Congo – Journée de l’Afrique (25 mai 2026) : réouverture du Musée national et célébration de la Rumba par l’Afrique

Dans le cadre de la célébration de la Journée de l’Afrique, la République du Congo a organisé, le 25 mai 2026 dans l’arrondissement 6e Talangaï à Brazzaville, une scène culturelle qui a vibré au rythme de l’histoire, de la mémoire et de la musique. La cérémonie a été marquée par la présence du Président de la République Denis Sassou-N’Guesso, des chefs d’institutions africaines et des représentants de la Banque africaine de développement (BAD) et du ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l'Industrie touristique, Jean-Claude Gakosso. Le Congo a ainsi rappelé au continent africain tout entier, que sa culture demeure l’un de ses plus grands trésors. Le Président de la République, chef de l’Etat a livré un message dense, centré sur l’identité africaine, la transmission et la valorisation du patrimoine culturel.

Prenant la parole, le ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l'Industrie touristique, Jean-Claude Gakosso a du reste a consacré son speech sur le Musée national du Congo, « véritable symbole de mémoire collective. Présentant le futur sanctuaire culturel comme une maison de l’histoire africaine, un lieu destiné à préserver les racines du peuple congolais et à transmettre l’héritage des générations passées aux jeunesses de demain ».

Il a également donné une dimension musicale et populaire à son intervention en évoquant les grandes figures de la rumba congolaise des deux rives du majestueux fleuve Congo. De Luambo Makiadi Franco, à Tabu Ley Rochereau, de Pamelo Mounk’a à Papa Wemba, il a rendu hommage à ceux qui ont fait de la rumba une identité africaine reconnue dans le monde entier. Ces artistes ont porté des douleurs, des joies, des espoirs et des réalités sociales des peuples africains à travers des mélodies devenues classiques et intemporelles. Le discours a ensuite traversé les générations avec une énergie remarquable, reliant les légendes d’hier aux étoiles d’aujourd’hui. « De Koffi Olomidé à Fally Ipupa, la rumba ne perd jamais son éclat et ne souffre d’aucune ride ; de Ferré Gola à Roga-Roga, le Congo chante et l’Afrique s’enflamme ; de Doudou Copa aux jeunes talents d’aujourd’hui, la musique congolaise continue d’écrire son histoire avec passion et harmonie », a vanté Jean-Claude Gakosso. A cet effet, Jean-Claude Gakosso a montré que la rumba continue de se réinventer sans jamais trahir son essence.

En conséquence, cette célébration a surtout rappelé que la culture est une arme de souveraineté et de rayonnement. Le Musée national du Congo apparaît désormais comme un projet majeur pour sauvegarder les objets, les récits, les œuvres et les mémoires collectives, qui constituent l’identité du Congo. Dans un monde en perpétuelle mutation et de façon accélérée, préserver le patrimoine devient un acte de résistance culturelle. Ce musée ambitionne ainsi d’être un espace vivant, ouvert à la jeunesse, aux chercheurs, aux touristes et aux amoureux de l’Art africain, de l’Afrique en somme.

Cette Journée de l’Afrique, célébrée à Brazzaville, la capitale congolaise, aura été, bien plus qu’une cérémonie protocolaire. Elle s’est transformée en un hymne à la rumba congolaise, cette musique inscrite dans l’âme du peuple et dans l’histoire du continent. Entre patrimoine, musique et mémoire, le Congo a rappelé que ses artistes, d’hier à ceux d’aujourd’hui, restent les ambassadeurs d’une Afrique fière, créative (créatrice) et profondément attachée à son identité culturelle.

Les musées nationaux du monde constituent des hauts lieux de prestige, de mémoire et d’histoire. Ils font partie des patrimoines nationaux qui font la fierté des pays. Le nouveau musée abrite 2500 œuvres d’art.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville