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Laurent Koufiya, ancien attaquant des Diables-Noirs et de l’équipe nationale les Diables Rouges, est décédé dans l’extrême dénuement à Brazzaville. Ses cris de détresse pour avoir droit à des soins de qualité, se sont toujours perdus dans l’échos de l’indifférence des autorités sportives du pays pour lequel il a en son temps, porté l’étendard, en endossant le maillot national. Comment dans ces conditions, avec autant d’indifférence, envers ceux qui ont rendu des services à la Nation, susciter l’enthousiasme auprès des plus jeunes, à qui on demande de s’investir pleinement pour la cause nationale. Sans doute les autorités sportives nationales portent en elles-mêmes, les causes des contre-performances sportives congolaises dans toutes les disciplines.
Après la nouvelle défaite des Diables Rouges concédée face au Togo en éliminatoires de la coupe du monde Qatar 2022, le ministre des Sports congolais, Hugues Ngouelondele a pris ce qu’il a cru être ses responsabilités. Il a convoqué une séance de travail avec la Fédération Congolaise de Football et le sélectionneur des Diables Rouges, Paul Put, pour analyser la situation de la sélection.

Le Ministre des Sports a rappelé à Paul Put que son contrat avec le Congo stipule qu’en cas d’insuffisance de résultats, il sera remercié. Le sélectionneur est pour ainsi dire, désormais sur la sellette.
En se défaussant sur le sélectionneur, le Ministre Hugues Ngouelondele semble avoir oublié qu’un entraîneur ça ne chausse pas de crampons à la place de ses joueurs et que celui-ci est comme un grand chef cuisinier qui compose les mets raffinés à partir des ingrédients dont dispose. C’est sa façon de les cuisiner qui fait la différence. Encore que contrairement aux grands chefs qui disposent de choix multiples, les sélectionneurs congolais sont obligés de faire avec les joueurs présents, parfois, pas vraiment les meilleurs de ce dont le pays regorge, surtout à l’étranger, et dont ils pourraient s’attacher les services, faute de moyens suffisants, mis à leur disposition. Il n’y a presque pas de prospection. Dans l’armée, la formule en pareille situation est : « un homme, une mission, des moyens ».
S’il est entendu qu’un entraineur doit composer avec l’effectif dont il dispose, il y a que celui-ci doit avoir du temps pour mettre en place les différents schémas avec ses joueurs et créer ainsi des automatismes pour avoir un bloc-équipe. Dans le cas du Congo, il n’y a pas d’équipe, sinon un conglomérat de joueurs portant le même maillot, mais sans réel liant dans le jeu, ni automatismes induisant la cohésion. Cela monsieur le Ministre, se travaille dans le temps, à force d’entrainements. Ce qui suppose pour les joueurs, de disposer ainsi que le font nombre d’équipes sur le continent pour leurs joueurs évoluant à l’étranger, d’un billet disponible pour rallier le pays aussitôt la trêve internationale déclarée. Cela donne à l’entraineur environ une semaine pour travailler avec les joueurs, à initier des schémas de jeu porteurs. Voire visionner le jeu de l’adversaire. Autrement, comment voulez-vous avoir de bons résultats, quand les joueurs arrivent la veille des matchs, faute de n’avoir reçu leur billet à temps.

Mais il y a aussi la motivation qui au-delà de l’intérêt patriotique, donne le sourire au joueur et aux siens. Ce pourquoi, il est prêt à tout, sans regretter le manque à gagner que cela générerait pour lui, au sein de son club, s’il venait à être gravement touché.
Peut-il, monsieur le Ministre, se renseigner sur le joueur Samba Francis, victime d’une double fracture tibia-péroné lors d’un match d’entrainement Congo – Zaïre au stade de la Révolution à l’époque. Après avoir supporté les premiers soins, le Congo l’abandonna à son triste sort, au point que le joueur dû regagner la France par ses propres moyens. Pire, sa longue absence lui fit perdre sa place de titulaire en club et sonna sa fin de carrière. De cette mésaventure, il retint surtout que les responsables de l’équipe nationale n’assuraient pas l’ensemble des joueurs qu’ils engageaient en compétition.
Depuis, les choses sont restées en l’état, et se sont même empirées.
Dans quasiment tous les pays qui progressent, les responsables du sport, à commencer par les ministres, se sont investis en managers. Outre les moyens qu’ils mettent à la disposition des équipes nationales, ils sont obligés de tout voir, pour être sûr que tout marche. Assister, écouter, soutenir, trouver des solutions aux problèmes dans des délais relativement courts, pour permettre à la machine de toujours être en mouvement. Cela est loin d’être inscrit à l’agenda du Ministre Hugues Ngouelondélé, qui loin des stades, dirige le football depuis « le prisme déformant de son bureau » aurait dit le président Marien Ngouabi.
Comment dans ces conditions, exiger des autres, de bons résultats, car c’est vous monsieur le Ministre qui devez insuffler le rythme, donner le ton et imprimer la cadence, aurait dit le président Denis Sassou N’Guesso, même si c’était sous Sassou1.
Certes, les congolais prennent toujours en référence « Yaoundé 72 ». Sied-t-il de signaler au Ministre, que Michel Oba directeur technique, Mayala Désiré Larby et Bibanzoulou Adolphe Amoyen entraineurs furent congolais ?
Le directeur national des sports Jean Moundélé qui suppléait le ministre des Sports André Mouélé était omniprésent, au point que cela réconfortait les joueurs. Il était le relais avec le Ministre, pour apporter des correctifs en tout temps et en tout lieu. Oui, le ministre est le premier artisan de la construction de la victoire. Il dispose de presque toutes les clés. Son rapport fluide et direct avec le président de la fédération étant un gage de suivi direct, sans intermédiaire alourdissant la machine.

En 1972, Il en fut ainsi avec Gilbert Mankoundia, président de la fécofoot. Il savait tout parce qu’il était là à plein temps. Il pouvait remonter ce qui était au-delà de ses compétences et faire pression pour des solutions rapides. L’investissement personnel du Ministre André Mouelé faisait le reste.
Avec des entraineurs locaux, on peut faire de grandes choses, pourvu que l’on mette à leur disposition les moyens de la politique à laquelle on aspire. Le défunt Casimir Molongo l’a aussi prouvé avec les Diables Rouges handball filles.
D’autre part, monsieur le Ministre, une équipe se prépare. La victoire de Yaoundé 72 a été préparée au lendemain du fiasco d’Asmara en 1968. L’État mit des moyens pour une équipe nationale constituée d’un socle de joueurs locaux disponibles presque toute l’année. Ceux-ci livrèrent des matchs de préparation à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Les joueurs professionnels qui arrivèrent de l’étranger, trouvèrent sur place une ossature déjà outillée dans les automatismes, à laquelle ils s’intégrèrent. La base défensive constituée de Matsima (Diables Noirs) Dengaki (Étoile du Congo), Niangou (Diables Noirs), Ngassaki (Cara), Ndolou (Inter Club) avait pu travailler ses automatismes et les joueurs se trouvaient les yeux fermés.
Le Ministre Hugues Ngouolondélé peut-il reconnaître que depuis plus de dix ans, le Congo n’a pas livré de match de préparation conséquent. Ces rencontres permettent aux entraineurs d’évaluer les forces et faiblesses du groupe et d’apporter des correctifs, autant qu’elles permettent aux joueurs de jauger leur capacité devant tel ou tel autre adversaire.
Les matchs de préparation sont une espèce de révision générale avant l’épreuve proprement dite. Combien le Congo en livre-t-il avant chaque rencontre type, seul le Ministre Hugues Ngouelondélé, ordonnateur des moyens de la préparation peut en donner le nombre.
Mais il y a aussi que l’ossature d’une équipe nationale se bâtit à partir d’un championnat national digne de ce nom, duquel sort une élite, celle des meilleurs qui sans complaisance, composent le cercle de ceux chargés d’endosser le maillot national. Nous y avons fait allusion. C’est loin d’être le cas au Congo.
Dans ces conditions, monsieur le Ministre, en toute objectivité, les contre-performances du sport, vous sont avant tout imputables, avant de vous en prendre aux techniciens et autres joueurs, car c’est vous qui détenez les leviers devant conduire au succès.
Libérez les moyens, mettez en conditions les différents acteurs intervenant dans la chaîne du sport, ensuite exigez d’eux des résultats positifs. Autrement, vous semblez couvrir vos propres erreurs, en vous abritant derrière votre costume de Ministre des Sports qui au regard de vos performances en termes de résultats, semble ne plus vous convenir depuis des années que dure la descente aux enfers du sport congolais, avec vous à sa tête.
Sauf miracle, Paul Put partira, car il n’y a rien n’a attendre de cette équipe en termes de résultats, même pour l’honneur.

Désormais, même les équipes qui naguère redoutaient d’affronter le Congo, se demandant s’il fallait déclarer forfait, bénissent le ciel de l’avoir sur leur chemin. Même quand l’équipe a des buts à son actif, ce sont les adversaires qui marquent dans leurs propres buts.
À moins que le successeur de Paul Put ne soit un magicien, autrement, en travaillant dans les mêmes conditions que son prédécesseur, il ne vous produira rien d’autre que la défaite, car c’est la résultante de votre investissement à la tête du sport congolais. On ne peut récolter plus que ce que l’on sème.
Pour les supporters congolais, ce seront toujours les chagrins. Pince sans rire, personne ne vous dira, combien de personnes ont déjà été victimes d’AVC, ou font de l’hypertension chronique, du fait des contre-performances des Diables Rouges.
Ah, j’oubliais ! Et Laurent Koufiya alors ! Une attention bienveillante pour cet ancien Diable Rouge, même pour les obsèques ?
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2021-10-16 21:11:47
Le 19 février 1986, le président Thomas Sankara donnait une leçon de transparence au Burkina Faso et au monde. Il déclarait ses biens devant la Commission du Peuple chargée de la Prévention contre la Corruption (CPPC). Assassiné le 15 octobre 1987, il finit aussi pauvre qu’il était venu au pouvoir.
« Camarades membres de la 1ère CPPC, Camarade Président, je vais vous communiquer lecture de mes biens, assuré que vous ferez mener des enquêtes, toutes les enquêtes ici et partout, pour vérifier la véracité, assuré surtout que les militants du Burkina, partout où ils se trouvent, ici ou ailleurs, aideront la vérité à se manifester, si par hasard, je venais à oublier un texte, si volontairement je venais à tenter de me soustraire à cette obligation de dire la vérité, toute la vérité… (rires dans la salle).
En matière de biens immobiliers, je citerai d’abord un réfrigérateur, je signale qu’il est en panne (rires dans la salle). Cet appareil n’est pas actuellement à ma disposition. Il a été prêté à un couple d’amis, parce que de par mes fonctions, j’ai reçu ce matériel au palais de la Présidence.
Je possède également deux téléviseurs avec magnétoscope qui sont installés à mon domicile et dans mon salon de travail. J’ai également installé un téléviseur à mon lieu de travail, parce que j’ai souvent besoin, partout où je me trouve d’être à l’écoute de nouvelles du monde (rires dans la salle).

À titre personnel, je possède un salon complet et une bibliothèque qui devrait être livrée incessamment. Peut-être d’ici la fin du mois. C’est une commande personnelle.
Je possède également trois guitares sèches. Je les cite parce que leur attribue beaucoup de valeur.
Comme biens immobiliers, je possède une villa à la cité BND, au secteur 2. Elle a été acquise par engagement auprès de la BND-B sur prêt N° 313/109-862 en décembre 1976. Je suis soumis à un remboursement en 120 mensualités et à ce jour, il reste à payer à la banque la somme de 678824F que je règle par des mensualités de 31944F, ainsi que je pourrai vous le prouver par les documents de la BNDB que je détiens ici. Cette maison est actuellement occupée par un parent, qui je l’espère, me paiera ce qu’il me doit (rires dans la salle). Je dis cela parce que j’ai l’intention de me dessaisir de cette maison, et nous établirons entre lui et moi, un contrat en bonne et due forme.
Nous possédons un terrain au secteur 7 non mis en valeur ce jour, que mon épouse avait déjà acquis. Nous possédons un terrain dans mon village, non mis en valeur. Il avait été saisi par les CDR (rires dans la salle).
Selon les dernières nouvelles, les CDR l’ont restitué en nous invitant à investir sur cette nouvelle parcelle. Ils l’avaient retiré parce que nous n’y avons pas investi pendant un certain nombre d’années. Donc nous avons reçu sommation de la part des CDR de réaliser quelque chose sur le terrain. Je m’acquitterai également de cette obligation que me font les CDR de mon village.
Nous possédons une voiture de marque Mitsubishi, acquise en 1978. Elle a été régulièrement dédouanée en dix-huit mensualités auprès du Trésorier-Payeur Général. J’ai ici la décision du Ministère des Finances de février 1979 qui m’avait accordé la possibilité de m’acquitter de ces charges douanières. Je pourrai vous lire la lettre. Et également l’attestation du Trésorier-Payeur Général qui prouve que j’ai régulièrement payé toutes ces traites douanières.
Je possède deux vélos de course, un vélo de dame et un vélo pour enfant. Nous n’avons ni actions ni effets de commerce.
Nous avons deux salaires : mon salaire, (confère la fiche de solde émise par la Direction de l’Intendance Militaire) révèle un net de 138.736 FCFA par mois (rires dans la salle). Mon épouse a un salaire de 192.698 FCFA. Comme je l’ai dit tout à l’heure, nous partageons les charges et mon épouse s’occupe des charges courantes de ménage et moi je m’occupe des grosses dépenses et aussi surtout des obligations sociales, notamment les incessants secours à des amis et autres personnes qui le demandent.
Je possède un compte en banque à la BICIA-B et un compte à la Caisse Nationale d’Epargne. A la BICIA-B, mon compte est créditeur de 353.665 FCFA. Je précise que cette somme a été gelée parce que nous avons réalisé une commande, des commandes nouvelles qui devraient être payées, dès le mois de décembre. Malheureusement, le menuisier auprès de qui nous avons passé la commande n’a pas encore livré ce que nous attendons. Et nous attendons par conséquent qu’il nous livre pour que nous payions. À ce moment-là, bien sûr, le compte va tendre vers…
À la Caisse Nationale d’Epargne, je possède donc un compte, qui, je crois, depuis 1979 n’a pas été mouvementé. Je n’ai pu faire des retraits mais je n’ai pas fait de dépôt non plus, et la Caisse Nationale d’Epargne révèle que je dispose de 69.792 FCFA. Malheureusement, je ne suis pas en règle pour jouir de ce compte parce que j’ai égaré les documents du fait de mes nombreux déménagements incessants et répétés (rires dans la salle).
Mon épouse a un compte créditeur à la BICIA-B de 43.037 FCFA. Évidemment ce compte est régulièrement mouvementé en retraits, vu nos charges familiales, les scolarités également. À la BICIA-B, elle est également détentrice d’un compte créditeur de 63.646 FCFA.
Nous avons chacun une alliance en or qui a de la valeur. Mon épouse possède d’autres bijoux, chaînes et bracelets, mais je voudrais préciser tout de suite et me tenir à la disposition de la CPPC, que ces bijoux ainsi que nous l’avons inventorié, nous n’avons pas pu chiffrer la valeur, parce que ce sont généralement des bijoux en imitation or, donc ces bijoux, les bijoutiers ne peuvent leur attribuer des valeurs, sauf à l’achat. Une fois que vous les avez achetés, ces bijoux que l’on appelle généralement de la pacotille perdent leur valeur. Mais je le cite quand même parce que des camarades militants ont dit avoir vu mon épouse avec du diamant à la télé. Je précise qu’il n’en est rien. Mais nous tenons ces bijoux à la disposition de la commission pour toute expertise.
Je voudrais citer des dons, mais demander à la commission de ne point en révéler les donateurs pour des raisons d’État. J’ai reçu un don de 400.000 FCFA, un don de 2.000.0000 FCFA, un don de 7.500.0000 FCFA, un don de 350.000.000 FCFA et un don de 400.000.000 FCFA (vacarme de surprise et d’ahurissement dans la salle). Pour toutes ces valeurs, ces sommes d’argent, tout en remerciant les généreux donateurs, j’ai déposé ces sommes après du Budget National, soit auprès d’institutions de l’État qui pourront faire la preuve de ces dépôts.

J’ai reçu également des voitures qui ont été toutes cédées au parc de l’État. J’ai reçu donc une BMW, un Alfa Roméo, une Cressida Toyota, une Mitsubishi également, mais j’ai reversé tous ces véhicules au parc automobile de l’État.
Mon épouse a reçu 5.000.000 FCFA une fois, 5.000.000 FCFA une deuxième fois, puis 10.000.000 FCFA. Ces sommes ont été cédées à la Caisse de Solidarité Révolutionnaire, puis au restaurant des femmes.
Voilà, Camarade Président, Camarades membres de la Commission, la déclaration que j’ai voulu faire. Je n’ai pas cité certains biens qui sont tellement périssables qu’il m’a été difficile de les évaluer. Je pense à l’habillement, je pense à la bibliothèque également que je n’ai pu évaluer, des livres que j’ai en assez grand nombre, soit achetés par moi-même, soit offerts par des personnes, des amis, des étrangers etc…
Je suis à votre disposition Camarade Président pour toute question que vous jugerez utile. »
Après la déposition de Thomas Sankara, les autres personnes convoquées firent également à tour de rôle la déclaration de leurs biens.
Arielle KAMBISSY/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2021-10-16 15:06:55
La direction d’Exploitation d’Énergie électrique du Congo (E2C) a annoncé, dans un communiqué dont une copie est parvenue à notre rédaction, des perturbations du réseau électrique ce dimanche 17 octobre 2021 de 08h à 12h dans plusieurs quartiers de la ville de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo.
Créé le 2021-10-16 11:30:39
La Maison d’arrêt de Brazzaville, la capitale congolaise, est de nouveau pointée du doigt pour les conditions déplorables de détention. Surpopulation carcérale, graffitis, tags, rats, cafards, délabrement... le constat est accablant. Un phénomène qui n'est pas nouveau mais massif, durable et particulièrement indigne. Cette promiscuité provoque des problèmes sanitaires et une hygiène désastreuse. Les conditions de détention violent gravement les droits fondamentaux des détenus. Le général Jean-Marie Michel Mokoko vit chaque jour avec des graffitis, tags, rats, cafards et autres insectes qui pullulent dans sa cellule, a-t-on appris auprès d’un surveillant pénitentiaire.
Créé le 2021-10-16 09:50:40
Le technicien belge, Paul Put, à la tête de la sélection congolaise des Diables Rouges est déjà sous pression. Son équipe peine à engranger des points et le contenu des matches n’est pas conforme aux attentes des congolais. Un ultimatum lui a été lancé par le ministre congolais des Sports, Hugues Ngouélondélé, lors de la réunion de travail qu’il a convoqué mercredi avec la fédération congolaise de football (fécofoot) et le staff technique des Diables Rouges. La défaite à domicile (1-2) mardi dernier contre le Togo en match de qualification pour la Coupe du Monde Qatar 2022 a été de trop.
Créé le 2021-10-15 11:08:13
Vols d’argent, de portable, d'écouteurs… les agressions et rackets sont devenus le quotidien aux abords du lycée Victor Sathoud et du CEG de l’unité à Dolisie, la capitale départementale du Niari (sud). Plusieurs élèves de la 3ème et de la seconde ont été violemment pris à partie par des bandes de jeunes qui se volatilisent aussi rapidement qu'ils sont arrivés. Et cela à toute heure de la journée.
Créé le 2021-10-15 10:33:15
A l’instar de la communauté internationale, le Congo-Brazzaville célèbre ce vendredi 15 octobre 2021, la journée Internationale de la femme rurale, couplée à celle de l’Alimentation.
Créé le 2021-10-15 08:16:41
La charge est puissante, réfléchie, ciblée. Sans doute pas sans conséquences, car Grégoire Lefouoba, enseignant de Philosophie à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville et ancien ministre de Pascal Lissouba, a publié un texte aux allures de peloton d'exécution cette semaine intitulé « Macron et la Révolution suggérée en Afrique ». Principal condamné : le président français, Emmanuel Macron. Déterminé à crever l'abcès, « Mwana Mboka » a fait feu de tout bois pour mettre le numéro un français devant ses responsabilités. Dans son texte «Macron et la Révolution suggérée en Afrique », il s'est livré sans retenue. Parfaitement conscient de la bombe lâchée, Grégoire Lefouoba rebondit sur le dernier Sommet Afrique-France inédit qui s’est tenu le vendredi 8 octobre dernier à l’Arena de Montpellier. Inédit car, pour la première fois depuis 1973, aucun chef d’État africain n’a été convié pour éviter des photos gênantes pour Emmanuel Macron avec des présidents au pedigree démocratique parfois contestable. Cette fois, pour cette 28e édition, ce sont des jeunes entrepreneurs ou issus de la société civile, du secteur associatif, du sport, de la culture… qui ont été les invités de ce sommet nouvelle formule. La rédaction des Echos du Congo-Brazzaville diffuse l’intégralité de ce texte :
Créé le 2021-10-15 07:36:56
Cinquième film de l’acteur, réalisateur et producteur congolais, Mike Yombi et premier mis sur le marché, « Ndzobi » a été retenu au Festival panafricain du cinéma et de télévision de Ouagadougou (Fespaco) 2021, au Burkina Faso. Mike Yombi et son équipe quittent Brazzaville ce jeudi 14 octobre 2021 pour une semaine au pays des hommes intègres.
Créé le 2021-10-14 09:04:08
On fait le choix d'avoir un enfant, mais on ne fait pas le choix d'avoir des jumeaux, voire des triplés. Le couple Ngoyi, vivant au village Mpila, à 30km de la ville de Nkayi dans le département de la Bouenza (sud), est décidément gâté par la nature ! L’adage malgache selon lequel « Les enfants sont la plus grande des richesses » n’est pas pour contredire cela…Toutefois, en raison du contexte socioéconomique actuel, élever douze enfants, sans ressources financières, est loin d’être évident et nécessite des ressources considérables, matérielles comme immatérielles. Le jeune couple qui craignait cette année d’être la risée de son voisinage au vu des conditions précaires qu’il et ses enfants traversent actuellement a désormais le sourire jusqu’aux oreilles et les étoiles dans les yeux. La présidente de l’association Kiminou « Icole pour tous », Mme Laval Mouandza Berthe Blanche, très altruiste, la main au cœur et le cœur sur la main, a remis gracieusement des kits scolaires aux douze enfants du couple dont le montant n’a pas été révélé à la presse.
Créé le 2021-10-14 08:09:00
Le ministre congolais de l’Energie et de l’hydraulique, Honoré Sayi, a exprimé récemment à Brazzaville, la nécessité de construire plusieurs barrages hydroélectriques sur le territoire national pour vendre l’électricité à d’autres pays de la sous-région.
Créé le 2021-10-13 21:19:30
A Nkayi dans le département de la Bouendza (sud) comme ailleurs, la précarité continue de gagner du terrain en cette période de rentrée scolaire 2021-2022. Une situation qui oblige l’association Kiminou « Icole pour tous » œuvrant dans le domaine de la solidarité à redoubler d'efforts, voire à se diversifier pour parer au plus urgent. Or l'urgence aujourd'hui, c'est la rentrée scolaire qui voit de nombreuses familles dans l’incapacité de supporter leurs charges. Ainsi, Mme Laval Mouandza Berthe Blanche, s'est lancée ce mercredi matin, en collaboration avec les services sociaux de la cité sucrière, située à environ 300 kilomètres de Brazzaville, a identifier avec plus de précision tous les possibles bénéficiaires qui ont reçu cet après-midi des kits scolaires de la réussite.
Créé le 2021-10-13 20:06:20
Il avait fait valoir ses droits à la retraite, l’ancien journaliste et Haut conseiller à la communication, Émile Awoué Ibata est décédé mardi 12 octobre à Pointe-Noire.
Émile Awoué, un nom qui continuera de marquer l’univers médiatique congolais, tant l’homme s’est construit par la force du travail, gravissant les marches les unes après les autres, au prix de l’effort et de l’abnégation, avec le ferme engagement de toujours donner le meilleur de lui-même. Des qualités humaines qui ont toujours guidé l’essentiel de son action et qu’il a toujours communiquées à ses collaborateurs.
Quand en 1985, Émile Awoué rentre de l’Institut Polytechnique de Télécommunication Osvaldo Herrera de la Havane à Cuba, il est loin de s’imaginer l’accueil enthousiaste que lui réservent ses collègues de la Voix de la Révolution Congolaise, l’actuelle Radio Congo.
Alors qu’il arrive à la radio nationale en qualité d’ingénieur, la direction de la chaîne le trouve plutôt plus utile à la Rédaction. Le correspondant de presse local qu’il était à Owando avant son départ en stage et qui rendait compte, entre autres sujets, des activités du président Marien Ngouabi s’y trouvant en séjour, a continué à marquer la corporation qui l’accueille.
Émile Awoué se plie à la volonté de sa hiérarchie en toute humilité, un des traits qui le caractérisent. Il commence comme reporter. Nagra en bandoulière, il s’adonne à la tâche avec un élan tel que son tempérament de bosseur est toujours remarqué.
En cette période où l’Union de la Jeunesse Socialiste Congolaise se renouvelle, Émile Awoué rejoint le département de la Presse, Propagande et Information du Comité central de l’UJSC. Il y occupe les fonctions de chef de la Division "Audiovisuel". Il est à la tête d’une équipe chargée de la production des émissions radio et télé de la jeunesse, intitulées « Jeunesse et Révolution ».
Son sens du management des équipes de communication joue désormais en sa faveur. Émile Awoué va tour à tour occuper les fonctions d’attaché de Presse au ministère de la Jeunesse (1990). Attaché de Presse au ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (1991). Chef des programmes à Radio Pointe-Noire (1996). Directeur de Radio Pointe-Noire (1997). Directeur départemental de Télé Pointe-Noire, de 1997 à 2011.
En 2012, Émile Awoué est élu au Conseil Supérieur de la liberté de communication. Il y exercera jusqu’en 2019.
Pour de nombreux confrères moins jeunes que lui, Émile Awoué était un véritable grand frère, l’aiguillon à la vision juste.

Depuis l’annonce de son décès, les hommages affluent, notamment de la part de nombreux jeunes journalistes pour lesquels Télé Pointe-Noire où il a été directeur, aura été ce laboratoire qui les a façonné et surtout outillé, avant de continuer à exceller à la chaîne nationale à Brazzaville. Tous témoignent d’Émile Awoué, « un père qui a su donner à chacun sa chance de réussir en mettant toujours en avant le travail bien fait. »
Né le 4 juin 1950 à Itoumbi, Émile Awoué est décédé le 12 octobre 2021 à Pointe-Noire, à l’âge de 71 ans.
Adieu cher confrère, adieu Grand Frère !
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2021-10-13 14:48:05
La crise sanitaire qui s’éternise provoque des annulations de mariages au Congo-Brazzaville. Les couples les plus malchanceux sont contraints de repousser leur union après quarante-cinq jours, selon le communiqué de la Coordination nationale de gestion de la pandémie à covid-19.
Créé le 2021-10-13 14:17:59
Le procès des quatorze accusés de l’assassinat de Thomas Sankara s’est ouvert le lundi 11 octobre à Ouagadougou, au Burkina Faso. À peine ouvert, le procès a été renvoyé au 25 octobre pour permettre aux avocats de la défense de consulter davantage le dossier.
Deux avocates de la défense, commises d’office, avaient demandé un report du procès d’un mois «au nom de la manifestation de la vérité », arguant avoir eu trop peu de temps pour étudier « les 20.000 pièces du dossier ».
Les autres avocats de la défense et ceux de la partie civile avaient soutenu cette demande, estimant qu’elle était « fondée dans son principe ».
Le président du tribunal militaire de Ouagadougou, Urbain Méda, a accepté leur requête, mais a suspendu les débats pour seulement deux semaines, comme l’avait souhaité la procureure. Il a en revanche rejeté une demande d’enregistrer les débats comme le réclamait la partie civile au nom « de la mémoire ».
Ils sont au total, quatorze personnes dans le box, sur la soixantaine d’accusés cités dans ce procès. On note cependant l’absence des deux principaux accusés notamment Hyacinthe Kafando, soupçonné d’avoir dirigé le commando qui a tué Thomas Sankara, et Blaise Compaoré, l’ancien président, accusé d’avoir commandité le crime.

Pour se soustraire à la justice du pays qu’il a pourtant dirigé et ne pas rendre des comptes alors que tout l’accuse, Blaise Compaoré s’est montré bien poltron, au point de changer de nationalité.
La première audience a été essentiellement consacrée à la composition de la cour et au tirage au sort des assesseurs militaires. Ils sont au nombre de trois, avec trois suppléants choisis selon l’ascendant au grade. Théoriquement, au moins deux officiers généraux plus gradés ou plus âgés que le plus haut gradé des accusés, à savoir le général Diendéré, devraient pouvoir siéger.
Dès le début de l’audience, la plupart des officiers ont demandé à être récusés. Certains pour des raisons de santé, d’autres pour des raisons professionnelles, certains encore parce qu’ils entretenaient des relations professionnelles ou personnelles avec les accusés.
Des centaines de personnes ont fait le déplacement de Ouagadougou. Parmi elles, les familles des victimes, dont Mariam Sankara, l’épouse de Thomas Sankara, des camarades de lutte du révolutionnaire, et de nombreux Burkinabé.
Le chef de la révolution burkinabè, Thomas Sankara, avait été tué le 15 octobre 1987, puis enterré dans la foulée avec ses douze compagnons de lutte.
Jean Hubert Bazié, le directeur de la presse présidentielle de Thomas Sankara, a fait part de son émotion. « Cela fait trente-quatre ans qu’on attend ce moment. Le Burkina écrit aujourd’hui son histoire », a-t-il déclaré.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2021-10-11 20:41:09
Le Mée-sur-Seine en Seine et Marne, à quelques encablures de Melun la ville préfecture, une Congolaise s’est donné la mort par pendaison, vendredi après-midi. C’est son mari qui a fait la macabre découverte, en rentrant du travail.
La communauté congolaise du Mée-sur-Seine est en émoi, suite au décès vendredi après-midi, de Irène M, la cinquantaine entamée, mère de six enfants.
Quand il rentre du travail vers 15 heures, en ce vendredi 8 octobre, Nicaise M, est loin de se douter que son épouse vient de commettre l’irréparable. Vers 14 heures, elle l’a appelé, lui demandant d’acheter de la bière en rentrant. Il trouverait la clé sous le paillasson, car elle s’en va faire les cent pas.
Pourtant, quand il met la clé dans la serrure, Nicaise se rend compte que la porte n’est pas verrouillée. Une fois dans la maison, il s’aperçoit que la porte donnant sur le balcon est restée ouverte et l’air froid envahi la maison. En allant fermer la porte, il trouve son épouse pendue au moyen d’un foulard attaché sur la rambarde du balcon. Elle s'est laissée choir de tout son poids et la vie semble avoir déjà quitté le corps.
Nicaise appelle la police, les secours puis les voisins. Les secours rapidement arrivés sur le lieu ont tenté de réanimer Irène en vain. Le décès constaté et certifié par la police scientifique comme ayant été provoqué par pendaison, l’équipe funéraire a procédé à l’enlèvement du corps aux environs de 18 heures.
Ses amis ont sans trop de détails, expliqué le geste définitif d'Irène par la longue dépression dont elle souffrait depuis des années, conséquence de nombreux facteurs sous-jacents induisant une quasi-culpabilité voire une souffrance de laquelle elle tardait à se remettre.
Ses relents suicidaires étaient connus de tous. Il arrivait qu’elle se réveille de nuit pour rallier l’autoroute à pied, aux fins de se jeter sous un véhicule.
Mais Irène M, ne suivait aucun traitement ni accompagnement psychologique. Conforté par une conception bien congolaise du phénomène, son entourage arguait qu’elle avait des problèmes de famille et ses crises suicidaires étaient un envoutement. Cela l’avait amené à effectuer un voyage au Congo, afin de trouver auprès de ses parents, des solutions au problème par les pratiques du terroir. Hélas…
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2021-10-11 07:23:13
La présidente de l’association Kiminou dont le slogan est « Icole pour tous », Mme Laval Mouandza Berthe Blanche a procédé à la distribution gracieuse des kits scolaires à plusieurs enfants démunis de la ville océane ce dimanche 10 octobre 2021 à 13 heures, à l’Agence Press Com Média au quartier OCH, près de la boulangerie Ngok.
Créé le 2021-10-10 20:12:13
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Créé le 2021-10-10 16:06:29
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Créé le 2021-10-10 08:22:35
Le continent africain va vibrer au rythme de la 3ème journée des éliminatoires de la coupe du monde Qatar 2022 ce weekend. Le Togo, classé dernier offre son hospitalité au 3ème du groupe H, le Congo-Brazzaville. Cette rencontre très important pour la survie du Togo dans ces éliminatoires aura lieu ce samedi 9 octobre 2021 au stade de Kégué à Lomé sous le coup de 16 heures GMT.
Créé le 2021-10-09 13:08:50