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Me Massengo-Tiassé et Joseph Ouabari Mariotti ont argumenté cette semaine sur l'existence d'un peu plus de 80 prisonniers politiques incarcérés au Congo. Invité de RFI, Pierre Mabiala, ministre congolais de la Justice a apporté la réponse du gouvernement à ces allégations.
Voici in extenso les propos du ministre Pierre Mabiala recueillis par notre confrère Christophe Boisbouvier.
RFI : Dans un rapport remis au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, un collectif de partis politiques et de mouvements de la société civile affirme qu’il y a quelque 80 prisonniers politiques au Congo, que répondez-vous ?
P.M : Pierre Mabiala : Au Congo, il n’y a pas de prisonniers politiques. La qualité de responsable de parti politique ne suffit nullement à conférer la qualité de prisonnier politique. Chez nous, au Congo, tout citoyen est lié à la justice de son pays par un serment d’observation de la loi. Et la qualité d’homme politique ne confère aucune immunité juridictionnelle à qui que ce soit.
Parmi ces prisonniers, l’un des plus emblématiques, c’est Paulin Makaya, le président du parti Unis pour le Congo (UPC). Arrêté en novembre 2015, il a été condamné en juillet 2016 à deux ans de prison ferme pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État ». Mais quel est son crime ? Est-ce d’avoir été l’une des figures de proue des manifestations de l’an dernier contre le changement de Constitution ?
P.M : Mais Paulin Makaya a transgressé la loi pénale congolaise. Paulin Makaya a été parmi les émeutiers du 19-20 octobre 2015. Le procès offrant la possibilité d’exercer les voies de recours, monsieur Paulin Makaya, a relevé appel contre le jugement qui le condamne. Il reste à la cour d’appel de dire le droit en l’espèce.
En fait, ce qu’on reproche à Paulin Makaya, c’est d’être un leader politique. On a voulu faire un exemple ?
P.M : Mais pas du tout. La loi congolaise ne fait de distinction entre un homme politique ou un citoyen simple.
Parmi les quelque 80 prisonniers soumis à l’examen du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, l’autre cas emblématique, c’est bien sûr le général Jean-Marie Michel Mokoko, l’un des principaux adversaires de Denis Sassou-Nguesso à la présidentielle de mars 2016. Il n’a été arrêté qu’au mois de juin, c’est-à-dire trois mois après le scrutin. Est-ce que malgré de multiples pressions, le général a refusé de reconnaître la victoire de Denis Sassou-Nguesso ?
P.M : Pas du tout. Vous savez bien ce que le général a fait, certains faits viennent de la France. Le général est inculpé pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État ».
Que lui reproche-t-on précisément ?
P.M : Il n’y a pas que cela. Il y a « détention illégale d’armes et munitions de guerre ».
D’accord, mais sur le cas particulier d’« atteinte à la sûreté intérieure de l’État », de quoi s’agit-il ?
P.M : Il s’agit de la perturbation de l’ordre intérieur établi. Il a pris des contacts séditieux avec un certain nombre de citoyens dont je ne saurais vous dire la nationalité.
Vous parlez de la vidéo enregistrée à Paris en 2007 ?
P.M : Il y a cette vidéo et il y a aussi tout récemment également, parce qu’il est en intelligence avec les forces hostiles étrangères.
Et il y a des éléments de preuves dans ce sens ?
P.M : Nous le saurons lorsque le juge d’instruction aura terminé son travail. En août, deux mois après son arrestation, le général Mokoko s’est vu notifier une nouvelle inculpation pour « troubles à l’ordre public ».
Pourquoi le parquet a-t-il chargé la barque ? Pour s’assurer qu’il ne puisse pas être mis en liberté provisoire ?
P.M : Alors « troubles à l’ordre public » parce que là aussi, il était en connivence avec un certain nombre d’autres citoyens congolais, en l’occurrence Jacques Banangandzala et Jean Ngouabi parce que c’est un autre dossier celui-là. Il y a là donc deux procédures pénales.
Vous parlez de Jean Ngouabi Akondzo qui est en effet un proche du général Mokoko. Lors de son arrestation, il a reçu de violents coups sur la tête. Aujourd’hui, il est en train de perdre la vue. Est-ce qu’il ne serait pas temps d’arrêter son calvaire ?
P.M : Mais il ne s’agit peut-être pas d’un calvaire. Le médecin, chef du service médical de la maison d’arrêt, mentionne bien que monsieur Jean Ngouabi a des antécédents de presbytie depuis 26 ans. Donc attention, ne liez pas cela à son arrestation.
Selon son avocat, il voyait un médecin avant d’être arrêté et depuis son arrestation, il ne voit plus et il a subi des coups ?
P.M: S’il a subi des coups, moi je ne le sais pas.
Autre prisonnier malade, Jacques Banangandzala, l’ancien président du Conseil supérieur de la liberté de communication. Il souffre d’un diabète et il est très mal soigné. Est-ce qu’il n’est pas victime de mauvais traitements ?
P.M : Il doit avoir un traitement. Il suffit donc de suivre son traitement.
Vous ne craignez pas d’avoir un jour un prisonnier qui meurt en prison ?
P.M : Mais personne ne va mourir en prison. Ils sont suivis. Ils sont très bien suivis. Nous avons un médecin-chef à la maison d’arrêt et la maison carcérale est bien organisée.
Le 4 avril, au lendemain de l’annonce des résultats de la présidentielle, il y a eu des arrestations massives dans le quartier Bacongo de Brazzaville. Que sont devenues ces personnes ?
P.M : Il y a eu une information pénale qui s’est ouverte contre ces personnes. L’instruction de leur dossier se fait de la manière la plus régulière. C’était justement le forfait commis par monsieur Ntumi [pasteur Frédéric Bintsamou] et ses hommes qui sont actuellement détenus à la maison d’arrêt.
Combien sont-ils aujourd’hui à la maison d’arrêt ?
P.M : Une vingtaine. Bientôt, ils vont être jugés pour crimes flagrants.
Ont-ils subi des mauvais traitements ?
P.M : Pas du tout. Pourquoi vous ne pensez qu’à ça ?
Synthèse Arrielle KAMBISSY, source RFI
Créé le 2016-09-25 10:49:17
« Appui à la promotion de la culture démocratique, de la citoyenneté et de la participation aux élections », tel est l'intitulé de cet atelier de formation des journalistes aux techniques de mise en forme des messages de sensibilisation des populations sur les élections.
Organisé par le 23 septembre à Brazzaville, par le Haut commissariat à l’instruction civique et à l’éducation morale (HCICEM) en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cet atelier a eu pour but de renforcer les capacités des hommes des médias dans l’élaboration de certains messages ayant trait aux élections, notamment la manière de les concevoir afin que ceux-ci puissent avoir un l’impact auprès des populations.
Un échantillon de dix journalistes venus de quelques organes de presse de la place, assistés des représentants du HCICEM et du PNUD ont travaillé en atelier pour débattre de la meilleure syntaxe à formuler sur les cinquante messages à eux soumis en guise d’échantillon.
Clôturant l’atelier, le directeur de cabinet du Haut commissariat à l’insertion civique et à l’éducation morale, Alphonse Ditedi a loué la disponibilité et le savoir-faire des journalistes dans cet exercice.
Cet atélier est une initiative du gouvernement congolais et du PNUD qui ont signé en 2013 un plan de travail annuel, en vue de poursuivre la sensibilisation des populations aux élections par la diffusion des messages portant sur la démocratie et la citoyenneté.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-09-25 07:25:20
Malgré l'officialisation de sa défaite dans la nuit de vendredi à samedi,Jean Ping qui s'était déjà autoproclamé vainqueur au lendemain du vote, continu de d'affirmer qu'il est le président élu de la présidentielle du 27 août.
En dépit des mises en garde dont il fait l'objet, au cas où il franchissait "la ligne rouge", Jean Ping a qualifié de "déni de droit" et de "décision inique" le verdict de la Cour constitutionnelle avant d'annoncer qu'il ne reculera pas.
"Je ne reculerai pas. Président clairement élu des Gabonais, je demeure à votre côté pour défendre votre vote et votre souveraineté" a t-il lancé devant ses partisans réunis à son QG samedi.
Après avoir demandé la libération de Léon-Paul Ngoulakia "frère" d'Ali Bongo interpellé vendredi à Libreville après la découverte de tracts d'appels à la déstabilisation et une forte somme d'argent dans sa voiture, l'ancien diplomate âgé de 74 ans a conclu son annonce en lançant un appel à la communauté internationale.
Alors que le recompte de la Cour s'était pourtant effectué sous la supervision de représentants de l'Union africaine, Jean Ping continu de dénoncer "un trafic des chiffres".
Aussitôt sa réélection officialisée, Ali Bongo a dans une première déclaration, appelé Jean Ping et les siens à venir travailler avec lui pour le bien général de la nation gabonaise.
Par la voix de son président Idriss Déby, l'Union Africaine a salué la victoire d'Ali Bongo.
Les USA, via leur ambassade, ont annoncé avoir bien pris acte du verdict de la Cour.
La France a par biais de son ministre des affaires étrangères Jean Marc Ayrault, estimé que tous les doutes sur le scrutin ne sont pas levés.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-09-25 07:16:45
Le président sortant, Ali Bongo Ondimba a remporté l’élection présidentielle du 27 août dernier avec 50,66% des suffrages contre 47,24% pour son principal challenger Jean Ping, selon les résultats officiels et définitifs proclamés vendredi soir par la Cour constitutionnelle gabonaise.
Créé le 2016-09-24 08:19:19
Le '' Festi-Christ'' autrement dit festival à la gloire de Jésus Christ tient sa première édition du 7 au 9 octobre à Pointe-Noire.
Ce festival de musique chrétienne Festi-Christ aura lieu au stade Kokolo-Kopa dans le deuxième arrondissement de la capitale économique.
Le Festi-christ a pour objectif de rassembler le grand public dans une ambiance festive autour d’artistes chrétiens talentueux qui ont à cœur le partage de ce qu’ils vivent dans leur foi en Dieu.
Le programme annonce des concerts, des échanges et des expositions. Les groupes tels kilombo, CBE, Scholo, les enfants d’Ecodis, les Fanfares, les Yambotés, les chorales et bien d’autres groupes religieux de la place y sont attendus. Les banderoles placées çà et là à travers la ville annoncent déjà cet événement.
Les organisateurs partent du constat que de nombreux jeunes sont au quotidien en quête de la parole divine afin de donner un sens à leur vie. La musique peut être un vecteur dans cette quête car elle contribue à imprimer dans l’esprit de chacun de nombreuses leçons de vie fort précieuses.
Ce festival est donc un excellent moyen pour les organisateurs de montrer un autre visage de la vie avec Dieu qui désire temoigner son amour à ses enfants.
Aussi, le Festi-Christ rassemblera t-il tout le monde, des chrétiens et non-chrétiens pour faire la fête autour de l’actualité du message biblique.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-09-24 08:18:13
L'envoi d'une nouvelle vague d’étudiants congolais en médecine attendue à Cuba a été évoqué lors d’une séance de travail entre la délégation cubaine conduite par la vice-ministre de la Santé, Marcia Cobas Ruiz, et le gouvernement représenté par les ministres de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, et de la Santé et de la population, Lydia Jacqueline Mikolo.
Cette quatrième vague d’étudiants congolais dont le nombre reste à déterminer partira très bientôt à Cuba pour une formation en médecine.
Le gouvernement cubain entend soutenir le Congo en dépit d’une conjoncture économique difficile. Une commission sera mise en place par les autorités congolaises pour la sélection des dossiers.
La vice-ministre cubaine de la Santé qui n’est pas à sa première visite au Congo dans le cadre de ce partenariat, a salué le comportement des étudiants congolais. « Beaucoup se sont admis dans leurs filières », a rappelé Marcia Cobas Ruiz, en présence de l’ambassadeur de son pays au Congo, Manuel Serrano Acosta.
Le ministre de l’Enseignement supérieur Bruno Jean Richard Itoua a présenté le sous-secteur de l’éducation dont il a la charge à ses hôtes. L’université Marien-Ngouabi avec ses onze établissements parmi lesquels la faculté des sciences de la santé ainsi que l’université Denis-Sassou-N’Guesso en construction à Kintelé.
S’agissant de l’envoi des nouveaux étudiants à Cuba, il a rappelé que ceux-ci exerceront après leur formation, dans les quatorze hôpitaux en construction à travers le pays. Ce qui nécessite la formation des médecins, infirmiers et techniciens de laboratoire pour pallier le déficit en personnel.
Le Congo a déjà envoyé plus de 2000 étudiants en médecine à Cuba. L’objectif est d’atteindre plus de 3000 jeunes formés.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-09-24 07:32:49
Le gouvernement congolais a rejeté jeudi à Brazzaville les allégations de l'organisation non gouvernementale Suisse "Public Eye", selon lesquelles le Congo aurait laissé écouler sur son territoire par des intermédiaires véreux, des produits pétroliers finis toxiques, en particulier le diesel.
''Le gouvernement rejette en bloc les allégations formulées par l'ONG "Public eye" ... et rassure les populations congolaises quant à l'observation stricte des règles d'hygiène et de sécurité sanitaire en matière d'importation des produits finis", a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla, au cours d'une mise au point à la presse, en compagnie du ministre des Hydrocarbures, Jean Marc Thystère Tchicaya.
Selon le ministre Moungalla, suivant les statistiques pour 2015 et 2016, les carburants mis à la disposition des consommateurs sur l'étendue du territoire national proviennent à 70% de la Congolaise de raffinage (CORAF) et à 30% des importations, comme source d'appoint.
"La norme de la CORAF est de 124 ppm pour le supercarburant et de 200 ppm pour le gazole (diesel) ...", a-t-il précisé, soulignant que "le Congo est en train de mettre en œuvre les normes les plus contraignantes en la matière (AFRI 5 à l'horizon 2020), normes identiques à celles des États-Unis et de l'Union européenne ...".
"La procédure d'importation des produits pétroliers finis est suffisamment rigoureuse pour limiter au minimum tout risque d'importation de produits toxiques", a insisté le porte-parole du gouvernement.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-09-23 07:58:05
Le commerce d’ossements humains prend de plus en plus de l’ampleur à Nola où plusieurs corps ont été déterrés ces derniers temps, selon Ibrahim Beninga, président de l’Antenne du Bureau régional des Droits de l’Homme qui condamne cette pratique.
Plusieurs tombes ont été profanées à Nola, ces derniers temps dans le but de retirer des organes humains qui seraient vendus à prix d’or.
« Il ne se passe plus un seul jour que des corps soient déterrés. La semaine dernière par exemple, un individu a exhumé un cadavre et a enlevé le crâne. Après le forfait, les membres de la famille ont inhumé à nouveau le corps. La pratique est redevenue récurrente à Nola » a expliqué Ibrahim Beninga, président de l’Antenne du Bureau régional des Droits de l’Homme de Nola.
Le commerce des organes serait très lucratif dans la région, « certaines personnes ont abandonné les activités champêtres, commerciales et diamantifères au profit de ce trafic grâce à l’argent facile qu'il génère.
On nous dit qu’un crâne est échangé contre une importante somme d’argent et des motos. Il semblerait qu’un crâne coûte entre 5 et 16 millions Fcfa » rapporte Ibrahim Beninga qui dénonce cette pratique et appelle à l’intervention de l’État.
« Nous dénonçons ces manières et appelons à l’intervention rapide des autorités afin de mettre fin à cela » lance t-il.
Un crâne humain s'échange au delà du prix local du diamant, jusqu'à 30.000 euros
La reprise du commerce des ossements humains à Nola est signalée après plusieurs mois de suspension suite à un combat acharné mené par les autorités de la localité et les membres de la société civile. Hélas, l’appât du gain semble avoir repris le dessus.
Dans certains pays voisins comme le Gabon, des meurtres rituels sont souvent commis parfois sur commande. Sur les victimes sont prélevés des organes vendus au prix fort.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-09-23 07:10:43
Au terme d’un scrutin organisé le 22 septembre à Brazzaville, les hauts conseillers ont élu Zéphirin Dibangou et Adeline Ndoundou, respectivement aux postes de vice-président et de secrétaire-comptable du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) en remplacement de Claude Antoine Siassia et Gertrude Hobain Mongo.
Ce réaménagement du bureau du CSLC est justifié par le renouvellement du mandant des hauts conseillers par décret présidentiel, en application de la loi déterminant les missions, l’organisation, la composition et le fonctionnement du CSLC.
« Le président de la République nomme le président du CSLC parmi ses membres ». « Les membres du CSLC élisent en leur sein, le vice-président et le secrétaire comptable ».
Après cette élection, le président du CSLC, Philippe Mvouo a indiqué que son institution vient par cet acte de prouver que dans toute organisation humaine, la démocratie doit toujours triompher. Il a félicité aussi bien les deux promus que l’ensemble des hauts conseillers qui ont exprimé librement leur choix.
Philippe Mvouo président du CSLC
Quoi qu'il en soit, avec ce réaménagement du bureau et notamment le remplacement de Gertrude Hobain Mongo au poste de secrétaire-comptable, Philippe Mvouo espère désormais disposer à souhait des finances de l'institution.
Les rapports entre Philippe Mvouo et Gertrude Hobain Mongo étaient devenus exécrables, en matière de gestion financière, l'un accusant d'insubordination vis à vis de l'autorité ordonnatrice, l'autre opposant la rigueur de gestion. Maintes fois, Philippe Mvouo avait tenté de passer outre sa secrétaire comptable pour des sorties d'argent, mais en vain, non sans clashs.
Gertrude Hobain Mongo ancienne secrétaire-comptable
Zéphirin Dibangou et Adeline Ndoundou ont remercié leurs collègues pour la marque de confiance exprimée à leur égard. Ils ont promis de travailler avec tous les autres hauts conseillers pour promouvoir la liberté de l’information et de la communication au Congo.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-09-23 06:37:27
La République du Congo et la Centrafrique ont signé en marge de la réunion des ministres des Finances de la CEMAC, une convention portant sur la réduction et l’échelonnement du paiement d'une dette de 25 milliards FCFA contractée par Bangui auprès de Brazzaville.
Avec cet accord, la République Centrafricaine ne paiera plus sa dette avec un taux d’intérêt de cinq pour cent comme initialement prévu et, en plus, elle dispose désormais d’un délai de paiement de six ans.
Réduite de 25%, cette dette a été contractée par le gouvernement de la transition dirigé en 2013 par Me Nicolas Tinagaye sous le régime de Michel Djotodjia.
L’enveloppe avait servi à l’État centrafricain de faire face à ses obligations régaliennes.
Vue les difficultés que le pays traversait au lendemain de la prise du pouvoir en mars 2013 de la coalition rebelle séléka dirigée par Michel Djotodjia, le gouvernement centrafricain de l’époque avait tendu la main à ses voisins pour l’aider financièrement.
Le Congo fait partie de ceux qui avaient répondu favorablement à cette demande.
En son temps, cette dette avait fait l'objet de nombreuses critiques en Centrafrique à cause de son taux d’intérêt très élevé, selon les détracteurs du gouvernement de l’époque.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-09-23 06:23:42
En République démocratique du Congo, le procureur général de la République a annoncé mercredi, l’arrestation de nombreuses personnes, soupçonnées des pillages.
« La police nationale congolaise a été saisie depuis hier mardi pour rechercher activement des auteurs matériels et intellectuels de ces faits graves d’assassinat. Il y a eu mort d’hommes, pillages, des vols à l’aide des violences, des tentatives de viols et des viols », a indiqué dans une communication, Flory Kabange Numbi, procureur général de la République.

Pour le représentant de l’État, ces actes sont passibles des peines de prison, selon l’article 21 du code pénal congolais.
En réaction à l’annonce du Procureur général de la République, les cadres et dirigeants du Rassemblement de l’opposition se disent prêts à affronter la justice pour déterminer les responsabilités des tueries perpétrées les 19 et 20 septembre à Kinshasa.
Ils indiquent qu’ils se rendront tous ce jeudi répondre à la convocation du Procureur général même s’ils n’ont pas encore été officiellement notifiés.
Avant leur descente au Parquet général de la République, les cadres et dirigeants du Rassemblement ont programmé une conférence de presse au siège de l’UDPS pour présenter le bilan de ces manifestations.
Un calme précaire est revenu à Kinshasa et dans les principales villes du pays, après les violentes manifestations de lundi et mardi.
L’opposition a appelé ses militants et sympathisants à continuer de manifester, jusqu'au départ du pouvoir de Joseph Kabila.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-09-22 09:20:36
L'accord de Paris sur le climat conclu en décembre 2015 pourrait entrer en vigueur dès cette année, après la ratification mercredi à l'ONU par 31 pays, de ce texte qui vise à limiter le réchauffement de la planète
L'élan est remarquable", s'est exclamé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, dont la lutte contre le réchauffement climatique a été une des priorités tout au long de ses dix ans de mandat.
"L'entrée en vigueur de l'accord avant la fin de l'année sera une étape majeure vers un avenir plus sûr, plus juste et plus prospère", a-t-il ajouté.
Quatorze autres pays représentant près de 13% des émissions de gaz à effet de serre ont dit qu'ils ratifieraient l'accord cette année.
La Chine et les États-Unis, les deux pays les plus pollueurs, ont contribué à accélérer le processus en ratifiant le texte le 3 septembre.

L'accord conclu à Paris en décembre 2015 ambitionne de contenir le réchauffement climatique sous le seuil de 2°C par rapport au niveau pré-industriel. Pour entrer en vigueur, il doit être ratifié par 55 pays, qui doivent totaliser 55% des émissions de gaz à effet de serre. Pour l'instant, le chiffre atteint est de 60 pays mais ils ne représentent que moins de 48% des émissions.
Une hausse des températures de 2 degrés comporte certes des risques mais rester sous ce seuil éviterait à la planète de subir ses plus néfastes effets: inondations, tempêtes ou sécheresses susceptibles de générer des pénuries alimentaires, l'extinction d'espèces et des déplacements de populations.
La ministre française de l'Environnement Ségolène Royal, dont le pays a présidé la conférence COP21 à l'origine de cet accord, a confié qu'elle espérait une entrée en vigueur avant la prochaine réunion de l'ONU sur le climat prévue le 7 novembre à Marrakech, au Maroc.
Cette conférence s'ouvrira la veille de l'élection présidentielle aux États-Unis, où le candidat républicain Donald Trump conteste le réchauffement de la planète et veut défaire l'accord s'il est élu.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-09-22 08:23:51
L’ambassadeur des États- unis, Stéphanie Sullivan, a apporté son assistance à six organisations non gouvernementales congolaises œuvrant dans les domaines agricole, de la santé, de la pisciculture, et de l’élevage.
Les contrats sur « les fonds d’auto-assistance de l'ambassadeur », ont été paraphés le 21 septembre à Brazzaville.
Ce programme a pour but d’améliorer les conditions socio-économiques de base des communautés locales ou des villages ; de soutenir des activités qui profitent à un grand nombre de personnes dans la communauté ; et de créer dans la mesure du possible, des revenus pour les communautés à travers des activités autonomes.
Les montants alloués pour la réalisation desdits projets varient entre 7500 dollars et 3200 dollars, pour une enveloppe totale de 35.000 dollars.
« Un des critères clés, c’est la participation active des populations locales dans la gestion des projets », a souligné l’ambassadeur.
À l'endroit des associations bénéficiaires, Stéphanie Sullivan a rappelé :« Grâce à vos activités, vous autonomisez des communautés entières. Elles sortent de leur statut de dépendantes pour avoir un statut de contributrices au développement. C’est dire que vous êtes sur la bonne voie Les membres de votre communauté vont développer des nouvelles compétences utiles pour le développement de votre beau pays ».
Le peuple américain soutient le programme des fonds d’auto-assistance, afin de permettre aux ambassadeurs de répondre aux demandes d’assistance, en aidant à la mise en œuvre des petits projets communautaires.
Ainsi, chaque année, le gouvernement des États-Unis met à disposition des ONG sélectionnées, par un processus compétitif, les fonds qui viennent en appui aux secteurs aussi divers que variés tels que l’agriculture, l’élevage, et la formation ou le renforcement de capacités.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-09-22 07:58:07
Le grand meeting de l’ex président français, Nicolas Sarkozy à Marcq-en-Barœul (nord de la France) a été perturbé hier par une dizaine d'étudiants gabonais opposés à leur président élu Ali Bongo Ondimba.
Créé le 2016-09-22 07:50:49
À l'issue d'une conférence de presse tenue à Brazzaville mardi 20 septembre, l'IDC a annoncé avoir pris acte de la démission de Guy Brice Parfait Kolelas, « des lors qu'il s'est éloigné des objectifs des plateformes FROCAD-IDC. »
Revenant sur certaines informations véhiculées ici et là au sujet de l’IDC, consécutives à la démission de Guy Brice Parfait Kolélas, le porte-parole de cette plateforme Jean- Baptiste Bouboutou a, tout en rassurant l’opinion de la bonne santé de cette structure politique, déclaré que l’IDC est bien déterminée à poursuivre sa lutte.
« S’agissant de l’ancien vice-président de l’IDC, monsieur Guy Brice Parfait Kolélas, c’est ici l’occasion d’annoncer à l’opinion que le conseil des présidents a pris acte de sa démission dès lors qu’il s’est éloigné des objectifs des plateformes FROCAD-IDC, notamment en prenant l’initiative de façon solitaire, d’organiser une convention dite de l’opposition dans toute sa plénitude, au lieu de participer à la préparation de notre deuxième convention de l’opposition », a dit Jean- Baptiste Bouboutou.
Il a par la même occasion annoncé la tenue dans les tout prochains jours, de la deuxième convention qui regroupera les trois composantes de l’opposition à savoir le FROCAD, l’IDC et la composante J3M du général Jean-Marie Michel Mokoko en vue de revoir ses stratégies et adopter son nouveau plan d’action visant à "sortir, le Congo de l’occupation".
De cette conférence de presse au cours de laquelle l'IDC a en outre fait un tour d'horizon des questions nationales, le grand public n'aura retenu que la démission de Guy Brice Parfait Kolelas.
Cette énième dislocation montre à l'évidence que dans les franges de l'opposition, ce qui les divise serait sans doute plus fort que ce qui les unis.
L'IDC a annoncé le départ de cette plateforme de Guy Brice Parfait Kolelas alors qu’aucune démarche n’aurait, affirme t-on par ailleurs été entreprise dans ce sens par l’intéressé.
Aussi, les suspicions, un temps tues, mais toujours conservées dans un coin de l'esprit, du fait de l'acceptation de la démarche commune refont surface.
Du coté du ''Youki'', on ne s'empêche pas, de façon non officielle de faire savoir ''que la plateforme IDC, composée en grande partie des transfuges du PCT, essaie par tous les moyens, même déloyaux, d’apparaître aux yeux de l’opinion comme la vraie opposition. Le peuple n’est pas dupe. Comme dans le sport, la différence se fera sur le terrain.''
Mais il y a aussi et cela paraît évident la question de la redistribution des acquis, au prorata de l'activisme militant d'un parti ou groupement de partis, dans la lutte de l'opposition.
Du coté de PAKO, les langues se délient, allant jusqu'à affirmer ''qu'ils sont quasiment les seuls à mobiliser envers et contre tout, à aller le cas échéant à la confrontation, voire à en mourir, alors que les autres sont dans l'expectative.

C'est sans doute cette raison qui a poussé Guy Brice Parfait Kolelas à convoquer la convention de l’opposition composée précise t-on ''par ceux qui se sont levés pour défendre la constitution car de l’autre coté, ce qui reste de l’IDC-FROCAD, c'est en réalité des responsables politiques sans militants.
Au moment où le statut du chef de l'opposition se précise de plus en plus avec tous les avantages y afférents, la guerre de positionnement est plus qu'ouverte dans cette même opposition où désormais, joueurs du même camp peuvent se tacler car, on ne court plus après le ballon, mais plutôt après les joueurs. L'homme arrivé second à la présidentielle devient à la fois un partenaire et un adversaire.
Dans cette conquête de l'espace vital, ne pas tenir compte de la représentativité militante serait un marché de dupes. Confronté au même problème en son temps, Bernard Bakana Kolelas lança : « politik yi kubiri » allez-y comprendre...
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-09-22 07:25:24
Une mère de famille de 44 ans, résidant à Asheville, en Caroline du Nord (Etats-Unis), a été interpellée récemment pour avoir eu des relations sexuelles avec son fils. Ce dernier, âgé de 25 ans, a été arrêté le lendemain.
Créé le 2016-09-21 12:56:25
Via un communiqué diffusé sur internet le milieu de terrain des éléphants qui explique vouloir "passer le témoin aux plus jeunes", quitte la sélection nationale championne d'Afrique en titre et qualifiée pour la Can 2017 au Gabon.
"Après 14 ans au plus haut niveau avec les Éléphants, je suis arrivé au terme de mon aventure avec l'équipe de Côte d'Ivoire" a confié le sénoufo de 33 ans qui évolue en Angleterre dans le club de Manchester City.
Sur son site officiel, le Citizen a précisé qu'il ne se sentait plus capable de se "fixer de nouveaux objectifs, en tant que joueur avec les Éléphants".
Un adieu particulier pour le capitaine, qui a tout connu avec sa sélection. La victoire avec ce succès lors de la CAN 2015, comme les plus grosses désillusions notamment les finales perdues lors des CAN 2006 et 2012.

Inconsolable en 2012, après une finale livrée de haute lutte hélas perdue aux tirs aux buts, Yaya Touré en manqua un. Ses pleurs émurent le président Outara qui ne put s'empêcher de verser une larme.
Unis dans la douleur en 2012, c'est ensemble qu'ils arpentent les rues d'Abidjan à la victoire en 2015.

Yaya Touré avait également participé aux Coupes du monde 2006, 2010 et 2014 avec la Côte d'Ivoire.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-09-21 08:17:02
Après plusieurs jours où la révolte, les passions et le sentiment de haine ont été fortement exacerbé au Gabon, la communauté gabonaise d’Europe a fait bloc dimanche après-midi sur le parvis de la place des Droits de l’homme au Trocadero à Paris, pour dire non à l’ingérence étrangère.
Créé le 2016-09-21 07:19:15
TNT Africa qui offre ses produits numériques à titre expérimental à Pointe-Noire depuis deux ans, a décidé de s’installer à Brazzaville avant la fin de l’année en cours.
En audience avec le ministre de la Communication et des Médias, Thierry Lezin Moungalla, le promoteur de TNT Africa, Luc-Emmanuel Zanghieri, a donné l'information, le 20 septembre à Brazzaville.
Les deux parties ont également évoqué les possibilités de partenariat entre TNT Africa, opérateur privé, et l’État congolais.
Luc-Emmanuel Zanghieri a indiqué que l’avantage de la télédistribution numérique terrestre réside dans le fait qu’avec une antenne traditionnelle et un bouquet, a-t-il expliqué, l’usager a la possibilité de capter plusieurs chaînes de télévisions.
« Nous avons bien voulu placer dans le même bouquet les chaînes de télévisions privées de Pointe-Noire et de Brazzaville, ainsi que des chaînes étrangères auparavant captées par satellite. En deux ans, TNT Africa a pu équiper 30.000 ménages à Pointe-Noire », a-t-il insisté, avant d’ajouter que la télédistribution numérique terrestre est un grand projet économique à effet multiplicateur.
Le ministre de la Communication et des Médias a salué cette initiative privée qui va ajouter assurément de la plus-value dans le secteur audiovisuel public et privé congolais.
Thierry Lezin Moungalla a mis à profit cette occasion pour rappeler que le projet piloté par TNT Africa n’est pas à confondre avec le projet national du passage au tout numérique mené par l’État congolais en partenariat avec des partenaires locaux et étrangers.
TNT Africa est une entreprise de droit congolais dirigée par Luc-Emmanuel Zanghieri, lui-même de nationalité congolaise.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-09-21 07:09:59
Anciennement fief électoral de Pascal LISSOUBA et de son parti l’UPADS, Mbinda a depuis 2002 fait le choix du bon sens, plébiscitant sans discontinuer Marcel Leouobo natif de Mbinda.
Natif de la localité certes, ce député de la majorité Présidentielle a la confiance des populations depuis 3 mandats déjà. L’homme jouit d’une popularité sans précédent.
Ce choix aurait bien pu être une exception, s'il n'en avait pas appelé d'autres. Depuis 6 mois, un autre fils du coin Émile Mabioko, ancien enfant de troupe, a été nommé Maire de cette commune Urbaine qui à largement placé Denis Sassou Nguesso en tête lors du scrutin Présidentiel d’avril dernier.
Depuis, ces bouleversements politiques intervenus dans leur communauté de vie, les populations goûtent aux fruits de leur réalisme éclairé.
Émile Mabioko, rompu à la tâche, a adhéré au principe de Denis Sassou Nguesso : ''faire beaucoup avec peu''.

Avec un budget réduit d'à peine 4 millions de Fcfa, là où son prédécesseur avait 21 millions de Fcfa, il a fait le pari du désenclavement de l’ancienne cité Comilog.
Ceux qui raillaient ses dires, étiquetés de propagande politique, ont eu l'agréable surprise de voir arriver les engins des travaux publics à Mbinda.
Des bulldozers à Mbinda, il y a bien longtemps que ces engins avaient disparus du paysage de la cité minière, à la fermeture de la Comilog.

Depuis quelques jours, des bulldozers sont arrivés à Mbinda pour niveler toutes les artères de la ville ainsi que les axes Mbinda-Lekoko et Mbinda-Mayoko.

Avec un brin de soulagement mêlé de nostalgie, on les regarde travailler, en pensant au bon vieux temps...
De bon augure pour les populations.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-09-21 06:37:17