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Dans les cinq campus de l’Université Marien-Ngouabi, les étudiants sont confrontés quasiment aux mêmes problèmes : difficultés d’accès à l’eau potable, insuffisance d’éclairage dans les logements, insuffisance de literie, vétusté des sanitaires, insécurité, manque de matériel de salubrité, selon le rapport des membres des comités de gestion des campus de l’Université Marien-Ngouabi présenté à la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, le 20 juillet à Brazzaville.
Créé le 2021-07-22 10:25:51
Ce projet de loi, adopté mardi 20 juillet 2021, prévoit de rendre aux populations spoliées l'argent détourné par des chefs d'État et leurs proches qui font face à des procédures judiciaires en France. Les sommes reversées, souvent plusieurs millions d'euros, financeront des actions de développement.
Créé le 2021-07-22 08:28:11
Un homme se disant policier et portant la tenue réglementaire de la Force publique, a été pris en flagrant délit de vol de produits frais, au marché de Moukounzi-Ngouaka, mercredi matin, à Brazzaville. La foule qui s’est ruée sur lui, l’a molesté, avant que des policiers ne le conduisent au commissariat du « Marché Total ».
Il portait la tenue de policier mais n’en avait pas vraiment l’étique et son geste a démystifié le dépositaire de l’autorité publique qu’il semblait être, car l’homme a été copieusement molesté par la foule après avoir été surpris en train de dérober des produits alimentaires.
Entre le retentissement du cri « moyibi » (voleur) et l’action presque simultanée consistant à l’attraper, le pseudo policier n’a pas eu le temps, ni de dissimuler son butin ou encore de se justifier de quelque manière que ce soit.
Le fruit de son chapardage en main le policier s’est trouvé presque inhibé, désarmé de toute autorité. Une pique, puis une autre sans réaction du policier, que la foule sentant l’absence de défense, comme un aveu de culpabilité, est passée aux « choses sérieuses », en lui administrant le « traitement » réservé aux voleurs dans les marchés du Congo où ceux-ci sont molestés sans ménagement, avant d’être livrés aux mains de la police, quand ils ne sont pas simplement lynchés.
L’homme ne doit son salut qu’à l’arrivée des policiers du commissariat du Marché Total qui ont pris en main le malfrat, lui évitant presque un lynchage assuré.
Quoique marchant avec peine, du fait des coups reçu, le pseudo policier a été conduit manu militari, au commissariat, question aussi pour les policiers venus l’appréhender, de ne pas se mettre à dos la foule surexcitée, qui accompagnait la marche vers le commissariat aux cris de « eh mwivi heu ! » (Voici le voleur !)

En dépit de son visage tuméfié et des multiples hématomes qu’il présentait, l’homme a été placé en garde à vue, les temps de dissiper la foule, avant d’être conduit à l’hôpital pour des soins. Il reste d’abord au frais, il a « cosaqué », arguaient les policiers.
S’il est établi que l’homme n’a pas usurpé la fonction de policier en portant indument l’uniforme, celui-ci sera soumis à une procédure disciplinaire devant déboucher sur sa radiation des effectifs de la Police Nationale.
Depuis quelques temps, une véritable chasse est menée contre ceux qui déshonorent l’uniforme. Le Directeur général de la Police Nationale avait prévenu les hommes, « ceux qui se feront prendre, le regretteront ».
En voici donc un qui doit déjà se faire du souci.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2021-07-21 19:42:52
Le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso a rendu un dernier hommage au Cardinal Laurent Monsengwo, ce mardi 20 juillet 2021, au Palais du peuple à Kinshasa.
Créé le 2021-07-20 20:18:44
En Allemagne, plusieurs personnes sont décédées et d'autres portées disparues, suite à de violents glissements de terrain qui ont engloutis des quartiers entiers. La Belgique ainsi que le Luxembourg et les Pays-Bas ont également connu ces phénomènes climatiques, d’une rare violence. Il y a peu, l’écrivain chercheur congolais, Michel Innocent Peya prévenait qu’aucun pays au monde, même parmi les plus nantis, n’était à l’abri des affres du climat, pour lequel tous doivent conjuguer les efforts, pour sa préservation. Les récents évènements confortent la justesse de ces propos.
Présentant son dernier ouvrage, « Ultimatum de la nature : Enjeux et perspectives du retour en urgence des États-Unis dans la bataille climatique », au cours d’un face à face avec la presse à Paris en avril dernier, l’écrivain-chercheur Michel Innocent Peya concluait la rencontre en mettant en garde sur ce qu’au regard des prévisions auxquelles convergeaient ses recherches, nul pays au monde n’était épargné par les affres des changements climatiques.
Les phénomènes quasi cataclysmiques pouvaient subvenir aussi bien dans les pays développés que dans les pays dits sous-développés. Aucune technologie, aucune urbanisation, aussi raffinée et prévoyante soit-elle, ne pourra y faire barrage. Des indices plus qu’alarmant, perçus comme un ultimatum à prendre en compte, désignaient ce moment si proche. Aussi avait-il titré son livre, « Ultimatum de la nature : Enjeux et perspectives du retour en urgence des États-Unis dans la bataille climatique ».
Par-delà les mots, Michel Innocent Peya dessinait la symbolique même de l’image comme sur une deuxième dimension narrative, celle du non phrasé, mais des symboles réservés aux initiés, afin de ne pas affoler le commun des mortels, face à ce danger imminent, sinon, déjà déclaré.

L’ultimatum n’est-il pas défini comme une contrainte d’applicabilité impérative, sous-tendue par un délai défini, faute de subir les représailles à l’expiration dudit délai ?
En Allemagne, de centaines de personnes sont décédées et d'autres portées disparues suite aux glissements de terrains, consécutif aux violentes intempéries. Non loin de Cologne, des maisons ont été emportées par les eaux et certaines se sont effondrées.
Des quartiers entiers ont été charriés par des torrents de boue, semant deuil et désolation. Une partie de l’ouest de l’Allemagne a été dévastée. Ainsi que le pointait Michel Innocent Peya, l’urbanisation bien étudiée, en termes de drainage, de collecte ou d’évacuation des eaux de pluie, a vite été submergée par la violence des phénomènes. Des pluies, comme on n’en avait jamais vu, depuis 1945 et surtout avec une densité non encore référencée par les météorologues allemands.

Ces évènements qui interviennent au moment même où les Allemands se lancent de plain-pied dans les élections de septembre, ont reconfiguré la thématique électorale. Désormais, on ne regarde plus sur terre, mais dans le ciel, dont on perçoit « l’ultimatum » dirait Michel Innocent Peya, au point que la lutte contre les changements climatiques va capitaliser l’essentiel des discours électoraux, passés ces moments de « crise climatique » qui ne seront du reste pas bien loin, à travers la perturbation des grands équilibres climatiques.
Qu’il s’agisse de « La Vision Verte de Denis Sassou N’Guesso pour un monde en danger et aveugle, évangile du ménagement de l’environnement et du développement durable », véritable instrument de marketing de la pensée écologique et environnementale défendue par le président congolais, ou encore « Jeunesse et Destin » et bien d’autres livres qu’il a publiés, Michel Innocent Peya ne cesse de souligner que notre planète se meurt. Elle subit les contrecoups de l’action de l’homme qui en bien de cas, n’a pas anticipé, sinon très peu, dans la préservation des écosystèmes, sacrifiant parfois l’avenir de la planète au présent dont il assouvit ses besoins. Et l’Occident, principal pollueur et premier responsable de cette situation, semble sourd aux cris de détresse lancés de ci de là.
Qu’il s’agisse de la terre ferme, des forêts, des cours d’eau, des mers et des océans, ainsi que les airs avec le climat, aucune zone du globe n’échappe à ce péril dont hélas, beaucoup ne semblent pas prendre conscience. Par-delà les égoïsmes nationaux, la terre est un patrimoine commun.
Aussi, le ministre d’état Florent Ntsiba dans la préface de l’ouvrage « Jeunesse et Destin », écrivait-il en substance, « pour relever ces défis d’un genre nouveau, faire face à ces enjeux complexes, et résoudre ces problématiques nouvelles, une révision d’attitude s’impose, ainsi qu’une remise en question sociétales ». Des défis que Denis Sassou N’Guesso a perçu bien avant que l’écologie, disons-le, ne s’inscrive en idéologie politique et surtout ne fasse effet de mode.
Au regard des évènements survenus en Allemagne, en Belgique au Luxembourg ou aux Pays-Bas, annoncés par Michel Innocent Peya telle une prédiction en avril dernier, pour coller à l’univers interprétatif congolais, d’aucuns diraient de façon on ne peut plus triviale, qu’en écrivant son livre, Michel Innocent Peya avait lu sur des arabesques à même le sol ou dans un miroir, tel un géomancien. Loin de là. En écrivain-chercheur, l’Homme analyse les phénomènes et interprète l’évidence même qui se dégage de ses analyses, à l’étape actuelle de nos connaissances, sur la nature et son interaction sur les hommes et leur milieu.
Michel Innocent Peya a compris que la littérature tire aussi son substrat de la noblesse des idées qu’elle accompagne. Cette littérature engagée et altruiste, se doublent de l’humble mission de se mettre au service de l’humain et de son milieu.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2021-07-20 20:05:53
Le président par intérim du Mali a échappé ce mardi matin à une attaque à la sortie de la Grande mosquée de Bamako, durant le rite musulman de l'Aïd al-Adha, la fête du Sacrifice.
Créé le 2021-07-20 11:09:18
L’ambassadeur de France au Congo, François Barateau, a salué la libération des activistes congolais des droits humains détenus depuis des mois à la Maison d'arrêt de Brazzaville pour "atteinte à la sureté intérieure de l'Etat".
Créé le 2021-07-18 16:35:39
Elle était absente des tournages télés depuis plusieurs mois, en raison de la maladie. L'actrice ivoirienne, Angeline Nadié s’est éteinte samedi à Abidjan. C’est la consternation dans le monde du cinéma ivoirien et africain.
Clap de fin pour Angéline Nadié, plus connue sous le nom de ‘’mammi’’, son nom dans la série télévisée ‘’ Ma famille’’.
Angeline Nadié avait été révélée au grand public par la série télévisée "Ma famille" réalisée par l'Ivoirienne Akissi Delta. Dans cette série, cette comédienne, mère de Michel Bohiri, ne donne pas du répit à sa belle-fille, incarnée par la productrice du téléfilm, Akissi Delta.
Longtemps malade, Angéline Nadié la cinquantaine bien entamée, a succombé de sa maladie dont elle avait lancé un SOS en 2018 auprès des autorités ivoiriennes.
Angéline Nadié faisait partie des icônes du cinéma ivoirien. Bien outillée dans le métier, elle avait fréquenté l’institut national des arts, actuel Insaac.

La ministre ivoirienne de la Culture, de l'industrie des arts et du spectacle de Côte d’ivoire, Harlette Badou Kouamé, a exprimé la « consternation » du gouvernement suite au décès de l'actrice Angeline Nadié.
À travers l’Afrique et hors du continent, les hommages affluent notamment sur les réseaux sociaux, pour saluer la mémoire d’une femme qui a su imprimer son identité singulière au cinéma ivoirien et africain, référençant ses rôles de son empreinte qui pendant longtemps, marquera les esprits, comme un signe probant de son passage sur terre.
Adieu Angéline Nadié.
Adieu l’artiste !
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2021-07-18 09:58:07
L’Afrique a enregistré d’une semaine à l’autre une progression de 43 % du nombre de décès liés à la COVID-19, alors que les taux d’hospitalisation sont en augmentation rapide et que les pays sont confrontés à des pénuries d’oxygène et de lits de soins intensifs.
Créé le 2021-07-17 19:38:03
Le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso, a échangé mardi dernier à Brazzaville avec le facilitateur de la République fédérale d’Allemagne au Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo, Christian Ruck. Les échanges ont porté sur la 26e Conférence annuelle de l'ONU sur le climat (Cop26), prévue du 1er au 12 novembre prochain à Glasgow, en Écosse.
Créé le 2021-07-17 11:35:32
Je me ferais un plaisir de lire la thèse de l'ancien Président de la RDC. Je pense qu'il est intéressant de laisser éclore les connaissances, qu'elles soient d'ordre de la recherche fondamentale, expérimentale, spéculative ou utilitaire, etc. Et puis "so what ?" comme diraient les Anglo-Saxons...Qu'importe la tête de qui, des connaissances viendraient !
Créé le 2021-07-17 11:08:18
C’est tout le quartier qui est sous le choc, et pas que, toute la population de la ville de Mbinda dans le département du Niari (sud) est attristée par le décès d’André Ounga, chef du quartier Niolo.
Créé le 2021-07-17 10:37:25
Le ministre congolais de la Communication et des Médias, Thierry Moungalla a reçu ce vendredi à Brazzaville, le célèbre musicien Pape God et le bureau de l’Association des Musiciens Congolais. Au menu : le problème du reversement des droits d’auteur et de diffusion des œuvres des musiciens sur les médias.
Créé le 2021-07-16 20:17:20
Le président de la Chambre d'accusation de la cour d'appel de Brazzaville, Roger Justin Itsa a décidé de libérer ce mardi une bonne poignée d'activistes des droits humains détenus depuis des mois à la Maison d'arrêt de la capitale congolaise.
Créé le 2021-07-13 20:36:58
Au terme de la convention citoyenne des fils et filles du Niari, une cérémonie rituelle consistant en la remise des attributs du pouvoir ancestral au Ministre d'Etat Pierre Mabiala a eu lieu samedi 10 juillet, salle de conférences de la préfecture de Dolisie. Cette cérémonie qui consacre aussi bien l’initiation que l’adoubement de Pierre Mabiala tant par les vivants que les morts, vient plébisciter, après une longue période d’observation en toute discrétion par les anciens, les efforts qu’il n’a cessé de consacrer au service de tous.
Depuis qu’il est appelé aux affaires, le ministre d'Etat Pierre Mabiala a toujours traduit et respecté au quotidien, les fondamentaux traditionnels, culturels et cultuels du terroir qui l’a vu naître. « Reconnaissance et engagement vis à vis de celui qui vous a tendu la main et pensées permanentes envers les mânes qui vous ont investi du pouvoir de briller parmi les humains. Une reconnaissance à magnifier envers vos semblables. »
Dans toutes les réalisations qu’il entreprend tant dans le régalien que dans le cadre associatif ou autre, Pierre Mabiala a toujours marqué d’un trait le fait que ces opportunités sont la résultante de la confiance que place en lui le Président de la République.
L’homme qui bénéficie de la confiance du Président Denis Sassou N’Guesso qui l’a dernièrement élevé au rang de Ministre d’État, a reçu l’onction des anciens qui lui ont conféré les attributs rituels de celui qui est désormais confirmé dans l’adoubement, tant par les vivants que les morts, comme une entrée dans les ordres. Une confirmation du statut de « mwa’n ba mwumb’i » (fédérateur enfant des aïeux) qu’il a toujours assumé.
« Chacun de nous a son destin, nous n’avons en commun que le bon Dieu ». Ces mots du vieux Mabininga, un griot saltimbanque qui arpentait les contrées de Mbinda, Mayoko, jusqu’à Makabana, en passant par Moungoundou-Sud, ou Mossendjo et bien d’autres localités de ce qui était naguère la ligne Comilog en plein cœur du Niari forestier, dans les années 70, résonnent encore dans les esprits, comme une sagesse incontournable, substrat de ce qui trace l’avenir et le devenir de chaque personne.
Parlant d’avenir, pourquoi pas du devenir de l’humain appelé à jouer un rôle éminemment particulier dans la société, le vieux Mabininga définissait cet homme comme un arbre devant avoir des racines bien ancrées dans les profondeurs du sol où repose les anciens. C’est de là, de ce substrat qu’il tire son suc nourrissant et vivifiant. Un tronc robuste pour résister aux intempéries, un feuillage touffu pour abriter les vivants, et des fruits pour nourrir les autres et la postérité.
Cette dimension de l’homme qui ne s’accorde pas de séparation entre le monde visible et le monde invisible, raffermi en Pierre Mabiala, le sens même de ce que « nous sommes les héritiers de ceux qui sont morts, les associés de ceux qui vivent et la providence de ceux qui naitront ». En « enfant du terroir », Pierre Mabiala n’y déroge nullement.

Ainsi, quand les anciens, dépositaires du pouvoir des ancêtres, sous-tendu par les mânes qui choisissent la personne à adouber, laquelle répond aux critères rituellement définis par eux, sont visités par les esprits, leur volonté s’accompli, selon les prédispositions cultuelles, définies depuis des temps immémoriaux, interprétées par les officiants rituels qui dans un moment de communion, font la volonté des mânes.

C’est, Pierre Mabiala, dont l’identité renvoi à l’interfécondité dans la relation entre Lui et les Autres, dans une espèce de coexistence entre le monde visible et le monde invisible, qui en élu, concentre la plénitude, la pureté ou la cohésion des siens, mais aussi la force des esprits. « Quoi que tu sois, n’oublie pas d’où tu viens », dit le dicton bien de ses terres dont jamais, il ne s’est détaché.

Par-delà les aspects rituels, la cérémonie de samedi à Dolisie, a assuré la consécration d’un homme investi de l’aura des mânes, une force vitale dont il s’est davantage armé pour les combats du quotidien.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2021-07-13 08:02:44
Laurent Monsengwo Pasinya archevêque émérite de Kinshasa s’est éteint dimanche 11 juillet 2021, à Versailles, en France. L’annonce a été faite par le cardinal Fridolin Ambongo, son successeur au siège épiscopal de Kinshasa : « j'ai la profonde douleur d'annoncer à la communauté chrétienne catholique et à toutes les personnes de bonne volonté le décès du cardinal Laurent Monsengwo », a-t-il écrit sur Twitter.
L’Église congolaise est en deuil. L’annonce de la disparition du cardinal Laurent Monsengwo a été reçue comme un choc, bien qu’on le savait malade. Son état de santé s’était aggravé au début du mois de juillet, au point qu’il avait dû être transféré d’urgence à Paris.
Ordonné prêtre en 1963, puis évêque en février 1980 par le Pape Jean-Paul II, le cardinal a occupé diverses fonctions, notamment celles d'évêque auxiliaire d'Inongo, évêque auxiliaire de Kisangani, archevêque de Kisangani et archevêque de Kinshasa. Il aussi été le président du SCEAM, le symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar.

Le cardinal congolais, qui a été membre du Conseil des cardinaux chargés de conseiller le Pape François - dont il était proche -, a été élevé au rang de cardinal le 20 novembre 2010 par Benoît XVI. Il avait quitté le Conseil des cardinaux en octobre 2018, un mois avant de prendre sa retraite en tant qu'ordinaire local de Kinshasa.
Le cardinal Monsengwo est un théologien bibliste. Il est d’ailleurs le premier Africain à avoir obtenu un doctorat en Écriture Sainte à l’Institut biblique pontifical de Rome.
Le pasteur, connu pour sa liberté de parole et sa franchise, n’a pas hésité à jouer un rôle politique de premier plan dans son pays.

Récemment encore, le 2 janvier 2018, il avait prononcé un discours sans concession pour fustiger la dure répression d’une manifestation de catholiques par le régime du président Kabila. « Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RD-Congo », avait tonné l’archevêque émérite de Kinshasa, marquant ainsi le début du combat acharné de l’Église du Congo contre un troisième mandat de Joseph Kabila. Un combat dont elle est sortie vainqueur puisqu’il y a eu une alternance politique de fait.
Dans les prochains jours, la dépouille du cardinal sera ramenée dans la capitale congolaise. Les évêques doivent se réunir pour l’organisation de ses obsèques et définir une date. Le cardinal Laurent Monsengwo sera enterré dans la cathédrale de Kinshasa.

Né en 1939, le cardinal Laurent Monsengwo est décédé à l’âge de 81 ans.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2021-07-11 21:45:53
Un enseignant affecté comme membre du jury du baccalauréat est décédé dimanche, après avoir sauté d’un hélicoptère des Forces Armées congolaises, alors que l’appareil tentait d'amorcer un atterrissage d’urgence, à suite à un problème technique.
Un peu plus d’une quinzaine de minutes après le décollage de l’aéroport de Maya-Maya, les pilotes auraient constaté un problème technique sur l’appareil, alors qu’ils survolaient la zone de Maloukou au nord de Brazzaville.
Sentant que les commandes de l’appareil ne répondaient plus, correctement, les pilotes ont demandé aux passagers de garder leur calme et qu’ils allaient tout faire pour qu’ils s’en sortent tous, sans le moindre dommage.
Pendant que les pilotes amorçaient la procédure atterrissage d'urgence, tentant de stabiliser l’hélicoptère qui partait en vrille, les passagers à l’arrière, tous des hommes, membres du jury du baccalauréat général, pour la partie septentrionale du pays, sur l'axe Ngabé, Makotipoko et Mossaka, se sont mis en prière, sentant leur dernière heure venue.
Voyant que l’appareil qui chutait de tout son poids allait s’écraser au sol, l’enseignant décédé, professeur d’éducation physique et sportive, du nom de Ghislain Kikongo, a paniqué, puis sauté dans le vide, alors que les pilotes l’avaient formellement interdit quelques secondes auparavant.

Quelques instants après dans une ultime manœuvre, les pilotes réussissaient à poser acrobatiquement l’hélicoptère, quasiment sans dommage pour l’appareil que pour ses occupants qui s'en sont tirés avec quelques ecchymoses pour certains, les autres étant quasiment indemnes.
Hélas, le cadavre de l’unique passager qui avait préféré s’échapper de l’appareil en détresse, gisait dans la broussaille.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2021-07-11 18:03:29
Les agents de la compagnie aérienne Ecair (Equatorial Congo Airlines) étaient dans la rue samedi 10 juillet 2021 pour réclamer leurs arriérés de salaires. Les manifestants se sont retrouvés devant le siège de la société dont l’accès leur a été refusé.
Créé le 2021-07-11 08:39:01
Anatole Collinet Makosso a pris part à sa première séance de questions orales au Gouvernement avec débat en sa qualité de Premier Ministre, Chef du Gouvernement le vendredi 09 juillet 2021 au Palais des Congrès. Le langage de vérité tenu par le premier ministre, face aux députés, continu d’alimenter les discussions dans la population congolaise.
« Seule la vérité est révolutionnaire, car toute politique doit être fondée sur des réalités. »
Ces mots de Lénine qui ont construit une partie de sa jeunesse politique ont sans doute fait corps avec Anatole Collinet Makosso, quand il a conduit son gouvernement devant l’Assemblée nationale vendredi, et qu’il lui a fallu prendre la parole, pour répondre aux préoccupations des députés.

Dix-neuf questions d’intérêt national ont été posées par les Honorables Députés en recherche de réponses aux préoccupations des citoyens. Le Premier Ministre et les membres du gouvernement interrogés ont répondu à l’ensemble des questions et ont pris acte des différentes suggestions faites pour la résolution des situations en attente de résultats telles que l’éducation, le payement des pensions des retraites, l’enseignement, l’eau et l’électricité ou encore les transports.
Nombre de congolais et parfois les plus sceptiques vis-à-vis de l’action gouvernementale qui ont suivi la séance soit par curiosité ou encore pour constater le changement intervenu à la primature, n’ont pas caché leur satisfaction, suite à la prestation de l’ensemble des membres du gouvernement interpellés, mais surtout le premier ministre.
Un fin limier de l’analyse politique n’a pas caché son satisfécit. « La séance des questions orales au gouvernement m’a, encore une fois, permis de découvrir le langage de vérité du premier ministre Anatole Collinet Makosso. Sans langue de bois, il a dit à la représentation nationale sa part de vérité sur la situation de la compagnie aérienne nationale Ecair, clouée au sol depuis 2016. À la vérité, cette société était l’un des fleurons de l’économie nationale et une mascotte pour le Congo à l’étranger. Les Députés voulaient savoir où se trouvent les 7 Boeing de la flotte d’Ecair ? Gu’elles sont les raisons de sa faillite ? Ils ont proposé au gouvernement de diligenter un audit, afin d’établir les responsabilités pénales des anciens gestionnaires de cette société. Dans un français très facile, le PM, a avoué que la société Ecair s’est écroulée sous le poids de son endettement excessif. Le PM annonce qu’un seul Boeing est de retour sur le Tarmac de l’aéroport international de Maya-Maya et les 6 autres se trouvent immobilisés respectivement en Éthiopie, en Afrique du Sud et en Belgique pour des révisions techniques. En véritable pédagogue, Anatole Collinet Makosso a rassuré les parlementaires que son gouvernement est à la manœuvre afin que la Compagnie Ecair reprenne du service pour être de nouveau au service des couleurs nationales. » Voila qui est dit.

La prestation du Premier Ministre a été également saluée par certains députés qui affichent souvent leur opposition à fleur de peau. Un d’entre eux a commenté : « au moins on sent qu’il est animé par la volonté d’étaler la réalité des choses, sans dissimuler la poussière sous le tapis, afin qu’on puisse ensemble trouver des solutions, sur la base d’un diagnostic clair et sans faux-fuyants. C’est ce que nous voulons ».

Même si le concept de vérité a souvent une défiition controversée, Anatole Collinet Makosso a choisi le postulat le plus simple, celui de la vérité fondée sur des jugements ou des propositions, en conformités aux faits.
Voila qui tel un miroir, reflète les qualités intrinsèques de l’homme et traduit sa personnalité.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2021-07-10 20:32:58
Dans les écoles de journalisme, on appelle ça cyniquement la "loi du mort-kilomètre". Plus un événement est distant de nous, moins il éveillera l'attention. Plus les victimes semblent éloignées, moins elles susciteront d'empathie.
Créé le 2021-07-09 13:33:00