La première édition de l’Information, de la Communication et des Médias (SICOM) sera organisée, du 17 au 19 septembre 2026 au Centre international de conférence de Kintélé. C’est au cours d’un point de presse organisé le 8 septembre dernier à l’hôtel Pefaco-Maya-Maya de Brazzaville par son Commissaire général, Gildas Mayela, conseiller du Premier ministre, en présence des organisateurs et différents acteurs associés à cette initiative et des anciennes figures emblématiques de la presse congolaise. Avec pour message central : « Témoigner de notre histoire, produire notre propre récit, former les talents de demain et innover pour construire les médias du Congo ». Sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République du Congo, chef de l’Etat, qui, à cette occasion se verra décerner le Prix spécial de la liberté de la presse.

Placée sous la thématique « Témoigner, produire, former et innover : de la presse écrite à l’audiovisuel à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle », cette première édition entend réunir trois jours durant, les professionnels des médias, les institutions, les universitaires, les écoles de formation, les entreprises et les nouvelles générations de professionnels.
En effet, la 1ère édition du Salon International de la Communication et des Médias (SICOM) est ancré dans l’histoire des médias congolais. Le Congo possède une longue histoire médiatique, construite à travers la presse écrite, la radio, la télévision et aujourd’hui les médias numériques.

C’est ainsi que, la création de la Semaine Africaine en 1952 constitue l’un des repères majeurs de cette histoire. Au fil des décennies, de nombreux journaux, radios, chaînes de télévision et professionnels ont contribué à construire le paysage médiatique national.
En conséquence, le SICOM souhaite donc de créer un espace permettant de préserver cette mémoire, de rendre hommage à celles et ceux qui ont marqué l’histoire des médias et de transmettre leur expérience aux générations nouvelles et futures.
Le Congo a atteint de nos jours les 25 ans de liberté de l’information et de la communication : l’édition 2026 du SICOM s’inscrit également dans le cadre de la célébration des 25 ans de la loi n°21-2001 relative à la liberté de l’information et de la communication.

Ainsi, ce quart (1/4) de siècle constitue une occasion de revisiter l’évolution du secteur médiatique congolais, d’en mesurer les acquis et de réfléchir aux adaptations nécessaires face aux transformations actuelles.
Le Salon de l’Information, de la Communication des Médias entend ouvrir le débat sur les nouvelles réalités auxquelles sont confrontés les médias, à savoir : le développement des médias en ligne ; les réseaux sociaux ; l’intelligence artificielle ; la désinformation ; la protection des données ; les droits d’auteurs et les nouveaux modèles économiques.

Le SICOM va s’articuler autour de quatre (4) grandes orientations, qui constitueront des panels de cette rencontre : ’’Témoigner ; ’’Produire ; ’’Former’’ et ‘’’Innover’’.
- Témoigner, pour préserver et valoriser la mémoire des médias congolais.
- Produire, pour encourager une production médiatique et audiovisuelle congolaise capable de raconter le pays par lui-même.
- Former, pour valoriser la transmission des savoir-faire entre professionnels expérimentés, experts et nouvelles générations.
- Innover, pour accompagner les transformations liées au numérique et à l’intelligence artificielle.

Durent les 3 jours de rencontres, de transmission et de réflexion, le SICOM va proposer un programme qui s’articulera autour de divers formats : conférences ; tables rondes ; masterclasses ; ateliers pratiques ; exposition ; forum des métiers ; rencontres professionnelles ; hommages et distinctions.
Les 17, 18 et 19 septembre 2026, le Centre international de conférences de Kintélé réunira, à travers le SICOM, les acteurs de la corporation des médias congolais.
Le Commissaire général du SICOM, Gildas Mayela a réitéré son vœu de voir nombreux toute la crème médiatique congolaise. « A travers cette première édition, l’organisation souhaite contribuer à renforcer les échanges entre les différents acteurs, favoriser la transmission des compétences, encourager les partenariats et participer à la structuration d’un écosystème congolais professionnel, moderne et compétitif », a-t-il affirmé.

« À l'heure de la transformation numérique, de l'essor des nouveaux médias et de l'intelligence artificielle, nos métiers connaissent de profondes mutations auxquelles nous devons collectivement nous préparer. Nous avons donc voulu créer un espace de rencontre, de réflexion, de formation et d'innovation, réunissant journalistes, communicants, professionnels de l'audiovisuel, acteurs du numérique, étudiants et partenaires. Cette première édition revêt également une dimension particulière, puisqu'elle s'inscrit dans le cadre du 25e anniversaire de la loi relative à la liberté d'information et de la communication, la loi numéro 08-2001 du 12 novembre 2001, qui avait dépénalisé la profession. Vous le savez, grâce à cette loi, aucun journaliste ne pouvait se retrouver derrière les barreaux. Après moult échanges avec des professionnels, avec le réseau panafricain des journalistes que dirige Adrien Wayi, ensuite après enquêtes, nous avons décidé aussi, en toute responsabilité, de décerner le prix spécial de la liberté de la presse au président de la République du Congo. Ça peut vous surprendre, mais avec moi, nous allons t'écrire pour ce jour. Pourquoi le Président de la République mérite-t-il le Prix spécial de la liberté de la presse ? Parce que la liberté de la presse se mesure aux lois qui la garantissent, aux moyens qui permettent aux journalistes d'exercer leur métier et aux conditions dans lesquelles ils travaillent. Il n'y a pas de compétences pour ce sujet. Au Congo, une date est à retenir, comme je l'ai dit tout à l'heure, le 12 novembre 2001, avec la propagation de la loi n°21-2001 relative à la liberté d'information et de la communication », a rappelé avec conviction, Monsieur Gildas Mayela.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville