Total : 11765 résultats trouvés.
Page 316 sur 589
Le président congolais, Denis Sassou N’Guesso est arrivé à Oyo dans le département de la Cuvette (nord), vendredi 8 mars 2019 dans la matinée, pour un séjour de travail.
Créé le 2019-03-09 11:38:13
Le jeudi 7 mars 2019 n’a pas du tout été calme pour Kokolo, commandant de Police de la ville de Dolisie (sud). Les « bébés noirs », les visages découverts, équipés d’armes blanches, ont cassé tous les pare-brises des taxis appartenant au commandant de Police devant le Night-club « Ndolo », en face de la Banque LCB, au centre-ville de la capitale départementale du Niari.
Créé le 2019-03-08 12:00:45
La grande pluie qui s’est abattue sur Pointe-Noire dans la nuit de jeudi à vendredi a été à l’origine de graves inondations dans plusieurs quartiers de la capitale économique du Congo, occasionnant d’importants dégâts matériels.
Créé le 2019-03-08 11:14:17
Chaque année, la journée du 8 mars donne l'occasion aux rédactions d'aborder un sujet relatif aux droits des femmes. Au Congo-Brazzaville, on a beau avoir de magnifiques lois qui instaurent de belles égalités, sur le terrain les choses ne se passent pas de façon idyllique.
Créé le 2019-03-08 10:09:07
A Bétou dans le département de la Likouala (nord), les «Femmes Lumières» organisent régulièrement des séances de démonstrations culinaires sur fond de causerie communautaire éducative pour prévenir les cas de malnutrition et améliorer l’alimentation des enfants.
Créé le 2019-03-08 09:14:06
Après une injection au niveau du pénis, le riche diamantaire israélo-belge de 65 ans a succombé à un arrêt cardio-respiratoire samedi dernier à Paris en France.
Créé le 2019-03-07 09:31:12
Le génie des ancêtres de l’Alima et leur environnement feront l’objet d’une exposition dont le vernissage aura lieu, le 7 mars 2019, à Oyo (Cuvette). Placée sous le thème « la vie au village », cette exposition apparaît, selon ses initiateurs, comme un retour objectif aux origines.
Des maquettes sur l’architecture vernaculaire de Mbochis et des collections des instruments de musique traditionnelle, c'est le patrimoine artistique que Keim Oboura et Daniel Isaac ont réuni pour restaurer la place de l’Alima dans l’histoire moderne du Congo dans ses limites actuelles.
Les organisateurs de l’exposition espèrent surtout restituer l’architecture vernaculaire des Mbôchis, avec pour but d’emmener les architectes, du pays actuel de l’Alima en développement, à respecter l’architecture ancestrale en la mariant avec la modernité.
Keim Oboura et Daniel Isaac justifie le choix de la ville d’Oyo par le fait qu’elle est aujourd’hui motrice du développement de sa contrée, où il est observé une architecture moderne à l’occidentale qui monte au galop et anéantit, selon eux, l’architecture vernaculaire.
À noter que, cette exposition s’ouvre le 07 mars et ferme ses portes le 20 mars 2019. Elle est organisée, en partenariat avec la Mairie d’Oyo et sera animée par Daniel Isaac, écrivain, traditionaliste, chercheur, directeur de publication du cahier Mbôchi d’anthropologie et d’histoire.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-03-07 09:17:25
Les enfants de l’école ORA du village Lobi dans le département de la Likouala (nord) ont enfin, et grâce à l’UNICEF, des latrines et de l’eau propre pour se laver les mains avant de manger, et en sortant des latrines.
Créé le 2019-03-07 08:40:53
Les étudiants congolais sont à plus de vingt (20) mois d’arriérés de bourses dans plusieurs pays étrangers. Ce sont désormais les parents qui se battent, malgré la crise financière qui phagocyte le pays, pour leur envoyer de l’argent.
Créé le 2019-03-07 08:17:37
Fini le suspens, la Cour criminelle de Brazzaville a requis 20 ans des travaux forcés ce mercredi contre l’ancien ministre et député de Lékana, dans le département des Plateaux, André Okombi Salissa.
Créé le 2019-03-06 19:30:56
Une pluie diluvienne accompagnée d’un vent violent s’est abattue sur la ville de Divenié dans le département du Niari (sud), faisant de nombreux sans-abris.
Créé le 2019-03-06 11:25:49
L'Église Catholique et le Congo entretiennent d'excellentes relations. Les fréquences et échanges réguliers témoignent bien de la vivacité et du dynamisme desdites relations.
L'Église Catholique et le Congo entretiennent d'excellentes relations. Les fréquences et échanges réguliers témoignent bien de la vivacité et du dynamisme desdites relations. Un exemple patent de témoignage d’excellentes relations entre l’État et l’Église, la première visite pastorale effectuée le 5 mai 1980, par le Pape Jean-Paul II à Brazzaville. En terre congolaise, le souverain pontife avait été accueilli par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso et les évêques du Congo, dont Monseigneur Barthélemy Batantou, archevêque de Brazzaville. À son tour, le président Denis Sassou N’Guesso a était reçu par le Pape Benoît XVI, le lundi 24 mai 2010 au Vatican.
Le registre des faits caractéristiques de cette coopération Congo-Vatican est bien fourni. On peut entre autres, évoquer la visite de travail du Cardinal Pietro Parolin, en février 2017, à Brazzaville. Cette visite ponctuée par une audience avec le président Denis Sassou N’Guesso, avait débouché sur série d’accords signés entre les deux parties.
Plusieurs actions à l’endroit de l’Église Catholique témoignent de l’excellence de ces relations, parmi lesquelles l’érection du clocher et la réhabilitation de la toiture de la Basilique Sainte-Anne du Congo, la construction du siège de l’ACERAC (Association de la conférence épiscopale de la région d’Afrique Centrale), la finalisation des travaux de la paroisse de Madibou et bien d’’autres.
Le clocher et la toiture de la Basilique Sainte-Anne du Congo

Endommagé pendant le conflit armé de 1997, cet édifice historique a été rouvert, le 25 mars 2011, au terme d’intenses travaux de réhabilitation estimés à plus de 3 milliards de francs CFA, financés par l’État congolais. Une réhabilitation qui marquait, aussi, la fin réelle des travaux de cette basilique qui, datant de 1943, recevait régulièrement les croyants sans son clocher. C’est, donc, le Chef de l’État Denis Sassou N’Guesso qui a coupé le ruban symbolique, consacrant la fin de la réhabilitation, dotant au passage ce somptueux temple catholique du maillon manquant depuis 1943, le clocher.
La construction du siège de l’ACERAC (Association de la conférence épiscopale de la région d’Afrique Centrale)
Situé derrière la place Mariale de la cathédrale Sacré Cœur de Brazzaville, le siège de l’ACERAC a été inauguré le 14 juillet 2015 par le Président Denis Sassou N’Guesso, en présence du cardinal Laurent Mosengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa (RDC) et du Nonce Apostolique, Monseigneur Juan Romeo Palowsky.
Les travaux de construction de cette imposante œuvre architecturale, réalisés par la société chinoise BRCC, ont été financés par le budget de l’Etat congolais, à hauteur de 9 milliards 606 millions 862 mille 301 francs CFA.
Finalisation des travaux de la Paroisse de Madibou

Les travaux de cette Église avaient commencé en 1990, avec le maigre apport des paroissiens, dont la volonté et les moyens n’avaient pas suffi pour les avancer au rythme qu’ils voulaient. En 2012, alors que le Président Denis Sassou N’Guesso atterrissait dans la cour de la paroisse pour les obsèques de l’ancien président de la Cour Constitutionnelle, Gérard Bitsindou, constata que les travaux de cet « immense et désespérant chantier » n’avançaient plus depuis longtemps.
Sensible à cet état de choses, il résolut de mettre un terme à la détresse des paroissiens de Madibou et prit l’engagement de contribuer à l’achèvement de ces travaux.
Quatre ans après, l’édifice religieux, tout à fait moderne, a pu recevoir sa première célébration eucharistique. Le 30 janvier 2016, une messe d’actions de grâce et de bénédiction du temple fut officiée. « Construire une église est une grâce, une bénédiction, parce que, par elle et avec elle, on peut changer l’homme et son milieu », releva l’évêque de Brazzaville au cours de son homélie.
La nouvelle Paroisse d’Oyo, un autre acte de générosité de Denis Sassou N’Guesso
L’appel à la générosité résonne bien dans la Bible : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ». Le président congolais, s’inscrivant dans l’optique de cette parole éternelle, a fait construire à Oyo, dans le département de la Cuvette, une Église moderne de grande capacité. Les fidèles de l’Église catholique attendaient ce geste. D’ailleurs, pour eux, cet édifice constitue un grand cadeau du président de la République pour cette année 2019.
Dire que les fidèles et leurs pasteurs attendent dans la joie et l’allégresse, la remise officielle de ce joyau aux autorités de l’Église catholique dans les tous prochains jours.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-03-06 10:33:17
Incapable de faire face aux frais hospitaliers à l'hôpital Adolphe-Sicé de Pointe-Noire où il a été admis pendant plusieurs jours, le célébrissime artiste musicien congolais, Sambadio lance un SOS pour espérer une aide financière.
Créé le 2019-03-06 10:21:20
Le général Jean-Marie Michel Mokoko est décédé lundi à l’hôpital central des Armées Pierre Mobengo où il avait été admis quelques heures auparavant. La nouvelle a fait le tour des réseaux sociaux mardi, surtout dans les milieux de la diaspora congolaise d’Europe. Une fois encore, les docteurs es fake-news sont passés par là.
« Le général Jean-Marie Michel Mokoko est décédé hier soir à l’hôpital militaire de Brazzaville. Actuellement, c’est encore top secret ». Tel est le faire part relayé aux quatre coins de la planète pour annoncer le décès du général Mokoko.
Dire que le style sibyllin du message, entouré du sceau du secret, pourtant dévoilé, répondait déjà aux caractéristiques de ces rumeurs infondées que les congolais se susurrent à l’oreille avec l’assurance de les tenir de « sources sûres », en se faisant le serment qui tient en cette phrase de confiance partagée : « je ne l’ai dit qu’à toi ». Sauf que de toi à toi, la rumeur se propage comme une trainée de poudre.
Pourtant, vérifications faites, et de sources concordantes, le général Jean-Marie Michel Mokoko se trouve toujours en détention à la Maison d’arrêt de Brazzaville et il est bien portant. De là à se demander, pourquoi ceux qui ont créé cette nouvelle ont-ils ciblé la personne de Jean-Marie Michel Mokoko ?
Des observateurs en géostratégie qui ont planché sur la question et que nous avons contacté, n’ont pas mis longtemps à comprendre qu’au moment où des tensions règnent à Kellé, en créer d’autres en allumant un foyer du coté de Makoua sur fond de décès du général Mokoko serait une façon pour les auteurs de ces fake-news, de propager et de générer la colère des populations. Un appel au soulèvement qui créerait une instabilité, voire dégénérerait en conflit ouvert, suite aux altercations avec la Force publique, chargée de rétablir l’ordre le cas échéant.
C’est sans doute ici, le lieu de rappeler qu’à l’heure des réseaux sociaux où la désinformation devient une arme de dé-crédibilisation et de déstabilisation par excellence, le gouvernement de la République se doit désormais, à travers ses circuits de communication, de dénoncer ces rumeurs par des communiqués produits en temps et en heure, pour rétablir la vérité, chaque fois que celle-ci est mise à mal, notamment dans des sujets hautement sensibles.
Même si le « mensonge peut faire le tour du monde, le temps que la vérité mette ses souliers » et le rattrape, jamais « un démenti ne peut effacer tout le tort que peut causer une nouvelle erronée ». La réactivité est donc de mise, pour éviter que le « faux », aux effets qui peuvent bien être dévastateurs, ne s’installe dans la durée.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-03-06 07:42:41
Le Congo devra vacciner plus de 2 millions 200 mille enfants âgés de 9 mois à 14 ans contre la rougeole et la rubéole. La campagne nationale de vaccination de cinq jours, lancée le 05 mars 2019 par le président de Denis Sassou N’Guesso vise cet objectif. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de la directrice régionale de l’OMS-Afrique, le Dr Moeti Matshidiso et de la représentante de l’Unicef au Congo, Micaela Marques de Sousa, dans l’enceinte de l’hôpital spécialisé Mère-enfant Blanche Gomes, à Brazzaville.
Les Congolais sont appelés à faire vacciner leurs enfants dans les centres de santé les plus proches de leurs lieux d’habitation, en vue de les protéger contre la rougeole et la rubéole.
La campagne nationale de vaccination contre ces deux maladies invalidantes, lancée, vise à réduire la mortalité et la morbidité dues à la rougeole chez les enfants et à éliminer les risques de malformation et de mort du fœtus et de fausses couches du fait de la rubéole.
Selon la directrice exécutive adjointe de l’alliance du vaccin (Gavi), le Congo a fait un grand pas. Elle a salué « le leadership » du gouvernement et du président de la République, Denis Sassou-N’Guesso. Gavi est aux côtés des autorités congolaises pour protéger tous les enfants de ce pays des maladies mortelles et évitables par la vaccination, a-t-elle rassuré.
Cette campagne de vaccination combine les interventions à haut-impact, à savoir la vaccination, le complément nutritionnel en vitamine A et le déparasitage. Ce qui a fait dire à la représentante de l’Unicef au Congo, Micaela Marques de Sousa, que cette combinaison constitue une possibilité pour le Congo « d’éliminer la rougeole et la rubéole grâce à la vaccination ». Elle a également assuré le gouvernement congolais du soutien continu de son institution dans son effort.
Intervenant à son tour, la directrice régionale de l’OMS-Afrique a appelé à un engagement en faveur de l’enfant qui, a-t-elle dit, est « l’assurance du futur ». Le Dr Moeti Matshidiso a noté avec satisfaction qu’« avec ce nouveau vaccin, les enfants du Congo, nos enfants, seront désormais protégés, non seulement, contre la rougeole, mais aussi contre 12 maladies mortelles ».
Pendant cinq jours, plus de 2000 équipes de vaccination en stratégies fixe, avancée et mobile, soit près de 8000 acteurs seront mobilisées. Le gouvernement congolais, par l’entremise de la ministre de la santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo a appelé ces équipes à plus d’abnégation au travail pour atteindre l’objectif de 100% d’enfants vaccinés, assigné à cette campagne. Elle a sollicité l’implication directe des pouvoirs publiques et des confessions religieuses, avant d’encourager les parents, surtout les mères d’enfants « à adhérer massivement aux activités qui seront déployées », en se rendant dans les centres de santé les plus proches.
Lydia Mikolo a fait observer que sur le plan épidémiologique, le Congo, à l’instar des autres pays en Afrique subsaharienne, fait face à une recrudescence de la rougeole, avec des couvertures vaccinales qui restent inférieures à 90%. Pour faire face à cette situation, le Congo a élaboré en 2014 un plan stratégique d’élimination de la rougeole. Ce plan intègre l’introduction de la deuxième dose sous forme de vaccin combiné rougeole-rubéole autrement RR. Les bénéficiaires, par le truchement d’un enfant, ont vivement remercié le président de la République pour son engagement en faveur de la santé des enfants.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-03-05 21:52:30
La journée de mardi a donné lieu à des vives tensions entre les éléments de la garde républicaine (GR) et des riverains des deux camps dudit bataillon à Lifoula. La construction d'un mur de clôture serait au cœur du problème.
Créé le 2019-03-05 19:05:42
La société Chinoise des cimenteries (Sonocc), a ouvert un entrepôt à Mbinda pour mieux ravitailler le département du Niari et la partie sud du Gabon en ciment.
Créé le 2019-03-05 12:49:04
Ce lundi 4 mars 2019 marque le septième anniversaire des explosions d’un dépôt d’armes et de munitions de l’armée congolaise à Mpila, un quartier Est de Brazzaville. Le drame avait fait officiellement au moins 282 morts, plus de 2 300 blessés et plus de 17 000 sans-abri qui vivent toujours dans des conditions difficiles et demandent aux autorités de reconstruire leurs maisons.
Créé le 2019-03-04 22:15:41
Au mois de février dernier, Denis Christel Sassou Nguesso, député de la ville d’Oyo (nord) et président de la Fondation Perspectives d’Avenir, a offert une véritable cure de jouvence au lycée Chaminade de Brazzaville. Au-delà du simple lycée qui fût appelé Drapeau rouge, le retour au nom Chaminade remet à flot une identité perçue comme un moule qui a forgé en autant d’hommes et de femmes passés par cet établissement scolaire créé en 1946. L’esprit chaminadien, un ensemble de valeurs éthiques et de goût prononcé pour le travail bien fait, Ouabari Mariotti, ancien ministre congolais, un des anciens élèves de ce lycée en fait l’évocation sur les Echos du Congo Brazzaville.
Créé le 2019-03-04 14:17:48
« … Jeunes donnez vos mains, ne remettez pas à demain. Nous n’avons qu’un seul chemin, celui de notre avenir. Pionniers nous servirons, pionniers veillerons, pionniers nous bâtirons notre cher beau pays. »
Ainsi chantait depuis 1963, et ce jusqu’en 1992, l’adolescent congolais dont le processus d’édification de la personnalité se faisait au travers d’un moule politique, à travers un code éthique dit loi du pionnier, qui définissait le cadre de vie et en régulait le quotidien.
Entre la famille, l’école, et les activités sociopolitiques, culturelles ou sportives, jusqu’aux loisirs, les jeunes et adolescents bénéficiaient d’un encadrement rigoureux qui finissait par s’enraciner dans les mœurs et s’imposer en norme sociale, la règle pour tous.
C’était le temps où l’action politique plaçait la formation multiforme de l’homme au centre des programmes du Parti unique, insistant sur le militantisme, le civisme, le patriotisme, la citoyenneté, l’ardeur au travail.
Quoique présenté comme « un militant conscient et efficace de la jeunesse », le pionnier jouissait d’une éducation qui se définissait à travers le triptyque École – Religion et Famille.
Outre ce civisme teinté de militantisme, la formation de l’adolescent bénéficiait également d’un apport religieux, même si le pays se voulait marxiste et révolutionnaire.
Toutes les confessions religieuses dispensaient quasiment un catéchisme aux adolescents et veillaient à leur encadrement et un accompagnement à la vie. Ainsi aux cotés des lois du pays dispensées à travers les articles du pionnier, se complétaient celles de l’Église qui assurait un équilibre spirituel à travers les commandements de Dieu. Un programme là aussi, réduit depuis au stricte nécessaire.
Des deux programmes précités, la Famille assurait la mise en commun harmonieuse en veillant à ce que les enfants soient assidus et performant autant à l’école qu’au catéchisme, le tout se vivant dans une émulation tant familiale que sociale, un sain prestige en somme et cela faisait la fierté des parents. Toute la société en était quittes et les faits d’incivilité étaient marginaux et parfois bien ciblés au point que les services compétents y intervenaient et œuvraient sans trop de difficultés à les éradiquer. La croissance démographique a certes décuplé le phénomène, mais la démission collective a favorisé son expansion.
Conscient du fléau qui gangrène la jeunesse dans presque toute son entièreté, le Congo a institué une journée nationale du civisme, célébrée le 11 janvier. L’objectif visé est de vulgariser la politique nationale en matière d’éducation civique, de promouvoir les activités socio-éducatives, culturelles et sportives en vue d’éveiller et d’affermir la conscience civique ainsi que la stimulation de l’esprit patriotique, la conception et la mise en œuvre des actions de formation pour le développement de la conscience civique. Mais peut-on réduire ce vaste chantier à une journée ?
De nombreux jeunes ne respecteraient plus l'ensemble des règles de vie en communauté telles que le respect d'autrui, la politesse ou la courtoisie. Ils sont simplement inciviques, et cella semble devenir « une marque de fabrique » qui épouse les contours d'une société, d'un « monde qui s'effondre ». En ces jeunes, beaucoup d'adultes ne retrouvent plus les valeurs essentielles qui fondaient l'Homme ou la Femme et forgeaient en eux des qualités d'une citoyenneté convenable, dans le « commerce social », tel qu'il en fut dans leur jeunesse.
Il est vrai, « autres temps, autres mœurs ». Mais, les mœurs sur lesquelles reposent les bases éthiques et morales d'une société se transmettent de génération en génération et deviennent l'essence même d'un peuple.
La formation de la personnalité humaine est l’œuvre de plusieurs influences. Dans les pratiques juvéniles désormais décriées au Congo, il va s'en dire que tous, parents, acteurs politiques, pouvoirs publics et société civile ont des responsabilités partagées.
Avec la « révolution » d’août 1963, les mouvements de jeunesse des scouts ou autres « louveteaux » qui contribuaient à l'encadrement moral et multiforme des jeunes furent remplacés par d'autres, dits révolutionnaires, le Mouvement National des Pionniers, sous la conduite de l'UGEC puis de l'UJSC.
À la Conférence nationale, tout cet édifice de formation morale et civique de l'individu, quoique sur fond de considérations politiques, fut détruit, sans solutions de remplacement. Depuis le gouffre s'est creusé. Peut-être est-il temps de repartir à la croisée des chemins, tout en adaptant les contours de la question à la donne actuelle et à l'ère du temps.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2019-03-04 10:13:58