Insalubrité au marché de Mfilou : Les commerçants se lamentent, la Mairie appelle à la patience

Au marché de Mfilou dans le 7ème arrondissement de Brazzaville, c’est l’insalubrité indescriptible qui frappe le premier visiteur. Des tas d’immondices jonchent partout et dégagent une odeur nauséabonde.

La faute de cette insalubrité, est partagée entre les occupants du marché et les autorités municipales. Les commerçants ont déploré lundi dernier l’insalubrité qui règne aux alentours du marché appelant les responsables municipaux à trouver une solution à ce problème environnemental.

«Le comportement civique et le sens de la responsabilité doivent prévaloir. Chacun jette ses ordures où il veut. La mairie a un rôle primordial à jouer pour la propreté du marché de la gare de Mfilou », nous a confié une commerçante avant de souligner le manque de poubelles dans le marché et y voit une défaillance municipale.

«L’insalubrité que nous côtoyons au quotidien devient encore plus invivable en saison de pluies. Les élus doivent pallier à ce manquement. Dans ce marché, on trouve à tous bouts de champs des tas d’immondices, de morceaux de tissus, de cartons de produits utilisés, des restes d’aliments », a fait remarquer Sandrine Samba, soulignant combien « il est difficile de respirer dans ce lieu de rassemblement humain ».

« Les ordures du marché devraient en principe être ramassées au quotidien par un camion », a-t-elle estimée.

Interpellé, la Maire de la commune de Mfilou appelle à la patience, soulignant que « le budget pour l’exercice 2019 de la mairie n’a pas encore été stabilisé.

« Nous n’avons pas stabilisé notre budget. Et, le code des collectivités locales ne permet pas de dépenser l’argent de la Mairie sans passer par un appel d’offres. C’est vrai que les gens produisent chaque jour des ordures au marché, mais nous appelons à la patience », nous a dit un agent municipal.

Les commerçants de Mfilou appellent le gouvernement à davantage aider les communes à gérer les problèmes liés à l’assainissement, au nettoiement et au transfert des ordures.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

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