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Congo - Décès de Guy Brice Parfait Kolelas : Les résultats de l’autopsie du défunt attendus par la justice française

Agissant par auto-saisine, le parquet de Bobigny (nord-est de Paris) a annoncé lundi, l'ouverture d'une enquête, confiée à la section criminelle, sur la recherche des causes de la mort de l'opposant Guy Brice Parfait Kolelas.

Le corps de Guy Brice Parfait Kolelas dont le décès est survenu le 22 mars à 2 heures 40, en France, a été déposé à l’Institut médico-légal de Paris, 2, place Mazas, dans le 12e arrondissement, le long du quai de la Rapée, lundi en matinée.

C’est là, dans cet imposant bâtiment de briques rouges, que sera autopsié le corps de Guy Brice Parfait Kolelas, afin de déterminer les causes exactes de son décès.

Les résultats de l’autopsie de Guy Brice Parfait Kolelas sont attendus autant par sa famille que par le parquet de Bobigny qui a annoncé lundi, l'ouverture d'une enquête, confiée à la section criminelle, sur la recherche des causes de la mort de l'opposant congolais qui jouissait également de la nationalité française.

Pratiquant 6 à 9 autopsies chaque jour, l’Institut médico-légal de Paris est réputé pour son savoir faire dans la recherche des causes de décès. Elle dispose autant d’un laboratoire conséquent que de médecins légistes outillés, interprétant à la perfection le moindre indice d’une cause directe ou indirecte de décès.

L’institut Médico-légal de Paris est régulièrement sollicité en cas de procédures judiciaires. Les médecins légistes font alors « parler les corps », pour qu’ils livrent leurs derniers secrets.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2021-03-22 17:16:42

Congo - Décès du Président Guy Brice Parfait Kolelas : Le corps en dépôt au quai de la Rapée pour autopsie

Suite au décès de Guy Brice Parfait Kolelas survenu sur le territoire français pendant son évacuation sanitaire, et en rapport avec le protocole classique en la matière, le corps a été déposé à l’Institut médico-légal de Paris, 2, place Mazas, dans le 12e arrondissement, le long du quai de la Rapée, lundi en matinée.

C’est là, dans cet imposant bâtiment de briques rouges de l'IML, que sera autopsié le corps de Guy Brice Parfait Kolelas, afin de déterminer les causes exactes de son décès.

Pratiquant 6 à 9 autopsies chaque jour, l’Institut médico-légal de Paris est réputé pour son savoir faire dans la recherche des causes de décès. Elle dispose autant de laboratoires conséquents, d'imagerie, de biologie ou autres spécialités médicales et même policières, que de médecins légistes outillés, qui interprétent à la perfection le moindre indice d’une cause directe ou indirecte de décès.

L’institut Médico-légal de Paris est régulièrement sollicité en cas de procédures judiciaires. Les médecins légistes font alors « parler les corps », pour qu’ils livrent leurs derniers secrets.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2021-03-22 12:34:43

Décès du Président Guy Brice Parfait Kolelas : le Congo doit repartir aux urnes (Mathias Dzon)

« Peuple Congolais la Situation est grave.

La démocratie que nous appelons et souhaitons de tous nos vœux va-t-elle encore se heurter aux anti-valeurs du PCT qui n'accepte jamais sa défaite ?

A 5h30 ce matin, après une longue nuit sous pression, de longue attente et de compilation sur compilation, nous pouvons vous affirmer que le CONGO doit repartir aux urnes.

En effet, malgré le bourrage des urnes par le PCT, les Congolais ont placé très loin devant Guy Brice Parfait Kolelas et Mathias Dzon. 35, 3% pour le premier et 31, 5% pour le second.

Les votes des militaires du 17 mars et l'arrivée des résultats de Djambala, Lekana et Ngo ont permis au second de remonter son retard par rapport aux résultats que nous avons eu à 21h et qui plaçaient le premier avec une avance de 10 points.

Le tripatouillage n'aurait donc pas profité au candidat du pouvoir. Mais hélas c'est avec consternation que nous apprenons le décès de Parfait Kolelas.

Il serait donc impossible d'organiser un second tour de la présidentielle et conformément à l'article 70 de la constitution, l'élection doit être annulée.

Covid 19 ou autre chose nous souhaitons et demandons que toute la lumière soit établie sur le décès de Parfait Kolelas. Ce n'est qu'après que nous pourrions reparler élection. Car c'est inédit dans notre histoire politique qu'un candidat décède le jour même d'une élection. »

Créé le 2021-03-22 10:19:30

Congo : L'accès à internet et aux SMS coupé, les autorités congolaises nient en être à l'origine

L'accès à internet, mais également aux SMS a été coupé dans la nuit de samedi à dimanche en amont du vote. Les autorités congolaises nient en être à l'origine.

Créé le 2021-03-22 06:30:16

Congo : décès de l'opposant Guy-Brice Parfait Kolelas

L'opposant congolais Guy-Brice Parfait Kolelas, principal rival de Denis Sassou N'Guesso à la présidentielle qui s'est tenue dimanche au Congo-Brazaville, est décédé des suites du Covid-19 lors de son évacuation sanitaire vers la France, a indiqué lundi à l'AFP son directeur de campagne.

Créé le 2021-03-22 05:58:41

Présidentielle 2021 : L’ Eglise catholique s’est vu refuser le droit d’observer le déroulement du scrutin par les autorités

Au Congo-Brazzaville, le scrutin se déroule avec moins d’observateurs que prévus. Du côté des observateurs nationaux, ils sont près d’un millier sur le terrain ce dimanche, selon l’un des vice-présidents de la commission électorale. Cela aurait pu être beaucoup plus si l’Eglise catholique ne s’était pas vu refuser l’accréditation des quelques 4 000 observateurs qu’elle a formés et pensait déployer.

Créé le 2021-03-21 18:29:49

Présidentielle 2021 : ce n’est pas l’affluence des grands jours

Difficile de voir de longues files d’attente dans les bureaux de Brazzaville la capitale et Pointe-Noire, entre 8 heures et 12h30. C’est un peu le même décor du côté de Dolisie, Owando, Madingou, Gamboma... Pas d’incident majeur à signaler pour l’instant. Le vote se passe dans le calme. Partout, la circulation est fermée. Les frontières sont également fermées… Pas de connexion Internet non plus. C’est le calme qui prévaut mais c’est la timidité devant les bureaux de vote.

Créé le 2021-03-21 15:33:16

Présidentielle 2021 : toutes les télécommunications sont coupées ce dimanche

Au Congo-Brazzaville, « toutes les télécommunications » sont coupées ce dimanche 21 mars, jour du premier tour de l’élection présidentielle, pour éviter la « publication illégale » des résultats.

Créé le 2021-03-21 12:36:00

Présidentielle 2021 : Les congolais privés des communications nationales et internationales votent leur Président ce dimanche

Les congolais, les visages dissimulés derrière les masques protecteurs, le coronavirus oblige, sont appelés aux urnes ce dimanche 21 mars 2021 pour élire un nouveau président. Principal enjeu du scrutin : la participation. Mais aussi la transparence. Le Congo vit en circuit-fermé, le temps de l’élection, ce jusqu’à lundi. Les communications nationales et internationales ont été coupées à la demande des autorités.

Créé le 2021-03-21 12:02:34

Guy-Brice Parfait Kolelas : malgré sa volonté, il se bat contre la mort

Guy-Brice Parfait Kolélas (60 ans), leader de l'Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki), candidat à la présidentielle congolaise de ce dimanche 21 mars puisque c’est de lui qu’il s’agit aujourd’hui se bat contre la mort, malgré son énergie débordante depuis le début de sa campagne électorale.

Créé le 2021-03-20 19:19:49

Congo : Ouabari Mariotti remercie Alain Foca de RFI pour avoir consacré 4 émissions sur la vie du Président Pascal Lissouba

L’ancien ministre congolais, Ouabari Mariotti, membre de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS/opposition) remercie Alain Foca, journaliste à RFI, d’avoir, dans son émission "Archives d'Afrique", consacré quatre émissions, sur "la vie du Président Pascal Lissouba."

Créé le 2021-03-20 13:40:25

Présidentielle congolaise : Guy-Brice Parfait Kolélas très malade, n’a pas tenu son dernier meeting de campagne électorale

Après deux semaines d’une campagne électorale marathon aussi bien à Brazzaville qu'à l'intérieur du pays, le candidat de l'opposition Guy-Brice Parfait Kolélas, n’a pu effectuer le déplacement du stade Marchand dans le deuxième arrondissement de Brazzaville, Bacongo où s'est tenu son dernier meeting de campagne électorale pour la présidentielle.

Créé le 2021-03-20 13:09:59

Aïe ! La grosse chute du président américain Joe Biden avant de monter dans l'avion présidentiel

Alors qu'il embarquait dans l'avion présidentiel à destination d'Atlanta vendredi, le Président américain, Joe Biden a trébuché à trois reprises dans l'escalier qui le menait au Air Force One. Un moment bien évidemment capturé par les caméras.

Créé le 2021-03-20 11:49:36

Présidentielle congolaise : interdiction des téléphones portables dans les bureaux de vote

Ainsi, les communes qui disposent d’une police devront mobiliser les limiers afin d’assurer une présence visible et régulière à proximité des bureaux de vote. « Pour préserver le caractère libre et secret du vote, il est strictement interdit à tout électeur de pénétrer dans le bureau de vote avec un téléphone portable. Il est également interdit à toute personne ayant eu accès au bureau de vote, à quelque titre que ce soit, de se servir de son téléphone portable dans le bureau de vote ». Ce communiqué est du président de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CNEI), Henri Bouka, qui a été rendu public, lundi dernier.

Créé le 2021-03-20 11:27:22

Présidentielle congolaise : Mega meeting à Brazzaville pour Denis Sassou N’Guesso

Le Denis Sassou N’Guesso a fait le plein au boulevard Alfred Raoul de Brazzaville. Une démonstration de force. Une ovation debout que des milliers de brazzavillois, agitant drapeaux, effigies du candidat et banderoles, ont réservé au Président sortant. Sur les deux cents mètres qui le sépare de l'estrade, le candidat du PCT et de la majorité présidentielle, extatique les salue bras levés, savourant déjà sa grande victoire électorale : avoir prouvé à ses adversaires politiques qu'il n'a pas perdu son aura dans la capitale congolaise.

Créé le 2021-03-20 10:02:52

Présidentielle congolaise : jour J-3 pour une élection sur fond de Covid-19

Les congolais choisissent ce dimanche 21 mars 2021 Denis Sassou N’Guesso ou Guy Brice Parfait Kolélas, Dave Uphrem Mafoula, Mathias Dzon, Anguios Nganguia Engambé, Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou, Albert Oniangue pour devenir le futur Président de la République du Congo.

Créé le 2021-03-18 18:19:39

Congo – Présidentielle : « Un tiens » vaudrait-il moins que « deux tu l’auras » pour Pascal Tsaty Mabiala ?

L’UPADS, parti dit d’opposition et dont le président Pascal Tsaty Mabiala, est de surcroît chef de file de l’opposition est absente de la présidentielle de dimanche 21 mars 2021, alors que le but de tout parti, c’est la conquête du pouvoir. Chose curieuse à plus d’un titre, l’UPADS n’a ni donné officiellement de consignes de vote, ni soutenu un candidat appartenant à la plateforme de l’opposition dont elle se revendique. Nous avons tenté d’analyser les desseins de cette attitude politique atypique.

Pour nombre d’observateurs de la vie politique congolaise, à défaut les militants et sympathisants de l’UPADS, l’absence du candidat de ce grand parti dans la course à la présidence de la république, est presque du domaine de l’incompréhensible.

Alors qu’il était censé être le porte étendard de l’opposition dans cette présidentielle où qu’il se serait investi, à défaut d’y participer, le parti de Pascal Lissouba est aux abonnés absents, et nul ne sait réellement pourquoi. Pourtant, Pascal Tsaty Mabiala n’est pas homme à prendre des décisions qui ne rapportent pas de dividendes politiques, seul but qui guide son action politique. De bonne guerre tout de même.

Parlons justement de la guerre, en ancien ministre de la défense, Pascal Tsaty Mabiala a l’expérience des forces en présence dans un conflit et sait pertinemment qu’il vaut mieux ne pas s’engager dans un conflit que l’on sait perdu à l’avance. Un conflit dans lequel le rapport de forces est des plus déséquilibrés. C’est simplement suicidaire. On y perd autant ses hommes, ses forces, son honneur que sa dignité, car battu à plate couture. Et il est souvent bien difficile de se relever pour affronter les batailles de l’après-guerre.

En fin stratège et surtout en homme prudent, Pascal Tsaty Mabiala a sans doute vu le mal de la défaite à la présidentielle de loin. Alors, plutôt que de boire le calice jusqu’à la lie, en perdant la présidentielle et les élections qui s’y succèdent, il a, dans une espèce de « donnant-donnant » non-clamé, conditionné son retrait de la présidentielle – ouvrant de facto un boulevard à Denis Sassou N’Guesso dans le grand Niari son fief, - à un échange de bons procédés avec le PCT, pour les prochaines législatives, afin de conserver sa fonction de chef de file de l'opposition. C’est de la réal-politique. Et pourvu que la partie contractante de l’accord tienne vraiment parole, « un tiens » dont on aura fait l’impasse à la présidentielle, sera compensé par les « deux tu l’auras » des législatives, presque déjà dans le sac.

Chef de file de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala l’est au regard du nombre de députés dont il dispose à l’assemblée nationale. Un numerus clausus acté par la situation peu amène de Parfait Kolelas et son UDH-Yuki, au moment de la désignation de ce personnage aux attributions constitutionnelles. Au regard du nombre de députés donnant droit à la fonction, on serait tenté de dire qu’entre le président de l’opposition pressenti et le président de l’opposition de fait, au regard du nombre de députés dont ils disposent chacun, les textes auraient tranché par défaut, eu égard à un flou juridique pour le pressenti. Mais en sera-t-il toujours le cas ?

Rien n’indique qu’au regard du raz de marée que son candidat est en passe de réaliser dans les fiefs traditionnels de l’UPADS pendant la présidentielle, le PCT manquera d’être reconnaissant vis-à-vis de l’UPADS qui l'y a laissé un boulevard, en lui permettant de disposer en retour, du nombre de députés qui feront la différence d’avec le concurrent immédiat qu’est l’UDH-Yuki, dans ce match intra opposition pour le siège de chef de file de l’opposition que Pascal Tsaty Mabiala entend conserver, avec tous les avantages qui s'y rapportent, à défaut de mieux.

En attendant un démenti de l’UPADS avec un argumentaire conséquent battant en brèche notre analyse, nous aurons au moins présenté notre vision des choses. Celle qui nous semble la plus réaliste dans la décision de l’UPADS. Auquel cas, Pascal Tsaty Mabiala ferait mieux de dissoudre le parti, son utilité politique étant désormais nulle, car sans perspective ni prospective, au contraire de ce que fut la vision politique de Pascal Lissouba son fondateur.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2021-03-18 15:17:49

Ligue des champions : Les clubs qualifiés pour les quarts de finale

Les derniers huitièmes de finale retour s'étant disputés mercredi soir, tous les clubs qualifiés pour les quarts sont désormais connus : Borussia Dortmund (ALL), Liverpool (ANG), Manchester City (ANG), Paris Saint-Germain, FC Porto (POR), Real Madrid (ESP), Bayern Munich (ALL) et Chelsea (ANG).

Créé le 2021-03-18 14:17:37

Congo – Tribune libre : Le projet de société « Ensemble, poursuivons la marche » indique la marche à suivre (Par Roger Ndokolo Pdt de l’Union pour la Refondation républicaine UNIRR)

En lisant le projet de société « Ensemble, poursuivons la marche », je retrouve sans trop de peine un certain nombre de thèmes que j’ai développés dans des articles précédents ainsi que d’autres sujets auxquels mon parti, l’UNIRR, accorde la plus grande attention. Il me plaît de constater, par exemple, que la diversification de notre économie est au programme de ce projet.

Nul besoin de le répéter : notre économie est lourdement dépendante du pétrole, et c’est là, manifestement, notre talon d’Achille. La crise qui nous affecte depuis la chute des prix du pétrole sur le marché international amplifie brutalement cette réalité, nous appelant à y remédier impérativement.

Le projet qui nous est présenté a le mérite de détailler les actions concrètes et pertinentes qui devront être mises en œuvre en vue de cette pressante diversification. Nous pensons en particulier à l’agriculture qui est le parent pauvre au Congo où seulement 10% des terres arables sont mises en culture. Un secteur prioritaire où le bon sens nous appelle à concentrer d’urgence nos énergies.

Au-delà de l’agriculture stricto sensu il y a une panoplie d’activités économiques qui relèvent également du secteur primaire. Elles ne sont pas moins importantes que le travail de la terre. Ajoutons qu’au centre du monde rural il y a tout naturellement le paysan. Ses besoins essentiels ainsi que ses aspirations à une vie meilleure ont trop souvent été passés par pertes et profits. Le projet ci-dessus nous indique un tournant : « Dans tous les villages, principalement de plus de 100 habitants, on veillera à ce que y soient installés un dispositif de fourniture d’eau potable, une connexion au réseau d’électrification rurale et un centre de soins intégré (CSI). » Cela va de pair avec le désenclavement de l’arrière-pays car « tout village de plus de 100 habitants devra être accessible par la route ou par voie d’eau. » Enfin la santé n’est pas laissée aux oubliettes puisqu’il est question, en outre, de « garantir l’accessibilité des soins à toutes les populations… »

La lecture du projet en question ne m’autorise aucun doute sur le fait qu’il couvre l’ensemble des activités au cœur de la vie rurale d’une manière cohérente. De ce point de vue, il m’apparaît qu’il vise un développement rural intégré, conforme aux recommandations de la Commission des Nations Unies pour l’Afrique.

Des multiples sujets soulevés par le projet, je prends bonne note aussi de l’intérêt exprimé pour notre jeunesse. Faut-il le rappeler ? La population congolaise se caractérise par son extrême jeunesse. L’âge médian y est de 19 ans seulement quand il atteint les 40 ans en France, par exemple. La proportion des jeunes dans notre pays s’élève à 90% de la population totale. Le spectre qui hante cette jeunesse est avant tout celui du chômage. Elle a droit au travail et revendique ce droit légitimement. Les pouvoirs publics doivent donc tout mettre en œuvre pour créer des opportunités de travail. Ce qui suppose, entre autres, qu’il faut offrir à cette jeunesse un large éventail d’opportunités de formation professionnelle. Le projet sous nos yeux préconise de « créer, pendant les cinq ans du mandat, au moins un centre de formation continue et d’apprentissage par district et commune, en fonction des potentialités économiques de chaque département du pays. »

Le mot « apprentissage » est ici bien à sa place. L’apprentissage est, en effet, une source d’emplois prometteuse. On ne saurait trop l’affirmer : il faut davantage former la jeunesse aux métiers manuels. Des obstacles existent, notamment au niveau psychologique, car ces métiers ne jouissent pas d’un grand prestige dans l’esprit de bien des jeunes. Ce sont des obstacles qu’il faut s’employer à faire sauter. Cela pourrait passer par une refonte du système scolaire. Il est manifeste que les bureaucrates sont actuellement en surnombre au Congo. Ils savent maintenant que leur diplôme fièrement acquis n’est plus un sésame ouvrant automatiquement les portes du monde du travail.

Je réaffirme donc que l’ensemble du projet soumis aux électeurs congolais rencontre l’adhésion sans réserve de mon parti, l’UNIRR. Il est global, complet et bien articulé dans ses différentes composantes. Ses deux versants sont le développement économique et le développement social, l’humain étant placé au cœur de la marche à suivre.

Je souligne aussi qu’il s’agit d’un projet ambitieux. Mais cette ambition peut être considérée comme un pari sur l’avenir lorsqu’elle envisage de : « projeter le pays vers l’émergence » grâce à un « taux de croissance égal ou supérieur à 7% », à réaliser « chaque année, à partir de 2022. »

Un pari, oui ! Certes, rien n’est impossible à qui a la volonté d’entreprendre. Nous avons sous les yeux bien des exemples de pays dont l’émergence semblait un pari perdu il y a encore quelques dizaines années, mais qui n’en ont pas moins atteint cette étape. Voir grand et se projeter vers l’avenir n’est pas nécessairement faire preuve de légèreté ou de présomption. C’est, dans le meilleur des cas, avoir une vision du futur et savoir en tracer les contours. Ce qui revient à dire préparer les voies d’accès à cet avenir. C’est alors une démarche permettant de se prémunir contre le risque d’une navigation à vue, une dangereuse marche à tâtons. Mon parti apprécie la nécessité de « préparer l’économie nationale à prendre sa place dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZELCAF). »

Cependant une question reste posée, à savoir le plan de financement de l’ensemble des activités prévues dans le projet. Une question des plus sérieuses. On prête au général de Gaulle le mot suivant : « L’intendance suit ». Souhaitons que l’intendance marche plutôt au pas de la troupe. Car elle est, en l’occurrence, le nerf de la guerre. Une part des financements nécessaires incombera au Congo, et une autre sera sans doute attendue de négociations avec des partenaires extérieurs, étant entendu qu’elles ne devront pas aliéner la souveraineté nationale.

En attendant les décisions de cette question centrale, l’UNIRR salue dans le projet « Ensemble, poursuivons la marche » la direction à prendre pour l’émergence future de notre cher pays. Alors votons massivement afin de poursuivre cette marche.

Roger Ndokolo

Créé le 2021-03-18 12:36:40

Des miniers en colère menacent le Congo de poursuites et réclament des milliards de dollars de dédommagement

Le 13 mars dernier, le Congo-Brazzaville a attribué au Chinois Sangha Mining Development l’exploitation de trois gisements de fer dans le nord du pays. Ces permis miniers avaient d’abord été octroyés à trois sociétés liées à des intérêts australiens avant que le gouvernement congolais ne les reprenne en novembre, provoquant la colère des miniers. Ces derniers menacent le Congo de poursuites et réclament des milliards de dollars de dédommagement. L’affaire pourrait conduire Brazzaville devant un tribunal d’arbitrage londonien.

Créé le 2021-03-17 18:15:26

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