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La Banque de France organise la semaine de l’éducation financière sur le thème : « Protège ton argent, assure ton avenir ». Cet effort en faveur de l’éducation financière, maillon essentiel du monde de la finance constitue une préoccupation majeure pour apporter assistance et conseils aux Congolais. Notre Rédaction s’est rapprochée de l’Archer Capital, acteur majeur de la finance en zone CEMAC, à travers son directeur commercial M. Yannick Maniongui, qui a bien voulu répondre à quelques-unes de nos questions.
Les Echos du Congo-Brazzaville : L’Archer Capital pour une nouvelle vision de l’éducation financière en République du Congo. Pouvez-vous présenter votre groupe ?
Yannick Maniongui : L’Archer Capital est un groupe d’investissement et de financement créé par les experts de la CEMAC, dans le but d’accompagner l’inclusion financière. Dans l’inclusion financière, nous avons deux filiales : la première s’appelle, l’Archer Capital Securities, une société de bourse qui fait de la négociation financière, de la conservation type et de l’ingénierie financière. Et une deuxième du nom de l’Archer capital, Asset Management, dans laquelle nous accompagnons les habitants de la CEMAC, les entreprises et les particuliers par le biais de la gestion collective, la gestion de patrimoine et la gestion sous mandat, pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs de placement pour la constitution de retraite complémentaire, de financement des études de valorisation du capital et d’optimisation de trésorerie.
LECB : C’est déjà la semaine de l’éducation financière organisée par la Banque de France et axée sur le thème « Protège ton argent, assure ton avenir ». Comment vivez-vous de façon globale l’éducation financière dans notre pays, la République du Congo ?
Y.M. : De façon globale en République du Congo, cette semaine qui marche très bien ailleurs, ne rencontre pas le même écho qu’ailleurs. Au Congo, vous conviendrez avec moi, l’éducation financière est encore un concept assez nouveau, c’est pour cela que nous choisissons de nous engager pour que les Congolais s’approprient ce sujet !
LECB : Justement, en observant l’environnement congolais, pensez-vous que l’éducation financière aura un impact considérable dans la vie sociale ?
Y.M. : Effectivement, oui ! Nous pensons qu’aujourd’hui, des individus formés à l’éducation financière peuvent mieux gérer leurs finances, de manière plus responsable en réduisant ainsi le taux d’endettement et leur permettra d’avoir des ménages stables. Le deuxième avantage, c’est de pouvoir prendre des décisions de manière éclairée, de manière responsable dans tous les aspects financiers de la vie, les achats importants, la contraction de crédits, l’investissement, l’épargne pour pouvoir avoir une stabilité et enfin réduire les inégalités sociales. Nous pensons qu’il faut contribuer à effectivement lutter contre ces inégalités sociales en permettant à chacun d’accéder aux services financiers. Enfin, c’est aussi un moyen de stimuler l’inclusion financière, une population financièrement éduquée est plus susceptible de participer au système financier, ce qui, à moyen terme, favorise la croissance économique durable.
LECB : Monsieur Maniongui, en tant que société de gestion et d’intermédiation financière, que comptez-vous faire pour faciliter une éducation financière collective en République du Congo ?
Y.M. : Etant donné que l’éducation financière dans notre pays est encore dans ces prémices, notre objectif, c’est d’accroître ce niveau d’éducation financière. Au-delà de faire des annonces, nous agissons concrètement avec l’Archer Capital. Nous organisons des ateliers, des formations, des journées de sensibilisations à Brazzaville et Pointe-Noire nous accompagnons aussi des individus de manière indépendante pour pouvoir leur permettre d’accroitre leur bagage financier pour leur permettre de prendre des décisions rationnelles. Il y a deux semaines, dans le cadre de la journée internationale des droits de la femme, nous avions organisé des rencontres à Pointe-Noire, des rencontres dédiées aux femmes (Rencontres pour Elle) qui doivent avoir accès à la connaissance financière. Notre objectif est d’accompagner les femmes dans leur autonomie financière, mais nous accompagnerons si possible tous les Congolais qui le souhaitent. Une société éduquée permet de créer des emplois pérennes, les emplois pérennes suscitent la hausse des revenus de l’État, cette augmentation permet au pays de créer des emplois durables et de générer de la croissance économique.
LECB : Avec le système financier actuel de la République du Congo, pensez-vous que le gouvernement, à travers les différents secteurs des finances, vous facilitera-t-il la tâche pour maximiser le nombre des personnes financièrement éduqué ?
Y.M. : Le Congo, à tout intérêt, à nous accompagner dans cette démarche en faveur de l’éducation financière. Aujourd’hui, la Direction Générale des Institutions Financières Nationale est utile, mais ne suffit pas. Il ne faut pas s’arrêter à mi-chemin, l’idée est de pouvoir promouvoir l’éducation financière dans les milieux scolaires, nous aimerions que soit intégré dans les programmes éducatifs dès le collège, des cours sur la gestion de l’argent.
La deuxième chose, c’est que l’Etat aussi doit jouer son rôle de protecteur de la population et on doit l’accompagner pour éviter des manœuvres frauduleuses et abusives afin de pouvoir protéger les consommateurs. Il doit aussi s’investir dans le soutien à l’inclusion financière. L’État peut encourager l’inclusion en facilitant l’accès au service financier de base, pour que progressivement tout le monde ait accès à un service bancaire. Aussi, l’État peut collaborer avec des organisations non-gouvernementales, même avec des sociétés du secteur privé comme l’Archer Capital qui, aujourd’hui agissent pour renforcer l’éducation financière.
LECB : L’État a-t-il des potentialités pour le développement de cette éducation financière ?
Y.M. : Tout à fait ! Le potentiel est là. Vous savez, Il ne faut pas vivre dans la comparaison avec d’autres pays. Il faut vivre avec nos réalités. C’est vrai que la multiplication de fraudes et d’arnaques financière sa conduit les citoyens à hésiter sur les façons de placer l’argent et c’est tout à fait normal. Partout, dans le monde, la compréhension des questions financières est un enjeu et la population n’y a souvent pas accès. Le Congo n’est pas différent, il y a dans notre population un grand nombre de femmes et d’hommes qui souhaitent apprendre, comprendre et maîtriser les questions financières pour leur avenir et celui de leurs enfants.
LECB : Quelle garantie pouvez-vous donner aux citoyens congolais afin qu’ils aient confiance en vous ?
Y.M. : L’Archer Capital investit dans les titres de créance, donc les titres d’État de la zone CEMAC. Nous investissons dans les titres d’État de la CEMAC parce que nous sommes une société agréée par la COSUMAF, donc la Commission de Surveillance des Marchés Financiers, qui est l’équivalent de la COBAC pour les Banques et de la CIIMA pour les assurances. Ensuite, nous avons mis des garde-fous, notre société a aujourd’hui quatre niveaux de protection d’agréments, il y a : l’agrément pour la société en tant que personne morale, agréé par la COSUMAF ; la BG a un agrément personne physique ; les fonds que nous proposons, les fonds mis en placement, chacun a un agrément des personnalités juridiques, donc, ça veut dire que lorsque les gens viennent placer de l’argent chez l’Archer Capital, ils ne placent pas dans le compte de l’Archer Capital, mais dans le compte des fonds, sur lesquels nous avons de la visibilité, mais pas d’accès.
Notre banque dépositaire est UBA, sur qui nous comptons énormément, avec qui nous travaillons en étroite collaboration. Les fonds sont bien entendu chez UBA. Le 3e niveau de protection mis en place, c’est que, notre Commissaire aux comptes, c’est Deloitte. Deloitte, il s’agit de l’un des plus prestigieux cabinets d’audit au monde, au même titre que KPMG, Price, Cooper, Ernst Young… Ce sont eux qui valident les comptes de la société.
Enfin, le dépositaire central unique, donc, notre garantie unique, en dernier ressort, c’est la Banque centrale. Nous commercialisons des titres d’États souverains.
LECB : Un mot pour terminer ?
Y.M. : J’invite massivement les gens à venir nous rencontrer lors de nos événements, à nous suivre sur les réseaux sociaux : L’Archer Capital. Nous passons beaucoup de messages sur l’éducation financière pour comprendre les termes techniques, la marche à suivre pour mettre en place une épargne de précaution, comment se prémunir contre les aléas de la vie, comment préparer sa retraite, comment organiser les études des enfants et surtout ne pas remettre en cause tous vos projets.
Propos recueillis par VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-22 14:13:19
Dans le souci de la préservation de la nature et de la lutte contre les changements climatiques, la Vice Présidente du groupe MTN pour la région Afrique de l’Est et du Sud, Yolanda Cuba a planté symboliquement un arbre à la Corniche de Brazzaville, pour rappeler l’importance de bâtir un environnement sain pour tous. Un geste salvatrice et bénéfique pour le bien-être des habitants de la capitale congolaise menacés par ce dérèglement du climat.
Le Congo croule sous la canicule.

En effet, la capitale et le reste du pays sont actuellement confrontés à une vague de chaleur intense. Soleil brûlant, chaleur cuisante, sueur, les populations ne savent plus comment se rafraîchir.
Manifestant ainsi sa volonté et son engagement afin de sauver la planète, la Vice Présidente du groupe MTN pour la région Afrique de l’Est et du Sud, Yolanda Cuba, accompagnée du directeur général de MTN Congo Mr Ayham Moussa ainsi que des MTNers, a voulu marquer une empreinte indélébile aux yeux des Congolais puisque la couche d’ozone est détruite, il faut créer les conditions idoines pour amortir cette onde de choc, causée par la destruction de cette couche d’ozone, en plantant un arbre pour préserver notre environnement.

Ce geste qui contribue à la sauvegarde et à la préservation de l’environnement est plus que le bienvenu, afin de fortifier le sol du bord du fleuve puis endiguer les érosions qui constituent un casse-tête dans les milieux urbains et interurbains.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-20 18:25:54
La rédaction des Echos du Congo-Brazzaville diffuse le discours intégral de l’Ambassadeur du Congo auprès de l’UNESCO, S.E.M Henri Ossebi, lors de la 219e session du Conseil Exécutif de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.
Madame la Présidente du Conseil Exécutif,
Madame la Présidente de la Conférence Générale,
Madame la Directrice Générale,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Le Congo se réjouit de prendre part aux travaux de cette 219èmesession du Conseil Exécutif de notre Organisation. Avant tout propos, je voudrais vous saluer et vous féliciter, Mme Vera El Khoury Lacoeuilhe, ainsi que toute votre équipe, pour la bonne préparation des travaux de cette session. Je félicite également Madame Nathalie Rosette-Cazel, et son équipe pour la bonne conduite des travaux du Groupe Préparatoire.
Le Congo souscrit au discours du Groupe V (a), présenté à cette session par le Botswana, tout en témoignant, solennellement et du fond du cœur, sa solidarité agissante avec le peuple frère de Haïti, en ces moments douloureux qu’il traverse.
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Les travaux de cette session se tiennent à un moment crucial de la situation mondiale : celui où, les enjeux liés à la paix, à la préservation du multilatéralisme et à la poursuite des « Objectifs du Millénaire », interpellent, avec une acuité particulière, le mandat de l’UNESCO.
Permettez-moi donc, Mme la Directrice Générale, de vous féliciter pour la pertinence du rapport sur la mise en œuvre du C/5, rapport qui figure au point 4 de l’ordre du jour. Ce, en ce qu’il met, de façon précise, l’accent sur l’exécution du mandat de l’UNESCO, dans toutes ses composantes sectorielles.
A propos du rapport sur l’exécution du programme 2022-2023, le Congo, qui entretient, avec l’UNESCO, à travers son bureau de Brazzaville, une coopération multisectorielle féconde et dynamique, le Congo disais-je, prend bonne note de l’innovation consistant à présenter désormais les résultats par rapport aux 4 objectifs stratégiques de la Stratégie 2022-2029, au lieu d’une présentation des résultats axés sur la structure des secteurs de l’Organisation.
Nous apprécions et soulignons notamment le niveau spectaculaire d’accroissement des contributions volontaires des Etats membres, ainsi que les efforts entrepris, sous votre autorité Madame la Directrice Générale, pour doper significativement le budget intégré, aujourd’hui en augmentation de 25% par rapport au biennium précédent. Budget dans lequel, à notre grande satisfaction, la part consacrée à la « Priorité Afrique » est de 27%. Nous saluons la générosité de ces Etats donateurs, parmi lesquels, notamment les US, dont le retour dans la grande famille de l’UNESCO nous réjouit particulièrement.
Au vu de cette embellie financière, nous exhortons donc, le Secrétariat à tout mettre en œuvre pour s’engager dans un effort constant d’amélioration et du contrôle de ces ressources financières nouvelles, devant permettre à l’UNESCO de jouer pleinement son rôle spécifique, sur la base de ses programmes prioritaires.
Parmi ces améliorations, je voudrais également souligner l’innovation apportée dans le 41C/5, à travers la présentation synthétique intitulée « l’UNESCO en quelques faits et chiffres ». Avec cette présentation, les données sur le personnel, sur les bureaux hors siège, ainsi que les différents réseaux de la famille UNESCO, cristallisent un effort réel, visant à doter désormais les Etats membres d’un tableau de bord référentiel.
S’agissant de l’objectif stratégique numéro 1, intitulé « Investir dans l’éducation pour transformer des vies », le Congo se réjouit de constater que les préoccupations de l’UNESCO rejoignent celles du Président de la République Son Excellence Denis Sassou-N’Guesso, sur l’importance du capital humain, pour l’atteinte des « Objectifs du Millénaire », avec l’ambition de consacrer désormais 25% du budget de l’État à l’éducation nationale, à la recherche scientifique ainsi qu’à la formation des formateurs.
S’agissant de l’objectif stratégique numéro 2 intitulé « Réconcilier l’humanité et la nature », nous constatons également, une forte cohérence entre la vision de l’UNESCO et les efforts déployés par mon pays. C’est en effet le sens de la tenue à Brazzaville, en octobre 2023, du « Sommet des trois bassins forestiers du Monde » et le lancement concomitant, avec le soutien de l’Union Africaine, de « la Décennie Mondiale de l’afforestation ».
Pour conclure,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Nous vivons aujourd’hui dans un monde de plus en plus incandescent, au sein duquel, le concept même de « Communauté Internationale » perd de plus en plus sa pertinence. Cette érosion tendancielle des valeurs du « vivre ensemble » nous interpelle tous. Nous pensons donc, que, à l’horizon de la tenue annoncée du « Sommet de l’Avenir », l’UNESCO doit, conformément aux « fondamentaux » de sa Charte, aujourd’hui encore plus qu’hier, ouvrir des nouveaux chantiers d’édification de la paix, et de consolidation du multilatéralisme.
Car, comme l'a dit Tom Friedman, « le monde est devenu une surface plane, et la meilleure façon de le gérer sous cette nouvelle forme consiste à établir des réseaux horizontaux destinés à créer de nouvelles connections entre experts ».
Ainsi, pensons-nous, la notion de « Communauté Terrestre », chère à un éminent penseur Africain contemporain, pourrait véritablement « faire sens ».
Je vous remercie pour votre aimable attention.
Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-20 17:38:35
Après leur élimination prématurée lors de la dernière CAN en Côte d’Ivoire, les Diables rouges du Congo-Brazzaville pourraient faire leur retour sur le terrain le 25 mars prochain à la faveur d’un match amical à Chambly, une ville périurbaine de l' Oise située à environ 40 kilomètres au nord de Paris en France. Les Panthères du Gabon seraient citées comme leurs adversaires à cette occasion.
Vingt (20) joueurs doivent participer au stage d'Orléans et au match amical du 25 mars face au Gabon à Chambly.
Les entraînements devraient débuter ce mercredi.
Gardiens : Owen Matimbou (US Orléans/National 1/France), Trey Vimalin (Fleury/National 2/France), Melvin Douniama (Paris FC B/6e division/France)
Défenseurs : Yohan Andzouana (DAC/1re div/Slovaquie), Christ Makosso (RWDM/1e division/Belgique), Bryan Passi (Hapoel Tel Aviv/1re div/Israël), Loick Ayina (Ross County/1re division/Ecosse)
Milieux : Fred Dembi (Red Star/N1/France), Gaïus Makouta (Boavista/1re division/France), Antoine Makoumbou (Cagliari/Italie), William Hondermarck (Northampton Town/3e division/Angleterre), Chandrel Massanga (Hatayspor/1re division/Turquie), Dylan Bahamboula (Busaiteen/1re division/ Bahreïn)
Attaquants : Christopher Ibayi (Ajaccio/L2/France), Sylver Ganvoula (Young Boys Berne/1re division.Suisse), Jason Bahamboula (Valmiera/1re division/Lettonie), Mons Bassouamina (FC Pau/Ligue 2/France), Alain Ipiélé (Martigues, N1), Archange Bintsouka (Partizani Tirana/1re division/Albanie).
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-20 11:56:55

Créé le 2024-03-19 22:46:42
Depuis plusieurs jours, les Congolais sont confrontés à une vague de chaleur induite par le réchauffement climatique. Pour preuve, ce mardi 19 mars 2024, la température à Brazzaville était de 42°C ressenti. Un réchauffement alarmant qui indispose les populations.
Depuis plusieurs jours, le thermomètre a grimpé à Brazzaville. Au cours des dernières semaines, la ville a enregistré des températures dépassant les normales saisonnières. De 26°C à 32°C, pour une température ressentie à 42°C un pic de chaleur qui rend les activités quotidiennes plus difficiles.
Si les discussions sur le réchauffement climatique sont dépourvues d’intérêt pour certains, la vague de chaleur qui s’abat sur la capitale et le reste du pays fait vite prendre conscience du niveau de dégradation de l’environnement.
Alerte canicule, Brazzaville en sueur !
Le Congo croule sous la canicule. En effet, la capitale et le reste du pays sont actuellement confrontés à une vague de chaleur intense. Soleil brûlant, chaleur cuisante, sueur, les populations ne savent plus comment se rafraîchir.
Ce phénomène météorologique, caractérisé par des températures exceptionnellement élevées sur une période prolongée, présente des défis majeurs pour les habitants de la ville et met en lumière les préoccupations croissantes liées au changement climatique.
Les populations se plaignent, il fait extrêmement chaud. Sur les réseaux les populations s’interrogent, « On est en train de cuire ! », « la chaleur d’aujourd’hui c’est la publicité de l’enfer?» peut-on lire sur une publication. Pourtant selon les experts, il ne s’agit que du début d’une longue période de chaleur.
Ces températures élevées ont un impact sur la santé, l’énergie, l’agriculture et l’environnement. Les groupes vulnérables, tels que les personnes âgées, les enfants en bas âge et les personnes atteintes de maladies chroniques, sont particulièrement exposés aux effets néfastes de la chaleur extrême. Les risques de déshydratation, de coup de chaleur et d’autres problèmes liés à la chaleur sont accrus.
Les experts attribuent ces phénomènes extrêmes et l'instabilité météorologique au changement climatique.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-19 22:31:15
Le tronçon Moungoundou-Nord-Mayoko dans le département du Niari (sud), constitue le talon d’Achille pour les usagers et les autorités locales. C’est dans ce contexte on ne peut plus difficile que le Sous-préfet de Moungoundou-Nord, Adrien Mavoungou, a mobilisé sa population pour le traitement des bourbiers en vue de pallier les difficultés de circulation rencontrées sur l'unique axe routier desservant cette circonscription.

Cette route en terre pose problème. Depuis plusieurs années, c’est le calvaire surtout en saison de pluies.

Les usagers veulent sortir de cette pénible voie de communication. Il y a trop de bourbiers, les chauffeurs se plaignent de l’état chaotique de ce tronçon.

Grace au Sous-préfet de Moungoundou-Nord, Adrien Mavoungou cette route va connaître une transformation pour améliorer la circulation.

Un véritable ouf de soulagement pour les populations des villages se trouvant le long de cette piste d’éléphants.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-19 12:27:53
Dans un message datant du 18 mars 2024, le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso a adressé des félicitations à son homologue russe, Vladimir Poutine qui a été réélu à la tête de son pays, à l’issue du scrutin présidentiel du 17 mars, avec 87,28% de suffrages exprimés.
«Le présent plébiscite consacre, une nouvelle fois, le lien particulièrement étroit et la proximité exemplaire entre vous-même et le peuple de Russie. En cette heureuse circonstance, il m’est particulièrement agréable de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement congolais, ainsi qu’au mien propre, mes très vives et chaleureuses félicitations », a écrit Denis Sassou-N’Guesso.
Le Président de la République a formulé les vœux de parfaite santé et de plein succès au président Poutine dans l’accomplissement de ce nouveau mandat.
La réélection de Vladimir Poutine à la tête de la fédération de Russie constitue, pour le Président et le peuple congolais, un moment tout particulier de poursuivre la coopération agissante entre le Congo et la fédération de Russie, a estimé Denis Sassou-N’Guesso qui a rappelé que les deux pays ont célébré le 60e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, il y a quelques jours.
Dans son message au Président russe, Denis Sassou-N’Guesso, a salué l’excellence des relations diplomatiques entre son pays et la fédération de Russie et a réaffirmé son entière disponibilité à œuvrer davantage au renforcement de ces relations “dans l’intérêt de nos peuples respectifs.”
Au terme d'une campagne calibrée pour lui assurer une victoire sans partage, Vladimir Poutine, 71 ans, a donc été réélu dimanche face à des rivaux symboliques qui n'ont obtenu au total que 11% des suffrages, pour un troisième mandat consécutif à la présidence de la Fédération de Russie.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-19 11:52:04
Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, André Oko Ngakala, ne laissera plus les voleurs de la République tranquilles. Tous seront sanctionnés et sans exception. Crime économique au préjudice de l'Etat congolais dans le domaine des douanes : 21 personnes, présumées auteures des faits, en provenance principalement de Pointe-Noire, ont été déférées au parquet de la République lundi 18 mars 2024. Le montant du préjudice s'élèverait à plus de 2 milliards de FCFA, selon un communiqué du parquet de la République dont une copie est parvenue à notre rédaction.

Dans son message sur l’état de la Nation du 29 décembre 2018, le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso avait déclaré que « Face aux antivaleurs, il n’y aura ni bouclier de protection pour les uns, ni rampe de sanctions pour les autres. Il n’y aura ni menus fretins, ni gros poissons, tout passera dans la nasse de la justice ».
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-19 10:20:18
Le fondateur du mythique Ballet théâtre Lemba, Michel Rafa, prévoyait de faire son grand retour à Brazzaville pour un concert époustouflant le samedi 23 mars au Centre culturel Zola (CCZ) situé dans le quatrième arrondissement, Moungali (68 rue Mounzombo), après des années d’absence. Le concert qu'il devait donner est reporté au vendredi 19 avril prochain, pour des raisons techniques.
Michel Rafa, figure emblématique de la musique traditionnelle congolaise, admiré de millions de fans à travers le monde, est connu pour ses tubes à succès comme : « Lubambu », « Lere Lere », « Mitcheno », « Ngoma Ya Kongo », « Sakuba », « Muan'obe »… dans tout le pays et loin des frontières nationales.

Michel Rafa n’a reporté qu’une seule fois des spectacles en plus de 40 ans de carrière sur scène. Il déteste ça et n’aimerais ne jamais avoir à le faire.
Mais il doit écouter les organisateurs pour une fois, et attendre le vendredi 19 avril prochain pour transcender le beau et pour côtoyer le sublime.

Ses fans de Brazzaville attendent déjà avec impatience cet événement qui s’annonce tout simplement historique pour la musique traditionnelle du pays. Et nous serons également là pour vous le faire vivre.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-18 14:56:48
Considérée comme une source de vie, l’eau reste à ce jour, une denrée rare pour plusieurs quartiers de la capitale congolaise. Un phénomène qui s’est accentué ces dernières années. A Makélékélé, dans le premier arrondissement de Brazzaville, cette incommodante situation est devenue le problème commun de bon nombre de ménages. A défaut d’en voir couler dans son robinet, il faut désormais compter sur la Fondation Ninon Gouamba qui a assuré ce samedi 16 mars 2024, la distribution de plus de 10.000 litres d’eau potable au quartier Matour. A défaut de cette possibilité, il faut tout simplement se payer les services de lavage pour en avoir ou traverser son quartier à la recherche du précieux liquide.

La situation qui s’est aggravée ces dernières années fait désormais que beaucoup de ménages sont privés de ce précieux liquide.

Dans certains quartiers qui jouissent encore de la clémence de La Congolaise des eaux (LCDE), le précieux liquide fait ses caprices pour couler dans les robinets, lorsqu’il ne vient pas tard dans la nuit.

A Brazzaville, nombreux sont les quartiers qui sont affectés par cette situation.

Comment expliquer une telle situation quand on sait que ces dernières années, nombreux sont les partenaires au développement qui se sont mobilisés pour accompagner le Congo-Brazzaville dans la quête d’une solution intégrée pour régler ce problème ?

Quid de la responsabilité du gouvernement concernant ce dossier ?
Si l’idée de la Fondation Ninon Gouamba ne constitue pas une panacée au problème d’eau auquel sont confrontées les populations de Brazzaville, elle devrait tant bien que mal apporter un soulagement à plusieurs familles, d’autant que certaines en sont parfois privées depuis des mois.

L’action s’étendra dans plusieurs autres quartiers pour pallier la réduction significative de la ressource en eau à Brazzaville.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-16 15:16:04
Quatre jeunes ont été condamnés à deux mois de prison ferme et 25 000 francs CFA d'amende. Quatre autres ont écopé de deux mois d'emprisonnement et un dernier doit purger un mois et demi de prison. En revanche, neuf des prévenus ont été relaxés, selon le verdict rendu par la sixième chambre correctionnelle du tribunal de Brazzaville.
On rappelle que le 5 février dernier, 17 élèves du lycée technique 5 Février 1979 de Brazzaville, avaient remplacé, au sein de leur établissement scolaire, le drapeau national par une étoffe bleu nuit, couleur de leur ancien uniforme, avec une inscription blanche à peine visible. « Après l’armée, c’est nous », pouvait-on lire sur la vidéo qui retrace la scène, devenue virale sur les réseaux sociaux.
Ce procès est le premier du genre dans la lutte contre l’incivisme en milieu scolaire au Congo-Brazzaville. Il vise à servir d’exemple.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-15 17:28:17
Le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Gabon a honoré de sa présence la commémoration à Oyo, du 15ème anniversaire du décès d’Édith Lucie Bongo Ondimba.
Accompagné de son épouse Madame Zita Oligui Nguema, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema s’est recueilli au cimetière familial d’Edou pour rendre hommage à l’ancienne Première Dame du Gabon, avant de participer aux célébrations qui se sont déroulées le 14 mars à Oyo.
Cet événement a permis de mettre en lumière les liens profonds et historiques qui unissent les peuples gabonais et congolais, ainsi que la reconnaissance du Président de la Transition du Gabon envers l’héritage et l’engagement de Feue Édith Lucie Bongo Ondimba.
Son action remarquable dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’environnement et sa lutte contre le VIH/sida ont été soulignées et saluées à juste titre. La participation du Général Brice Clotaire Oligui Nguema à cet hommage, témoigne de l’importance de préserver la mémoire des personnalités qui ont marqué leur temps par leurs actions humanitaires et leur dévouement pour le bien-être des populations.
En rendant hommage à Feue Édith Lucie Bongo Ondimba, le Président de la Transition du Gabon, le Général Brice Clotaire Oligui a souligné l’impact positif et durable de l’œuvre d’Édith Lucie Bongo Ondimba, tant au niveau national qu’continental a-t-il confié.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du CongoBrazzaville
Créé le 2024-03-15 11:28:52
Le talentueux musicien congolais et leader du mythique groupe Extra-Musica, Ibambi Okombi Rogatien alias Roga Roga Lampadaire, va enflammer la scène du Casino, cette salle de la capitale française, inaugurée en 1880, et qui peut accueillir jusqu’à 2000 spectateurs, pour une soirée mémorable le 19 mai prochain. Une soirée placée sous le signe de la musique et de la fête !
Phénomène des années 1990, Roga-Roga fait salle comble partout où il passe.
Avec ses rythmes endiablés, le chanteur de « Bokoko » a réussi à s’imposer en nouveau magicien de la rumba congolaise remportant plusieurs distinctions continentales.
Ses envolées lyriques ont fini par mettre les férus de la musique africaine à ses pieds.
Sa musique envoûtante et énergique, mêlant rythmes congolais et influences modernes, promet une soirée inoubliable.
Un grand retour en Europe après plusieurs années d’absence. Une bonne nouvelle qui devrait ravir ses très nombreux fans parisiens.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-14 21:12:26
On l'apprend ce jeudi 14 mars 2024, le pont sur la rivière Bichida a subi un affaissement, trois ans après sa réhabilitation. Quelques millimètres qui nécessitent une étude de structure et sûrement des travaux supplémentaires. Un constat dramatique pour la population de Mbinda et celle de Mayoko qui vit déjà coupée en deux. L’ouvrage a été fragilisé par les fortes pluies de ces dernières semaines et le débit renforcé de la rivière Bichida, située à un jet de pierre de l’ex cité Comilog. Il est toutefois évoqué un manque de solidité du pont qui relie les deux villes du département du Niari (sud). Il est décrit aussi comme un pont de fortune, et la population sollicite l’intervention des pouvoirs publics pour un retour à la normale.
Les rives de la rivière Bichida ne cessent de s’élargir. Elles deviennent fragiles et risquent de s’écrouler. Les véhicules n’empruntent quasiment plus cette route, car le risque de tomber dans la rivière est grand.
Pourtant ce pont est un atout pour les populations de Mbinda et Mayoko. Une voie qui constituait un raccourci pour accéder au marché de Lekoko (Gabon) pour les habitants de Mayoko et ses environs.
Il s’observe un impact négatif sur la vie des habitants de Mbinda et Mayoko. Les échanges de biens et de personnes s’amenuisent de plus en plus. Les habitants de Mayoko peinent à s’approvisionner sur le marché de Lekoko.
Les passagers rencontrés à proximité de ce pont qui, joue un grand rôle dans les échanges commerciaux entre les villes de Mbinda et Mayoko, se lamentent.
La réfection de ce pont permettra un passage facile aux personnes et leurs véhicules.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-14 09:53:00
Le Mpox ou « variole du singe », qui a connu au Congo-Brazzaville une brève accalmie après une vague en 2003 et 2017, est en train de repartir. Au total 43 cas de Mpox ont été notifiés de la première semaine à la dixième semaine épidémiologique de l’année 2024. De la septième à la onzième semaine, 15 cas ont été confirmés. C'est ce qu'a détaillé le Ministère de la Santé et de la population à travers un rapport de la Direction de l’Epidémiologie et de la lutte contre la maladie dont une copie est parvenue à notre rédaction.
A ce jour, 9 districts sanitaires de 5 départements du pays, ont notifié des cas de Mpox. Sur les 43 cas notifiés, le département de la Cuvette a rapporté 72,1% de cas (31 cas) suivi de la Likouala avec 5 cas.
Pa rapport aux cas confirmés, il ressort que 14 cas sont confirmés dans le département de la Cuvette, 2 cas dans la Likouala, 2 cas dans les Plateaux et 1 cas à Pointe-Noire.
4,2% des cas sont âgés de 5 à 14 ans et 46,5% de 15 ans et plus. Les enfants de moins de 5 ans représentent 9,3% des cas.
Parmi les cas confirmés, plus de la moitié sont des hommes (57,9%).
Le gouvernement est à pied d’œuvre pour endiguer le mal et freiner sa propagation.
La mise en œuvre de ce plan de lutte contre la « variole du singe » nécessite donc une vigilance de la population et une mutualisation des efforts.
On rappelle que le virus Mpox (anciennement “variole du singe”) est une maladie infectieuse due à un orthopoxvirus qui se caractérise notamment par une éruption cutanée qui peut être isolée ou précédée ou accompagnée d’une fièvre ou de ganglions.
Le virus Mpox peut être transmis par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne malade, ainsi que par les gouttelettes (salive, éternuements, postillons…) et par contact indirect avec l’environnement du malade (literie, vêtements, vaisselles, linge de bain…).
La maladie dure généralement de 2 à 3 semaines.
A ce jour les cas signalés sont majoritairement bénins, aucun décès n’a été signalé au Congo-Brazzaville.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-14 09:10:47
Au Congo-Brazzaville comme ailleurs, les élections riment parfois avec fraudes ou, tout au moins, soupçons de votes multiples, de bourrages d’urnes et de manipulations en tous genres… Alors, pour réconcilier les électeurs avec le secret de l’isoloir, le ministre congolais de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Raymond Zéphirin Mboulou, a invité les groupements politiques de la majorité, de l’opposition, du centre, ainsi que de la société civile, a participé à une réunion mardi 12 mars 2024. Ordre du jour : Réflexion sur l’emploi de la biométrie dans le processus électoral.

Il est à noter que l’introduction de la biométrie était déjà un point d’intérêt lors de la concertation politique d’Owando, qui s’était déroulée du 3 au 6 mars 2022.
Les technologies d’identification biométrique sont utilisées lors de nombreuses élections sur le continent africain : la moitié des pays ont désormais recours à la saisie de données biométriques pour l’inscription des électeurs sur les listes électorales.
Ces technologies sont présentées comme des solutions à l’absence ou aux défaillances de l’état civil, mais aussi comme un moyen de lutter contre la fraude.
Si leurs limites sont désormais documentées et reconnues, l’engouement pour les technologies électorales ne faiblit pas. Les échecs ne semblent pas inciter les gouvernements à revenir à des élections low-tech.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-13 21:14:33
Le gouvernement congolais n'a de cesse de promettre un « Etat fort » pour répondre au phénomène des « Bébés noirs ». Mais il n'est pas aujourd’hui crédité de résultats positifs sur la question de la lutte contre l'insécurité. Le président du Sénat, Pierre Ngolo n’est pas convaincu du tout. Il a donné, lors d’une descente parlementaire, le week-end dernier, avec le collectif des sénateurs élus à Brazzaville et les conseillers municipaux, le sentiment que le gouvernement ne prend pas le sujet à bras-le-corps.
« A Brazzaville, à une certaine époque, nous quittions Talangaï pour Bacongo ou Makélékélé pour rentrer chez nous à 3 heures ou 4 heures du matin sans le moindre souci. Mais, aujourd’hui, la terreur s’est installée et lorsqu’il est à peine 18 heures, les gens se précipitent chez eux. Même lorsqu’ils sont à la maison, les malfaiteurs peuvent défoncer la porte pour aller les tuer à domicile. Le gouvernement doit prendre des dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens », a déclaré Pierre Ngolo, faisant le point de la dernière session du Sénat et répondant aux préoccupations de ses mandants.

Pierre Ngolo, qui a dénoncé un festival des horreurs à Brazzaville, a également rappelé aux conseillers municipaux qu’ils ont aussi une grande part de responsabilité pour combattre le phénomène « Bébés noirs» qui prend de l’ampleur et qui crée l’émoi dans les quartiers périphériques.
« Les élus locaux ont aussi une part de responsabilité dans cette affaire car nous ne devons pas rester passifs face à la dégénérescence que nous observons dans la ville. Les parlementaires que nous sommes devons réfléchir afin de trouver des solutions à ce problème récurrent », a-t-il ajouté.
«Bébés noirs », ce terme est le symbole d’une violence urbaine morbide équivalente à celle accouchée, voici peu, par les kuluna, autres enfants terribles de la délinquance urbaine exportée par Kinshasa (RDC).
Ils sont âgés de 10 à 27 ans et imposent leur loi à coups de gourdin ou de Douk-Douk, ce couteau de poche inventé par la coutellerie Cognet en 1929. Ils gagnent du terrain dans la capitale. Tant pis si, pour un téléphone, des bijoux ou quelques billets, ils doivent sortir la machette.
Violents et sans états d’âme, les « bébés noirs » sèment la terreur dans les rues de Brazzaville. Ils sont là. Toujours en bande, armés et dangereux. Il y a des quartiers de la ville capitale, où l’on n’ose plus aller la nuit.
On parle d’un niveau d’attaque bestial ne faisant pas de quartier. Les victimes s’en sortent délestées de leurs biens avec, à la clef, de profondes balafres au visage, des bras amputées quand elles n’y laissent pas leur vie.
Les congolais avec leur manie de l’oxymore sont étonnés qu’on puisse être adolescent et se comporter en boucher !
Les « bébés noirs », arborent des cagoules noires quand ils passent à l’attaque, preuve que ceux qui sont attaqués sont des connaissances qui pourraient les reconnaître.
Dans certains quartiers de Brazzaville, les populations excédées sont parfois obligées de se constituer en « milices d’autodéfense », une pratique qui va pourtant à l'encontre des lois et règlements de la République.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-13 09:23:11
C’est désormais officiel. Plusieurs fois envisagée et finalement reportée, l’interdiction d’exporter des grumes de bois d’Afrique centrale est maintenant fixée à 2028. Un objectif, censé laisser aux pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) le temps de s’adapter et de trouver des alternatives financières.
Les États membres de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA, Guinée équatoriale), ont jusqu’au 1er janvier 2028 pour interdire « de façon absolue » l’exportation de bois non transformé, conformément au texte officiel signé par le président du Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC), fin février 2024 à Bangui, la capitale de la République centrafricaine.
Dès l’année 2025, ils sont cependant priés de prendre les dispositions nécessaires pour atteindre progressivement l’objectif. « Un objectif lointain, mais qui vaut toujours mieux qu’un report sine die », a résumé un expert, qui a rappelé qu’avant cette dernière annonce, la mesure n’était même plus à l’agenda des pays.
L’échéance de 2028 ne changera rien, ou presque, pour le Gabon, qui est le pionnier du Bassin du Congo et n’exporte plus de grumes non transformées depuis plus de dix ans.
Pour le Cameroun, le Tchad, la République centrafricaine ou encore la Guinée Équatoriale, le calendrier fixé est en revanche toujours un défi. À titre d’exemple, malgré les progrès réalisés, le Cameroun a encore exporté en 2022, 850 000 m3 de grumes.
Même au Congo-Brazzaville où l’interdiction est en œuvre depuis le 1er janvier 2023, l’exportation continue, via l’octroi de quotas de grumes à des sociétés asiatiques, qui représentent des centaines de milliers de m3, selon Alain Karsenty expert de la filière bois au CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement).
Si ces pays n’ont pas réussi à suivre la voie du Gabon, c’est en grande partie en raison des « risques financiers » que l’interdiction d’exporter du bois brut fait peser sur les économies des États, explique la CEMAC.
Parmi les autres freins, il y a le manque de capacités industrielles ou le manque d’énergie pour les faire tourner. Et quand les infrastructures existent, elles ne fonctionnent parfois qu’à peine parce qu’il reste plus intéressant pour leur propriétaire d’exporter des grumes. Transformer, c’est parfois prendre le risque de perdre un marché, explique l’expert du CIRAD. C’est le cas par exemple du tali, un bois que les Vietnamiens achètent parce qu’il est vendu en grumes.
Les freins actuels se traduisent en chiffres : le Bassin du Congo représente 20% des exportations mondiales de grumes tropicales, mais seulement 6% de celles des sciages pour les mêmes bois et 1% du commerce de contreplaqués tropicaux, c’est-à-dire de bois ayant subi plusieurs transformations, selon les données de la CEMAC.
Pour ne rien arranger au tableau, la volonté des États de transformer pour créer de la valeur ajoutée et des emplois se heurte aujourd’hui à un marché chinois en berne, doublé d’une baisse de la demande indienne et européenne.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-12 21:31:55
Le ciel leur est tombé sur la tête dans la nuit du dimanche au lundi. Incroyable, mais vrai : une "vague" de glace a déferlé dans plusieurs villages du district de Mayoko dans le Niari (sud). Cette étrange vague, qui relève d’un phénomène météo aussi rare que singulier, a endommagé plusieurs maisons. Plus de neuf (09) villages sinistrés et des maisons emportées de Tsinguidi jusqu’à Vouka.
L'histoire semble à peine croyable. Au milieu de la nuit, la toiture d'une habitation au village Makoko, à un jet de pierre de Tsinguidi, a été traversée par un bloc de glace de plusieurs dizaines de centimètres.
Pas de blessé mais des dégâts et beaucoup de questions dans plusieurs villages du district de Mayoko, notamment de Tsinguidi jusqu’à Vouka.
Les propriétaires des maisons ont ramassé les restes des blocs de glace qui ont explosé au sol pour les garder comme preuve de ce qui s'est passé. Car cela semble à peine croyable.

De Tsinguidi jusqu'à Vouka, nombreux ont également ramassé, pas pour être pris au sérieux par leur assurance, les morceaux de glace éparpillés sur le sol et dans la broussaille, mais pour les présenter en photo ou en vidéo sur les réseaux sociaux.
Le phénomène est en tout cas très rare. C’est hallucinant. Du jamais vu au Congo-Brazzaville et dans le département du Niari.
Les populations du district de Mayoko naviguent encore entre incrédulité et stupéfaction.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-03-12 09:56:18