Magazine

  • Qui sommes-nous ?
  • Contact

Menus

  • Accueil
  • economie
  • Politique
  • Monde
  • Culture
  • Environnement
  • Sport
  • Société
  • Faits divers
  • Contact
Les Echos du Congo Brazzaville Les Echos du Congo Brazzaville Les Echos du Congo Brazzaville
  • Accueil
  • economie
  • Politique
  • Monde
  • Culture
  • Environnement
  • Sport
  • Société
  • Faits divers
  • Contact
  • Congo – Religion : Inauguration du Temple Kimbanguiste de Ngambio-La Base à Brazzaville

    - -
  • Congo – Primature : Le gouvernement Makosso réduit à évacuer les affaires courantes

    - -
  • RDC – USA : Kinshasa a accueilli la première vague de migrants latino refoulés par Donald Trump, sur fond de contestation dans l'opinion

    - -
  • Congo – Investiture : Denis Sassou-N’Guesso réitère et promet un Congo nouveau et prospère

    - -
  • Congo : une baleinière prend feu au port de Yoro à Brazzaville

  • Congo : Un véhicule de la SNPC percute et casse l’aile droite d’un avion de Canair

Rechercher :

Total : 11571 résultats trouvés.

Page 1 sur 579

Congo – Religion : Inauguration du Temple Kimbanguiste de Ngambio-La Base à Brazzaville

La communauté kimbanguiste du Congo, particulièrement celle de Brazzaville a vibré sous l’ambiance de l’inauguration, le dimanche 19 avril 2026, d’un édifice qui fortifie la foi spirituelle dont la doctrine repose sur la Bible, mais avec une place centrale accordée à la figure de Simon Kimbangu, considéré par ses fidèles comme l'incarnation du Saint-Esprit. La cérémonie d’inauguration de la paroisse Kimbanguiste de Ngambio-La Base s’est déroulée en présence du président du Conseil départemental et député-maire de la ville de Brazzaville et de la représentante de Madame la mairesse de Mfilou. Cet événement spirituel a été patronné par Brice Voltaire Etou Obami, président du collège exécutif national, mandataire de Papa Simon Kiangani, avec la participation massive des fidèles Kimbanguistes. la coupure du ruban symbolique par Monsieur le Maire, la visite guidée et un défilé animé par la fafare ont marqué ladite cérémonie inaugurale de ce Temple.

En effet, le kimbanguisme est un mouvement religieux chrétien prophétique originaire de la République démocratique du Congo (RDC). Fondé au début du XXe siècle, il est devenu l'une des églises indépendantes africaines les plus structurées et influentes au monde, notamment au sein du bassin du Congo et en Angola.

Au commencement, le mouvement est lancé par Simon Kimbangu, le 6 avril 1921 à Nkamba (Bas-Congo, actuel Kongo central). Kimbangu, ancien catéchiste baptiste, a affirmé avoir reçu une mission divine pour guérir les malades et prêcher la parole de Dieu. Son message mettait l'accent sur la libération spirituelle et, par extension sur la dignité de l'homme noir à une époque de forte domination coloniale belge.

Ainsi, pour la pérennisation de la croyance spirituelle de l’église kimbanguiste et pour une amélioration des conditions d’accueil et pour la pratiques des cultes matinaux et dominicaux, l’inauguration de ce temple de la paroisse de Ngambio-La Base à Mfilou, dans le 7e arrondissement de la capitale, Brazzaville.

Bâti sur un espace de trois parcelles de terrain, situé aux numéros 81, 83 et 85 de la rue Ngouala-Taboula, l’édifice est construit sur 30 mètres de longueur et 15 mètres de largeur, avec une mezzanine, pour une capacité d’accueil de plus de 1.500 fidèles. Cette œuvre architecturale a été réalisée sur fonds propres des fidèles kimbanguistes.

« L'œuvre humaine, comme tout autre, a aussi été confrontée à plusieurs facteurs bloquant et ralentissant l'avancée des travaux. Il s'agit, en premier lieu, des difficultés financières inhérentes liées aux divers statuts des fidèles contribuables qui, pour la plupart, sont sans emplois et ont pu donner leur participation sous toutes les formes afin de rassembler l'argent nécessaire à l'achat des matériaux à travers des collectes compétitives, contributions individuelles et familiales », a expliqué le président du collège exécutif national, mandataire de Papa Simon Kiangani. Cet ouvrage est le résultat des efforts consentis des fidèles Kimbanguistes de Ngambio sans oublier certains groupes venus pour prêter main forte aux fidèles au cours des collectes circonstancielle et spéciales appelées ’’nsissani’’.

Selon Dieudonné Bantsimba, invité de marque de l’événement, « cette cérémonie favorise l'unité et la cohésion et met en lumière la croyance spirituelle des fidèles Kimbanguistes. Car l'inauguration et l'achèvement des travaux de ce temple tant attendu est le résultat concret des efforts consentis par ces derniers ».

Pour le président du collège exécutif national, mandataire de Papa Simon Kimbanguiste Kiangani, Brice Voltaire Etou Obami, l’inauguration de cet édifice revêt un sens particulier et d’une profondeur spirituelle inestimable. « Ce moment solennel est une tâche réservée à Kimbangu, parce qu'il est avec nous et écoute toutes nos prières », a-t-il précisé.

A noter que cette église, officiellement reconnue en 1959, aujourd’hui connue sous le nom de l’Eglise de Jésus-Christ sur la Terre par son Envoyé Spécial Simon Kimbangu (EJCSK). Nkamba, surnommé ’’La Nouvelle Jérusalem est son Saint-Siège et le centre spirituel mondial du mouvement.

Les Kimbanguistes ont des règles de vie très spécifiques : les fidèles suivent des principes stricts : interdiction de boire de l'alcool, de fumer, de manger de la viande de porc, et obligation de retirer ses chaussures avant d'entrer dans un lieu de culte.

Par ailleurs, le kimbanguisme se distingue à travers son influence culturelle et ses œuvres sociales, sa célébrité et son apport dans le monde. En musique par exemple, l'Orchestre Symphonique Kimbanguiste (OSK) est mondialement reconnu pour son excellence, interprétant de grands classiques et des compositions religieuses. Le travail communautaire où le mouvement prône l'autosuffisance à travers l'agriculture, l'éducation (nombreuses écoles kimbanguistes) et la santé.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-21 07:41:47

Congo – Primature : Le gouvernement Makosso réduit à évacuer les affaires courantes

Après l’investiture du Président Denis Sassou N’Guesso, le premier ministre Anatole Collinet Makosso a présenté sa démission au Président de la République, ainsi que celle de l’ensemble de son gouvernement, vendredi 17 avril. Cette procédure est somme-toute naturelle, parce que constitutionnelle. En attendant la mise en place du nouveau gouvernement, le gouvernement Makosso est astreint à évacuer les affaires courantes.

Voici le fac-similé du communiqué y relatif.

Il est d’usage qu’après la démission du premier ministre, que le Président de la République l’accepte et reconduise la même personnalité dans la foulée. L’absence de reconduction aussitôt après la démission d’Anatole Collinet Makosso, laisse dire aux analystes politiques que Denis Sassou N’Guesso appellera une personnalité différente à la primature.

Reste à savoir qui sera le congolais ou la congolaise choisi pour traduire dans les faits le projet de société ‘'Accélérons la marche vers le développement’’ pour lequel le Président Denis Sassou N’Guesso a été réélu. Et les congolais sont dans l’expectative, en attendant de connaitre le nom du nouveau premier ministre.

Un premier ministre qui sera plutôt un chef de chantier en bleu de travail et les mains constamment dans le cambouis, car en remettant au goût du jour des expressions telles ‘’ l’Homme des actions concrètes’’, parlant de Denis Sassou N’Guesso, les congolais lancent un message, celui de revivre avec Denis Sassou N’Guesso cette époque où le Congo du Nord au Sud était un grand chantier et le nom Denis Sassou N’Guesso synonyme de « bâ ponts, bâ nzéla, bâ école », la vasière vaincue...

Outre les infrastructures, la question de la prise en main multiforme de la jeunesse sera la principale priorité du nouveau premier ministre et son gouvernement.

Les congolais qui ont pris date par leur mobilisation sans commune mesure, tant par le vote massif qu’à l’investiture du Président, attendent un véritable retour d'ascenseur et jugeront aux résultats.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-19 18:21:47

RDC – USA : Kinshasa a accueilli la première vague de migrants latino refoulés par Donald Trump, sur fond de contestation dans l'opinion

Une première délégation de migrants expulsés des États-Unis a atterri à Kinshasa dans la matinée du vendredi 17 avril 2026, dans un contexte de fortes tensions politiques et de vives critiques au sein de l’opinion publique congolaise.

Selon des sources aéroportuaires, une vingtaine de personnes, majoritairement originaires d’Amérique latine notamment du Pérou et de l’Équateur sont arrivées par l’aéroport international de N’djili.

D’après leur avocate, Alma David, ces migrants bénéficiaient jusqu’ici de décisions de justice américaines les protégeant contre un renvoi vers leurs pays d’origine. Leur transfert vers la République démocratique du Congo s’inscrit dans la stratégie de l’administration de Donald Trump visant à externaliser la gestion des migrants à travers des accords conclus avec certains pays africains, dont la RDC.

À Kinshasa, les autorités assurent qu’il ne s’agit que d’un séjour temporaire. Mais cette position peine à calmer les inquiétudes.

L’arrivée de ces migrants suscite une vague de réactions dans la classe politique. Plusieurs organisations de la société civile pointent du doigt un manque de transparence et s’interrogent sur les conditions d’accueil et le cadre légal de cette opération.

Des députés nationaux avaient quant à eux sollicité l'examen par la chambre basse du parlement de cette question jugée sensible.

Sur le terrain, l’opacité entourant ce dossier alimente les spéculations, alors que le gouvernement tente de rassurer sur le caractère provisoire de cette mesure.

La "Délocalisation des migrants" est une politique US qui consiste à envoyer des migrants hors du territoire américain, vers des pays tiers, au lieu de les laisser entrer ou de les renvoyer directement dans leur pays d’origine. C’est la nouvelle version du "offshoring" migratoire de l’administration Trump 2025-2026.

Les USA ont signé depuis l’été 2025 des accords bilatéraux pour l’accueil des migrants avec 8 pays africains parmi lesquels la RDC, le Cameroun, le Ghana, le Rwanda, et l’Ouganda.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-17 18:50:00

Congo – Investiture : Denis Sassou-N’Guesso réitère et promet un Congo nouveau et prospère

Lors de son investiture, le jeudi 16 avril 2026 au complexe sportif la Concorde de Kintélé, Denis Sassou-N’Guesso a promis de traduire dans les faits et de concrétiser tous les engagements pris devant son peuple pendant les périodes de campagne électorales. Jurant de faire respecter la Constitution et de rester fidèle à ses principes cardinaux, il dévoile en outre son projet de société « Accélérons la marche vers le développement », en un programme de gouvernance qui met un accent particulier sur la paix, la femme, la jeunesse, les infrastructures de base. La cérémonie d’investiture s’est déroulée devant une foule immense des forces vives de la Républiques, les corps constitués nationaux et le corps diplomatique accrédité en République du Congo, des chefs d’Etats, des représentants des pays d’Afrique et d'anciens chefs d'Etat du monde. 

Dans une mobilisation titanesque et millimétrée, le comité ou la commission d’organisation de la cérémonie d’investiture du Président de la République a non seulement été un événement politique solennel, mais, a été plutôt, une grande communion entre un peuple et son chef. Ainsi, Denis Sassou-N’Guesso a une fois de plus réitéré son engagement et son dévouement à la cause de son peuple, qui l’a élu, réélu, qui lui a plutôt fait un plébiscite total, lui octroyant 94,90% des suffrages exprimés, ceci au premier tour du scrutin de mars 2026 dernier. Le taux de participation ayant été de 84,99%.

En effet, dans sa prestation de serment, en face de ses compatriotes et de la communauté internationale, témoin, celui, qui désormais conduira les destinées de la République pendant un mandat de 5 ans, se dit optimiste e déterminé.

« Devant la nation et le peuple congolais, moi, Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, jure solennellement de respecter et de faire respecter la Constitution », telle est la formule consacré que le nouveau chef d’Etat a prononcé lorsqu’il a prêté serment.

Par ailleurs, dans son discours d’investiture, Denis Sassou-N’Guesso a dans sa verve habituelle, de haute empreinte politique, a évoqué certains impératifs et les contraintes de l’heure.

« Les défis sont économiques, mais les exigences demeurent les mêmes. Aucun pays ne peut vivre en autarcie. L'Afrique comptera 2,5 milliards d'habitants à l'horizon 2050, majoritairement jeunes, qui faudra nourrir, soigner, éduquer. Présentement, près de 600 millions d'habitants n'ont pas accès à l'électricité, lorsqu'on sait quelles sont les conditions de développement. C'est pourquoi je réitère ma foi dans toutes les initiatives et tous les projets qui procèdent du panafricanisme économique. Je réaffirme ma foi dans le multilatéralisme, au moment où l'humanité fait face à de multiples incertitudes et de graves menaces susceptibles de mettre en danger et d'hypothéquer durablement la paix dans le monde », a-t-il déclaré.

Le Président de la République, chef de l’Etat, à peine installé sur son trône de commandement pour son nouveau mandat, donc son quinquennat, a fait un rappel historique, de grande valeur et de portée hautement politique.

« Le scrutin du 15 mars 2026 consacre trois principaux vainqueurs : primo, la Paix ; secundo, la Démocratie puis tertio, le Peuple.

S’agissant de la Paix, le peuple, qui a fait le choix de la continuité et rejeté le cycle des troubles socio-politiques, reste fermement attaché à la paix. Voilà pourquoi, en cette solennelle occasion, je réaffirme ma détermination à faire que la paix devienne un acquis irréversible pour notre pays. Je confirme, par la même occasion, ma disponibilité pour accomplir des missions de paix et de conciliation en Afrique et ailleurs dans le monde.

Le scrutin du 15 mars 2026 est également une victoire pour la Démocratie      dès lors qu’il contribue au raffermissement du pluralisme politique et au renforcement de nos processus électoraux. C’est pourquoi, je félicite les forces politiques qui, face aux divergences partisanes et à bien d’autres dérives attentatoires à la paix et à la cohésion nationale, ont plutôt privilégié l’intérêt supérieur de la Nation.

Enfin, le grand artisan de cette victoire est le Peuple qui vient de franchir ce cap majeur de sa vie politique. Le peuple congolais est de bonne foi et la bonne foi induit la conformité de l’acte à la parole et de la parole à la vie intérieure. Je mesure le poids de la responsabilité issue de la confiance que le peuple m’a faite. L’engagement que je prends aujourd’hui devant la Nation et la Communauté internationale, est de ne jamais trahir ce peuple qui s’est mobilisé pour m’honorer et me renouveler sa confiance », a-t-il rappelé.

« Je tiens à dire : que l’élection présidentielle est terminée ; que je suis le Président de tous les Congolais, sans exception ; qu’il nous faut continuer de construire ensemble notre cher et beau pays, le Congo et accélérer la marche vers le développement. Dès lors, je m’engage à ne ménager aucun effort dans la prise en mains des principaux challenges du développement de notre pays », a fait savoir Denis Sassou-N’Guesso.

Evoquant les différents projets de société proposés au peuple congolais, le Président fait une énumération et vante les prouesses de ceux-ci : « De ’’La Nouvelle Espérance’’ à ’’Ensemble poursuivons la marche’’, en passant par ’’Le Chemin d’Avenir’’ et ’’La Marche vers le Développement’’, le Congo s’est progressivement transformé. Nous avons restauré l’autorité publique, en respectant le principe de l’Etat de droit et du droit de l’Etat. Nous avons consolidé la paix, renforcé la cohésion nationale et nos institutions. Nous avons assuré la sécurité sur l’ensemble du territoire national ».

« Au regard de ces acquis et de vos nombreuses préoccupations recensées avant et pendant la période électorale, j’ai jugé utile et opportun de vous proposer un Projet de société intitulé : ’’ L’accélération de la marche vers le développement’’. La poursuite de la construction d’un Congo uni, ambitieux, innovant et prospère se fera à travers dix actions prioritaires.

Il s’agira : de mobiliser des ressources financières publiques additionnelles ; d’accroître l’investissement dans le capital humain ; d’amplifier la lutte contre les comportements déviants des agents de l’Etat ; de redynamiser l’économie nationale ; de prioriser l’Agriculture au sens large et l’industrie ; de créer des emplois en plus grands nombre ; de poursuivre le déploiement des infrastructures de base et de développement ; de promouvoir la recherche scientifique,  l’innovation technologique et le progrès technique ; d’approfondir les droits sociaux et de préserver un environnement sain pour la population », a réaffirmé Sassou-N’Guesso.

Avec la même ambition et pragmatisme de panafricaniste avéré, il a « insisté sur l’intégration sous régionale : la République du Congo doit renforcer sa vocation de pays de transit, en s’appuyant sur les infrastructures de base, à l’instar du corridor de développement n°13 dans son tronçon Ouesso-Impfondo-Gouga frontière RCA ; du Pont route-rail reliant Brazzaville à Kinshasa dont les travaux débuteront au cours de ce quinquennat ; du Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO) dont la modernisation apportera un coup d’accélérateur à la diversification de l’économie ; des aéroports internationaux reliant le Congo au reste du monde ; des ports maritimes et fluviaux qui alimentent le Congo et son hinterland en biens et services, affirmant sa vocation de pays de transit. Avec ces infrastructures, le Congo se connecte progressivement à ses voisins et devient un véritable hub commercial et touristique intra-africain au rendez-vous de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF) ».

Outre la jeunesse, la femme congolaise aussi occupe une place prépondérante dans le programme de développement du Président de la République.

« Aux femmes, j’accorderai une attention toute particulière durant ce nouveau mandat, comme il en a toujours été le cas. Je prendrais véritablement en compte vos doléances exprimées dans le Pacte social du 8 mars 2026, qui résume vos aspirations légitimes autour de la Justice sociale, l’Egalité des chances, la Responsabilité partagée et la Redevabilité mutuelle », a-t-il rassuré.

« Je voudrais rappeler le fait que le monde est confronté à plusieurs défis, notamment celui des changements climatiques. Dans le secteur environnemental, j’afficherai la même détermination à consolider la place de notre pays dans les tranchées avancées de la lutte contre les dérèglements climatiques. De nos jours, les défis sont économiques mais les exigences demeurent les mêmes. Aucun pays ne peut vivre en autarcie. L’Afrique comptera deux milliards cinq cent millions d’habitants à l’horizon 2050, majoritairement jeunes qu’il faudra nourrir, soigner et éduquer. Présentement, près de 600 millions d’habitants n’ont pas accès à l’électricité lorsqu’on sait qu’elle conditionne le développement », a expliqué Denis Sassou-N’Guesso.

« Au terme de mon propos, permettez-moi de dire qu’en ce jour où je suis investi de la haute charge de l’Etat, je pense d’abord et avec émotion, au Congo, notre pays. Peuple congolais résilient, souviens-toi de conserver une âme toujours éclairée devant les aspérités des difficultés et des obstacles. Allons de l’avant avec encore plus d’audace. Tu as raison d’espérer non pas parce que l’espérance est la dernière des déesses, mais parce que le seul espoir qu’on puisse avoir, c’est soi-même. Guidés par le triptyque de notre belle devise Unité-Travail-Progrès, la boussole qui oriente notre action, bien ancrée dans le solide boitier de la paix, engageons-nous résolument dans la marche accélérée vers le développement, pour que : vive la République ! Vive le Congo », a-t-il affirmé, concluant son propos d’investiture.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-17 17:13:22

Congo : Denis Sassou-N’Guesso investit pour un nouveau mandat de 5 ans

Elu dès le premier tour avec une très large majorité au scrutin des 12 et 15 mars dernier, le Président a été plébiscité par le peuple congolais tout entier avec 94,90% des voix exprimées. L’investiture et la prestation de serment de ce lui qui va présider aux destinées de la République du Congo, pour un mandat de 5 ans s’est déroulée ce jeudi 16 avril 2026 au stade de l’Unité du complexe sportif la Concorde de Kintélé. En présence de plusieurs chefs d’Etat et des représentants, qui ont rehaussé de leur présence à cette événement grandiose et d’une participation magistrale et massive des forces vives de Brazzaville et des citoyens de la commune de Kintélé.

Dans un stade plein à craquer, avec plus des 60.000 places assises, le chef de l’Etat congolais, le nouvel élu, Président de la République a fait vibrer le stade dès son arrivée sur les lieux. Une célébration d’investiture grandeur nature, qui a rassemblé, les filles et fils du Congo dans une même ferveur, celle de l’unité, de la concorde et du patriotisme. Sous les regards envieux et admiratifs de ses homologues d’Afrique et de partout à travers le monde.

En effet, à l'occasion de l’investiture puis de la prestation de serment du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, ouvrant l'audience solennelle a d’emblée prié le greffier en chef de procéder à la lecture du procès-verbal de constatation des résultats provisoires et définitif de l'élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026.

Ayant été déclaré élu avec 94,90% des suffrages exprimés, le Président Denis Sassou-N’Guesso devait prêté serment le 16 mars 2026, ce jour donc, devant la nation congolaise et la communauté internationale.

Devant les 9 juges de la Cour constitutionnelle, le Président de la République, debout, la main levée et la pomme ouverte, a en fait prêté serment, jurant ainsi « de respecter la Constitution et de ne pas trahir le peuple ».

En outre, l’heureux élu a notamment « remercié le peuple de lui avoir renouvelé sa confiance, et a promis de ne pas le trahir durant ce nouveau quinquennat, ce nouveau mandat qu’il place sous le signe de l’accélération de la marche vers le développement. Accélération visant à intensifier les efforts déjà engagés pour moderniser le pays. L’un des axes majeurs repose sur la diversification économique, dans un pays encore largement dépendant des ressources pétrolières. L’objectif affiché est de développer d’autres secteurs comme l’agriculture, l’industrie et les services, afin de rendre l’économie plus résiliente face aux fluctuations des marchés mondiaux, internationaux.

C’est ainsi que, dans cette dynamique, les infrastructures occupent une place centrale. Le pouvoir entend poursuivre la modernisation du réseau routier, améliorer l’accès à l’électricité et à l’eau potable, et renforcer l’attractivité des centres urbains tout en favorisant le développement des zones secondaires. Ces efforts s’inscrivent dans une vision plus large de transformation du territoire, avec l’ambition de réduire les déséquilibres entre les différentes régions du pays.

La question de l’emploi, notamment celui des jeunes, constitue également un enjeu crucial. Avec une population majoritairement jeune, le défi consiste à créer des opportunités durables à travers la formation professionnelle, le soutien à l’entrepreneuriat et l’encouragement des initiatives locales. La réussite de ces politiques dépendra en grande partie de la capacité du futur gouvernement, dont la formation a été annoncée, à mettre en œuvre des réformes efficaces et à assurer une gestion rigoureuse des ressources publiques.

Cependant, les défis demeurent obligatoires. La situation économique reste fragile, marquée en conséquence, par une dépendance persistante aux hydrocarbures et un niveau d’endettement qui limite les marges de manœuvre de l’État. À cela s’ajoutent les questions de gouvernance, notamment la nécessité de renforcer la transparence, de lutter contre la corruption et d’améliorer l’efficacité des institutions. La cohésion sociale représente un autre point d’attention, avec des attentes fortes en matière de réduction des inégalités et d’accès équitable aux services de base.

Au-delà du caractère cérémoniel, ce mandat apparaît comme une étape décisive. Il s’inscrit dans une continuité politique marquée, mais se trouve confronté à une exigence croissante de résultats concrets. La capacité à transformer les engagements en réalisations tangibles sera déterminante pour répondre aux aspirations de la population et inscrire durablement le Congo dans une dynamique de développement.

Par ailleurs, pour ce nouveau mandat de cinq (5) ans, qu’il entame dès aujourd’hui et ce, jusqu’en 2031, le Président Denis Sassou-N’Guesso, outre la jeunesse, qui le préoccupe particulièrement, place également la femme, au cœur d'un "Pacte Social" spécifique, articulé autour de la continuité des acquis et du renforcement de la représentativité politique.

Ainsi, les points clés qui définissent cette orientation sont les suivants :

Le "Pacte Social" entre les femmes et le Président : lors de la Journée internationale des droits des femmes en mars 2026, un mémorandum intitulé : « Ensemble pour un pacte social entre les femmes du Congo et leur futur président » a été officiellement présenté.

Ce document sert de feuille de route pour le quinquennat et repose sur :

La justice sociale et l'égalité des chances : Une volonté d'intégrer davantage les femmes dans les circuits économiques formels.

La redevabilité : Les organisations féminines demandent des actions concrètes et mesurables, rompant avec les simples promesses de campagne.

L'objectif de représentativité (Le quota de 30 %) est l'un des enjeux majeurs de ce mandat est l'application effective de la loi sur la parité. Revendication forte : Les femmes congolaises exigent le respect du quota légal de 30 % de représentativité au sein du gouvernement, du parlement et des instances de décision locales.

Mécanismes de sanction : Le Conseil consultatif de la femme plaide pour l'instauration de sanctions contre les institutions ou partis politiques qui ne respecteraient pas ce quota lors des nominations ou des investitures.

Le Plan National de Développement (PND) 2022-2026, qui se poursuit sous ce mandat, met l'accent sur : La sortie de l'informel : Actuellement, environ 70 % de la main-d'œuvre agricole est féminine, mais l'essentiel de cette activité reste précaire. Le gouvernement s'est engagé à renforcer l'accès au crédit et à la protection sociale pour ces travailleuses. Ce qui constitue une véritable autonomisation économique.

L'entrepreneuriat : Des programmes spécifiques sont encouragés pour inciter les femmes à créer des Activités Génératrices de Revenus (AGR) dans les zones urbaines comme Brazzaville et Pointe-Noire.

En définitive, si le précédent mandat a permis de poser des bases législatives (Loi Mouébara), ce nouveau mandat est présenté par les autorités comme celui de "l'action concrète". Les femmes ne se contentent plus d'un rôle symbolique mais se positionnent comme des partenaires contractuelles via le pacte social de 2026.

La cérémonie d’investiture et de prestation de serment du Président Denis Sassou-N’Guesso a en effet illustré une dimension diplomatique et symbolique de ce nouveau quinquennat, le 5e mandat consécutif. C’est en présence des forces vives du pays, très enthousiasmées et de plusieurs dirigeants politiques des pays frères que le Président de la République, chef de l’Etat a été investi. Avec les 21 coups de canon et la parade militaire sanctionnant ledit événement. Cette investiture a été un moment solennel et une vraie fête populaire qui restera gravé dans les annales de l’histoire politique de notre pays.

Reportage : VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville  

Créé le 2026-04-16 23:44:13

CONGO – Trafic de médicaments prohibés : Saisie exceptionnelle des produits Shalina par la police

Les Forces de police ont procédé à la saisie de produits pharmaceutiques de contrebande ou prohibés frauduleusement entrés sur le territoire national, notamment des produits des Laboratoires Shalina. Toute la cargaison a été détruite.

Il s’agit en tout de 52 cartons de produits Shalina d'une valeur marchande de plus de 100 millions FCFA qui ont été interceptés par la police dans les zones périphériques de Brazzaville.

Dans le lot saisi figurent plusieurs colis de tramadol, ce médicament utilisé comme drogue par les délinquants.

La police a procédé à la destruction de l’ensemble des produits par incinération.

De nombreux produits pharmaceutiques soumis à un usage strictement contrôlé sont régulièrement détournés de leur usage thérapeutique pour leur effet psychotrope, servant de drogue de substitution aux délinquants avec tous les ravages qu’ils induisent sur les consommateurs et les citoyens qui subissent les affres des drogués.

Parfois contrefaits ou coupés avec d’autres produits encore plus dangereux, voire conditionnés en des doses incertaines du fait de la demande exponentielle en direction des circuits de délinquance, ces produits posent un véritable problème de santé publique.

L’addiction des consommateurs conduit à des comportement déviants, les sujets sous l’emprise de ces drogues manquant de contrôle et de discernement, posant parfois des actes d’une extrême cruauté.

Cette saisie record montre, s'il en était besoin, que la lutte contre la vente illicite des produits pharmaceutiques reste une priorité pour la police. Elle intègre le dispositif dédié à l'éradication de la délinquance et de la criminalité.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-16 11:21:17

Bénin – Justice : recherché par le Bénin, l'influenceur panafricaniste Kemi Seba arrêté en Afrique du Sud

L'influenceur panafricaniste Kemi Seba, visé par un mandat d'arrêt au Bénin qui l'accuse d'avoir soutenu la tentative de coup d'Etat de décembre 2025, a été arrêté en Afrique du Sud. L’homme faisait l'objet d'une "procédure d'extradition en cours", a annoncé la police locale.

À la tête de l'ONG baptisée "Urgences panafricanistes" et connu pour ses diatribes radicales contre la France et les pouvoirs africains alliés de Paris, Kemi Seba a été arrêté lundi, en compagnie d'un fils, pour des "faits présumés de facilitation d'entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo", selon le communiqué de la police sud-africaine.

De son vrai nom, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba, compte 1,5 million d'abonnés sur les réseaux sociaux et se trouve poursuivi au Bénin pour "apologie de crimes contre la sûreté de l'État et incitation à la rébellion".

Né franco-béninois, il a été déchu de sa nationalité française en 2024 et soutient les régimes militaires issus de coups d'Etat au Sahel, hostiles à Paris et proches de la Russie. La junte nigérienne lui a octroyé un passeport diplomatique.

D’après la police-sud-africaine, le duo père-fils avait l'"intention de poursuivre sa route vers l'Europe" depuis le Zimbabwe.

"Leur comparution a été reportée au 20 avril 2026 et ils ont été placés en détention provisoire, une procédure d'extradition étant en cours", est-il précisé dans son communiqué.

L’arrestation a eu lieu dans un centre commercial de Pretoria où Kemi Seba a été interpellé en compagnie d’un facilitateur, qui avait reçu 250.000 rands, soit environ 13.000 euros, près de 8 millions 500.000 Francs CFA, pour l'aider à traverser la frontière.

Du motif de la demande d’extradition, rappelons que le 7 décembre 2025, des militaires mutins étaient apparus à la télévision béninoise, annonçant avoir renversé le président Patrice Talon.

En réalité, celui-ci, défendu par l'armée béninoise, n'avait jamais été arrêté et le putsch a été déjoué dans la journée avec l'appui des alliés nigérians et français.

Ce jour-là, Kemi Seba a salué dans une vidéo "le jour de la libération" de son pays. Farouche opposant de Patrice Talon, il avait été brièvement interpellé en 2019 et en 2023, lors de passages au Bénin.

En octobre 2024, Kemi Seba avait été placé en garde à vue en France en raison de soupçons de "liens" avec le groupe paramilitaire russe Wagner, puis relâché, même si l'enquête du parquet de Paris se poursuivait encore récemment. Il était notamment interrogé sur des soupçons "d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère (...) de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation".

Un an plus tôt, plusieurs médias avaient publié les Wagner Leaks, issus d'un piratage de documents internes au groupe paramilitaire Wagner, qui indiquaient que son fondateur Evgueni Prigojine, depuis décédé, avait financé et guidé certaines actions de Kemi Seba en Afrique entre 2018 et 2019.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-16 08:53:22

Congo – Promotion : Port d’insignes de grade des agents des forces de sécurité intérieure

Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza, a abrité la cérémonie de port d’insignes de grade des sous-officiers et officiers de la gendarmerie et de la police nationale au titre du 2e trimestre ce cette année 2026, sous le patronage du colonel Bertin Marius Mouaba, commandant de la région de gendarmerie de la Bouenza et du colonel-major Emmanuel Gilbert Ndakébonga Afouya, commandant de la zone militaire de défense n°2. En présence du Préfet de la Bouenza, Marcel Nganongo, assisté du président du Conseil départemental, Jean-Fulgence Mouangou et d’autres autorités sous-préfectorales et municipales de Madingou. Au total 19 promus de la police et de la gendarmerie ont porté leur nouveau galon, du grade de sergent à celui de capitaine.

Après lecture de l’arrêté de nomination des agents à leurs différents grades, le commandant de région de gendarmerie, le colonel Bertin Marius Mouaba, profitant de l’occasion et de la circonstance, a félicité les nouveaux promus et les a encouragés puis les a exhortés à plus d’ardeur au travail, afin que leur carrière aille de l’avant. Néanmoins, il leur a rappelé leurs différentes missions.

Ainsi, s'adressant aux nouveaux promus, ce, au nom du commandement de la force publique, particulièrement au nom du général commandant de la gendarmerie nationale, du général de police de première classe commandant la sécurité civile, et à son nom propre, le colonel Bertin Marius Mouaba, a adressé ses vives et sincères félicitations aux nouveaux promus du deuxième trimestre 2026.

« Nouveaux galons, nouvelle responsabilité, développant ainsi l'esprit de dévouement, l'esprit de vouloir bien faire, développant ainsi l'esprit de discipline, afin d'assurer la bonne tenue du service, la bonne tenue des troupes. A ceux qui n'ont pas été retenus pour l'avancement 2026, et ceux qui attendent, nous leur demandons de redoubler d'ardeur au travail pour retenir l'attention du commandement », a-t-il interpelé.

« La première des missions, a été l’élection présidentielle des 12 et 15 mars derniers s’est très bien déroulée, les populations vaquent librement à leurs occupations, la quiétude, la tranquillité et la paix règnent dans le département de la Bouenza », s’est-il félicité.

« Le deuxième objectif, il s'agit de la lutte contre le grand banditisme dans toutes ses formes. A ce jour, Monsieur le Préfet, Monsieur le colonel-major, commandant de la zone militaire de défense n°2, cette mission est en cours de réalisation », a rassuré et promis le colonel Bertin Marius Mouaba.

Une parade militaire des hommes et femmes des forces de l’ordre a ponctué ladite cérémonie de port d’insigne de grades de nouveaux promus sur le boulevard Denis Sassou-N’Guesso de Madingou

Parmi les promus, le plus gradé d’entre eux, le capitaine Brice Mignon Batondélé, de l’escadron de la sécurité routière de Madingou n’est pas resté indifférent de cette attention particulière de sa hiérarchie. Il a dévoilé son secret, qui n’est pas en fait un secret, ni un miracle non plus, mais une abnégation et une ardeur au travail au quotidien.

« Pour ceux qui ne sont pas passés au premier et au deuxième trimestre, je les encourage à beaucoup de sérénité et d’optimisme. Qu’ils ne se découragent pas », a-t-il exhorté à ses frères d’armes.

La cérémonie du port d’insignes de grade s’est terminée en apothéose par l’arrosage des galons dans la pure tradition militaire.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-14 23:38:21

Congo – Cérémonie d’investiture du Président Denis Sassou N’Guesso : La diaspora si loin, si près de l’évènement

Jeudi 16 avril, le Président Denis Sassou N’Guesso prendra une nouvelle fois date avec les congolais, à l’occasion de son investiture, après sa brillante élection à la présidentielle de mars dernier. Si les compatriotes présents au pays ainsi que les délégations de congolais venues de l’étranger vont converger en masse au Stade de la Concorde de Kintélé pour participer à l’évènement, le vivre, marquant ainsi leur adhésion à l’Homme qui prend ainsi un nouveau départ, les congolais dits de l’étranger, ceux de la diaspora, seront de tout cœur pour ce grand moment qui fédère une Nation. Par-delà la distance, ils seront si près en suivant l’évènement radio-télévisé. Beaucoup s’y sont préparés, à l’instar de la cellule des congolais qu’anime Roger Ndokolo, président de l’Union pour la refondation républicaine (Unirr). Dans leur fief d’Evry dans l’Essonne en région parisienne, l’heure est à la dernière touche aux préparatifs pour des conditions optimales de réception télévisuelle de l’évènement.

Une cérémonie d'investiture, est le moment où un président prend officiellement ses fonctions en prêtant serment, recevant les symboles du pouvoir et en étant reconnu par les représentants de la Nation. C'est un rituel qui transforme un individu en institution, marquant le début d'un nouveau mandat.

Ce moment d’intense communion avec le peuple revêt toute la solennité de la magie qui l’entoure. Et l’éther qu’il dégage, cette ambiance invisible mais ressentie par tout le monde, cette atmosphère indescriptible, cette énergie, cet état second, resteront en chacun même après avoir oublié les discours Mais, chacun disant : ‘’j’y étais’’.

Parlant d’éther, les grecs disaient qu’il est l’air pur que respirent les dieux, au-dessus des nuages.

Dire que jeudi au Stade de la Concorde qui témoignera bien de son nom, se nouera cette vérité biblique, Romains 13:1. : « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. »

Autant de symboles qui engagent le destin des congolais où qu’ils soient, pour qu’ils ne soient réservés qu’à ceux présents à Kintélé, les vivants et les morts. Et ce n’est point une méthaphore.

N’ayant pu faire le déplacement de Brazzaville afin d'être présent au Stade de la Concorde pour vivre l’évènement et ressentir le même éther que les congolais présents sur place, Roger Ndokolo a mis les petits plats dans les grands. Avec ses équipes, ils ont préparé une salle, pour suivre la retransmission de l’évènement et vivre à l’unisson ce moment d’intense émotion. Tous ont posé une journée de RTT, repos sur le temps de travail, afin de se libérer de toute charge professionnelle et se consacrer à l'évènement.

Roger Ndokolo est resté constant dans son soutien à Denis Sassou N’Guesso. Autant il avait appelé à sa candidature pour la présidentielle, autant il avait convié les congolais à voter massivement pour lui, normal que cet acte accomplit et avec la manière, que le président de l’Union pour la refondation républicaine (Unirr), Roger Ndokolo, adresse ses félicitations à l’heureux élu, choix de la majorité des congolais pour la stabilité, la paix et le développement du pays.

Son message de félicitation a témoigné d’un ancrage qui parle de lui-même.

« J’adresse mes chaleureuses félicitations au président-candidat Denis Sassou N’Guesso, "Bakala dia Kouba", à la suite de sa réélection et, je forme mes vœux les plus sincères de succès dans l’exercice pour son nouveau mandat à la présidence de la République du Congo », confiait-il, lors d’un point presse, le 30 mars dernier.

Roger Ndokolo s’est réjoui, par ailleurs, du bon déroulement de l’élection. Après la confirmation de la Cour constitutionnelle le 28 mars dernier, « il nous appartient désormais d’assurer une responsabilité partagée en vue de la réussite du projet de société pour lequel le président a été réélu », s’était-il engagé.

Aussi, est-il aussi normal de prendre part à l’investiture même par image interposée, confortant ces mots dont le poids revêt le sens même de l’expression "Loin des yeux, près du cœur", car l’absence physique n’empêche pas l’attachement affectif en ce Congo éternel et en celui qui en porte la charge, Denis Sassou N’Guesso.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-14 12:42:16

Mayoko-Mbinda : quand la débrouillardise part à la chasse et revient avec le dîner !

A Mayoko et à Mbinda, dans le département du Niari (sud), là où la forêt murmure encore les secrets des anciens et où la nature reste généreuse pour ceux qui savent l’écouter, une réalité s’impose avec autant de courage que d’ingéniosité : face au chômage qui serre un peu trop fort, les jeunes ont décidé de ne pas rester les bras croisés mais plutôt de les armer (de courage, bien sûr !) pour partir à la chasse. Ici, la chasse aux gibiers n’est pas qu’une simple activité traditionnelle. Elle devient une véritable bouffée d’oxygène économique, une réponse locale à une situation globale.

Entre deux sentiers poussiéreux et trois pièges savamment posés, les jeunes de Mayoko et Mbinda transforment leur détermination en solution concrète pour nourrir leurs familles.

Et il faut le dire, dans cette partie du pays, on ne plaisante pas avec la débrouillardise !

Quand certains envoient des CV qui restent sans réponse, d’autres envoient des chiens pisteurs avec des résultats bien plus tangibles.

A Mayoko et à Mbinda, le gibier, lui, ne demande ni diplôme, ni entretien d’embauche—juste un peu de patience, beaucoup d’adresse et une bonne dose de courage.

Mais au-delà de l’aspect économique, cette pratique renforce aussi les liens communautaires. On partage le produit de la chasse, on transmet les techniques ancestrales, et on entretient un savoir-faire qui, lui, ne connaît pas la crise.

Un porc-épic attrapé aujourd’hui, c’est un repas partagé demain, et souvent quelques rires autour du feu pour accompagner le tout.

Bien sûr, cette réalité appelle aussi à une gestion responsable des ressources naturelles. Car si la forêt nourrit, elle mérite aussi d’être protégée. Et les jeunes de Mayoko et Mbinda en sont de plus en plus conscients : chasser oui, mais avec respect, pour que demain encore, la nature continue de dire “présente”.

En somme, à Mayoko et à Mbinda, la chasse n’est pas seulement une tradition, c’est un acte de résilience.

Et pendant que le chômage tente de mettre tout le monde à genoux, ces jeunes-là, eux, préfèrent courir derrière le gibier que derrière les promesses.

Et entre nous, mieux vaut courir après un porc-épic bien réel que derrière un emploi qui joue à cache-cache !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-13 09:52:07

Congo - « La Départementalisation agricole face aux jeunes du Congo et au Congo des jeunes » : Michel Innocent Peya décrypte la révolution agricole de Denis Sassou N’Guesso

« Un peuple qui ne produit pas ce qu'il consomme n'est pas un peuple libre. » La matérialité de ce postulat, qui a toujours accompagné le Président Denis Sassou N'Guesso depuis des lustres, a désormais atteint sa vitesse de croisière à travers l'intensification du processus agricole par une départementalisation de celui-ci, avec la jeunesse comme force d'entraînement.

Une vision qui offre de nouveaux paradigmes et dessine l'espoir d'un essor agricole à même d'assurer les besoins des Congolais et d'ouvrir de nouveaux secteurs.

Constant dans son accompagnement de la vision multiforme du Président Denis Sassou N'Guesso, l'écrivain-chercheur Michel Innocent Peya a pris le sujet à bras-le-corps.

Dans son récent ouvrage intitulé : « La Départementalisation agricole face aux jeunes du Congo et au Congo des jeunes », le docteur Michel Innocent Peya s’impose comme un analyste engagé de cette vision présidentielle. Publié à Paris aux Éditions Tropiques Littéraires, ce livre se veut à la fois guide stratégique, manuel pédagogique et source d’inspiration pour les générations montantes.

Par-delà, cet ouvrage est une invite à repenser le lien entre l'homme et la terre nourricière, à bâtir des chaînes de valeur locales et à prouver que le développement économique peut se faire en harmonie totale avec l'environnement.

Ce livre est structuré en trois chapitres principaux ou titres. Le déroulé thématique des différents chapitres et sous-titres révèle la spécificité agricole qu'offre chaque département du Congo.

Un vivier de production qui puise dans son identité culturelle et est à même de devenir un bastion de prospérité, capable de nourrir les hommes sans épuiser la nature. Cela corrobore la directive d'émulation départementale lancée par le Président Denis Sassou N'Guesso, appelant les 86 districts du Congo à être des pôles de production agricole.

Le premier titre porte sur l'importance, la place et le rôle stratégique de l'agriculture dans le développement d'une économie verte. L'auteur relève que l'agriculture est le socle invisible mais inébranlable du développement humain, reliant la terre à la survie et à la prospérité des nations. Plus qu'une simple production, elle est le moteur principal pour réduire la pauvreté, générer des emplois et assurer la sécurité alimentaire, constituant la racine stratégique indispensable pour toute croissance économique durable.

Le deuxième titre de l'ouvrage est axé sur la départementalisation agricole au cœur de la stratégie de Denis Sassou N'Guesso pour le développement d'une économie verte au Congo-Brazzaville. L'auteur démontre que la départementalisation, ou décentralisation agricole, est un pilier de la stratégie de développement visant à placer les acteurs locaux au cœur de la production pour booster l'économie, assurer l'autosuffisance alimentaire et réduire la pauvreté rurale. Cette approche décentralisée adapte les politiques d'aménagement et de développement du territoire en adéquation avec la politique agricole. Ceci vise, à terme, l'autosuffisance alimentaire.

Le troisième titre de l'ouvrage traite de la stratégie de développement d'une économie verte portée par la jeunesse congolaise. L'auteur explique comment faire fonctionner l'économie verte et insiste sur l'autonomisation des jeunes en dégageant les mécanismes permettant d'atteindre cet objectif. Les zones agricoles protégées participent de cette vision.

En définitive, Michel Innocent Peya rappelle que la départementalisation agricole impulsée par le Président Denis Sassou N'Guesso s'affirme comme le pilier structurel d'un Congo durable, transformant les potentialités locales en une économie verte et souveraine.

Le succès de cette marche vers l'autosuffisance alimentaire repose désormais sur l'engagement, l'innovation et l'appropriation de cette démarche par les jeunes Congolais, véritables bâtisseurs d'un Congo nouveau et prospère. Une vision constante chez Denis Sassou N'Guesso.

Soulignons que cette invite à une réappropriation du secteur agricole concerne toutes les couches de la population ainsi que les secteurs de métiers spécifiques, notamment la Force publique.

Ainsi, le président Denis Sassou N’Guesso, chef suprême des Armées ne se lasse pas d’inviter la Force publique à contribuer à l’effort national de développement agricole pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Cette invite avait été réitérée à l’occasion de la cérémonie de prise d'armes, couplée au port des insignes des grades des nouveaux généraux, le 28 janvier 2022, afin de répondre aux prescrits du Plan national du développement (PND-2022-2026) élaboré par le gouvernement et qui place l’agriculture au sens large, au centre des actions à mener.

Dans ses orientations à la Force publique, le président de la République avait demandé de participer au développement de l’agriculture. « … que la force publique prenne sa part dans cet effort (…) Elle doit participer pleinement à cet effort de développement agricole au sens large », avait insisté le Président Denis Sassou N’Guesso.

Il appelait de fait les actifs d’aujourd’hui à se souvenir que la Force publique disposait des unités de production agricole. Une pratique qui se doit d’être remise au goût du jour, à l’instar de ce qui se fait dans la zone militaire de défense numéro 1 où des unités de production avicole forcent l’admiration.

Une expérience que le Président de la République avait appelé à se pérenniser. Ce qui vaut instruction à la Force publique pour des initiatives concrètes.

Ainsi qu'on le voit à travers cet ouvrage, Michel Innocent Peya pose les bases d'un changement de paradigme, conformément à la vision du Président Denis Sassou N'Guesso, celle d’un Congo souverain, vert et prospère.

Plus qu’un simple ouvrage, ce livre est un appel à l’action. Un appel à la jeunesse, aux décideurs et à toute la Nation pour faire de la terre nourricière le socle d’un avenir durable.

Cliquez sur la photo pour lire la vidéo.

Bertrand BOUKAKA / Jarele SIKA / Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-13 06:51:59

Kintélé en majesté : le Stade de la Concorde, théâtre d’une investiture sous le signe du rayonnement continental

Au nord de Brazzaville, le Stade de la Concorde de Kintélé s’apprête à vibrer au rythme d’un événement d’envergure nationale et internationale. Ce jeudi 16 avril, cette infrastructure emblématique accueillera la cérémonie d’investiture du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, dans une atmosphère annoncée solennelle et hautement symbolique.

Véritable joyau architectural, le Stade de la Concorde incarne à lui seul l’ambition du Congo de se hisser au rang des grandes nations africaines en matière d’infrastructures modernes. Pour cette cérémonie, il deviendra le cœur battant d’une nation rassemblée, fière de son parcours et résolument tournée vers l’avenir.

L’événement réunira plusieurs chefs d’État étrangers, témoignant du poids diplomatique et de l’influence du Congo sur la scène africaine et internationale. Cette forte mobilisation illustre non seulement les relations solides entretenues par Brazzaville avec ses partenaires, mais aussi l’intérêt porté à la stabilité et à la continuité institutionnelle du pays.

Au-delà du protocole, cette investiture se veut un moment de communion nationale. Autorités, corps constitués, forces vives de la nation et citoyens convergeront vers Kintélé pour célébrer une étape importante de la vie démocratique congolaise. Dans les tribunes comme sur l’esplanade, l’unité et l’espérance devraient se lire sur tous les visages.

Dans un contexte régional marqué par de nombreux défis, cette cérémonie apparaît également comme un message fort : celui d’un Congo confiant, engagé sur la voie du développement et de la consolidation de ses institutions.

À Kintélé, ce 16 avril, bien plus qu’une investiture, c’est toute une nation qui affirme sa stature, son ambition et sa place sur l’échiquier africain.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-12 06:30:46

Congo-Mines sous cloche : coup d’arrêt sur l’or et les minerais stratégiques

Dans une décision qui marque un tournant majeur pour le secteur extractif, le Ministère congolais des Industries Minières et de la Géologie, a annoncé la suspension des attributions et des renouvellements des titres miniers relatifs à l’or, à la cassitérite et au colombo-tantalite, selon une note de service signée le 1er avril dernier par le ministre d’Etat, Pierre Oba, et dont une copie est parvenue à notre rédaction. Une mesure forte, aux implications multiples, qui suscite à la fois interrogations et espoirs.

Une décision aux allures de pause stratégique

Cette suspension s’inscrit dans une volonté affichée de réorganiser et d’assainir le secteur minier. Depuis plusieurs années, l’exploitation de ces ressources, notamment l’or, connaît une expansion parfois difficile à encadrer, avec en toile de fond des pratiques artisanales peu réglementées, voire illégales.

L’État semble ainsi vouloir reprendre le contrôle, mieux cartographier les sites d’exploitation et renforcer les mécanismes de transparence dans l’octroi des permis. En d’autres termes : faire le tri avant de repartir sur des bases plus solides.

Entre lutte contre l’informel et préservation de l’environnement

L’exploitation anarchique de l’or et des minerais associés a souvent été pointée du doigt pour ses conséquences néfastes : dégradation des sols, pollution des cours d’eau, déforestation accélérée. La cassitérite et le colombo-tantalite, très prisés dans l’industrie électronique, n’échappent pas à cette réalité.

Avec cette suspension, les autorités envoient un signal clair : l’exploitation minière ne doit plus se faire au détriment de l’environnement ni en marge des règles établies.

Un impact économique à surveiller

Si cette décision peut apparaître salutaire sur le plan écologique et réglementaire, elle pourrait toutefois ralentir certaines activités économiques, notamment pour les acteurs locaux et les petites exploitations. Le défi sera donc de concilier rigueur administrative et soutien aux opérateurs légaux.

Vers une réforme en profondeur ?

Cette suspension pourrait n’être qu’une étape vers une réforme plus globale du secteur minier. Révision du cadre juridique, renforcement des contrôles, digitalisation des procédures : autant de pistes évoquées pour moderniser une filière stratégique pour l’économie nationale.

Une attente forte autour des prochaines annonces

Pour les observateurs comme pour les professionnels du secteur, une question demeure : quelle sera la suite ? Car au-delà du gel temporaire, c’est bien la vision à long terme qui est attendue.

En attendant, cette décision agit comme un signal d’alerte et peut-être comme le début d’une nouvelle ère pour l’exploitation minière au Congo-Brazzaville, plus responsable, plus encadrée, et surtout plus durable.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-11 10:48:48

Mayoko-Mbinda : Quand les flammes s’éteignent, les souvenirs s’embrasent

Il fut un temps — pas si lointain, mais déjà presque légendaire — où la nuit dans les pays de Mayoko (Moungoundou-Nord, Moungoundou-Sud, Mayoko, Mbinda), ne commençait vraiment qu’à la lueur d’un feu de camp. À peine le soleil tirait-il sa révérence que filles et garçons, petits et grands, convergeaient comme par magie vers ce point lumineux, cœur battant de la vie sociale.

Le feu crépitait, les rires fusaient, les regards se croisaient et parfois se perdaient.

Ah, ces fameuses soirées où les histoires rivalisaient avec les étoiles !

Entre contes d’anciens légèrement exagérés (on jurerait qu’ils avaient tous déjà combattu un lion au moins une fois…) et chants improvisés, chacun trouvait sa place. Même les plus timides finissaient par parler — ou au moins sourire dans l’ombre.

Et puis, soyons honnêtes : le feu de camp, c’était aussi le premier réseau social sans Wi-Fi mais avec beaucoup plus de connexions humaines !

Là-bas, pas de “vu à 22h31 sans réponse”, mais des discussions en face-à-face, des silences pleins de sens, et des éclats de rire impossibles à télécharger.

Mais aujourd’hui silence radio. Les flammes se sont éteintes, remplacées par les écrans lumineux. Les veillées ont cédé la place aux notifications. Chacun est désormais réuni mais seul, plongé dans son téléphone, comme si le village entier était devenu un grand feu de camp virtuel — sans chaleur, sans odeur de bois brûlé, et surtout sans ces regards complices qui en disaient long.

Faut-il pour autant parler de disparition totale ? Pas forcément. Car les souvenirs, eux, brûlent encore dans les cœurs. Et qui sait ? Il suffirait peut-être d’une allumette, d’un peu de bois et d’une bonne dose de volonté pour raviver la flamme.

Après tout, entre une batterie à 5 % et un feu à 100 %, le choix est vite fait non ?

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2026-04-11 08:45:13

PLUS D’UN UN MILLION DE VUES : Quand LES Échos du Congo-Brazzaville deviennent tonnerre !

Il y a des chiffres qui passent et d’autres qui font du bruit. Beaucoup de bruit. 1.434.326 de vues pour l’un de nos articles sur Les Échos du Congo-Brazzaville… oui, vous avez bien lu : 1.434.326 ! À ce niveau-là, ce n’est plus une audience, c’est une foule qui applaudit en continu — et sans micro défectueux. Soyons honnêtes : au début de cette aventure lancée en décembre 2015, on espérait être lus, mais de là à imaginer un jour franchir la barre symbolique du million, il y avait un pas. Un grand pas. Presque un saut périlleux sans filet mais avec beaucoup de passion en guise de parachute.

Aujourd’hui, cette performance est bien plus qu’un trophée numérique.

C’est une preuve de confiance, un clin d’œil complice de nos lecteurs que vous êtes, et un rappel clair : écrire, informer, raconter, ça compte. Et surtout, ça se partage.

Mais attention, qui dit succès dit aussi responsabilité ! Parce qu’après plus d’un million de vues, impossible de se cacher derrière un clavier en mode « on verra demain ». Non, maintenant, il faut être à la hauteur. Offrir encore plus de qualité, de rigueur et pourquoi pas quelques sourires bien placés, parce que l’info sérieuse n’interdit pas le sourire, loin de là.

À vous, chers lecteurs — fidèles de la première heure ou curieux de passage devenus accros — nous disons simplement : merci. Merci pour vos clics, vos lectures, vos partages, vos critiques (oui, même celles qui piquent un peu… elles font grandir !).

Plus d’un million de vues, c’est une étape. Mais l’aventure, elle, continue avec toujours la même ambition : informer, valoriser, et faire résonner les histoires qui méritent d’être entendues.

Et entre nous, si on a fait un million une fois, pourquoi pas deux ?

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-11 07:31:43

Congo – Rwanda : 32 ans après le génocide contre les Tutsis, la mémoire collective garde toujours bonne souvenance de la tragédie

La communauté rwandaise du Congo vivant à Brazzaville, a commémoré, le 7 avril 2026 au Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, les 32 années de la tragédie vécu par les Tutsis, victimes de d’un génocide en 1994. Ce 32e anniversaire a été placé sous le thème : « Se souvenir, s’unir et pour le renouveau ». La cérémonie officielle s’est déroulée dans une atmosphère de recueillement, de méditation et du souvenir de la communauté rwandaise de Brazzaville, patronné par l’ambassadeur de la République du Rwanda au Congo, Son Excellence Monsieur Parfait Busabizwa, des autorités gouvernementales congolaises et de quelques membres du corps diplomatique résident.

La soirée a connu des séquences pleines d’émotion et de sensation : la déclamation des poèmes et du témoignage vidéo fait par Madame Louise Mushikiwabo, actuel Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Le moment fort de ladite soirée, a été aussi, l’allumage des bougies par les enfants âgés de moins de 25 ans et de tous les participants, un geste fort et très symbolique, en hommage aux plus d’un million de victimes massacrées en l’espace de cent jours, soit en 3 mois dans le pays aux mille collines.

Cet acte, considéré comme un rituel en hommage aux morts, a traduit la solidarité et la communion des cœurs autour du devoir de mémoire.

Dans son allocution, l’ambassadeur du Rwanda au Congo, Monsieur Parfait Busabiswa a « donné un message émouvant qui appelle au ’’Kwibuka’’, à se souvenir, afin de mieux construire l’avenir. La commémoration du génocide contre les Tutsis au Rwanda est un cadre qui vise à honorer la mémoire des victimes tutsis innocente, à apporter du réconfort aux survivants et à rendre hommage à ceux qui ont mis fin au génocide doit être combattue où qu’elle se manifeste et que plus jamais ça se traduise par des actions concrètes », a-t-il formulé.

Il a appelé à une vigilance accrue face aux discours de haine et au négationnisme, qu’il a qualifiés de prolongation du crime. L’ambassadeur Parfait Busabiswa, faisant une rétrospective sur les racines historiques du génocide, a ainsi les décennies de divisions ethniques et de déshumanisation, exacerbées par les politiques coloniales et postindépendance.

« Pour les Rwandais, cette commémoration est à la fois un moment de souvenir et un engagement renouvelé, pour renforcer notre unité nationale. Aujourd’hui encore, 32 ans après, les blessures des rescapés du génocide demeurent profondes. La douleur est vive, mais notre détermination à préserver leur mémoire reste intacte. Leur mémoire nous rassemble et nous guide, transformant notre souffrance en une force collective pour agir avec courage et détermination au service du bien commun. ’’ Se souvenir, bâtir, ensemble’’ : tel est notre engagement permanent envers les victimes et les générations futures », a révélé l’ambassadeur.

Cependant, Parfait Busabiswa, de façon particulière, a honoré la résilience du peuple rwandais, avec la vision et le leadership du Président Paul Kagamé, a fait le choix de l’unité, de la réconciliation et de la reconstruction nationale.

La jeunesse rwandaise, qui n’a point connu la période du génocide, mais la vit dans cette douleur héritée et l’espoir d’un avenir apaisé. C’est à travers la déclamation des poèmes et les messages de mémoire rendus par les jeunes que cette commémoration a requis une portée pédagogique et mémorielle s’inscrivant ainsi dans une dynamique de transmission intergénérationnelle et de lutte contre l’oubli. Donc, trente-deux ans après le génocide, les souvenirs restent vifs et le message demeure intact.

VALDA SAINT-VAL/ Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-10 22:36:04

Bas-Kouilou : Quand la vitesse dépasse la raison et la route rappelle à l’ordre

Le drame s’est joué en quelques secondes, sur une route pourtant bien connue des usagers du Bas-Kouilou. Un véhicule lancé à vive allure, un pneu arrière qui cède brutalement, et soudain, le chaos. Bilan lourd : quatre vies perdues et plusieurs blessés graves, plongés dans une lutte silencieuse entre la vie et la mort.

Selon les premiers témoignages, le chauffeur roulait à une vitesse que même le vent aurait eu du mal à suivre. Mais sur la route, comme dans la vie, vouloir aller trop vite, c’est parfois risquer de ne plus arriver du tout.

L’éclatement du pneu a été l’élément déclencheur d’un scénario malheureusement trop fréquent : perte de contrôle, embardée, et l’irréversible.

Ce drame remet une fois de plus sur la table une vérité simple, presque banale, mais souvent ignorée : la route n’est pas un terrain de course. Elle n’applaudit pas les excès, elle les sanctionne.

Dans un style que la sagesse populaire aurait pu résumer avec une pointe d’ironie : mieux vaut arriver en retard que ne jamais arriver… Une phrase qu’on entend souvent, mais qui, visiblement, mérite encore d’être prise au sérieux.

Au-delà de l’émotion, c’est un appel à la responsabilité collective.

Conducteurs, passagers, autorités : chacun a un rôle à jouer pour que ces tragédies ne deviennent pas une habitude qu’on raconte avec résignation.

Aujourd’hui, le Bas-Kouilou pleure. Demain, espérons qu’il inspire davantage de prudence. Parce que sur la route, le vrai héros n’est pas celui qui roule vite, mais celui qui arrive vivant.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2026-04-10 13:29:00

Congo : La famille Adoua dément formellement un tract diffusé sur les réseaux sociaux insinuant une spoliation de biens laissés par le défunt général Blaise Adoua

La famille du feu Général Blaise Adoua, décédé il y a de cela 13 ans, représentée par Michel Adoua, administrateur des biens, Thérèse Adoua, sœur cadette, Aymar Adoua, premier fils, Edoungatso Léonard, chef de famille paternelle, Mme Mbossa Ngouabi Antoinette, cheffe de famille maternelle, ainsi que le colonel Ngakosso Benjamin, neveu du défunt, est sortie de son silence pour apporter un démenti formel suite à la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’un tract qu’elle qualifie de diffamatoire, prétendument publié en son nom.

Dans leur déclaration, les signataires dénoncent avec la plus grande fermeté la diffusion de ce tract mensonger sur les réseaux sociaux et condamnent une manœuvre qu’ils estiment destinée à nuire à leur honorabilité ainsi qu’à celle des personnes injustement citées, notamment le Colonel-Major Michel Innocent Peya. Ils mettent en garde les auteurs et relais de ces publications et réaffirment que la famille n’est ni de près ni de loin impliquée dans ces allégations.

La famille Adoua a tenu à clarifier la nature des relations ayant existé entre le défunt Général Blaise Adoua et l’officier supérieur. Selon elle, celles-ci se limitaient strictement au cadre professionnel, dans l’exercice de fonctions administratives et institutionnelles, sans aucune immixtion dans les affaires privées du disparu.

Elle précise également que la gestion des affaires personnelles et patrimoniales du feu Général relevait de collaborateurs distincts, dûment identifiés, et n’impliquait en aucun cas le Colonel-Major. Toute tentative d’associer ce dernier à des questions successorales est ainsi jugée infondée et dénuée de tout fondement.

Indignée par l’utilisation abusive de son nom, la famille exprime son profond regret face à cette situation qu’elle considère comme une manipulation. Elle met en garde contre toute tentative de l’impliquer dans des règlements de comptes qui lui sont totalement étrangers.

Enfin, les signataires appellent à la responsabilité de tous afin que cessent les accusations non fondées. Ils insistent sur la nécessité de préserver la vérité, tout en respectant la mémoire du feu Général Blaise Adoua et l’honneur des personnes injustement mises en cause.

Ci-joint, le document signé de la famille.

Le 14 avril 2013, décédait le général Blaise Adoua. Officier supérieur des Forces Armées congolaises, le général avait assumé diverses fonctions, avec de nombreux collaborateurs sous son commandement.

13 ans après le décès du général, un tract diffusé sur les réseaux sociaux par une pseudo « succession de feu général Adoua Blaise », rend certains de ces collaborateurs responsables de soustraction et spoliation des biens qui leur reviendraient de droit.

Des allégations sans fondement destinés à avilir l’honneur de ces hommes et que la famille Adoua qui a tenu conseil, rejette en conséquence à travers la mise au point publiée, ne se reconnaissant pas dans ce tissu de mensonges.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-10 09:24:06

Congo – Axe Dolisie Mossendjo : Un camion se renverse à Itsotso suite à l’effondrement d’un pont

Un camion chargé en provenance de Dolisie et en partance pour Mossendjo, s’est renversé après l’effondrement soudain d’un pont vétuste, qui a cédé sous le poids du véhicule. L’accident s’est produit à hauteur du village Itsotso. Par-delà l’accident, c’est toute la fragilité du réseau routier congolais qui ressurgit, laissant voyageurs et marchandises à l’arrêt.

Le bilan de cet accident se résume à des contusions du personnel de bord du véhicule qui ont sauté avant que ne survienne l’accident. Par mesure de précaution, le franchissement de certains endroits dangereux tels les ponts vétustes ou des montées de côtes par temps de pluie, obligent de descendre les passagers qui suivent le véhicule à pied, pour y reprendre place une fois le danger dépassé.

Ainsi, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. Mais derrière ce soulagement s’est dessinée une autre réalité, plus silencieuse et tout aussi préoccupante : celle d’une route coupée net, d’un trafic paralysé et de passagers abandonnés à leur sort.

Très vite, la scène s’est transformée en impasse avec des véhicules, immobilisés de part et d’autre du pont effondré, et qui ont formé une file d’attente sans horizon.

Sur place, des dizaines de voyageurs, parfois avec enfants et bagages, tentaient de comprendre la suite de leur trajet.

Faute d’alternative, certains n’ont eu d’autre choix que de poursuivre leur voyage à pied, bravant près de 15 kilomètres restant pour atteindre Mossendjo.

Ce nouvel incident met en lumière une problématique récurrente : l’état de dégradation avancée de certaines infrastructures routières, souvent laissées sans entretien suffisant.

Il est bien loin, le temps où les cantonniers remettaient permanemment les routes en état.

Que dire des sociétés forestières qui aménageaient les ponts et recouvraient l’aire de roulement de latérite. Cela est à rechercher dans les manuels d’histoire. Encore que les sociétés forestières, surtout asiatiques, ne respectent leur cahier de charge dont certaines lignes comprennent l’entretien routier.

À Itsotso, comme dans d’autres zones du pays, les ponts vieillissants deviennent des points de rupture, où le moindre passage peut faire basculer la situation. Prendre la route surtout en saison de pluie devient une véritable odyssée. En bons croyants, les voyageurs s’en remettent à Dieu, car rien ne garanti d’arriver dans les délais et sans pépin, mais on y croit.

Cet accident, bien que sans victimes, pose avec acuité la question de la sécurité routière au Congo. Si l’état des infrastructures constitue un facteur déterminant, il ne saurait occulter d’autres réalités : surcharge des véhicules, absence de contrôle technique rigoureux, ou encore vitesse inadaptée aux conditions de la route.

La circulation routière ne peut reposer uniquement sur la prudence des conducteurs lorsque les routes elles-mêmes deviennent des pièges. Inversement, même les infrastructures les mieux entretenues ne sauraient compenser des comportements à risque.

Il devient ainsi urgent de repenser l’équilibre entre responsabilité individuelle et investissement public. Réhabiliter les axes stratégiques, renforcer les contrôles, sensibiliser les usagers : autant de leviers indispensables pour éviter que les routes, censées relier les hommes, ne deviennent des lignes de fracture.

C’est aussi cela, la libre circulation des personnes et des biens garantie par la constitution. Une évacuation sanitaire d’urgence de Mbinda ou Mossendjo vers Dolisie ou Pointe-Noire est quasiment de l’ordre du miracle car l’état de la route finirait par achever le malade.

Si naguère, les voyageurs disposaient de deux choix de transport, notamment la voie ferrée Comilog et la route, désormais, seule la route comble tous les besoins routiers, de Dolisie à Mbinda. Son état d’abandon se vit en chacun et en tous, tel un délaissement des populations qu’elle dessert et qui attendent un ressaisissement des instances de l’État.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-09 12:52:02

Les Carnets de Jarele SIKA : De Brazzaville à Owando en passant par Gamboma et Oyo, une route pleine de vie, de rires et de merveilles !

Il y a des voyages qu’on organise et d’autres qui vous prennent par la main pour vous raconter leur propre histoire. Celui du journaliste reporter du média en ligne Les Échos du Congo-Brazzaville, Jarele SIKA, de Brazzaville à Owando en passant par Gamboma et Oyo, appartient sans hésiter à la seconde catégorie : une aventure où chaque kilomètre respire la rencontre et chaque halte devient un souvenir précieux.

Dès le départ de Brazzaville, en mars dernier, la capitale bouillonnante donne le ton. Entre klaxons impatients, motos pressées et vendeurs ambulants capables de rivaliser avec des sprinteurs olympiques, la ville semble vous dire avec malice : « Va découvrir ailleurs mais n’oublie pas de revenir ! »

Puis la route s’ouvre, large et généreuse, bordée d’une nature sincère et éclatante. Les forêts luxuriantes défilent, les villages s’égrènent comme des perles, et les enfants saluent avec une énergie digne d’un accueil présidentiel.

Ici, même les arbres paraissent complices du voyage.

Gamboma, l’étape qui surprend et séduit

Arrivé à Gamboma, le voyage prend une saveur particulière. Ville discrète mais pleine de caractère, elle se dévoile sans artifice, avec une authenticité qui touche immédiatement. Les rues y vivent à leur rythme, entre petits commerces, échanges chaleureux et éclats de rire spontanés.

Le marché de Gamboma est une scène vivante où tout s’anime : produits locaux soigneusement exposés, discussions animées, négociations qui ressemblent parfois à des matchs amicaux, mais toujours avec le sourire. Ici, on ne vend pas seulement des marchandises, on partage une ambiance, une énergie.

Et puis, il y a cette simplicité désarmante : à Gamboma, on vous parle comme si on vous connaissait déjà. Pas de distance, juste de l’humain, du vrai.

Oyo, le charme tranquille qui vous attrape sans prévenir

À Oyo, l’accueil ne se joue pas, il se vit. La ville respire une sérénité presque contagieuse. Les rues invitent à ralentir, non par obligation, mais par plaisir.

Ici, le temps semble avoir décidé de lever le pied et franchement, il a bien raison.

Les marchés sont une explosion sensorielle : couleurs éclatantes, odeurs envoûtantes, et ce fameux duel entre poisson fumé et épices locales qui se termine toujours sans vainqueur.

Les commerçantes, véritables reines de la convivialité, vendent avec autant de talent leurs produits que leur bonne humeur.

À Oyo, même les conversations prennent leur temps. Chaque échange devient un moment à savourer.

Cap sur Owando, entre modernité et traditions

En poursuivant vers Owando, le voyage gagne en intensité. La ville apparaît avec élégance, mêlant modernité naissante et traditions solidement ancrées. Les rues sont animées, mais jamais débordées, un équilibre rare, presque enviable.

Les marchés d’Owando sont un spectacle permanent : on y négocie avec passion, on y rit à pleins poumons, et on repart souvent avec plus que prévu parce qu’ici, résister au talent de persuasion d’une vendeuse relève presque d’un sport de haut niveau !

Mais au-delà des lieux, ce sont les visages qui marquent. Des regards francs, des poignées de main sincères, des échanges simples mais profondément riches. L’hospitalité ici n’est pas un slogan : c’est une manière d’être.

Un voyage qui dépasse les kilomètres De Brazzaville à Owando, en passant par Gamboma et Oyo, ce périple est bien plus qu’un trajet. C’est une plongée dans un Congo vivant, chaleureux, imprévisible parfois, mais toujours profondément attachant.

Et au moment de repartir, une évidence s’impose : On ne quitte jamais vraiment ces terres. On y laisse un peu de soi et on emporte énormément des autres.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-04-09 07:55:29

  • Début
  • Précédent
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • Suivant
  • Fin
Copyright © 2026 Les Echos du Congo Brazzaville - Tous droits réservés .