Congo – BAD : conférence de presse conjointe du docteur Sidi Ould Tah et du ministre Ludovic Ngatsé faisant le bilan et le point des 61es Assemblées annuelles

Au crépuscule des travaux des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque Africaine de développement (BAD) 2026, qui se sont déroulés pendant cinq jours à Kintélé au Congo, sous le thème :  ’’Mobiliser le financement du développement de l’Afrique à grande échelle’’. Les assises ont clôturé les activités par une conférence de presse conjointe, donnée par le président du Groupe de la BAD, le docteur Sidi Ould Tah, en compagnie du président du Conseil des gouverneurs, ministre de congolais de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective, Ludovic Ngatsé. Face à la presse, une invite pressente a été faite à l’Afrique de se mobiliser pour la transformation locale de ces minerais.

De prime abord, le président du Groupe de la Banque Africaine de Développement a salué avec déférence, la tenue des 61es Assemblées annuelles de la BAD, notamment, son caractère organisationnel. A cette occasion, Sidi Ould Tah a invité les Etats africains, à se focaliser sur l’industrialisation et la transformation locales des minerais.

Aux préoccupations de la presse, le président du groupe de la Banque Africaine de Développement estime que le Conseil des gouverneurs a donné un quitus pour mettre en œuvre les Quatre points cardinaux, véritable feuille de route stratégique pour une nouvelle architecture de développement et la transformation de l’Afrique.

Cette feuille de route sur ladite stratégie porte sur : la mobilisation des ressources financières et de l’épargne africaine, afin de subvenir aux besoins premiers du continent ; le renforcement et l’unification des institutions financières africaines, pour relever le défi de financement auquel est toujours confronté l’Afrique ; la valorisation du potentiel démographique et la construction des infrastructures durables et la transformation des matières premières sur place, en Afrique même, pour créer une valeur ajoutée. Ces quatre points cardinaux, conçues pour renforcer la capacité d’action de l’institution, et accroitre l’influence de l’Afrique dans un environnement international de plus en plus fragmenté, devraient désormais guider la BAD à accélérer le développement structurel pour les 30 prochaines années.

Pour le président du Groupe de la BAD, la grande décision des 61es Assemblées annuelles aura été l’adhésion du Conseil des gouverneurs la mise en œuvre rapide de sa vision, conformément au consensus d’Abidjan, au mois de mai 2025. L’objectif étant de repositionner l’Institution panafricaine de financement de développement comme un levier central de la transformation économique du continent africain.

 

« Le continent dispose de ressources naturelles abondantes, mais il ne s’agit plus de les exporter à l’état brut. Il s’agit de les transformer. C’est tout le sens de la mobilisation à grande échelle des capitaux privés, et c’est aussi le sens du mécanisme de développement d’atténuation des risques pour que les investissements à grande échelle puissent s’effectuer en Afrique », a-t-il lâché avec stupéfaction.

Le président du Conseil des gouverneurs quant à lui, a vanté la réussite de l’organisation, qu’il a qualifié de succès avéré, pour le pays organisateur, le Congo, la BAD et l’Afrique, qui se sont mobilisés durant ces assises. « Ces retrouvailles de Kintélé ont également été une opportunité pour le Congo, de présenter les orientations de la vision du Congo 2026 : qui porte sur la transformation économique, la construction des infrastructures structurantes d’interconnexion, la diversification de l’économie, le développement du capital humain, la création des emplois et la bonne gouvernance », a-t-il rappelé.

Ayant rassemblé plus de 3.000 participants, dont les chefs d’Etat, de gouvernement des ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des 81 pays membres de institutions financières et de développement, des représentants des groupes de réflexion, de la société civile, du secteur privé, des universitaires ainsi que des leaders d’opinion.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville