Présidentielle congolaise : interdiction des téléphones portables dans les bureaux de vote

Ainsi, les communes qui disposent d’une police devront mobiliser les limiers afin d’assurer une présence visible et régulière à proximité des bureaux de vote. « Pour préserver le caractère libre et secret du vote, il est strictement interdit à tout électeur de pénétrer dans le bureau de vote avec un téléphone portable. Il est également interdit à toute personne ayant eu accès au bureau de vote, à quelque titre que ce soit, de se servir de son téléphone portable dans le bureau de vote ». Ce communiqué est du président de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CNEI), Henri Bouka, qui a été rendu public, lundi dernier.

La pratique n’est pas nouvelle. Elle est connue de tous depuis que les nouveaux outils de communication sont entrés dans nos habitudes.

Voyez-vous ? Même dans l’isoloir, l’électeur congolais n’est pas libre. Son choix est téléguidé si bien qu’il se voit obligé d’en apporter la preuve à son candidat. Ce qui ne paraît pas normal. Car, le vote, comme on le sait, doit être secret. Ce n’est pas pour rien qu’en plus des bureaux de vote, il y a des isoloirs. C’est pour permettre à l’électeur de faire son choix en âme et conscience.

Cette décision est salutaire à plus d’un titre, tant elle dérange certains hommes politiques qui ne jurent que par la corruption électorale.

On rappelle que lors du premier tour de la présidentielle du 20 mars 2016, toutes les télécommunications étaient coupées, pour éviter la « publication illégale » des résultats.

Le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou avait écrit officiellement aux opérateurs de télécommunications qui ont pignon sur rue au Congo pour leur dire que « toutes les communications devront être interrompues la journée du 20 et le 21 mars au matin ».

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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