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Sur invitation du président du Conseil européen Charles Michel, le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, est attendu du 10 au 12 février 2023 à Bruxelles, la capitale de la Belgique et de l’Europe.
Cette visite officielle a été annoncée par l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en République du Congo, Giacomo Durazzo.
Ce dernier, porteur d’un message du président du Conseil européen, Charles Michel, invitant le Président congolais à se rendre à Bruxelles, a été reçu en audience le 23 janvier dernier par le chef de l’Etat.
Cette visite officielle de Denis Sassou N’Guesso à Bruxelles s’inscrit dans le cadre de la consolidation du partenariat entre la République du Congo et l’Union européenne.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-24 13:55:35
Des policiers ont saisi, lundi vers 22 heures, 13 fûts et 55 bidons de gazole que les trafiquants essayaient de faire passer clandestinement par les balnéaires pour Kinshasa.
On rappelle qu’une embarcation de fortune chargée de carburant qui devrait desservir les localités situées sur la partie littorale du nord du pays, a pris feu au mois de décembre dernier au port de Yoro, à Talangaï 6e arrondissement de Brazzaville, en dégageant d’épaisse fumée aux alentours de ce débarcadère.
Plusieurs commerçants ont perdu leurs biens estimés à plusieurs millions de francs CFA, qu’ils devraient écouler dans les localités situées au nord du pays.
Selon la version d’un habitant du quartier Yoro, cet incendie serait occasionné par la réparation d’une embarcation de fortune par un ferronnier soudeur, à proximité d’une autre chargée de produits pétroliers. Les étincelles se sont répandues jusqu’à atteindre des tonneaux et bidons remplis de carburant dans la baleinière, avant de se répercuter sur les autres bateaux de fortune.
Les agents de la sécurité civile, avec l’appui des piroguiers, ont pu contenir le feu avant de l’éteindre. Après cet incident, les impacts des dégâts matériels sont perceptibles au port de Yoro et sur cette partie du fleuve Congo où l’on pouvait percevoir les bidons et tonneaux calcinés flottant comme des électrons libres sur le fleuve.
Depuis ces explosions, la police de Yoro multiplie des opérations de contrôle et de sécurisation dans ce port où des trafiquants tentent de faire passer clandestinement à Kinshasa des produits pétroliers subventionnés par l'Etat.
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-24 10:53:33
La cinquième Journée internationale de l'éducation est célébrée ce mardi 24 janvier 2023 sur le thème « Investir dans l'humain, faire de l'éducation une priorité ».
S'appuyant sur la dynamique mondiale impulsée par le Sommet des Nations Unies sur la transformation de l'éducation en septembre 2022, la Journée appelle cette année à soutenir la mobilisation politique autour de l'éducation et à tracer la voie à suivre pour traduire en actions les engagements et les initiatives lancées au niveau mondial.
L'éducation doit être la priorité pour accélérer les progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable, dans un contexte mondial de récession, d'inégalités croissantes et de crise climatique.
Au Congo-Brazzaville, l’Unicef demande de prioriser et d’investir davantage dans un apprentissage de qualité : «De l'enseignement maternel à l'enseignement supérieur et tout au long de la vie, l'éducation nous permet de réaliser notre potentiel. C'est pourquoi les pays doivent prioriser et investir davantage dans un apprentissage de qualité ».

L'UNESCO dédie cette année la Journée internationale aux filles et femmes en Afghanistan, qui sont privées de leur droit à l'éducation, et appelle à lever immédiatement cette interdiction d'accès à l'éducation.
L’éducation est un droit humain, un bien public et une responsabilité publique.
Sans une éducation inclusive et équitable de qualité et des opportunités tout au long de la vie pour tous, les pays ne parviendront pas à réaliser l’égalité des genres et à briser le cycle de la pauvreté qui laisse de côté des millions d’enfants, de jeunes et d’adultes.
Aujourd’hui, 244 millions d’enfants et de jeunes ne vont toujours pas à l’école et 771 millions d’adultes ne maîtrisent pas les compétences de base en alphabétisation. Ceci constitue une atteinte à leur droit à l’éducation qui est inacceptable.
Il est temps de transformer l’éducation.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-24 10:03:05
Des orages, les conditions météo n’étaient pas favorables lundi aux environs de 17 heures autour de la ville océane. Un avion de TAC n'a pas pu se poser et a dû revenir à Brazzaville vers 19h00.
Des vidéos devenues virales montrent des passagers à bord d'un avion TAC en provenance de Brazzaville pour Pointe-Noire affolés, priant désespérément.
La scène s'est passée lundi. L'avion a décollé de Brazzaville aux environs de 17h pour Pointe-Noire, mais n'a pas pu atterrir à cause du mauvais temps: forte pluie et violent orage.
Pour la sécurité des passagers, les pilotes ont jugé bon de ne pas atterrir et de revenir à Brazzaville vers 19h00.
Les passagers ont salué cette décision salutaire.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-24 09:40:19
Mafia, détournement de fonds des Diables rouges au CHAN. À l'origine de ce désamour, un homme : Essie Maya. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hugues Ngouélondélé, a limogé, sans pitié et remords, son DAF.

Dans son discours d'investiture de 2009, le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso avait déjà promis traquer les voleurs, les corrompus et tous ceux qui adopteraient des comportements déviants.
Cette piqûre de rappel, surtout relayée sur les réseaux sociaux, a eu peu d’échos dans les médias congolais. Rares sont ceux qui osent dénoncer publiquement les maux de ce petit pays pétrolier d’environ 5,5 millions d’habitants.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-24 09:18:57
Le directeur régional et représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la Culture (Unesco) pour l’Afrique Centrale, Paul Raymond Coustère a annoncé, à l’issue de son audience jeudi 19 janvier à Brazzaville, avec le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, que le Congo entend relancer cette année les activités du Festival panafricain de musique (Fespam) après près de huit ans de pause.
Les deux personnalités ont évoqué entre autres, la tenue imminente de la onzième édition du Festival panafricain de musique (Fespam) attendue depuis 2015.
Paul Raymond Coustère a réitéré l’engagement de son institution à soutenir la culture dans notre pays.
Le Fespam est un événement multidimensionnel qui se déroule à Brazzaville. Il comprend des spectacles de musique, le symposium, une exposition permanente d'instruments de musique, des ateliers de formation, l'élection de Miss Fespam et d'autres activités connexes et touristiques.
Outre son caractère culturel, le FESPAM est une institution scientifique où l'on explore, analyse et pérennise la réflexion sur la musique africaine dans ses aspects et dimensions multiformes.
Le Fespam a lieu tous les deux ans à Brazzaville, 11 lieux et près de 70 spectacles avec des artistes du continent et de la diaspora africaine. Le Fespam c'est aussi des rencontres et des échanges avec les professionnels de la musique en Afrique.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-23 21:07:56
La collaboration entre la célèbre société de paris 1xBet et le chanteur acclamé Innoss'B se poursuit. La marque de paris, qui coopère avec le célèbre chanteur depuis plus d'un an, a récemment partagé cette nouvelle fracassante.
"Nous sommes ravis qu'Innoss'B continue d'être l'ambassadeur de notre marque au Congo. Des leaders aussi innovants que lui sont en parfaite adéquation avec nos valeurs. De plus, sa musique est empreinte de la même passion que celle dont font preuve les joueurs de 1xBet.
Notre partenariat apportera beaucoup d'activités agréables pour les fans de musique et de sport, alors restez à l'écoute pour les dernières nouvelles", ont déclaré les représentants de 1xBet. "1xBet a déjà aidé beaucoup de mes compatriotes à réaliser leurs rêves. Je suis heureux que nous coopérions : Je me souviens que je n'avais aucun doute sur l'offre de la marque de devenir un ambassadeur de 1xBet. De la même manière, je n'ai pas hésité une seconde à prolonger cet accord", a déclaré Innoss'B.
Selon les représentants de 1xBet, la coopération des deux parties apportera de nouvelles opportunités excitantes pour tous les Congolais. La société de paris leader dans le pays et le célèbre chanteur continueront à inspirer les joueurs à gagner et à les informer sur les moyens de réussir grâce aux paris.
Et l'un de ces moyens est de participer à des promotions de prix et de recevoir des bonus de la part de bookmakers fiables. Pour être sûr de profiter de chaque offre unique, il suffit de suivre l'actualité sur les pages de 1xBet (https://www.facebook.com/1xbet.drcongo/).
Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-21 15:57:50
Le ministre gabonais des affaires étrangères Michael Moussa Adamo est décédé vendredi 20 janvier à Libreville après avoir fait un malaise cardiaque, alors qu’il prenait part au conseil des ministres.
Ce très proche du président Ali Bongo Ondimba "a été victime d'un malaise cardiaque" et, "malgré les efforts des spécialistes", n'a pu être réanimé, selon un bref communiqué du gouvernement.
Michael Moussa Adamo "s'était assis au début du Conseil des ministres et a commencé à se sentir mal".
Transporté d'urgence "inconscient" dans un hôpital militaire et placé en réanimation, il a succombé peu après midi, précise le communiqué.
Michael Moussa Adamo est issue de la diaspora gabonaise. Il avait occupé le poste d’ambassadeur du Gabon aux États-Unis d’Amérique, cumulativement avec celui de Représentant du Gabon aux Nations-Unies.
En 2000, il est nommé directeur de cabinet du ministre de la Défense, l'actuel chef de l'État. Lorsque Ali Bongo est élu Président, Michael Moussa Adamo devient ministre de la Défense en juillet 2020 puis des Affaires étrangères en mars 2022, dans le gouvernement de Rose Christiane Ossouka Raponda.
L’homme venait d’être fraichement reconduit dans le gouvernement, d’Alain Claude Bilie-By-Nze, publié lundi 09 janvier dernier.
« Il était un très grand diplomate, un véritable homme d'Etat. Pour moi, il était d'abord un ami, loyal et fidèle, sur lequel j'ai toujours pu compter. C'est une perte immense pour le Gabon », a réagi sur Twitter le Président Ali Bongo.
Parfait anglophile, Michael Moussa Adamo avait activement œuvré pour l’adhésion du Gabon au Commonwealth. Une adhésion qu’il porta lors du 26ème sommet des chefs d’État et de Gouvernement du Commonwealth, tenu à Kigali au Rwanda du 24 au 25 juin 2022, où le Gabon fut officiellement admis comme 56ème pays membre de cette organisation.
Né le 10 janvier 1961 à Makokou, au Gabon, Michael Moussa Adamo a commencé sa carrière en 1981 en tant que présentateur de télévision pour la chaîne 2 de Radio Télévision du Gabon (RTG). Il est arrivé aux États-Unis en 1981 et a obtenu un diplôme de premier cycle et sa maîtrise en relations internationales et communications à l’Université de Boston en 1989.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-20 14:14:50
Le Président du Conseil départemental du Niari, Armand Moody Mafoumbou séjourne en France pour échanger sur le partenariat, les perspectives et les priorités de développement du Niari avec le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.
Le département du Niari au sud du Congo et le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France affichent leur volonté de renforcer leur coopération dans divers domaines (éducation, formation, santé, projets de développement...).

C’est la rencontre de deux départements qui entendent proclamer qu’elles s'associent pour agir ensemble et pour confronter leurs problèmes et pour développer entre elles des liens d'amitié de plus en plus étroits.

Avec les membres du bureau du Conseil départemental et ceux du Conseil municipal de la ville de Verquin, les discussions ont mis en exergue les importantes opportunités économiques du Niari.

« Il s'agit de ne pas tout attendre de l'Etat mais de mener des actions dans le cadre de la coopération décentralisée en allant vers d'autres acteurs aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays », nous a confié le Président du Conseil départemental du Niari, Armand Moody Mafoumbou.
Ce partenariat est donc jugé comme très important dans la mesure où les deux collectivités visent à donner aux jeunes des clés de compétence des déséquilibres mondiaux et à encourager leur réflexion sur les moyens de réduire la pauvreté et les inégalités entre les peuples.

Les Verquinois qui ont déjà tissé certains liens avec le Congo (une stèle à Verquin est dédiée au sacrifice des soldats africains et représentant le général De Gaulle passant en revue les troupes africaines à Brazzaville en 1940), se sont montrés très enthousiastes à l'idée de renforcer la coopération avec le Conseil départemental du Niari.

Depuis la fin des conflits en République du Congo, la plupart des secteurs d’activités offrent de nombreuses opportunités d’affaires que ce soit dans la production, les services ou la vente. L’État qui était jusque là très présent dans la majorité des secteurs économiques, mise désormais sur la dynamisation accrue du secteur privé, et s’est progressivement désengagé de la gestion des activités de production, pour concentrer les finances et les efforts publiques dans la construction des infrastructures de base dans les secteurs vitaux tels que les routes, les aéroports, télécommunications, l’eau, l’électricité, le bois et les hydrocarbures. Pour encourager l’investissement privé, le gouvernement a mis en place un cadre incitatif et avantageux pour les entreprises en matière de fiscalité, des douanes.
Le Congo est un pays stable, ce qui permet aux investisseurs d’entreprendre librement. La paix règne au Congo depuis plus de 16 ans.
La République du Congo est un Etat de droit, le multipartisme et les libertés (individuelles, de presse, d’association, syndicales…) sont garantis par la constitution.
Et Armand Moody Mafoumbou, en « VRP » dans le département du Pas-de-Calais, mise sur ses atouts pour séduire les hommes d’affaires de la région Hauts-de-France à investir dans le Niari, terre d’opportunités dans tous les secteurs de développement.
L’expansion de l’économie congolaise, mais aussi sa position géographique privilégiée pour accéder aux marchés de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), sa stabilité politique, ses richesses minières ou forestières sont autant d’atouts pour les entreprises qui souhaitent exporter, développer un partenariat, s’implanter ou y investir.
A Verquin, plus tôt dans la journée, le Président du Conseil départemental du Niari a rencontré, en présence de la Ministre française de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, la députée de Seine-Saint Denis, Madame Nadège Aboumangoli (députée LFI de la 10e circonscription, née à Brazzaville), secrétaire de la commission des affaires étrangères et membre du groupe d'amitié Franco-congolaise à l'assemblée nationale...
Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-19 23:07:45
Aubabe Giridubho Moroo est désormais au centre de toutes les attentions, depuis que des journalistes ont découvert son existence dans le petit village de Nderi en Uturi. Des informations recoupées font état de sa longévité qui pulvérise tous les records. Aubabe Giridubho Moroo aurait 146 ans, ce qui ferait de lui le doyen de l’humanité, alors que Sœur André, considérée jusque là comme la doyenne de l'humanité, est morte dans la nuit de lundi 16 au mardi 17 janvier à Toulon en France.
La République démocratique du Congo attend son apparition dans le livre Guinness des records, si tant est-il qu’il est reconnu à Aubabe Giridubho Moroo, l’âge qui lui est donné, à savoir 146 ans révolus.
Ce vieillard dont la taille est d’à peine 1 mètre, qui vit dans le village de Nderi, en territoire d’Aru en Ituri, serait né en 1877 à Omundatsi et aurait totalisé 146 ans cette année.
Aubabe Giridubho Moroo est célibataire sans enfants et ne s’est jamais marié de sa vie.
De nombreux témoignages de personnes séniles dont l’âge avoisine la centaine font état de ce qu’Aubabe Giridubho Moroo était déjà un adulte à leur naissance.
Si des expertises scientifiques le démontraient, il est entendu qu’ Aubabe Giridubho Moroo serait donc le doyen de l’humanité et ceux qui ont de tout temps occupé cette place ne seraient alors que de loin ses cadets.
Sur sa longévité, Aubabe Giridubho Moroo qui est presque aphone, justifie que « Dieu l’a tout simplement oublié ».
N’ayant pas de parents biologiques, Aubabe Giridubho Moroo est adopté par tous les villageois qui lui viennent en aide et l’entretiennent comme un parent dont on a assuré les soins de génération en génération, comme un legs que l’on se transmet.
Bien qu’épuisé par le poids de l’âge, il parvient à se lever, en s’aidant de son bâton, mais passe le plus clair de son temps dans sa hutte et ne s’aventure à l’extérieur que par grand soleil, pour s’en réchauffer.

Depuis la découverte de son histoire par des journalistes étrangers au village, Aubabe Giridubho Moroo est devenu une véritable attraction. Tous ceux qui passent par le village de Nderi veulent voir cet homme qui naquit du temps de leurs arrières grands parents.

De nombreuses personnes lui apportent une assistance à travers des vivres et des vêtements ainsi que de l’argent.

Déjà, les autorités parlent désormais de lui en termes de « patrimoine », un vestige vivant.
Le territoire d’Aru en tire une légitime fierté, en attendant que ne soit reconnu à Aubabe Giridubho Moroo le titre de doyen de l’humanité, pourquoi pas !
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-19 20:28:18
Dans un communiqué publié jeudi 19 janvier, la Congolaise de raffinage (CORAF) a annoncé la mise à l’arrêt de la raffinerie pour des raisons de maintenance annuelle, en vue d’un d’accroissement des performances.
Pendant huit semaines, ce jusqu’au 2 mars, les activités de raffinage seront à l’arrêt à la Coraf.
Dans le communiqué publié à cet effet, le directeur général Maixent Raoul Ominga a précisé que : « Cette maintenance obligatoire est l’occasion pour la Coraf d’améliorer ses installations de raffinage et d’accroître ses performances. »
Autant cette période d’arrêts est consacrée à la révision des installations pour garantir leur bon état de fonctionnement, autant cette opération vise à garantir une production maximale, afin de satisfaire la demande locale en hydrocarbures. Des dispositions qui n’échappent pas à la Coraf. « Nous avons pris les mesures nécessaires pour la réussite de cette opération technique. La Coraf est un acteur crucial dans l’approvisionnement en produits raffinés et doit maintenir cette position », a conclu Raoul Ominga.
Pendant la période de maintenance de la Coraf, le gouvernement importera davantage de volumes de produits pétroliers que d’habitude, afin de continuer d’alimenter le marché local et éviter la pénurie.
Rappelons que la Coraf (Congolaise de raffinage), filiale de la SNPC, est l’unique raffinerie du Congo.
Depuis sa base de Pointe-Noire, elle traite le pétrole brut pour extraire les fractions commercialisables, à savoir le gaz butane, le supercarburant, le kérosène, le gasoil léger et le fuel lourd.
La Coraf assure la sécurité énergétique du Congo, en lui fournissant environ 70% de ses besoins en produits pétroliers finis. Sa capacité de traitement est d'un peu plus de 1million de tonnes par an.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-19 18:51:49
Les services de police opérant dans l’arrondissement 6 de Brazzaville, ont mis la main sur un voleur de câbles électriques. L’homme qui ferait partie d’un réseau qui reste à démanteler, opérait sur le viaduc de Kintélé.
Son action d’une témérité folle a pris fin avec son interpellation. La trentaine, cet individu s’attaquait au béton dans lequel sont enfouis les câbles qui alimentent l’éclairage, le long du viaduc de Kintélé.
Profitant des moments d’absence d’électricité et donc couvert par l’obscurité, il se mettait à l’ouvrage, avec une force quasi herculéenne.
Casser le béton, afin trouver le câble puis le sectionner à convenance, selon que le lui permettaient ses forces, mais aussi en fonction des commandes reçues.

L’homme dispose du matériel approprié pour mener sa tâche destructrice.
Une fois les câbles extirpés et débarrassés de la gaine protectrice au moyen du chauffage, le cuivre en était retiré.

L’enquête se poursuit et l’homme qui est disposé à livrer ses comparses, a désigné des bijoutiers étrangers, desquels il recevait les commandes de métaux. Auprès de certaines personnes désignées, des sacs contenant du métal provenant des câbles volés ont été découverts.
Le préjudice de ces forfaits n'a pas encore été évalué et rien n'indique que l'homme interpellé, est le seul qui opérait dans le secteur, car de nombreux points de destruction de l'ouvrage ont été répertoriés.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Avec la gracieuse autorisation du Troubadour de Brazzaville
Créé le 2023-01-19 09:02:02
L’obtention de la carte nationale d’identité demeure gratuite, selon le document, signé du préfet, directeur de cabinet du Ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Séraphin Ondele.
Dans un communiqué du 16 janvier 2023 à Brazzaville, la direction de l’identification civile a publié les antennes d’enrôlement par arrondissement dans la capitale. Une manière de permettre aux demandeurs de la carte nationale d’identité d’en obtenir facilement, les centres habituels étant ainsi désengorgés.
Makélékélé : commissariat central d’Angola libre ; Tribunal coutumier Terrikyo ; PSP Diata.
Bacongo : la mairie; PSP Mpissa.
Poto-Poto : la mairie ; Commissariat de police près du marché Poto-Poto; PSP Mbochi.
Moungali : la mairie ; PSP 10 francs ; PSP Plateaux et la frontière.
Ouenzé : commissariat de police de l’arrondissement 5 ; PSP Ouenzé Mandzandza et Texaco.
Mfilou : la mairie ; siège du comité du quartier Massina, PSP l’ombre; PSP de la Cité de 17.
Madibou : la mairie ; PSP Sangolo et Sangamani (17 km).
Djiri : la mairie ; PSP Nkombo; Makabandilou, Congo-Chine.
Talangaï : la mairie, commissariat central Kibeliba; PSP A.A Neto.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-18 20:53:03
Dans un communiqué publié lundi à Brazzaville le Ministre de la Santé et de la population, Gilbert Mokoki invite les congolais à davantage de prudence suite à la recrudescence de l’épidémie de Covid-19 dans certaines zones géographiques du monde.
Sans aller jusqu’à l’initiative des pays européens qui ont presque tous pris des mesures de durcissement des règles d'entrée sur leur territoire pour les voyageurs en provenance de Chine, le Congo a appelé les citoyens et les services de santé à la prudence, sans nommer ce pays ami.

Le trafic voyageur entre le Congo et la Chine est quasi permanent. De nombreux ressortissants chinois travaillent au Congo.
Les mesures prises en Europe à l’endroit des voyageurs en provenance de Chine, le sont en réponse à la fin de la politique «zéro covid» de Pékin, alors que l’épidémie flambe dans le pays. Les autorités chinoises ont reconnu jusqu’à 60.000 morts de suite du Covid-19 en janvier.
Une douzaine de pays ont décidé d'imposer de nouvelles régulations anti-covid aux voyageurs en provenance de Chine.
En France, les passagers venant de Chine doivent présenter un test PCR ou antigénique négatif réalisé 48h avant leur vol. Il en est de même pour l'Italie et l'Espagne.
Le communiqué du gouvernement congolais appelle la population à une mobilisation générale, afin d’arrêter la reprise de l’épidémie dans le pays.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-17 23:34:32
Les autorités congolaises ont suspendu à titre conservatoire, le 12 janvier dernier, le commerce du riz de marque ‘‘Royal umbrella’’. Des images relayées sur les réseaux sociaux mettent en cause la qualité de ce produit qui est jugé de facto impropre à la consommation.
À travers des images diffusées sur les réseaux sociaux dans lesquelles un chef de famille démontre la qualité douteuse du riz Royal umbrella cuisiné chez lui et qui aurait des caractéristiques plastiques, et d’aspect caoutchouteux, les services du ministère du Commerce ont décidé, par principe de précaution, du retrait à la vente du produit incriminé.
« En attendant l’aboutissement des investigations ouvertes par la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes commerciales, la commercialisation du riz de marque ‘‘Royal umbrella’’, importée par la société Regal, est suspendue jusqu’à nouvel ordre, sur l’ensemble du territoire national », précise la décision dans laquelle il est demandé aux services compétents de renforcer les contrôles dans les marchés.

La consommation de ce type de produits peut produire de graves dommages au système digestif qui peut éprouver des difficultés à les digérer. Cela peut conduire à des occlusions intestinales, voire des intoxications. Parfois, les produits chimiques qui servent de leurres dans la fabrication du faux-vrai produit peuvent être cancérigènes et provoquer à terme des maladies.
Une fois de plus, ce scandale du riz conduit vers un distributeur déjà ciblé dans la vente des produits de qualité douteuse, la société Regal.
Cette entreprise basée à Pointe-Noire indexé il y a peu dans le conditionnement et la commercialisation des pâtes à tartiner impropres à la consommation, est aussi chargée de la distribution du riz parfumé ‘‘Royal umbrella’’, qui fait l’objet de la décision de suspension. Une récidive qui montre bien, si l’enquête le démontre à propos du riz, que cette société empoisonneuse n’a pas droit de cité sur le sol congolais.
Cette situation pose également le problème de doter le pays de laboratoires de biologie alimentaire qui devraient procéder à des contrôles de certains produits de consommations, puis en autoriser l’importation le cas échéant, ce pour préserver la santé des congolais.
Les associations de défense des droits des consommateurs, à l’instar de l’Observatoire congolais des droits des consommateurs, fustigent régulièrement la défaillance des dispositifs des contrôles aux frontières, des douanes ou des services du ministère du Commerce. Des contrôles presque visuels ou de toucher, qui en dépit de toute la bonne volonté, ne peuvent toujours pas déceler le faux que cache le produit, ni sa composition douteuses. Des éléments qui ne peuvent être mis en évidence que dans des laboratoires appropriés.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-16 08:13:40
Dans la ville Océane où il séjournait, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Anatole Collinet Makosso a reçu en audience le Chargé d’Affaires en Pied du Royaume de Belgique au Congo, Jean Paul Charlier. L’avenir du CFCO était au cœur de la rencontre.
En présence du ministre des Finances et de celui des Transports, il s’est agit d’évoquer le processus de réalisation du projet de livraison des 04 locomotives du CFCO réceptionnées quelques heures plus tôt.

L’avenir du chemin de fer Congo Océan était au centre de l’entretien au cours duquel le diplomate belge a réaffirmé son admiration quant à la diligence par le Gouvernement du dossier de livraison des locomotives et des pièces de rechange.
Jean Paul Charlier s’est dit confiant quant à l’avenir du partenariat entre le Congo et la Belgique.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Presse Primature
Créé le 2023-01-15 22:43:28
Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a procédé vendredi 13 janvier, sur les quais de la grande gare CFCO de Pointe-Noire, en présence des membres du gouvernement, des cadres et agents du CFCO, à la réception de quatre locomotives destinées au CFCO. Cette réception qui en appelle d’autres, vise à redonner au CFCO, les capacités opérationnelles à même de lui redonner son rôle d’épine dorsale de l’économie congolaise.
Le CFCO, Chemin de Fer Congo-Océan avait toujours été considéré comme l’épine dorsale de l’économie congolaise, jusqu’à ce que les évènements socio politiques qu’a connu le pays, ne le plongent au creux de la vague, un gouffre duquel il peine à se relever, malgré les différents plans de relance.
Ce matériel de traction va compléter un parc qui s’est depuis réduit et ne se résume plus qu’en quelques machines, au point que le trafic voyageur est inexistant.
Pour le Premier Ministre, avec ces locomotives, le gouvernement va s’impliquer dans un premier temps pour le transport du fret, notamment les différents produits pétroliers, les marchandises ordinaires, et à terme, la relance du transport des passagers.

Ces acquisitions font partie d’un vaste projet en cours grâce à un financement de la BEAC (Banque des États de l’Afrique Centrale), de près de 21 milliards de francs CFA. Celui-ci va permettre la réhabilitation du réseau ferroviaire, la réparation de la ligne ainsi que des tunnels, notamment celui de Nzoungou Kibangou, long de 4,6 kilomètres, dont la panne du système de ventilation rend dangereux le trafic voyageur, du fait de la concentration de fumée et donc de gaz carbonique et d’oxyde de carbone dans l’ouvrage. Des gaz dont l’inhalation peut être mortelle.

Face à l’état de déliquescence que présentait le CFCO, et au regard de ce que l’essentiel du trafic de fret se fait par route, ce qui est écologiquement inacceptable, le Président Denis Sassou NGuesso avait insisté sur la diligence quant aux travaux de rénovation, de reconstruction et de modernisation du Chemin de Fer Congo Océan.
Cette directive est désormais matérialisée avec l’arrivée de ces quatre (4) locomotives et quatre autres sont attendues en Mars 2023.
Les 4 locomotives ont été fabriquées par le groupe belge John Cockerill.

Puissantes, compactes et robustes, les locomotives John Cockerill sont respectueuses de l’environnement et sont construites en conformité avec les nouvelles normes internationales, en vigueur dans le secteur du ferroviaire.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Presse Primature
Créé le 2023-01-15 22:17:15
Au niveau de la cité Don-Bosco, les pluies de ces trois dernières nuits ont fait rompre une conduite d’eau de deux mètres de diamètre ainsi que la vanne. L’énorme fuite d’eau a provoqué un éboulement qui a emporté au moins trente mètres du mur de clôture du plus grand centre de formation aux métiers de la capitale congolaise.
Pour faire face aux éboulements les responsables de l’établissement se sont tournés vers le gouvernement. Responsables et apprenants appellent les autorités au secours.
Dans cette zone, le centre de formation est en danger et des particuliers ont eux aussi du mal à faire face à ces pluies diluviennes. Certains ont déjà perdu leurs maisons.
Le centre Don-Bosco est reconnu comme le plus important de Brazzaville. Ici, des ouvriers qualifiés sont formés. Une cinquantaine d’étudiants sont internes, parmi eux, des étrangers venus surtout d’Afrique centrale.
Cette année 568 élèves répartis dans cinq départements : en électricité, bâtiment et industriel ; en mécanique automobile et en menuiserie ; en froid et climatisation, puis en tournage sont inscrits.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-15 17:55:54
Ceux là n'ont pas eu besoin de la nuit pour semer la désolation dans la rue. Une violente bagarre a éclaté entre les élèves du lycée 5 février et ceux d’Agostino Neto. Bilan: un élève du 5 février blessé. L'auteur présumé, un élève du lycée Agostino Neto a été interpellé par la police, notamment la Bsir.
De nos jours, le problème de la délinquance juvénile se pose avec beaucoup d’acuité. Les jeunes, emportés par l’agitation, le plaisir d’être vite satisfaits, fournissent de moins en moins d’effort. Pour atteindre leurs objectifs, ils se laissent dans la facilité, par conséquent, ils se livrent à des pratiques peu honorables qui finissent à la délinquance.
Il conviendrait de rappeler que le bien-être de l’enfant est un devoir de tous, en raison de son manque de maturité physique, morale et intellectuelle. En tant que bâtisseur des nations et porteur des espérances du futur, l’enfant a besoin d’une protection et des soins spéciaux de la part de sa famille en particulier et de l’Etat en général.
Tout enfant a droit inhérent à la vie, et tout Etat a l’obligation d’assurer sa survie et son développement.
Le Congo n’est pas exempt des réalités d’autres pays dans cet épineux problème qu’est la délinquance juvénile.
Il ne se passe aucun jour sans que de nombreux jeunes ne soient présentés dans les journaux télévisés, à la une des quotidiens d’information comme étant des responsables des actes malsains et répréhensibles.
L'école était depuis son institution au Congo-Brazzaville, un lieu sacré consacré à l'apprentissage et du savoir et du savoir être. C'est là où l'enfant s'instruit se socialise et développe ses talents. Au sein d'un groupe d'apprenants, l'élève est appelé à communiquer avec ses collègues, s'échanger les idées, influencer et s'influencer.
Il est tout à fait naturel qu'il y ait souvent quelques bagatelles entre les sujets apprenants dues peut-être à la différence de leurs caractères, comportements, de l'éducation subie par chacun d'eux. Mais que ces petits problèmes arrivent jusqu'à la violence verbale ou physique contre les collègues et même contre l'enseignant, cela pousse à réfléchir.
La violence à l'école prend plusieurs formes : racket, Insultes, vols, menaces verbales, extorsion (tapage), bagarres, gangs, armes, vandalisme (...) pratiqués par des garçons et moins fréquemment par des filles. Il ne s'agit plus des écarts de conduite mais de pratiques quotidiennes accrues.
Qu'on le veuille ou pas, le milieu de vie influence notre caractère. On est touché plus ou moins par ce qu'on voit, ce qu'on écoute à travers les mass-médias et notre milieu se caractérise aujourd'hui par une submersion de la technologie audiovisuelle. Internet, télévision, téléphone, développent une nouvelle manière de communiquer favorisant les images. Ces moyens ont effacé les frontières entre les êtres humains. On voit et on entend parler de tout ce qui se passe dans le monde.
A quoi peut-on s'attendre lorsque la démission parentale continue à prendre des galons ?
D'aucuns constatent que les parents cherchent de plus en plus à se faire substituer par les aide-ménagères ou encore les technologies de l'information et de la communication ; lesquelles sont belles et bien impliquées dans l'ancrage de la violence chez les enfants. Et c'est à cause des usages exagérés et très souvent incontrôlés.
D'ailleurs, le désistement des parents est derrière plusieurs problèmes scolaires, qui enfoncent davantage le clou et compliquent la situation.
Décidément pour que l'école puisse réagir aux « traitement », il faut d'abord redéfinir l'autorité au sein de la famille et lui permettre de retrouver son équilibre.
La famille et l'école se complètent.
L'enseignant en classe sème chez l'élève des informations et lui apprend des comportements que la famille doit stabiliser. Les parents éduquent leurs enfants selon des valeurs morales et sociales nobles que l'école est censée développer et étendre. Le soutien familial fait défaut la plupart du temps ou moment où l'enfant, notamment à l'âge de l'adolescence, passe par des changements physiologiques, psychologiques et comportementaux délicats.
Le rôle des parents ne se limite pas à assurer aux enfants les besoins matériels et scolaires : argent de poche, cahiers, livres, beaux vêtements, ordinateurs. L'élève a besoin aussi de parents qui l'écoutent, l'orientent, le guident, dialoguent avec lui et le mettent dans la bonne voie. Des parents qui l'accompagnent et lui fournissent le soutien nécessaire. Laisser en toute liberté, l'enfant, incapable encore de se contrôler et de choisir ses actes - car il n'a pas encore atteint la maturité -, peut trouver une grande difficulté à se repérer et s'écarte souvent de la bonne conduite. La liberté totale peut dans ce cas lui être nocive.
Les changements qu'a subis la société ne sont pas sans participer à l'accroissement de ce problème. Témoins d'une période où règne le matérialisme, nous nous trouvons, inconsciemment engagés dans une longue course en vue d'assurer les dits besoins de la vie. La mère au foyer est supplantée par une mère occupée d'assurer deux tâches en parallèle : s'occuper du foyer, des enfants, du mari et exercer un métier en dehors de la maison : une équation difficile à réaliser et rarement réussie, aboutissant à une sorte de déséquilibre au sein de la famille.
Ce déséquilibre consiste à donner moins de temps à l'éducation des enfants qui devient à nos jours une surcharge souvent embarrassante pour le père et la mère sur un même pied d'égalité. Il en est que les enfants naissent souvent dans une quasi absence de contrôle et d'orientation. Ainsi, influencés pour les changements et les exigences de la vie, les parents abdiquent et se détachent, bon gré mal gré, de leur principale responsabilité : l'éducation des enfants.
Moins contrôlé et de plus en plus ignoré, l'enfant incapable de se repérer essayant de compter sur soi-même et de prouver son existence, choisit la violence pour dire : je suis là, je suis libre.
A cela on ajoute l'abolition du châtiment corporel dans l'enseignement : une nouvelle dose de liberté.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-15 17:02:16
Suite à l’article publié récemment dans le Journal français "Libération" éclaboussant le président directeur général de la société Orion Oil, Lucien Ebata, et les autorités congolaises, le porte-parole Parfait Romuald Iloki, le secrétariat permanent du bureau politique du Parti Congolais du Travail (PCT, parti au pouvoir), estime qu’il s’agit d’une histoire montée de toutes pièces par les détracteurs du Congo, dans le but de nuire à ses autorités.
«Ces allégations reconnues mensongères, indignes et irrespectueuses ont été largement diffusées par le journal français "Libération" au mépris total des procédures en cours. Le secrétariat permanent du bureau politique relève le caractère complotiste de cette affaire et la volonté de salir l’image du président du Comité central du PCT, le camarade Denis Sassou N’Guesso », a déclaré le secrétariat permanent dans sa déclaration publiée le 13 janvier, à Brazzaville.
Parfait Romuald Iloki note dans ce dossier, qu'il juge grossier et vide par manque de preuves tangibles, un « simple acharnement d’une société étrangère qui tente de déstabiliser les pays africains, notamment ceux d’Afrique centrale depuis une vingtaine d’années déjà ».
Au regard des affirmations « gratuites » savamment orchestrées par ces lobbies étrangers, le PCT dénonce avec la plus grande énergie le « dénigrement et le mépris systématique contre les dirigeants africains ».
En conséquence, Parfait Romuald Iloki exhorte le gouvernement à mener davantage des procédures judiciaires contre les auteurs de ce complot, en vue de mettre définitivement un terme à ces « manigances ».
Il invite ses militants et sympathisants, la majorité présidentielle ainsi que les forces vives de la nation à la vigilance.
En France, le journal Libération a publié un article sur des enquêtes menées en France au sujet de l'entreprise de négoce pétrolier Orion Oil et de son dirigeant Lucien Ebata. Sert-elle à siphonner la compagnie pétrolière nationale au profit de ses dirigeants et de ceux du pays ? C'est en tout cas ce que pensent les enquêteurs français, selon le quotidien. Lucien Ebata, par ailleurs déjà mis en cause dans le scandale d'évasion fiscale « Panama Papers », a été mis en examen en octobre 2021 par le parquet national financier pour « manquement à l’obligation de déclaration de capitaux », « blanchiment » et « corruption active ».
La suite d'une enquête de grande ampleur débutée en 2012 à son interpellation à l'aéroport de Roissy en possession de très fortes sommes d'argent non déclaré.
Sur RFI, le gouvernement dénonce « une publication diffamatoire » et annonce que l'État va déposer plainte.
Thierry Moungala, porte-parole du gouvernement, se dit d'une part consterné par la violation des fondations de l'État de droit par certains magistrats et journalistes français – les journalistes disent avoir eu accès à des pièces qui relèvent de l'instruction. Il rejette catégoriquement tout lien entre le chef de l'État, Denis Sassou-N’Guesso, et cette affaire.
« Du point de vue de notre gouvernement, il s'agit pour l'essentiel d'un acte de diffamation, une publication diffamatoire », déclare Thierry Moungalla, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement de la République du Congo.
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-15 14:56:51