Thierry Moungalla et Albert Mpouomouo organisent un tournoi de «dzango » à Sibiti la semaine prochaine

Conscients du fait que le sport est un facteur de cohésion sociale, les candidats (PCT) aux élections législatives du 10 juillet prochain à Sibiti, Thierry Moungalla et son suppléant Albert Mpouomouo organisent un grand tournoi de « dzango » composé de huit équipes féminines dans la ville préfecture de la Lékoumou.

«J’ai reçu ce matin la visite des huit équipes de « dzango » qui vont participer au tournoi qui va débuter la semaine prochaine… Moment ludique et festif », a écrit le ministre congolais de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla sur son compte Twitter.

Jeu traditionnel pour adolescentes pratiqué depuis belle lurette dans les quartiers et les cours des écoles au Congo Brazzaville, le « dzango » est devenu, ces derniers temps, une discipline sportive à part entière opposant des équipes constituées de femmes.

Ce jeu oppose deux équipes de 11 adolescentes, rangées face à face et séparées par une distance de 2 mètres approximativement.

Pendant les rencontres les joueuses sautillent, claquent les mains et chantent des comptines. Les points sont marqués par une équipe en croisant ou décroisant les jambes selon les dispositions fixées avant le début du jeu. Deux arbitres officient la rencontre.

Sans qu'elles soient soutenues par aucun support, les filles doivent réaliser un jeu de pieds accompagné de chants et de claquements de mains, en s'imposant face aux autres joueuses, selon une chorégraphie au rythme soutenu, et dans une portion de terrain limitée.

Les adolescentes s’adonnent à cœur joie à ce jeu, pendant les récréations à l’école ou lors des heures libres dans leurs quartiers.

Le « dzango » semble être au goût du jour au Congo, étant prisé par différentes franges sociales. Il a, en effet, cessé d’être un simple jeu pour devenir un sport féminin, pratiqué non seulement par les adolescentes mais aussi par des femmes d’un âge plus avancé.

Des équipes religieuses, corporatives ou associatives ont ainsi vu le jour. Le jeu s’est modernisé sous l’impulsion de Guy Noel Mpassi Titov, agent du ministère de la Santé et actuel vice-président de la fédération congolaise de « dzango », qui milite pour son essor depuis 14 ans.

Depuis 2010, la Fédération organise des championnats en la matière. Ce jeu a été retenu, comme sport de démonstration lors des jeux africains de Brazzaville, en 2015.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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