Congo – Vie rurale : Le village Kimpalanga se souvient de Marien Ngouabi

Le village Kimpalanga, dans le département de la Bouenza, a une tradition qui se transmet de générations en générations, celle de l’application des préceptes du président Marien Ngouabi, sur le travail productif en milieu paysan. Aux passants empruntant la route nationale n°1, l’effigie du président Marien Ngouabi gravée sur une toile de vinyle qui brave le temps, est présentée comme le symbole des principes marqués dans la mémoire collective.

S’il est un mérite dont peut se targuer le département de la Bouenza, c’est qu’il est en passe d’être le premier grenier du Congo, avec une récolte en produits vivriers qui force l’admiration et fait « se retrouver » de nombreux paysans.

Même si la vocation de producteur anime au premier chef les paysans, ceux du village Kimpalanga ne font pas mystère de ce qu’à la base de leur engagement à produire et surtout à vaincre l’adversité, se trouve un homme, président de la République de son état, qui en son temps, leur demanda : « citadins et paysans, la main dans la main, transformons nos campagnes, en de cités rurales agréables pour tous ».

Depuis, ces mots qui datent de la décennie 70, expurgés de leur contenu politique, ont non seulement été un frein à l’exode rural à Kimpalanga, mais ont aussi galvanisé les habitants à produire de générations en générations, avec ce sentiment d’être des dépositaires d’un héritage, celui de Marien Ngouabi, lequel se transmet comme une entrée dans les ordres.

Le passage de la route Pointe-Noire–Brazzaville par le village Kimpalanga, a mis un point d’honneur à cette vocation de producteurs ruraux qui alimentent les villes.

Sur les abords de la route, des sacs de foufou, ces calottes de maniocs rouis et séchés, sont proposés aux voyageurs qui trouvent là une occasion de faire de bonnes affaires.

Naturellement, c’est « la main dans la main que citadins et paysans » font affaire et chacun y trouve son compte.

Si vous passez par Kimpalanga, prenez le temps de vous y arrêter. Vous reconnaîtrez le village, par la photo du président Marien Ngouabi bien en évidence au bord de la route.

L’escale vaut une page d’histoire à feuilleter en plein milieu rural productif et surtout agréable.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

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