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  • Pascal Lissouba voulait faire de Brazzaville « Ngouabiville »

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  • À l’Université Marien Ngouabi, les salaires jouent les abonnés absents : la grève pointe à l’horizon

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  • À l’école, même le « petit coin » mérite sa grande révolution !

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Pascal Lissouba voulait faire de Brazzaville « Ngouabiville »

Un jour seulement après la disparition du président Marien Ngouabi, le professeur Pascal Lissouba aurait proposé, le 19 mars 1977, de débaptiser Brazzaville pour l’appeler « Ngouabiville ». Une proposition forte, révélatrice de l’émotion suscitée par la disparition du chef de l’État.  Selon le témoignage rapporté par Florent Tsiba,  ministre d’État et directeur de cabinet du Président de la République, Denis Sassou-N'Guesso,  l’idée de Pascal Lissouba figurait parmi plusieurs propositions destinées à immortaliser la mémoire du Président Marien Ngouabi.

Finalement, le choix s’est porté sur une autre option : rebaptiser l’Université de Brazzaville, devenue l’Université Marien-Ngouabi, ainsi que certaines avenues de la capitale, affirme Florent Tsiba sur Télé Congo.

"Ce petit brin d'histoire merite d'être connu par les nouvelles générations", a martelé Florent Tsiba.

Cette séquence de l’histoire congolaise rappelle surtout la place particulière qu’occupait Marien Ngouabi dans la mémoire nationale.

En proposant de transformer le nom même de la capitale, Pascal Lissouba avait, dès les premières heures suivant la disparition du président, inscrit son hommage dans une dimension pour le moins spectaculaire.

Une proposition qui, près d’un demi-siècle plus tard, continue d’interroger sur la manière dont le Congo a choisi d’immortaliser l’un de ses anciens dirigeants.

On rappelle qu'après le ralliement de l'Afrique-Équatoriale française (AEF) initié notamment par Félix Éboué, Brazzaville devient le centre politique de la résistance extérieure. Charles de Gaulle s'y installe le 24 octobre 1940 et proclame la ville capitale de la France libre le 26 octobre 1940.

En janvier et février 1944, de Gaulle y réunit la célèbre conférence pour repenser les liens entre la France et ses colonies africaines.

Avant de s'appeler Brazzaville, le site de la ville s'appelait Mfoa (du nom d'un petit affluent du fleuve Congo), lorsqu'il faisait partie du royaume Téké. Avant l'arrivée des Européens et la découverte de la région, la zone était aussi connue sous le nom de Pumbo, un important carrefour d'échanges commerciaux par troc.
 
La ville actuelle a été fondée le 3 octobre 1880 par l'explorateur français Pierre Savorgnan de Brazza, qui lui a ensuite donné son nom. Contrairement à d'autres villes africaines, le nom de Brazzaville n'a jamais été changé depuis sa fondation.
 
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-09 07:57:34

À l’Université Marien Ngouabi, les salaires jouent les abonnés absents : la grève pointe à l’horizon

À l’Université Marien-Ngouabi de Brazzaville, la patience des enseignants et personnels semble avoir atteint ses dernières limites. Le collège intersyndical a publié, le 5 octobre, un préavis de grève de 72 heures, face à l’accumulation des salaires impayés.

Dans le détail, les agents réclament notamment les salaires des mois d’août et septembre 2024, mais aussi ceux de mai, juin, juillet, août et septembre 2026. Une situation qui transforme chaque fin de mois en véritable exercice de suspense : « Serons-nous payés cette fois-ci ? »

Pour les travailleurs concernés, l’équation devient particulièrement difficile. Comment assurer les dépenses quotidiennes, les transports, les loyers et les charges familiales lorsque le salaire, lui, semble avoir décidé de prendre des vacances prolongées ?

Le collège intersyndical donne donc 72 heures aux autorités pour apporter une réponse concrète. À défaut, l’université risque de connaître une nouvelle paralysie.

À l’UMNG, le message est désormais clair : les cours peuvent attendre quelques heures, mais les salaires, eux, ont déjà beaucoup trop attendu.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-07 12:22:00

À l’école, même le « petit coin » mérite sa grande révolution !

Pour de nombreux élèves congolais, aller aux toilettes à l’école relève parfois du véritable parcours du combattant. Installations vétustes, latrines insuffisantes ou conditions d’hygiène préoccupantes : le « petit coin » est loin d’être un endroit où l’on peut aller en toute tranquillité. Conscient de cet enjeu, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondélé, a lancé, le 3 octobre dernier à Brazzaville, une campagne de mobilisation destinée à assainir les établissements scolaires et à réhabiliter les latrines.

« Les enfants ont besoin d’être dans les meilleures conditions d’hygiène », a souligné le ministre, appelant à la participation des élèves, mais aussi à l’implication de l’État et des institutions.

Car une école propre, ce n’est pas seulement des salles de classe et des tableaux : c’est aussi des toilettes dignes, accessibles et salubres. Et pour les élèves, pouvoir répondre à un besoin naturel sans transformer la récréation en expédition mérite bien une petite révolution sanitaire !

L’ambition affichée est claire : doter tous les établissements scolaires de véritables systèmes sanitaires, pour faire de l’hygiène un droit et non un privilège.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-10-07 09:51:46

Congo – Gendarmerie nationale : le général Gildas Olangué prend effectivement le commandement de ses troupes à travers les 15 régions de gendarmerie du pays

Nommé à titre exceptionnel, commandant de la gendarmerie nationale par décret présidentiel, le 17 août 2026 et juste après sa prise de commandement, le nouveau commandant de la gendarmerie, le général de brigade Gildas Olangué, a amorcé, le vendredi 2 octobre 2026 une tournée à travers les 15 régions de gendarmerie du Congo. La première étape de ce périple sécuritaire a commencé dans le département du Pool et du Djoué-Léfini, ceci pour faire un tant soit peu : une évaluation des conditions de travail du personnel sur le terrain ; procéder à la transmission des nouvelles orientations stratégiques et appliquer un renforcement du maillage sécuritaire du territoire national. 

En effet, Kinkala, chef-lieu du département du Pool et l’une des régions de Gendarmerie Nationale de tous les départements du pays. C'est par une force mixte de police et gendarmerie que le Général de Brigade Gildas Olangué a été accueilli pour sa toute première visite de terrain.

Cette tournée qui va se prolonger sur tout le mois d’octobre en cours, vise à communiquer avec tous les gendarmes, mais également, à les visiter, à vivre et toucher du doigt les réalités de travail, aussi, à transmettre à son personnel la vision de sa hiérarchie. En vue de réaffirmer la cohésion et les préparer à affronter les objectifs prochains.

D’emblée, à Kinkala, le Général de brigade Gildas Olangué a, ainsi présenter les priorités de la hiérarchie. Il a par ailleurs insisté sur la discipline, l'éthique, la cohésion inter-unité, la sécurité des personnes et de leurs biens, ainsi que la sécurité aux frontières.

Ensuite, le Colonel Pascal Ibengué, commandant de la région de gendarmerie du Pool, a fait le point de la situation sécuritaire qu'il qualifie de calme sur l'ensemble du département.

« C'est un grand jour pour nous de recevoir le Général commandant de la région nationale et surtout que c'est sa première sortie, nous nous sentons honorés de cette visite. Dans cette visite, nous avons été réconfortés par tout ce qu'il nous a dit. Il nous a appelé à se mettre résolument au travail. Il nous a rappelé les grands principes, il nous a rappelé nos droits et devoirs, mais surtout nous a appelé à un engagement sans faille en faveur de la population », a-t-il fait savoir.

A noter que le nouveau Commandant de la Gendarmerie national, colonel à l’époque, a dirigé cette région de gendarmerie de 2012 à 2013, en qualité de commandant de région. De ce fait, il a refusé de faire la visite à bord de sa voiture de commandement, préférant effectuer cette visite en la marchant. Il s’est dit « être chez lui », a-t-il confié à ses collaborateurs.

Après le Pool, le commandant de la gendarmerie nationale s'est rendu à Yié, où il a visité le siège provisoire de la région de gendarmerie de Djoué-Léfini, pour les mêmes objectifs. Dans ces installations, le Général a bénéficié d’une visite guidée de l'escadron de sécurité routière, de la compagnie territoriale d'Ignié et du poste de gendarmerie de Mandiélé à 31 km du PK 45. Cette tournée qui commence par les régions de gendarmerie du Pool et du Djoué-Léfini se poursuivra dans la zone sud avant de s'achever dans la partie méridionale du pays.

Par ailleurs, il sied de signaler que cette tournée nationale du général Gildas Olangué vise aussi à remédier aux multiples problèmes qui minent notre société, afin de répondre à plusieurs priorités stratégiques et opérationnelles majeures :

1. Évaluation du dispositif et état des lieux sur le terrain

Infrastructures et équipements : Inspecter l'état des casernes, des brigades et des postes de contrôle afin d'identifier les besoins matériels, logistiques et roulants des unités territoriales.

Conditions de vie des hommes : Prendre la mesure des réalités quotidiennes du personnel, notamment dans les zones reculées ou à fortes contraintes opérationnelles.

2. Remobilisation et remaniement de la discipline

Rappel des valeurs éthiques : Insister sur le respect de la déontologie militaire, la lutte contre la corruption, les tracasseries routières et les abus de pouvoir envers les populations civiles.

Renforcement de la chaîne de commandement : Transmettre directement sur le terrain les nouvelles orientations de la haute hiérarchie et s'assurer de la rigueur dans l'exécution des ordres.

3. Optimisation du maillage sécuritaire du territoire

Proximité avec la population : Restaurer et consolider la confiance entre la gendarmerie et les citoyens pour encourager le renseignement humain et la collaboration communautaire.

Lutte contre le grand banditisme : Adapter les stratégies de patrouille et de prévention face à la recrudescence de la criminalité urbaine, du grand banditisme rural et du phénomène des « bébés noirs ».

Le périple du commandant de la gendarmerie nation, le général Gildas Olangué se poursuit sans discontinuer sur toute l’étendue du territoire, dans le reste des régions de gendarmerie du pays.

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville / Source : Cellule de Communication de la Gendarmerie Nationale

Créé le 2026-10-05 16:50:24

Makotimpoko : Tshisekedi annonce l’indemnisation des victimes

En visite à Brazzaville, le président de la RDC, Félix Tshisekedi, a exprimé ses profonds regrets après les récents incidents survenus à Makotimpoko, dans le département de la Nkeni-Alima.

Face à son homologue Denis Sassou-N’Guesso, le chef de l’État congolais a surtout annoncé la volonté de la RDC d’indemniser les familles des victimes, en signe de compassion et d’apaisement.

Félix Tshisekedi a également appelé à préserver les liens historiques et fraternels entre les peuples des deux Congo, tout en chargeant ses ministres de l’Intérieur et de la Défense de travailler avec leurs homologues congolais à la prévention de nouveaux incidents sur le fleuve Congo.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-10-04 18:01:31

Congo - Éducation : des kits scolaires pour une rentrée effective à Malélé

L’année scolaire 2026-2027 a officiellement débuté le 1er octobre 2026 au nouveau Collège d’enseignement général (CEG) de Malélé, dans le département du Kouilou, grâce à l’appui de Paul Valise Matombé, député de Mvouti 1. Ce dernier a apporté différents kits scolaires pour mieux aborder cette rentrée, la reprise des classes. Pour garantir le démarrage effectif des cours, l’élu a fourni des kits scolaires et des fournitures de bureau. 

Le don de kits scolaires, une initiative de Paul Valise Matombé : 

Paul Valise Matombé, de distribuer ces kits aux élèves, est une réponse adéquate, afin de contribuer au bon démarrage de l’année scolaire dans cet établissement, qui ouvre ses portes pour la première fois.

En offrant ces kits scolaires, composés des cahiers, stylos, cartables et bien d’autres à la première promotion d’élèves, Paul Valise Matombé a voulu souligner l’importance qu’il accorde à l’éducation et à la formation de l’élite intellectuelle, essentielles au développement du pays.

Dans son mot d'encouragement et soutien aux élèves, il a souhaité une réussite éclatante, concluant par ces mots : « Bonne chance aux apprenants et rendez-vous aux résultats ! »

Un soutien précieux pour les familles :

Lors de cette rentrée scolaire, le député Matombé a mis en lumière l’importance de soutenir les parents d’élèves, souvent confrontés à des difficultés financières en début d’année scolaire. Par cette initiative, il a cherché à alléger la charge financière des familles.

Ce geste de solidarité a été chaleureusement accueilli par les parents et les élèves.

Un geste de bienveillance :

Les bénéficiaires des kits scolaires ont exprimé leur gratitude envers Paul Valise Matombé. Ces fournitures constituent non seulement une aide matérielle précieuse, mais aussi un symbole de son engagement envers la communauté. Ce geste a été perçu comme une action significative d’un représentant du peuple à l'assemblée nationale, soucieux du bien-être de ses mandants.

Grâce à l’appui de Paul Valise Matombé, les enfants de Mvouti commencent l’année scolaire dans un établissement moderne et accueillant. Le député entend rester constant à sa politique de proximité et de cohésion sociale, en contribuant à offrir un environnement éducatif propice à l’épanouissement des jeunes de la localité.

Cette initiative illustre son engagement à soutenir les familles de sa circonscription. Les efforts conjugués de la communauté et de ses représentants contribuent à préparer un avenir prometteur pour les jeunes générations de Mvouti.

Photos : DR

VALDA SAINT-VA & BORYS MIAT / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-03 19:35:45

Congo - Quatrième édition du Festival international du Livre et des Arts assimilés du Bénin : « Le Congo doit rayonner à la hauteur de son héritage », dixit Thierry-Paul Ifoundza

À l’aube de la quatrième édition du Festival international du Livre et des Arts assimilés du Bénin (FILAB), l'écrivain congolais Thierry-Paul Ifoundza publie son nouveau roman, « La Grammaire du déchirement ». Entre diplomatie culturelle, géopolitique mondiale et secrets d'écriture, l'auteur se confie sans détours sur les ambitions de son œuvre et les défis du rayonnement littéraire de son pays d’origine, le Congo-Brazzaville.

Le FILAB, carrefour des récits africains

Pour cette 4ème édition du FILAB, le Bénin s'apprête une nouvelle fois à devenir l'épicentre des Lettres africaines. Comment définissez-vous de ce rendez-vous et quelle importance revêt sa dimension internationale ?

Thierry-Paul Ifoundza : Le FILAB est un événement culturel béninois de portée internationale qui rassemble les acteurs de la chaîne du livre et des arts pour mettre en lumière toute la richesse de la culture béninoise et africaine. Pour moi, ce festival incarne d'abord une ambition profonde : c'est une histoire des Africains racontée par les Africains eux-mêmes, indispensable pour assurer la transmission de notre patrimoine aux générations futures. Sa portée internationale est désormais indiscutable. À chaque édition, pas moins de quinze nations y participent, les délégations les plus massives venant traditionnellement du Cameroun, du Togo ou encore du Sénégal. 

La présence du Congo-Brazzaville, terre historique de grands écrivains, semble pourtant fluctuer. Quel regard portez-vous sur la représentativité de votre pays cette année ?

TPI : C’est une vraie source d'inquiétude. Si l'édition précédente avait vu la participation de trois acteurs congolais, dont moi-même, j'ignore encore combien nous serons cette année. Je crains sincèrement que nous retombions dans l'ornière de 2024, où j'étais l'unique ambassadeur des lettres congolaises. Une telle solitude n'honore pas notre pays, la patrie de Tchicaya U'Tamsi. Le Congo se doit de rayonner à la hauteur de son immense héritage littéraire. 

Le thème du festival en 2026 s'intitule : « Littérature, médiation culturelle et promotion de la paix ». En quoi résonne-t-il avec l'actualité brûlante de notre siècle ?

TPI : Cette thématique tombe à point nommé, à une époque où l'humanité est bousculée par des crises multiformes : le terrorisme transfrontalier au cœur du Sahel, la guerre russo-ukrainienne, ou encore l'interminable conflit israélo-palestinien. Face à ces tragédies armées qui ébranlent nos sociétés, le monde de la culture ne peut rester spectateur. Il est primordial que les artistes et les écrivains s'engagent pour « démocratiser » la culture. C'est en ouvrant ces espaces de dialogue que nous parviendrons à apaiser les ardeurs belliqueuses et à poser les jalons d'une paix durable. 

Entre création humaine et intelligence artificielle

Le monde littéraire est actuellement secoué par une vive polémique autour du dernier roman de Thelyson Orélien, certains soupçonnant l'œuvre d'avoir été intégralement générée par une Intelligence Artificielle. Quelle est votre position sur ce sujet ? 

TPI : Je suis de près les débats qui agitent notre milieu, mais concernant le cas précis du roman de Thelyson Orélien, je ne l'ai pas encore lu. Par conséquent, par fidélité à ma rigueur de lecteur, je m'abstiens de tout commentaire hâtif. La question de l'IA reste cependant un défi majeur pour l'avenir de la création. 

« La Grammaire du déchirement » : de Makoua à Saint-Pétersbourg aux tropiques

Votre nouveau roman, « La Grammaire du déchirement », paraît précisément cette semaine, sur le point de coïncider avec l'ouverture du FILAB. S'agit-il d'une stratégie éditoriale calculée ? 

TPI : Pas du tout, c'est une pure coïncidence de calendrier ! Le travail de l'écriture obéit à sa propre temporalité, totalement indépendante des agendas événementiels ou des festivals culturels. Le livre était prêt, son heure était venue. 

Votre protagoniste principale, Veronica Orlova, est une femme d'origine russo-ukrainienne. Pourquoi avoir choisi de confier le destin de votre récit à une voix issue de cette double culture ?

TPI : En confiant la narration à une femme de sang « mélangé », j'ai voulu faciliter la transmission d'un message complexe. Sa double identité offre un prisme unique pour observer les déchirements du monde. Le style, le souffle et la cadence des événements qu'elle rapporte sont en parfaite adéquation avec cette réalité « binoculaire ». C’est à travers son regard partagé que l'universalité du conflit se révèle. 

Contre toute attente, le roman s'ouvre sur une plongée immersive dans le nord du Congo profond, à Makoua. Quel rôle joue cette localité dans la construction de votre héroïne ? 

TPI : C’est le grand bonheur que je réserve à mes lecteurs : la découverte de Makoua, cette magnifique localité congolaise traversée par l'équateur et bordée par la rivière Likouala-Mossaka. C’est un endroit doté d’une flore et d'une faune exceptionnelles, mais c'est aussi une ville qui vibre au rythme envoûtant des tam-tams et de la danse Apara ! 

Dès l'incipit du roman, Veronica Orlova transporte le lecteur dans les rues de Makoua. Ce qui est fascinant, c'est qu'elle manifeste une admiration totale pour cet espace géographique sans jamais y avoir mis les pieds, alors qu'elle vivait à des milliers de kilomètres durant son enfance. Sans connaître physiquement le Congo, elle portait déjà en elle une certaine idée, quasi mystique, des tropiques. C'est ce voyage intérieur et géographique que je vous invite à découvrir.

Propos recueillis par Bedel Baouna

« La grammaire du déchirement » de Thierry-Paul Ifoundza, MVO éditions, 201 pages, 21 euros

Créé le 2026-10-03 19:35:30

Lumumba : Brice Itoua ne perd pas de temps, le nouvel administrateur-maire passe à l’action

À peine installé dans ses fonctions d’administrateur-maire du premier arrondissement Lumumba, à Pointe-Noire, Brice Itoua affiche déjà sa détermination : être sur le terrain et se mettre résolument au travail.

Pour ses premiers pas à la tête de l’arrondissement, Brice Itoua affiche une détermination claire : observer, écouter, agir et travailler. Une présence de proximité qui traduit sa volonté de prendre rapidement la mesure des défis auxquels est confronté Lumumba et d’apporter des réponses concrètes.

Sa démarche est simple : être au contact des habitants pour mieux comprendre leurs attentes et faire de l’action de terrain un véritable outil de proximité.

Avec cette entrée en matière, le nouvel administrateur-maire entend manifestement imprimer son rythme : moins de discours, davantage d’action.

À Lumumba, Brice Itoua est déjà en mouvement, avec l’ambition de faire de son mandat une expérience municipale placée sous le signe de la proximité, de l’écoute et du travail.

Pour Brice Itoua, le mandat semble commencer par une règle simple : « être sur le terrain pour mieux servir ».
 
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo
 
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

 

Créé le 2026-10-03 10:49:24

Dialogue entre la France et les Pays Africains : de l’égalité des partenaires à la puissance des partenariats

« La Francophonie, c’est cet Humanisme intégral, qui se tisse autour de la terre», Léopold Sédar Senghor, 1962. Les relations entre la France et l’Afrique entrent dans une nouvelle phase. Il faut savoir en saisir les possibilités. Le monde change rapidement, et l’Afrique avec lui. Les partenariats se diversifient, les économies se transforment, les transitions numérique et technologique s’accélèrent, tandis que l’énergie, la sécurité alimentaire, le climat, l’industrie ou l’intelligence artificielle redessinent les rapports de puissance. Dans le même temps, les sociétés attendent des relations internationales qu’elles produisent davantage que des déclarations : des opportunités, des investissements, des emplois et des résultats concrets. Dès lors, une question s’impose : que peuvent désormais construire ensemble la France et les pays africains pour les décennies à venir ?

La réponse ne peut consister simplement à perfectionner les formes anciennes de coopération. Elle doit permettre de construire une capacité commune à agir, produire, innover et investir.

C’est là que peut commencer un nouveau chapitre du dialogue franco-africain.

La relation ne peut plus se penser principalement à travers l’aide, la présence ou les instruments traditionnels de la diplomatie. Son avenir se joue aussi dans l’économie, l’industrie, la technologie, l’énergie, l’éducation, la recherche, l’entrepreneuriat et, surtout, dans l’investissement dans le capital humain.

Autrement dit, il s’agit de passer d’une logique de coopération à une logique de capacités.

Une relation moderne ne se mesure plus seulement au nombre d’accords conclus ou de sommets organisés. Elle se mesure à ce qu’elle permet effectivement de créer : des entreprises, des infrastructures, des centres de recherche, des projets industriels, des technologies, des compétences, des chaînes de valeur et des emplois.

L’autonomisation prend ici tout son sens. L’objectif n’est pas qu’un partenaire agisse à la place de l’autre, mais que chacun dispose des moyens d’entreprendre, de produire et d’investir, et que leurs capacités se complètent lorsque l’action commune est plus efficace.

Cela implique de faire évoluer les instruments eux-mêmes.

La coopération ne doit pas seulement financer : elle doit permettre d’investir. Elle ne doit pas seulement transférer une technologie : elle doit favoriser son appropriation, son développement et, lorsque cela est pertinent, sa production locale. Elle ne doit pas seulement former : elle doit créer les conditions permettant aux compétences d’innover, d’entreprendre et de circuler.

Dans la santé comme dans l’énergie, l’agriculture, l’industrie pharmaceutique, le numérique, l’intelligence artificielle, les infrastructures ou les services financiers, il existe un même enjeu : rapprocher entreprises, universités, centres de recherche et investisseurs pour créer davantage de valeur localement et construire des projets capables d’être compétitifs internationalement.

Faire des territoires un nouveau pilier du partenariat

Cette refondation ne peut toutefois rester une affaire de capitales.

Les principaux défis auxquels sont confrontées les populations prennent d’abord une forme territoriale : eau, énergie, mobilité, assainissement, déchets, numérique, emploi, formation, santé, urbanisation ou développement économique.

Les collectivités et les villes sont donc naturellement placées au contact des besoins et des solutions.

La coopération décentralisée pourrait, dans ce contexte, changer d’échelle et de nature. Non plus seulement entretenir des jumelages ou des échanges institutionnels, mais construire des partenariats territoriaux de développement, d’innovation et d’investissement.

Villes et régions françaises et africaines peuvent devenir des laboratoires de solutions communes : modernisation des administrations, digitalisation des services publics, planification urbaine, mobilité, eau, environnement, formation des cadres, entrepreneuriat ou accompagnement des PME.

Il s’agit progressivement de passer du jumelage de représentation au jumelage de projets ; du protocole à l’action ; de la coopération institutionnelle à la coopération territoriale productive.

Cette approche permettrait aussi de donner un visage concret à une relation encore trop souvent réduite aux échanges entre États. Car son avenir se jouera également dans des milliers de liens entre collectivités, entreprises, universités, chercheurs, investisseurs et entrepreneurs.

Miser sur les femmes et les hommes qui relient déjà les deux rives

Parmi ces passerelles, les diasporas africaines en France et les Français ayant des attaches avec le continent occupent une place particulière.

Entrepreneurs, médecins, ingénieurs, universitaires, chercheurs ou cadres connaissent souvent les réalités des deux rives. Ils disposent de compétences, de réseaux et d’une compréhension des environnements économiques qui peuvent faciliter les investissements, faire émerger des projets et rapprocher les écosystèmes d’innovation.

La mobilité des compétences, la reconnaissance des qualifications, les réseaux universitaires, les incubateurs communs ou encore les fonds de co-investissement ne relèvent donc pas seulement des politiques de coopération : ils constituent aussi des instruments économiques.

Il en va de même pour la jeunesse et les PME. La prochaine génération de relations franco-africaines ne se construira pas exclusivement entre gouvernements ou grands groupes. Elle dépendra aussi de la capacité à connecter des chercheurs, des start-up, des entrepreneurs et des investisseurs, afin de faire émerger de véritables chaînes de valeur commune.

Ni nostalgie, ni naïveté

Cette évolution suppose enfin de regarder l’Afrique pour ce qu’elle devient, et non à travers les seules catégories du passé.

Les pays africains diversifient leurs partenariats en Europe, en Asie, dans les Amériques, dans le monde arabe ou auprès des pays du Golfe. Cette évolution est naturelle.

Elle ne doit pas être interprétée seulement comme une compétition d’influence. Elle oblige surtout chaque partenaire à démontrer la valeur de ce qu’il propose : qualité des projets, accès au financement, transferts technologiques, formation, rapidité d’exécution et capacité à construire dans la durée.

La France dispose ici d’atouts importants : sa proximité géographique, des liens humains profonds, des entreprises, des universités et des centres de recherche de premier plan, ainsi qu’un espace linguistique et culturel partagé dans lequel l’Afrique occupe une place centrale.

Mais ces avantages ne sont pas des rentes.

L’histoire n’a jamais su garantir un contrat. La langue ne garantit aucune préférence. L’amitié elle-même ne dispense jamais de faire ses preuves.

C’est précisément pourquoi la Francophonie peut retrouver toute sa portée stratégique. Non comme le prolongement d’un cercle d’influence, mais comme un espace dans lequel on peut plus facilement étudier, rechercher, entreprendre, investir et travailler ensemble.

L’intuition de Senghor conserve ici une remarquable modernité. La Francophonie n’a de valeur que si la langue commune devient elle-même créatrice de commun : de connaissance, de mobilité, de projets et d’opportunités.

Une relation équilibrée ne signifie pas que les intérêts soient identiques. Elle signifie que chacun puisse les exprimer et les défendre, tout en disposant des mécanismes capables de transformer leurs convergences en réalisations concrètes.

Un partenaire plus autonome n’est donc pas un partenaire plus éloigné.

Un pays disposant d’universités performantes, de chercheurs, d’ingénieurs, d’infrastructures et d’entreprises compétitives n’est plus seulement le destinataire d’une coopération. Il devient un partenaire capable, à son tour, d’investir, d’innover et de produire avec les autres.

C’est là que réside l’une des principales opportunités du dialogue franco-africain : faire évoluer une juxtaposition de programmes vers un écosystème de création de valeur et de capacités communes.

Non pas définir cette relation à partir de ce qu’elle fut, mais à partir de ce qu’elle peut produire.

Une relation où l’Afrique ne serait pas simplement un marché pour des produits et des technologies, pas davantage que la France ne serait simplement une source de financement ou d’expertise ; mais où entreprises, chercheurs, collectivités et investisseurs des deux rives seraient davantage associés à la recherche, à la production, à l’investissement et à l’accès aux marchés internationaux.

L’égalité entre partenaires prend toute sa dimension lorsqu’elle se traduit par une capacité commune à agir. Celle qui permet à des partenaires souverains d’identifier leurs intérêts, de négocier leurs divergences, de choisir librement quand et comment agir ensemble.

La question ne sera plus « que pouvons-nous faire pour les autres » mais « que choisissons-nous de construire ensemble que nous ne pourrions pas construire aussi efficacement séparément ? »

Après l’égalité des partenaires doit venir la puissance de l’action commune.

Signataires : 

  • Gérard Andrialemirovason — Ancien directeur général de la Présidence de la République de Madagascar.
  • Yaye Awa Mbacké — Ancienne vice-consule du Sénégal à Paris ; ancienne ministre-conseillère auprès du Président de la République Macky Sall.
  • Pierre-Emanuel Kentouri Bonod — Vice-président en charge des diasporas, United Nations Federation (UNF).
  • Betty Niangi Bikuidi — Chargée des alliances au sein de la cellule diplomatique du ministère délégué à la Francophonie.
  • Boubakar Ngouwa Guingo Mayaki — 4e maire-adjoint de Port-Gentil, en charge des relations internationales et de la coopération décentralisée.
  • Tatiana Niamayoua — Élue municipale (conseillère au 7e arrondissement) — Ville de Lyon ; chevalière de l’Ordre du Mérite (Congo).
  • Théo Thibaut-Pinon — Secrétaire général de la délégation du Royaume Sanwi en Europe.
  • Amel Ayari — Présidente de l’Association française pour les échanges scientifiques, culturels et économiques.
  • Amar Dib — Juge-médiateur international, écrivain ; chevalier de la Légion d’honneur.
  • Nora Beni — Directrice de production.
  • Johnley Israël — Responsable de la cellule coopération, Ambassade de la République d’Haïti près la République française.
  • Fatiha Chantal — Conférencière et journaliste.
  • Eric Cannenterre — Conseiller de la Fondation pour la rénovation de la caserne de la Garde suisse pontificale et Aide de camps de l’Ambassadeur des fondations pontificales Pierre-Jean Gire.

Créé le 2026-10-03 09:13:04

Congo – Ministère de l’Intérieur : Le ministre Jean Olessongo Ondaye a conféré avec les hommes d’église

Une délégation des aumôniers relevant des églises catholique, évangélique et salutiste, a été reçue dans la soirée du jeudi 1er octobre par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Jean Olessongo Ondaye.

La délégation a été conduite par Monseigneur Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque de Brazzaville.

Les hommes d’église ont profité de cette occasion pour féliciter le ministre Jean Olessongo Ondaye pour sa nomination à la tête du ministère, avant d’évoquer les sujets liés notamment à la réactivation des accords entre les aumôneries et la force publique. Ils lui ont également  présenté les statuts de chaque obédience religieuse.

Rappelons que cette rencontre intègre bien les missions dévolues au ministre Jean Olessongo Ondaye, entendu que les églises sont placées sous la tutelle du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-01 21:39:43

Congo – Déliquescence des transports en commun : L’État manquerait-il à son devoir constitutionnel ?

Se déplacer à Brazzaville et à Pointe-Noire relève d’un véritable « parcours du combattant », pour les usagers des transports en commun. La difficulté est encore plus grande, si on habite les quartiers périphériques. Entre les routes défoncées et saturées dont le manque de fluidité allonge la durée des trajets, les difficultés d’approvisionnement en carburant qui font monter les prix pour des commerçants en quête de profit et la quasi absence de société étatique de transport en commun viable, les populations sont abandonnées à leur triste sort dans l’indifférence des pouvoirs publics sensés régir le secteur.

La Constitution congolaise de 2015 dit dans son préambule que « l'Etat doit assurer le bien-être et le développement de tous. »

Le transport en commun est une des missions fondamentales de l’État, en matière de bien-être devant assurer le développement. Ce n'est pas une faveur, c'est un devoir.

Le transport, c'est le droit d'aller travailler, d'aller à l'école, d'aller à l'hôpital, d’aller au marché ou dans tout autres lieux qui définissent le contrat social.

Si on bloque le transport, on bloque tous les autres droits. C'est pour cela qu'on l'appelle un service public.

C'est pourtant simple. Il est exigé des citoyens, de respecter la loi  en payant les taxes et autres droits. En échange, l'État a obligation de leur garantir la sécurité, la justice, la santé, l'éducation... et la mobilité.

Or en matière de mobilité, beaucoup de congolais se demandent la raison d’être du département ministériel des Transports, tant son apport dans le quotidien du plus grand nombre est presque nul.

Quand l'État laisse le transport en commun à 100% au privé sans le  contrôler, il rompt le contrat social. Le privé, lui, cherche le profit, pas l'intérêt général. D'où le phénomène du demi-terrain qui pour lui est rentable et pour le citoyen, une punition.

Aujourd'hui, un constat est constant à Brazzaville et Pointe-Noire, l'État a démissionné de son rôle de régulateur des transports urbains.

Il n'y a presque plus de bus publics. Les quelques bus qu'on appelle "Mal-à-l'aise" entassent les gens comme des sardines. 95% du transport est fait par des minibus privés (coasters, Hiace) et des taxis.

Les arrêts de bus sont  bondés le matin et le soir. Certains attendent une heure ou plus. Cela occasionne des retards au travail pour les fonctionnaires et les agents du privé. Ce n’est assurément pas la modification des heures de début de travail qui y changera quelque chose.

En soirée, les véhicules deviennent très rares. Le taxi officiel à 1000 FCFA est passé officieusement à 1500 FCFA avec trois à quatre clients différents dans le même taxi.

Le constat est  plus que désolant aux heures de pointe, de voir les citoyens s’entasser jusque dans les véhicules de travaux publics, faute mieux. C’est le lot quotidien des habitants de Djiri, Kintélé, Lifoula, Madibou, Kombé ou Nganga-Lingolo, Ngoyo, Tchimbamba ou Siafoumou.

Oui, exiger un bon transport, ce n'est pas demander la charité. C'est demander à l'État de faire son travail.

Même si la nouvelle excuse consiste à dire que l’État n'est pas obligé de tout faire lui-même, il doit à l’évidence organiser et contrôler. C’est-à-dire :  Réguler. Cela consiste à fixer et faire respecter le prix 150 FCFA c'est la loi, pas 300 FCFA, comme il est désormais de coutume et interdire le morcellement des trajets.

Investir. Il est un impératif viable, de remettre dans le circuit des bus d'État en nombre suffisant. Brazzaville et Pointe-Noire, des villes de plus d’un million d'habitants ne peuvent pas fonctionner avec de fantomatiques sociétés étatiques de bus, avec un parc automobile quasiment nul.

Aménager. Cela consiste à réparer les routes, à créer des arrêts de bus dignes, voire des couloirs pour fluidifier le trafic des bus.

Subventionner. Il s’agit d’aider en prix du carburant ou les pièces détachées, les transporteurs privés, devenus cache-misère de l’État démissionnaire, en échange du respect des règles, notamment les itinéraires complets et des prix homologués.

D’autres retorqueront qu’une solution a été trouvée à travers les mototaxis. C’est plutôt une forme d’ersatz, même si là où le bus ne va pas, le mototaxi y va.

Les conducteurs desdits mototaxis y sont arrivés en toute improvisation, avec une méconnaissance du code de la route, ce qui occasionne des accidents fréquents.

C'est le problème numéro 1. À l'hôpital Adolphe Sicé à Pointe-Noire et au CHU de Brazzaville, plus de 60% des urgences traumatiques sont des conducteurs de mototaxis et leurs passagers.

Souvent pas de casque pour le client, deux à trois passagers sur une moto, des slaloms dangereux  entre les voitures. C’est presque devenu une habitude pour les mototaxis de rouler sur les trottoirs, à contre-sens ou de griller les feux. Une anarchie dont on s’accommode, faute de mieux.

Que dire des conditions d’hygiène, avec ces casques devenus obligatoires, mais qui sont en fait des vecteurs de transmission  de maladies à travers la sueur que chaque passager y dépose. Quant à la propreté de la tenue de certains conducteurs, cela ouvre une autre dimension, sans parler des odeurs corporelles.

Et si l’État prenait ses responsabilité ?

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-01 20:41:28

Rentrée scolaire 2026-2027 : à Moungoundou-Nord, le Sous-préfet Adrien Mavoungou sonne la mobilisation générale

La rentrée des classes est officiellement lancée au Congo-Brazzaville ce jeudi 1er octobre, et avec elle, une nouvelle année de défis, d’ambitions et d’espoir pour la communauté éducative. Pour s’assurer du bon démarrage de l’année scolaire 2026-2027, le Sous-préfet de Moungoundou-Nord dans le département du Niari (sud), Adrien Mavoungou, est descendu sur le terrain, à la rencontre des établissements scolaires de sa circonscription administrative.
 
De salle de classe en salle de classe, le représentant de l’administration territoriale a effectué une véritable ronde de supervision, destinée à prendre le pouls de cette première journée de cours, à apprécier l’ambiance qui règne dans les établissements et à rappeler les exigences indispensables à une année scolaire réussie.
 
Au terme de cette tournée, le constat est mitigé. Si la rentrée est effective dans plusieurs établissements, certains défis demeurent et appellent à une mobilisation accrue de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative.

 
 
Responsabilité et engagement au cœur du message
 
Face aux responsables d’établissements et aux personnels présents, le Sous-préfet Adrien Mavoungou a délivré un message clair : la réussite scolaire se construit au quotidien et commence par l’engagement de ceux qui ont la responsabilité d’encadrer les apprenants.
 
Il a ainsi exhorté les personnels éducatifs à faire preuve de responsabilité, de disponibilité, de ponctualité, de mobilisation et d’engagement. Pour lui, la régularité et le sens du devoir du personnel constituent des conditions essentielles au bon fonctionnement des établissements et, à terme, à l’amélioration des résultats scolaires.
 
Au-delà des discours, l’objectif est de créer les conditions d’un climat scolaire propice au travail, à la discipline et à la réussite.
 
Aux élèves : place au travail !
 
Le message du Sous-préfet s’est également adressé directement aux principaux bénéficiaires de l’école : les élèves.
 
À ces derniers, il a demandé de tourner la page des congés et des distractions pour se consacrer désormais pleinement aux apprentissages. L’école, leur a-t-il rappelé en substance, demeure le chemin qui ouvre les portes de la connaissance, de la formation et d’un avenir meilleur.
 
Il les a donc invités à faire de cette nouvelle année scolaire une année de discipline, d’assiduité, d’efforts et de persévérance.
 
Une année scolaire placée sous le signe de la mobilisation
 
À travers cette tournée, le Sous-préfet Adrien Mavoungou entend donner le ton d’une année scolaire 2026-2027 placée sous le signe de la responsabilité collective. Car la réussite de l’école ne repose pas sur un seul acteur : elle exige l’implication des enseignants, des responsables d’établissements, des élèves, des parents et de l’ensemble des partenaires de l’éducation.
 
Cette première descente sur le terrain aura ainsi permis de prendre la mesure de la situation et de rappeler les fondamentaux.
 
À Moungoundou-Nord, le message est désormais lancé : pour une année scolaire réussie, chacun doit prendre ses responsabilités et jouer pleinement sa partition.
 
L’année 2026-2027 est ouverte. Place maintenant au travail, à l’engagement et aux résultats.
 
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-01 18:50:11

Congo – Justice : Fred Makita est désormais libre !

Fred Makita est désormais libre après plusieurs mois d’incarcération. L’homme qui a posé aux côtés de ses proches et ses avocats, s’est refusé à toute déclaration.

Cette libération est l’aboutissement d’une procédure dans laquelle les militants des Droits de l’Homme et ses avocats n’ont pas baissé les bras un seul instant, surtout avec notamment les multiples délocalisations du dossier.

Leurs efforts ont conduit à la magnanimité du parquet qui a décidé mardi 29 septembre, de la libération pure et simple de Fred Makita qui aura tout de même passé de nombreux mois  de détention provisoire pendant lesquels sa santé s’est davantage détériorée.

Reconnu comme un lanceur d’alerte, Fred Makita s’est souvent illustré par la virulence de ses propos, qui accompagne son franc-parler.

Une attitude qu’un de ses proches lui a reproché tel un conseil à un ami.

« Critiquer, dénoncer et interpeller font partie de la vie démocratique. Mais la liberté d’expression implique aussi une certaine responsabilité. Il existe une différence entre une critique argumentée et des accusations pouvant porter atteinte à l’honneur ou à la réputation d’autrui.

Fred Makita a aujourd’hui une nouvelle occasion de repartir sur de nouvelles bases. Qu’il fasse de cette période une leçon, qu’il protège sa famille, qu’il préserve sa liberté et surtout qu’il comprenne qu’il n’est pas obligé de répondre à tous, ni de transformer chaque désaccord en combat.

Parfois, la véritable force n’est pas de chercher à gagner tous les combats, mais de savoir lesquels ne méritent pas d’être menés. »

Des paroles qui se passent de commentaires et qui respirent le goût de la liberté.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-09-30 11:45:40

« Votre prédécesseur a fui pourquoi ? » : Denis Sassou-N'Guesso taquine le nouveau patron de la FECOFOOT

À la veille du match Congo-Cameroun, le chef de l’État congolais, Denis Sassou-N'Guesso, s’est rendu auprès des Diables rouges en plein entraînement, histoire de transmettre encouragements et soutien aux joueurs avant cette importante confrontation. Mais l’ambiance n’était pas uniquement studieuse autour de la pelouse. Au cours de cet échange avec le nouveau président de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT), Eric Alain Mantot,  le numéro un congolais a lancé, avec une pointe d’humour : « Votre prédécesseur a fui pourquoi ? »

Une petite phrase, mais suffisamment piquante pour faire sourire l’assistance et rappeler que, dans le football congolais, certains changements de dirigeants peuvent parfois être aussi mouvementés qu’un match à élimination directe !

Avec cette interrogation lancée presque comme une passe en profondeur, Denis Sassou-N'Guesso a remis sur le tapis le départ de l’ancien dirigeant de la FECOFOOT, laissant son successeur face à une question aussi courte que difficile à éviter.

Le nouveau patron du football congolais aura désormais le ballon entre les pieds. À lui de jouer ! Car après les changements à la tête de la Fédération, les supporters attendent surtout une chose : que les Diables rouges retrouvent le chemin des filets et que le Cameroun ne vienne pas leur gâcher la fête !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-09-29 16:09:35

Congo – France : L’ambassadrice Claire Bodonyi reçue par le ministre Jean Olessongo Ondaye

L'ambassadrice de France au Congo, Claire Bodonyi a été reçue en audience ce lundi 28 septembre par le ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, Jean Olessongo Ondaye. Les questions d’intérêt commun ont été au centre de cette audience.

Plusieurs sujets ont été évoqués au cours de leurs discussions, notamment le partenariat entre le Congo et la France en matière de sécurité.

La diplomate française a ,en outre, présenté le projet de création de l'académie internationale de lutte contre la criminalité environnementale. Un établissement qui sera implanté en République du Congo.

Claire Bodonyi a annoncé au ministre Jean Olessongo Ondaye, la tenue en octobre prochain à Brazzaville, du séminaire des attachés de sécurité intérieure et des attachés de défense de la sous-région Afrique centrale.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-09-28 19:02:05

Rentrée scolaire 2026-2027 : au Niari, Serge Roland Nkalath veille au grain

À la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, le DDEPPSA-Niari, Monsieur Serge Roland Nkalath, a une nouvelle fois démontré son engagement en faveur de l’amélioration des conditions de travail et d’apprentissage dans son département scolaire.  Samedi 26 septembre 2026, accompagné du Chef de Bureau et du Chef de Service des Finances et du Matériel, il a effectué une visite de terrain dans plusieurs établissements scolaires de la commune de Dolisie (sud), notamment aux écoles primaires de Kinguebé et Dimebeko, ainsi qu’aux CEG Pierre Lountala et Central. Objectif : constater de visu l’état d’avancement des travaux de réhabilitation et de construction des infrastructures scolaires, à quelques jours de la reprise des cours.

Au CEG Pierre Lountala, Serge Roland Nkalath a été chaleureusement accueilli par le directeur, Ludovic Maxime Maboulou (au milieur sur la photo), dont l’engagement et le sens des responsabilités méritent d’être salués. Disponible, attentif et profondément attaché à la réussite de son établissement, le chef d’établissement s’emploie à créer cette année scolaire un cadre propice au travail, à l’apprentissage et à l’épanouissement des élèves. Cet accueil témoigne également de la qualité du dialogue entre les responsables éducatifs et de la volonté commune de faire de l’école un véritable espace d’excellence et de réussite.

Sur le terrain, le constat est encourageant. Les travaux déjà réalisés témoignent d’une dynamique engagée pour offrir aux élèves et au personnel éducatif des cadres plus adaptés, plus fonctionnels et propices à l’apprentissage.
 
À l’issue de cette tournée, Serge Roland Nkalath s’est déclaré satisfait des avancées enregistrées, tout en rappelant la nécessité de poursuivre et surtout d’accélérer les travaux encore en cours afin que les établissements concernés puissent bénéficier rapidement des améliorations attendues.
 
Cette visite illustre une démarche de proximité : voir, constater, évaluer et agir. Une méthode qui place les réalités quotidiennes des écoles au cœur des préoccupations de l’administration scolaire.
 
Au Niari, la transformation du paysage scolaire est bel et bien en marche. Et à en croire le DDEPPSA-Niari, cette métamorphose, déjà visible dans plusieurs établissements, devra se poursuivre pour offrir aux élèves comme aux enseignants des conditions d’apprentissage et de travail toujours meilleures.
 
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-09-28 04:16:37

Congo – Football : Éric Alain Mantot élu président de la Fécofoot

À  l’issue de l’assemblée générale extraordinaire tenue le samedi 26 septembre à Brazzaville, les membres de la fédération congolaise de football ont mis en place leur bureau. Éric Alain Mantot a été porté à la présidence de la FECOFOOT.


Dans son mot de circonstance, le nouveau président de la FECOFOOT s’est voulu rassembleur.

« Je veux être le président de tous : celui des grands clubs comme des petits, des ligues de la capitale comme de celles de l’intérieur du pays, de ceux qui ont voté pour moi comme de ceux qui ne l’ont pas fait. Aucun département ne sera oublié, aucun club ne sera laissé de côté. »

Éric Alain Mantot a saisi l’occasion pour décliner les grands axes de son action à la tête de la fédération.

« Notre football a un talent immense. Nos enfants jouent dans chaque quartier, sur chaque terrain vague, avec une passion que le monde entier nous envie. Mais le talent seul ne suffit pas. Il nous faut de l’organisation, de la rigueur et de la transparence.

C’est pourquoi je prends devant vous des engagements clairs :

La bonne gouvernance : Les comptes de la fédération seront audités et rendus publics. Chaque franc confié au football servira le football.

Des championnats crédibles : Un calendrier respecté, un arbitrage protégé et formé, une justice sportive indépendante.

La jeunesse et la formation : Des centres de formation, des compétitions de jeunes structurées et un accompagnement pour nos éducateurs.

Le football féminin : Il ne sera plus une note en bas de page, mais une priorité, avec des moyens réels.

Nos sélections nationales : Elles doivent redevenir la fierté de tout un peuple, préparées dans la sérénité et soutenues par l’unité de la nation.

Les infrastructures : Nous travaillerons avec l’Etat et nos partenaires pour offrir des terrains dignes à nos joueurs.

Je lance ce jour un appel solennel.

Aux ligues départementales : soyez nos relais et nos yeux sur le terrain ;

Aux clubs : soyez les piliers de ce renouveau.

Aux joueurs : vous êtes au cœur de tout ce que nous faisons.

Aux supporters : votre ferveur est notre force.

Aux autorités, à la CAF et la FIFA : nous serons des partenaires loyaux et exigeants. »

Et de conclure en fédérateur, soucieux de ce que la renaissance du football congolais qui croupit depuis des années déjà dans les abysses, a besoin du concours de tous, sans exception.

« Le ballon ne connaît ni ethnie, ni région, ni camp politique. Sur le terrain, onze joueurs gagnent ou perdent ensemble. Il en sera de même pour nous.

À partir d’aujourd’hui, nous ne formons qu’une seule équipe : le football congolais. »

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-09-27 20:54:56

À Ndole, Denis Sassou-N’Guesso jette la ligne et promet du soutien aux pêcheurs

À Ndole, le 21 septembre dernier, le Président congolais,  Denis Sassou-N’Guesso a troqué, le temps d’une partie de pêche, les dossiers présidentiels contre les réalités du fleuve. Une immersion qui lui a rappelé sa jeunesse et, surtout, permis de constater les conditions de travail des pêcheurs artisanaux.

« Je suis heureux de voir que les parents ici continuent de se battre les mains nues », a déclaré le numéro un congolais, saluant leur activité menée sans détruire la nature.

Le chef de l’État a surtout annoncé un accompagnement des pêcheurs, à l’image du soutien déjà engagé en faveur des agriculteurs à travers la mécanisation.

À Ndole, donc, la ligne était dans l’eau, mais le message, lui, était bien accroché : les pêcheurs ne doivent plus ramer seuls !

Le développement du secteur de la pêche figure parmi les priorités du Congo, avec de nombreux projets d'assistance technique au profit des petits producteurs halieutiques. Depuis plusieurs années, le ministère de tutelle et les structures publiques multiplient des initiatives visant à améliorer la production des poissons d'eau douce et les revenus des pêcheurs.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

 

Créé le 2026-09-26 18:00:25

À Pointe-Noire, le carburant manque mais les prix du transport, eux, ont fait le plein !

À Pointe-Noire, se déplacer devient progressivement une véritable épreuve de patience et surtout de portefeuille. La pénurie de carburant qui touche la ville océane complique sérieusement les déplacements des habitants, contraints de composer avec une offre de transport réduite et des tarifs qui prennent, eux, la direction opposée à celle du carburant : ils montent !

Dans plusieurs quartiers, trouver un moyen de transport relève désormais du parcours du combattant. Les files d’attente s’allongent, les véhicules se font plus rares et les passagers doivent parfois attendre longtemps avant de trouver une place.

Pour certains trajets, la facture devient particulièrement salée. Entre Ngoyo et le marché central, par exemple, il faut désormais débourser jusqu’à 500 FCFA, selon les conditions et les véhicules disponibles. Une somme qui peut sembler modeste prise isolément, mais qui pèse lourdement sur le budget quotidien des travailleurs, commerçants et autres usagers qui doivent effectuer plusieurs déplacements par jour.

Et à Pointe-Noire, quand le transport augmente, ce n’est pas seulement le passager qui tousse : c’est tout le panier de la ménagère qui commence à avoir le vertige !

Le problème dépasse donc largement la simple question du déplacement. Lorsque le transport devient plus coûteux, les conséquences peuvent rapidement se répercuter sur les activités économiques. Le commerçant qui dépense davantage pour rejoindre son lieu de travail, le vendeur qui doit payer plus cher pour acheminer ses marchandises ou encore le salarié qui consacre une part plus importante de son revenu au transport en ressentent directement les effets.

Dans cette situation, les habitants de Pointe-Noire doivent faire preuve d’une capacité d’adaptation remarquable. Certains modifient leurs horaires, d’autres regroupent leurs déplacements, tandis que plusieurs usagers privilégient la marche lorsque la distance le permet.

Mais tout le monde ne peut évidemment pas marcher de Ngoyo jusqu’au marché central avec un sac de courses sur la tête et le sourire aux lèvres !

La situation met également en lumière l’importance stratégique du transport urbain dans une grande ville comme Pointe-Noire. Lorsque la circulation des personnes est perturbée, c’est toute la ville qui fonctionne au ralenti.

Les habitants espèrent donc une amélioration rapide de l’approvisionnement en carburant et un retour progressif à une situation plus normale. Car à Pointe-Noire, le carburant peut manquer dans les stations, mais les habitants, eux, doivent continuer à travailler, commercer et faire vivre la ville.

En attendant, chaque déplacement devient une petite négociation entre la distance, le prix et l’état du porte-monnaie.

À ce rythme, bientôt, avant de demander au chauffeur : « On va où ? », le passager risque de commencer par demander : « Ça coûte combien ? » 

Une chose est certaine : les Ponténégrins méritent de pouvoir se déplacer dans des conditions accessibles et régulières. Car une ville qui travaille est une ville qui doit pouvoir circuler.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-09-25 20:08:24

Les Diables rouges tombent en Namibie : le réveil sonne déjà !

Le Congo-Brazzaville a raté son entrée dans les éliminatoires de la CAN 2027. En déplacement en Namibie, les Diables rouges se sont inclinés 1-0, ce jeudi, au terme d’une rencontre où le moindre faux pas s’est payé cash.

Pour le tout premier match officiel de Claude Le Roy à la tête de la sélection congolaise, les Fauves n’ont donc pas offert le cadeau espéré à leur nouveau patron. Une petite défaite, mais un gros rappel à l’ordre : en football, même quand on voyage léger, il ne faut surtout pas oublier les buts dans les valises.
 
Le Congo devra rapidement tourner la page. Prochain rendez-vous : le Cameroun, mardi 29 septembre 2026.
 
Cette fois, les Diables rouges savent ce qu’il leur reste à faire : retrouver leurs crocs et surtout, retrouver le chemin des filets !
 
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
 
Photo : DR

Créé le 2026-09-24 21:21:02

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