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La troisième édition du forum Biodiversité et économie s’est tenue pendant les Assises nationales de la biodiversité, le 7 octobre à Massy en France. Organisé tous les deux ans par l’Office français de la biodiversité, cet événement s'adresse aux entreprises de toutes tailles et tous secteurs confondus qui souhaitent s’engager en faveur de la biodiversité.
Créé le 2020-10-23 20:03:51
Le corps du professeur Dominique Ngoïe-Ngalla sera mis en terre ce vendredi 23 octobre 2020, au cimetière de Melun, en France. Dans les années à venir, il sera rapatrié au Congo, pour être enterré à Mandou. Ainsi en a décidé la famille, visiblement pas assistée des autorités congolaises. Une attitude qui a déçu de nombreux congolais de France.
« À Dominique Ngoïe-Ngalla, la Patrie indifférente ». Telle est l’épitaphe virtuelle qui pour nombre de congolais de la diaspora, devrait figurer sur la tombe du professeur Ngoïe-Ngalla, porté en terre vendredi, au cimetière nord de Melun, à défaut d’être enterré à Mandou, en ce lieu de repos éternel où il se serait senti « au milieu des siens ».

Comme saisi par un doute prémonitoire, dans sa « Prière pour être enterré à Mandou », Dominique Ngoïe-Ngalla dubitatif sur ce que sa patrie pour laquelle il a tant donné et surtout « aimé avec piété » trainerait le pas, n’implorait-il pas la volonté permissive de Dieu pour que s’accomplisse sa prière ?
Le temps de Dieu n’est pas celui des hommes, fussent-ils habités par des muses, qui à leurs oreilles, susurrent ces vers qui les élèvent aux hauteurs de génies.
Dominique Ngoïe-Ngalla enterré loin de Mandou et surtout du Congo, pour de nombreux congolais de France, c’est l’amertume. Et le ministre de la Culture en prend sa volée de bois verts.
« Décidément, on ne comprend rien. Quelle est la raison d’être d’un ministre de la Culture dans un pays, si celui-ci ne peut pas se bouger le c… pour honorer la volonté d’une sommité intellectuelle et littéraire de la trempe du professeur Ngoïe-Ngalla. C’est déplorable. C’est simplement triste pour mon pays », a lâché Adrien M, au bord des larmes.
Roger Nk lui non plus, n’est pas tendre avec les autorités de son pays : « Le monsieur est décédé depuis bientôt une semaine. Aucun signal officiel de nos autorités, pour initier quoi que ce soit. Normal qu’à défaut de ce signal, la famille fasse ce qu’elle peut, en fonction de ses moyens. Ce qui m’attriste encore plus, c’est de voir que parfois, les dépouilles des moins que Ngoïe-Ngalla qui décèdent hors du Congo, sont rapatriées aux frais du trésor public. C’est à se demander, en quoi ceux-là sont-ils plus congolais que les autres ».
Barnabé S lui, tempère son propos, et s’en remet en définitive au Président de la République, « Protecteur des Arts et des Lettres ». « Au point où on en est, c’est au président lui-même qu’il revient désormais de faire quelque chose. Autrement, ce serait vraiment une honte nationale, que l’on rapporte de par le monde, que l’auteur de ce texte si connu, est décédé et inhumé à l’étranger, parce que abandonné par son pays, avec lequel il n’était pourtant pas en rupture de ban. Non, c’est impensable. Les intellectuels et hommes de Lettres congolais doivent se bouger et prendre ce dossier à bras-le-corps, pour le faire aboutir, car la condition post-mortem de Dominique Ngoïe-Ngalla sera peut-être aussi la leur demain. »
Et au ministre Ouabari de se demander simplement : « où est la patrie reconnaissante ? »
Entre-temps, c’est au cimetière de Melun, en Seine-et-Marne, ville où il est décédé, que Dominique Ngoïe-Ngalla prendra son repos, provisoirement dit-on, mais peut-être jusqu’à la Saint glin-glin.

C’est là, sur « ce tertre sans gloire », que ses parents et quelques anonymes compatriotes déposeront « de modestes fleurs de champs » qui ne seront hélas pas des bougainvilliers, ni des hibiscus de chez nous.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2020-10-22 14:28:28
Les voyageurs d'affaires risquent d'avoir du mal à trouver un taxi à la sortie de l’aéroport de Maya Maya ou de la gare CFCO de Brazzaville cette semaine. L'intersyndicale des transporteurs en commun au Congo indique dans un communiqué du 19 octobre qu'elle décrète une grève générale à compter du jeudi 22 octobre 2020 à 5h00.
Créé le 2020-10-20 20:29:20
Le professeur Dominique Ngoïe-Ngalla est décédé le samedi 17 octobre 2020 au Centre Hospitalier de Melun-Sénart, dans le département de la Seine et Marne, en France.

Depuis l’annonce de ce décès, nombre de personnes évoquent l’immense œuvre littéraire du disparu, revisitant surtout son poème quasi testamentaire : ''Prière pour être enterré à Mandou''. Dans ce poème, l’humilité du ''Moi'' épouse l’éloquence des mots sobres qui dévoilent une pureté de l’âme que l’auteur ne peut hélas pas dissimuler.
De nombreux élèves et étudiants congolais ont planché sur ce texte en commentaire composé. Beaucoup en ont gardé en souvenir, cette interpellation de l’auteur à puiser dans le tréfonds d’eux-mêmes, pour se convaincre comme dans l’ecclésiaste : « vanité des vanités, tout est vanité ».
En ces douloureux moments où la nuit est descendue sur les paupières closes à jamais du poète, nous publions le poème ’’Prière pour être enterré à Mandou’’.
« Lorsque la nuit sera descendue
Sur mes paupières closes à jamais
Et que ma carcasse humiliée
Demandera à retourner à ses origines,
Permets ô Dieu
Que je prenne mon repos parmi les ruines
De Mandou déserté par ses fils oublieux.
L’ouragan des passions ou l’effroi de la mort
Les dispersa par toute la terre
Où le soir, lorsque le cœur s’alourdit,
Ils se souviennent en pleurant.
Là couché sous un humble tumulus,
Comme tant d’autres fauchés,
Jeunes et vieux avant la funeste diaspora
J’attendrai l’heure du jugement.
Sur ce tertre sans gloire il n’y aura rien
Que de pauvres fleurs de champs
Et l’humble croix latine.
Et le passant avisant ce modeste mausolée
Lira avec un pleur au coin de son œil rougi :
Ici repose Dominique NGOIE-NGALLA
Un rien de mandouan qui ne fit rien pour sa patrie
Si ce n’est qu’il l’aima avec piété,
La paix sur lui et qu’il dorme tranquille.
Dominique Ngoïe-Ngalla »
Transcription : Benoît BIKINDOU/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2020-10-18 19:36:26
Le professeur Dominique Ngoïe-Ngalla s’est éteint le samedi 17 octobre 2020 peu avant minuit, à l’Hôpital de Melun en France. L’homme de Lettres y était admis pour des problèmes récurrents de santé.
Dominique Ngoïe-Ngalla n’est plus ! Ainsi qu’il l’avait écrit, de nombreuses années auparavant dans sa « Prière pour être enterré à Mandou », « la nuit est descendue sur ses paupières closes à jamais ».
C’est donc loin du Congo, à Melun en Seine et Marne, que le professeur Ngoïe-Ngalla a choisi de partir pour l’au-delà, une éventualité qu’il prophétisait déjà, telle une « élégie d’arrière pays », en demandant à Dieu de permettre qu’il prenne son « repos parmi les ruines de Mandou déserté par ses fils oublieux ». Sans doute, la Muse de sa noble création littéraire l’avait-elle averti de ce qu’il trouverait la mort loin de sa terre natale et surtout de son berceau de Mandou.
Les Muses, Dominique Ngoïe-Ngalla en était peuplé. Elles l’ont de tout temps visité, pour lui permettre de produire une œuvre littéraire dont la profondeur de la thématique et l’interpellation de l’Humain, faisaient de lui, un trait d’union entre les Dieux et les Hommes.
Nombre des ses écrits renvoient à Dieu, dans cette relation existentielle dont on ne saurait se départir. « Au royaume du Loango, les athlètes de Dieu », « L’Évangile au cœur de l’Afrique des Ethnies dans le temps court » en sont de parfaits témoignages.
Homme affable, toujours souriant et d’une modestie dont le rapport avec l’autre rompait les clivages que la sommité intellectuelle qu’il incarnait pouvaient créer, Dominique Ngoïe-Ngalla prenait et vivait la vie avec philosophie, dans une simplicité transcendantale qui forçait l’admiration.

« Moi, ministre ? Non, mon ministère c’est la faculté », disait-il, récusant certaines sollicitations politiques qui auraient pu changer le cours de sa vie, tant il était convaincu que son devoir vis-à-vis de la postérité, était d’apporter le savoir et la connaissance à ces étudiants qui par lui, se sont ouverts les yeux sur un monde que depuis, ils ont regardé différemment et pour lequel ils s’investissent au quotidien.
En avance sur son temps, alors que personne n’évoquait encore la condition des peuples dits autochtones, Dominique Ngoïe-Ngalla rédigeait sa « Lettre d’un Pygmée à un Bantou : tous frères en humanité ».
Préfacier de plusieurs ouvrages à travers le continent, Dominique Ngoïe-Ngalla se disait un homme du Monde.
Pour le monde culturel et au delà, un grand Baobab s’est couché. Heureusement, pour cette bibliothèque qu’il représentait et qui brule, Dominique Ngoïe-Ngalla a su de son vivant, mettre à l’abri nombre d’ouvrages, à travers ses étudiants qui furent entre autres, sa raison de vivre, depuis, entrés dans la vie active, en qui continueront de germer les idées d’un Homme qui a vécu sa vie avec Humanité.

En certains de ses étudiants, ces idées ont pris corps et ils les expriment déjà avec brio.
Né en 1943 à Kimbembé, Dominique Ngoïe-Ngalla qui referme l'ouvrage de sa vie à 77 ans, alliait Histoire et Philosophie, tels des supports dialectiques, de formation et de transformation de l’Humain. Il était titulaire d'un doctorat de 3e cycle d'Histoire de l'Université de Bordeaux ainsi que d'un doctorat ès Lettres obtenu à Paris-Sorbonne. Il a enseigné à l'Université Marien Ngouabi de Brazzaville.
Dominique Ngoïe Ngalla était connu comme le professeur d’histoire et de latin.
Outre sa famille qui déjà s’y emploie, puissent les autorités de son pays le Congo, dont il portait le rayonnement par delà les frontières nationales, s’impliquer à réaliser sa dernière volonté, longtemps exprimée comme une prière : « être enterré à Mandou ».
Adieu Professeur Ngoïe-Ngalla. Les humbles fleurs de champs de Mandou attendent de fleurir ton tertre fatal.
Benoît BIKINDOU/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2020-10-18 09:31:54
Un grave accident de la route vient de se produire sur la RN2 et précisément au village Chicago Andzouno, à 8 km de Ngo dans le département des Plateaux. Deux voitures sont entrées en collision. Il y a plusieurs morts dont un capitaine des FAC et des blessés graves.
Créé le 2020-10-17 12:27:22
L’Université libre de Bruxelles (ULB) va restituer à la République démocratique du Congo (RDC) une dizaine de crânes de Congolais ramenés en Belgique pendant la période coloniale et conservés dans ses collections d’anthropologie, a indiqué vendredi 16 octobre un de ses responsables.
Créé le 2020-10-17 10:36:10
Au Congo-Brazzaville, de nombreux producteurs agricoles souhaitent pratiquer la pisciculture pour répondre à la demande croissante en poisson, mais leurs initiatives échouent. À Madingou, dans le département de la Bouenza (sud), la station piscicole de Mme Marceline fournira bientôt de beaux poissons, principaux ingrédients des célèbres « Mabokés », très prisés des congolais.
Créé le 2020-10-16 14:21:56
Il n’est pas coutume pour Chiden Dembuta de dévoiler à compte-goutte, les petits secrets sonores de ses albums. Cette fois-ci, c’est bien une autre méthode et une stratégie totalement différente que le chanteur d’ « atterrissage forcé à Maya-Maya » met en pratique. La nouvelle devrait ravir ses très nombreux fans congolais et africains. L’artiste se prépare à revenir en décembre 2020 au turbin, et avec force et détermination, avec un album plus éclectique qui va être un gros tournant dans sa carrière musicale intitulé : « Ya Loumingou ».
Créé le 2020-10-16 13:45:59
Un camion remorque de la société Bralico vient de faire un accident sur la RN 1. On sait juste pour le moment, qu’en dépit des dégâts matériels, le chauffeur est sain et sauf.
Créé le 2020-10-16 13:02:26
Après quatre jours d’audition par les juges du pôle financier de Paris, l’ex chef de l’État français, Nicolas Sarkozy a été mis en examen le lundi 12 octobre dernier, pour « association de malfaiteurs ». Un temps gardée secrète, cette mise en examen a été révélée par Mediapart vendredi 16 octobre.
Nicolas Sarkozy n’en a pas fini avec la justice, dans la tentaculaire affaire de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Après l’analyse des éléments à charge incriminant l’ancien chef de l’État français, les juges ont décidé de la mise en examen de Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs.
Outre cette quatrième mise en examen, Nicolas Sarkozy est également mis en examen depuis le 21 mars 2018 pour "corruption passive", "recel de détournement de fonds publics" et "financement illégal de campagne" toujours en rapport avec le financement libyen.
Les juges fondent leurs convictions sur des témoignages de dignitaires libyens, des notes des services secrets de Tripoli, mais aussi des accusations d'un intermédiaire jugé crédible.
En sept ans, les magistrats ont réuni une somme d'indices qui ont donné corps à la thèse selon laquelle la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy a été financée par le régime de Mouammar Kadhafi.
Toutefois, aucune preuve matérielle indiscutable n'a pour l'heure été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont déjà conduit à neuf mises en examen , dans l’entourage de Nicolas Sarkozy.
Une fois de plus, Nicolas Sarkozy prend les français à témoin, en s’avouant innocent des faits dont on l’accuse. Il se dit « combatif et déterminé à faire triompher la vérité ».
Signalons que c’est la première fois en France, qu’un ancien président de la République est mis en accusation pour un chef aussi grave, d'association de malfaiteurs. S’il est renvoyé devant le tribunal, Nicolas Sarkozy encourt au moins 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2020-10-16 11:39:31
Apaiser des cœurs, apporter de la joie et permettre aux écoliers de commencer sereinement l’année scolaire 2020-2021 fortement perturbée par la pandémie de Covid-19 et les mesures de confinement, tel est l’objectif visé par la Fondation Perspective d’Avenir (FPA) qui œuvre avec succès dans le champ aussi bien de l’éducation que celui de la santé au Congo. Son président, Denis Christel Sassou N’Guesso, a encore fait parler son cœur pour les élèves du département du Niari (sud) en donnant gracieusement des kits scolaires aux élèves de la communauté urbaine de Divénié pour garantir à ces derniers de poursuivent leurs études dans des conditions sociales difficiles la possibilité de continuer d’aller à l’école afin de se préparer à prendre leur part en toute confiance, à la construction du Congo de demain.
Créé le 2020-10-15 17:18:10
La coordination UPADS Europe-Amériques organise une messe dite en mémoire du Professeur Pascal Lissouba, ancien président de la République du Congo (1992-1997), décédé le 24 août dernier à Perpignan en France, à l’âge de 88 ans, le dimanche 25 octobre prochain à 12 heures, à l’église Saint-Leu-Saint-Gilles, sise au 84 rue Sadi Carnot, à Bagnolet.
Créé le 2020-10-15 13:55:35
L’audience accordée mercredi par le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso à la directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), Audrey Azoulay a permis de renforcer la coopération entre le Congo et l’agence onusienne en matière d'éducation, de sciences, de culture et communication.
Créé le 2020-10-15 13:12:32
Le 1er octobre dernier a été lancé l’opération Octobre rose qui se tient dans un contexte sanitaire très particulier du fait du rebond du Covid-19. Et ce mercredi, tout de rose vêtus, les visages dissimulés derrière les masques protecteurs, la présidente de l’Association Solidarité Universelle Monde « ASU Monde », Axence Meg Jim Monafi Nguié, n’a pas voulu qu’octobre rose soit éclipsé par l’épidémie. Avec ses collaboratrices, elles ont organisé, dans différents centres commerciaux de Sevran, dans le département de Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France, une campagne pour sensibiliser les femmes et les hommes au cancer du sein, d'encourager le dépistage de tous mais aussi des personnes à risques.
Créé le 2020-10-14 21:21:34
Les conducteurs des bus de la société Océan du Nord tiennent à leur véhicule, à pouvoir faire des infractions sans être sanctionnés, veulent pouvoir continuer à tuer les congolais sur la route. Un autre bus de la même société de transport en commun dont la réputation devient de plus en plus mauvaise, a renversé ce mercredi 14 octobre 2020, un cyclomoteur, vers le village Etsouali, dans le district de Ngo (département des Plateaux), tuant 2 personnes dont le motocycliste.
Créé le 2020-10-14 14:29:44
Tant pis si, pour un téléphone, une baguette de pain ou quelques billets, ils doivent sortir la machette. Violents et sans états d’âme, les « Kuluna », une bande de hors-la-loi, de jeunes incontrôlables identifiés comme tels, depuis le milieu des années 2000, sèment la terreur dans les rues de Brazzaville. L’un d’entre eux, la vingtaine révolue, accusé de tentative de vol, a été tué sur le champ ce mercredi matin à Talangaï, dans le 6ème arrondissement de la capitale congolaise, par des riverains fâchés et en effervescence.
Créé le 2020-10-14 09:50:51
À l'occasion de la 3ême journée du championnat de Handball D2 féminine, le club HB Octeville-sur-Mer (HBO) a fini par s'imposer à Noisy le Grand (30-26). Une victoire en grande partie due à l’insaisissable Jocelyne Mavoungou, originaire du Congo-Brazzaville, auteure de 8 buts.
Créé le 2020-10-14 08:49:31
Le président de la République ne cesse d’appeler à une véritable relation de confiance entre la Force publique et le peuple. Ce précepte rappelé dans ses différentes adresses à la Force publique et notamment lors du réveillon d’Armes, semble ne pas intéresser certains agents de la Force publique qui s’illustrent hélas par de nombreux abus, vis-à-vis des populations. Cette attitude de certains éléments marginaux, jette hélas l’opprobre sur une institution fort respectable.
« L’armée est une école de discipline, de courage et d’honneur », écrivait Clémenceau. C’est dire que les éléments de la Force publique et leurs chefs sont au quotidien, astreints à un dépassement de soi, dans l’accomplissement du devoir, ce en toute discipline.
Parlant justement de discipline, le même Clémenceau relevait que « la discipline est le force principale des armées ». La discipline qui est basée en grande partie sur le respect des règles. Entendu que cette discipline se traduit par l'application des règlements et des lois, l'exécution des ordres donnés par des supérieurs et le respect du code de l’honneur.
Ainsi, qu’il s’agisse de la Défense Opérationnelle du territoire (DOT), pour les militaires ou de garantir leurs droits aux citoyens, en leur assurant la quiétude et en veillant à la libre circulation des personnes et des biens pour les policiers, ces corps de métiers réunis sous le vocable ‘’Force publique’’ ont une seule mission qui, disons-le de façon triviale, c’est d’être au service du peuple. L’on peut dire par extension, que c’est le Peuple qui est l’employeur de la Force publique.
Pour ce Peuple et la terre où il vit, les Hommes en uniformes s’engagent sous les Drapeaux. Pour ce Peuple, ils sont prêts à aller jusqu’au sacrifice suprême.
Oui ! Cela, apparait pour nombre de congolais, juste dans des mots. Les paroles que toutes les unités de la Force publique prononcent en de fastidieux serments empreints de gravité et d’émotion, mais qui sont oubliées une fois les cérémonies de prises d’Armes terminées.
Car, comment comprendre que la relation entre les populations et la Force publique devienne de plus en plus conflictuelle, avec certains agents qui confondent le respect qui leur est voué, en tant que dépositaires de l’autorité, à une faiblesse dont ils se servent pour mâter, détrousser, racketter et même humilier sans ménagement.
Si les abus d’autorité auprès des civils sont marginaux de la part des militaires, les policiers eux, par contre, sont au ''tableau du déshonneur'' des débordements au quotidien et ceux de la police routière en tiennent la palme.
Auprès d’un usager interpellé pour une infraction au code de la route, beaucoup de policiers manquent de courtoisie et commencent d’emblée à sermonner le contrevenant, parfois sans une once de respect pour la personne, visiblement dépouillée de toute dignité.

Quand cette personne tente de se justifier ou de se rebeller eu égard au ton discourtois du policier, tout dérape entre un policier chez qui la maîtrise de soi est totalement absente, et un contrevenant qui refuse l’humiliation, en dépit du fait que l’homme devant lui, est détenteur de l’autorité.
Alors la répression est brutale. « Je vais te faire voir qui je suis ». Et l’homme a beau se justifier, personne ne lui accordera la moindre attention ni la simple écoute, son ‘’crime de lèse-majesté’’ lui valant carrément des déboires qu’il ne sera pas prêt d’oublier.
Les agents de la Force publique seraient-ils donc autorisés à s’adonner à toutes sortes d’exactions vis-à-vis des tiers, profitant de leur statut, sans avoir à en répondre ?
Pourtant, en maintes occasions, notamment pendant les fêtes de fin d’année ou lors de grands évènements, le pacte républicain qui lie la police à la population s’affine davantage, montrant du même coup la grandeur et la servitude de la Force publique, à travers son sens du devoir, ce pour sécuriser conforter et garantir la paix des populations où qu’elles soient, sur l’ensemble du territoire national.
Des dispositions particulières sont caractérisées en ces périodes, par une présence constante et visible des agents de la Force publique pour des actions de prévention et de dissuasion.

Une attitude qui force l’admiration des populations, tant elles trouvent des hommes en uniformes presque transformés.
Aide à la traversée des piétons, appel à la modération de la vitesse ou à s’astreindre d’un stationnement gênant, en direction des automobilistes. Invite aux personnes fortement alcoolisées à rentrer, au besoin en les raccompagnant.
En ces moments là, on rencontre des policiers courtois, attentifs et surtout à l’écoute. Pédagogues plutôt que répressifs sur les petites incartades, au point que certains se demandent si les policiers qu’ils croisent sont les mêmes qui sont toujours là.
La Force publique est au service du Peuple et elle mérite le respect pour les sacrifices qu’elle consent, pour ce même peuple. Pourtant, elle a en son sein, quelques ‘’brebis galeuses’’ qui faute de s’astreindre aux lois et règlements de l’institution à laquelle ils appartiennent, en avilissent la réputation et la couvrent de discrédit.
Leurs actes répréhensibles sont des détails, comparés aux hauts faits d’armes de la Force publique. Des détails, certes. Mais, « quand un détail devient un symbole, peu importe qu’il soit infime ». (Gilbert Cesbron dans Journal sans date)
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2020-10-13 18:26:18
Le coordonnateur du comité de pilotage de l’Université Denis Sassou-N’Guesso (UDSN) de Kintelé, le Pr Théophile Obenga, a informé ce lundi à Brazzaville, le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, du niveau d’exécution des travaux de construction de ce grand temple du savoir dans la sous-région Afrique centrale.
Créé le 2020-10-13 16:43:57