Dolisie : Insécurité aux abords du lycée Victor Sathoud et du CEG de l’unité

Vols d’argent, de portable, d'écouteurs… les agressions et rackets sont devenus le quotidien aux abords du lycée Victor Sathoud et du CEG de l’unité à Dolisie, la capitale départementale du Niari (sud). Plusieurs élèves de la 3ème et de la seconde ont été violemment pris à partie par des bandes de jeunes qui se volatilisent aussi rapidement qu'ils sont arrivés. Et cela à toute heure de la journée.

Face à cette recrudescence de l'insécurité, élus locaux et parents demandent le renforcement des moyens de sécurité. Des moyens qui doivent s'accompagner, aux yeux de tous, d'un renforcement des effectifs de la police nationale. Un courrier en ce sens vient d'être adressé au préfet du Niari.

« Pour arrêter ce phénomène, il faut pouvoir remonter jusqu'au lieu de regroupement de ces bandes. Ce travail d'investigation suivi d'interpellations ne peut être fait que par la police nationale. C’est pourquoi je demande au préfet de tout mettre en œuvre pour rétablir la sécurité publique dans les plus brefs délais », a déclaré un parent d’élève.

«Le problème c'est que les victimes, comme les témoins, ont souvent dû mal à identifier leurs agresseurs », précise-t-il.

Cela complique le travail de la police nationale d'autant plus que ces jeunes délinquants sont très mobiles et n'habitent pas forcément à proximité de ces établissements scolaires qui ont basculé dans une violence aux accents latino-américains.

Les élèves du lycée Victor Sathoud et du CEG de l’unité à Dolisie sont excédés par ce climat d'insécurité.

Chaque élève ou presque dispose désormais de son petit couteau de table ou de cuisine dans son sac scolaire. Un équipement de sécurité indispensable face à une nature sauvage.

Une telle insécurité aux abords des établissements scolaires de la capitale de l’or vert sidère évidemment l'opinion publique.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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