Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et la Banque Africaine de Développement), ont procédé le mardi 26 mai 2026 au renouvellement de leur partenariat dans la salle de presse du Centre International de Conférence de presse. L'UNFPA a été représenté par Madame Diené Kieta, sa directrice exécutive, sous l’assistance du Secrétaire Général-adjointe de l'ONU en charge des populations et le Groupe de la Banque africaine de développement par son président, le Dr. Sidi Ould Tah.

En marge des 61es Assemblées Annuelles du Groupe de la Banque Africaine de Développement, l’organisation des nations unies qui s’occupe de la population (UNFPA), profitant de ces assises, a conclu un accord de partenariat avec la Banque Africaine de Développement. Accord de partenariat signé par Madame Diené Kieta pour l’UNFPA, la directrice exécutif et le docteur Sidi Ould Tah, pour la BAD, président du Groupe de la Banque Africaine de Développement.
La signature de cette accord de partenariat prendra date dans les annales du partenariat international. « Nous nous retrouvons de façon opportune pour renouveler la coopération entre le groupe de la Banque africaine de développement et le Fonds des Nations unies pour la population. Ce partenariat, qui couvre plus de trois décennies s'est avéré très fructueux au fil du temps. Depuis la signature de notre premier mémorandum d'entente, nous avons franchi ensemble des étapes cruciales. Nous avons notamment développé en collaboration avec le gouvernement de Côte d'Ivoire pour mettre en œuvre le cinquième recensement général de sa population et son secteur du logement. Nous avons également appuyé les autorités ivoiriennes dans l'élaboration du plan national de développement, nouvelle page dans l'histoire de notre partenaire. Aujourd'hui, nous signons un nouveau mémorandum d'entente. Allant bien au-delà d'une simple signature, nous sommes en train de graver dans le marbre une conviction commune. Pendant très longtemps, le monde a considéré la croissance économique et les droits de l'homme comme deux objectifs distincts », s’est exprimé le président de la BAD.

« A travers ce partenariat, la Banque africaine de développement et le Fonds des Nations Unies pour la population font la démonstration qu'il s'agit de deux faces d'une même médaille. Avec ce partenariat, nous passons de la gestion à l'investissement, dans la croissance démographique. Nous passons de la survie des femmes africaines à leur épanouissement, chiffres parlent d'eux-mêmes en matière d'impact assuré par l'autonomisation des femmes. Nous pouvons en effet ajouter 2.500 milliards de dollars au PIB de notre continent si nous faisons le pari de l'autonomisation des femmes », a-t-il ajouté. Ainsi, la Banque Africaine de Développement associe son expertise et le savoir, surtout la présence étendue du Fonds au sein des systèmes de santé communautaire. Intensifiant les interventions visant à protéger les femmes, mais aussi les rendre autonomes.
Cet investissement dont les dividendes démographiques révèlent une importance particulière. « La transformation de notre dividende démographique en acquis économique, à une croissance économique, et un épanouissement du continent constituant des quatre points cardinaux de ma vision pour le groupe de la Banque africaine de développement », a-t-il explicité.
Le docteur Sidi Ould Tah a ensuite remercié l’UNFPA, notamment, sa directrice exécutive, Diené Kieta pour la confiance et l'engagement dans ce partenariat ancien qui se renouvelle aujourd'hui plus que jamais.
Pour Madame la directrice exécutive de l’UNFPA, « la signature d'aujourd'hui intervient à un moment particulièrement important pour l'Afrique, alors que nous sommes réunis pour l'ouverture des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement », a-t-elle évoqué.
« Je tiens à saluer votre leadership, votre vision en tant que président de la Banque africaine de développement, pour avoir choisi le dividende démographique comme l'une de vos quatre priorités cardinales, soulignant ainsi l'élimination de la mortalité maternelle comme pierre angulaire de la transformation socio-économique et du développement du capital humain. L'Afrique est un continent d'immenses opportunités, d'innovation et d'énergie. Quand l'Afrique parle d'une seule voix, le monde écoute », a souligné Madame Diené Kieta.
S’adressant personnellement à Monsieur le Président de la BAD, elle avoue que le président Sidi Ould Tah avec son institution offrent à l'Afrique l'opportunité historique de parler d'une unique, forte et transformative voix. Elle les en remercie du reste. « Cette réunion a lieu alors que nous devons redoubler d'efforts pour relever l'un des défis les plus urgents de développement du continent, soit que trop peu d'attention. En effet, malgré les progrès accomplis ces 20 dernières années, l'Afrique représente encore près de 70 % des décès maternels dans le monde. Et c'est là où on voit qu'il n'est de richesse que d'hommes et de femmes. Ce partenariat que nous bâtissons aujourd'hui est bâti sur une relation et une confiance de très longues années durant lesquelles nous avons travaillé ensemble », a-t-elle rappelé.
Par conséquent, ce partenariat renouvelé s'appuie sur une collaboration de longue date, entre le Fonds des Nations Unies pour la Population et la Banque africaine de développement, qui a débuté en 1992, avec la signature du premier mémorandum. Grâce à cette collaboration renouvelée, l’UNFPA et la BAD visent à contribuer à repositionner les questions démographiques, notamment la santé maternelle, la santé reproductive et les dynamiques démographiques en général, comme des priorités stratégiques de développement pour les Ministères de l'économie, des finances, les institutions nationales de planification économique.
« Nous travaillons ensemble pour que les feuilles de route pour la transition démographique et les investissements dans la santé maternelle et néonatale soient au cœur des stratégies de financement et de développement des pays africains. Ensemble, nous voulons aider les gouvernements à se doter des outils et des données et des cadres d'investissement nécessaires pour mieux identifier les déficits de financement, mobiliser des ressources à grande échelle et traduire les priorités démographiques en stratégies d'investissement nationales concrètes. Dans le cadre de ce partenariat, UNFPA et la BAD exploreront également des mécanismes de financement et de mise en œuvre susceptibles d'aider les pays à mobiliser davantage d'investissements publics et privés en faveur des femmes et des jeunes, moteur de croissance et de la résilience », a enfin suggéré la directrice exécutive de l’UNFPA.
En somme, le Fonds des Nations Unies pour la Population est l'agence directrice des Nations Unies pour la santé sexuelle et procréative. Sa mission principale est de bâtir un monde où chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger et le potentiel de chaque jeune est accompli. Cette organisation internationale concentre ces efforts sur trois résultats transformateurs : éliminer les décès maternels évitables ; éliminer les besoins non satisfaits en matière de planification familiale ; éliminer la violence basée sur le genre et les pratiques néfastes (mariage d'enfants, mutilations génitales féminines).
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville