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Des rebelles ont fait exploser une installation offshore du groupe pétrolier américain Chevron dans le sud du Nigeria. L'annonce a été faite par la marine vendredi, laissant craindre une nouvelle flambée de violence qui pourrait affecter la production de brut.
"L'installation Chevron près d'Escravos a été attaquée mercredi soir. L'incident s'est produit à environ quatre miles nautiques d'Escravos, près de Warri, dans l'Etat de Delta" a déclaré le porte-parole de la marine Chris Ezekobe.
"Des rebelles ont utilisé des explosifs pour faire sauter la plate-forme Okan, une installation qui sert à la collecte du pétrole et du gaz destinés au terminal Escravos", a-t-il ajouté, sans donner de détails sur l'ampleur du déversement dû à cette attaque.
La marine est à la recherche des coupables, avec les autres forces de sécurité, a-t-il assuré.
"Un groupe jusqu'ici inconnu, prénommé Les vengeurs du delta du Niger, a revendiqué" cette attaque, a poursuivi Chris Ezekobe. "Nous ne pouvons cependant pas exclure l'implication d'anciens chefs rebelles du delta du Niger, dont Tompolo, actuellement recherché et poursuivi pour fraude", a-t-il toutefois nuancé.
Les attaques contre les installations pétrolières sont en hausse au Nigeria depuis que les autorités ont ordonné, en janvier, l'arrestation de Tompolo -- Government Ekpemupolo de son vrai nom, un des dirigeants les plus connus du Mouvement pour l'émancipation du Delta du Niger (MEND), poursuivi pour corruption.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-05-07 06:32:24
Le procès-verbal de passation de consignes entre le nouveau ministre du Travail et de la sécurité sociale, Émile Ouosso, et le sortant, Florent Ntsiba, indique que les lignes budgétaires ouvertes depuis 2012, au titre des budgets successifs de l’État pour la mise en place effective des nouveaux régimes de la sécurité sociale n’ont pas connu de décaissement.
Trois points essentiels ont constitué ce rapport : le personnel, le patrimoine ainsi que les dossiers. Abordant le point sur les dossiers, le rapport présenté par le directeur des études et de la planification, Florent Bwassi, en présence du personnel de ce ministère et d'autres représentants, souligne qu’aucun décaissement n’a été effectué. Le montant d’arriérages et arriérés de pensions s’élèvent à 123, 007 milliards FCFA, pour la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et 151,121 milliards FCFA pour la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF).
À cet effet, le gouvernement avait décidé de confier le paiement des arriérages des pensions de la CRF à la Caisse congolaise d’amortissement (CCA). Quant à la CNSS, le règlement de la dette sociale amorcé par l’État n’a pas été poursuivi après le paiement de deux trimestres de pensions sur un total de dix-sept trimestres.
Au niveau des entreprises d’État vis-à-vis de la CNSS, les dettes et créances de la CNSS s’élèvent respectivement à 124, 199 milliards FCFA et 351, 286 milliards de FCFA.
Outre ces ressources, le rapport a rappelé la transmission du cahier de charges de la Coordination nationale des associations des fonctionnaires et assimilés retraités affiliés à la CRF au gouvernement.
Après la lecture de ce procès-verbal, les deux hommes ont paraphé les documents avant de prononcer chacun son mot de circonstance. Le ministre Florent Ntsiba a rappelé ces différentes sorties du gouvernement avant de souhaiter bon vent à son homologue. « Je suis de ceux-là qui pensent que le hasard n’existe pas. Ce jour symbolise mon repos. Je suis sorti du gouvernement pour la première fois en 1983 quand j’étais ministre de l’Information, des postes et télécommunications et de celui-ci, le 30 avril 2016».
Le ministre Ouosso a, pour sa part, assuré le personnel de la continuité de l’administration avant de souligner qu’il remerciera tous ceux qui brilleront par l’indiscipline et des actes d’antivaleurs.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-05-07 06:24:40
Après des examens d'État catastrophiques en 2015, on s'attendait à de meilleures conditions pour 2016. Pourtant, d'une année à une autre, les élèves congolais semblent jouer de malchance alors que les décideurs de l'école qui se passent les tabliers arguent que tout va bien. Mais, est-ce vrai ?
L'année 2015-2016 aura pour les élèves congolais, surtout ceux des grandes villes, un arrière goût d’inachevé, à défaut de l'impréparation.
Le calendrier politique ainsi que les différentes manifestations qui s'y sont greffées ont causé de nombreux désagréments dans le calendrier scolaire et de surcroît dans la maîtrise des connaissances par les apprenants.
Bien courageux, celui qui parmi les différents ministres qui se passent les consignent à l'éducation nationale, émettra des réserves sur le niveau de préparation des élèves et étudiants dans leurs capacités à affronter les examens de fin d'année et d'en différer la tenue.
Du préscolaire à l'université, l'année scolaire et académique aura été hachée, menée en dent de scie avec des conséquences évidentes tant sur l'acquisition réelle des connaissances que sur l'effectivité du niveau acquis ou certifié.
Les arrêts de travail du personnel enseignant liés aux différentes revendications administratives n'ont vraisemblablement pas eu d'impact sur les cours réellement dispensées. Pourtant...
Que dire des étudiants de l'université Marien Ngouabi où les enseignants vacataires avaient mis au ''point mort les facultés et instituts'' pendant près de deux mois. À cela s'ajoutent les périodes de ''cas de force majeure'' des troubles sociopolitiques d'octobre 2015 ou d'avril 2016.
À l'école primaire, au collège ou au lycée, la situation est sensiblement la même.
Pourtant, si pour les classes intermédiaires, les examens seront basées sur un programme réellement abordé en classe, les examens d'État dessineront à coup sûr des disparités d'assimilation de connaissances chez les élèves d'un coin à un autre du pays.
Les dates des examens sont arrêtées de nombreux mois à l'avance, avec le souhait que les choses se fassent comme prévu. En cas d'incident de parcours comme c'est le cas pour l'année en cours, aucun correctif n'est hélas apporté et les responsables à tous les niveaux semblent se complaire à se mentir à eux même en affirmant que tout va bien.
Faut-il relever que c'est aussi une antivaleurs, que de manquer de franchise administrative ?
Certes, le calendrier scolaire congolais s'incruste dans celui de l’international afin d'harmoniser les saisons ou les périodes d'examens. Mais faire des ajustements en fonction de certains aléas conjoncturels n'est pas non plus un aveux d'échec.
Le président de la république accorde une place prépondérante à la redéfinition qualitative de l'école congolaise. Depuis plus de deux ans, des moyens colossaux lui sont consacrés. Il importe alors que les décideurs de l'école œuvrent dans ce secteur non comme des courtisants vis à vis du chef de l'État mais comme des techniciens ayant entre leurs mains la gestion du destin des générations futures.
Toutes erreurs d'appréciation, quelles qu'elles soient, impactent l'avenir et le devenir de la nation. C'est, comme aurait dit Denis Sassou Nguesso il y a quelques années, « sacrifier l'avenir au présent » mais, lequel ? Assurément pas la posture de quelque responsable que ce soit.
Souvenons-nous en, la ''GAR'', gestion axée sur les résultats, c'est de la base au sommet. Et les résultats de l'école sont en soi une évaluation pour ceux qui la gèrent.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-05-07 05:50:13
Après avoir rencontré les dirigeants du FC Barcelone dimanche, Hatem Ben Arfa, en fin de contrat au mois de juin prochain, va très probablement quitter Nice pour rallier le club blaugrana en juillet, révèle L’Équipe ce vendredi.
Il y a un an, Hatem Ben Arfa travaillait sa condition physique en faisant du foot en salle à Aubervilliers pendant sa période de chômage. Une saison et 17 buts en Ligue 1 plus tard, le voici convoité par les plus grands clubs d’Europe.
Il faut dire qu’en plus d’avoir retrouvé un niveau digne de son talent hors normes sous le maillot de l’OGC Nice, l’attaquant arrive en fin de contrat, et peut donc être recruté gratuitement dès le mois de juin.
Une occasion sur laquelle a sauté le FC Barcelone : selon l’Équipe de ce vendredi, un rendez-vous entre le joueur et les dirigeants du club blaugrana a eu lieu dimanche en Catalogne. Et plus rien, désormais, ne devrait entraver la signature d’un contrat entre les deux parties en juillet.
Évidemment, Hatem Ben Arfa n’ignore pas qu’il ne serait rien de plus qu’une doublure de luxe du trio Messi-Suarez-Neymar. Mais à son âge (29 ans), et après toutes les déconvenues qui ont cabossé sa carrière, l’ex-Lyonnais voit là une opportunité inespérée de réaliser un rêve d’enfant, mais aussi de progresser aux côtés des montres sacrés susmentionnés.
Surtout que, toutes proportions gardées, l’attaquant a retrouvé ses sensations dans un cadre proche, ou du moins inspiré du style de jeu barcelonais, l’OGC Nice ayant développé cette saison un jeu de possession en passes courtes très "Cruyffien".
Et puis, le bonhomme a bien quelques arguments techniques à faire valoir.
Karim Benzema disait à son sujet, en octobre 2015 dans le JDD : "Si on l’avait aidé, il serait dans des clubs comme le Real ou le Barça." Depuis, Claude Puel l’a aidé.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-05-06 07:35:26
Au Zimbabwe, c'est par voie publicitaire que le gouvernement propose aux personnes qui le peuvent d'acheter des animaux sauvages vivants dans les parcs nationaux. L'initiative a été prise en réponse à la sécheresse qui frappe le pays en ce moment.
Ce sont les zèbres, les buffles et surtout les éléphants qui sont menacés, explique le président de l'association qui regroupe les tours opérateurs spécialistes des safaris, Emmanuel Fundira : « Cette année, les précipitations ont été faibles.
Dans certaines régions, les animaux manquent d'eau et ils ont à peine de quoi brouter. Il y a très peu de végétation. »
Alors avant l'arrivée de la saison sèche, le gouvernement a décidé de réagir. Il a invité les fermiers et les propriétaires de grands terrains vivant dans des zones moins touchées par la sécheresse à accueillir, voire acheter, ces animaux.
Emmanuel Fundira est persuadé qu'il y aura des intéressés. Car économiquement, dit-il, cela vaut le coup. « Les fermiers, surtout ceux des régions arides, devraient choisir d'héberger des animaux sauvages comme les éléphants sur leurs parcelles, parce qu'en fait, sur le marché, ces animaux-là ont plus de valeur que du bétail », souligne-t-il.
Mais le déplacement, le transport de tous ces animaux a un coût.
Le Zimbabwe espère obtenir de l'aide de la communauté internationale pour protéger sa faune.
Pourvu que certains de ces animaux ne finissent pas dans la casserole ou sur les circuits de contrebande. Robert Mungabé y veillera personnellement.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-05-06 07:10:41
S'il n'était pas connu pour les excès de langage qui bien souvent le caractérisent, son prédécesseur l'aurait trouvé discourtois. Égal à lui-même, avec le verbatim qui est le sien, le nouveau ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, Pierre Mabiala, a promis mettre de l’ordre dans la "Maison" comme si Aimé Emmanuel Yoka n'y avait laissé que du désordre.
À l'issue de la cérémonie de passation de consignes avec son prédécesseur le 04 mai, Pierre Mabiala a dit : « Je ne vous décevrai pas parce que j’ai le devoir de vous honorer. J'ai aussi l’obligation des résultats vis-à-vis du chef de l’État ».
Connu pour son franc parlé avec parfois un demi mot de plus presque dérangeant, le nouveau ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion des Peuples Autochtones n’est pas allé par quatre chemins pour déballer sa feuille de route qui sera du reste marquée par la rigueur. Il entend débarrasser ce ministère de tous les défauts notamment la corruption stigmatisée par le ministre sortant, Aimé Emmanuel Yoka dans son mot de circonstance.
« La corruption, c’est ce que le chef de l’État appelle des ''antivaleurs'' qui sont ni plus ni moins des violations, des transgressions à la loi et qui doivent être sanctionnées selon les dispositions prévues par les lois elles-mêmes. Et comme nous sommes dans un État de droit, c’est donc la justice qui fonde notre État. À ce moment-là, il nous faut une justice non seulement équitable, mais forte », a ajouté Pierre Mabiala.
Pour le ministre, une justice n’est forte que lorsqu’elle est débarrassée des ''antivaleurs'' et lorsqu’elle est distribuée par des acteurs honnêtes qui ne peuvent céder à la corruption. « La justice ne peut être à la fois un foyer d’antivaleurs et de réparations des préjudices qui sont commis ici et là. Il faut imprimer sinon imposer l’ordre dans la "Maison". Et pour ce faire, il suffit que tous nous respections les règles de la loi. Nous avons besoin des amis qui travaillent à observer la loi de la manière la plus stricte, avoir une justice qui protège les droits humains » a-t-il poursuivi.
Pierre Mabiala est aussi revenu sur certaines mesures prises par le chef de l’État en faveur des Congolais concernant la gratuité des pièces d’état civil tels les casiers judiciaires, les certificats de nationalité et autres et qui sont aujourd’hui l’objet de plusieurs tracasseries. « Cet état de choses ne va pas survivre longtemps. Nous allons emboîter votre pas à la quatrième vitesse », a-t-il conclu.
Après cette adresse, les deux ministres ont suivi la lecture de la signature du procès-verbal de passation de service transférant les éléments de compétence au ministre entrant.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-05-06 06:28:34
C'est un cadre de la ''maison'' qui a été nommé en qualité de ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, de la décentralisation et du développement local, chargé de la décentralisation et du développement local.
Agé de 56 ans, Charles Nganfouomo est au poste ministériel qu'il occupe désormais, comme chez lui. L'homme a accumulé une grande expérience dans les domaines de la décentralisation et du développement local.
Ce poste convient donc à cet administrateur des SAF de quatrième échelon, diplômé en Administration générale de l’École nationale de l’administration et de la magistrature(ENAM) de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville.
Jusqu’à sa nomination comme ministre délégué, Charles Nganfouomo était préfet, inspecteur général de l’administration du territoire.
Avant cette dernière fonction, Charles Nganfouomo a en homme de terrain, servi dans les entités déconcentrées et décentralisées depuis 1986. Il a été tour à tour chef de service à la préfecture de la Cuvette ; secrétaire général de la région du Niari ; sous-préfet du district de Mossaka ; secrétaire général de la région de la Cuvette ; inspecteur divisionnaire de l’administration du territoire par intérim ; directeur des collectivités locales par intérim.
Charles Nganfouomo est expert national des questions de frontières. Il assure depuis 2014 la présidence par intérim de la Commission nationale des frontières.
Le nouveau ministre délégué en charge de la décentralisation et du développement local est également expert national des questions de gouvernance et de lutte contre la pauvreté.
C'est à ce double titre qu'il a dirigé plusieurs travaux, à savoir : coordonnateur du groupe thématique : sécurité, gouvernance et paix lors de la rédaction du document de stratégie de réduction de la pauvreté (2008-2010) ; coordonnateur du groupe thématique : gouvernance politique, administrative et judiciaire lors de l’élaboration du plan national de développement(2012-2016) ; président de la Commission mixte des experts en matière des frontières avec le Gabon et l’Angola et chargé de cours de rédaction administrative et de droit des collectivités locales à l’ENAM.
Charles Nganfouomo a fait plusieurs communications sur la décentralisation et la gestion des frontières au cours de divers colloques et séminaires tant au niveau national qu’international.
Charles Nganfouomo est marié et père de sept enfants.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-05-06 06:14:04
Dans une ambiance conviviale, passation de service entre le ministre sortant du Développement industriel et de la promotion du secteur privé, Isidore Mvouba et l’entrant Gilbert Ondongo le 4 mai.
Cérémonie de prestation de service au ministère du Développement industriel et de la promotion du secteur privé. Le cérémonial veut bien que l'impétrant et le sortant prennent la parole même si parfois, le cœur n'y est pas.
« Le ministre apporte à ce département son échelon manquant, l’économie. Car, c’est l’une des conditions de réussite du développement de l’industrie dans notre pays », a indiqué Isidore Mvouba.
Remerciant le chef de l’État de l'avoir reconduit en lui confiant la gestion de ce département, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances a pour sa part renchérit :« C’est un honneur de succéder à un aîné pour lequel j’ai beaucoup d’admiration ». « Merci de me souhaiter bonne chance ! », a-t-il dit à Isidore Mvouba.
Rappelons que le ministère du Développement industriel et de la promotion du secteur privé a accompagné plusieurs promoteurs de projets d’investissement qui contribuent à la diversification de l’économie congolaise.
Maintenant que le département a été doté du levier de l’économie, de nombreuses facilités devraient être accordées en urgence aux investisseurs. Il s’agit entre autres des conditions préférentielles et avantages fiscaux. Le triptyque économie, développement industriel et promotion du secteur privé faisant désormais un seul corps, devrait également accroître la part de l’industrie dans le PIB.
Le nouveau patron de ce ministère a de ce fait le devoir de poursuivre avec l’application des textes pris dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires. S’agissant de la promotion du secteur privé national, local comptant, le conseil des ministres devrait examiner dans les meilleurs délais la loi y relative. Son approbation confortera la diversification de l’économie.
La nouvelle équipe a, de même, la mission de poursuivre la coopération bilatérale et multilatérale avec des pays qui ont des dossiers en cours avec le Congo.
Les projets tels que la cimenterie Dangoté dans la Bouenza, l’usine de médicaments génériques à Ollombo, la zone industrielle et commerciale de Maloukou Tréchot puis l’implantation d’une minoterie et des usines de production de pâtes alimentaires et de savons, déjà en cours, devront être poursuivis.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-05-06 06:00:22
Déclaré ''hors-la-loi'' à l'issue du conseil des ministres du 4 mai, Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi, est plus que jamais dans le viseur des autorités congolaises. Elles lui imputent les attaques du 4 avril dernier des quartiers sud de Brazzaville pour lesquelles lui et ses hommes devraient répondre.
Au nombre des orientations données aux membres du gouvernement, lors de la première réunion du Conseil des ministres, le 4 mai, figurait en bonne place la mise hors d’état de nuire de l’ancien chef-rebelle, Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi.
« Pour ce qui concerne les événements survenus dans le département du Pool, le président de la République a demandé au gouvernement de tout mettre en œuvre pour libérer les populations, par ailleurs traumatisées depuis des années, de l’action néfaste de M. Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi et de ses complices », souligne en effet le compte-rendu publié à l’issue du Conseil des ministres.
Le président de la République a par conséquent instruit « les ministres concernés » - allusion faite à ceux en charge de la Défense, de la Sécurité et de la Justice - de poursuivre la traque de l’ancien délégué général à la promotion des valeurs de paix et la réparation des séquelles de guerre, désormais considéré par les autorités comme un « hors-la-loi ».

Rappelons que Frédéric Bintsamou dit Ntumi, tout comme deux de ses complices, Sylvain Richard Bintsamou, alias Gozardio et Élie Malanda, alias Pasteur Élie, sont visés par trois mandats d’arrêt émis, le 22 avril, par le procureur de la République, André Oko Gakala.
Ils sont poursuivis pour « détention illégale des armes et munitions de guerre, vol, incendie volontaire d’édifices publics, incendie volontaire des biens meubles, assassinat, tentative d’assassinat et atteinte à la sûreté intérieure de l’État ».
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-05-06 05:40:59
L’évêché de Kinkala a publié à travers son évêque Monseigneur Louis Portella Mbuyu un appel à la solidarité ainsi libellé.
« Appel à la solidarité pour les populations du Pool
''Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? MT,27,46.
Cette parole prononcée par Jésus sur la croix montre que dans la souffrance, nous sommes portés à nous sentir seuls et sans espérance.
Les enfants du Pool, actuellement en détresse ne doivent pas se sentir abandonnés ; c'est le sens et la profondeur de ce nouvel appel.
Récemment, dans mon appel à l'espérance, j'invitais à la prière, à la réflexion et à l'action en se tournant résolument vers l'avenir.
L'évaluation des besoins humanitaires réalisée par Caritas et les témoignages des populations des districts de Mayama, Kindamba, Vindza, Goma Tsétsé et Kinkala indiquent que les conditions de vulnérabilité sont hélas une fois de plus réunies !
La prière et la réflexion doivent en ce moment, être accompagnées d'une action de solidarité ciblant prioritairement la santé, la nutrition et la prise en charge psychologique.
À toutes et à tous, je lance un appel pressant pour l'assistance humanitaire aux populations en détresse !
Je vous invite à envoyer votre aide sous quelques formes que ce soit à Caritas Congo, à l’évêché de Kinkala et dans les paroisses catholiques, évangéliques et salutistes !
Les virements et dépôts peuvent être effectués dans les comptes de Caritas Congo et de l'évêché, ci dessous :
Caritas Congo : La Congolaise des Banques BP 2889-Brazzaville. Code établissement:30012. Code guichet : 00101. Compte n° 18380101101. Clé RIB : 50 Adresse BIC Swift : CRAGCGCGXXX.
Diocèse de Kinkala : Ecobank BP 2485-Brazzaville. Code Banque:30014. Code Guichet : 00001. Compte n°01011664335. Clé RIB : 53. Code Swift : ECOC CGCG.
Que le Seigneur guide votre action et que cet élan de solidarité que je souhaite amplifié soit le point de départ d'un véritable sursaut pour ce Pool qui a tant souffert.
À toutes et à tous, j'adresse ma profonde gratitude.
Fait à Brazzaville, le 30 avril 2016
Monseigneur Louis Portella Mbuyu
Évêque de Kinkala »
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-05-06 05:28:25
Joseph Kabila a décidé d'en découdre avec Moïse Katumbi. Sur ordre des autorités de Kinshasa, la résidence de Moise katumbi a été prise d’assaut ce jeudi, par les éléments de l’Agence nationale de renseignements (ANR).
« Ma maison, est encerclée depuis ce matin par la police. Pour m’arrêter. C’est la réponse de Kabila à ma candidature à la présidentielle », a écrit l’ex gouverneur de l’ancienne province du Katanga, dans un tweet ce jeudi après midi.
Faux, rétorque de son côté le porte-parole du gouvernement, Lambert Mendé Omalanga, qui précise que si Moïse Katumbi fait bien l'objet d'une enquête, celle-ci n'en est qu'à ses débuts : « Je m'étonne parce que nous avons vérifié cette information, elle s'avère complètement infondée, il n'y a aucune raison pour que des gens de l'ANR ou de la police aillent rôder autour de la maison de monsieur Katumbi.
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a demandé au parquet d'entendre une série de personnalités qui ont été citées dans l'affaire d'anciens militaires qui se sont retrouvés au Congo en violation de la législation sur le séjour. Monsieur Katumbi est parmi ces personnes, il y a des pasteurs, il y a des diplomates, il y a des commerçants, beaucoup de gens, mais à ma connaissance il n'y a même pas encore une invitation à monsieur Katumbi par le parquet.
Donc je ne vois pas pourquoi des agents des services de sécurité iraient rôder, ou de la police, c'est assez étonnant ».
De son côté, la Monusco dit s'être rendue à la résidence de Moïse Katumbi avant de repartir.
Mercredi déjà, le gouvernement accusait Moïse Katumbi, de recrutement des mercenaires à Lubumbashi pour faire tomber les institutions.
Ce jeudi, Moïse Katumbi a rejeté les accusations portées contre lui par le gouvernement.
Alexis Thambwe Mwamba, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a néanmoins demandé au procureur général de la RDC, d’ouvrir un dossier judiciaire à charge, contre Moïse Katumbi soupçonné de ''recrutement de mercenaires" étrangers, dont des Américains, liés selon lui à l'opposant Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle.
"J'ai donné injonction au PGR (Procureur général de la République) d'ouvrir un dossier judiciaire dans l'ex-province du Katanga. Nous avons la preuve documentée que plusieurs anciens militaires américains qui se trouvent actuellement au Katanga sont au service de M. Katumbi", a déclaré à Kinshasa le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba.
"Il existe un réseau avec une société basée en Virginie aux États-Unis" qui assure "le recrutement des mercenaires" spécialisés dans "la formation, le maniement des armes, comme agent de sécurité, ou garde du corps", a poursuivi Alexis Thambwe Mwamba.
Le 24 avril, quatre proches de Moïse Katumbi, dont un Américain, avaient été arrêtés à Lubumbashi et transférés dans la capitale Kinshasa.

L'opposant congolais Moïse Katumbi a confirmé mercredi sa candidature à la présidentielle prévue d'ici la fin de l'année, et a tancé le pouvoir à Kinshasa. "Trois mouvements de l’opposition congolaise m’ont fait l’honneur de me choisir comme leur candidat à la prochaine élection présidentielle" en République démocratique du Congo, indiquait-il dans un communiqué.
"Manifestement, par rapport aux échéances électorales à venir, il y a probablement une démarche qui se prépare", a affirmé le ministre de la Justice, égrenant les noms et les spécialités de sept autres ex-militaires américains et d'au moins deux ex-militaires sud-africains ayant séjourné à Lubumbashi dans des résidences appartenant à Moïse Katumbi, et précisant que "658" Américains étaient entrés récemment au Katanga.
Moïse Katumbi avait déjà accusé vendredi le "pouvoir" congolais de chercher à lui "nuire", dénonçant des "allégations mensongères", faisant état de "supposés recrutements de mercenaires étrangers dans l'ex-province du Katanga" et de l'"existence de camps d'entraînements" relayées en boucle jeudi par Télé 50, un média proche du pouvoir.
Passé dans l'opposition en septembre après avoir démissionné de ses fonctions de gouverneur et quitté le parti présidentiel, Moïse Katumbi, 51 ans, est l'une des grandes figures de la politique au Katanga.
Depuis des mois, le climat politique est très tendu en RDC en raison de l'incertitude liée au très probable report de la présidentielle censée avoir lieu fin novembre.
L'opposition accuse le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, de manœuvrer pour se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat en décembre.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-05-05 20:25:14
Le nouveau ministre de l’Enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, Antoine Nicéphore Fylla, âgé de 60 ans, est titulaire d'un doctorat ès Sciences économiques et politiques, obtenu à Grenoble en France. C’est un grand routier de l’administration et de la politique.
En 1991, Nick Fylla crée le Parti Républicain et libéral, une formation politique dont les principes fondateurs sont entre autres l’unité et l’indépendance nationales ; la laïcité de la nation républicaine ; la démocratie, la citoyenneté et le respect des libertés ; l’économie libérale maîtrisée, la protection de l’environnement et le développement durable, ainsi que la réduction des inégalités et la promotion de la solidarité.
Entre 1991 et 2009, Nick Fylla, comme l’appellent ses intimes, a été tour à tour vice-président de la Commission Economie et Finances de la conférence nationale souveraine ; membre du Conseil supérieur de la République ; membre du Conseil économique et social ; conseiller municipal de Brazzaville ; député à l’Assemblée nationale et candidat à l’élection présidentielle de juillet 2009.
Jusqu’à sa nomination au gouvernement le 30 avril 2016, il était sénateur de l’opposition et président de la Commission Économie et Finances de la chambre haute du parlement.
Nick Fylla jouit d’une très grande expérience professionnelle. Il est expert-comptable agréé de la Cemac. Il dispose d’une compétence multi-sectorielle dans les domaines de l’audit, de l’expertise comptable, des analyses stratégiques de la Finance.
De 2003 à 2009, il fut président directeur général de la Saris-Congo (Société agricole de raffinage industriel du sucre) installée à Nkayi, dans le département de la Bouenza.
Cumulativement à ses fonctions de président directeur général, Nick fylla était associé et administrateur général du cabinet d’expertise comptable, d’audit et de conseil, dénommé Rainbow Finance SA.
Il a été également directeur résidant au Congo du cabinet juridique et comptable Ernst & Young. Il a passé près de vingt ans dans cette firme et assuré la gestion de l’ensemble des clients du cabinet installé au Congo et dans les pays des Grands Lacs (RD Congo, Rwanda, Burundi et Ouganda).
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-05-05 09:31:03
Digne Elvis Tsalissan Okombi a été nommé ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement.
À 37 ans révolus, Digne Elvis Tsalissan Okombi est administrateur des SAF, expert en management des organisations publiques et privées. Il est président directeur général du Groupe Tsalissan Investissement.
Digne Elvis Okombi Tsalissan a fait ses premiers pas en politique à l’université Marien- Ngouabi de Brazzaville avec l’association ''Génération Pierre Oba'' dans laquelle il assumait les fonctions de secrétaire général.
Quelques années après, il crée, avec des proches amis, une association de jeunesse dénommée « Jeunesse de la mouvance présidentielle » qui va se muer, en 2009, en parti politique dénommée « Union pour un mouvement populaire ». Cette formation politique est membre de la Coalition des partis du centre.
Jusqu’à sa nomination au gouvernement, Digne Elvis Tsalissan Okombi occupait la fonction de troisième vice-président de la Commission nationale électorale indépendante(Cnei). Il est également coordonnateur général de la dynamique citoyenne Po na Ekolo, Samu na Bwala.
Sur le plan sportif, Digne Elvis Tsalissan Okombi fait partie de la classe des grands champions de karaté. Il est ceinture noire, premier dan. Champion de Brazzaville, du Congo et de l’Afrique centrale.
Marié, il est père de famille.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-05-05 09:12:45
Deux clubs madrilènes, le Réal et l'Atletico seront en finale de la champions league le 28 mai prochain. Les deux équipes ont respectivement éliminé Manchester City et le Bayern de Munich.
Le Real Madrid s'est qualifié pour sa 14e finale de Ligue des champions, la première de l'entraîneur Zinédine Zidane, après sa victoire 1-0 contre Manchester City, mercredi soir, au Santiago Bernabeu.
Tenus en échec au match aller (0-0) en Angleterre, les Madrilènes ont fait la décision grâce à un but contre son camp de Fernando à la suite d'un tir tendu de Bale (20e).
Quatre mois après sa prise de fonction sur le banc de l'équipe première du Real Madrid, «Zizou» réussit l'exploit de mener son club à la 14e finale de son histoire, pour sa première saison à la tête d'une équipe professionnelle.
L'ancien No 10 des Bleus entre dans le cercle très fermé des entraîneurs français à atteindre ce stade de la compétition, après Arsène Wenger en 2006 avec Arsenal et Didier Deschamps en 2004 avec Monaco, notamment.
En finale, le 28 mai à Milan, le Real retrouvera, comme en 2014, l'Atletico Madrid, qui a éliminé mardi le Bayern Munich (1-0, 1-2).
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-05-05 08:57:59
Depuis le mois de décembre de l’année dernière une épidémie de fièvre jaune a été déclarée en Angola. Depuis lors, des stratégies sont mises en place pour la contenir.
La seule stratégie efficace contre cette maladie demeure la vaccination. C’est dans le souci de protéger tout voyageur en direction d’Angola que l’OMS préconise une campagne de vaccination contre la fièvre jaune.
Pour l'organisation onusienne, tous les voyageurs à destination d’Angola doivent se faire vacciner contre la fièvre jaune et présenter un certificat de vaccination valable pour prouver qu’ils sont protégés contre cette maladie et ainsi éviter toute propagation ultérieure.
«Des cas de fièvre jaune associés à cette flambée ont été détectés dans d’autres pays d’Afrique et en Asie. Nous nous inquiétons particulièrement du fait que de grandes zones urbaines sont exposées au risque et nous prions instamment tous les voyageurs à destination de l’Angola de veiller à se faire vacciner contre la fièvre jaune et à se munir d’un certificat de vaccination valable», a déclaré le Dr Margaret Chan, directeur général de l’OMS.
Selon l’OMS, depuis le début de cette épidémie en Angola en décembre 2015, 1975 cas suspects de fièvre jaune dont 618 confirmés en laboratoire et 258 décès ont été notifiés. La majorité de ces cas se sont produits dans la capitale, Luanda, et dans deux autres provinces.
La fièvre jaune, propagée par des moustiques infectés, notamment du genre Aedes, est une maladie virale hémorragique aiguë pour laquelle il n’existe actuellement aucun traitement spécifique.
Dans une petite proportion des cas, les patients contractant l’infection développent des symptômes sévères et la moitié d’entre eux meurent en dix ou quatorze jours. Néanmoins, une seule dose vaccinale confère une protection à vie qui s’instaure dix jours après l’administration du vaccin, cette vaccination est sûre et abordable.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2016-05-05 08:38:57
Première réunion du conseil des ministres du gouvernement ''Mouamba''. Voici le texte intégral du compte-rendu lu par le ministre de la Communication et des médias, Thierry Moungalla.
"Le Conseil des Ministres s’est réuni Mercredi 04 Mai 2016 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’État.
Un seul point était inscrit à l’ordre du jour, à savoir une Communication du Président de la République à l’intention des Membres du Gouvernement.
Prenant la parole, Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, a d’emblée tenu à rappeler que la présente réunion du Conseil des Ministres était la première depuis la formation de la nouvelle équipe gouvernementale.
Il a également souligné que nous vivions assurément là un moment hautement symbolique et historique, puisqu’il s’agissait surtout de la première réunion du genre dans le cadre de la Nouvelle République voulue par le peuple en octobre 2015, volonté consacrée par l’élection du Président de la République par la Nation rassemblée le 20 Mars dernier.
S’adressant au Membres du Gouvernement, le Chef de l’État leur a rappelé l’importance que le peuple accorde à l’esprit de responsabilité qui doit caractériser l’action des dirigeants investis de la confiance de l’élu de la Nation qu’est le Président de la République.
Haut lieu de prise de décision de l’État, le Gouvernement doit donc incarner l’autorité, mais également l’exemplarité. Ainsi, le Président de la République a invité chaque Ministre à intérioriser ces valeurs, et à ne jamais perdre de vue que siéger au Gouvernement est un honneur, mais également une lourde responsabilité.
Le Président de la République a relevé le fait que l’installation du Gouvernement marquait le démarrage effectif de la mise en œuvre du projet de société approuvé le 20 Mars par les Congolaises et Congolais, à savoir La Marche vers le Développement. Il a rappelé aux Membres du Gouvernement que leur mission consistait en la transformation dudit projet de société sanctifié par le peuple en programme d’action du Gouvernement.
Il a également souligné que son Discours d’investiture prononcé le 16 avril dernier valait feuille de route, en ce qu’il contenait les principes sur la base desquels il entendait que l’action gouvernementale soit menée, et ce sans faiblesse aucune, au cours du quinquennat qui commence, engagements dont il sera le seul comptable devant le peuple.
Jetant un regard rétrospectif sur l’action des Gouvernements qui ont conduit la mise en œuvre de la Nouvelle Espérance et du Chemin d’Avenir, il leur a rendu un hommage mérité pour avoir, malgré les faiblesses et les insuffisances inhérentes à toute œuvre humaine, redressé une situation catastrophique héritée de la « décennie perdue », à savoir celle des années 1990, qui avait laissé le Congo exsangue.
Le Chef de l’Etat a notamment relevé quelques acquis fondamentaux : Le rétablissement effectif de la paix et de la sécurité, qui a permis aux Congolaises et Congolais de reprendre espoir dans leur avenir commun ; La construction des infrastructures de base sans lesquelles l’émergence de notre pays ne serait qu’un rêve inaccessible ou un slogan creux.
Prenant quelques exemples significatifs des acquis, le Président de la République a souligné qu’entre 2002 et 2016, la production d’électricité a été multipliée par six (6). Tout en relevant les efforts à poursuivre en la matière, le Chef de l’Etat a précisé que la prochaine étape consistera au transport de l’électricité de Pointe-Noire à Ouesso, et ce dans le cadre du Boulevard énergétique.
Il a rappelé en outre que l’action menée avait permis de relier par la route Brazzaville à tous les chefs-lieux de département de notre pays ; soulignant l’importance du désenclavement de notre pays, il a indiqué que les Congolais devaient se réjouir de la mise en place d’une dorsale routière fondamentale qui relie Pointe-Noire à Ouesso et Sembé, via Brazzaville, ainsi que de la construction d’aéroports modernes dans chaque département.
Poursuivant son propos, le Président de la République s’est réjoui du fait que ces acquis donnaient une base solide à l’action à mener pour la mise en œuvre de La Marche vers le Développement, son projet de société.
Réitérant sa volonté de voir concrétisés l’ensemble des engagements pris devant le peuple, le Chef de l’État a cependant souligné que la rupture souhaitée par le peuple ne pouvait se limiter au seul renouvellement des cadres dirigeants qui vient d’avoir lieu avec la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale.
Il a souligné avec force l’urgente nécessité pour les pouvoirs publics de réaffirmer des valeurs cardinales comme l’effort, le travail et la lutte contre la corruption et la concussion. C’est à ce seul prix que notre pays, comme cela a pu se faire pour d’autres peuples, pourra atteindre les rives du développement.

La bataille pour le développement passant par le changement des mentalités, le Président de la République a donc invité les Membres du Gouvernement à user pleinement des moyens institutionnels prévus par la loi, notamment en matière disciplinaire. À titre d’illustration, le Chef de l’État a demandé aux Membres du Gouvernement de mettre leurs administrations au service du peuple, afin de donner toutes leurs chances à des mesures aussi salutaires que, par exemple, la gratuité de certaines prestations de services public pourtant adoptées en Conseil des Ministres.
Pour conclure sa Communication, le Président de la République a fixé les orientations et urgences qui devront rythmer l’action du Gouvernement dans les prochaines semaines, à savoir : L’élaboration d’un collectif budgétaire, pour tenir notamment compte des impératifs liés à la mise en place des institutions de la Nouvelle République ; La réussite attendue des festivités du 56ème anniversaire de l’accession du Congo à l’indépendance, qui auront lieu cette année à Madingou (département de la BOUENZA) ;
Pour ce qui concerne les événements survenus dans le département du Pool, le Président de la République a demandé au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour libérer les populations, par ailleurs traumatisées depuis des années, de l’action néfaste de M. Frédéric BINTSAMOU, alias Pasteur NTUMI et de ses adeptes.
À cet effet, le Chef de l’État a invité les Membres du Gouvernement concernés à prendre toutes les mesures légales et réglementaires afin de mettre hors-la-loi M. BINTSAMOU, ses adeptes, et tous complices soutenant leur action.
Prenant à son tour la parole, M. Clément MOUAMBA, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a tenu à remercier le Président de la République pour les orientations fortes et pertinentes qu’il avait bien voulu délivrer à l’ensemble des Membres du Gouvernement.
Soulignant le fait que la nouvelle équipe gouvernementale était une symbiose générationnelle entre l’expérience éprouvée des uns et le dynamisme des plus jeunes, le Premier Ministre a réaffirmé la loyauté de tous à l’action du Président de la République.
Il l’a également assuré de la volonté commune de renforcer l’autorité de l’État et de placer l’éthique au centre de l’action du Gouvernement.
L’ordre du jour étant épuisé, le Président de la République a alors levé la séance.
Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 11h15.
Arielle KAMBISSY
Créé le 2016-05-05 08:01:03
La nouvelle est tombée ce mercredi. L'ancien président burundais Jean-Baptiste Bagaza est décédé en Belgique où il était hospitalisé.
Arrivé au pouvoir en 1976 à la faveur d'un coup d’État militaire, Jean-Baptiste Bagaza avait été président de 1976 à 1987, date à laquelle il a été lui-même renversé par un coup d’État militaire. Son mandat est considéré comme une l'une des rares périodes d'accalmie que connut le Burundi.
Le colonel Jean-Baptise Bagaza s’empare du pouvoir en 1976 dans un véritable coup d’État de palais. Chef d’état-major adjoint de l’armée, cet officier tutsi est pratiquement de la même colline que le président de l’époque Michel Micombero.
Le Burundi est alors au fond du gouffre après les événements dits de 72. Une révolte hutue pendant laquelle des milliers de Tutsis sont horriblement tués, suivie d’un massacre de pratiquement toutes l'élite hutue que certains n’hésitent pas à qualifier de génocide.
Le colonel Jean-Baptiste Bagaza va alors remettre le Burundi au travail. Pendant dix ans, il va moderniser ce pays, une œuvre reconnue par la plupart des Burundais, malgré leur division.
Mais petit à petit, Bagaza va instaurer un régime autoritaire – policier, diront ses détracteurs – qui s’en prend à l’église catholique et passe sous silence le conflit ethnique hutu-tutsi latent.
Jean-Baptiste Bagaza est à bout de souffle lorsqu’il est renversé en 1987 par le major Pierre Buyoya, un tutsi lui aussi originaire de la même colline, dans la province de Burugi dans le sud du pays.
À 69 ans, Jean-Baptiste Bagaza, sénateur à vie, n’avait jamais renoncé à la politique, malgré sa santé chancelante au cours de ces dernières années.
Malgré l’État policier, beaucoup se souviennent avec nostalgie de ses années de pouvoir comme l’une des rares périodes d’accalmie dans les violences qui ont endeuillé ce pays depuis son indépendance en 1962.
Ces derniers temps, la nouvelle de la mort de Jean-Baptiste Bagaza était régulièrement annoncée puis démentie par ses proches. L'inévitable a fini par se produire.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-05-04 11:04:59
Plus de doute, le divorce est consommé, la rupture est désormais officialisée. Moins de deux mois après avoir été exclus avec fracas du Parti démocratique gabonais, les frondeurs du parti d'Ali Bongo Ondimba ont constitué, dimanche à Libreville, leur propre formation politique, le Rassemblement héritage et modernité.
Face à un parterre d’opposants au chef de l’État gabonais, Alexandre Barro Chambrier, exclu le 9 mars du PDG avec Michel Menga M’Essone et Jonathan Ignoumba, a officialisé dimanche 1er mai la création du Rassemblement héritage et modernité dont il a été désigné président.
L’ancien député, fer de lance de la fronde, est revenu sur les raisons qui ont poussé les transfuges du PDG à quitter le parti quelques mois avant l’élection présidentielle.
« En 2009, nous avions cru faire le choix de porter notre pays vers de hautes valeurs. Mais la pratique du pouvoir, mue par des logiques irrationnelles, s’est écartée petit à petit de cet idéal de rupture, de changement véritable », a justifié Alexandre Barro Chambrier.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-05-04 09:32:13
De par son allure frêle, on lui donnerait moins que son âge. Destinée Ermela Doukaga est bien la benjamine du gouvernement. Célibataire, la nouvelle ministre de la Jeunesse et de l’éducation civique est âgée de 33 ans.
Destinée Ermela Doukaga est pilote de formation et a fait ses classes en Belgique, après l’obtention de son diplôme en génie mécanique à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville.
La nouvelle ministre de la Jeunesse et de l’instruction civique promet inscrire son action dans la ligne tracée par le président de la République Denis Sassou N’Guesso qui a pris l’engagement solennel de lutter contre les anti-valeurs, à savoir la fraude, la corruption, la concussion, le trafic d’influence, le népotisme…
Destinée Doukaga compte débuter ses activités à la tête du ministère de la Jeunesse et de l'instruction civique par la mise en chantier du programme de gouvernement sur la base duquel le chef de l’État a été élu. Il en a proposé déjà des ébauches idoines de solutions aux questions de la jeunesse.
Destinée Doukaga est écrivaine. Elle a à son actif, trois ouvrages sur le marché du livre congolais.
Depuis 2008, la nouvelle ministre de la jeunesse et de l’instruction civique est membre du Forum des éducatrices africaines. C’est ainsi qu’elle s’est réjoui du fait que le président de la République, Denis Sassou N’Guesso ait pris l’engagement, dans son discours d’investiture, de réinscrire l’enseignement de l’instruction civique dans les écoles publiques et privées, dès la rentrée scolaire 2016-2017.
Destinée Doukaga est présidente du parti politique dénommé « le Front patriotique » affilié à la majorité présidentielle.
Destinée Doukaga remercie le chef de l’État pour l’avoir nommée ministre de la jeunesse et de l’instruction civique. Par ce geste a t-elle dit, le chef de l’État a traduit en acte son engagement de placer la jeunesse au cœur de son quinquennat.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2016-05-04 08:47:52
Redonner à la femme congolaise la capacité à atteindre la pleine participation à la vie économique, sociale, politique et démocratique, tels sont entre autres, les défis qu'attendent Ines Nefer Bertille Ingani. La nouvelle ministre de la Promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement dispose de plus d'un atout pour mener à bien la tâche.
Nommée ministre de la Promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement Ines Nefer Bertille Ingani est âgée de 43 ans.
Ses proches affirment qu’elle dispose d’un grand esprit managérial et est dotée d’une grande capacité d’initiative.
Ines Nefer Bertille Ingani se dit prête à relever les défis qu’impose la promotion de la femme et l’intégration de la femme au développement.
Formatrice aux métiers de surface depuis 2010, Ines Nefer Bertille Ingani est détentrice d’une licence professionnelle en gestion des ressources humaines et management.
Elle compte à son actif, l’organisation des formations qualifiantes diplômantes à quatre mille femmes techniciennes de surface. Ines Ingani a su révolutionner les métiers de surface.
Forte de son diplôme européen d’études supérieures en banques, assurances et gestion du patrimoine, la nouvelle ministre de la Promotion de la femme a également subi une formation en anglais chez Wall Street Institute à Paris sanctionnée par l’obtention de waystage.
Dans les domaines associatif et politique, la nouvelle ministre de la Promotion de la femme est secrétaire nationale de l’Organisation des femmes du Congo chargée de la culture, des arts, des sports et loisirs.
Présidente de la cellule du Parti congolais du travail de Moungali, Ines Ingani a représenté cette formation politique en Chine sur invitation du Parti communiste chinois, pour y délivrer un exposé sur l’évolution de la condition de la femme au Congo.
Ines Nefer Bertille Ingani est mère de trois enfants.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2016-05-04 08:10:30