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Deux cent millions de francs CFA, telle est la coquète somme mise à la disposition du Ministère des Sports par le gouvernement, afin que les activités sportives et notamment les demi-finales et la finale de la coupe du Congo, soient organisées avec un faste à la hauteur de l’évènement, à savoir le 62ème anniversaire de l’indépendance du Congo et les équipes récompensées à juste titre. De cet argent, la Fécofoot n’a pas vu la couleur, encore moins les équipes. Cette entourloupe ne serait pas la première dont le Ministère des Sports se serait montré coupable.
Dix millions de francs CFA pour les Diables Noirs vainqueurs et cinq millions pour l’As Otohô seconde, telles sont les modiques sommes allouées aux deux finalistes de la Coupe du Congo, ce prestigieux trophée qui consacre sportivement les festivités organisées à l’occasion de la fête de l’indépendance du Congo.
De nombreux congolais, adeptes du sports ont d’ailleurs vu en ces insignifiantes sommes, une insulte à l’égard des équipes du dernier carré, car pour cette fête célébrée avec autant de faste et dont le défilé militaire a consisté aux déploiement d’une grosse logistique et donc des grands moyens, comment justifier que le sport n’a pu disposer que de la portion congrue, alors que sur la base d’un cahier de charge introduit par la fédération congolaise de football auprès du Ministère des Sports, 200 millions avaient été disponibilisés au niveau du trésor public.
Au regard de ce montant faramineux et compte tenu du montant alloué au vainqueur et au vaincu de la finale de la coupe du Congo, beaucoup se sont dits que le président de la Fecofoot Guy Mayolas s’en était mis plein les poches. Pourtant, rien de tout cela.
Comme nombre de congolais, le web-journal ‘’Les Échos du Congo-Brazzaville’’ s’était interrogé sur la modicité des montants mis à la disposition des deux finalistes.
Après enquête, au regard des éléments fiables et de sources concordantes, nous pouvons déduire qu’abandonnée par le Ministère des Sports, la fédération congolaise de football et son président ont « sauvé les meubles », en donnant aux deux équipes, une récompense, aussi symbolique soit-elle.
Les quinze millions, (dix millions pour Diables-Noirs et cinq millions pour Otohô) résulteraient d’une enveloppe de trente millions. Des fonds propres à la fédération, issues des royalties des annonceurs et autres publicistes.
L’État congolais, à travers lequel le Ministère des Sports, n’aurait rien apporté en termes de finances, pour congratuler les deux finalistes de cette rencontre pourtant placée sous le haut patronage du Premier Ministre.
Coté Ministère des Sports, il a été annoncé que l’argent n’avait pas été décaissé par le Trésor Public. Bizarre tout de même, pour un évènement programmé de nombreux mois à l’avance.
Bizarre, car du coté du Trésor, on affirme documents à l’appui, que « toutes les opérations liées aux dépenses du bordereau fête de l’indépendance ont été payées à titre exceptionnel, l’exercice comptable étant de court terme et à date échue.»
Dire donc que l’argent aurait été décaissé. Pourtant, ni la fédération, ni les équipes, n’en ont vu la couleur. Où serait-il donc passé ?
Trainerait-il encore dans les caisses du Ministère des Sports ou aurait-il été affecté à d’autres chapitres connus du seul ministre des Sports?
Notre enquête nous a également permis de découvrir qu’en matière d’argent, le ministère des Sports s’est toujours montré boulimique.
Lors des déplacements de l’équipe nationale par exemple, plutôt que de donner les moyens à la fédération et lui demander ensuite des comptes comme il en est le cas partout ailleurs, le ministère dépêche ses gestionnaires pour le payement des primes aux joueurs ou le règlement des menus dépenses.
Une gestion à la « Picsou », dont il faut dégager un reliquat à ramener au ministère. Tant pis, s’il y a des ratés. Et il en serait le cas dans toutes les disciplines.
Avec cette gestion hasardeuse, il y a de quoi se demander si le ministère des Sports ne serait lui-même pas le premier pourfendeur du sport congolais. Peut-être le Ministère des Sports se justifiera t-il. Mais, une fois encore, le mal est fait.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-04 20:53:34
L’administrateur-maire de la communauté urbaine de Mindouli, Jean-Bosco Mahoungou, a trouvé la mort dans un accident de la circulation, dans la nuit du samedi au dimanche 4 septembre 2022.
L’accident a eu lieu à hauteur du village Bikata, proche de Mpiémé, sur la route Brazzaville/Pointe-Noire.
Le véhicule du maire, de marque Toyota Prado, s’est encastré sous la remorque d’un camion tombé en panne et garé à même la route.

Selon notre confrère ‘’ L'horizon Africain’’, l’administrateur-maire avait quitté Brazzaville pour rentrez chez lui, à Mindouli.
Le chauffeur a été blessé dans l’accident qui se serait produit aux environ de 20 heures, dans la nuit de samedi 3 au dimanche 4 septembre.
Le Maire Jean-Bosco Mahoungou a occupé les fonctions de Daf (Directeur administratif et financier) au journal La Nouvelle République, avant de devenir maire de Mindouli.

À Mindouli, la nouvelle du décès du maire a fait l'effet d'un véritable choc. La population en émoi est profondément consternée.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-04 14:23:00
Plusieurs dizaines d’étudiants congolais courent le risque de manquer la rentrée académique 2022-2023, qui a lieu depuis le 1er septembre 2022 dans bon nombre d’universités françaises où ils ont pu obtenir leur pré-inscription. Pour cause, les services d’immigration congolais n’arrivent pas à leur délivrer des passeports, faute de cartons.
Ces étudiants sont désemparés. Malgré l’enrôlement, leurs passeports ne sont toujours pas prêts, alors qu’ils sont attendus d’urgence dans leurs écoles en France.
Contactée, une source à l’immigration évoque la rupture de stock des cartons. Un argument qui ne convainc pas les étudiants qui soupçonnent des actes de corruption.
On rappelle que les demandeurs des passeports et cartes nationales d’identité rencontrent depuis quelque temps d’énormes difficultés dans l’obtention de ces documents précieux.
Une situation mettant en difficulté des milliers de congolais, notamment les étudiants désireux d’aller poursuivre leurs études supérieures à l’étranger.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-09-03 23:51:20
Loi Mouébara contre les violences faites aux femmes, attaquée en inconstitutionnalité : le juriste et écrivain congolais, Richard Ossoma-Lesmois, salue la décision de la Cour constitutionnelle validant la loi.
À peine entrée en vigueur, le 4 mai 2022, la loi Mouébara contre les violences faites aux femmes, subit déjà une saisine en inconstitutionnalité. Suivant les requêtes déposées respectivement le 20 mai et le 3 juin 2022 au Secrétariat général de la Cour constitutionnelle sous les n°CC-SC-006 et CC-SG-007, messieurs POATY Stevy Juvadel et NGAMBE Melphin demandent à la Cour principalement d’annuler la loi n°19-2022 du 4 mai 2022 portant lutte contre les violences faites aux femmes en République du Congo pour cause d’inconstitutionnalité du nom « MOUEBARA » dans son intitulé et, subsidiairement, de déclarer les articles 1er à 23, et les articles 67, 68, 70, 71 et 72 contraires à la Constitution.
Sur la forme, le juriste et écrivain, Richard Ossoma-Lesmois, félicite les requérants pour cette action en faveur des libertés fondamentales et l’ancrage du Congo progressivement à la démocratie. Saisir la justice pour se prévaloir de ses droits d’appartenir à la communauté nationale augure d’un bel esprit patriotique. D’autant plus qu’en vertu de l’article 180 de la Constitution du 25 octobre 2015,« Tout particulier peut, soit directement, soit par la procédure de l'exception d'inconstitutionnalité invoquée devant une juridiction dans une affaire qui le concerne, saisir la Cour constitutionnelle sur la constitutionnalité des lois et des traités».
Sur le fond, la Cour constitutionnelle valide l’ensemble des dispositions de la loi du 4 mai 2022 dans son arrêt rendu en date du 7 juin 2022. Le plus intéressant, le juge constitutionnel, tout en rejetant les requêtes soumises à son examen, apporte davantage d’explications sur les éléments contenus dans la loi Mouébara, l’opportunité de cette loi et le pouvoir général d’appréciation du législateur à intituler ou dénommer les lois faisant l’objet d’approbation. Il s’en suit que la marche des femmes pour la conquête des droits nouveaux devient un processus irréversible en Afrique et au Congo-Brazzaville. Désormais, les femmes participent à édicter les règles communes nécessaires à bâtir un environnement sociétal digne en droits et en liberté, en sécurité.
Trois aspects retiennent l’attention : le premier concerne la dénomination « Mouébara » attribuée à la loi contre les violences faites aux femmes, promulguée le 4 mai 2022. Rejetant le motif invoqué par la requête en annulation, la Cour constitutionnelle considère que la reconnaissance de la nation prévue par les articles 225 et de 226 de la Constitution, concerne les anciens présidents des assemblées parlementaires, les anciens Premiers ministres et d’autres dirigeants politiques dont la loi détermine les modalités de reconnaissance par la nation. Par conséquent, la dénomination « Mouebara » est sans rapport d’équivalence avec les articles précités. Rappelant que l’article 225 dispose : « les anciens Présidents des Assemblées parlementaires et les anciens Premiers ministres, à l’exception de ceux qui ont été condamnée pour forfaiture, bénéficient de la reconnaissance de la Nation».
De plus, en intitulant la loi Mouébara comme il a procédé, le Parlement ne viole pas l’article 1er de la Constitution consacrant le caractère unitaire et laïc de la République. « La République du Congo est un État de droit, souverain, unitaire et indivisible, décentralisé, laïc et démocratique », établit l’article premier. Mais c’est à travers un « Considérant » particulier que la Cour constitutionnelle accepte la latitude du législateur à intituler les lois, sans préjudice des normes constitutionnelles :
« Considérant d’ailleurs, que le requérant n’invoque, à l’appui de son grief, aucune norme constitutionnelle qui encadre le pouvoir général d’appréciation du législateur dans l’intitulé ou la désignation des lois et qui aurait été violée par ce dernier ».
La nature ou le caractère d’une loi ne peut être déduit de sa seule désignation nominative. En l’espèce, la dénomination Mouébara revêt un caractère symbolique et mémoriel. Par conséquent, cette désignation est sans portée normative.
Concernant le deuxième aspect, la loi promulguée le 4 mai 2022 appelée Mouébara ne crée pas de discriminations entre les femmes, pas plus qu’elle ne stigmatise les hommes. Motivant sa décision, l’arrêt de la Cour constitutionnelle précise les articles 1er et 7 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations unies, Déclaration reprise dans le Préambule de la Constitution congolaise du 25 octobre 2015.
En effet, l’article 1er dispose : « tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».L’article 7 ajoute : « tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination ». La Cour constitutionnelle considère qu’au regard des textes sus - cités, le vocable « Loi MOUEBARA» n’est pas constitutif de droits au profit de madame Emilienne MOUEBARA. De même que rien dans la loi incriminée n’indique que madame Emilienne MOUEBARA aurait été traitée différemment dans l’application des lois de la République. On peut certes, reprocher la course aux références mémorielles dans l’appellation de la loi querellée. Mais l’approche s’inscrit dans la doctrine générale du droit internationale visant à valoriser le rôle joué par les femmes dans l’histoire des peuples. Ainsi encourage-t-elle par exemple à baptiser les places et les voies publiques, des noms des femmes.
Enfin, concernant le troisième aspect, la Cour constitutionnelle valide les dispositions attaquées de la loi du 4 mai 2022 dénommée Mouébara, en se référant à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes du 26 juin 1986et au Protocole de Maputodu 11 juillet 2003. La République du Congo a ratifié la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes le 14 décembre 2011. Dans le même ordre, l’État congolais a signé la Protocole de Maputo le 11 juillet 2003. Il ressort du Paragraphe 12 du Préambule du Protocole de Maputo que les États africains ainsi que la République du Congo sont préoccupés par le fait qu’en dépit de la ratification par la majorité des États parties à la Charte africaines des droits de l’homme et des peuples et de tous les autres instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme, et de l’engagement solennel pris par les États d’éliminer toutes les formes de discrimination et de pratiques néfastes des femmes, la femme en Afrique continue d’être l’objet des discriminations et de pratiques néfastes. Par la présente loi promulguée le 4 mai 2022, le législateur rend effectives, les prévisions de cet instrument relatif aux droits de la femme qui, d’ailleurs, fait partie intégrante de la Constitution. La Cour constitutionnelle signale, au sens de l’article 4.2 du Protocole de Maputo, les États s’engagent à prendre des mesures appropriées et effectives pour adopter et renforcer les lois interdisant toutes formes de violences envers les femmes. Il sied à bon droit au législateur d’adopter des lois qui répriment toutes les violences commises à l’égard des femmes.
S’adossant sur l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle le 7 juin 2002, l’écrivain et juriste, Richard Ossoma-Lesmois, fait noter que la République du Congo se hisse au deuxième rang des pays africains disposant d’une loi – cadre en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, après l’Afrique du Sud. La loi Mouebara, en définissant les types de violences faites aux femmes et en en fixant les peines, complète la loi pénale et le code de procédure pénale quant à la répression des violences sur les personnes et en particulier, des violences commises à l’égard des femmes. L’orgue de la lutte des femmes au Congo-Brazzaville entonne un pallier supplémentaire franchi dans la marche des femmes pour la conquête des droits nouveaux.
ROL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-31 10:45:14
Une information judiciaire a été ouverte en France, sur des soupçons de corruption autour du litige financier de plus de un milliard d'euros et vieux de plus de trente ans, qui oppose le Congo-Brazzaville à l’homme d'affaires d'origine libanaise, Mohsen Hojeij, a indiqué mardi le Parquet national financier (PNF).
"Une information judiciaire a été ouverte par réquisitoire introductif en date du 15 avril 2022 des chefs de corruption active et passive. Ce dossier trouve son origine dans une plainte émanant de la République du Congo, adressée au PNF au mois d’octobre 2021", a précisé le ministère public.
L'affaire remonte au début des années 1980. Mohsen Hojeij avait décroché plusieurs contrats entre 1983 et 1986, notamment la construction de ponts ou de villages. Mais en 1986, après l'effondrement des cours du brut, la situation économique du pays s'était détériorée et seule une partie des travaux avait été réglée.
En 2000 puis en 2013, la Cour internationale d'arbitrage de Paris avait condamné à deux reprises le Congo à indemniser la société de Mohsen Hojeij, la Commisimpex.
Au fil des années, la somme réclamée par l'homme d'affaires a gonflé, passant d'environ 100 millions d'euros lorsque le litige s'engage en 1992 à environ 1,5 milliard d'euros aujourd'hui. En parallèle, depuis la décision de 2013, de nombreuses saisies d'avoirs ont été pratiquées par Commisimpex et contestées par le Congo.
En octobre, le Congo a déposé sa plainte simple auprès du Parquet national financier (PNF), assurant que la sentence de 2013 avait fait l'objet de manœuvres voire de paiements afin d'orienter la décision en faveur de Commisimpex. Dans son viseur, le président du tribunal arbitral de l'époque, Yves Derains, une figure du secteur, accusé par la plainte, d'avoir "entretenu des liens financiers et secrets" avec Commisimpex.
Cette ouverture d'information judiciaire est "une excellente nouvelle. Enfin, justice va être rendue", s'est félicité Maitre Kevin Grossmann, avocat du Congo.
À la suite de cette plainte, le Congo a demandé en décembre la réouverture de l'arbitrage de 2013, une demande en cours d'examen par de nouveaux arbitres.
Yves Derains mais aussi Commisimpex, via ses avocats Me Jacques-Alexandre Genet et Ludovic Malgrain, se sont érigés contre ce qu’ils qualifient de "manœuvres" ou des "accusations fantaisistes" et indiqué avoir déposé ces derniers mois des plaintes en dénonciation calomnieuse.
Les autorités congolaises se disent sereines et croient en la justice. « Tout vient à point, à qui sait attendre » a tweeté le Ministre congolais de la Communication et des Médias Thiery Lézin Moungalla.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-31 07:37:17
Le Président Denis Sassou N’Guesso a assisté dimanche à Luanda, aux obsèques de l’ancien Président angolais, José Edouardo Dos Santos. Cette présence témoigne de l’excellence des liens d’amitié entre le Congo et ce pays frère avec lequel il est lié, tant par la géographie que par l’histoire, notamment celle de sa lutte de libération.
Place de la République à Luanda, le Président Denis Sassou N’Guesso a assisté le dimanche 28 août 2022, aux funérailles de l’ancien Président angolais, José Eduardo Dos Santos.
Outre le président congolais, on y a aussi noté la présence de Cyril Ramaphosa d’Afrique du Sud et Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo, au nombre des chefs d’État ayant effectué le déplacement de Luanda.

Envers les autorités angolaises et la famille de l’illustre disparu, le Président Denis Sassou N’Guesso a traduit l’hommage de l’ensemble du peuple congolais à la mémoire de l’illustre disparu.

Dans une voix empreinte d’émotion, le Président Denis Sassou N’Guesso a confié : « L’Angola et l’Afrique viennent de perdre un grand dirigeant. Je viens de perdre un ami, un frère, un compagnon de lutte.
Dos Santos et moi sommes arrivés à la tête de nos États respectifs la même année, en 1979 et à peu près avec le même âge.
Je l’ai connu à Brazzaville, au moment où il luttait aux cotés du Président Agostino Neto et moi-même aux cotés du Président Marien Ngouabi. Je peux dire que nous avons mené les mêmes combats, tous les combats, pour nos deux pays et pour l’Afrique.
On peut se souvenir surtout de la bataille que nous avons menée contre l’apartheid en Afrique du Sud. Pour la libération du sud de l’Angola occupée par les forces de l’apartheid. Pour la libération de la Namibie et pour la fin de l’apartheid en Afrique du Sud.
On peut se souvenir aussi des longues négociations quadripartites qui se sont déroulées à Brazzaville. Le président Dos Santos était au centre de ces négociations.
Au moment où je viens de dire au revoir à mon frère et ami, je peux dire que les mots me manquent pour dire la douleur qui m’envahit.
Mais, nous continuerons la lutte. Comme il le disait lui-même, « la lutta continua la victoria e certa ».
Né le 28 août 1942, José Eduardo Dos Santos est décédé le 8 juillet dernier en Espagne.
Deuxième président de l’Angola indépendante, il avait succédé en 1979, à António Agostinho Neto mort le 10 septembre de la même année à Moscou.
José Eduardo Dos Santos est resté au pouvoir 42 ans de suite, de 1979 à 2017. Ses obsèques ont été organisées à la date anniversaire de sa naissance.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-30 09:42:15
La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, est allée le 24 août dernier, au chevet des déplacés venus de la République démocratique du Congo (RDC) ayant trouvé refuge à Ngabé, dans la zone nord du département du Pool.
A Ngabé centre, 60 ménages, soit 192 déplacés venus de la RDC, ont trouvé refuge. Ils viennent des villages limitrophes de l’autre côté du fleuve Congo où sévissent les conflits inter ethniques. 433 autres déplacés sont dans les villages environnants du centre de Ngabé.
L’urgence humanitaire a été telle que la ministre Irène Mboukou-Kimbatsa a effectué une descente, le 24 août 2022, pour s’enquérir de la situation, accompagnée d’une délégation du Haut-commissariat pour les réfugiés.
La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire n’y est pas allée les mains vides. Elle a apporté les kits humanitaires de première nécessité composés de vivres et non-vivres dont les matelas, les moustiquaires, les draps, des kits pour les femmes allaitantes et en état de gestation. Le but étant de soulager les peines de ces déplacés qui sont dans une situation précaire.
Le message de la ministre Irène Mboukou-Kimbatsa a été celui de paix car parmi les déplacés figurent ceux des ethnies qui sont en conflit en RDC.
La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire s’est par la suite rendue sur le site à aménager pour accueillir les déplacés dont le nombre pourra, sans nul doute, augmenter dans les prochains jours.
Pour l’heure, les équipes de ce Ministère sillonnent les villages qui entourent la localité de Ngabé pour s’assurer qu’aucun déplacé n’a été oublié.
Germaine MAPANGA / source : Ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire
Créé le 2022-08-29 14:28:50
C’est un tout autre geste que nous retenons sur la traditionnelle photo de début de saison du club européen le plus titré du 21e siècle (2e au monde). Sadio Mané et Noussair Mazraoui ont refusé de faire la publicité de la bière sur la traditionnelle photo de l’équipe fondée en février 1900 et qui joue depuis 1965 en Bundesliga.
Sur la traditionnelle photo du Bayern Munich, les deux joueurs musulmans, Sadio Mané et Noussair Mazraoui ne tiennent pas de verres de bière dans les mains.
Il s'agit de Paulaner, une bière et une brasserie allemande, établie au début du XVIIe siècle à Munich par les moines du monastère "Neudeck ob der Au".
En Allemagne, le secteur de la bière vit "une deuxième crise" à cause de la pénurie de gaz due à la guerre en Ukraine. Quelque 1 500 brasseries que recense le pays redoutent de devoir stopper leur production. La journée mondiale de la bière, qui a eu lieu le 5 août dernier dans le pays, n'était pas aussi festive que les années précédentes.
Zéro réaction en Allemagne.
En France, l’image aurait fait polémique comme l’affaire Idrissa Gueye. Le joueur du PSG, aurait refusé de porter un maillot floqué des couleurs de l'arc-en-ciel pour la journée en soutien aux droits LGBT, en Ligue 1.
"L'homophobie n'est pas une opinion mais un délit. La LFP (Ligue) et le PSG doivent demander à Gana Gueye de s'expliquer et très vite. Et le sanctionner le cas échéant", avait écrit l'association dans un message posté sur Twitter.
Pourquoi l’alcool est interdit par l’islam ?
On ne trouve pas dans le Coran son interdiction rédigée sous la forme habituelle : « Il est illicite pour vous de… » mais des condamnations morales et des mises en garde nuancées.
Le vin serait une «oeuvre du diable »
Dans la 5e sourate, un verset assimile le vin à « une abomination, oeuvre du diable ». Comparant le jeu de hasard et le vin, la 2e sourate se montre plus tolérante : « Il y a dans l’un et l’autre un grand péché et certaines utilités pour les hommes. » Malgré tout, « le péché l’emporte sur l’utilité ». La 4e sourate ordonne aux croyants de ne pas prier en état d’ivresse.
L’interdiction de l’alcool a été imposée, dans certaines sociétés musulmanes, bien après la rédaction du Coran (VIIe siècle) par des doctrinaires qui n’ont retenu que le verset le plus dur.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-29 14:04:30
Une étude réalisée par le magazine économique américain Forbes liste Brazzaville et Pointe Noire parmi les 25 villes les plus sales du monde. Brazzaville et Pointe Noire occupent respectivement la 11e et la 17e place sur cette liste des 25 villes les plus sales du monde au côté des autres villes africaines, européennes, du moyen orient, et d’Amérique latine.
Moscou vient à la 14e place, New-Delhi à la 24e place, Luanda 22e place, et Mali 16e place.
Les critères de sélection tiennent compte de la pollution de l’air, la gestion des eaux usées, et l’insalubrité. La gestion des déchets passe par une vraie politique de traitement, de tri, de stockage et de valorisation.
La propreté des villes du Congo ! Un long roman, une série sans fin.

Lancée dans l’urgence et en grande pompe en novembre 2018 pour assainir les lieux publics, l’initiative prise par le défunt Premier ministre, Clément Mouamba, n’est pas suivie par bon nombre de citoyens congolais.
Si les grands axes sont nettoyés, les routes secondaires, les quartiers et les plages sont toujours sales.
Selon plusieurs observateurs, le public ne s'est pas approprié cette opération suffisamment.
Jack de MAÏSSA / les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-27 13:55:15
Comme la situation économique s'améliore progressivement grâce aux cours du pétrole qui remontent et fournissent à l'État d'importantes recettes budgétaires, le gouvernement congolais, va procéder au paiement des dettes dont les montants sont compris entre 10 millions FCFA et 50 millions FCFA, selon un communiqué du Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public dont une copie est parvenue ce samedi 27 août 2022, à notre rédaction.

Créé le 2022-08-27 13:36:25
Dans l’affaire du braquage de chez Mère Alice, quatre principaux présumés responsables sont dans les mains de la police et l'enquête suit son cours. Le capitaine Morgane a été à son tour interpellé vendredi.
Initiée et déclenchée par le Commandant des forces de police, le général Jean-François Ndengué, l'enquête liée au braquage sanglant de Mère Alice suit son cours.
Les présumés braqueurs appréhendés sont passés aux aveux et depuis, tout est allé très vite. Les services de la police judiciaire avancent bien. Ils pensent tenir les principaux responsables dudit braquage, opéré par des hommes de mains à leur solde.
Notre confrère ‘’Le Troubadour de Brazzaville’’ a eu l'exclusivité de voir les quatre principaux présumés auteurs de ce braquage dont l'adjudant chef Alain Kanga, chef de poste du PSP dit du " Contre-rail". Il relève « qu’en dépit de ce qui se raconte sur les réseaux sociaux, le général Jean-François Ndengué est bel et bien à l'origine de l'opération de démantèlement de tous les réseaux des ripoux et autres policiers véreux.
D’autre part, poursuit-il, « le capitaine Manounou dit Morgan a été, à son tour, interpellé le vendredi 26 août 2022 sur instruction du Commandant des forces de police, tout juste après sa suspension. Il est actuellement entendu par une commission d'enquête. »

La hiérarchie de la police est décidée de faire toute la lumière sur cette affaire afin que les coupables soient sévèrement châtiés.
Dans la population, l’affaire du braquage de Mère Alice qui vient conforter l’opinion que certains malfrats dits « bébés noirs » auraient des complicités auprès de certains policiers ripoux, est abondamment commentées.

Beaucoup espèrent enfin voir une éradication systématique de ce phénomène dit des « bébés noirs » qui créé de l’insécurité dans de nombreux quartiers des villes congolaises.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-27 06:21:38
Sa structure imposante a changé le paysage de la ‘’capitale de l’or vert’’, même si la couleur ocre de la terre de Dolisie qui le recouvre, semble lui donner l’aspect d’une vielle bâtisse, à laquelle la pluie qui la nettoie redonne de temps en temps son éclat. Alors que la taxe municipale conférant le « droit de table » est de quatre mille francs mensuels, les vendeurs se plaignent de l’absence de commodités renvoyant au marché moderne qu’est celui de Dolisie. C’est à se demander, « à quoi sert l’argent récolté. »
Le marché central de Dolisie a été mis en service en 2011, après sa construction démarrée en 2006, dans le cadre des projets de la municipalisation accélérée.

Depuis, de nombreuses conditions pour des activités commerciales décentes s’y sont véritablement dépréciées. Outre l’insalubrité des toilettes pour laquelle les vendeurs sont obligés de discipliner leurs organismes ou encore de recourir aux toilettes des parcelles, bars et autres bistrots des environs, c’est surtout le manque d’éclairage qui pose problèmes.

Le manque d’éclairage est dénoncé par les vendeurs. De nombreuses ampoules grillées depuis des années, n’ont pas été remplacées par les services techniques de la mairie.
Certains vendeurs sont obligés de bricoler des branchements, pour éclairer leurs étals, afin que leurs marchandises soient visibles des éventuels acheteurs. Une situation qui a conduit certains vendeurs à investir la rue, les acheteurs ne pouvant voir leurs marchandises dans la pénombre.

D’autres ont été obligés de faire des branchements de fortune, en laissant pendre des plafonniers dont ils enlèvent l’ampoule et la douille chaque soir, de peur de se les faire voler. Un exercice réalisé sous tensions et qui de fait, devient dangereux.

En cas d’électrocution dramatique, les services municipaux déclineront naturellement leur responsabilité. C’est presque la règle, alors que les conditions de la mise en danger de la vie d’autrui sont créées par lesdits services.
Les vendeurs et autres acheteurs qui se rendent au marché de Dolisie en appellent aux autorités municipales, pourquoi pas préfectorales, pour redonner au marché central le lustre de ses débuts, du temps de sa mise en service.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-26 09:28:24
Les dés sont jetés. Le tirage au sort de la Ligue des champions de UEFA, saison 2022-2023 s’est déroulé ce jeudi à Istanbul en Turquie. Les 32 équipes qualifiées sont désormais fixées sur leur sort.
Huit groupes de 4 équipes composent le tableau de cette phase de groupe de la compétition de la Coupe aux grandes oreilles. Le Real Madrid, vainqueur de l’édition passée, se lance à nouveau, au côté des 31 autres équipes, à la conquête d’un nouveau trophée.
Le PSG et l'Olympique de Marseille, les deux clubs français qualifiés pour cette prestigieuse compétition évolueront respectivement dans le groupe D et le groupe H.
Le groupe C quant à lui sera le plus relevé avec notamment le Barca, le Bayern et l'Inter.
Voici tous les groupes à l'issue ce tirage au sort de la ligue des champions saison 2022-2023
Groupe A
Ajax Amsterdam
Liverpool
FC Naples
Glasgow Rangers
Groupe B
FC Porto
Athletico Madrid
Bayer Leverkusen
Club Brugge
Groupe C
FC Barcelone
Bayern Munich
Inter Milan
Victoria Plzen
Groupe D
Eintracht Francfort
Tottenham Hotspur
Sporting SL
Olympique de Marseille
Groupe E
Chelsea FC
Milan AC
Salzburg
Dynamo Zagreb
Groupe F
Real Madrid
Shaktar Donetsk
RB Leipzig
Celtic FC
Groupe G
Manchester City
FC Séville
Borussia Dortmund
FC Copenhague
Groupe H
PSG
Juventus de Turin
Benfica SL
Maccabi Haïfa
Les dates des affiches dans les différents groupes seront connues ultérieurement.
Les hostilités démarrent les 6 et 7 septembre prochains.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-25 19:08:02
L’Assemblée nationale ne ressemble toujours pas au Congo. L'hémicycle reste très largement dominé par les hommes avec seulement 22 femmes sur les 151 députés que compte la chambre basse du Parlement. Un nombre qui est passé de 16 à la quatorzième législature à 22, soit de 11% à 15%.
Les hommes continuent de dominer très largement l’hémicycle congolais. En cause, des partis politiques qui ne respectent toujours pas la loi sur la parité et placent en priorité les hommes dans des circonscriptions gagnables.
Les femmes sont sous-représentées en politique alors qu'elles constituent 52 % de la population congolaise et 52 % des inscrits sur les listes électorales.
La parité gagnerait du terrain si les partis jouaient le jeu en acceptant de présenter des femmes dans les circonscriptions gagnables, au sein desquelles elles ont tendance à placer des candidats masculins.
Les hommes sont souvent plus connus des électeurs, et plus reconnus au sein même de leur parti avec un rapport de pouvoir en leur faveur.
Autre indice de la place des femmes en politique, plus on monte dans les fonctions exécutives des assemblées, moins il y a de femmes. C'est toujours le même scénario, les hommes ont le monopole de la présidence des groupes parlementaires.
On rappelle que le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, avait annoncé, le 13 août 2010, à l’occasion de son adresse à la nation, la décision de faire voter, par le parlement, une loi assurant la parité hommes-femmes aux fonctions politiques, administratives et électives.
A ce titre, cette décision courageuse est l’une des plus importantes décisions politiques du chef de l’Etat, qui a choisi la parité, plutôt qu’une politique de quotas qui réduit la place des femmes à la seule volonté politique, faisant de la loi un idéal égalitaire, partie intégrante du pacte social défini par le Président de la République, lui-même, pour le bien-être de tous les congolais et l’accélération du développement national.
En mai 2017, le ministre congolais de l’Intérieur, de la décentralisation et du développement local, Raymond Zéphirin Mboulou a fait savoir, à Brazzaville, aux dirigeants des partis et associations politiques que désormais, chaque parti ou association devra réserver obligatoirement un quota de 30% aux femmes aux différents scrutins.
Raymond Zéphirin Mboulou avait même promis des sanctions aux formations politiques qui n’appliqueront pas cette disposition.
«Une liste qui n’aura pas réservé un quota de 30% aux femmes sera immédiatement invalidée. Nous serons surtout très regardants aux élections, conformément aux dispositions de la nouvelle loi électorale », avait déclaré le ministre congolais de l’Intérieur, de la décentralisation et du développement local.
Malheureusement, comme on peut le constater, cette loi qui redonne aux femmes congolaises leurs droits et leur juste place et qui reflète les aspirations de l’époque, des congolaises et de la société toute entière, a été violée par plusieurs partis politiques.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-25 17:56:35
Pour des raisons sanitaires liées à la Covid-19, le 5ème forum de coopération des médias sino-africains s’est tenu par visioconférence jeudi 25 août. Le Ministre de la Communication et des Médias, porte parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla a porté la voix du Congo.
Le Ministre de la Communication et des Médias, porte parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla est intervenu jeudi matin par visioconférence, durant le 5ème Forum de coopération des médias sino-africains organisé par le Gouvernement chinois et l’Union Africaine de Radiodiffusion.
En matière de coopération dans le secteur des médias, la Chine est désormais bien présente sur le continent africain, à travers la fourniture des programmes prêts à diffuser, des équipements de pointe, mais aussi la formation en Chine, des personnels, tant techniques, que des journalistes.

Lors de la dernière visite d’État du président Denis Sassou N’Guesso en Chine la relation entre la Chine et le Congo avait été portée au niveau du partenariat stratégique global, ce qui englobe divers secteurs de développement.

Ce forum qui marque le10ème anniversaire de l’instance, prouve la fécondité de la coopération avec la Chine et ses partenaires africains.
Une fécondité que n’a pas manqué de relever le ministre Thierry Lézin Moungalla, dans son intervention.

La Chine accorde plus de 300 bourses aux jeunes congolais chaque année.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-25 17:47:10
Au total 105 réfugiés centrafricains de longue date présents au Congo-Brazzaville ont été rapatriés, sourire aux lèvres, le mois dernier, à bord d’un vol humanitaire pour retourner dans leur pays. Une goutte d'eau parmi les 450 000 Centrafricains qui vivent toujours hors de leurs frontières.
Ce rapatriement volontaire a été organisé par WFP UNHAS en collaboration avec le HCR, l’agence des Nations unies pour les réfugiés.

À leur arrivée en Centrafrique, le HCR a prévu de leur fournir de quoi vivre quelques mois.
Certes, résider sur le sol congolais leur donne une tranquillité reconnue par chacun, mais, le nombre de réfugiés ne cesse de croître. Face à la réalité, ces déplacés ont mis en place la Communauté des réfugiés et demandeurs d’asile (CRDA) pour faciliter leur insertion.
Cette structure a recensé mille sept-cent-soixante-quatorze réfugiés à Brazzaville, et trois mille autres répartis entre Bétou dans la Likouala, Ouesso dans la Sangha et Pointe-Noire.
Pour la plupart d’entre eux, le retour en Centrafrique est conditionné par le rétablissement d’une paix définitive.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-25 16:44:49
Pour la cinquième année consécutive, le nombre d’accidents, de tués, ainsi que de blessés, ne cesse d’augmenter au Congo-Brazzaville. Selon la Direction générale des Transports terrestres (DGTT) qui a présenté mardi 23 août 2022, à Brazzaville, le bilan des accidents de la circulation enregistrés ces cinq dernières années, il en ressort que 1224 personnes ont perdu la vie sur les routes congolaises.
«Lors des cinq dernières années, la route a enregistré 1224 décès, 5 900 blessés graves, 5 925 blessés légers », a annoncé le directeur général des Transports terrestres ((DGTT) ), Sadate Girest Bokenga Manzekele, avant de pointer du doigt les comportements inciviques des conducteurs des motos qui seraient selon lui, responsables de la majorité des cas d’accidents enregistrés sur le réseau routier national.
Face à cette situation préoccupante, Sadate Girest Bokenga Manzekele a rappelé le caractère obligatoire des contrôles techniques des véhicules routiers conformément aux textes en vigueur au Congo-Brazzaville.
Le directeur général des Transports terrestres a aussi réitéré son engagement de faire appliquer le respect de la périodicité des contrôles techniques sur l’ensemble du territoire national.
Au Congo, les automobilistes sont incorrigibles. Malgré la multiplication des campagnes de sécurité routière, ils sont de plus en plus nombreux à ne pas respecter l'ensemble des règles du code de la route.
Plus de 90% des accidents de la route sont provoqués par le mauvais comportement des automobilistes.
Entre non-respect des feux rouges, franchissement de lignes blanches et évolution sur les trottoirs, conduire après avoir bu deux verres, téléphoner en conduisant, l’oublie d’utiliser les clignotants, le seul moyen de faire comprendre aux autres la direction que l'on s'apprête à prendre, le refus de priorité, la vitesse … le florilège est long.
Les routes congolaises deviennent de véritables mouroirs et les accidents prennent les proportions d’un fléau qui devrait interpeller les autorités.
Nous ne cessons de le dire, il est vital de développer durablement en chacun, un « véritable esprit de prévention routière », même s’il s’agit d’abord d’une prise de conscience individuelle, d’une démarche individuelle.
Chacun doit chercher à améliorer son comportement sur les routes, de façon à réduire significativement les risques, pour lui-même, mais également pour les autres.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-25 08:53:56
Au Congo-Brazzaville, régulièrement pointé du doigt dans des affaires de détournement de fonds, un nouveau feuilleton politico-judiciaire a éclaté. D'une ampleur inédite cette fois, car touchant le Ministère du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé. Jean-Jacques Ngoko Mouyabi (62 ans), directeur général de l'Agence congolaise de normalisation et de la qualité et Antoine Bitalika (60 ans), directeur des ressources humaines, de l'administration et des finances, ont passé leur première nuit à la Maison d’arrêt de Brazzaville mardi 22 août 2022. Tous deux sont inculpés pour détournement des fonds publics, faux et usage de faux en écriture par le 11e cabinet d'instruction près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville.
L’information judiciaire se poursuit pour rechercher de possibles complices ou co-auteurs et déterminer l’ampleur exacte du préjudice causé à l'Etat.
A noter que les deux inculpés sont encore présumés innocents.
Dans son message sur l’état de la Nation du 29 décembre 2018, le président congolais a déclaré que « Face aux antivaleurs, il n’y aura ni bouclier de protection pour les uns, ni rampe de sanctions pour les autres. Il n’y aura ni menus fretins, ni gros poissons, tout passera dans la nasse de la justice ».
Ces mots ont entre-autres passages de son discours, soulevé un tonnerre d’applaudissements au Palais du parlement.
Denis Sassou N’Guesso a rappelé que la Haute Cour de Justice qui venait d’être installée dans ses attributions devait être urgemment dotée de textes de fonctionnement, afin de s’atteler à sa mission de poursuites de hauts fonctionnaires en délicatesse avec la loi. Aussi a-t-il exhorté ses membres à assumer leurs responsabilités avec efficacité.
«Désormais, à tous les échelons de l’État, chaque acteur est exposé à la rigueur de la loi. Les têtes tomberons certes, mais dans le respect d’une justice indépendante, expurgée de toute pression », a-t-il dit.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville
Créé le 2022-08-24 16:54:18
Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance disait Abraham Lincoln. L’école publique du village Moussamou, à un jet de pierre de la ville de Divénié, dans le département du Niari (sud), semble avoir été laissée pour compte. Motif, le piteux état, dans lequel se trouvent les bâtiments dudit établissement, expose les enseignants et les élèves aux risques de tout genre et à toutes les intempéries. Et pourtant, ces élèves qui veulent s’instruire, être éduqués et formés pour la relève du Congo ne demandent que les meilleures conditions pour cette école dépourvue de beaucoup de commodités permettant aux élèves de suivre une scolarité ordinaire et calme.
La situation actuelle de cet établissement scolaire du village Moussamou aussi triste qu’elle puisse paraître, devrait interpeler toute personne de bonne conscience sans oublier ceux qui ont une moindre parcelle d’autorité dans le domaine de l’éducation au Congo-Brazzaville.
Enfin, les autorités départementales sont aussi sollicitées pour la prise en charge des travaux de réhabilitation de cet établissement scolaire jugé trop dangereux pour accueillir des élèves.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-24 16:26:18
Libreville, la capitale gabonaise, accueille du 30 août au 1er septembre 2022, les états généraux du fonctionnement des institutions, organes, institutions spécialisées et agence d’exécution de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Placée sous le thème « Consolidation des acquis et perspectives », cette rencontre vise à faire un point complet sur le fonctionnement de la communauté plus de 15 ans après le Programme de réformes institutionnelles.
Il s’agira entre autres de comprendre les enjeux nouveaux du fonctionnement de la Commission de la Cemac, d’évaluer l’efficacité et l’efficience des nombreuses institutions spécialisées, de déterminer les conditions d’amélioration du fonctionnement du mécanisme autonome de financement actuel de la communauté, et d’identifier les sources de financements alternatifs de la communauté. Ces états généraux connaîtront la participation des États, des acteurs du système institutionnel de la Cemac et des partenaires internes et externes du processus d’intégration de la sous-région.
« À travers l’initiative des états généraux, la communauté veut tirer les enseignements reçus des 15 années d’expérience de mise en œuvre des réformes institutionnelles d’une part, et optimiser son système institutionnel face aux défis majeurs qui l’interpelle désormais d’autre part », indiquent les organisateurs.
La Cemac se déploie notamment pour la viabilité budgétaire des Institutions communautaires ; la rationalisation des deux communautés économiques d’Afrique centrale et des Institutions spécialisées de formation (ISF) de la Cemac ; les sources alternatives de financements de la communauté.
À l’issue des travaux, plusieurs résultats escomptés sont attendus, notamment l’élaboration des propositions pour l’amélioration du fonctionnement harmonieux des institutions communautaires en vue de la réalisation concrète des objectifs fixés par le traité de la CEMAC ; la création d’un comité ad hoc chargé de la réflexion, du suivi et de la mise en œuvre des sources alternatives de financement, inspirées des autres communautés ; l’amélioration de l’appropriation des objectifs d’intégration sous régionale au travers des institutions communautaires.
Rappelons que les réformes institutionnelles de la Cemac sont devenues opérationnelles suite aux conclusions de la session ordinaire de la Conférence des chefs d’État des 16 et 17 janvier 2010 à Bangui, République centrafricaine. Les chefs d’État ont mis fin au consensus de Fort-Lamy et institué le principe de la rotation, par ordre alphabétique des États membres, au niveau de toutes les institutions, organes et institutions spécialisées de la Communauté.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-08-24 08:04:41