Total : 11475 résultats trouvés.
Page 44 sur 574
Le président de la transition au Gabon, Brice Oligui Nguema a remporté 90,35 % des voix à l'élection présidentielle, selon les résultats provisoires annoncés dimanche au ministère de l'Intérieur.
Moins de 24 heures après la fermeture des bureaux de vote, les gabonais connaissent le vainqueur de l’élection présidentielle du 12 avril 2025. Le ministre de l'Intérieur les a restitué, province après province, ainsi que pour les gabonais de l’étranger.
Brice Oligui Nguema, 50 ans, a remporté l'élection présidentielle avec 90,35 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires.
Son principal adversaire, Alain-Claude Bilie By Nze, a obtenu 3,02 % et les six autres candidats ne dépassent pas les 1 % pour ce scrutin marquant le retour à un régime constitutionnel après la transition pilotée par les militaires.
Le taux de participation s'élève à 70,4 %.
Parmi les premières réactions, celle du président français Emmanuel Macron, qui a félicité le président élu.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-04-13 19:34:01
Les premières tendances de l’élection présidentielle du 12 avril 2025 au Gabon montrent une nette avance du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, aussi bien à l’international que dans plusieurs bureaux de vote à l’intérieur du pays.
Le dépouillement a démarré dès la fermeture des bureaux de vote.

Les « résultats globaux provisoires » seront annoncé dans les heures ou jours à venir, confie le ministère de l'Intérieur.
Les résultats partiels, qui continuent d’affluer, confirment une mobilisation variable des électeurs à l’étranger.
La forte dynamique en faveur d’Oligui Nguema pourrait se confirmer si les tendances actuelles se maintiennent dans les grandes villes et provinces du Gabon.

Le scrutin présidentiel s’est déroulé dans le calme samedi. Quelque 920 000 Gabonais étaient appelés aux urnes pour élire leur futur chef de l’État qui dirigera le pays durant les sept prochaines années.

Ce scrutin met fin à 19 mois de transition démarrée après le coup d’État du 30 août 2023.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-04-13 14:32:21
La Fédération des Mutuelles Congolaises d’Epargne et de Crédit (MUCODEC) a procédé, le 11 avril 2025 dans la salle Raphael Miyoulou au siège de l’institution à Brazzaville, à la réception officielle de la Certification ISO 27001 par le Bureau Veritas, leader mondial de la certification. Un réel engagement des MUCODEC en faveur de la sécurité des informations et de la protection des données de ses membres et différents partenaires.
Cette cérémonie de remise officielle de ce Certificat ISO 27.001 a réuni diverses personnalités, parmi lesquelles, le directeur général des MUCODEC, Dieudonné Ndinga Moukala, le directeur de Veritas Congo, Samuel Itoro Enong, de l’auditeur externe Taoufik Zniber, qui a procédé à la mise en place de ce système de management de la sécurité de l’information (SMSI), des chefs d’entreprises, ainsi que des partenaires publics et privés.

Le directeur du Bureau Veritas, Samuel Itoro Enong présentant les questions et la portée de la norme ISO 27001 a noté que « la norme ISO 27001 est un standard international reconnu pour la gestion de la sécurité de l’information. Elle établit les exigences pour mettre en place et gérer un système de management de la sécurité de l’information efficace, permettant ainsi de protéger les informations critiques de l’entreprise contre les menaces et les risques ».
« Pour une banque comme MUCODEC, l’obtention de cette certification est un accomplissement remarquable. Elle démontre votre engagement envers la protection des données de vos clients, la préservation de votre réputation et la conformité aux règlement en vigueur. C’est un gage de confiance pour vos parties prenantes et une preuve de votre leadership dans le secteur bancaire congolais », a-t-il affirmé.

« En conséquence, le Bureau Veritas, en tant que leader mondial de l’inspection et de la certification, est fier d’avoir accompagné MUCODEC dans cette démarche. Nous sommes convaincus que cette certification ouvrira de nouvelles perspectives pour votre banque, en vous permettant d’améliorer vos processus, de renforcer votre résilience face à la cybermenaces et de vous différencier sur le marché », a rassuré Samuel Itoro Enong.
Dieudonné Ndinga Moukala pour sa part, a exprimé la fierté collective de l’institution et a du reste salué cette distinction comme une reconnaissance internationale de la rigueur, de la modernisation et du professionnalisme déployés dans la gestion des systèmes d’information.
« Dans un contexte de transformation digitale accélérée, où les cybermenaces se multiplient, les institutions financières ont une responsabilité importante : garantir à leurs clients la confidentialité, la fiabilité, l’intégrité de leurs données conformément aux normes mondiales en matière de gestion des données. Cette responsabilité est encore plus grande pour les MUCODEC, qui traitent quotidiennement de milliers d’informations confidentielles relatives aux transactions, aux épargnes et aux crédits de milliers de personnes », a souligné le directeur général des MUCODEC.

« Les MUCODEC sont non seulement la première institution de microfinance en République du Congo et dans la zone CEMAC, mais aussi un acteur majeur du secteur financier, reconnu pour leur capacité d’innovation et leur résilience. Cette certification s’inscrit dans notre dynamique de longévité et de croissance maitrisée », a reconnu et rappelé Dieudonné Ndinga Moukala.
Aussi, le directeur général des MUCODEC a exprimé l’apport des avantages majeurs de l’obtention de la certification ISO 27001 qui révèle : une sécurité renforcée ; une confiance accrue ; une dynamique d’amélioration continue et un levier stratégique pour l’avenir.

En somme, la Certification ISO 27001, qui est une norme internationale, confirme que l’organisation a permis de déployer des processus rigoureux et des contrôles efficaces pour protéger les informations sensibles contre toute menace, qu’elle soit interne ou externe.
Il sied de rappeler que la Fédération des MUCODEC est la première institution de microfinance au Congo. Depuis plus de 40 ans, elle joue un rôle clé dans le développement économique et social du pays, en offrant des services financiers accessibles, innovants et adaptés aux besoins de ses membres. Forte de son modèle mutualiste, elle repose sur des principes de solidarité, de responsabilité partagée et de gouvernance démocratique.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-04-13 08:01:18
C’est finalement disponible sur toutes les plateformes de téléchargement et streaming, le nouvel album de l’artiste congolais, Saint Petro « le nganga mayèlé ». L’album « coup de foudre » contient onze chansons de haute qualité. Des réactions de ceux qui se sont déjà procurés de l’œuvre produite par Anytha Ngapy confirment que l’artiste est un grand de la rumba congolaise que personne ne peut contester. Un album anthologie qui confirme les capacités artistiques de l’ancien sociétaire de l’orchestre les Bantous Monument de Brazzaville.
Le public est de nouveau servi de la musique de celui que l’on appelle Saint Petro « le nganga mayélé », artiste congolais, basé en France.
« Coup de foudre », ce véritable nectar est déjà disponible sur toutes les plateformes de téléchargement et streaming au grand bonheur des mélomanes et amoureux de la belle et bonne musique, notamment, les grands passionnés de la Rumba congolaise, patrimoine culturel immatériel mondial de l’UNESCO.
Avec ses arrangements cousus d'or, Saint Petro réussit à garder l'âme et l'énergie de la rumba congolaise en lui insufflant des rythmiques contemporaines, notamment à la batterie et une section de cuivres flamboyante.
« Les jeunes artistes congolais d’aujourd’hui rêvent d’aller quelque part mais ils ne savent plus d’où ils sont partis. C’est pourquoi il faut écouter Saint Petro, dont la musique est plus que jamais d’actualité », nous a confié Didier Kabala l’un des grands mécènes de la musique congolaise.
Avec cet album qui a connu la participation de Suzuki quatre fois quatre et Kosmos Moutouari, Saint petro veut aller à la rencontre du public qu'il a conquis, un public large et pas seulement issu de la communauté congolaise, dont il fait partie.
Un album à déguster par la bouche pour paraphraser le compositeur italien, Rossini dont le goût pour la musique s'alliait au plaisir de la bonne chair.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-04-11 15:38:51
La nouvelle a fait le tour du département du Niari (sud). L'effroi a saisi le village PK 106 à 21 km de la ville de Makabana où une maman et sa fille enceinte ont été fauchées jeudi matin par le tronc d’un arbre.
Une maman et sa fille enceinte se sont rendues dans leur Champ pour en soutirer les tubercules qu'elles devraient transporter à l'eau après épluchage ou pelage, selon une source proche de la famille cruellement éprouvée.

Assises non loin du tronc d'un gros arbre tombé depuis plusieurs années, ce tronc, comme si on avait enlevé la calle qui l'empêchait de bouger va donc rouler jusqu'à tuer sur le coup la maman et atteindre aussi sa fille enceinte qui est allée mourir à l'hôpital de Makabana.

Les jeunes du village PK 106 fâchés, ont décidé d'aller en découdre avec le mari de la femme décédée avec sa fille.
La situation a été calmée par les sages et notables pour ramener la paix et la sérénité dans le village.
Une enquête a été ouverte, elle devrait permettre de déterminer les causes de ce dramatique accident.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-04-11 15:00:08
Le Directeur de Cabinet de la Maison d’Afrique, Deve Maboungou, a souligné récemment l’importance pour les femmes de la diaspora congolaise de bien maîtriser la connaissance des cercles d’influence en France. Cette maîtrise est essentielle, selon lui, pour pouvoir agir efficacement, non seulement dans l’Hexagone, mais aussi au Congo-Brazzaville.
« Les femmes doivent être en mesure de naviguer dans ces sphères, de construire des réseaux solides et de se positionner en tant que leaders incontestés au sein de notre communauté. Leur engagement et leur succès sont des piliers fondamentaux pour notre progression collective », a déclaré le Directeur de Cabinet de la Maison d’Afrique, Deve Maboungou, lors de la célébration de la Journée Internationale des Droits des Femmes, organisée le samedi 29 mars 2025 à l’Ambassade du Congo en France par l’Association des Étudiants Congolais de France (AECF).

Cette Journée, placée sous le thème: « Femme de la diaspora congolaise en France : Autonomisation, Égalité et Engagement pour l’Avenir du Congo », a été un véritable moment de réflexion, d’inspiration et d’unité.
« En parlant de perspectives, il est indéniable que nos choix en matière de formation technique, professionnelle et universitaire laissent parfois à désirer. Trop souvent, nos jeunes se lancent dans des filières qui ne répondent pas aux besoins du marché ou qui ne correspondent pas à leurs aspirations profondes. Je me rappelle, encore aujourd’hui, des conseils qui nous étaient prodigués par nos parents en insistant sur des filières pleines et très difficile en matière d’intégration à commencer par le droit ou bien la médecine. Je pense donc qu’il est impératif de réévaluer nos priorités éducatives et de promouvoir des voies qui offrent de réelles opportunités de développement et de succès », a précisé Deve Maboungou, directeur de cabinet de La Maison de l’Afrique, entreprise née en 1974 et qui fait la promotion de la culture, de l’art et de l’économie entre l’Afrique et l’Europe.

Sa participation à cette Journée a été un honneur pour l’AECF de témoigner de l’intérêt que la Maison d’Afrique porte aux initiatives portées par la jeunesse africaine en diaspora.
« Nous espérons pouvoir continuer à construire des passerelles solides entre nos structures, et pourquoi pas collaborer à de futurs projets en faveur de la jeunesse et du développement du Congo », a souligné le représentant de l’AECF, association qui représente non seulement un soutien précieux pour les étudiants congolais en France, mais incarne également une lueur d’espoir et de solidarité au sein de notre diaspora.
Pour Deve Maboungou, la création de cette association est une avancée significative qui mérite d’être saluée et encouragée par tous.

"Il est bien de rappeler qu’à l’époque où j’étudiais à l’université, ce genre de structures n’existaient pas et beaucoup de mes compatriotes, étaient livrés à eux-mêmes. Cela conduisait pour la plupart d’entre eux à travailler en même temps que les études. Autrement dit, faire des études et travailler n’est pas une chose aisée. J’ai démarré une étude, celle de cartographier les diasporas africaines de France afin d’y comprendre les forces et les faiblesses et surtout ce qu’il faut améliorer. Dès lors, il est crucial de reconnaître que nos diasporas africaines en France souffrent souvent d’un manque de coordination et de structure. La désorganisation qui en découle nuit gravement à notre capacité à nous unir et à œuvrer pour un avenir meilleur, tant en France qu’au Congo. Nous devons mettre en place des mécanismes efficaces pour renforcer nos liens et maximiser notre influence collective", a martelé Deve Maboungou.
« En conclusion, réjouissons-nous de l’existence de l’Association des Étudiants Congolais de France, tout en prenant conscience des défis auxquels nous faisons face. Travaillons ensemble pour renforcer nos diasporas, améliorer nos choix éducatifs et favoriser l’émancipation de nos femmes. C’est en agissant de concert que nous pourrons véritablement changer le cours de notre histoire et bâtir un avenir brillant pour les générations futures », a conclu le Directeur de Cabinet de la Maison d’Afrique.
Cette journée de conférences et de débats a mis en lumière le rôle des femmes congolaises de la diaspora dans le développement, tout en favorisant les échanges intergénérationnels, les initiatives citoyennes et les réflexions autour de l’égalité des genres.
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-04-10 09:41:33
Le candidat au poste de directeur général de l'Unesco, Firmin Edouard Matoko, candidat présenté par le Président congolais, Denis Sassou-N'Guesso, a déclaré mercredi 9 avril 2025, qu'il se considère fortement comme le candidat de toutes les nations et de tous les peuples qui luttent pour défendre nos idéaux.
Le Sous-directeur général de l'Unesco pour l'Afrique a fait cette déclaration lors de la séance d'audition de tous les candidats, au siège de l'Unesco situé dans le 7e arrondissement de Paris.

"Je ne viens pas prolonger une trajectoire. Je viens pour ouvrir un cycle. Serviteur fidèle de cette maison depuis des années, je pense modestement la connaître dans ses moindres recoins. Je l’aime profondément. J’en mesure les grandes réussites, et elles sont très nombreuses. Mais je connais aussi ses fragilités : la dispersion des programmes, le poids des processus bureaucratiques, l’instabilité des ressources, la politisation excessive. Ces faiblesses suscitent, à juste titre, des appels à la réforme", a déclaré Firmin Edouard Matoko, candidat de la République du Congo et de son Président Denis Sassou-N'Guesso.
"Mais au-delà des ajustements de programmes que j’ai amplement proposés dans mon document de « vision » (…..), l’époque exige une nouveau regard sur l’avenir. Elle exige que l’UNESCO se réinvente. Non pas dans la rupture, mais dans un nouvel élan conforté par nos acquis les plus significatifs", a précisé M. Matoko avec force et détermination.

Firmin Edouard Matoko crois venu le temps d’un aggiornamento, autour de trois grandes évolutions qui doivent nous amener au-delà de l’horizon 2030.
Dans un monde bouleversé par des conflits multidimensionnels, le candidat de la République du Congo et de son Président Denis Sassou-N'Guesso, lancera un programme spécial “Femmes pour la Paix”, soutenu par la société civile, pour donner de la visibilité et des moyens aux femmes bâtisseuses de paix.

"Leur rôle est souvent méconnu. Il est temps de le reconnaître, de le soutenir, de l’amplifier. Et à notre jeunesse, si souvent sollicitée, et pourtant si rarement entendue, nous devons offrir autre chose que des slogans", a souligné le candidat au poste de directeur général de l'Unesco.
Firmin Edouard Matoko qui a déroulé avec luxe et détails son projet, lancera également, une fois élu, le programme “Générations UNESCO”, pour former chaque année des jeunes (spécialement dans les zones de conflit – post-conflit) aux enjeux de la citoyenneté mondiale, de l’éthique scientifique, du leadership culturel.

"Car en outillant la jeunesse, nous consolidons la paix, nous semons les germes d’une culture de la paix", a martelé M. Matoko. "Je n’ai aucune illusion : sans base financière stable, notre ambition restera vaine ! Une promesse sans suite. Nous diversifierons nos leviers : renforcer la coopération Sud-Sud et triangulaire (N-S-S), élargir les contributions volontaires en établissant de critères innovants alliant flexibilité et prévisibilité, développer des partenariats éthiques, et créer des espaces de dialogue durables et inclusifs avec les partenaires publics et privés. Je proposerai un mécanisme systématique de revue des dépenses de gestion et de l’ensemble des programmes de l’UNESCO, afin d’évaluer leur impact dès le premier dollar investi. C’est une exigence de rigueur, de transparence, mais aussi un acte de confiance envers les États membres, nos partenaires et nos concitoyens envers lesquels nous sommes redevables", a indiqué M. Matoko.

Son ambition est de faire de l’Afrique, une force dynamique sur la scène internationale.
Il veut aussi que l’UNESCO devienne un accélérateur de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et non simplement un partenaire technique et financier.

"L’Afrique ne doit plus être la périphérie de notre action. Elle doit en être le laboratoire. Ma proposition est de créer un Africa Lab, incubateur d’innovations éducatives, scientifiques et culturelles, pensé sur le continent, avec le continent, pour le monde. D’ailleurs c’est un schéma qui pourrait être développé dans d’autres régions qui demandent autant d’attention. Je resterai également ouvert à toutes propositions visant à redessiner l’architecture de nos priorités globales et de nos groupes-cibles", a souhaité M. Matoko.
Firmin Edouard Matoko a refusé d'être un directeur général de procédure, de projets. Il veut tout simplement être un directeur général de vision. Pas celui d’un appareil, mais celui des idées. Pas celui d’une ambition personnelle, mais celui d’un service universel. Pas celui du bruit, mais celui d’une construction sereine, durable, partagée.
"Notre vocation n’est pas d’imiter les autres. C’est de rester fidèles à ce que nous sommes. Et de nous hisser à la hauteur de ce que le monde attend de nous", a conclu le candidat présenté par Denis Sassou-N'Guesso, Président de la République du Congo.

L’actuel Sous-directeur de l’Unesco chargé de la priorité Afrique et des relations extérieures, M. Matoko, candidat pour le compte du groupe Afrique face à l’égyptien Khaled Amed El-Enany Ali Ezz et de Mme Gabriela Ilian Ramos Patino du Mexique; pourrait succéder à Mme Audrey Azouley, actuelle directrice générale.
Ils ont été auditionné tour à tour par par le Conseil exécutif de l'Unesco sous le présidence de Vera El Khoury Lacoeuilhe.

Né à Brazzaville en République du Congo, le 17 février 1956, Firmin Edouard Matoko a fait ses études primaires dans la capitale congolaise.
Il y obtient son bac A4 en 1974, au Lycée Chaminade, avant de s’envoler en Europe pour poursuivre ses études supérieures, notamment à l’Université « La Sapienza » de Rome en Italie où il décroche son doctorat en économie et commerce en 1981.
M. Matoko est à la fois économiste, diplomate polyglotte et spécialiste en relations internationales.

Ce candidat originaire du Congo-Brazzaville maîtrise les arcanes de l’UNESCO jusqu'à la couleur de la cave de cette institution onusienne pour y avoir gravi les échelons à travers des missions stratégiques de haut niveau, et contribué à façonner cette institution.
Il est porteur d’un programme qui propose des innovations majeures dans l’éducation, la science et la culture.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-04-10 08:26:08
Lors du réveillon d’Armes, le 31 décembre 2024, le Président Denis Sassou N’Guesso, Chef suprême des Armées, avait insisté sur l’amélioration des capacités opérationnelles des éléments de la Force publique, ce à tous les niveaux, ainsi que la nécessité de raffermir le lien entre la Force publique et la population qui en toutes circonstances, doit trouver en elle son protecteur. Cette directive continue de prendre corps au sein de la Police Nationale où le Commandement a initié une conférence pour le renforcement des capacités des commissaires de police, la première du genre au Congo. Cette conférence s’est ouverte mardi au siège du commandement des Forces de police à Brazzaville, sous la direction du général André Fils Obami Itou, Commandant des Forces de police.
C'est une grande première au Congo-Brazzaville ! Actant le fait que très souvent, en matière de commandement et de rendu, les hommes ne reflètent que ce que valent ceux qui les animent, le Commandement des Forces de police abrite depuis le mardi 8 et ce jusqu’au samedi 12 avril 2025, la première conférence des commissaires centraux, élargie aux commissaires des districts et chefs-lieux des départements.

Cette conférence a pour thème : "Renforcement des capacités des commissaires centraux pour une police professionnelle, plus efficace et toujours au service de la population". Un thème qui s’inscrit en droite ligne des directives du Président de la République.
Conformément à sa feuille de route, le Commandant des Forces de police, le général André Fils Obami Itou avance dans la prise en main et la formation des hommes.

En renforçant les capacités des commissaires centraux, l'objectif visé est l'amélioration de la qualité des services rendus à la population congolaise.
Le programme s’articule autour de plusieurs thématiques présentées par des cadres de la police nationale mais aussi par des intervenants extérieurs.
Raffermir la relation Police-population, en accommodant et en harmonisant l’exercice des missions de la Police nationale, voilà un principe républicain cardinal, que le Général André Fils Obami Itou avait inscrit comme un marqueur de son action, au moment de son entrée en fonction, en qualité de Commandant des Forces de police et dont il tient la ligne, répondant ainsi aux directives de la hiérarchie et aux attentes de la population.

Et cette conférence qui va à coup sûr transformer le cadre fonctionnel des Forces de police, vient une fois de plus réaffirmer son sens du Devoir, et son respect des principes républicains.
Cliquez sur la photo pour lire la vidéo.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-04-10 07:50:47
GENÈVE/NEW YORK, 7 avril 2025 - La probabilité qu’une femme survive à la grossesse et à l’accouchement n’a jamais été aussi élevée, selon un nouveau rapport important publié aujourd’hui, mais les institutions des Nations Unies mettent en garde contre la menace d’un recul majeur alors que les budgets consacrés à l’aide font l’objet de coupes sans précédent dans le monde entier.
Publié à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le rapport de l’ONU intitulé Trends in maternal mortality fait état d’une baisse mondiale de 40 % du nombre de décès maternels entre 2000 et 2023, qui s’explique en grande partie par un meilleur accès aux services de santé essentiels. Néanmoins, le rapport révèle que le rythme de progression a considérablement ralenti depuis 2016 et qu’environ 260 000 femmes sont décédées en 2023 des suites de la grossesse ou de l’accouchement, soit à peu près l’équivalent d’un décès maternel toutes les deux minutes.
La publication de ce rapport intervient alors que le recul du financement de l’aide humanitaire a de graves répercussions sur les soins de santé essentiels dans de nombreuses régions du monde, car les pays se voient contraints de réduire les services essentiels de santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. Ces coupes budgétaires ont entraîné la fermeture d’établissements et le départ de personnels de santé et ont également perturbé les chaînes d’approvisionnement en fournitures et en médicaments vitaux tels que les traitements contre certaines des principales causes de décès maternel, comme l’hémorragie, la prééclampsie et le paludisme.
Les institutions des Nations Unies mettent en garde contre les graves répercussions auxquelles feront face les femmes enceintes dans de nombreux pays, en particulier dans les situations de crise humanitaire où le taux de mortalité maternelle est déjà alarmant, si aucune mesure n’est prise de toute urgence.

« Si ce rapport offre quelques lueurs d’espoir, les données montrent également à quel point la grossesse est encore dangereuse dans une grande partie du monde aujourd’hui, bien qu’il existe des solutions pour prévenir et traiter les complications qui sont à l’origine de la grande majorité des décès maternels », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). « En plus de garantir l’accès à des soins maternels de qualité, il sera essentiel de renforcer les droits fondamentaux des femmes et des filles en matière de santé et de reproduction, car ces facteurs constituent la base de bons résultats de santé pendant la grossesse et après », a-t-il ajouté.
Le rapport présente également le premier bilan mondial des effets de la pandémie de COVID-19 sur la survie maternelle. En 2021, 322 000 femmes sont mortes au cours de la grossesse ou de l’accouchement, contre 282 000 l’année précédente, ce qui représente une surmortalité d’environ 40 000. Cette recrudescence s’explique non seulement par les complications directes causées par la COVID-19, mais aussi par les interruptions généralisées des services de maternité. Cet exemple montre à quel point il est important d’assurer ces soins pendant les pandémies et d’autres situations d’urgence, sachant que les femmes enceintes doivent pouvoir accéder sans entraves aux services courants et aux examens de routine ainsi qu’à des soins d’urgence disponibles 24 heures sur 24.
« Lorsqu’une mère décède pendant la grossesse ou l’accouchement, la vie de son enfant est également en danger. Trop souvent, la mère et son enfant décèdent de causes évitables », a déclaré la Directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell. « Les coupes budgétaires mondiales qui frappent les services de santé mettent en danger un nombre accru de femmes enceintes, en particulier dans les milieux les plus fragiles, en limitant leur accès aux soins essentiels pendant la grossesse et au soutien dont elles ont besoin lors de l’accouchement.
Nous devons de toute urgence consacrer des investissements aux sages-femmes, aux personnels infirmiers et aux agents et agentes de santé communautaires pour que chaque mère et chaque nouveau-né puisse survivre et s’épanouir », a-t-elle ajouté.
Le rapport met en évidence les inégalités persistantes entre les régions et les pays, ainsi que l’irrégularité des progrès. Des progrès importants ont été réalisés en Afrique subsaharienne, où la mortalité maternelle a baissé d’environ 40 % entre 2000 et 2023. L’Afrique subsaharienne a aussi été l’une des trois régions des Nations Unies – aux côtés de l’Australie et la Nouvelle Zélande et de l’Asie centrale et du Sud – à enregistrer des baisses significatives après 2015.
Cependant, marquée par des taux élevés de pauvreté et de multiples conflits, elle représentait encore environ 70 % de la charge mondiale de la mortalité maternelle en 2023.
Signe d’un ralentissement des progrès, la mortalité maternelle a stagné dans les cinq régions suivantes après 2015 : Afrique du Nord et l’Asie occidentale, Asie de l’Est et du Sud-Est, Océanie (à l’exclusion de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande), Europe et Amérique du Nord, et Amérique latine et Caraïbes.
« L’accès à des services de santé maternelle de qualité est un droit, et non un privilège, et nous avons la responsabilité commune de mettre en place de toute urgence des systèmes de santé dotés de ressources suffisantes qui protègent la vie de chaque femme enceinte et de chaque nouveau-né », a déclaré la Dre Natalia Kanem, Directrice exécutive du FNUAP. « Nous pouvons – et devons – renforcer les chaînes d’approvisionnement, les personnels en charge des soins obstétricaux et les données ventilées nécessaires pour identifier les personnes les plus à risque, afin de mettre fin à la tragédie que sont les décès maternels évitables et à l’énorme tribut qu’ils font payer aux familles et aux sociétés ».
Selon le rapport, les femmes enceintes vivant dans des situations d’urgence humanitaire sont confrontées à certains des risques les plus élevés au monde. Aujourd’hui, près des deux tiers des décès maternels dans le monde surviennent dans des pays en situation de fragilité ou touchés par les conflits. Les femmes vivant dans de tels contextes sont exposées à des risques énormes : une fille de 15 ans, a un risque de 1 sur 51 de mourir d’une cause liée à la maternité au cours de sa vie, contre 1 sur 593 dans les pays plus stables. Les pays les plus exposés sont le Tchad et la République centrafricaine (1 sur 24), suivis du Nigéria (1 sur 25), de la Somalie (1 sur 30) et de l’Afghanistan (1 sur 40).

Outre l’importance de garantir des services essentiels pendant la grossesse, l’accouchement et la période postnatale, le rapport souligne qu’il faut absolument s’efforcer d’améliorer la santé globale des femmes, en élargissant l’accès aux services de planification familiale ainsi qu’en prévenant les problèmes de santé sous-jacents tels que l’anémie, le paludisme et les maladies non transmissibles qui augmentent les risques. Il est également crucial de veiller à ce que les filles restent scolarisées et que les femmes et les filles aient les connaissances et les ressources nécessaires pour protéger leur santé.
Il est urgent d’investir en faveur de la prévention de la mortalité maternelle. Nous sommes pour l’instant loin de l’objectif de développement durable des Nations Unies portant sur la survie maternelle. À l’échelle mondiale, le taux de mortalité maternelle devrait baisser d’environ 15 % par an pour que l’objectif de 2030 soit atteint, soit un taux bien supérieur aux taux annuels actuels qui s’établissent à environ 1,5 %.
Les pays doivent s’engager à nouveau à mettre fin aux décès liés à l’accouchement en dépit de difficultés majeures.
Source : UNICEF-Congo
Crédit photo : UNICEF
Créé le 2025-04-09 20:26:50
A Brazzaville, de plus en plus de ménages recueillent l’eau de pluie dans des fûts et bassines dans le but de s’en servir à de nombreux usages domestiques. La pratique est désormais courante dans tous les quartiers de la capitale congolaise en proie aux problèmes d’adduction en eau potable.
Cependant, il serait judicieux de se demander si l’eau de pluie peut être consommée sans danger.

Avant toute chose, il y a lieu de faire observer que l’eau de pluie est très différente de l’eau potable. Alors que cette dernière respecte plusieurs paramètres de traitement avec des seuils précis, l’eau de pluie en revanche ne reçoit aucun de ceux-ci.
D’abord, elle possède une tenue élevée en dioxyde de carbone ce qui la rend naturellement acide. Puis, elle se charge en oxyde d’azotes et dioxydes de souffre issus de la combustion des énergies fossiles ou de la circulation, qui se transforment en acides. Elle récolte aussi les nitrates émis par les activités agricoles.

Enfin, lors de son ruissellement dans les gouttières et les citernes, elle se charge en métaux, bactéries et micro-organismes potentiellement dangereux pour la santé.
Sa composition peut donc dépasser les seuils réglementaires, la boire est susceptible d’entraîner des gastroentérites, voire des intoxications graves.
De plus, cette qualité est très variable selon les régions et les activités industrielles à proximité.
Certains experts à la santé estiment : « l’eau de pluie présente une contamination microbiologique et chimique supérieure aux limites de qualité retenues pour l’eau potable distribuée par le réseau public ».

Ces derniers poursuivent que même bouillie, l’eau de pluie reste impropre à la consommation. D’ailleurs, il ne suffit pas de la bouillir ou d’y ajouter un désinfectant pour la rendre potable. Certains virus et bactéries sont résistants à ces traitements.
Il existe des dispositifs spéciaux onéreux de potabilisation pour les citernes qui doivent être contrôlés par un laboratoire habilité.
Les experts préconisent que l’utilisation de l’eau de pluie doit se faire pour arroser les fleurs ou le gazon, nettoyer la terrasse, les murs, les sols intérieurs, laver la voiture...
Toute autre utilisation peut être un danger pour l’organisme, donc pour la santé.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-04-09 10:11:42
Au deuxième jour des travaux de la 221e session du Conseil exécutif de l'Unesco, ce 8 avril, l’ambassadeur Henri Ossebi s'est exprimimé en plénière.
Madame la présidente du Conseil exécutif, Madame la présidente de la Conférence générale,
Madame la directrice générale de l’Unesco,
Excellences, mesdames et messieurs,
chers collègues.
1. Comme cela est souligné dans l’introduction du rapport de la directrice générale sur la mise en œuvre du 42C/5, cette 221e session du Conseil exécutif s’ouvre dans un contexte mondial marqué notamment par des dynamiques complexes, faites d’incertitudes économiques et financières, de guerres et de tensions géopolitiques internationales, d’aggravation des effets de la crise climatique, et de raidissements idéologiques susceptibles d’affecter la culture de la tolérance chère à l’Unesco.
2. C’est dans ce contexte difficile que la République du Congo tient à annoncer de prime abord, selon les instructions personnelles de son excellence M. Denis Sassou N’Guesso qui a présidé à deux reprises aux destinées de l’Union africaine et préside actuellement le Comité de Haut niveau de l’Union africaine sur la réconciliation en Lybie, que la République du Congo a décidé souverainement de présenter la candidature de M. Edouard Firmin Matoko au poste de directeur général de l’Unesco.
3. Sachant, d’une part, que les candidatures internes à l’Unesco n’ont pas pour fondement juridique l’appartenance préalable des impétrants à une entité supra nationale. Et, d’autre part, comme le stipule le règlement intérieur révisé du « Comité ministériel de l’Union africaine » en son article 4, je cite : « L’examen précoce des candidatures ne doit pas empêcher les autres États membres de présenter des candidatures au même poste », la République du Congo considère en conséquence que la longue expérience de l’Unesco acquise en interne par M. Edouard Firmin Matoko, sa connaissance fine des dossiers de l’Unesco, ainsi que son expérience managériale, cumulée avec ses qualités humaines intrinsèques, parmi lesquelles, notamment son empathie et son humilité, font de lui un candidat, consensuel et inclusif, pour assurer valablement la direction de l’Unesco. Nous en appelons donc à la clairvoyance des États membres pour soutenir massivement, le moment venu, la candidature d’Edouard Firmin Matoko.
Excellences, mesdames et messieurs,
4. La République du Congo, comme à l’accoutumée, se réserve le droit d’apporter substantiellement sa contribution sur les dossiers inscrits à l’ordre du jour de cette session, lors des débats en plénière, et adresse ses vives félicitations à la présidente du Conseil exécutif, Mme Vera El Khoury Lacoeuilhe, pour la bonne préparation de nos travaux, incluant un ordre du jour en adéquation avec les grands sujets de préoccupation de notre Organisation. Madame la directrice générale,
5. Au moment où s’approche de son terme votre mandat, la République du Congo tient solennellement à saluer, en cette avant-dernière session du Conseil exécutif, les acquis que, sous votre autorité, l’Afrique et l’Unesco ont pu engranger. Il s’agit notamment de la progression spectaculaire du niveau des contributions volontaires au budget général de l’Unesco, de la hausse du niveau de la représentation africaine au sein du Secrétariat, de l’éligibilité de plusieurs pays africains aux ressources du « Partenariat mondial pour l’éducation », et la liste n’est pas exhaustive.
6. Pour tout cela, soyez assurée, madame la directrice générale, de la gratitude et de la déférente considération de moi-même, de mon équipe et des plus hautes autorités de mon pays. Je souhaite plein succès à nos travaux et vous remercie pour votre aimable attention.
Ambassadeur Henri Ossebi
Crédit photo : Cyril Bailleul
Créé le 2025-04-09 09:06:50
Bien connu de l’univers musical congolais, et même d’ailleurs, l’artiste-musicien basé en France, Martial Prince, sort un nouvel album, « Rumba Forver », le quatrième de sa longue carrière, dont le fil rouge reste l’amour. L’AMOUR en majuscules, bien sûr ! Un album qui s’impose comme une éclatante réussite ! Et qui donne, lentement mais surement, le top-départ d’un grand concert — dont la date reste à déterminer — à venir.
Il est des œuvres qui s’attaquent à l’essence même de l’amour, qui questionnent ses fondements avec une profondeur vertigineuse. » Rumba Forever » appartient à cette catégorie d’albums — composé de vingt titres et réalisé avec ses partenaires de toujours, Brice Malonga et Press Mayindou entre autres —, qui captent, et qui, surtout, font réfléchir. De « Dis-moi je t’aime à Destin brisé en passant par Mon cœur te veut », entre autres titres, le natif de Brazzaville ne chante pas seulement la beauté de l’amour, mais il s’interroge aussi. L’amour est-il seulement ces instants où les regards s’immergent profondément, ou que les doux mots à l’égard de l’autre jaillissent incessamment telle de l’eau rafraîchissante d’une source ? Ou bien l’amour est-il d’une dimension autre et que, de ce fait, il exige efforts et dépassements de soi ? Est-ce une manière de donner à l’autre les moyens de s’élever ? Aimer sans être aimé en retour a-t-il un sens ?, etc.

À écouter « goûtologiquement » Martial Prince, « l’amour est une étincelle, la passion en est le brassier ; et qu’ensemble, ils consument le cœur » (sic). Maniant le polyptote, il ajoute : « Qui ne fait pas quand il peut, ne fera pas quand il voudra. » L’amour donc, c’est ce chemin exigeant, parfois sinueux, qui exige force et courage pour nous propulser vers la vertu. Il est source de sérénité certes, mais aussi de souffrances – comme il le dit dans « Destin brisé ». Dans ce dernier cas, il est alors important, sinon urgent, d’épouser l’humilité, cette capacité à se remettre en cause, pour qu’il y ait ce qu’il appelle : « Toujours love ! »
Avec une verve et une poésie éthérées, Martial Prince continue de réinventer la Rumba en y insinuant réflexions et conseils, tel un philosophe doublé d’un poète abouti. Sa poésie revêt indubitablement et définitivement les atours qui font tant défaut à la Rumba actuelle : le souffle et la flamboyance. Un délice — une goûtologie comme il aime à le répéter — pour quiconque prise la magnificence du style. Son, chœur, tout y est à l’avenant.
Pour nous rendre compte de cette « goûtologie », Martial Prince nous donne rendez-vous dans les mois à venir à Paris. « La date n’est pas encore fixée, mais l’événement aura bel et bien lieu », assure-t-il sans se départir de ce sourire débonnaire qui le caractérise, avant d’ajouter : « Évidemment, c’est un enjeu de taille, ce face-à-face physique avec le public ! Un événement dans une salle mythique de Paris, auquel je pense depuis fort longtemps. Et pour cause : je ne peux sortir d’albums à un rythme presque soutenu, sans songer à prester devant celles et ceux qui me suivent. M’y dérober, ce serait un manque de considération de ma part. L’artiste n’existe que par le contact avec le public. »
Comme disait un homme politique congolais, « ce n’est pas en regardant une belle femme qu’elle devient enceinte ». L’amour platonique est frustrant. « Je le martèle : je suis en route pour le grand concert », avoue-t-il d’un timbre où se lit se lit toute sa détermination.
BB — Les échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-04-09 08:55:33
L’ex-ministre ivoirien des Affaires étrangères, Amara Essy est décédé dans la nuit du 7 au 8 avril 2025, à son domicile, à Abidjan, à l’âge de 80 ans. Amara Essy laisse derrière lui un héritage inestimable dans la diplomatie africaine et internationale. Un crack de la diplomatie africaine s'en est allé.
Amara Essy, ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, de 1990 à 1999, a tiré sa révérence à son domicile, dans la nuit du 7 au 8 avril 2025.
Proche de Félix Houphouët-Boigny, il est ministre des Affaires étrangères de la Côte d’Ivoire durant près d’une décennie sous l'ère Houphoue-Boigny, puis sous Henri Konan Bédié de 1990 à 1999.

Amara Essy a largement contribué à la consolidation de la diplomatie ivoirienne sur la scène internationale. À ce titre, il préside la 49e session de l’Assemblée générale des Nations Unies entre septembre 1994 et septembre 1995.
De fait, Amara Essy devient le premier Africain noir francophone à présider l’Assemblée générale de l’ONU, marquant un tournant historique pour le continent africain au sein de cette institution mondiale.

Secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 2001, Essy Amara, un géant de la diplomatie africaine, devient président intérimaire de la Commission de l’Union africaine, lors de la création de celle-ci en juillet 2002.
Né le 20 décembre 1944 à Bouaké (Côte d’Ivoire), Amara Essy est décédé le 7 avril 2025 à Abidjan.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-04-08 22:49:50
Le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a été reçu mardi 8 avril à Abu Dhabi par le chef de lÉtat Émirati, le prince Cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan. Cette réception qui renforce les relations bilatérales entre le Congo et les Émirats Arabes Unis, a été ponctuée par la signature de l'accord global de partenariat économique entre les deux pays.

Entre le Congo et les Émirats Arabe-Unis, ce sont des relations fructueuses, marquées par des échanges permanents entre le deux chefs d’État sur les questions d’intérêts communs. À Abu Dhabi où il participe à la 14e édition du Forum annuel de l’investissement, le Président Denis Sassou N’Guesso a rencontré mardi au palais du bord de mer, son homologue Émirati, le prince Cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, président de la fédération des Émirats Arabes Unis.
Cette réception en toute convivialité place les relations entre les deux pays dans une dynamique de réciprocité pour une coopération gagnant-gagnant.
Les entretiens entre les deux chefs d’État ont été somme toute, l’occasion de raffermir des relations établies en 2007 et qui reposent sur un certains nombre d’accords qui s’exécutent normalement.

Au terme de leurs échanges, Denis Sassou N’Guesso et le prince Mohamed Bin Zayed Al Nahyan ont assisté à la signature de l’accord global de partenariat économique entre le Congo et les Émirats Arabes Unis.

Cet accord a été signé côté Émirati, par le ministre du Commerce extérieur, Dr Thani Bin Ahmed Al Zeyoudi et côté congolais, par le ministre des Finances du budget et du portefeuille public, Christian Yoka.

« Cet accord jette les bases d’une relation bilatérale renouvelée, dynamique, stratégique et mutuellement bénéfique. Il prévoit l’instauration d’une zone de libre-échange entre nos deux pays et l’identification d’un certain nombre de secteurs prioritaire, parmi lesquels, les secteurs de l’industrie extractive, le transport et la logistique, l’agriculture, le tourisme ou encore l’économie digitale. Nous allons nous employer à le faire ratifier et à l’opérationnaliser », a confié le ministre Christian Yoka.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-04-08 21:45:57
L’hôpital spécialisé Mère-enfant Blanche-Gomes a abrité, ce 7 avril 2025, la célébration de la Journée mondiale de la santé sous le thème : « Une bonne santé à la naissance pour un avenir plein d’espoir ». C’est le ministre de la Santé, le professeur Jean-Rosaire Ibara qui a présidé la cérémonie, en présence du directeur régional par intérim de l’OMS-Afrique, du représentant résident du système des Nations unies et du corps médical. A l’occasion, l’Organisation Mondiale de la Santé a fait don des kits de la césarienne et interventions obstétricales et des équipements médicaux au Congo, via le ministre de la Santé et de la Population qui a transmis ledit lot au directeur général de l’hôpital Blanche Gomez, le professeur Jean-Robert Mabiala-Babéla, pour le bonheur des structures sanitaires de Brazzaville.
Dans son speech, le directeur par intérim de l’OMS-Afrique a noté l’importance et la nécessité de doter les structures sanitaires en médicaments et équipements adéquats, pour le plein exercice des sages-femmes, afin de s’occuper convenablement des consultations prénatales des femmes enceintes. Ces consultations prénatales, néonatales des mamans et leurs nouveau-nés doivent favoriser la bonne santé du bébé à sa naissance, afin que celui-ci ait une croissance normale et régulière, pour un avenir meilleur.

Ce don composé de tables d’accouchements, de lits gynécologiques, de matelas, d’aspirateurs, de gants, compresses, des blouses à usage unique et d’autres intrants.
Toutefois, « la donation de ce lot de médicaments et d’équipements s’inscrit dans le cadre des objectifs fixés par l’OMS pour cette année 2025. Ceci, pour une meilleure prise en charge de la santé de la mère et de l’enfant, a déclaré le directeur régional par intérim de l’OMS-Afrique, Chikwe Ihekweazu.
Le ministre de la Santé et de la Population, le professeur Jean Rosaire Ibara a exalté la thématique de cette année 2025. « En retenant un thème en lien avec la santé périnatale, qui concerne le processus de l’accouchement, de la naissance, du développement psychomoteur et intellectuel de l’enfant, l’OMS manifeste une réelle volonté d’assurer la sécurité des soins périnataux des nouveau-nés dans le monde », a-t-il révélé.

Il a renchéri que « l’avenir d’un être humain dépend de la prénuptialité des géniteurs, des interventions à haut impact que sont la planification familiale, les soins prénataux, les soins obstétricaux et prénataux d’urgence et les soins essentiels du nouveau-né ».
Pour le ministre Jean Rosaire Ibara, tout personnel de santé se doit l’obligation et le devoir d’encourager les consultations prénatales pour une santé périnatale de qualité, qui garantit le bon développement du nouveau-né.
« Par ailleurs, les soins prénataux constituent un ensemble d’actes permettant de fournir les meilleures pratiques pour la prévention et le diagnostic des maladies au cours de cet environnement prénatal, car il s’agit d’une période cruciale pour la survie et l’avenir du nouveau-né. Au cours de cette période toutes les fonctions métaboliques et psychologiques vitales se mettent en place, préparant la vie du futur individu. Une bonne naissance doit être considérée dans ses dimensions physique, psychologique et sociale », a-t-il fait remarquer.

Par conséquent, la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant est une préoccupation primordiale pour le gouvernement de la République.
En rappel, ce don en kits, après celui fait par le FNUAP à la République du Congo, vient à point nommé pour rendre plus réel et visible la gratuité de la césarienne décrétée par il y a quelques années par le Président de la République, dans l’optique d’atteindre les cibles 1 et 2 du 3e Objectif du Développement Durable. Elle intègre également la vision du Président Denis Sassou Nguesso.

« Dans cette optique, des efforts ont été consentis dans l’amélioration de la qualité des soins de santé de la mère et de l’enfant, en vue de réduire les taux de mortalité maternelle, néonatale et infento-juvenile.
Pour matérialiser cette vision, des initiatives et des actions sont prises, il s’agit entre autres de : la construction d’une maternité moderne à l’hôpital Spécialisé Mère-Enfant Blanche Gomes ; la création des services de gynécologie-obstétrique dans les hôpitaux généraux, notamment, Edith Lucie Bongo Ondimba, Djiri et Ngoyo.

Dans le cadre de la revitalisation des districts sanitaires, plusieurs autres centres de santé intégrés ont été réhabilités et équipés dans les départements sanitaires », a dévoilé le ministre de la Santé et de la Population.
Une visite guidée des différents stands a ponctué la cérémonie de cette journée mondiale de la santé.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-04-08 09:16:04
Une cinquantaine de personnes sont mortes après des pluies diluviennes de vendredi à samedi, à Kinshasa. Les pluies ont noyé de nombreuses habitations et causé d'importants dégâts. Dans les quartiers sinistrés la crue demeure et de nombreuses personnes restent perchées sur les toits des maisons où elles ont trouvé refuge. Des maisons dont les murs gorgés d’eau, risquent de s’écrouler à tout instant. Coupé du reste de la ville, l’aéroport international de Ndjili est désormais accessible par canot fluvial.
Une cinquantaine de morts et de nombreux disparus, environs 1000 maisons, échoppes et magasins emportés ou engloutis par les eaux, plusieurs routes et avenues coupées, tel est le triste bilan de la pluie diluvienne qui s’est abattue sur la ville de Kinshasa dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 avril 2025.
Les autorités redoutent que le bilan humain ne soit plus lourd, car de nombreuses maisons d’habitation englouties par les eaux n’ont pas encore été sondées et nul ne sait si leurs occupants en sont sortis ou y ont été surpris par les eaux dans leur sommeil.

En certains endroits, les eaux ont atteint la taille d’homme, en d’autres les eaux ont léché les toitures où se sont refugiés de nombreux sinistrés cernés par les eaux.
La rivière Ndjili qui sépare le district de la Tchangu au centre-ville de Kinshasa est sorti de son lit. Ses eaux se sont répandues sur un rayon de 2 kilomètres, bloquant tous les accès.

Cette situation a pénalisé les voyageurs qui devaient prendre leur avion à l’aéroport international de Ndjili. Certains d’entre eux ont dû débourser jusqu’à 200 dollars, environ 120.000 francs CFA, pour louer des canots fluviaux, atteindre le petit port de Kinkole et rallier l’aéroport international de Ndjili.

De nombreux voyageurs ont déclarés avoir été abandonnés à leur triste sort par les autorités.
Les crues ont paralysé les activités économiques et sociales de la ville de Kinshasa. Située au bord de la rivière Ndjili, l’usine de traitement d’eau de la Régie des eaux a été entièrement engloutie. Conséquence, de nombreux quartiers de la ville de Kinshasa sont privés d’eau et d’électricité. Une situation qui provoque la colère et l’indignation des kinois qui accusent les autorités de la ville de laxisme et d’amateurisme.

L’Agence Nationale de Météorologie et de Télédétection par Satellite (METTELSAT) avait déjà prévenu sur des phénomènes météorologiques intenses qui affecteront la capitale et quelques provinces avec une tendance excédentaire des précipitations au niveau de Kinshasa, le Kongo Central ou l’Équateur.
Pourtant les autorités tant nationales que provinciales, n’ont nullement tenu compte de ces avertissements.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-04-07 21:38:25
Face aux défis de notre époque, marquée par des incertitudes et un besoin pressant de réconciliation, le Réseau Africain des Promoteurs et Entrepreneurs Culturel (RAPEC) et le Comité international pour la mobilisation et la promotion de la JMCA (Journée Mondiale des Cultures Africaines et Afro-descendantes), fondée par M. Ayité John Dossavi, président du RAPEC, apportent leur soutien sans réserve à la candidature de l’illustre fils du continent, le visionnaire, Firmin Edouard Matoko, Sous-directeur général de l’UNESCO pour l’Afrique selon un communiqué dont une copie est parvenue à notre rédaction ce lundi 7 avril 2025.
« Nous sommes convaincus que l’Afrique est aujourd’hui un acteur central dans la construction d’un dialogue mondial plus équilibré, un vecteur de réconciliation entre les peuples et un moteur de fraternité universelle. Cinquante ans après l’élection d’un Africain à la tête de l’UNESCO, il est temps d’inscrire une nouvelle page de l’histoire. C’est pourquoi le RAPEC/JMCA appelle l’ensemble des Nations qui ont fait de la JMCA une réalité à soutenir cette candidature, afin que l’UNESCO continue de refléter la richesse et la diversité culturelle de notre monde », précise le même communiqué.
« M. Firmin Edouard Matoko, candidat à la hauteur des enjeux, n’est pas seulement un fervent défenseur de la diversité culturelle : il a joué un rôle clé dans l’institutionnalisation de la JMCA et a consacré sa carrière à promouvoir les valeurs universelles d’unité, de dialogue et de respect mutuel. Son parcours, marqué par une expertise approfondie du fonctionnement de l’UNESCO et des dynamiques culturelles mondiales, fait de lui un candidat idéal pour guider cette institution vers un avenir plus inclusif et solidaire », souligne la même source.
« En cette ère de mutations profondes dans les relations internationales, la JMCA incarne un appel à une nouvelle fraternité universelle et à une revalorisation du rôle de l’Afrique dans le monde. L’Afrique, berceau de l’humanité, est un phare pour l’humanité réconciliée », indique le communiqué de presse.
Le candidat de la République du Congo-Brazzaville s’inscrit dans la consolidation des acquis universels de l’Unesco tout en proposant des innovations majeures notamment dans l’éducation, la science et la culture, à mettre en place lors du prochain mandat 2025-2029.
Durant une trentaine d’années dans les arcanes de l’Unesco, il a gravi les échelons à travers des missions stratégiques de haut niveau, il a déjà contribué à façonner cette institution.
En obtenant ce poste de directeur général, il apportera, de manière cohérente et collégiale, sa touche aux atouts et fragilités de l’organisation onusienne.
Avec cette candidature d’un homme valeureux du Bassin du Congo, poumon de l'humanité, sous l’impulsion de la République du Congo, c’est toute l’Afrique qui, pour la première fois, pourra rayonner pour les recherches scientifiques, la défense des journalistes, la valorisation du riche patrimoine culturel africain.
Il ne s’agit pas de recréer la roue mais seulement de recentrer le mandat de l’Unesco face à la crise de confiance envers le multilatéralisme.
En somme, Firmin Edouard Matoko porte un programme tourné vers l’avenir.

Ce programme permet la modernisation malgré la confrontation des défis actuels du changement, tant climatiques que ceux de la préservation de notre écosystème.
Il prévoit également une Unesco totalement investie dans le rôle qui lui est propre de défense de ses multiples actions.
Le candidat du groupe Afrique jouit pleinement des soutiens des intellectuels et ONG avec qui il a travaillé étroitement.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-04-07 09:02:48
Le Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation technologique a procédé à la remise officielle des lettres de missions aux directeurs généraux du Ministère, le 31 mars dernier à la Cité scientifique de Brazzaville. Ainsi qu’à la présentation des Instituts de recherche et d’appui à la recherche et à l’orientation de la tutelle. Sous la présidence du ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, Rigobert Maboundou, de quelques membres du Gouvernement, du conseiller du Premier Ministre, du délégué général à la recherche scientifique et technologique, des présidents des universités Marien Ngouabi et Denis Sassou Nguesso, des représentants des systèmes des nations unies, des directeurs généraux et des chercheurs, du promoteur de l’Espace Ludoscientifique Congo-Techno Village des Enfants, des innovateurs et inventeurs.
Prenant la parole, le directeur de cabinet du ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, Christian Aimé Kayath à présenté les structures de recherche placées sous sa tutelle. Ces structures constituent l’ossature de l’appareil national de recherche. Elles jouent un rôle stratégique dans la production de connaissances, le développement de l’innovation et l’intégration du progrès scientifique au processus national de développement.

« L’architecture organisationnelle s’articule autour de deux (2) grandes entités de coordination et de pilotage, ainsi que neuf (9) instituts spécialisés, chacun intervenant dans des domaines stratégiques.
D’abord, au niveau central : la Délégation Générale de la Recherche Scientifique et Technologique (DGRST), chargée de coordonner, planifier et évaluer les politiques nationales de recherche. Elle veille à l’articulation entre la recherche scientifique, les priorités nationales et les exigences du développement durable ; la Direction Générale de l’Innovation Technologique, chargée de promouvoir la culture de l’innovation, d’encourager les transferts technologiques et d’accompagner les chercheurs et inventeurs dans la valorisation de leurs travaux.

Ensuite, les instituts nationaux de recherche, véritables creusets de savoirs et de production scientifique : l’Institut National de Recherche Forestière (IRF), qui développe des connaissances sur nos écosystèmes forestiers, la biodiversité et les enjeux liés à la conservation des ressources naturelles ; l’Institut National de Recherche Agronomique (IRA), acteur majeur dans l’amélioration des systèmes agricoles, de sécurité alimentaire et du développement rural ; l’Institut National de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles (IRSEN), qui conduit des recherches fondamentales et appliquées dans les domaines de la Biologie moléculaire, la microbiologie, la physique, la chimie, les mathématiques et les géosciences ; l’Institut National de Recherche en Sciences de la Santé (IRSSA), dédié à l’étude des problématiques sanitaires, à la recherche biomédicale, et au renforcement de notre système de santé ; l’Institut National de Recherche en Sciences Sociales et Humaines (INRSSH), qui explore les dynamiques sociales, culturelles, économiques et politiques, essentielles à la compréhension de notre société ; l’Institut National de Recherche en Sciences de l’Ingénieur, Innovation et Technologique (INRSIIT), chargé de promouvoir les technologies émergentes, l’ingénierie et le développement industriel ; l’Institut Géographique National (IGN), en charge de la production cartographique, de l’analyse géospatiale et de la gestion de l’information géographique pour le développement du territoire.
Il faut ajouter à ces instituts deux agences stratégiques : l’Agence Nationale de Valorisation des Résultats de la Recherche et de l’Innovation (ANVRI), qui assure le lien entre la recherche, le secteur privé et le développement économique, en valorisant les résultats scientifiques ; l’Institut National de Documentation, de l’Information Scientifique et Technique (INDIST), qui centralise, conserve et diffuse l’information scientifique et technique, au service de la communauté scientifique et du grand public.
Signalons que chacune de ces entités de recherche et d’appui à la recherche joue un rôle fondamental dans la construction d’un avenir meilleur, en mettant le savoir au service du progrès. Le ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique, à travers ces entités, réaffirme son engagement à bâtir une nation résolument tournée vers la science, l’innovation et la modernité.
Tous ces établissements et services publics reçoivent aujourd’hui, chacun en ce qui le concerne, une lettre de mission, signée de la main du ministre de tutelle qui en attend une stricte observation pour le plus grand profit des utilisateurs des résultats de la recherche et du développement de notre pays, la République du Congo », a fait savoir le directeur de cabinet, Christian Aimé Kayath.
A cette occasion de la remise officielle des lettres de mission aux directeurs généraux, le ministre Rogobert Maboundou a rappelé les défis majeurs assignés à son Ministère.
« Le dernier réajustement de l’équipe gouvernementale du 10 janvier 2025 a donné l’occasion à Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République, Chef de l’Etat, de manifester clairement sa volonté politique d’autonomisation sectorielle de la recherche scientifique et de l’innovation technologique. Cette expérience, qui n’est pas à son premier coup d’essai, est aujourd’hui renouvelée dans un contexte particulier. Plus qu’auparavant, jamais la recherche développement n’a autant déterminé les progrès économiques, sociaux et militaires », a-t-il signifié.
« En effet, toute marchandise n’est jamais innocente. Elle porte en elle l’expression des connaissances et des savoirs de ceux qui la produisent à l’exportation. Le monde change. Il changera davantage avec les basculements qui sont en train d’être initiés par le 47ème Président élu des États Unis d’Amérique. La vision prospective du monde nous permet de dire que nous ne pouvons pas espérer que nous prendrons le train des bouleversements rapides du monde si nous ne changeons pas nous-mêmes.
Les statistiques suivantes, qui sont données au titre des indicateurs scientifiques en Afrique subsaharienne, à l’occasion des discussions relatives à la célébration, le 4 février 2025, de l’an IV de l’ouverture de l’Université Denis Sassou Nguesso, nous poussent à réfléchir à cette lourde vision. Ainsi, l’Afrique subsaharienne détiendrait : 2,4% seulement des scientifiques mondiaux ; 1% seulement de dépôt de brevets ; 4% seulement des publications ; 1% seulement du PIB pour le financement de la recherche ; 10% seulement des recherches menées dans les pays en développement ; 2% seulement des revues sur 3.000 dans les pays du Sud ; 9,1 millions d’étudiants seulement en 2020 et 22 millions attendus en 2027 ; 4,5% de taux de morbidité contre 2,4% de moyenne mondiale. Quelle catastrophe ! » s’est-il exclamé.
Au Congo, malgré la forte progression du niveau de formation moyen, les effectifs de la recherche scientifique sont en chute libre, sauf ceux des enseignants chercheurs des universités et ceux des chercheurs privés. Si cette tendance baissière n’est pas stoppée, le pays court le risque de compter un ministère chargé de la recherche scientifique sans chercheurs, autrement dit une coquille vide.
Néanmoins, de nombreux noms de jeunes congolais sont déjà le symbole de la capacité de notre avant-garde juvénile à s’approprier l’invention et l’innovation.

La chaine du processus de l’innovation au Congo souffre de l’incapacité structurelle à valoriser ses résultats, du défaut du soutien de l’Etat et de la protection des données.
Une réflexion nationale sur ces problèmes s’impose afin d’ouvrir à nos inventeurs et à nos innovateurs des perspectives de valorisation de leurs résultats à la hauteur de leur engagement individuel et collectif. Il s’impose également à nous de créer les conditions idéales à la vitalisation du sous-secteur de l’innovation.
Ces lettres de missions, outre la définition des missions à exécuter en dix mois, encouragent l’alignement sur les fondamentaux de la recherche scientifique, notamment la formation des chercheurs à la rédaction des projets, les publications, la digitalisation des services et l’évaluation.
VALDA SAINT-VAL /Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-04-06 15:27:55
À la veille de la première audition des trois candidats par le Conseil exécutif de l’Unesco, trois visions se feront face. La vraie question pour les auditeurs onusiens vis-à-vis des trois candidats envisageant le poste de directeur général 2025-2029, sera : "Lequel des trois groupes électoraux Afrique, Amérique latine ou de la région Arabe mettra l’Unesco dans les meilleures dispositions face aux enjeux du moment ?"
Jusqu’à ce jour, et dernièrement sous la direction d’Audrey Azoulay, l’Unesco a réussi à faire face à ces enjeux. Et, lors de la 221e session du Conseil exécutif se tenant du 2 au 17 avril 2025 figurera en bonne place, le mercredi 9 avril, l’audition des candidats qui briguent le poste de directeur général de l’organisation onusienne. Le Conseil exécutif saluera sûrement le travail remarquable de la directrice sortante pour, entre autres, son rôle dans la mise en place d’une recommandation sur l’éthique de l’Intelligence artificielle, ou pour avoir mené une action phare pour la préservation du patrimoine culturel à Mossoul. Ce travail de fond mérite d’être poursuivi par l’Unesco avec, à la tête, un homme ou une femme ayant une vision éclairée de l’organisation.
Pour Khaled Ahmed El-Enany Ali Ezz, candidat de la région arabe à l’Unesco, cette ambition passe par une vision d’une Unesco pour les peuples, plaçant l’humain au cœur de sa mission, sans distinction ni discrimination, en ne laissant personne de côté.
De son côté, pour la candidate du groupe électoral Amérique latine, Gabriela Ilian Ramos Patino, c’est plutôt s’engager à conduire l'Unesco vers un avenir où l'innovation, l'inclusion et l'autonomisation seront les moteurs du progrès mondial au XXIe siècle.
Le candidat de la République du Congo-Brazzaville s’inscrit, lui, dans la consolidation des acquis universels de l’Unesco tout en proposant des innovations majeurs notamment dans l’éducation, la science et la culture, à mettre en place lors du prochain mandat 2025-2029.
Durant une trentaine d’années dans les arcanes de l’Unesco, il a gravi les échelons à travers des missions stratégiques de haut niveau, il a déjà contribué à façonner cette institution.
En obtenant ce poste de directeur général, il apportera, de manière cohérente et collégiale, sa touche aux atouts et fragilités de l’organisation onusienne.
Avec cette candidature d’un homme valeureux du Bassin du Congo, poumon de l'humanité, sous l’impulsion de la République du Congo, c’est toute l’Afrique qui, pour la première fois, pourra rayonner pour les recherches scientifiques, la défense des journalistes, la valorisation du riche patrimoine culturel africain. Il ne s’agit pas de recréer la roue mais seulement de recentrer le mandat de l’Unesco face à la crise de confiance envers le multilatéralisme.
En somme, Firmin Edouard Matoko porte un programme tourné vers l’avenir. Ce programme permet la modernisation malgré la confrontation des défis actuels du changement, tant climatiques que ceux de la préservation de notre écosystème.
Il prévoit une Unesco totalement investie dans le rôle qui lui est propre de défense de ses multiples actions. Le candidat du groupe Afrique jouit des soutiens des intellectuels et ONG avec qui il a travaillé étroitement.
Ainsi, par exemple l’ONG Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels RAPEC dont, par son Comité international pour la mobilisation et la promotion de la Journée mondiale des cultures africaines et afro-descendantes –JMCA–, depuis plus de deux décennies, le sous-directeur a toujours apporté un soutien indéfectible aux actions de cette ONG fondée par Ayité John Dossavi. L
ors de sa 18ᵉ session, le 23 novembre 1974, l’Unesco avait porté à sa tête Amadou Mahtar Mbow, premier Africain à occuper le poste de directeur général. Cinquante ans plus tard, il est temps que les voix africaines et celles des défenseurs d’un monde plus inclusif expriment la volonté de renouveler leur confiance au continent africain, berceau de l’humanité, phare en majesté pour une humanité réconciliée.
Source Adiac
Créé le 2025-04-06 13:00:22
Les populations de Divenié et des environs ne sont pas au bout de leurs peines et ce depuis plusieurs années. Et pour cause, des pluies diluviennes tombées ces derniers mois ont créé des bourbiers s’étendant sur plusieurs kilomètres au grand dam des usagers empruntant cette piste d’éléphants. La situation est telle que les riverains peinent à écouler leurs produits agricoles vers Dolisie, la capitale départementale du Niari (sud).
« La route du développement passe par le développement de la route », énonce une légendaire formule bien africaine.
Cette maxime semble méconnue des autorités du département du Niari en charge de l’aménagement routier. Pour preuve, le délaissement de la route Dolisie-Divenié, longue de plus de 200km, pour laquelle usagers et transporteurs se plaignent chaque jour. Aucune réelle stratégie n’est déployée pour permettre aux populations de Divinié et ses environs, de jouir d’une voie terrestre digne qui facilite les activités économiques et humaines.
Un calvaire qui dure depuis 3 ans maintenant.
Pour faire face au piteux état de la route, des jeunes ont pris la situation à bras le corps en lieu et place des agents des Travaux publics et de leurs collègues fonctionnaires de la Mairie de Divenié, en se servant de pioches, houes, pelles, machettes et autres outils rudimentaires. Malheureusement, ces derniers ont dû renoncer à l’ambitieux projet du fait de l’étendue de la tâche qui requiert l’intervention d’engins mécaniques.
A l’heure où nous couchons ces lignes, le ministre de l’entretien routier n’est toujours pas sorti de son mutisme qui frise une banalisation de la situation qui demeure pourtant d’une gravité déconcertante.
Vivement un sursaut d’orgueil de la part du gouvernement afin qu’une solution pérenne soit apportée.
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-04-03 15:50:55