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Dimanche 15 décembre 2019, à Brazzaville, le gouvernement congolais a procédé à la signature de l’accord de prêt de la Banque Africaine de Développement (BAD) Il y avait, coté congolais, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, d’une part et Antoine Tioye, représentant résidant de cette institution financière au Congo et économiste pays, d’autre part.
Ce prêt financier est un appui budgétaire à la République du Congo qui a retrouvé la confiance des institutions financières internationales, à la suite de la conclusion du programme de Facilité élargie de Crédits (FEC) avec le Fonds Monétaire International (FMI), multiplie les stratégies pour retrouver les équilibres macroéconomiques. Et l’accord paraphé, ce jour, intègre cette dynamique.
Les voix autorisées ont soutenu avant cette signature, que l’accord de prêt de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour le financement de l’appui budgétaire, autrement dit Programme d’Appui aux Réformes Economiques et financières (PAREF) est l’aboutissement heureux d’une longue procédure jalonnée par des efforts fournis par le gouvernement durant deux ans.
« Après une requête, adressée en date du 10 juillet 2017, pour solliciter ce financement en complément de la facilité élargie de crédit sous-tendant le programme négocié parallèlement avec le Fonds monétaire international (FMI), afin de retrouver la stabilité financière de notre économie et amorcer sa relance. » a dit Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, avant d’ajouter « Le Gouvernement s’est attelé à identifier avec la Banque Africaine de Développement, en contrepartie de cette aide budgétaire, les réformes structurelles essentielles à mettre en œuvre, avant et pendant le programme. »
Autant dire que l’octroi de cet appui budgétaire était conditionné par la signature de l’accord avec le FMI et la réalisation de certaines réformes préalables.
Le représentant de la BAD, Antoine Tioye a, avant de parapher ce document, fait savoir que le Congo est parvenu à satisfaire à toutes les onze mesures qui conditionnaient la signature de cet accord. Deux conditions se sont avérées fondamentales, à savoir l’accord avec le FMI et la réalisation des réformes. Ce que la ministre du plan a su bien dire en ces termes : « Encouragé par le président de la République, le gouvernement congolais n’a eu de cesse d’œuvrer avec détermination pour satisfaire à ces deux conditions et permettre, ainsi au conseil d’administration de la BAD d’approuver ce vendredi 13 décembre 2019, cet appui budgétaire qui s’élève à 187 millions d’euros, soit un peu plus de 122 milliards de Francs CFA. »
La ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, a remercié le conseil d’administration de la BAD pour avoir su apprécier à leur juste valeur, les efforts poursuivis par le gouvernement et de reconnaitre l’engagement profond du président de la BAD et de toute son équipe d’accompagner le Congo dans sa dynamique soutenue de sortie de la crise économique, qui montre des signes probants d’un retour de la croissance.
Ce montant vient atténuer significativement le cap de trésorerie affiché dans le budget exercice 2019, comme pour confirmer la pertinence de la stratégie de mobilisation de ressources et financière extérieure.
De quoi s’en réjouir ! La représentante du gouvernement n’a pas manqué de préciser que dans un contexte de rigueur budgétaire où les assurances de financement des bailleurs de fonds sont des facteurs déterminants de l’équilibre du budget, il faut admettre, pour s’en réjouir que leur concrétisation par un tel accord, est un signal manifeste d’encouragement de l’action de l’exécutif.
Cet appui financier pourra permettre à la République du Congo de trouver des solutions aux questions sociales et permettre à l’économie de décoller, a fait savoir le Représentant résident de la BAD au Congo et économiste pays, Antoine Tioye.
Les deux parties contractantes ont déclaré à la presse que ce prêt de la BAD au Congo obéit à conditions préférentielles, autrement appelé « concessionnel ». Il est donc, un prêt dont le taux d’intérêt est inférieur aux taux du marché. « Le Congo émarge au guichet BAD, qui est un guichet de prêt souverain. » a laissé entendre Antoine Tioye,, tout en signifiant que « les délais de remboursement de ce prêt sont de l’ordre de 25 ans, avec 5 ans de différé. » Et le taux de remboursements, obéissant aux calculs à faire en la matière est de 2%. C’est la contribution BAD pour combler le gap financier observé dans le budget de l’Etat, exercice 2019.
Au sujet du suivi et évaluation Antoine Tioye a martelé qu’il y existe déjà une matrice des mesures qui couvre la période du programme, avec des mécanismes à mettre en place pour faire le suivi et évaluation de cet accord de prêt.
En définitive, on peut retenir que l’accord de prêt de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour le financement de l’appui budgétaire au bénéfice du Congo a été conclu sous le regard du FMI. Il est donc véritablement la bienvenue après celui du FMI, estimé à près de 225 milliards sur 3 ans et de la France, d’environ 80 milliards de francs CFA.
Cet accord de financement sera soumis, conformément aux dispositions de la constitution du 25 octobre 2019, à l’autorisation de ratification ordonnée par le chef de l’Etat par le parlement congolais.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-12-15 19:08:22
Le 13 décembre 2019, le journal français, Libération a mis en ligne un article qui affiche sa nature climato-sceptique. Ce texte d’environ 1500 signes, un vrai melting-pot contre le porte-parole de la commission climat du bassin du Congo à la COP25, Denis Sassou-N’Guesso, embrasse tout. On comprend que ce journal était à l’affut d’une occasion pour dire ou redire toute sa haine contre Denis Sassou-N’Guesso. Ce travail de propagandiste de mauvais goût est de la plume de Maria Malagardis.
Aux yeux de Maria Malagardis, auteur dudit article fourre-tout et de sa rédaction, le chef de l’Etat congolais aurait commis de pêché, en allant parler écologie à la COP25, à Madrid. Et cela se lit dès la première ligne de l’article : « Seul chef d’Etat africain invité à Madrid », écrit-elle, « le président de la République du Congo ne manque pas une occasion de s’afficher en héros de l’écologie ».
Là, personne n’a besoin de réfléchir longtemps pour comprendre combien Libération voit d’un mauvais œil l’activisme de Denis Sassou-N’Guesso à Madrid. A la COP25, le chef de l’Etat congolais a porté haut la voix de ses pairs de l’Afrique Centrale dans un domaine où il n’a point besoin de s’afficher, au sens de Libération. Ce que ce journal ignore, c’est que Denis Sassou-N’Guesso s’est lancé dans la lutte pour la préservation des écosystèmes naturels bien avant que la préservation de l’environnement ne devienne une exigence mondiale du développement.
A l’attention de Libération …
A Libération et à tous ceux qui ont fait de la lutte contre les changements climatiques une mode, il convient de signaler que le président Denis Sassou-N’Guesso a institué en 1984, une journée nationale consacrée au planting d’arbres. Dans un pays dont le territoire est couvert de plus 60% de forêts, cette décision avant-gardiste n’obéissait pas à un effet de mode, comme le fait Libération, mais à une conviction. Il a été créé au Congo, depuis plus de 30 ans, une société nationale de reboisement (SNR). Depuis moins de 10 ans, le besoin de renforcer la lutte contre le réchauffement de la planète a conduit le président congolais a créé le programme national d’afforestation et de reboisement (PRONAR). Et, cela est un fait ! D’ailleurs, la COP25 n’est pas le premier rendez-vous climatique où le chef de l’Etat congolais est le porte-parole de ses paires. Il a même été porte-parole de toute l’Afrique à Rio+20 en juin 2012, au Brésil.
Donc, à Madrid, Denis Sassoou-N’Guesso ne « s’affiche » pas, il s’active en faveur de la préservation de l’environnement, parce que pour lui, ce combat pour l’humanité n’est pas un leurre. Les changements climatiques sont une réalité avec des effets néfastes, palpables dans son pays. Libération qui n’y croit pas, écrit « … De retour dans son pays, il [Denis Sassou-N’Guesso] aura pu constater les effets dévastateurs des pires inondations qu’ait connues le Congo depuis vingt ans. Le résultat du réchauffement climatique ? Peut-être ». Qui dirait mieux que ce doute pour faire comprendre que le journal français ne croit pas aux effets des changements climatiques ?
L’article de Libération permet également de comprendre la volonté haineuse de ce journal et son désir affiché de noyer l’action positive de Denis Sassou-N’Guesso à la COP25. Peine perdue !
Un disque rayé, trop recyclé
Les médias français, dont Libération est une figure de proue pour cet épisode, ont une stratégie de communication bien connue contre le Congo. En effet, chaque fois qu’il y a une action positive sur ce pays, ils exhument avec aise des vieux sujets, faux ou vrais, sur le président de la République. Mais, aux oreilles des Congolais et des observateurs avertis, ces chansons fredonnées en chœur ont un air de disque rayé. C’est pour cela qu’au Congo, ils ne sont pas nombreux qui s’étonneraient de la hargne des médias français dont Libération contre le Congo et son président.
N’en déplaise au journal Libération, le Congo bashing est une réalité à laquelle les médias français ont habitué les Congolais. L’article en cause ne prouve pas le contraire. Sinon comment comprendre que ce journal réputé ‘’grand’’ – on suppose, ‘’sérieux’’ – expliquerait-il la relation qu’il s’est forcé d’établir entre la COP25 et les fameux biens mal acquis ? Que viennent faire les élections de 2016, le référendum constitutionnel de 2015 au Congo ou encore les vieilles accusations dubitatives de Global Witness sur les fils Sassou, dans un article qui est sensé parler de Denis Sassou-N’Guesso à la COP25 ?
Directeur de consciences
Les Congolais savent que Libération et ses confrères français caressent le rêve de voir le Congo brûler comme ils ont contribué à la disparition de l’Etat libyen. En tout cas, l’arbre vert que brandi le Président Denis Sassou-N’Guesso ne cache rien d’autre que son engagement à protéger la forêt de l’Afrique centrale. Jouant maladroitement, comme à son habitude au directeur de consciences, Libération veut faire croire que tout est rose dans son pays et il n’y a de « forêts de frustrations » sociales qu’au Congo.
Aryelle KAMBISSY/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-12-15 18:15:28
À l’annonce du non traitement du dossier du Congo par le FMI en sa session de décembre et de facto, le non versement de la deuxième tranche de 48 millions de dollars qu’attendait le Congo pour janvier, les pourfendeurs du gouvernement congolais ont sonné cymbales et trompettes. Sans doute devront-ils les ranger, toute honte bue, car le Congo est et reste un pays crédible vis-à-vis des bailleurs de fonds, à l’instar du Groupe Banque africaine de développement qui vient de lui octroyer un prêt de 187 millions d’euros, soit un peu plus de 121 milliards 550 millions de Francs CFA. Voici le communiqué publié à cet effet par l’institution financière, le 13 décembre à Abidjan.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-12-13 22:08:55
« Comment allons-nous manger les fêtes ? » autrement dit, « comment allons-nous passer les fêtes ». La question est sur toutes les lèvres à travers le pays, depuis qu’une radio internationale s’est faite « des choux gras » du report du traitement du dossier du Congo en décembre 2019 par le Fonds monétaire international (FMI) et partant, le non décaissement de la tranche de 48 millions de dollars initialement prévus pour janvier 2020.
Même si elles espéraient une issue plus favorable, les autorités congolaises s’attendaient presque à cette conclusion de la part du FMI, quant au décaissement de la seconde tranche. Des réserves conséquentes avaient été émises, lors de sa mission de novembre. À l’issue de cette mission, le FMI avait tiré la sonnette d'alarme, demandant au Congo de mettre les bouchées doubles pour respecter les engagements pris lors de la signature de l'accord en juillet. Il s’agissait en priorité, d’achever la restructuration de la dette commerciale extérieure et de mener les réformes attendues en matière de lutte contre la corruption, le tout avant la fin de cette année, des dossiers sur lesquels le gouvernement ne cesse de travailler.
Quoi qu’il en soit, le dossier du Congo-Brazzaville est pour l’heure écarté de l’ordre du jour du conseil d’administration du FMI, de décembre. Ce report signifie naturellement que le versement des 48 millions de dollars attendus en janvier par Brazzaville est reporté.
La nouvelle n’est pas certes reluisante, cependant, elle n’impacte pas l’exercice budgétaire en cours, tels que certains le font croire, au point que les congolais se sont soudain mis à désespérer, affichant clairement angoisses et incertitudes pour les fêtes de fin d’année et du nouvel an, des moments qui pour eux ont un sens si particulier, par delà leur aspect festif.
Le FMI n’a nullement fermé la porte au Congo, comme le clament ces pourfendeurs du Congo, qui se pâment d’aise de voir le pays courir vers des difficultés de trésorerie. Il s’agit d’un report dont l’issue dépendra des capacités du Congo à rentrer dans les clous, notamment en ce qui est de l’achèvement de la restructuration de la dette commerciale extérieure.
Mais sur ce terrain, le Congo négocie avec ses créanciers, et ne peut imposer sa volonté. Or, il est un fait constant et bien connu des économistes et surtout des financiers, les conditions de remboursement d’un prêt sont le plus souvent édictées en fonction des capacités potentielles de l’emprunteur à payer. Et en la matière, le Congo est un pays potentiellement riche, au point que ses prêteurs ont presque une attitude d’usuriers, car sentant poindre pour le pays des perspectives économiques meilleures. Reste pour le Congo, de trouver le juste milieu, afin non plus, de ne pas sacrifier l’avenir au présent. Et cela peut bien prendre du temps.
Il y a aussi les questions d’audit intérieur ainsi que de la lutte contre la corruption. Sur ces points, le président de la République avait ouvert le chantier en décembre dernier, appelant les institutions habilitées à sévir, ce sans préjugés, avec toute la rectitude de la loi.
Si au niveau des services de police, notamment la DGST, les investigations avancent, les dossiers s’amoncèlent par contre du coté de la Justice où on semble trainer le pas, comme si des pesanteurs inavouées refrénaient les ardeurs des juges.
Ainsi donc, avec cette décision venue du FMI, pour de nombreux congolais sceptiques et surtout les pourfendeurs du régime, 2020 n’augure pas une bonne année. Osons croire que ceux-ci se trompent car rien n’est définitif dans l’attitude du FMI, qui est plutôt vue comme un encouragement pour le Congo à se surpasser. De même, ce n’est pas la première fois que le Congo devra attendre, presque la mort dans l’âme, l’aboutissement d’un accord avec le FMI. Deux ans durant, il a déjà attendu, avant de déboucher sur la signature du programme en juillet dernier. Ce n’est pas pour autant que le pays se soit arrêté de tourner entretemps, même si la situation était difficile.
Des défis majeurs attendent les congolais pour 2020. Et le président de la République ne manquera pas de les égrener mardi prochain, dans son message sur l’état de la Nation. Ces défis interpellent tous les congolais, qui à l’unisson, doivent se surpasser, pour les relever. Bien souvent, c’est lorsqu’il est dos au mur, que le Congo exprime son génie et se sort de l’impasse, comme puisant dans cet instinct de survie qui uni et fédère.
L’informatisation et la traçabilité des opérations au niveau des régies financières laissent présager une amélioration dans le recouvrement des recettes qui naguère échappaient aux caisses de l’État et garnissaient les poches de certains fonctionnaires véreux. Ce manque à gagner désormais recouvré représente un indice non négligeable pour les finances publiques.
Reste qu’il y a encore des niches qui échappent aux caisses de l’État. Au niveau de la circulation routière par exemple, en dépit du fait qu’ils sont floqués d’un ‘’gros’’ numéro matricule dans le dos, les policiers qui s’en mettent encore plein les poches, sont loin de justifier leur apport aux finances publiques, à travers les amendes et autres taxes récoltées. De ce coté, l’usage d’un quittancier sécurisé voir le payement des amendes par des moyens électroniques seraient un début de solution. C’est à tous les niveaux que le combat contre les antivaleurs doit se mener.
Et les fêtes alors, bien sûr que nous allons « bien les manger », même si dans quelques jours, la question ce sera : « On va manger les fêtes, il paye quand ? »
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-12-13 11:33:56
Le pape François a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse d’Impfondo, présentée par Monseigneur Jean Gardin. Dans le même temps, le Saint-Père a nommé Évêque de ce même diocèse, le Père Daniel Nzika du clergé de Ouesso, jusqu’ici Vicaire général.
C’est un fils du terroir qui succède à Monseigneur Jean Gardin. Le père Daniel Nzika est né à Ouesso, le 16 février 1971. Il a fréquenté le Petit séminaire de Makoua (1992-1995).
Le Père Daniel Nzika a étudié la philosophie et la théologie à l’Université catholique de Toulouse (1995-2000).
Il a été ordonné Prêtre le 9 décembre 2000.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-12-12 21:52:41
Il y a quelques années, l’arrivée des fêtes de Noël et de fin d’année se sentait partout à travers le pays, les marchés étaient bruyants, les jeux de lumière et guirlandes illuminaient les espaces publics. Cependant, cette atmosphère semble disparaître. Dans certains marchés, les tenanciers de boutiques et les vendeurs de jouets se plaignent, écoulant difficilement leurs marchandises.
Créé le 2019-12-12 21:01:31
Un réaménagement a été opéré dans deux directions de la télévision nationale congolaise. De nouveaux responsables y ont été nommés par de notes de services publiées en date du 12 décembre à Brazzaville, par le ministre de la Communication et des médias, Thierry Moungalla.
Aline France Etokabeka est nommée en qualité de directrice de l’information, alors que Nevy Chrisnelle Moundelé-Ngolo assurera désormais les fonctions de directrice de la production, en remplacement de Lazare Bourangon, appelé à d’autres fonctions.
D’autre part Bruno Mienahata est nommé chef de service de la rédaction française, Antoine Ambenza, chef de service du journal télévisé et Brice Aristide Benza, chef de la coordination des actualités.
Bibiane Itoua assurera quant à elle les fonctions de chef de service politique, alors que Naul Anoluch Ngobi Lendzo est promu chef du service administratif et financier à la direction interdépartementale de Pointe-Noire.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-12-12 20:05:51
Pour attirer le maximum de touristes chinois vers le Congo, le vice-président du comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de Chine, Ji Bingxuan a pris l’engagement, ce jeudi à Brazzaville, de faire un plaidoyer auprès du gouvernement chinois afin qu’il étudie l’opportunité de mettre en place des stratégies adéquates pour l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre Brazzaville et Pékin en vue de contribuer à l’embellie économique du pays et d’y apporter une valeur ajoutée dans le produit intérieur brut.
Créé le 2019-12-12 18:57:57
Une séance de questions orales aux membres du gouvernement congolais au Sénat aura lieu ce vendredi 13 décembre 2019 à partir de 14h au palais du parlement à Brazzaville.
Créé le 2019-12-12 15:03:39
Depuis plusieurs mois, le marché de Mossendjo dans le Niari (sud), croule sous les ordures. Excédés par l’inaction de la municipalité, les marchands et riverains s’organisent pour nettoyer les lieux, et s’interrogent sur l’absence de solution.
Créé le 2019-12-12 12:28:34
Le Président Denis Sassou N’Guesso prononcera son message sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en Congrès le Mardi 17 décembre 2019 à partir de 10h au Palais du Parlement.
Devant les parlementaires et partant le peuple tout entier qui suivra le message en direct à la radio et à la télévision, le chef de l’État dressera à l’évidence le bilan de l’année qui s’achève et déclinera les perspectives pour l’année à venir.
Au regard du cap fixé pour 2019, qu’est ce qui a été fait, qu’est ce qui reste à faire, quels sont les attentes du peuple, quels sont les engagements vis-à-vis des partenaires internationaux ou bilatéraux, quelles sont les marges de manœuvre, quels efforts et sacrifices sont attendus de tous, quels espoirs dessinent les perspectives d’avenir, autant des questions et bien d’autres dont les congolais attendent réponse de la bouche du chef de l’État.
Le volet économique du message du chef de l’État sera entre autres aspects, très attendu, car Denis Sassou N’Guesso y apportera à l’évidence une clarification sur les engagements que le Congo a pris avec les institutions financières internationales, notamment le FMI, avec lequel il est en programme.
L’économie influençant à coup sûr le social, le volet social aura également une place non négligeable, dans le message du président de la République, au moment où, outre la paye des salaires, le gouvernement s’emploi à solutionner le problème de pensions des retraités, de bourses des étudiants et à garantir aux populations les plus démunis, des ‘’filets sociaux’’ du genre « lisungui ».
La touche environnementale ne manquera pas d’interpeller le président, au moment où les effets du climat, avec des précipitations de plus en plus abondantes et des chaleurs torrides appellent à une redéfinition du pacte homme-nature, surtout dans les centres urbains. Entre les érosions dévastatrices et les abondantes eaux de ruissellement qui défigurent les chaussées et dégradent des ouvrages d’art, on en attend pas moins que le président appelle au rassemblement, face à cette œuvre gigantesque de sauvegarde de notre espace vital. Une œuvre qui ne saurait laisser personne indifférent.
Autant dire que ce message de fin d’année du président de la République est comme les précédents d’ailleurs, très attendu à un moment où le peuple espère que du gouvernement, viendra un second souffle pour conduire la politique nationale.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-12-12 12:13:02
Les populations déboussolées après les pluies qui se sont abattues ces dernières semaines et qui ont causé des inondations, des glissements de terrain et des ensablements à Brazzaville s’interrogent sur l’assistance des autorités congolaises alors que leur situation risque de s’empirer.
Créé le 2019-12-10 15:21:21
Après avoir rêvé que le monde politique puisse à nouveau nous offrir une personnalité que l'on admire et qui nous permette de nous projeter sereinement dans l'avenir, Brice Itoua, jeune entrepreneur de la ville océane, militant de base du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), voit le président Denis Sassou N’Guesso en tant que meilleur candidat de la majorité dans la perspective de l'élection présidentielle de 2021.
Créé le 2019-12-09 15:33:29
Le président Denis Sassou N’Guesso est rentré à Brazzaville jeudi, de retour de Madrid où il porté la voix de l'Afrique Centrale à la COP 25.
Heureux qui comme Denis Sassou N’Guesso, a fait un bon voyage. Et pour cause, à la tribune de la COP25, le président de la République du Congo, a rappelé aux dirigeants du monde, présents à Madrid, que le fonds bleu pour le Bassin du Congo a aussi besoin d’eux. Il a lancé cet appel, le 2 décembre 2019, à l’ouverture de la 25ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations-Unies pour sur le Changement Climatique.
C’est ainsi dire que le fonds bleu pour le Bassin du Congo a occupé une place de choix dans le séjour du président Denis Sassou N’Guesso à la COP 25.
Porte-parole de l’Afrique centrale à ce rendez-vous international sur le climat, Denis Sassou N’Guesso a fait un constat amer : « depuis l’accord de Paris du 12 décembre 2015, les dangers sont de plus en plus grands dans le monde, du fait des changements climatiques », a-t-il fait observer. Ce constat n’est pas sans conséquences pour la population : « les populations vivent ces menaces au quotidien avec, entre autres, les cyclones, les inondations, les glissements de terrain et autres, etc. », poursuivait le président congolais.
Mais, le président Denis Sassou-N’Guesso a, surtout, affirmé sa fidélité à l’accord de Paris avec la décision d’aller plus loin dans son engagement contre la déforestation. « Je ne reste pas spectateur de la destruction des forêts de l’Amazonie, mais acteur pour faire que le monde entier profite de ce 2ème poumon de l’humanité que sont les forêts du Bassin du Congo » qui représentent 220 millions d’hectares de forêts », soulignait-il.
Son pays, le Congo rappelait Denis Sassou N’Guesso, est demeuré toujours respectueux des engagements pris contre les changements climatiques.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-12-06 13:00:49
Nourredine Bongo Valentin, le fils aîné d’Ali Bongo Ondimba, est sur l’autoroute devant le mener tout droit à la succession de son père foudroyé par un accident vasculaire cérébral (AVC) qui a affecté sa mobilité et son élocution depuis le 24 octobre 2019. Le président gabonais qui avait succédé il y a dix ans à son père déjà au pouvoir depuis 42 ans nomme son fils aîné, pour l'épauler dans la gestion des affaires de la présidence.
Créé le 2019-12-06 11:14:15
Les obsèques de Borgia Miguel Samba Bouesso directeur de l’information à la télévision congolaise auront lieu le samedi 7 décembre à Brazzaville.
Prélude à ce moment de séparation qui s’annonce si douloureux, après la levée de corps, la dernière veillée se tiendra vendredi, au Centre National de Radio et de Télévision, CNRTV, qui fut le cadre professionnel de Borgia Miguel Samba Bouesso.
Ainsi, professionnels des médias, personnalités politiques ou de la société civile, parents et autres anonymes rendront hommage, le temps d’une nuit, à travers les chansons, cantiques et témoignages à un homme qui avait su se faire une place de choix dans l’univers médiatique congolais.
Borgia Miguel Samba Bouesso avait su conquérir le cœur de nombreux téléspectateurs, tant il mettait un point d’honneur à l’excellence et au travail bien fait. Le verbe facile, l’expression raffinée, le directeur de l'information de la Télévision Nationale Congolaise avait tout pour s’inscrire dans la lignée des grands journalistes qui ont marqué la profession en lettres d’or.
Depuis sa mort, le 28 novembre 2019, les hommages et témoignages affluent de partout. Ses confrères ont dans la foulée, composé une chanson dans laquelle ils lui rendent hommage.
Après la levée de corps à la morgue municipale de Brazzaville vendredi, Le corps de Borgia sera exposé au CNRTV pour cette nuit d'hommage, cette veillée qui s'iscrit dans les us et coutumes de chez nous. L’adieu à Borgia Miguel Samba Bouesso se fera naturellement samedi en matinée, dans ce cadre du CNRTV au milieu de ceux en qui il s’identifiait et où il avait pu écrire les plus belles pages de sa vie professionnelle.
Puis viendra le moment où parents, amis et connaissances accompagneront Borgia au lieu de son repos éternel.
Adieu Borgia, adieu chèr confrère.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-12-06 11:05:51
Les pieds dans l’eau et dans la boue, le balai à la main, les regards se tournent parfois avec colère vers le ciel. La série d'orages qui a touché Brazzaville ces derniers jours a fait son lot de sinistrés dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise. L'eau est une chose, les boues en sont une autre, beaucoup plus dévastatrices.
Créé le 2019-12-05 21:21:32
« L’abus d’alcool nuit gravement à la santé ». Malheureusement cette phrase de plus en plus visible sur des bouteilles d’alcool ne décourage pas de nombreux disciples de Bacchus au Congo-Brazzaville. Un must pour ces hommes habillés de l’armée congolaise qui sont passés maître dans l’art d’allier emprise d’alcool et vie professionnelle.
Créé le 2019-12-04 21:16:06
Le métier d’enseignant ne devrait-il pas se vivre tel un sacerdoce en accomplissant autant son devoir qu’en y mettant du cœur ? L’histoire que nous avons choisi de vous raconter interpelle fort à propos sur les causes de certains échecs pour des élèves qui peut-être souffrent en silence. Il est souvent dit que « les douleurs les plus atroces sont muettes ».
Une institutrice en charge de la classe de CM1 s’est adressée en ces termes à ses élèves: "Je vous aime tous". Mais au fond d’elle-même, en son for intérieur, elle faisait exception pour un élève du nom de Teddy qui avait toujours des vêtements sales et en haillons et d'un niveau qui laissait à désirer. Le plus souvent, il était renfermé sur lui-même.
Son jugement était basé sur le fait que ce Teddy ne jouait point avec les autres enfants et ses vêtements étaient toujours sales; ce qui nécessitait tout le temps un bain. Il était triste et taciturne et elle éprouvait autant de plaisir à corriger ses copies en rouge et porter la mention : non admis.
Un beau jour, l’administration de l’école a demandé aux enseignants de revoir les anciens livrets scolaires des élèves. Comme elle faisait cette révision, l'enseignante est tombée sur une des observations faites par un maître de la classe de CP1 sur Teddy : « Teddy est un élève intelligent, doué de talent et il fait ses devoirs de manière assidue et organisée ».
Une autre observation de la part de l’enseignant de CP2 notait : "Teddy est un élève éveillé et aimable avec ses camarades; mais il est angoissé par le cancer qui a touché sa maman".
Pour l’enseignant du CE1, ce fut : « La mort de sa maman a eu un impact négatif sur lui. Il a tout fait pour remonter la pente mais son père ne s’intéressait point à lui et la vie à la maison pouvait entraîner son échec si des mesures urgentes n'étaient pas prises ».
Celui du CE2 avait écrit : "Teddy est renfermé sur lui-même. Il ne manifeste aucun désir d’apprendre. Il n’a pas d’amis et il dort souvent en classe ».
L’enseignante était émue par ce qu’elle avait lu, et comprit les causes du problème de Teddy. Elle se sentait confuse, honteuse et toute petite.
Sa confusion est devenue encore plus grande quand les élèves lui ont ramené des cadeaux enveloppés dans de belles boites et fermées par des fils de soie. Sauf Teddy qui lui avait ramené son cadeau dans un simple sac d’emballage de chez l’épicier.
Alors que les autres élèves riaient de Teddy, l’enseignante avait encore souffert intérieurement en ouvrant le sac de Teddy pour y découvrir un collier dont quelques perles manquaient et un flacon de parfum rempli au quart de sa capacité. Mais tous s’arrêtèrent de rire quand elle prit la parole pour remercier chaleureusement Teddy tout en fixant le collier à son cou et en mettant de son parfum sur ses vêtements.
Ce jour-là, Teddy n’est pas rentré directement à la maison mais il a attendu la sortie de sa maîtresse pour lui dire : «Mme Thompson, aujourd'hui, vous avez senti pareil comme ma mère le faisait.» L’enseignante a éclaté en sanglots parce qu’elle a compris que Teddy lui avait ramené le flacon de parfum que sa maman avait utilisé et qu’il avait senti sur elle le parfum de sa défunte mère.
Depuis ce jour, l’enseignante a accordé à Teddy une attention particulière et ainsi, il a commencé petit à petit, à rattraper le retard dans ses études pour finir le meilleur en fin d’année.
À la fin de l'année, l’enseignante a trouvé devant sa porte une carte sur laquelle Teddy avait écrit : «Vous êtes la meilleure enseignante que j’ai eue». Et pour laquelle elle lui répondit : «Vous êtes celui qui m’a appris à devenir une bonne enseignante».
Quelques années plus tard, elle a été encore plus surprise en recevant une invitation de la faculté de médecine pour assister à une réception de fin d’année signée : « votre fils Teddy ! ».
Elle a assisté à la réception en portant le collier et en mettant le parfum qu’il lui avait offert quand il était gosse.
Depuis, Teddy a grandi. Teddy Stoddard est l’un des meilleurs médecins au monde. Il est propriétaire d’un centre anti-cancer qui porte son nom.
Combien d’élèves ont-ils échoué dans leurs études par le mauvais comportement de certains enseignants? Combien de personnalités détruites?
Cette histoire est offerte à tous les enseignants et encadreurs d'élèves pour qu’ils fassent preuve d'un peu plus d’amour dans le travail et plus d’abnégation parce qu’ils sont les premiers responsables de destins souvent brisés par l’indifférence ou le manque d’attention.
En chaque enfant dort sans doute un génie peut-être refréné par une douleur qui sommeille en lui. Et si l'enseignant était parmi les thérapeutes qui l'en guérirait?
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-12-04 14:42:35
Ils pensaient détenir ‘’d’incroyables talents’’ d’imitateurs, es qualité de ministres, quatre présumés escrocs qui agissaient au téléphone pour appâter leurs victimes, ont été interpelés par la police. Au nombre des personnalités dont ils imitaient la voix, il y a le ministre du Commerce et des approvisionnements, Claude Alphonse Silou.
De présumés escrocs se faisant passer au téléphone pour le ministre d'État Silou et autres personnalités gouvernementales ont été interpellés par la police.
Ces quatre hommes, tous de nationalité congolaise, agissaient via le téléphone, en se faisant passer pour des ministres dont ils imitaient la voix.
Au bout de la ligne, entre angoisse de ne pouvoir être à la hauteur de la demande du ministre et cet heureux privilège naïf d’être contacté par une autorité de la république, la personne appelée ‘’buvaient’’ les paroles comme du petit lait puis s’exécutait en toute soumission. Sans doute, à ceux qui parlaient peu plus fort autour d’elle, elle devait dire l’air hautain : ‘’taisez-vous, c’est le ministre au téléphone’’.
Quel ‘’honneur’’ pour un commerçant, que de garnir en ‘’unités’’ le téléphone d’un ministre, qui de surcroît décroche lui-même son appareil pour vous appeler, presque en ami, preuve que vous comptez pour lui. Au final, les escrocs extorquaient des sommes allant de 150.000 à 300.000 Francs cfa que les victimes transféraient à leurs complices via airtel ou mobile money. De sommes assez dérisoires, pour finalement être déboursées mais qui tout compte fait présentaient un bon pactole pour les escrocs.
Pour rassurer les plus méfiants, les pseudos ministres promettaient à leurs victimes une réception à leur cabinet juste après la transaction. Mais une fois l'opération réalisée, leurs téléphones étaient éteints pour un bon moment. Plusieurs commerçants ont été ainsi roulés, ces escros s'étant beaucoup fait passer pour le ministre d'État Silou, mais aussi pour le ministre des Transports, Fidèle Dimou.
Ainsi, la police met en garde la population contre ces escrocs d'un genre nouveau, car beaucoup sont encore en ‘’divagations’’, et continuent d'opérer.
Autant l'attitude de ces escrocs est répréhensible, autant convient-il de relever que celle-ci est à l'évidence favorisée par la prédisposition de certains commerçants et hommes d'affaires, aux exonérations de toutes sortes obtenues au moyen de bakchichs, afin de se garantir des marges bénéficiaires considérables.
Quoi de plus confortable alors pour le commerçant, si entre autres agents des Douanes ou du Commerce que l’on ‘’gère’’, on a dans son escarcelle, un gros bonnet du genre ministre, qui plus est, à qui on rend des petit services. C’est une ‘’assurance tous risques’’, qui fait dire à certains : ‘’tu sais quelles sont mes relations ?’’
Les escrocs qui ont très bien étudié la combine, ont bondi sur ce ''filon porteur'', car eux aussi savent que nombre de commerçants, recherchent un confort relationnel pour leurs affaires car ils préfèrent soudoyer les douaniers et autres agents de recouvrement des taxes, plutôt que de s'acquitter desdites taxes en bonne et due forme.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-12-04 12:26:56