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La crise libyenne est au centre d’une conférence internationale qui s’ouvre à Berlin en Allemagne, ce dimanche 19 janvier 2020, sous l’égide des Nations Unies. La Chancelière allemande, Angela Merkel a eu une oreille attentive aux appels de l’Afrique, en invitant à cette conférence, des dirigeants africains, dont le chef de l’État congolais, Denis Sassou-N’Guesso qui préside le comité de haut niveau de l’Union africaine sur cette crise.
L’objectif principal de la Conférence de Berlin, selon l’envoyé spécial de l’ONU, Ghassen Salame, est d’unifier les positions, notamment celles des membres permanents du Conseil de sécurité sur la Libye. Il s’agit, donc, de réunir ces parties pour espérer trouver une solution durable à cette crise.
L’Union africaine a, de tout temps, depuis le déclenchement de la crise libyenne en 2011, demandé à être écoutée dans la résolution de ce conflit. Cette position commune du continent a toujours été relayée par le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, à qui ses pairs avaient confié la responsabilité de diriger le Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye.
En invitant l’Afrique, notamment le président en exercice de l’Union africaine, l’égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le président du comité de haut niveau sur la Libye, la chancelière Angela Merkel a bien entendu cet appel. Nul doute que l’invitation de Denis Sassou-N’Guesso à ses pourparlers sur la Libye témoigne aussi de la reconnaissance de son engagement à la cause libyenne, lui qui, épris de paix, s’est toujours investi dans la résolution de conflits en Afrique.
Au début de la crise libyenne, l’Union africaine avait déjà donné de la voix en demandant aux protagonistes et même aux puissances étrangères dont les intentions d’employer la force transparaissaient, de privilégier le dialogue au détriment de la violence. Mais, hélas, cette option avait été ignorée. D’ailleurs, une délégation des chefs d’Etat africains, dont Denis Sassou-N’Guesso qui étaient en route en vue d’amorcer le dialogue avec les différentes parties en conflit en Libye, s’est arrêtée en Mauritanie, parce que le déluge de bombes avait déjà commencé à être déversé sur la Libye.
Mais, les bombes n’ont pas apporté la paix. Et l’Union Africaine a continué d'insister sur l’impérieuse nécessité d’un dialogue entre filles et fils libyens pour ramener la paix dans ce pays frère. Ainsi, elle a relancé son Comité de haut niveau dont la présidence a été confiée au président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso.
Depuis, le chef de l’État congolais a repris du service, en multipliant initiatives et contacts, en dépit des interférences nocives dans ce conflit aux multiples conséquences, non seulement pour la Libye, mais aussi pour toute l’Afrique, pour ne pas dire pour le monde entier.
Fort de son expérience dans la recherche des solutions aux conflits sur le continent, le président du comité de haut niveau de l’UA sur la Libye s’est effectivement positionné comme un acteur pivot dans le conflit libyen. Il a initié et pris part aux rendez-vous internationaux pour faire entendre la voix de l’Afrique. Il a eu des contacts avec l’Algérie, l’Egypte et les pays voisins de la Libye. Dans sa série de contacts, le président du comité de haut niveau n’a pas ignoré les membres du haut conseil des villes et tribus libyennes qui se sont réunis, à Brazzaville, autour de lui, le 26 novembre 2017.
Le 1er février 2018, le président du Conseil supérieur des villes et Tribus libyennes était à Brazzaville, où il avait rencontré le Chef de l’Etat congolais. Ageli Abdoussalam Brani saluait, à cette occasion, la sérénité et l’engagement du président Denis Sassou-N’Guesso dont l’action devrait, selon lui, permettre à la Libye d’aller vers les élections libres, transparentes et crédibles. « On sait que le président s’occupe du dossier de la Libye depuis 2011, jusqu’à ce jour […] il est fidèle à l’Afrique et se préoccupe de la situation actuelle de la Libye. Nous lui faisons confiance », déclarait-il.
Par ailleurs, dans ses contacts avec les différents acteurs libyens, en fin médiateur, Denis Sassou-N’Guesso n’a pas de parti pris. Il discute avec tout le monde avec le même objectif : emmener tous les protagonistes à s’asseoir autour d’une même table pour parler de l’avenir de leur pays.
L’Afrique préconisait la tenue d’un dialogue inter-libyen avant l’organisation des élections. Pour Denis Sassou-N’Guesso, l’avantage de cette option est de réconcilier les libyens avant toute élection. Mais, les puissances étrangères ont, une fois de plus ignoré cette position africaine, optant pour la tenue des élections générales en Libye avant toute forme de réconciliation nationale. Pourtant, les Libyens n’ont pu aller aux urnes, faute de paix.
Le 06 janvier dernier, lors de l’échange des vœux de nouvel an avec le corps diplomatique accrédité au Congo, le chef de l’Etat congolais a martelé sur la nécessité de ne pas ignorer la voix de l’Afrique dans le conflit libyen. Pour lui, en effet, « toute stratégie de règlement de la crise libyenne tendant à marginaliser le continent africain pourrait se révéler complètement inefficace et contre-productive ». Il a justifié cette demande africaine, entre autres, par le fait que « la Libye est un pays africain et les victimes du conflit libyen sont essentiellement en Afrique ».
À Berlin, Denis Sassou-N’Guesso aura de nouveau à coeur, d’insister sur cette position et surtout sur la nécessité du dialogue entre libyens, comme seule piste pour une sortie de crise en Libye.
Il est à noter qu’à Berlin, Denis Sassou-N’Guesso sera aux côtés des dirigeants de la Russie de la Turquie, des USA, de la Chine, de l’Italie, de la France, de l’Egypte et de l’Algérie, ainsi que des Emirats Arabes unis.
La Rédaction
Créé le 2020-01-18 08:58:12
Les internautes ont quelque peu retrouvé le sourire en début de soirée de jeudi quand internet a été rétabli, les compagnies privées de téléphonie mobile de la place et l’opérateur historique Congo Télécom ont évoqué des travaux sur un câble sous-marin au large du Cameroun.
Créé le 2020-01-17 17:24:59
Le Congo prendra part le dimanche 19 janvier 2020 au congrès de Berlin pour la Libye. La présence du président congolais, Denis Sassou-N’Guesso s’explique du fait qu’il est à la tête du comité de Haut niveau de l’Union africaine sur la Libye et que ces dernières années, le président congolais s’est positionné comme un acteur majeur dans la résolution du conflit libyen. D’ailleurs, on ne compte plus ses contacts entrepris par Denis Sassou N'Guesso avec les membres du Haut conseil des villes et tribus libyennes ainsi qu’avec l’Algérie, l’Egypte et les pays du voisinage.
Créé le 2020-01-17 16:27:11
Les regards se tournent désormais vers Brazzaville, après l’échec du sommet de Moscou. Le maréchal Haftar a quitté la Russie sans signer d’accord de cessez-le-feu. Ce camouflet n’est ni plus ni moins qu’un échec de plus, dans cette tentative de résolution de la crise libyenne, en marginalisant l’Afrique.
« La Libye est un pays africain et les victimes du conflit libyen sont essentiellement en Afrique. Dès lors, toute stratégie de règlement de la crise libyenne tendant à marginaliser le continent africain pourrait se révéler complètement contre-productive. » Ainsi s’exprimait le président Denis Sassou N’Guesso lors de vœux du Corps Diplomatique, le 6 janvier dernier à Brazzaville.
Des propos à l’évidence prémonitoires, au regard du retentissant échec de la diplomatie russe qui s’était alliée pour l’occasion à la Turquie. Elle n’a pas réussi à obtenir la signature du maréchal Haftar en vue d’un cessez-le-feu en Libye.
En dépit de 8 heures de négociations à Moscou en présence de Fayez el-Sarraj, le chef du gouvernement libyen basé à Tripoli, les négociations n’ont pas abouti.
Au final, la médiation tentée par la Russie et par la Turquie se solde donc par un échec. Sergueï Lavrov l’a confirmé à demi-mot dans la matinée de mardi. « Pour l’instant, aucun résultat définitif n’a été atteint », a déclaré le chef de la diplomatie russe. Moscou espérait parvenir à un résultat et engranger les dividendes diplomatiques de son implication dans le dossier libyen.
Pour 2020, l’Union africaine s’est assignée entre autres tâches, de « faire taire les armes sur le continent », avec naturellement la crise libyenne comme priorité.
Le 6 janvier, Denis Sassou N’Guesso rappelait qu’en sa qualité de président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, il se sentait une fois de plus dans l’impérieuse nécessité de suggérer de nouvelles initiatives, afin que le prochain sommet de l’Union africaine élève la résolution du drame libyen au rang de priorité majeure.
Ainsi, inscrivant son action dans le substrat même de la culture africaine qui veut que les voisins sont les premiers intervenant dans un feu de voisinage, le président congolais a missionné le ministre Jean Claude Gakosso auprès des chefs d’État voisins de la Libye, prélude au sommet de Brazzaville qui s’annonce comme une chance pour la paix.
L’Afrique ne s’oppose pas aux autres initiatives de paix, d’où qu’elles viennent. C’est plutôt la méthode tendant à la marginaliser qui est en soi un problème qui montre à n’en point douter que des intérêts inavoués préfigurent ces initiatives.
Entre-temps, rendez-vous à Brazzaville.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2020-01-14 19:47:59

Créé le 2020-01-14 19:41:08
Le ministre congolais des Affaires foncières et du domaine public, Pierre Mabiala, déterminé à trouver des solutions aux problèmes d’érosions, d’ensablement, d’inondations qui affectent la population, a annoncé ce mardi 14 janvier 2020, qu’il est « désormais interdit de procéder au lotissement des zones périphériques de toutes les villes du Congo jusqu'à nouvel ordre », en faisant constater que les zones où se produisent les catastrophes naturelles sont déclarées non constructibles pourtant vendues par les propriétaires terriens.
Créé le 2020-01-14 18:09:26
Le président de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD/ opposition), Mathias Dzon a condamné, lors de sa rentrée politique à Brazzaville, l’attitude « démissionnaire » des autorités face aux victimes des catastrophes naturelles à Brazzaville et à l’intérieur du pays du fait des dérèglements climatiques.
Créé le 2020-01-13 19:58:36
Le premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) et chef de file de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala, a présenté ses vœux à la presse, ce lundi 13 janvier 2020, à Brazzaville.
Créé le 2020-01-13 19:08:15
Le Président de la République, Denis Sassou N'Guesso s'est entretenu ce lundi 13 janvier 2020 à Brazzaville, avec une délégation d'investisseurs français conduite par Philippe Oddo, gérant de la Banque ODDO BHF. Au menu, la diversification de l’économie et la préservation de l’environnement.
Créé le 2020-01-13 18:14:17
Jean-Jacques Serge Yhomby-Opango, vice-président et fils du président fondateur du Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD) a relancé samedi 11 janvier 2020 à Brazzaville, le débat sur une possible candidature unique de l’opposition à la présidentielle en insistant sur l'absolue nécessité de faire front commun pour permettre l'alternance dans le pays en 2021.
Créé le 2020-01-13 17:45:53
Il avait choisi la France comme terre d’exil, Maître Aloïse Moudiléno Massengo s’y est éteint le 6 janvier dernier. Ses obsèques ont eu lieu vendredi 10 janvier à Nancy où il a été conduit en terre au milieu des siens mais aussi des amis dont certains, à l’instar de Maitre Aimé Emmanuel Yoka, sont venus du Congo, pour l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure et témoigner de ce que fut l’Homme. Nous vous proposons en tribune libre, l’évocation de Ouabari Mariotti, ancien Garde des Sceaux congolais.
« Adieu Maître Aloïse Moudiléno Massengo. Tu auras été l'un des meilleurs d'entre nous.
Près de deux ans après le décès, à Saint Ouen l'Aumône en France, de son ami et collègue juriste, Alexis Gabou, Maître Aloïse Moudileno Massengo nous a quittés, le 6 janvier 2020, à Nancy, également en France.
Premier Avocat congolais, inscrit dans un Barreau français, premier Avocat noir du Barreau de Nancy où il exerce jusqu'en 1966, Maître Aloïse Moudileno Massengo deviendra, par la suite, Avocat près la Cour d'Appel de Brazzaville, avant d'être nommé, sous le Président Marien Ngouabi, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice du Congo en 1968. Une charge ministérielle qui lui ouvre les portes d'autres niveaux plus élevés, au sein de l'appareil étatique congolais où il en finit comme Vice Président du Conseil d'Etat.
Homme libre, Maître Aloïse Moudileno a voué sa vie entière à son engagement politique pour sa patrie. S'y étant, consacré intensément.
Jeune étudiant, en France, son discours anticolonialiste fait trembler. Il milite, au sein de l'Association des Etudiants Congolais(AEC), affiliée à la Fédération des Etudiants d'Afrique Noire Francophone(FEANF). C'est le point de départ de son combat politique qui lui a donné l'occasion de côtoyer d'illustres figures africaines, devenues par la suite de personnalités notables dans leurs pays.
La politique était, pour Maître Aloïse Moudiléno Massengo, une passion, en parallèle à son métier de juriste qu'il n'arrêtait de perfectionner. Et sa détermination d'exercer, sans faille, la politique, était à ses yeux, le fruit d'une éducation familiale où primaient les valeurs de travail, de responsabilité, d'altérité et d'humilité. Ce qui a forgé sa forte personnalité.
Des hommes politiques congolais, depuis l'année de l'indépendance, Maitre Aloïse Moudiléno Massengo est au compte de ceux qui ont le plus incarné une haute idée du patriotisme. Il l'a vécue comme une exigence de rigueur et de vérité, une pratique sans défaillance des vertus laïques.
D'où la naissance du Mouvement Patriotique Congolais, un parti qu'il a créé avec son ami, Mr Ekondy Akala, et qui, par endroit, a influencé les orientations de la conférence nationale en 1991, à Brazzaville.
Aussi bien dans les fonctions d'Etat qu'il a occupées que dans sa profession d'avocat, Maitre Aloïse Moudiléno Massengo s'est distingué par la vivacité de son esprit, son énergie, sa patience, son accroc au travail, son opiniâtreté, l'habileté et le secret professionnel. Ce à quoi s'ajoute son attachement aux traditions spirituelles que partagent les Congolais.
Maitre Aloïse Moudiléno Massengo était un de ces hommes publics qui placent leur action au service des autres dans le souci de promouvoir une société solidaire, capable de rendre aux plus faibles, à ceux que la vie a durement éprouvés, leur dignité et leur juste place.
Le temps de son exil à l'étranger, Maître Aloïse Moudileno Massengo était un modèle de courage, d'intelligence, d'abnégation et d'un dévouement inaltérable.
Pour certains d'entre nous, Maitre Aloïse Moudiléno Massengo était un parent. Pour d'autres, un ami, peut être un Frère, un compagnon fidèle. Pour la plupart, un exemple ayant placé sa vie sous le signe du combat patriotique.
Jusqu'à l'extrémité de ses forces, il est demeuré le digne sage qui conseillait, sur tous les domaines. Même, dans ses derniers jours, il a su trouver l'énergie nécessaire pour recevoir des visiteurs.
Aussi, nous nous inclinons devant sa mémoire, lui qui fut pour nous, unanimement respecté, tant son parcours est remarquable.
A sa famille et ses proches, j'exprime ma profonde tristesse et ma solidarité dans l'épreuve qu'ils traversent.
Repose, en paix, Maître. Tu laisses l'exemple impérissable des plus admirables qualités politiques. Ta vie est un véritable enseignement, comme leçon de vie, en ce qu'elle illustrait avec modestie et efficacité une certaine idée de la politique.
Sans l'avoir voulu, comme d'autres compatriotes avant toi, tel le ministre Nguila Moungounga Nkombo, tu meurs en exil. Et tu seras porté en terre, hors de ta terre natale. Ainsi, dans leur détresse, les parents et proches restés au Congo, te pleureront à distance. Ce que tu n'aurais pas souhaité, placé dans une posture normale.
Puisse l'immense chagrin que nous ressentons, par ta disparition, me donner, à nouveau, l'occasion d'en appeler, à l'esprit républicain et patriotique des autorités congolaises sur l'impérieuse nécessité, pour elles, de proclamer, en ce début d'année des 60 ans de l'indépendance du Congo, une amnistie générale de tous les prisonniers politiques et d'opinion, où qu'ils se trouvent.
Une amnistie qui déboucherait sur un compromis politique, juste, transpartisan et équilibré, devant ouvrir au Congo la voie d'une ère nouvelle de développement de concorde et de cohésion nationales.
Maître. Vas. Nous ne t'oublierons jamais. La mort est ultime et tous, nous réunit dans la boue pour finir. Même quand nous aurons conquis le monde, nous descendrons dans la tombe où se trouvent assemblés les rois, les pauvres et les mendiants.
Paris le 7 janvier 2020 - Ouabari Mariotti ancien Garde des Sceaux, Ministre de la Justice du Congo. »
Créé le 2020-01-11 13:58:40
Le Conseil Départemental du Niari (sud) qui convoite, sous l’impulsion de son président, Claude Etienne Massimba, de développer des projets économiques de grandes envergures pour une participation active à l’amélioration des conditions de vie des populations, a signé récemment à Dolisie, un contrat de partenariat avec le Centre de Gestion Agréé (CGA) Business Consulting & Logistique (BUSCOLOG), dirigé par Jean-Jacques Ondongo Issambé.
Créé le 2020-01-10 18:08:30
Les corps constitués nationaux ont présenté mardi au Palais du Peuple, leurs vœux au couple présidentiel. La cérémonie qui s'est déroulée dans la salle des Ambassadeurs, a offert l'image d'une Nation rassemblée autour de l'Homme qui préside à sa destinée. Ce moment d’échange et de communion a pris toute sa charge symbolique à travers le rituel de la poignée de mains qui a rythmé la cérémonie.
Au sortir de la salle, certaines personnalités se sont prêtées aux questions de la presse, au nombre desquelles, le chef de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala qui a reprécisé son idée de demander au président de la République de tirer sa révérence, en ne se présentant pas à l’élection présidentielle de 2021.
L.E.C-B : Les challenges sont énormes pour 2020. Comment les entrevoyez-vous.
Pascal Tsaty Mabiala : Ce que j’ai dit et qui a été très mal compris par la presse ; moi, j’ai fais une proposition. Nous sommes à quelques mois d’une élection majeure, l’élection présidentielle et rien ne se dit ni dans la presse, ni chez les acteurs majeurs que sont les experts du ministère de l’Intérieur, ni le président dans son message, aucun mot sur l’élection présidentielle. Moi, ça me préoccupe, parce que la paix, c’est cela aussi. La manière dont nous allons préparer et organiser les élections, notamment l’élection présidentielle dépendra la paix et tous nous en avons besoin. J’ai donc fais une proposition, une sortie qui a été mal comprise. J’ai dis que je n’ai pas le sentiment qu’en 2021, que nous serons prêts pour l’élection. Je peux bien être démenti. De toutes les opérations pré-électorales, aucune n’a commencé, sauf à bricoler. Et le bricolage nous entraîne à la contestation, la contestation qui elle-même suscite des conflits avec pour effet domino la violence et les désordres. Est-ce que l’on ne peut pas prendre le temps de bien préparer nos élections. La constitution est faite par nous, on peut prendre le temps de préparer de façon consensuelle l’élection présidentielle. Un mois, deux ou trois mois, qu’importe pourvu que cela se passe de façon consensuelle. Et pendant ce temps, on dit, que sera le président. Bien-sûr qu’il reste dans ses fonctions avec toutes ses prérogatives constitutionnelles. On conduit le pays jusqu’à l’élection et à la fin on se pose la question sur ce que devient le président. Je vous assure, le président aura 80 ans, 37 ans de pouvoir, il faut il lui aménager une porte de sortie honorable. Et je pense que le moment était venu pour le président de la République de tirer sa révérence, en ne se présentant pas à l’élection présidentielle.
L.E.C-B : Des relents de la conférence nationale ?
Pascal Tsaty Mabiala : Il n’y a pas la conférence nationale là dedans. À la conférence nationale, il a été totalement dépouillé. Ce n’est pas la même chose. Il restera le président avec toutes ses prérogatives et il nous permettra à la fois d’appliquer le programme avec le FMI donc il faut bien qu’il soit là et deuxièmement, de conduire le pays jusqu’à une alternance, on en a besoin. Et je crois que tout le monde se ment.
L.E.C-B : Est-ce que ce n’est pas le fait que vous demandez au président de la république de ne pas se représenter qui pose problème.
Pascal Tsaty Mabiala : Mais, c’est ça la contrepartie de ce compromis historique. Je l’ai dis tout à l’heure au président : vous êtes devenu l’otage de ceux qui veulent vivre indéfiniment avec leurs biens. Dès qu’on dit Sassou va quitter, eux se demandent ‘’qu’est ce que je vais devenir’’. Mais ce n’est pas leur problème. Mes frères, et je vais terminer par là. Qu’est ce qui peut tarauder dans la tête du président aujourd’hui. Ce n’est pas tant quand il quittera le pouvoir, quel jour il quittera le pouvoir, c’est Dieu aussi qui le sait. Mais, ce qu’il doit se dire aujourd’hui et je le lui ai dit, ‘’Monsieur le Président, c’est de savoir, comment vous quitterez le pouvoir. Comment vous laisserez ce pays après vous. Est-ce un pays uni, déchiré ? Un pays enrichi, un pays appauvri ?’’ Aujourd’hui, c’est ça qui taraude dans la tête du président. Il faut que nous l’aidions nous tous à s’offrir une porte de sortie honorable.
Reportage au Palais du Peuple : Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2020-01-10 10:39:08
Une partie du trottoir de la corniche qui jouxte le fleuve Congo, s'est effondrée à Brazzaville. Les ballasts qui soutiennent l’ensemble de la chaussée sont restés longtemps dans l’eau avec la montée du fleuve. La décrue qui commence fragilise ainsi certains matériaux. D’où l’effondrement des berges sur une centaine de mètres. La chaussée elle-même n’est pas touchée.
Créé le 2020-01-09 22:15:10
Créé le 2020-01-09 19:41:17
La nouvelle est tombée le 8 janvier 2020, au Palais du peuple, en marge de la cérémonie d’échange de vœux entre le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, et les forces vives de la nation. Elle pourrait être officialisée dans les prochains jours. Frédéric Bitsangou, dit Ntoumi, ce pasteur qui donne du fil à retordre au gouvernement de Brazzaville depuis la fin des années 1990, devrait bientôt quitter son maquis du Pool (sud du Congo) pour la capitale en vue de contribuer à la consolidation de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités signé le 23 décembre 2017 entre l’ex-chef rebelle et le gouvernement, selon Gustave Ntondo, signataire de l’accord pour le compte de Ntoumi.
Créé le 2020-01-08 21:49:39
Salle des ambassadeurs du Palais du Peuple à Brazzaville, le Corps diplomatique a présenté ses vœux au couple présidentiel lundi 6 janvier.
Deux allocutions ont marqué cette cérémonie, avant la présentation des vœux quand tour à tour, les diplomates sont passés saluer le couple présidentiel. Prenant la première la parole, l’ambassadeur de Centrafrique, Marie-Charlotte Fayanga, doyenne du corps diplomatique a dit son plaisir renouvelé et son infinie reconnaissance.
Aussi, a-t-elle présenté, au nom du Corps Diplomatique et des organisations internationales accréditées au Congo, ses vœux de santé de paix, de prospérité au président Denis Sassou N’Guesso, au gouvernement, à ses proches collaborateurs, au peuple congolais, ainsi qu’à sa famille.
Parlant justement de la famille présidentielle, Marie-Charlotte Fayanga a relevé l’action de Madame l’épouse du Président de la République, Antoinette Sassou N’Guesso. « Vous avez reçue le 20 mai dernier à Genève, des mains de Monsieur Tedros Adhanom Ghebre-Yesus, Directeur Général de l’organisation Mondiale de la Santé, la plus haute distinction de cette institution comme témoignage, de la reconnaissance de l’ensemble des efforts que Vous avez consentis, dans le cadre de la lutte contre la drépanocytose. Grâce, d’ailleurs, à Votre entregent, le Centre National de Drépanocytose est désormais admis comme centre collaborateur de l’OMS. Pour couronner le tout, Vous avez été brillamment élue, Présidente de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement OPDA », a poursuivi la doyenne du Corps diplomatique qui a conclu que ce choix était celui de la reconnaissance « du don de soi au service des autres » pour Antoinette Sassou N’Guesso.

Marie-Charlotte Fayanga a ensuite rappelé que les calamités naturelles ont frappé le Congo, notamment les « graves inondations le long du fleuve Congo, occasionnant des pertes en vies humaines des milliers de sans-abri, ainsi que des dégâts matériels importants. » Elle en a exprimé « la compassion de tout le Corps Diplomatique, pour les familles éprouvées et en détresse. »
Poursuivant son propos la Doyenne du Corps diplomatique a peint le tableau de la vie politique, sociale et économique congolaise en 2019. Le soutien au Conseil national du dialogue pour un « vivre ensemble apaisé et consensuel, la consolidation du retour de la paix dans le département du Pool, tout comme la recherche de solutions au phénomène de délinquance juvénile qualifiée de « bébés noirs », l’approbation du dossier du Congo par le FMI, l’action sociale au bénéfice des populations vulnérable à travers le projet Lisungi, la sortie de la dépendance pétrole, l’amélioration du climat des affaires, le projet de bitumage de la route Ouesso-Bangui-Ndjamena ou encore le pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa, fierté de toute l’Afrique ont été évoqués.
Marie-Charlotte Fayanga a également reconnu à l’endroit du président Denis Sassou N’Guesso, que la diplomatie congolaise reste influente dans la sous-région et sur le continent, « grâce à votre dynamisme politique et à votre sagesse », a-t-elle dit. Aussi, a-t-elle fait une revue de la situation sécuritaire dans la sous-région, en Afrique et dans le monde, où, en dépit des avancées significatives, la situation reste préoccupante notamment en Afrique centrale où le Tchad et le Cameroun continuent de combattre Boko Haram, à la vitalité encore attestée. La crise dans les régions anglophones au Cameroun, les conflits en Libye et au Soudan, l’Est de la RDC avec ses troubles répétitifs. Un tableau déjà sombre, que les inondations au Cameroun, au Congo, en Centrafrique, en RDC et au Kenya sont venues assombrir davantage.
Marie-Charlotte Fayanga n’a pas passé sous silence la menace jihadiste dans la partie sahélienne de l’Afrique. Une menace qui « vise ni plus ni moins, que la dislocation de cette vaste région africaine. » Elle a plaidé pour « une refondation des rapports entre Nations. » Enfin, Marie-Charlotte Fayanga a évoqué l’environnement et le changement climatique, « des axes stratégiques auxquels » le président Denis Sassou N’Guesso se positionne avec détermination.
Faisant suite à la Doyenne du Corps Diplomatique, le Président de la République a dit être sensible au message de vœux pour l’année 2020, à l’endroit de son pays, sa famille et de tous ceux qui lui sont proches.
Après les remerciements, Denis Sassou N’Guesso a également présenté ses meilleurs vœux de santé et de succès, à la Doyenne et à l’ensemble du Corps Diplomatique mais aussi à travers eux, ses vœux les plus chaleureux de bonheur, de prospérité aux chefs d’États et de gouvernement de leurs pays respectifs et aux Hauts Responsables des organisations qu’ils représentent en République du Congo.
Répondant aux propos de Marie-Charlotte Fayanga, Denis Sassou N’Guesso a d’emblée relevé que 2019 s’achevait par de nombreuses attaques particulièrement meurtrières, perpétrées par des groupes terroristes au Sahel. « Ces drames interpellent quotidiennement l’Afrique et ses partenaires épris de paix et de liberté. Ils nous confortent dans la nécessité de mener, sans relâche, une lutte permanente et acharnée contre le terrorisme, l’intégrisme et l’extrémisme sous toutes leurs formes. Au-delà des appréciations diverses, le démantèlement de l’État libyen est à l’origine du déploiement préoccupant des groupes terroristes, auteurs de l’insécurité et de l’instabilité dans la zone sahélo-saharienne. Dès lors, comment « Faire taire les armes sur le continent en 2020 », un noble objectif que s’est assignée l’Union africaine pour cette nouvelle année, a dit le président congolais.
En sa qualité de président du comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, Denis Sassou N’Guesso s’est dit « une fois de plus dans l’impérieuse nécessité de suggérer de nouvelles initiatives, afin que le prochain sommet de l’Union africaine élève la résolution du drame libyen au rang de priorité majeure ». Dans la même optique, en tant que président de la CIGL, il a noté les avancées effectuées en matière de paix et de sécurité dans cette partie de l’Afrique. Aussi a-t-il salué les efforts déployés durant l’année 2019 par les membres de cette institution sous régionale.

De même, dans cette région, Denis Sassou N’Guesso s’est réjouit de l’alternance apaisée, à la Magistrature suprême en RDC. « Si le terrorisme devient un fléau grave en Afrique, les dérèglements climatiques constituent de leur côté, un défi sans précédent pour nos différents États », a fait remarquer le président congolais.
Aussi a-t-il traduit le fait que son pays s’est résolument placé au service de l’humanité, en matière de protection de l’environnement. « Il s’emploie, en concertation avec d’autres États de la région, à préserver, sans contrepartie l’écosystème du Bassin du Congo, ce deuxième poumon vert de notre planète après l’Amazonie », a dit en substance le président congolais.
Denis Sassou N’Guesso a enfin évoqué la vision économique du Congo, un pays qui adhère au processus d’intégration de cette Afrique ouverte et engagée, forte de ses grands ensembles économiques. La construction du pont route-rail entre les villes de Brazzaville et Kinshasa participe de cette vision.
Pour l’année 2020, le président Denis Sassou N’Guesso a souhaité que « les valeurs de fraternité et de solidarité tracent encore pour bien longtemps, les lignes de démarcation indispensables, au service de la paix.
Le crépitement des armes, prouve à suffisance, ses limites devant le recours incontournable au dialogue.
Pour cela, le talent de nos diplomaties façonné par l’expérience, le courage, l’engagement et la maîtrise des enjeux en présence, restera la véritable soupape de sécurité pour le continent et le reste de l’humanité ».
De Brazzaville : Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2020-01-07 07:11:14
Abdoul Nassirou, le conducteur du véhicule qui s’est retrouvé sous l’eau après une manœuvre ratée, a perdu la vie dans cet accident de travail au port fluvial de Brazzaville.
Créé le 2020-01-06 17:53:48
Le corps diplomatique accrédité au Congo échange les vœux de nouvel an avec le chef de l’État congolais, Denis Sassou N’Guesso et son épouse Antoinette Sassou N’Guesso ce lundi 6 janvier 2020 au Palais du Peuple à Brazzaville.
Créé le 2020-01-05 22:43:51
Le nouveau président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo a entamé sa première tournée officielle par Dakar, Brazzaville et Abuja pour remercier ceux qui l’ont soutenu pendant sa couse pour le Palais Rose. Brazzaville a été la deuxième étape. Le président Embalo n’est pas en terrain inconnu chez son mentor politique. « Il me considère comme son propre fils, a-t-il déclaré. Et papa Sassou m’a toujours donné des conseils qui m’ont permis d’arriver là où je suis aujourd’hui ».
Créé le 2020-01-05 22:26:10