionnement de la communauté plus de 15 ans après le Programme de réformes institutionnelles.
Il s’agira entre autres de comprendre les enjeux nouveaux du fonctionnement de la Commission de la Cemac, d’évaluer l’efficacité et l’efficience des nombreuses institutions spécialisées, de déterminer les conditions d’amélioration du fonctionnement du mécanisme autonome de financement actuel de la communauté, et d’identifier les sources de financements alternatifs de la communauté. Ces états généraux connaîtront la participation des États, des acteurs du système institutionnel de la Cemac et des partenaires internes et externes du processus d’intégration de la sous-région.
« À travers l’initiative des états généraux, la communauté veut tirer les enseignements reçus des 15 années d’expérience de mise en œuvre des réformes institutionnelles d’une part, et optimiser son système institutionnel face aux défis majeurs qui l’interpelle désormais d’autre part », indiquent les organisateurs.
La Cemac se déploie notamment pour la viabilité budgétaire des Institutions communautaires ; la rationalisation des deux communautés économiques d’Afrique centrale et des Institutions spécialisées de formation (ISF) de la Cemac ; les sources alternatives de financements de la communauté.
À l’issue des travaux, plusieurs résultats escomptés sont attendus, notamment l’élaboration des propositions pour l’amélioration du fonctionnement harmonieux des institutions communautaires en vue de la réalisation concrète des objectifs fixés par le traité de la CEMAC ; la création d’un comité ad hoc chargé de la réflexion, du suivi et de la mise en œuvre des sources alternatives de financement, inspirées des autres communautés ; l’amélioration de l’appropriation des objectifs d’intégration sous régionale au travers des institutions communautaires.
Rappelons que les réformes institutionnelles de la Cemac sont devenues opérationnelles suite aux conclusions de la session ordinaire de la Conférence des chefs d’État des 16 et 17 janvier 2010 à Bangui, République centrafricaine. Les chefs d’État ont mis fin au consensus de Fort-Lamy et institué le principe de la rotation, par ordre alphabétique des États membres, au niveau de toutes les institutions, organes et institutions spécialisées de la Communauté.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-24 08:04:41
Dans l’affaire du braquage de chez Mère Alice, il a été abondamment question sur les réseaux sociaux, d’un certain adjudant-chef Nganga Alino, ex-commissaire du PSP du "Contre rail". Il sied de signaler que l'adjudant chef Alino s'appelle en réalité Kanga et non Nganga. Il a été effectivement interpellé et se trouve incarcéré dans les geôles du commissariat central de Brazzaville.
Les services de la police judiciaire avancent lentement mais sûrement, dans l’enquête sur le sanglant braquage dit de chez mère Alice, dont les réseaux sociaux se sont largement fait l’écho.

Les présumés braqueurs appréhendés sont passés aux aveux et auraient désigné comme commanditaire, un certain adjudant-chef Alino Kanga.
Sur la base des indices concordants et éminemment troublants, l’homme a été interpellé depuis, et se trouve gardé au commissariat central de Brazzaville où les fins limiers de la police judiciaire le soumettent à un interrogatoire en règle, sur fond de confrontations avec les braqueurs appréhendés, qui le désignent comme étant en réalité celui qui aurait monté l’opération et en aurait défini le scénario.
Ainsi, on lui reproche d'être compromis dans l'affaire de braquage de Mère Alice. Certaines sources affirment qu"il aurait couvert les malfrats alors que d'autres évoquent une complicité passive avec les malfaiteurs qui ont braqué et agressé sauvagement Mère Alice.

L'enquête, qui se poursuit, n'a évoqué aucun autre nom d'un policier, malgré les rumeurs.
La hiérarchie de la police est décidée de faire toute la lumière sur cette affaire afin que les coupables soient sévèrement châtiés.
On se souviendra qu’en janvier dernier, à l'occasion de la cérémonie de port des insignes de grade aux promus du premier trimestre de 2022, le général Jean-François Ndengué s’était adressé aux officiers et sous officiers du commandement des Forces de Police, après le drame de Kintélé où quatre policiers et trois civils avaient torturé de présumés malfrats tout en se faisant filmer.
Sur un ton péremptoire, le commandant de la police nationale avait attiré l’attention des hommes « sur les dérives et les bavures qui ternissent gravement l’image de la police.» Il avait fait une mise en garde rigoureuse, à tous les policiers qui déshonoreront la Police avec ce type de pratiques inhumaines et criminelles. « Le Conseil de discipline statuera sur leur cas. Et, au regard de l’extrême gravité des faits qui leurs sont reprochés, ils sont passibles de radiation. Que cela serve de mise en garde rigoureuse, à tous les policiers qui déshonoreront la Police avec ce type de pratiques inhumaines et criminelles », avait-il conclu.
Si d’aventure l’implication de l’adjudant-chef Kanga est prouvée, outre la sanction pénale, le commandement de la police ne manquera pas également de lui faire subir la rigueur de la loi, pour manquement au devoir et au code étique, à des fins criminelles. Sur ces questions le général Jean François Ndengué reste d’une fermeté à toute épreuve.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-23 19:49:38
Un moment plus observé que jamais. Après avoir été reconduit sans suspense à la tête de l’Assemblée nationale congolaise, Isidore Mvouba et le député de la circonscription d’Oyo 1, dans le département de la Cuvette (nord), Denis Christel Sassou N’Guesso, mâchoires serrées, visage alternant entre sourire et grimace, ont échangé une poignée de main, longue et appuyée.
Si l'instant est particulièrement commenté, tous estiment que le signal envoyé par les deux députés du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) à travers ce geste symbolique est loin d'être anodin.
« Nous avons à cet effet reçu les grandes orientations du Président réélu de la chambre basse du parlement qui nous a rappelé que "l’immensité de la tâche qui nous attend requiert de notre part une synergie de pensées, d’efforts et d’actions" », a expliqué Denis Christel Sassou N’Guesso sur son compte Twitter.
Juste après sa réélection, Isidore Mvouba a demandé à ses compères de faire surtout preuve de discipline : «Faudra-t-il rappeler qu’à l’hémicycle le débat est libre et contradictoire. Un bon député n’est pas celui qui prend la parole à tout bout de champ, parfois dans le désordre et souvent hors-sujet. Un bon député est celui-là qui même intervient en confiance et en intelligence, à l’admiration de ses collègues. Ici, la force de l’argument triomphe et non l’argument de la force ».
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-23 19:19:03
Suite aux législatives de juillet dernier, un remaniement ministériel, attendu en septembre prochain, devrait voir le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, reconduit dans ses fonctions à la tête d’une équipe resserrée dont le volume reflétera celui du moule des institutions de Breton-Woods.
Seule partante connue à ce jour : la ministre du Tourisme et des loisirs, Destinée Hermella Doukaga, qui siégera au bureau de l’Assemblée nationale, en qualité de deuxième questeur.
Espérons que la prochaine nouvelle équipe booste les actions gouvernementales afin de mieux traduire en acte le projet de société du Président Denis Sassou N’Guesso, «Ensemble, poursuivons la marche ».
La situation économique va peut-être s'améliorer grâce aux cours du pétrole qui remontent et fournissent à l'État d'importantes recettes budgétaires. D’ailleurs le gouvernement sortant a commencé à rembourser une petite partie de l'énorme dette intérieure d'environ 500 milliards de francs CFA.
Le règlement des arriérés des créances des entrepreneurs est l’une des exigences du Fonds monétaire international (FMI) avec qui le Congo a conclu cette année un accord de trois ans au titre de la Facilité élargi de crédit.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-23 17:56:48
Selon le recensement de 2019, au moins 25 000 autochtones sont dépourvus d’actes de naissance au Congo. Le HCR soutient le gouvernement pour leur délivrer des actes de naissance et documents d'identité dans le but d'éradiquer l’apatridie d'ici 2024.
La reconnaissance des droits des peuples autochtones a fortement progressé au Congo-Brazzaville, comme en témoigne la remise, en septembre 2021, de 5000 actes de naissance, par le Ministère congolais de la Justice, aux peuples autochtones des départements de la Sangha, la Cuvette-Ouest et les Plateaux. Une véritable prouesse pour le gouvernement congolais.
On rappelle qu’au Congo-Brazzaville, un cadre juridique solide a été adopté pour permettre à ces populations autochtones de faire valoir leurs droits.
Après la loi de 2011 – la première en Afrique consacrée aux peuples autochtones –, un article a été introduit dans la Constitution, en 2015, pour acter cette reconnaissance. Mais il a fallu attendre juillet 2019 pour que six décrets d’application sur neuf soient adoptés. Autant dire que cette protection promise est jusqu’à présent restée sur le papier.
Les peuples autochtones ne doivent pas être considérés comme des fardeaux ou des obstacles au développement et comme des peuples arriérés et primitifs. Ils devraient être considérés comme des êtres humains qui ont la dignité et les mêmes droits que toutes les autres personnes.
Les populations semi-nomades, couramment appelées « Pygmées » bien que l’utilisation de cette appellation péjorative soit officiellement interdite au Congo, sont soumises à une discrimination profonde, systémique et extrêmement enracinée.
Les écoles ORA (« Observer, Réfléchir, Agir »), réservées aux enfants autochtones et financées par les bailleurs de fonds internationaux, sont en pratique la seule forme d’enseignement gratuit existant dans le pays.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-23 15:37:11