Total : 11473 résultats trouvés.
Page 105 sur 574
Le Congo-Brazzaville et le Cameroun pourraient bientôt être reliés par voie ferrée. C’est en tout cas ce que semblent souhaiter les deux pays voisins qui viennent de signer un accord de partenariat visant à construire une ligne ferroviaire de 149 kilomètres, reliant le site de production de minerai de fer de Nabemba-Mbalam dans le département de la Sangha, au port de Kribi au sud du Cameroun.
La construction du chemin de fer Congo-Cameroun est estimée à 1,3 milliards de dollars américains.
Il vise à renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays et à faciliter aussi le transport de jusqu’à 35 millions de tonnes métriques de minerai de fer exploités dans les deux pays par an.
Le projet prévoit également de rationaliser le processus d’exportation du minerai de fer de la mine de Nabemba-Mbalam, l’un des plus importants gisements inexploités d’Afrique.
L’entreprise devrait non seulement créer des opportunités d’emploi tout au long de ses phases de construction et d’exploitation mais également générer des recettes fiscales substantielles pour les gouvernements du Congo et du Cameroun. De plus, la nouvelle infrastructure renforcera les liaisons de transport entre les deux pays, stimulant ainsi le commerce et la croissance économique.
Cependant, malgré les promesses économiques, des préoccupations environnementales entourent la construction de la ligne ferroviaire.
Les promoteurs du projet s’engagent à respecter strictement les normes environnementales et à minimiser l’impact sur l’écosystème local.
Les travaux de construction débuteront en août 2024, avec une date de fin visée pour 2027.
Le financement du projet est géré par un groupe de prêteurs internationaux, dont la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.

Cet accord a été signé du côté congolais par le ministre d’Etat, ministre des Industries minières et de la géologie, M. Pierre Oba et le ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, M. Honoré Sayi et du côté camerounais par les ministres des Transports, ainsi que des Mines, de l’industrie et du développement technologique, respectivement MM. Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe et Pr. Fuh Calistus Gentry, et le directeur général de Bestway Finance Ltd, M. Alexandre Mbiam.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-08 10:29:09
La sensibilisation au porte-à-porte peut être une activité professionnelle difficile et intimidante. Cependant, dans certaines circonstances, c'est la meilleure façon de convaincre même à l’heure où la révolution digitale a quasiment totalement métamorphosé les techniques de prospection. L'équipe humanitaire de l'UNFPA a effectué une sensibilisation porte- à -porte à Kindamba dans le Pool, offrant des préservatifs gratuits et encourageant les populations à se faire dépister volontairement.
Si théoriquement, le relationnel, l’écoute, le dynamisme et la force de persuasion sont les qualités essentielles à avoir pour réaliser une sensibilisation convenablement, il est moins aisé de les manifester dans la pratique. Tout ne se déroule pas toujours comme on le veut. Le fait est que certains comportements ou situations peuvent être incommodants et donc nuire à la bonne tenue de la mission.
A Kindamba dans le Pool, l'équipe humanitaire de l'UNFPA a sillonné les rues et ruelles pour sensibiliser afin de susciter l’adhésion massive de la population à se faire dépister volontairement.

Pour ce faire, il faut donc intensifier la communication de proximité avec l’implication des crieurs avec leurs mégaphones et des leaders communautaires pour une bonne adhésion au dépistage volontaire.
Les chiffres révélés par le Programme national de lutte contre le sida (PNLS), lors de la célébration, vendredi dernier, de la Journée mondiale de lutte contre le sida sur le thème «Confier le leadership aux communautés », font état de 140 000 personnes touchées au Congo par le VIH, soit un taux de prévalence estimé à 4,1%. Et, seulement 24% des personnes atteintes de la maladie connaissent leur état sérologique.
Beaucoup se cachent, par peur ou par honte. Certaines sont même rejetées par leurs proches, exclues de leur communauté.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-07 16:57:01
Après le drame survenu dans la nuit du 20 au 21 novembre 2023 au stade d’Ornano, avec cette bousculade qui a causé la mort d’une trentaine de jeunes congolais et de plusieurs blessés, le Ministère congolais de la défense nationale annonce des sanctions disciplinaires qui concerneront des agents de la force publique, dans un communiqué dont une copie est parvenue à notre rédaction ce jeudi après-midi.

Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-07 15:36:24
L’épouse d’Ali Bongo aurait été victime d’une crise de folie dans sa cellule ce qui aurait motivé sa libération, selon un audio très largement relayé sur les réseaux sociaux.
« C’est une Fake News », a réagi une source judiciaire digne de foi.
Plusieurs sources proches de la famille et de la justice ont confirmé mercredi soir que l’ex Première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba n’a pas été sortie de prison.

Sylvia Bongo, 60 ans, avait été inculpée le 28 septembre et jetée en prison le 12 octobre 2023 notamment pour « blanchiment de capitaux et faux et usage de faux ».
En prison elle se retrouve avec son fils Noureddin Bongo Valentin et bien d’autres membres de la jeune garde qui entourait Ali Bongo Ondimba durant ses dernières années au pouvoir.
Quel que soit ce qui lui est reprochée, l'avocat français de Sylvia Bongo, Maître François Zimeray dénonce la procédure. Elle est « illégale » selon lui, depuis la mise en résidence surveillée. « Personne ne la défend, c'est pour cela qu'il faut la défendre », dit-il. « C'est la différence entre la justice et l'arbitraire, entre le droit et la vengeance. »
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-07 15:07:07
Serge Magloire Adanga, originaire du Congo-Brazzaville, a été élevé, à l’unanimité du jury, au titre de Docteur en Philosophie. La cérémonie y relative s’est déroulée ce mercredi 6 décembre 2023, à L’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris en France, en présence d’un parterre des universitaires, des étudiants, des parents, amis et connaissances.
La thèse présentée, avec une clarté biblique, par Serge Magloire Adanga se compose d’un volume de 332 pages et divisée en trois grandes parties comportant respectivement cinq chapitres.

Ce travail titanesque intitulé « Le Système de Conflits en République centrafricaine : Analyse des interventions des Républiques du Tchad, du Congo et de l’Organisation des Nations Unies (2000-2016) » a pour objet une étude fouillée des dynamiques, acteurs et enjeux du « système de crise régional-centre-africain » et leurs effets sur sa profondeur et sa durabilité.

La première partie montre comment ce système de conflits s’est formé en examinant la situation sécuritaire sous régionale et ses répercussions en République centrafricaine. Elle procède à l’identification de l’élément déclencheur de ce système de conflits et ses conséquences, à la présentation des conflits qui le compose et des acteurs qui s’y engagent, précisant les facteurs qui ont favorisé ou facilité sa mise en place, ainsi que ses différents et multiples enjeux.

La deuxième partie se concentre ensuite sur les différentes interventions des Républiques du Tchad et du Congo dans le cadre de la nature de leur implication au sein du système de crise centrafricain démontrant que ces interventions sont un facteur essentiel de la durabilité du conflit interne de la Centrafrique et de la mise en place d’un complexe et récurrent « système de conflits » particulier à cette région du continent africain.

La troisième partie enfin, présente les interventions de l’Organisation des Nations Unies : dans les mobiles et la nature de leurs mandats, mais aussi et plus particulièrement leurs inefficacités et déviances, montrant en quoi elles peuvent être considérées comme des facteurs génériques et de permanence du système de conflits en Centrafrique.
La thèse de Serge Magloire Adanga s’appuie, avec luxe et détails, sur un corpus de sources important et un remarquable travail de terrain.
Le travail démontre une maîtrise consommée des méthodes et des outils de la recherche scientifique.
Ce travail de recherche et de démonstration prend sa source sur plus de vingt ans de troubles internes, crises politiques et sociales ou les violences armées, ont instauré en RCA un état d’insécurité et de conflictualité permanent dont les développements impliquent les Etats voisins et l’ensemble de la sous-région dans leurs effets délétères. Cette situation dans ses tragiques conséquences humanitaires implique aussi la communauté internationale pour ce qui concerne le devoir de protéger les populations et la nécessité de restaurer la paix civile. Ainsi les Républiques du Tchad et du Congo sont intervenues dans le cadre de ces crises intra étatiques, devenues par le fait Trans étatiques tandis que l’Onu se mobilisait pour tenter de ramener la paix et stabiliser la sécurité du pays et des populations.

Cependant, force est de constater que loin d’aider à la mise en place d’une sortie de crise et à la restauration de la paix civile, ces différentes interventions, aux mobiles, à la nature et aux capacités très hétérodoxes ont participé – paradoxalement aux objectifs affichés – à une transformation des systèmes de conflictualités internes. Elles ont aussi renouvelé l’insécurité globale et permanente des populations dans une « guerre de tous contre tous » ou la multiplicité des acteurs, des enjeux et des influences extérieures fige une forme de « permanence de l’Etat de guerre » au détriment de tout renforcement de l’Etat de droit, dans sa souveraineté légitime et ses fonctions régaliennes.
Elles ont par ailleurs aggravé la situation des populations en ce qui concerne leur protection face aux violences criminelles et à leur nécessaire soutien humanitaire suite aux désastres socio-économiques de décennies de conflictualités.
Serge Magloire Adanga s’interroge ainsi, à la mesure de ce désastre qui relève des ressorts d’une tragédie shakespearienne sur « ce qu’il y a de pourri au Royaume de Danemark ». Il porte sa réflexion sur les dynamiques de ces crises prolongées dans une analyse précise des contextes, des acteurs et des différents enjeux constitutifs de leurs interventions. Il s’efforce de mesurer les mobiles autant que les effets de ces interventions extérieures, régionales et internationales dans la mise en place d’ »une crise permanente » renouvelant par là même un système insolvable de crises et de conflictualités, tumeur qui métastase en convulsions régionales dont la RCA serait le centre géopolitique et géostratégiques des rivalités, transnationales et interétatiques.
Pour votre gouverne, c’est le professeur Rémy Bazenguissa-Ganga, IMAF-EHESS / France qui était le directeur de thèse.

Composaient le jury :
Charles Zacharie Bowao, Université Marien Ngouabi du congo-Brazzaville,
Michel Boyer, Université Internationale de Rabat au Maroc,
Aïcha Pemboura, Université Yaoundé II au Cameroun,
Sami Makki, Sciences Po, Lille en France,
Andrea Ceriana Mayneri, CNRS-IMAF en France,
Rémy Bazenguissa-Ganga, IMAF-EHESS en France.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-06 22:39:16
La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) a manifesté son intérêt à déboguer une enveloppe de 695 milliards de FCFA, pour financer les 13 projets intégrateurs de la Communauté des États de l’Afrique centrale (CEMAC), présentés le 28 novembre dernier lors de la table de la ronde de l’institution sous régionale à Paris en France consacré sur son second programme.
Les projets à financer concernent notamment : le développement des infrastructures de transport et des énergies renouvelables vertueuses, le changement climatique, la sécurité alimentaire, la gestion durable des écosystèmes et la conservation de la biodiversité.
Le programme intègre également, le développement durable, la promotion du secteur privé, l’égalité des genres, la bonne gouvernance et les droits humains.
Président du comité de pilotage du Programme des réformes économiques et financières de la Cemac (Pref-Cemac), Jean Baptiste Ondaye, visiblement satisfait, a indiqué que ce sommet était « un franc succès ».
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-06 20:34:30
Samedi 9 décembre 2023
10h00 à 11h30 : levée du corps
Chambre mortuaire Hôpital Sud Francilien à Corbeil-Essonnes.
Hôpital Sud Francilien
40 Avenue Serge Dassault, 91100 Corbeil-Essonnes (Parking chambre mortuaire).
De 12h00 à 13h00 : messe des funérailles
Église de Saint-Germain-Lès-Corbeil.
Église de St Germain-Lès-Corbeil
1, place Robert Darblay, 91250 St Germain-Lès-Corbeil.
13h30 à 14h30 : pot de remerciements
Salle "Alain Koster" Collège Saint Exupéry de Saint Pierre du Perray.
Groupe Scolaire Saint Exupéry :
4, rue des Cygnes 91280 Saint Pierre du Perray.
Union de prières
Paix à son âme
Toutes les cérémonies (à Corbeil-Essonnes et à Brazzaville) seront en direct sur :
Facebook : Fulbert Bavota
YouTube : Bavota Fulbert
Contacts : Antonin : 06 18 37 62 69
Antonine : 07 81 79 90 16
Claude : 06 99 48 13 26
Christian : 06 46 42 11 99
Accès à l'hôpital :
En transport : de la gare d'Evry Courcouronnes, prendre la ligne 401 en direction de Corbeil-Essonnes descendre à l'arrêt rond-point Hôpital.
Ou la ligne 402 en direction du Coudray-Montceaux terminal David Douillet et descendre à l'arrêt rond-point hôpital.
Accès à l'église :
En transport : de la gare de Corbeil-Essonnes prendre le bus Tzen1 en direction de Lieusaint-Moissy gare RER descendre à l'arrêt Pointe Ringale.
L'église se situe environ à 20 min de marche.
Ou prendre la 7001 en direction de Tigery (le clos) descendre à l'arrêt Mairie.
De la gare de Lieusaint-Moissy :
Prendre la ligne Tzen1 en direction de la gare de Corbeil-Essonnes, descendre à l'arrêt Pointe Ringale.
L'église se situe à environ 20 minutes de marche.
En voiture : en provenance de Paris, suivre la A6 Lyon / Evry ensuite N104 en direction de Sénart. Prendre la sortie 28 Brunoy /Saint-Germain-Lès-Corbeil premier rond-point prendre la première sortie deuxième rond-point prendre la deuxième sortie quatrième rond-point première sortie cinquième rond-point première sortie l'église se situe sur la gauche.
En provenance de Melun :
suivre A5/ A5a en direction de Sénart / Evry ensuite prendre la N104 en direction de Paris / Nantes / Corbeil-Essonnes. Prendre la sortie 28 Saint-Germain-Lès- Corbeil. Au rond-point prendre la troisième sortie. Au. deuxième rond-point prendre la deuxième sortie. Quatrième rond-point première sortie. Cinquième rond-point, première sortie. L'église se situe sur la gauche.
Accès à la salle :
En transport : au départ de la gare de Corbeil-Essonnes prendre la ligne Tzen1 en di,rection de Lieusaint-Moissy gare RER descendre à l'arrêt La clefs de Saint Pierre et la salle se situe à environ 2 minutes de marche.
Ou prendre la ligne 7001 en direction de Tigery (le clos) descendre à l'arrêt Camille Claudel et la salle se situe à environ 20 minutes de marche.
Au départ de la gare de Lieusaint-Moissy prendre la ligne Tzen1 en direction de Corbeil- Essonnes gare RER descendre à l'arrêt La clefs de Saint Pierre et la salle se situe à environ 2 minutes de marche.
En voiture : en provenance de Paris, prendre la A6 direction Lyon / Evry ensuite prendre la N104 direction Sénart, prendre la sortie 27 Saint-Pierre-du-Perray. Au rond-point première sortie. Deuxième rond rond-point, première sortie. Troisième rond-point, troisième sortie. Quatrième rond-point, première sortie sur 4 rue des cygnes.
La Rédaction
Créé le 2023-12-06 13:11:43
Le Président de la République démocratique du Congo (Rdc), Félix Tshisekedi, a nommé, le 4 décembre à Kinshasa, Justin Inzuin Kakiak, en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République démocratique du Congo près la République du Congo.
Nommé par ordonnance rendue publique le 4 décembre dernier, Justin Inzuin Kakiak a été administrateur général de l’Agence nationale de renseignements congolaise (Anr) de mars 2019 à décembre 2021. Il a intégré l’appareil des renseignements au début des années 1980.
Justin Inzuin Kakiak a été chef du département extérieur de 2003 à 2006.
L’ancien administrateur général de l’Anr va succéder à Christophe Muzungu, arrivé au terme de son mandat après près de 12 ans de mission diplomatique au Congo.
Christophe Muzungu a fait ses adieux le 24 août dernier à Brazzaville, au président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba.

Le 30 septembre 2023, c’est avec un sentiment de réel déchirement qu’il a fait ses adieux au Président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

L’ambassadeur Christophe Muzungu prendra ses fonctions à Dakar au Sénégal, en tant qu’ambassadeur de la Rdc, avec juridiction sur le Mali, la Gambie et le Cap-Vert.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-06 08:29:20
La Banque mondiale va programmer un appui budgétaire de 100 millions de dollars pour la République du Congo, afin de financer les différents projets du Plan national de développement (Pnd) 2022-2026.
L’annonce a été faite par le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et du centre, Ousmane Diagana, le 5 décembre à Dubaï, à l’issue de l’audience que lui a accordée le Président Denis Sassou N’Guesso, en marge des travaux de la Cop 28.
Cet appui budgétaire permettra au Congo de réaliser des projets transformateurs qui seront financés par les contributions des différents bailleurs de fonds, a indiqué Ousmane Diagana.
Le Congo à des potentialités importantes et des ressources disponibles pour des investissements structurants permettant à la population d’avoir accès à l’eau potable, à l’électricité à des coûts abordables et à l’énergie propre. Cet appui budgétaire est une ressource complémentaire pour réaliser les projets concrets dans ces secteurs, et aussi une récompense des efforts consentis par le pays dans la gestion des finances publiques qui ont été salués par la Banque mondiale, a-t-il souligné.
Au cours de cet entretien la délégation de la Banque mondiale a félicité le Président congolais pour l’organisation du sommet des trois Bassins forestiers tropicaux.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-06 07:55:49
Une nouvelle largement répandue sur les réseaux sociaux fait état du décès du capitaine Manounou alias Morgan à la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville où il purge sa peine de prison. Notre rédaction qui s’est rapprochée des services compétents est en droit de relever qu’il s’agit d’une rumeur habilement orchestrée. Le capitaine Manounou Romuald alias Morgan n'est pas décédé. Il est en vie et reste incarcéré à la Maison d'arrêt centrale de Brazzaville.
La rumeur fortement partagée a eu des interprétations diverses sur les raisons qui auraient conduit à la mort du capitaine Morgan.
Une fois de plus, cette rumeur montre à quel point certaines officines se livrent à des manœuvres de diversion, dans le but de jeter le trouble, pour des motifs inavoués.
Rappelons que Le procès de l’ex-commandant du Groupement de répression du banditisme (GRB), le capitaine de police Manounou Romuald, « alias Morgan » poursuivis pour, entre autres, association des malfaiteurs, arrestations arbitraires, extorsion, recèl et abus de fonctions avait rendu son verdict ce 5 septembre 2023 au palais de Justice de Brazzaville.

Renonnu coupable des faits qui lui avaient été reprochés, le capitaine de police Manounou Romuald avait été condamné à 7 ans de travaux forcés ainsi qu’au payement d’une amende de cinq à vingt millions de francs CFA au titre de dommages et intérêts alloués aux victimes.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-05 17:46:03
Brazzaville, la capitale congolaise, va accueillir au mois de décembre en cours, une conférence internationale sous l’égide de l’Union Africaine (UA) et du Forum des Nations unies sur les forêts, dans le cadre du lancement effectif de l’initiative de la Décennie mondiale de l’afforestation et du reboisement.
L’annonce a été faite le 28 novembre dernier par le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, lors de son message sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès.
« Notre pays a une longue expérience en matière de gestion durable des écosystèmes forestiers, d’afforestation et de reboisement. A ce propos, nous avons solennellement annoncé, à l’occasion de la COP27 en Egypte en 2022, l’Initiative de la Décennie mondiale de l’afforestation et du reboisement », avait précisé le leader écolo-visionnaire, pour paraphraser l’écrivain-chercheur congolais, le Docteur Michel Innocent Peya, Ambassadeur des Droits et Devoirs de l’humanité et de l'Environnement.
« Hier, avant de quitter mon pays, j’ai accompli avec l’ensemble du peuple congolais le devoir citoyen de planter un arbre. Ce devoir de portée universelle traduit la haute conscience de la population dont le rôle n’est plus à déterminer dans la lutte contre le réchauffement climatique. Au regard de cette expérience salutaire venue de la République du Congo et pour un monde plus sûr et plus juste sur le plan environnemental et climatique, je lance, du haut de cette tribune, l’appel solennel à l’instauration d’une décennie de l’afforestation qui obligerait l’humanité à inverser le cours actuel de destruction de nos forêts. Bien plus qu’une solution, il s’agit d’un impératif de raison, l’afforestation apparaissant comme un réel cri de cœur qui nous interpelle tous », avait ajouté le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso à la tribune de la COP 27 en Egypte pour relancer le combat contre le réchauffement climatique.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-05 12:45:22
La cellule de crise mise en place suite au drame du stade d’Ornano s’est réunie le lundi 4 décembre, sous l’autorité du Premier Ministre chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso. Un communiqué dit numéro 4 a été publié à l’issue de cette réunion. En voici le fac-similé.


Rappelons qu’à l’issue de l’enquête administrative diligentée au sein des Forces Armées congolaises, des officiers de la chaine de commandement liée au drame du Stade Ornano sont sous le coup de l’incarcération administrative, ou de la suspension de fonctions, en attendant la traduction devant le tribunal militaire ou civil.
Les Colonels Dickens Saturnin Samba et Claver Désiré Minengue, respectivement Chef d’État-major de la zone de défense numéro 9 Brazzaville, et le chef de corps de la DDPS (bataillon des Sports Ornano), ainsi que le commandant de la police militaire ont été placés en cellule au camp du 15 Août.
Le commandant de zone militaire de Brazzaville est suspendu de ses fonctions.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-05 12:36:43
Le président malgache Andry Rajoelina qui a été récemment réélu à la tête de son pays, a rencontré le 4 décembre à Dubaï, son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso. Cette rencontre a permis aux deux chefs d’État de donner une nouvelle impulsion aux relations d’amitié et de coopération entre le Congo et Madagascar. Andry Rajoelina a également saisi cette occasion pour saluer le leadership du Président Denis Denis Sassou N’Guesso dans la lutte contre les changements climatiques, notamment son plaidoyer pour la préservation des forêts.
L’action éclairée du Président Denis Sassou N’Guesso pour l’écologie continue de rencontrer l’adhésion de nombre de ses pairs qui saluent son leadership en la matière.
Au cours d’un entretien le 4 décembre à Dubaï, le Président malgache Andry Rajoelina a saisi cette opportunité pour saluer le plaidoyer que mène le chef de l’État congolais, Denis Sassou N’Guesso, dans la préservation des forêts.
Les deux personnalités ont également mis à profit ce moment pour évoquer le sommet des trois bassins tropicaux tenu en octobre dernier à Brazzaville.

« J’ai rencontré le président Denis Sassou N’Guesso pour marquer notre lien d’amitié à travers le Congo et Madagascar. Ensuite, je lui ai adressé mes félicitations par rapport à son plaidoyer mondial, en ce qui concerne la protection des forêts », a déclaré Andry Rajoelina, à l’issue de l’audience.
Rappelons qu’à l’issue de l'élection présidentielle du 16 novembre dernier, le Président Andry Rajoelina a été réélu au premier tour avec 58,95% des voix. Un scrutin dont il a salué son bon déroulement.
« Les élections à Madagascar se sont déroulées d’une manière exemplaire et pacifique. J’ai été réélu au premier tour. C’est pour cette raison que je suis venu rencontrer le président pour lui faire le compte-rendu », a expliqué Andry Rajoelina.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-05 11:37:52
L’accès à l’éducation est à la base de toutes les opportunités et de toutes les perspectives pour un avenir meilleur. Sensibles à ce fait, la Fédération des Coopératives des Pays de Mayoko (FECOPAM) et la société Minga Technologie ont procédé à la distribution gracieuse des kits scolaires aux élèves de l’école primaire de Mayoko poste dans le département du Niari (sud).
Cette action à forte tonalité sociale visait à aider dans la mesure du possible les parents d’élèves asphyxiés par l’achat des fournitures scolaires et permettre aux enfants bénéficiaires d’entamer leur année scolaire dans de meilleures conditions.

En effet, du fait des différentes crises sanitaires et économiques, nombreuses familles peinent à assumer les coûts de la scolarité de leurs enfants.
La rentrée scolaire 2023-2024 ayant été lancée officiellement le 2 octobre dernier sur toute l’étendue du territoire national.

Les apprenants ont reçu des kits scolaires complets, composés essentiellement de livres, cahiers, stylos, crayons, ardoises, gommes, tailles crayons, éponges, règles, compas, craies et équerres. Les livres resteront à l’école pour être utilisés par tous les écoliers, indique-t-on.
Pour les donateurs, cette initiative cadre avec la politique de « partage et solidarité » prônée par le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-04 20:50:56
Malgré le déploiement de la poussière au marché de 45 km à Ignié, dans le département du Pool, de nombreux commerçants spécialisés dans la vente des aliments dans la rue continuent de mener leurs activités. Ceci sans se soucier des conditions d’hygiène qui exposent leurs clients à de nombreuses maladies. Nuage de poussière soulevé par des véhicules de passage, les mouches, la boue après chaque pluie diluvienne, aucun décideur au Congo-Brazzaville n’a pas encore pris conscience de la gravité des plaintes, l’étendue et la complexité des risques encourus aux conséquences innombrables sur la santé des consommateurs congolais.
Ces denrées alimentaires bien prisées par les congolais et vendues à même le sol au marché de 45 km, qui sont entre autres les légumes, les avocats, les tomates, les piments, les mangues, les fruits à pain…, causent des ennuis de santé aux acheteurs malheureux qui peuvent dans leur choix croiser un germe microbien. Ces aliments sont facilement en contact avec certains parasites dangereux pour la santé humaine. Et par malchance, l'acheteur qui les consomme peut aussi facilement être contaminé.
A première vue, tout acheteur de ces aliments ne mesure pas toujours le risque qu'il prend en allant les consommer, mais ne se rendra compte qu'après certains diagnostics dès qu'il tombe malade. Le plus souvent, on est surpris par certains symptômes fréquents, à savoir les crampes d'estomac, les fièvres intermittentes, les diarrhées, les nausées, les vomissements et autres.

Ces agissements interpellent les agents des services d'hygiène générale et surtout les responsables des comités de marché, car que ce soit au marché de 45 km à Ignié, ou encore à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Mossendjo et Owando, cette pratique se passe au su et au vu de tous.
Ce phénomène interpelle à la fois aussi la population elle-même, les autorités et les associations de défense des droits des consommateurs. D'où la nécessité des grandes campagnes de sensibilisation de la population entendue ici vendeurs et acheteurs sur les méfaits de ces agissements qui semblent prendre une ampleur dangereuse dans les différentes villes du pays.
Cette pratique pose là, un réel problème d'hygiène alimentaire, car l'aliment vendu à même le sol est déjà, que l'on veuille ou non, souillé par des germes microbiens.
Ces aliments vendus par terre ouvrent la porte à plusieurs pathologies dont les plus récurrentes sont : le choléra, la typhoïde, les amibes et vers intestinaux, les maladies pulmonaires, etc.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Crédit photo : Rose SIKA
Créé le 2023-12-04 12:01:26
Monsieur Félix Dada, maire de Grand-Santi, dans une interview exclusive accordée aux Echos du Congo-Brazzaville, se positionne sur l’évolution statutaire en Guyane et sur l’ordonnance du Sénat coutumier qui va se mettre en place au sein de la communauté Guyanaise.
Pouvez-vous nous parler de vos origines ?
Je suis bushinenge et fier de l’être. En quelques mots, concernant mon peuple je peux vous dire qu’au sein de la communauté des bushinenge, il y a des ethnies est la mienne se nomme N’Djuka. Aussi, je suis en accord avec cette classification.
Que pensez-vous de la place de chaque ethnie au Sénat coutumier ?
Il est important que je dise que je ne m’oppose surtout pas au fait que les alukus soient dominants dans ce conseil car il s’agit d’une action consultative, qui n’empêchera en aucun cas le développement économique et social de Grand-Santi, ni de Maripasoula, Papaichton, ou encore Apatou, communes dans lesquelles on retrouve un grand nombre de bushinenge. Cependant, pour le Sénat coutumier, il faudra juste trouver le bon équilibre.
Quels sont vos souhaits face à l’ordonnance du Sénat ?
Me concernant, j’ai demandé que soit mentionné notre volonté de nous unir sur l’ordonnance du Sénat coutumier. L’Assemblée aussi souhaite corriger un certain nombre de choses. Pour ma part, je n’ai pas d’opposition avec la création d’un collectif guyanais où l’on retrouvera différentes ethnies. En effet, je connais parfaitement mes terres. Personnellement je suis allé au collège à Maripasoula et je n’ai jamais eu de problèmes avec les Aluku, d’ailleurs tous les ans, j’y retourne environ quatre ou cinq fois. Et je me positionne en tant qu’allier, en accord avec toutes les ethnies Guyanaises.
Que manque-t-il au peuple Guyanais pour qu’il puisse se développer positivement ?
La réalité incontestable est que nous devons nous unir, pour construire le peuple Guyanais de demain. Donc créer le Sénat coutumier si c’est créer quelque chose qui nous rassemble, pour moi c’est une bonne chose, par contre si c’est pour nous diviser ce n’est vraiment pas intéressant. En effet nous avons aucunement besoin de séparation ou de « batailles ». Là intervient nos rôles de conciliateurs. Nous, hommes et femmes politiques, devons véhiculer un vrai message pacifique en disant : « Les alukus sont arrivés en Guyane avant les N’Djuka, cette réalité on ne va pas l’effacer, et elle ne va pas nous empêcher de vivre ensemble ».Nous sommes tous entrés à l’époque au Surinam par les Néerlandais qui nous ont amenés sur notre terre actuelle. A cette époque quand nous nous sommes réfugiés dans la forêt nous n’étions toujours pas en république. En 1975, le Surinam est devenu un pays. Mais tout ceux qui sont partis du Surinam pour aller dans la forêt n’ont pas acquis automatiquement la nationalité Surinamienne. Sauf, ceux restés dans le pays dernièrement cité. Nous sommes des noirs marrons à la base et c’est ce que je retiens.
On peut entendre une volonté d’unité, y’a-t-il aussi un désir de connaître la source ?
Remémorons-nous un peu l’histoire. Le peuple bushinenge a été enlevé d’Afrique, mais nous ne savons pas exactement de quel pays nous venons, donc par exemple moi aujourd’hui, je ne peux pas dire : « je ne suis pas aluku, je ne suis pas saramaka, car en réalité, quand mes ancêtres sont venus, je ne sais pas quel bateau les a emmenés, quel mélange il y a eu lorsque nous sommes partis d’Afrique ». Mais avec le temps les choses se sont éclaircis. On nous a dit que nous étions N’Djuka. Ceux qui étaient sur le haut Maroni, du côté de Papaichton, Maripasoula portent le nom d’alukus. Nous sommes tous bushinenge, et ce n’est pas la peine de nous diviser, car je pense qu’on peut vivre ensemble, et de toute façon jusqu’à maintenant c’est ce qui se passait. Les N’Djuka sont restés majoritairement sur le Tapamahoni ; Je suis née à Grand Santi sur la rivière Lawa donc même si les alukus sont arrivés avant les N’Djuka sur nos terres, par la suite, avec le temps il y a eu réconciliation. Mais sachez qu’il y a des N’Djuka sur le Tapamahoni en grande majorité car le Grand Pays se trouve là-bas. Avec le temps une commune s’est créée et 90% de la population est N’Djuka. Cette dernière vit sur la même rive que les aluku et moi je comprends qu’il y a des liens très forts entre aluka et Djuka parce que comment se fait-il que ces deux sous-groupes se soient installés sur la rive Lawa particulièrement à Grand-Santi, Apagui, c’est surement qu’à l’origine ils venaient de pays d’Afrique proches.

Qu’attendez-vous de la nouvelle gouvernance ?
Il en ressort de notre responsabilité de comprendre que quand les autorités ont créé le grand conseil coutumier des businenges et des amérindiens, l’Etat l’a mis en place, mais n’a incontestablement pas mis les bons moyens permettant un bon fonctionnement de ce conseil. De plus Il n’y avait même pas de budget car on nous consultait que de temps en temps. Et ceci représentait un vrai problème pour nous les bushinenge. La nouvelle gouvernance va créer deux sénats : Un pour les amérindiens et un autre pour les bushinenge. Et ça fait déjà une division car nous étions ensemble et là il se peut qu’il y ait deux ordonnances, ce qui présuppose que nous ne nous entendons pas avec les amérindiens, mais ceci est faux.
En plus ce Sénat sera consultatif car il y aura un Sénat pour les bushinenge dans lequel prendront place des aluku donc ce sera par exemple sous l’autorité du Grand Man aluku, et on retrouvera aussi, un ou deux capitaines N’djuka, saramaka, pamaka. Donc qu’est-ce que cela change concrètement ? C’est juste une formulation, juste quelque chose de consultatif.
Que retenir de ce collectif qui va voir le jour ?
En somme, ce qu’il faut garder en mémoire, c’est que nous devons créer un peuple, on ne peut pas créer plusieurs peuples si on veut aboutir au statut d’une communauté guyanaise, aussi, nous sommes particuliers, par conséquent nous devons avoir un statut du même ordre. Et moi je pense que c’est une richesse pour nous mais aussi pour la France. Dans cette configuration de création d’un peuple unique avec plusieurs tribus dans lesquelles on retrouve différentes traditions coutumières, je pense que ça peut être une richesse pour la France et pour nous, créer un modèle Guyanais. C’est-à-dire que lorsque les gens viendront en Guyane, ils sauront qu’ils peuvent rencontrer les N’Djukas, les saramakas, les paramakas, les alukus, qui ont un intérêt commun qui est « le vivre ensemble ». Il faut faire évoluer les choses car il ne faut pas oublier qu’on est juste de passage sur cette Terre. Nous ne sommes pas éternelles.
Et pour ma part, je ne suis pas rentrée en politique pour des conflits mais pour faire avancer mon peuple.
En définitive, ce collectif ne devrait pas nous séparer. Comme je l’ai déjà dit en préambule ça ne va pas constituer un frein pour le développement économique, ni social. Quand on arrivera à la fin du processus à obtenir ce statut, au moment où l’Etat fera des projets sur le territoire, il faudra nous consulter. En effet, il sera nécessaire de faire appel à cette expertise consultative mais ce ne sera pas une instance décisionnelle car nous aurons notre mot à dire.
Enfin, le plus important pour conclure est de retenir que ce statut ne devra pas nous diviser, mais bien plus, nous unir.
Propos recueillis par Doris Mandouélé Sociologue/Ecrivaine
Créé le 2023-12-04 11:28:23
C’est une statistique qui donne des larmes aux yeux ! Les chiffres révélés lors de la célébration, vendredi dernier, de la Journée mondiale de lutte contre le sida sur le thème « Confier le leadership aux communautés », font état de 140 000 personnes touchées au Congo par le VIH, soit un taux de prévalence estimé à 4,1%. Et, seulement 24% des personnes atteintes de la maladie connaissent leur état sérologique. Beaucoup se cachent, par peur ou par honte. Certaines sont même rejetées par leurs proches, exclues de leur communauté. "Il ne faut surtout pas baisser la garde", a insisté le Programme national de lutte contre le sida (PNLS).
Pour renforcer la sensibilisation, une marche a été organisée dans la matinée du 2 décembre dans la capitale. Les associations de lutte contre le sida, les cadres et agents des administrations publiques et diverses catégories socio-professionnelles y ont pris part.
A cette occasion, la directrice du PNLS, le Dr Cécile Laure Mapapa, a appelé les communautés à s’impliquer davantage dans la lutte contre le VIH.

Les différents messages véhiculés lors de cette marche de sensibilisation appellent à bannir les comportements discriminatoires pour adopter ceux protecteurs vis-à-vis des porteurs du virus.
Pour sa part, le conseiller à la santé du ministre de la Santé et de la Population, Jean Claude Mobousse, a indiqué que l'ambition du gouvernement est d'accélérer le processus de planification au cours de l'année 2024 pour lutter efficacement contre cette pandémie.
Bien que des progrès considérables aient été accomplis pour mettre fin au sida, menace pour la santé publique, l’épidémie de VIH n’est pas terminée et les jeunes demeurent excessivement vulnérables.
La connaissance approfondie du VIH chez les jeunes demeure beaucoup trop faible, seulement un sur trois en ayant une connaissance précise.
L’engagement pris par le gouvernement en vue d’atteindre les objectifs 90-90-90 et de mettre fin au SIDA d’ici 2030 a permis d'élaborer des plans. Parmi ceux-ci, le plan d’accélération de l’atteinte des cibles vers 90-90-90 pour la période 2019-2020, le cadre stratégique national de lutte contre le SIDA et les infections sexuellement transmissibles 2019-2020 et le plan stratégique national de prévention du VIH chez les adolescents et jeunes pour la période 2020-2024.

Le Congo devrait comme les autres pays poursuivre l’accélération de la prévention du VIH, le dépistage et le traitement afin de mettre un terme à l’épidémie de sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030 et garantir que les générations à venir naîtront sans VIH.
Au Congo-Brazzaville, la prise en charge des patients atteints du VIH dans différentes structures sanitaires du pays est gratuite.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-04 10:51:12
Recevant les familles des disparus du Stade d'Ornano, le Président Denis Sassou N’Guesso avait évoqué la nécessité de la prise des sanctions administratives, avant les conclusions judiciaires et les conséquences qui en découleront. Désormais, des officiers de la chaine de commandement des Forces Armées Congolaises liée au drame du Stade Ornano sont sous le coup de l’incarcération administrative, ou de la suspension de fonctions, en attendant la traduction devant le tribunal militaire ou civil.

Les Colonels Dickens Saturnin Samba et Claver Désiré Minengue, respectivement Chef d’État-major de la zone de défense numéro 9 Brazzaville, et le chef de corps de la DDPS( bataillon de Sports Ornano) ont été placés en cellule au camp du 15 Août dans une procédure administrative en lien avec le drame du stade Ornano.
Le commandant de zone militaire de Brazzaville quant à lui est suspendu alors que le commandant de la police militaire a rejoint les deux colonels en cellule.
L’incarcération administrative d’un militaire est une mesure disciplinaire qui peut être prise à l’encontre d’un militaire en service actif. Cette mesure qui est utilisée pour maintenir la discipline et l’ordre dans les forces armées, peut être utilisée pour des infractions plus graves, telles que des actes de violence, des abus de pouvoir, ou des violations des droits de l’homme.
L’incarcération administrative peut courir sur une période allant jusqu’à 30 jours, après quoi le militaire doit être libéré ou traduit devant un tribunal militaire ou civil.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-03 23:56:07
L’ouvrage du Colonel Baratier Au Congo : « Souvenirs de la mission Marchand » que Paari réédite aujourd’hui constitue un témoignage majeur sur la pénétration française au Congo. Si Pierre Savorgnan de Brazza a fondé, à la faveur des traités Makoko, le Congo français, il restait à procéder à l’occupation du territoire afin que la fondation de la colonie française du Congo devienne une réalité. Telle était l’une des tâches assignées à la mission Marchand dont Baratier était membre. Car si cette mission, dont la dénomination officielle était la Mission Congo-Nil (1896-1897), visait à étendre l’influence française dans les régions comprises entre le Congo et le Nil, sa réussite dépendait de la pacification de la région du Bas-Congo en proie à la résistance contre la pénétration coloniale française.
Il fallait mettre un terme à la résistance dans cette région qui rendait difficile le portage des marchandises sur la route Loango-Brazzaville.
Ce sont les conditions de l’élimination de la résistance des Sundi et, par conséquent, de l’occupation du territoire du Bas-Congo que relate Baratier dans ses Souvenirs.
L’héroïque bataille de Mabiala Ma Nganga, traqué en plein sommeil le 23 octobre 1896, au cours d’un combat asymétrique – seul contre tous –, montre la terreur d’un affrontement qui avait décapité un verrou essentiel de la résistance des Sundi (Kongo) contre la colonisation française.
« … Avec la mort de Mabiala Ma Nganga, l’occupation du territoire du Bas-Congo peut s’opérer désormais en toute quiétude, et va même s’accélérer avec la recrudescence des caravanes qui passent à Comba… ».
Dans un essai qui précède les Souvenirs de Baratier, Charles Thomas Kounkou donne à comprendre l’invention du Congo français par l’évocation d’une part, de la fondation de la colonie française du Congo à travers l’histoire des trois missions de Pierre Savorgnan de Brazza au Congo. Et d’autre part, de l’occupation du territoire de la colonie du Congo qui s’accompagne chez Baratier de la détermination du peuplement et de la répartition des populations congolaises dans le Bas-Congo à la fin du dix-neuvième siècle.
A paraître à compter du 20/12/2023 sur www.paari-editeur.com
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-03 20:21:33
Le marché dit de Noël a été ouvert le 28 novembre dernier à Brazzaville, par le ministre d’État, ministre du commerce, de l’approvisionnement et de la consommation, Claude Alphonse Silou. À l’approche des fêtes de fin d’année et du nouvel an, ce marché vise à promouvoir les produits made in Congo et soutenir les artisans, notamment les femmes entrepreneuses.
Lancé en présence de l’ambassadeur des USA au Congo, Eugène Young, partenaires de cette activité et de la ministre des Pme et de l’artisanat, Jacqueline Lydia Mikolo, ce marché qui se déroule du 29 novembre au 12 décembre au sein de l’ambassade des USA au Congo, est placé sous le thème « valoriser la production locale, c’est poser les jalons d’une croissance économique locale ».
Plusieurs artisans locaux y exposent des produits cosmétiques, des bijoux, des chaussures ou des jus naturels.
Lors du lancement dudit marché, le ministre Silou a au nom du gouvernement congolais, remercié le gouvernement américain de l’opportunité offerte aux pays africains en créant un débouché à travers la loi African growth and opportunity act (Agoa).Une loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique.
Cette loi est promulguée par les États Unis en 2000. Une opportunité offerte au pays éligibles, ceux de l’Afrique subsaharienne, d’exporter leur produit sur le marché américain sans droit de douane. Pour le ministre d’État Claude Alphonse Silou, cette édition vient consolider les liens de coopération économiques et commerciales entre les deux pays et renforce une coopération dans le cadre de l’Agoa.

L’ambassadeur des USA au Congo a pour sa part salué les progrès réalisés par les femmes entrepreneures depuis la première édition. « Vous avez créé des clubs d’entrepreneures pour vous améliorer, partager vos expériences et apprendre les unes des autres. Vous travaillez avec les femmes entrepreneurs et artisanes des pays voisins et d’ailleurs et vous avez augmenté votre production pour les marchés locaux et extérieurs. Certaines d’entre vous ont continué à se rendre aux États-Unis et dans d’autres parties du monde pour participer à des foires, apprendre et partager leurs expériences », a-t-il dit.
Ce marché est ouvert sur le parking de l’ambassade des USA au Congo, attenant à la Maternité Blanche Gomez.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-12-03 09:08:16