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Toujours égal à lui même, ''le sphinx'' de Limete dit non, n-o-n à Joseph Kabila. Étienne Tshisekedi rejette l'arrêt de la Cour constitutionnelle sur l'interprétation de l'article 70 de la Constitution sur le mandat présidentiel.
Pour Étienne Tshisekedi, c'est non. L'arrêt de la Cour constitutionnelle n'est en aucun cas acceptable.
Cette décision autorise le président congolais à rester en fonction après 2016 si la présidentielle est reportée.
Le leader de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) estime qu'il s'agit d'un nouveau mandat accordé au président Kabila. Il l'a fait savoir dans une déclaration écrite ignée de sa main et transmise aux instances de l'UDPS à Kinshasa. Pour Etienne Tshisekedi, c'est un acte inconstitutionnel. Une révision masquée de la Constitution.
La décision rendue mercredi 11 mai se fonde sur une interprétation de l'article 70 de la Constitution congolaise relative à la durée du mandat et qui stipule également que « le président de la République reste en fonction jusqu'à l'installation du nouveau président élu ».
Pour le président de l'UDPS, le président Kabila cessera d'être président de la République le 19 décembre prochain à minuit. « L’UDPS réaffirme que si les élections ne sont pas organisées dans le délai constitutionnel, Joseph Kabila quitte le pouvoir dans le meilleur des cas le 19 décembre 2016 et remet les clés du palais de la Nation au plus tard à minuit », a souligné le porte-parole du parti.
Mais le PPRD, le parti présidentiel, réplique. « Le peuple est déjà éclairé. Tout le reste n’est que gesticulations, jérémiades désespérées de tous ceux qui sont aux abois, sans arguments. Si les gens osent faire le contraire, nous allons faire application de l’article 64 [relative aux tentatives de coup d’État», prévient Emmanuel Ramazani Shadari.
De son côté, la Dynamique de l'opposition appelle à une marche le 26 mai prochain pour dénoncer l'arrêt de la Cour constitutionnelle.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-05-16 07:09:53
Le projet d'observation spatiale dit OSFACO permettra à huit pays d’Afrique Centrale et de l’Ouest, de disposer d'images satellites à très haute résolution (SPOT 6/7), facilitant la gestion durable des terres, la mise en place de politiques d’aménagement forestier durable ou de développement agricole.
Espionner l'activité forestière pour mieux protéger les forêts, cela va s'en dire. Entre 2000 et 2010 les forêts d’Afrique de l’Ouest ont perdu près de 20% de leur surface, du fait d’une exploitation forestière incontrôlée pour le bois d’œuvre et de chauffe, de feux de brousse et de l’extension des terres cultivées.
Depuis une dizaine d’années, l’observation de la Terre par satellite est reconnue comme un outil indispensable pour mesurer et suivre la mise en œuvre de politiques de gestion durable des terres .
Plus de 100 satellites d’observation de la terre en activité proposent des images spatiales à différentes résolutions, de 30 cm à 30 km, avec des répétitivités de l’heure à l’année, dans les domaines optique réflectif, thermique et micro-ondes.
C’est ce qui a motivé l’AFD à soutenir dès 2011 un premier projet d’Observation Spatiale des Forêts Tropicales (OSFT). À ce jour, cette première collaboration a permis l’acquisition d’images satellites à haute résolution (de 20m à 1,5m) sur 6 pays d’Afrique Centrale et leur mise à disposition à un grand nombre de projets bénéficiaires (aujourd’hui plus de 70), ainsi que la production de cartes forestières sur le Cameroun et la Centrafrique.
S'étendant sur une superficie de plus de 251 millions d'hectares, du Golfe de Guinée de l'Océan Atlantique à l'ouest jusqu'aux montagnes du Rift Albertin à l'est, les écosystèmes forestiers du Bassin du Congo couvrent une large partie de l'Afrique Centrale. Ils constituent la deuxième réserve de forêts denses et humides, représentant un cinquième des forêts tropicales à canopée fermée restant au monde.
Abritant entre autres trois sur quatre espèces des Grands Singes, les forêts du Bassin du Congo sont d'une importance cruciale pour la conservation de la biodiversité à l'échelle planétaire. Elles fournissent en tant que puits de carbone, des services écologiques essentiels au niveau régional et global.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-05-16 06:40:57
Après lui avoir consacré un éloge funèbre à la dimension de son génie, le ministre de la Culture et des Arts de la RDC, Baudouin Banza Mukalay s'en est allé rejoindre l'artiste Papa Wemba. Il est décédé, samedi 14 mai, à la Clinique Ngaliema-Center de Kinshasa à l’âge de 63 ans.
L'annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga sur la chaîne de télévision nationale:
«J’ai le pénible devoir d’informer la nation du décès ce soir du 14 mai 2016 de notre ami, notre frère, notre collègue, le ministre de la Culture et des Arts, Banza Mukalay Sungu, qui est mort donc à la Clinique Ngaliema-Center au moment même où le gouvernement s’apprêtait à l’évacuer à l’étranger par un avion médicalisé pour des soins médicaux appropriés que nécessitait l’aggravation de son état”, a indiqué Lambert Mende en direct de la RTNC.
Dans son adresse Lambert Mende Omalanga n’a cependant pas évoqué la cause de cette mort brutale.
On se souvient que deux jours avant sa mort, Banza Mukalay Sungu avait fait une sortie tonitruante en sa qualité de président de l’Union pour le Développement du Congo (UDECO). Il avait recommandé à Moïse Katumbi de ne pas faire obstruction dans l’instruction sur l'affaire dite des mercenaires.
Une des figures de proue de la politique congolaise, Baudouin Banza Mukalay a été nommé, en avril 2012, ministre de la Jeunesse et des Sports puis de la Culture et des Arts, poste qu'il occupait depuis décembre 2014.
Ce politicien de carrière traînait une longue expérience et aura été à la croisée des changements structurels intervenus en RDC . Il était élu député national alors commissaire du peuple en 1982 et sera réélu en 1987. Il avait ensuite été promu vice-président du MPR, après l’autonomisation du multipartisme par le Maréchal Mobutu, en 1990. Il a été plusieurs fois ministre jusqu’à la chute régime Mobutu en mai 1997.
Président de l’Union pour le développement du Congo (UDCO), Banza Mukalayi a réussi à intégrer le gouvernement de la République Démocratique du Congo au cours de la transition dite du ''1+4'', au poste de ministre de la Coopération internationale.
Né en 1953 à Mbandaka, dans la province de l’Équateur alors Coquillât-ville, de parents originaires de Malemba Nkulu (ex-Katanga), Banza Mukalayi avait obtenu son diplôme en langue et littérature française à l’UNAZA campus de Lubumbashi en 1979 avant de travailler comme journaliste au journal Mjumbe.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-05-16 06:04:54
François-Dominique Toussaint Louverture en avait rêvé, sa postérité réalise son rêve. À partir du juin prochain Haïti sera membre à part entière de l'Union Africaine. De belles pages du ''cahier d'un retour au pays natal''.
Lors du 22eme sommet de l'UA tenu à Addis Abeba, le Premier ministre haïtien Laurent Lamothe a officiellement demandé l'admission de son pays au sein de l'organisation panafricaine.
Selon les dernières informations, cette adhésion sera formalisée lors du prochain sommet de l'Union Africaine qui se tiendra en juin prochain à Addis- Abeba en Éthiopie.
Toussaint Louverture. Il portait son africanité dans son âme
«Haïti, pays où la négritude se mit debout pour la première fois », selon les mots d'Aimé Césaire, « a toujours clamé haut et fort son appartenance africaine. Nous sommes africains dans nos âmes, dans nos cœurs, et dans nos mœurs. Faisons ensemble de cette institution qu'est l'Union Africaine, le trait d'union et le porte étendard de tous les peuples d'Afrique pour des lendemains meilleurs.», avait déclaré Laurent Lamothe à la tribune de l'UA.
Après tout, si la Martinique et la Guadeloupe font partie de l'Union européenne, pourquoi Haïti ne pourrait pas adhérer à l'Union africaine?
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-05-16 05:43:01
Un SDF de 18 ans a été condamné à 2 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Cahors pour avoir volé du riz, des pâtes et une boîte de sardines pour se nourrir.
Créé le 2016-05-15 20:49:11
Ostracisé, exfiltré, exilé du monde du foot pour quatre ans, sinon pour le reste de sa vie, Michel Platini a-t-il été trop naïf ou trop malin ou les deux à la fois ? C’est maintenant qu’il va compter ses vrais amis.
Créé le 2016-05-15 19:56:46
Le Pape François a ouvert samedi la voie à la possibilité pour les femmes de devenir Diacres dans l’Eglise catholique.
Créé le 2016-05-15 19:44:01
Pour vaincre le chômage qui étrangle de nombreux jeunes de la ville de Mayoko dans le département du Niari, nombreux ont jeté leur dévolu pour la fabrication et la vente du vin de palme (Le Nguéba ; en langue Nzebi), une boisson alcoolisée obtenue par fermentation naturelle de sève de palmier, véritable source de désaltération à bon marché pour les jeunes, adultes et même les vieillards. Son nom est sans lien avec le vin tel que l'on entend c'est à dire fabriqué à partir de raisins.
Créé le 2016-05-15 05:08:36
Le climat est tellement délétère dans leur entreprise que des employés du groupe volailler américain Tyson Food ont peur de prendre une pause pour aller aux toilettes. Résultat : ils portent des couches-culottes au travail.
Créé le 2016-05-14 06:25:50
Les crèmes et autres lotions dites de dépigmentation, qui comportent notamment du «mercure et ses dérivés», des «corticoïdes», de la «vitamine A» ou encore de «l'hydroquinone au-delà du seuil de 2%», sont prohibées par un décret adopté fin avril en Conseil des ministres.
Créé le 2016-05-14 06:07:18
La sénégalaise Fatma Samoura a été nommée secrétaire générale de la Fifa, devenant la première femme à occuper ce poste.
Créé le 2016-05-14 05:59:51
La police congolaise a refoulé vendredi à la mi-journée plusieurs milliers de partisans de Moïse Katumbi aux alentours du palais de justice de Lubumbashi. L'opposant a également été "brutalisé", selon sa défense, qui indique que le candidat à la présidentielle a été hospitalisé.
Créé le 2016-05-14 05:54:02
Le Secrétariat national de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (L’UPADS) a condamné le « comportement pervers » de Benoît Koukébéné, membre du bureau politique du parti créé par le Professeur Pascal Lissouba.
Créé le 2016-05-14 05:43:14
Le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla a condamné avec force, les propos de l’écrivain franco-congolais, Alain Mabanckou qui ne cesse de tirer, depuis Paris, des balles en caoutchouc sur le pouvoir de Brazzaville.
Créé le 2016-05-14 05:30:42
La star suédoise du Paris Saint-Germain, Zlatan Ibrahimovic a annoncé vendredi 13 mai sur son compte Twitter, son départ du club parisien.
Créé le 2016-05-13 14:21:29
Le nouveau président par intérim du Brésil, Michel Temer, a pris ses fonctions jeudi 12 mai 2016, après la mise en accusation de Dilma Rousseff par le Sénat fédéral, en vue d'un procès en destitution.
Créé le 2016-05-13 07:35:17
Le premier ministre congolais, Clément Mouamba a remercié jeudi les habitants de Mbama, un des quartiers du deuxième arrondissement Bacongo suite à leur réaction fraternelle exprimée le 23 avril 2016 après sa nomination par le président Denis Sassou Nguesso.
Créé le 2016-05-13 07:13:43
Le premier directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), David Lipton a appelé les pays africains à trouver le bon équilibre en ce qui concerne le financement des projets d'infrastructures pour éviter de tomber dans le piège de l’endettement excessif.
Créé le 2016-05-13 07:05:09
Le président français, François Hollande est attendu ce vendredi en début d'après- midi à Bangui pour sa troisième visite de travail en Centrafrique.
Créé le 2016-05-13 06:54:59
Il a changé de département ministériel sans abandonner ses ''méthodes de tracteur''. Pierre Mabiala promet la prison à tous les clients de banques qui n'auront pas remboursé leurs crédits dans les délais.
Tous les clients malveillants et véreux, ayant obtenu légalement des crédits dans les banques, mais qui disparaissent dans la nature, sans rembourser la dette, courent le risque d’être arrêtés pour abus de confiance, conformément à la loi, a promis le nouveau ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, Pierre Mabiala, à l’issue d’un entretien avec les responsables de la BCH et de BDEAC.
Au regard du tableau, on serait tenté de titrer : ''les bons, le justicier et les méchants'' une façon somme-toute personnelle de revisiter ce vieux ''western'', ''le bon, la brute et le méchant''. Le jeu de rôles s'y prend bien.
Nouvellement installé dans ses fonctions, le ministre Pierre Mabiala voudrait vite passer à l’action, suivant les exigences de la nouvelle République.
À l'issue d'un entretien jeudi avec le vice-président de la Banque de développement des États d’Afrique Centrale (BDEAC), Armand Guy Zounguéré-Sokambi et le directeur général de la BCH Congo, Fadel Guizani, les deux dirigeants d’institutions bancaires ont informé le ministre de ce que certains clients refusent de rembourser les crédits qui leurs sont accordés.
Pierre Mabiala a promis de sanctionner sévèrement, et sans complaisance, tous les contrevenants ainsi que leurs ''acolytes''.
« Les banques ont aussi pour mission d’octroyer des crédits aux demandeurs. Nous constatons que ces bénéficiaires, qui pourtant ont signé des textes et donné des garanties, ne veulent plus payer, et disparaissent dans la nature. Le plus souvent, ils se cachent dans les tribunaux, en complicité avec certains cadres qui y travaillent. Dommage, cela ne se fera plus car le tribunal n’est pas un endroit où doivent se réfugier les délinquants », a tranché le ministre Pierre Mabiala.
Constant dans ses méthodes et son verbatim parfois acerbes, Pierre Mabiala a conclu ses propos par un zeste de menace : « lorsqu’un client décide de contracter une dette, il faut bien qu’il la paie, sinon je donnerai des instructions au procureur pour qu'il soit arrêté et jeté en prison, j’y veillerai moi-même ».
Le ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones s’est dit être imperturbable quand il s’agit de mettre un terme à ce genre de situation, au regard des instructions reçues du chef de l’État.
Dans leurs échanges, ces deux responsables de banques ont aussi soumis à Pierre Mabiala plusieurs autres dossiers de grande importance, pour lesquels le ministre s’est engagé à veiller personnellement jusqu’à leur aboutissement.
« Ils m’ont fait état de beaucoup de dossiers, j'y veillerai personnellement jusqu’au bout. Vous entendrez des échos, parce que ce sont ces gens-là qui détruisent l’économie du pays. Nous sommes au temps du "Tout économie", "Tout social" et cela ne peut se faire s’il n’y a pas de banques », a précisé le ministre Pierre Mabiala.
Les banquiers ont aussi sollicité l'appui du ministre, dans l’assainissement et la promotion du climat des affaires, afin que ces institutions financières contribuent elles aussi à la diversification de l’économie nationale enclenchée par le gouvernement depuis quelques années.
Germaine MAPANGA
Créé le 2016-05-13 06:50:33