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Dans un Protocole d’accord signé le 15 juin à Brazzaville, les parties congolaise et américaine prévoient la formation des cadres, la lutte contre le déboisement, le suivi et l’amélioration des stocks de carbone forestier, la surveillance et la gestion des feux, ainsi que la cartographie des mangroves et marais tourbeux.
Souscrivant le document d’accord avec l’organisme américain US forest service-international programs, la ministre de l’Économie forestière, du développement durable et de l’environnement, Rosalie Matondo a salué « un acte de soulagement » pour l’État congolais en cette période de récession économique.
Cet apport à en croire Rosalie Matondo, permettra d'aider au financement du Centre national des inventaires et aménagement forestier et fauniques et l’Agence congolaise de la faune et des aires protégées.
« Ces deux institutions ont un rôle majeur », a-t-elle insisté, notamment dans la recherche des solutions liées à la préservation des écosystèmes forestiers, la connaissance et l’aménagement des ressources, la conservation et l’exploitation écologique et la contribution à la diversification de l’économie.
Pour l’ambassadeur des États-Unis en République du Congo, Stephanie Sullivan, il s’agit d’un engagement visant la préservation non seulement les forêts congolaises, mais aussi les 228 million d’hectares de forêts du Bassin du Congo qui s’étendent sur le Cameroun, la République Centrafricaine, la Guinée équatoriale, la République Démocratique du Congo et la République du Congo.
Le bassin du Congo représente 26% de la surface des forêts tropicales de la planète et abrite une riche biodiversité. On y trouve plus de 10,000 espèces de plantes, 1000 espèces d’oiseaux et 400 espèces de mammifères.
« Ensemble, c’est à nous tous de garantir le bien-être mondial et de laisser à nos enfants un environnement sain. Si nous voulons que la génération future respire de l’air pur », a martelé la diplomate Stephanie Sullivan.
Le Service forestier des États-Unis travaille au Congo depuis 2014, dans le cadre du Programme pour l’environnement en Afrique centrale (CARPE), une initiative financée par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), avec un financement complémentaire du Département d’État américain.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-06-17 08:14:30
Ce n'est pas une mise sous tutelle pour l'économie congolaise, mais ça y ressemble tant le partenariat avec la banque mondiale se veut désormais plus encadré, voir mieux contrôlé.
Le directeur des opérations de la structure bancaire internationale pour les deux Congo, Ahmadou Moustapha Ndiaye, et le ministre congolais de l’Économie, du développement industriel et de la promotion du secteur privé, Gilbert Ondongo, ont discuté du portefeuille des projets en cours d’exécution avant de projeter l’avenir. Le tête-à-tête s’est tenu le 16 juin à Brazzaville.
La Banque mondiale et le Congo travaillent sur un nouveau cadre de partenariat qui tient compte des priorités récemment déclinées par le gouvernement de république.
Ahmadou Moustapha Ndiaye et Gilbert Ondongo ont par ailleurs, échangé sur la revue du portefeuille de la BM qui se tiendra la semaine prochaine dans la ville capitale congolaise.
« Il s’agit d'une réunion annuelle que nous tenons pour faire le point sur l’état d’avancement des projets financés par la Banque mondiale et le gouvernement congolais », a précisé le directeur des opérations de la BM.
Le partenariat, à en croire Ahmadou Moustapha Ndiaye, porte sur douze projets ayant trait aux secteurs prioritaires tels que l’agriculture, l’éducation, la protection sociale…
"Sur la base de cette expérience nous allons renforcer notre accompagnement avec un financement additionnel ", a souligné Ahmadou Moustapha Ndiaye.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-06-17 07:55:47
Il s'effectue des travaux de construction sur le domaine abritant l’ancien atelier central de réparation de la Société nationale de distribution d’eau (SNDE), situé à Mpila. Ce site serait vendu.
Acquis depuis 1974, ce terrain d'environ 2009 m2 serait vendu en partie à un citoyen libanais. Mais par qui ? la question reste posée.
Pour s’enquérir de la situation, une délégation de la SNDE s’est rendue récemment sur place pour constater les faits en compagnie de Gabriel Toussaint Dos Santos, ancien chef du personnel de l’administration et du matériel à la direction départementale de Brazzaville de la SNDE de Brazzaville.
Admis à faire valoir ses droits à la retraite, cet ancien syndicaliste pense qu’il faut arrêter ces mauvaises pratiques. « J’ai une certaine maîtrise de cette entité qui était l’atelier central de réparation de la SNDE. Ce site n’est jamais devenu une propriété privée parce que la SNDE, notamment l’État ne l’a jamais vendu », a-t-il témoigné. Il qualifie cette pratique de spoliation des biens publics, d’antivaleur.
Selon quelques indiscrétions, un homme politique haut placé aurait vendu le terrain au citoyen libanais qui lui pense être dans ses droits.
« Cet homme politique n’est pas au-dessus de la loi », a conclu Gabriel Toussaint Dos Santos, promettant que si le libanais n’arrêtait pas les travaux engagés, tous les travailleurs de la SNDE descendront sur les lieux.
Reste que la justice devra se saisir de cette affaire. Parfait Aimé Coussoud Mavoungou, successeur de Pierre Mabiala à la Réforme foncière devra se montrer plus incisif avec ou sans bulldozer, pour préserver le patrimoine de l'État.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-06-17 07:27:23
Depuis le mois de mars, la monnaie nationale en République démocratique du Congo a commencé à se déprécier par rapport aux devises étrangères. Désormais, le Franc congolais est au plus bas, atteignant des seuils jamais soupçonnés de triste mémoire.
Le climat social des Congolais et, particulièrement des Kinois, se dégrade désormais à un rythme effréné. L’inflation galopante sur fond d’une dépréciation continue du Franc congolais (FC) vient laminer les derniers espoirs d’une population qui assiste impuissante à la détérioration de ses conditions de vie. Chaque jour qui passe est un nouveau défi pour la survie.
Depuis le mois de mars les choses ont commencé à s‘empirer lorsque le dispositif mis en place par le gouvernement pour contenir les effets nuisibles sur la stabilité du cadre macroéconomique a cédé.
La chute de la banque BIAC a pourri un environnement socio-économique déjà fragile. Les mesures prises pour réduire la masse monétaire sur le marché n’ont pas non plus produit les effets escomptés. Ce qui, de l’avis de nombreux analystes, a ouvert le champ libre au dollar américain pour reprendre le pas sur le Franc congolais.
Il y a quelques mois, le billet vert se négociait encore autour de 9.1 ou 9.2 FC à travers la ville, cette fois-ci, il s’est davantage raffermi au point de surclasser le franc congolais qui connaît l’une de ses pires dépréciations.
La situation a des airs de déjà vu pour les anciens qui se souviennent de l'époque du Zaïre-monnaie quand, il fallait des liasses de billets pour se procurer une baguette de pain. À cette époque là, on émettait des coupures de grande valeur qui retombaient aussitôt. Bientôt, la valeur Zaïre-monnaie fut en dessous du prix du papier sur lequel il était imprimé.
Le Zaïre-monnaie, des grosses coupures pour peu de valeur
Pour l’heure, le dollar a franchi la barre fatidique de 1000 FC dans certains coins de la ville. Les effets collatéraux sur les prix des biens et services ne se sont pas fait attendre. La population est bien obligée de débourser davantage pour se procurer les biens de première nécessité.
Les salaires des agents et fonctionnaires de l’État continuent à être payés à l’ancien taux de 9.2 FC pour un dollar.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-06-17 06:43:48
Le Palais de justice de Brazzaville avait des allures d'un camp retranché jeudi après midi, du fait de la forte présence des forces de l'ordre avec le barda des grandes opérations. Et pour cause, la présentation du général Jean-marie Michel Mokoko au juge d'instruction en vue de se voir notifier les charges et être écroué.
Après que la police eut dispersé ses partisans qui avaient investi le palais de justice, le général Jean-Marie Michel Mokoko a été présenté jeudi au doyen des juges d'instruction Jean Ngombo.
Après un réquisitoire de notification de charges que Jean-Marie Michel Mokoko a du reste réfuté, le doyen des juges l'a inculpé et placé sous mandat de dépôt puis incarcéré à la maison d'arrêt de Brazzaville.
Son avocat, Me Yvon Eric Ibouanga explique. « le général Mokoko a été présenté au procureur de la république qui, suivant réquisitoire introductif a ouvert une information devant le cabinet du doyen des juges d’instruction pour deux chefs d’inculpation : atteinte à la sûreté intérieure de l’État et détention illégale d’armes et munitions de guerre ».
Après quarante-huit heures de garde à vue à la Direction générale de la surveillance du territoire, le général Mokoko est allé rejoindre les nombreux frères d'armes et autres personnalités politiques qui sont détenus à la Maison d'arrêt et toujours en attente de jugement depuis de nombreux mois pour certains.
Candidat malheureux à l’élection présidentielle du 20 mars dernier, le général Mokoko est soupçonné d’avoir planifié une tentative de renversement des institutions ainsi que l’a révélé une vidéo datant de plusieurs années, relayée dans la presse il y a quelques mois.
Ancien chef d’État-major des armées du Congo de 1987 à 1993, passé par l'École supérieure militaire (ESM) de Saint-Cyr en France, le général Mokoko a été jusqu'à début février représentant spécial de la présidente de la Commission de l'Union africaine (UA) en Centrafrique.
Il a démissionné début février de son poste de conseiller du président Denis Sassou Nguesso chargé des questions de paix et de sécurité, qu'il occupait depuis 2005, pour se porter candidat à l'élection présidentielle du 20 mars, où il a recueilli moins de 14% de voix.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-06-17 06:30:15
L'écrivain congolais Alain Mabanckou a été reçu le 14 juin dernier en entretien par le président François Hollande. Dans une tribune qu'il a publiée après cette rencontre, l'auteur de « verre cassé » détaille les raisons de sa démarche qui quoi qu'il en soit, agace du coté de Brazzaville. Extraits.
« Il ne s’agissait pas pour moi d’implorer une quelconque intervention auprès de l’ancienne puissance coloniale – encore que les politiques que certains dirigeants africains francophones ont menées jusqu’à présent sont toujours allées dans ce sens puisque bon nombre d’entre eux sont arrivés ou se maintiennent au pouvoir en empruntant une béquille et une cravache à la France.
Pourquoi laisserions-nous le destin de l’Afrique aux mains de ces quelques «diplomates» européens officieux qui prétendent agir au nom de la France alors même qu’ils n’ont aucun mandat, servent plutôt les intérêts des monarques à vie, et rêvent que l’Afrique demeure dans les ténèbres afin que ce fonds de commerce lucratif perdure?
Les propositions que j’ai détaillées dans le document remis à François Hollande ont pour dénominateur commun la nécessité d’un dialogue: initier une rencontre sous l’égide de la communauté internationale.
En somme, un dialogue sans exclusif, regroupant aussi bien la société civile que les différentes tendances politiques congolaises pour hâter l’avènement d’une culture démocratique, institutionnelle et administrative.
Ce dialogue ne pourrait cependant s’ouvrir qu’après la libération des prisonniers politiques et l’arrêt des bombardements dans la région du pool, au sud du pays, imputés au régime actuel.
Pendant que je m’entretenais avec François Hollande à Paris, l’un des principaux opposants congolais – Jean-Marie Michel Mokoko – était interrogé à Brazzaville par la sécurité d’Etat avant d’être mis en garde à vue. Une situation qui est évidemment loin de hâter le climat de paix et qui contribue plutôt à aggraver les causes du divorce entre les dirigeants actuels du Congo et ce peuple qui n’a plus pour seule arme que le soutien que nous lui apportons. »
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-06-16 07:55:14
La République du Congo a été à l'honneur le mercredi 8 juin dernier à l'Institut de France à Paris, à l'occasion de la remise du prix Christophe Mérieux au professeur Francine Ntoumi, directrice générale de la Fondation congolaise pour la recherche médicale.
Devant le gratin mondial de la science, de la culture et de nombreuses personnalités congolaises, Francine Ntoumi a reçu le célèbre Prix Mérieux 2016. Une récompense pour ses travaux de recherche sur les maladies infectieuses en Afrique centrale et son engagement dans les capacités de recherche biomédicale au Congo.
Doté de 500 000 euros, (325. 000 000 de Francs CFA) ce prix ouvre de bonnes perspectives pour les travaux qu'elle mène et Francine Ntoumi en a exprimé le réel espoir.
« Ce prix va nous appuyer dans le développement des activités de recherche en cours sur le paludisme au cours de la grossesse. Mais surtout il va nous aider à mettre en place un centre de formation et de recherche sur les maladies infectieuses, le premier du genre au Congo » , a déclaré Francine Ntoumi, visiblement émue et décidée d’aller plus loin.
« Cette récompense nous honore et nous encourage à redoubler d’efforts pour développer les ressources humaines nécessaires qui vont conduire une recherche de qualité qui répondra aux besoins de la population ».
Créée en 2001, la Fondation Christophe et Rodolphe Mérieux de l’Institut de France décerne chaque année un Grand Prix scientifique, intitulé "Prix Christophe Mérieux", destiné à aider la recherche sur les maladies infectieuses dans les pays en développement.
Biologiste de formation, le professeur Francine Ntoumi qui n'en est pas à son premier prix, a fait ses études en France où elle a obtenu un doctorat ès Sciences de l'Université Pierre et Marie Curie.

Francine Ntoumi est très engagée dans le renforcement des capacités de recherche en santé en Afrique. Elle coordonne le projet CANTAM (Central Africa Network on Tuberculosis, HIV/AIDS and Malaria) et dirige le premier laboratoire de biologie moléculaire de l'Université Marien N'Gouabi qu'elle a fondé avec l'aide de la Fondation congolaise pour la Recherche médicale qu'elle préside depuis 2009.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-06-16 07:09:40
Alors que le cours du baril stagne au plus bas, la Banque centrale de la Cemac multiplie les mesures exceptionnelles pour venir en aide aux États membres, très dépendants du pétrole.
Les pays de la CEMAC n'ont pas plus de 2 % de croissance en 2016, contre une moyenne d’environ 3,5 % au niveau continental et même quelque 7 % dans l’UEMOA, la zone monétaire jumelle d’Afrique de l’Ouest. Les dernières prévisions du FMI, début mai, sont tombées comme un coup de massue sur la Cemac.
La situation économique de la zone, qui avait enregistré en 2014 un taux de croissance de 4,9 % et dont cinq des six membres sont des producteurs de pétrole, se dégrade « fortement », selon le FMI, qui a estimé la progression de son PIB à exactement 1,7 % en 2015.
L’inquiétude est d’autant plus grande que le cours du pétrole reste durablement bas et que, d’après le Fonds, la quasi-totalité des gouvernements d’Afrique centrale « n’ont plus d’épargne budgétaire significative et disposent désormais d’une marge de manœuvre limitée ». Dans certains pays comme le Tchad, les recettes fiscales parviennent à peine à couvrir les salaires des fonctionnaires.
Dans cette tempête conjoncturelle, les pays de la Cemac ont plus que jamais le regard tourné vers la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), leur institution émettrice commune.
Face à la pression des États en quête de ressources pour financer l’émergence de leurs économies respectives, la Beac affirme par exemple avoir dû remettre à plus tard sa décision de supprimer les avances statutaires qu’elle leur accorde. Cette mesure, qui permet aux États membres d’obtenir sous forme d’avance environ 20 % de leurs recettes budgétaires, avait notamment permis à la Guinée équatoriale de bénéficier de plus de 400 milliards de F CFA (plus de 610 millions d’euros) auprès de l’institution émettrice en 2015.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-06-16 06:27:36
Après la mise aux arrêts de l'opposant Jean-Marie Michel Mokoko, la coordination FROCAD-IDC a publié un communiqué de protestation mercredi 15 juin à Brazzaville. Ce communiqué signé de Charles Zacharie Bowao est ainsi libellé.
« Suite à l'arrestation du général Jean-Marie Michel Mokoko, candidat à l'élection présidentielle du 20 mars 2016, la coordination des présidents FROCAD-IDC composante J3M s'est réunie en urgence le 15 juin 2016 à Brazzaville.
La coordination des présidents rappelle que depuis le 4 avril 2016, (soit 76 jours ), le général Jean-Marie Michel Mokoko se trouve embastillé à sa résidence sans aucune raison.
La coordination des présidents condamne fermement cette arrestation arbitraire et réaffirme le principe de la solidarité tel que défini dans la charte de la victoire de l'opposition du 19 février 2016 et de la déclaration du 25 mars 2016 contestant les résultats de l'élection présidentielle anticipée publiés à la hussarde par le Ministre de l'intérieur et de la décentralisation.
La coordination des présidents prend à témoin la Communauté nationale et internationale sur la dérive totalitaire et des méthodes de violence instaurées par le pouvoir illégitime de Brazzaville.
Fait à Brazzaville, le 15 juin 2016.
Pour la Conférence des présidents, le coordonnateur Charles Zacharie Bowao. »
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-06-16 06:10:58
Le ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, Pierre Mabiala a ordonné le 14 juin à Brazzaville, l’ouverture d’une information judiciaire au pénal contre Vincent Pena-Pitra, dernier président du syndic liquidateur de l’ex Air Afrique.
Au cours d’une concertation qu’il a eue avec les ex travailleurs de la défunte compagnie Air Afrique, le ministre Pierre Mabiala a séance tenante demandé à Vincent Pena-Pitra de se mettre à la disposition du procureur pour s'expliquer sur un différentiel de quelques 5 milliards de Francs CFA qu'il n'a pas reversé aux ex agents d'Air Afrique.
Présentant leur situation devant le ministre, les ex travailleurs d'Air Afrique regroupés au sein d’un comité de suivi, ont révélé que depuis le 21 février 2002, date de la liquidation d’Air Afrique, cinq syndics liquidateurs se sont succédés sans qu’il y ait eu une seule passation de service. Pas même le dernier dirigé par Vincent Pena-Pitra qui est en train de gérer les affaires courantes, a déclaré un des membres de ce comité.
Sur les 12 milliards dévolus à ces ex travailleurs, l’État congolais qui s’était engagé à les payer s’est acquitté à ce jour de 4 milliards, auxquels se sont ajoutés 2 milliards provenant de la vente de l’immeuble d’Air Afrique situé en face du palais de justice à Brazzaville.
Il ressort cependant qu’à ce jour, ces ex travailleurs n’ont bénéficié que de 1 milliard sur les 6 encaissés par l’actuel syndic liquidateur.
Suite à cet état de faits, le ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones a donc ordonné au procureur général de la République d’ouvrir une information judiciaire à l’endroit du président de ce cinquième syndic, Vincent Pena Pitra, qui s’expliquera devant les juridictions en charge de ce dossier.
Le sixième syndic sera, sur ordre du ministre, mis en place pour régler définitivement cette affaire.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-06-15 08:15:23
Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international français s’est entretenu mardi 14 juin avec Jean-Claude Gakosso, ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger de la République du Congo.
Une diplomatie active, Jean-Claude Gakosso ne s'en cache pas, tant il porte haut et fort la voix du Congo partout où le besoin se fait sentir.
Mardi 14 juin, le ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger a été l'hôte de son homologue français.
Dans un communiqué, le Quai d'Orsay a précisé que les deux ministres ont au cours de leurs entretiens évoqué les principaux dossiers régionaux, notamment la situation en République centrafricaine, où le Congo déploie un contingent de 1000 hommes au sein de la mission des Nations unies.
Jean-Marc Ayrault et Jean-Claude Gakosso ont également fait le point sur la situation au Congo et sur les différents volets des relations bilatérales entre les deux pays, la France et le Congo.
Cette rencontre, la toute première entre les deux ministres depuis la présidentielle congolaise du 20 mars, ouvre de nouvelles perspectives dans les relations entre les deux états après les malentendus nés de la situation politique au Congo Brazzaville.
Rappelons que Brazzaville n'a toujours pas d'ambassadeur à Paris. Sans doute, cela ne saurait plus tarder.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-06-15 07:19:16
Le général Jean-Marie Michel Mokoko a passé la nuit à la police. Il a été placé mardi soir 14 juin en garde à vue à la Direction générale de surveillance du territoire (DGST).
L'ancien chef d'état-major de l'armée congolaise, candidat malheureux à la dernière présidentielle, est mis en cause dans une vidéo tournée en 2007 le montrant en train de discuter d'un plan visant à chasser le président Denis Sassou-Nguesso du pouvoir.
Dans une déclaration publique, le ministre de la Justice congolais Pierre Mabiala, avait demandé il y a quelques jours au procureur de la République d’activer la procédure contre le général Jean-Marie Michel Mokoko pour que les dossiers des procédures ne restent pas dans les tiroirs de la Justice.
L’officier a été placé en garde à vue mardi en début de soirée à la Direction générale de surveillance du territoire (DGST), selon son avocat Me Yvan Eric Ibouanga.
Le placement en garde à vue de Jean-Marie Michel Mokoko est de facto une « mise aux arrêts de rigueur » eu égard à sa qualité de militaire, ancien chef d’état-major des Forces Armées Congolaises entre 1987 et 1993, même s'il pointe désormais à la « réserve ».
Depuis la présidentielle de mars dernier, le général Jean-Marie Michel Mokoko vivait en résidence surveillée dans sa maison du centre-ville de Brazzaville.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-06-15 06:36:49
L'écrivain avait adressé une lettre ouverte au président de la République française dans laquelle il disait sa révolte face à la situation politique dans son pays. Selon un communiqué de l’Élysée, François Hollande a reçu Alain Mabanckou mardi après-midi.
Le Président de la République s’est entretenu avec Alain Mabanckou, romancier franco-congolais et professeur au Collège de France. Ils ont évoqué la situation en République du Congo.
Le Président de la République a marqué son attachement à la paix, à la démocratie et aux libertés politiques, qu’il s’agisse de liberté d’expression des citoyens, de liberté de la presse ou de liberté d’action des partis politiques. Il a indiqué que la France restait attachée à un dialogue entre l’ensemble des sensibilités congolaises, dans l’objectif de permettre un large rassemblement et d’apaiser les tensions.
Depuis quelques temps, Alain Mabanckou se manifeste par un activisme citoyen. Son engagement politique l'avait poussé à s'adresser directement à François Hollande en des termes on ne peu plus directs : « Les Congolais de l'étranger et ceux qui luttent nuit et jour au pays ont constaté que vous observez un long silence... »
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-06-15 06:04:01
Dans une déclaration rendue publique par l’épouse du chef de l’État congolais, Antoinette Sassou NGuesso, présidente de l’OPDAS, section Congo, les premières dames d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie-Pacifique, ont promis de travailler avec et pour les adolescentes et les jeunes femmes, « afin de leur permettre de réaliser leur plein potentiel, de créer un environnement sûr et prospère, de bien-être et de bon état de santé ».
Les premières dames se disent déterminées d’œuvrer davantage pour « une Afrique sans VIH et sans sida, sans mortalité maternelle et infantile », pour que les femmes et les enfants jouissent de l’égalité des chances.
Elles ont reconnu le leadership et l’engagement renouvelés des États membres des Nations unies, des communautés, des organisations des femmes vivant avec le VIH, et des partenaires pour assurer l’accélération de la réponse au VIH, « ne laissant personne derrière, au cours des cinq prochaines années », afin d’atteindre les objectifs fixés.
« Les premières dames continueront à plaider en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des adolescentes et des jeunes femmes, en vue de stopper les violences basées sur le sexe », a dit Antoinette Sassou NGuesso.
Après avoir salué les actions des premières dames, la coordinatrice du gouvernement américain pour la lutte contre le sida, Deborah Birx, a relevé que la lutte contre le sida constitue l’une des premières priorités des partenaires au développement. De ce fait, « une pluralité d’acteurs doit concourir à combattre cette maladie ».
Convaincu qu’il reste beaucoup à faire pour accroître la participation de la société civile, le PDG de l’Alliance mondiale pour la vaccination et l’immunisation (GAVI), Seth Berkley, a promis offrir son soutien afin de favoriser l’élaboration, l’adaptation et la mise en œuvre des politiques nationales.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-06-14 08:27:51
Le procès de l'opposant Paulin Makaya s'est ouvert lundi à Brazzaville. L'homme est poursuivi pour incitation aux troubles à l’ordre public et à l’insurrection le 20 octobre 2015 pendant la campagne référendaire.
Placé en détention préventive depuis le 1er décembre 2015 à la Maison d’arrêt de Brazzaville, Paulin Makaya est jugé par la première chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Brazzaville.
Des trois chefs d’accusation qui lui étaient reprochés, notamment l’incitation aux troubles à l’ordre public, la détention illégale d’armes de guerre et de munitions, et la complicité en vue de provoquer des incendies, seul le premier a été retenu.
En cette journée inaugurale, après l’étape des procédures, les différentes parties sont entrées dans le vif du sujet car l’accusé a plaidé non-coupable. S’il reconnaît avoir participé à cette marche qu’il qualifie de pacifique, Paulin Makaya estime qu’il n’était pas question de troubler l’ordre public.
« C’était une marche pacifique pour demander au président Denis Sassou N’Guesso, de respecter la Constitution. Je me sens très à l'aise après plus de six mois de détention. L’opposition est pour le pouvoir le gendarme de la circulation dans un pays, elle conduit vers la victoire, le succès. Je suis un très grand démocrate, nous ne sommes pas dans un État de droit, mais plutôt dans un État de chefferie », a indiqué le président de l’UPC.
La demande de la défense interjetée par Me Yvon Eric Ibouanga, consistant à la mise en liberté provisoire de Paulin Makaya a été rejetée par la première chambre présidée par Valérien Embenga.
Ce refus faisait suite à un réquisitoire du parquet général qui a estimé que les faits étaient d’une extrême gravité, même si la défense avait jugé que les délais de détention préventive fixés à six mois ont été dépassés.
Outre le cabinet de Me Ibouanga, l'accusé Paulin Makaya, dont les partisans avaient rempli la salle d’audience, est défendu par Me Hervé Ambroise Malonga. Les plaidoiries sont prévues pour le 27 juin prochain.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-06-14 07:25:33
Usain Bolt s'est prononcé sur l'éventualité de perdre l'une de ses médailles suite à un contrôle positif. Le recordman du monde sur 100m a confié son immense chagrin.
Usain Bolt pourrait bien perdre l'une de ses nombreuses médailles, et cela le chagrine.
Dans la foulée d'un 100m maîtrisé à Kingston, samedi, le sprinteur jamaïcain a réagi à l'annonce du contrôlé positif de son compatriote Nesta Carter. «Cela doit être dur pour lui, je ne sais pas ce qu'il traverse, mais cela doit être dur et frustrant.»
Étonnamment prévenant à l'égard de Carter, Bolt est en revanche bien plus triste à l'idée de devoir remettre l'une de ses médailles d'or, celle du 4x100m des JO 2008 en l'occurrence.
Nesta Carter, le relayeur par lequel le scandale arrive
Nesta Carter était en effet aligné dans cette équipe jamaïcaine parmi les quatre relayeurs. Son contrôle positif disqualifie de facto les trois autres relayeurs, quoique « clean ».
«C'est quelque chose qui me chagrine, pendant des années, vous travaillez dur pour collectionner les médailles d'or, pour être champion, cela me brise le cœur», a-t-il ainsi ajouté.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-06-14 06:55:17
Après avoir placé ECAir en faillite, ses responsables veulent à nouveau saigner les finances publiques sans avoir auparavant rendu des comptes sur leur mauvaise gestion.
Les responsables du cabinet conseil « La Financière » ont tenu le 9 juin à Brazzaville une journée de sensibilisation à l’endroit des parlementaires, membres des commissions économie et finances des deux chambres du Parlement. La journée visait à convaincre les députés et sénateurs pour souscrire des parts dans le chiffre d’affaires de la compagnie aérienne ECAir, en proie à d’énormes difficultés.
« ECAir sollicite le soutien des députés et sénateurs pour l’aider à décoller », a dit le directeur général de « La Financière », Innocent Dimi, remettant à chacun des parlementaires un bulletin de souscription.
Depuis mars 2016, ECAir a initié, via le Cabinet conseil, une vaste campagne d’emprunt obligataire à travers une série d’appels publics à l’épargne intitulé « ECAir 6% brut 2016-2021 ». Les initiateurs de ladite opération espèrent atteindre pour toute la campagne le montant de 60 milliards FCFA.
De leur côté, les députés et sénateurs ont émis quelques réserves quant à l’issue d’une telle démarche, soulignant la nécessité « d’étudier d’abord la question avant de s’engager ». Critiquant ouvertement les contre-performances d’ECAir, les parlementaires ont posé quelques préalables : « il faut qu’on vienne d’abord vers vous pour comprendre ce qui ne marche pas avant de se prononcer », ont-ils dit, s’adressant aux responsables du Cabinet.
Une directrice générale inamovible malgré la fallite
ECAir emploie 700 agents pour une flotte de 7 avions dont 6 seraient à ce jour en révision hors du pays. Cette société aérienne qui a fait ces dernières années la fierté du Congo desservait plusieurs lignes nationales et internationales.
La compagnie aérienne ECAir a été créée en 2011 avec un chiffre d"affaires de 190 milliards de Francs CFA répartis entre l'État congolais (99%) et le Port Autonome de Pointe-Noire (1%).
Près de 200 milliards de Francs CFA du contribuable envolés dans les airs et les choses se passent comme si de rien n'était, on en demande davantage. La direction non plus n'ose pas rendre des comptes.
Rupture, vous avez dit rupture...
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-06-14 06:12:40
Encore un décès dans le football nigérian. Le directeur technique de la Fédération Nigériane de Football Amodo Shuaibu est décédé samedi à l'âge de 58 ans.
Le décès de Amodo Shuaibu a été confirmé samedi par la Fédération Nigériane de Football NFF sur compte twitter.
Selon la source ayant rendue publique la nouvelle à la Fédération, Amodu Shuaibu ne « s’est pas réveillé de son sommeil » samedi matin.
La disparition de Amodu Shuaibu intervient à peine trois jours après celle de Stephen Keshi, ex entraineur de l’équipe nationale du Nigeria, les Super Eagles.
Le désormais regretté Shuaibu avait signé vendredi le livre de condoléances de Stephen Keshi avant que de s’éteindre. Les causes officielles de ce décès ne sont pas encore connues.
Amodu Shuaibu avait été nommé directeur technique des équipes nationales du Nigeria mai 2013.
Avant cette nomination, il avait entraîné les Super Eagles d'avril 2001 à février 2002 avant d’être remercié dans des circonstances qu’il avait contesté. Il été reconduit à son poste en avril 2008 et a de nouveau été licencié sous prétexte de pression externe en février 2010.
Son ultime retour à la tête des Super Eagles comme entraîneur, c’était en octobre 2014 après un premier licenciement de Stephen Keshi. Entraîneur intérimaire à la tête des super Eagles, Amodu Shuaibu a été remplacé en août 2015 par Sunday Oliseh.
La nouvelle de la disparition de Amodu Shuaibu après celle de Stephen Keshi laisse interrogative le monde sportif Nigérian, tant la les deux décès interviennent dans la même période, au sen de la même instance sportive .
Sur les causes du décès de Amodu Shuaibu, la Fédération nigériane a précisé que le concerné s’est plaint de douleurs à la poitrine le vendredi soir et est mort dans son sommeil.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-06-13 05:06:25
L’enquête comportementale et de sérosurveillance du VIH/Sida et de la syphilis au sein des Forces armées congolaises a rendu ses résultats.
L’atelier de restitution des résultats de cette enquête réalisée en 2014 a livré ses résultats vendredi 10 juin au Cercle Mess des officiers de Brazzaville, sous le patronage du Chef d’état-major général- adjoint, le général René Boukaka.
Le but de cette enquête était de se documenter sur la prise en charge des décisions adéquates en matière de politique de prévention et de prise en charge du VIH et de la syphilis. L’enquête a été menée en partenariat avec le département de la défense des États-Unis d’Amérique.
L'étude a été menée dans la période d'avril à mai 2014, à partir d'un questionnaire sur un échantillon de 980 agents de la force publique qui ont été recrutés dans les trois grandes garnisons du pays, à savoir : Pointe-Noire, Brazzaville et Dolisie.
Les données sociologiques de cette étude ont montré que les sergents et sergent-chefs étaient très représentés. Ils appartiennent beaucoup plus à l’armée de terre et à la gendarmerie.
Les informations mises à la disposition du public font état de ce que la prévalence dans ce milieu est située désormais à 3,6%. Les enquêteurs ont, en outre, noté que les agents âgés de 40 ans sont les plus touchés avec un pic à 6,6% pour la tranche d’âge de 40 à 49 ans et 4,9% pour ceux qui ont plus de 50 ans.
« La pandémie du Sida au Congo est bien une épidémie généralisée. La dernière étude en date, celle de 2009 situait cette prévalence à 2,8%. La population du Congo est en majorité jeune, donc, sexuellement active et le multi partenariat est très courant. Comme tous les corps en uniforme, nous avons une vulnérabilité particulière étant entendu que presque toutes les études réalisées nous donnent un taux de prévalence qui est toujours supérieur à celui que l’on donne à la population générale », a commenté le représentant du directeur central des services de santé au ministère de la Défense nationale, le Médecin- colonel Romain Bahamboula Mpassi.
L’étude réalisée en partenariat avec Metabiota en 2009 avait trouvé à Brazzaville dans la force publique un taux de 2,6% alors que ce même taux dans la population de la même ville était à 3,2%, allusion faite aux militaires qui sont souvent en dehors de leurs foyers, en célibat géographique pour plusieurs raisons ».
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-06-13 04:47:01
Soupçonnés d’espionnage, six hommes dont deux kényans ont été exécutés publiquement par des islamistes shebabs dans le sud ouest de la Somalie.
Les islamistes shebabs ont mené quatre exécutions à Bulofulay, un village du sud-ouest de la Somalie, dans la région de Bay vendredi.
Trois des hommes ont été fusillés par un peloton d'exécution tandis que le quatrième, jugé coupable d'avoir aidé les États-Unis à tuer Ahmed Godane dans une attaque de drones en septembre 2014, a été décapité.
À Jubbada Dhexe , deux Kényans ont été exécutés en public vendredi pour avoir collaboré avec les services de renseignements kényans, britanniques et américains.
Selon le tribunal islamiste, ils ont été reconnus coupables d'avoir aidé à tuer des leaders shebab au Kenya.
Les shebab ont juré la perte des fragiles autorités somaliennes, épaulées dans leur combat par la Force de l'Union africaine (Amisom), déployée depuis 2007.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-06-13 04:31:41