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Congo – Fake-News : Le faux accident survenu à Oyo

Une compilation d'images pour créer une nouvelle sensationnelle mettant en cause l'État congolais ou des personnalités politiques ciblées, la pratique a désormais cours et pour jeter le discrédit, à des fins de nuire, sans plus.

Prenant prétexte sur ce que « les routes congolaises seraient des mouroirs du fait des détournements de l'argent affecté à leur confection ou réhabilitation », des images d'un accident de la route survenue dans un pays voisin du Congo-Brazzaville, ont fait le tour des réseaux sociaux.

À la vérité, il va s'en dire que les propagateurs de ces fausses nouvelles qui n'ont de vraie que leur fausseté, ont une parfaite méconnaissance du terrain.

Aucune route menant à Oyo n'est carrossable et ne dispose d'un pont en planche de ce type que l'on trouve désormais de moins en moins au Congo.

D'autre part, dans le doute et dans le souci de donner à nos lecteurs une information vérifiée, les officiels que nous avons joint par téléphone à Oyo n'ont aucune connaissance d'un accident de ce type, à quelque endroit que ce soit, dans la contrée.

Et puis, ces images montrant des grandes quantités de sacs de foufou répandus sur le lieu de l'accident, illustrent une grande production du produit. Ce qui n'est pas le cas dans le département de la Cuvette. Il est également à noter que le nombre de personnes ayant accouru sur le lieu de l'accident, renvoient à une campagne avec une population bien dense.

D'autre part, l'immatriculation du véhicule accidenté présente trois séries de chiffres à plusieurs multiples, alors qu'au Congo, les plaques minéralogiques sont d'un type bien différent.

Enfin, les cadavres des femmes contrastent d'avec le mode vestimentaire congolais qui veut que même lorsqu'elles ont un « collant », en dessous, les femmes portent un pagne pour des raisons de respect et de pudeur somme toute culturelles. Ce n'est pas le cas dans certains pays limitrophes du Congo.

La seule morale que l'on peut tirer de ces images, c'est celle de la prudence avec notamment cette surcharge pour des véhicules de marchandises qui le cas échéant, transportent également de nombreux voyageurs. Une pratique qui est aussi courante auprès des conducteurs congolais 

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-01-24 10:43:41

Congo – Pool : Le programme de démobilisation, désarmement et réinsertion s'affine déjà

Le processus avait été évoqué avec Denis Sassou N'Guesso par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique centrale, François Lounceny Fall, lors de son séjour à Brazzaville, du 12 au 14 janvier. Trois experts de l'ONU, en mission d'évaluation sur la démobilisation, le désarmement et la réinsertion, (DDR) sont arrivés à Brazzaville.

Composée du Grec Thomas Kontogeorgos, de l’Allemand Ntagahoraho Burihabwa, et de la Suisse Glaucia Marie Yoshiura Boyer, cette délégation, conduite par le représentant résident adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Mohamed Abchir, a échangé le 23 janvier à Brazzaville avec le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas.

L’entretien entre les deux parties s'est focalisé sur le lancement du processus de démobilisation, désarmement et réinsertion ( DDR) en République du Congo, avec l’appui des Nations unies, en droite ligne avec l'accord de Kinkala.

Euloge Landry Lolelas a expliqué que « les discussions vont se poursuivre. Ils sont au Congo jusqu’au 2 février pour travailler là-dessus avant d’élaborer un programme DDR à la fin ».

Outre la réinsertion des ex-combattants, il a été également évoqué la question du relèvement communautaire qui prendra aussi en compte la population civile ayant beaucoup souffert, ainsi que des projets spécifiques pour les femmes. 

« Nous avons aussi parlé du relèvement communautaire, notamment la réhabilitation des maisons, des centres de santé et des écoles, ainsi que la relance des activités économiques et agropastorales dans le département du Pool, parce que tout cela va de pair. On ne peut s’occuper des ex-combattants sans prendre en compte la population civile, sinon cela ne marchera jamais », a conclu le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-01-24 07:54:47

Congo – Accord de Kinkala : Le rapport de la commission ad hoc remis au chef du gouvernement

Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, a remis le document de la commission ad hoc paritaire de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités dans le Pool au Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba, le 22 janvier à Brazzaville.

« Depuis quelques jours, la commission s’est réunie et a travaillé quatre jours durant pour réfléchir sur cette problématique du Pool et proposer au gouvernement quelques recommandations afin que la paix soit de mise dans le Pool. Les membres de la commission ont signé le rapport de leurs travaux que j’ai le devoir de vous remettre, monsieur le Premier ministre », a indiqué le ministre Mboulou.

Au nombre des propositions formulées par la commission figurent la prise par le gouvernement des mesures permettant au révérend pasteur Ntoumi de recouvrer tous ses droits et libertés ; l’engagement de ce dernier à garantir le respect et l’application stricts de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités dans le Pool.

La commission a également recommandé la restauration de la libre circulation des personnes et des biens en procédant à la suppression systématique des barrières informelles sur toutes les voies de communication traversant le Pool, ainsi que la nécessité de consolider le cessez-le-feu et l’arrêt des hostilités en vue de rétablir l’autorité de l’Etat dans la région.

Après avoir réceptionné le rapport de cette commission, le Premier ministre a déclaré : « À ce stade, il me reste à prendre bonne note de ce rapport que je vais lire en tant que gouvernement. Tous les ministres de la République vont s’imprégner de ce document. Ils sauront les éléments qui sont de la responsabilité du gouvernement et nous allons tout faire pour les respecter, les appliquer. Je souhaite voir l’autre partie tenir également parole ».

Clément Mouamba a ajouté: « Nous n’avons pas le droit de trébucher tout le temps surtout lorsqu’il s’agit du Pool. Je suis l’affaire à distance, le ministre m’en rend toujours compte. J’en rendrai compte fidèlement au président de la République qui suit ce dossier pas à pas ; cela ne pouvait pas se faire sans son accord. Il a pris l’option de mettre fin à ces difficultés... ».

Le chef du gouvernement a, par ailleurs, assuré l’engagement des pouvoirs publics d’organiser les opérations liées à la réinsertion sociale des ex-combattants du Pool.

Bertrand BOUKAKA/Source Adiac

Créé le 2018-01-23 09:09:23

Congo – Situation politique : Les congolais réclament l'extension de la « jurisprudence Ntoumi » à tous les contentieux politico-judiciaires

Le dénouement pacifique désormais actée de la crise du Pool, réjouit plus d'un congolais, au regard de la signature de l'accord de cessez-le-feu du 23 décembre à Kinkala, des négociations de la commission mixte paritaire ainsi que ses conclusions, notamment la levée des poursuites contre le pasteur Ntoumi et ses affidés, la sortie des ninjas nsiloulou et demain, le ramassage des armes.

Même s'ils saluent les avancées obtenues, de nombreux congolais ont de ce processus, un arrière goût d'inachevé car ils y voient une occasion ratée de régler tous les contentieux politico-judiciaires qui grisent la vie démocratique au Congo.

C'est ici que les cas de Jean Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa, Jean Ngouabi, Jacques Banangazala, Libongo Ngoka et autre Paulin Makaya interpellent la conscience collective sur une sorte d'injustice républicaine, « deux poids, deux mesures ».

Même si Jean Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa, et autres attendent un procès qui devrait intervenir sous peu, Paulin Makaya est à l'évidence le souffre-douleur d'une justice congolaise en perte de repères.

À propos de Paulin Makaya, comment comprendre que le citoyen qui a purgé sa peine depuis bientôt deux mois déjà, croupisse encore en prison, comme si cette peine avait été commuée en prison à vie.

Les différents officiels gouvernementaux interrogés sur la question se sont rompus avec un zèle insidieux, à une maladroite « méconnaissance du dossier », comme si un prisonnier ayant purgé sa peine avait besoin d'un dossier particulier pour l'obtention de son billet de levée d'écrou.

Entre la rectitude du Droit et les considérations politiques pour l'intérêt supérieur de la Nation, le « dura lex sed lex » est souvent mis en marge afin de donner la chance à la paix, une paix qui dans le « jeu démocratique » dispose de codes qui bien souvent vont au delà même de la « raison ».

C'est au nom de cet « intérêt supérieur » que les familles des soldats tombés au Pool, celles des ninjas qui y ont laissé leur vie, ou des populations qui y ont enduré le martyr à travers les dommages collatéraux et autres bavures, vont désormais faire le deuil pour leurs défunts parents, devenus martyrs de la paix, des « Manuel » en quelque sorte, « des gouverneurs de la rosée ».

Si la levée des poursuites contre le pasteur Ntoumi, naguère accusé de terrorisme est un détail dans l'ensemble des mesures qui chapeautent le processus de paix au Pool, ce détail est tout un symbole de la magnanimité et de la mansuétude républicaines, et il vaut pour tous les congolais, car le Pool et ses ressortissants ne sont pas des entités hors de la république et ne sauraient promouvoir un parallélisme juridique, judiciaire ou politique d'avec les congolais des autres régions.

À défaut de l'abandon des poursuites par le parquet, une liberté provisoire avec un contrôle judiciaire serait un point d'équilibre pour les autres « mis en cause pour atteinte à la sûreté intérieure de l'État.

Cela vaudrait, pour « l'intérêt supérieur de la Nation », même si la Justice se justifie d'une vérité des faits, sa vérité. Mais, le philosophe Hegel ne dit-il pas que « la vérité ne se trouve ni dans la thèse, ni dans l'antithèse, mais dans une synthèse naissante qui les réconcilie ? »

La logique voudrait que la « synthèse naissante » qui est la jurisprudence Ntoumi réconcilie les autres thèses et antithèses du même registre.

C'est la République qui en sera réconciliée avec elle même et la Justice saluée pour son équité et son impartialité.

Monsieur André Oko Ngakala, les congolais vous regardent...

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-01-23 08:32:57

Liberia – Investiture : Mister Georges a prêté serment

George Weah a été officiellement investi président du Liberia à l'issue de sa prestation de serment devant des milliers de partisans en liesse et de nombreux chefs d’État africains, parmi lesquels Denis Sassou N'Guesso du Congo. Ce transfert de pouvoir entre deux présidents élus est le tout premier dans ce pays, depuis 1944.

L'homme des stades a eu pour stade comme cadre de son investiture dont la cérémonie s'est déroulée au stade Samuel-Kanyon-Doe, une enceinte de trente-cinq mille places bondée en périphérie de la capitale.

Le drapeau libérien a été abaissé puis hissé pour marquer la transition avec la présidente sortante, Ellen Johnson Sirleaf, 79 ans, première femme élue chef d’État en Afrique en 2005, face à George Weah.

Le nouveau chef de l’État, vêtu d'une tunique blanche, a prêté serment sur la bible devant le président de la Cour suprême, Francis Korkpor qui a pris acte du serment et l'a déclaré investi dans ses fonctions.

De nombreux chefs d’État ont assisté à la cérémonie, notamment le congolais, Denis Sassou N'Guesso, l'ivoirien Alassane Ouattara, le sénégalais, Macky Sall, le gabonais, Ali Bongo le sierra-léonais, Ernest Bai Koroma, le togolais Faure Ngassingbé, la vice-présidente gambienne, Fatoumata Tambajang, et le footballeur vedette camerounais, Samuel Eto'o ou encore l’entraîneur Arsène Wenger.

"J'ai passé beaucoup d'années de ma vie dans des stades, mais le sentiment que j'éprouve aujourd'hui est incomparable", a déclaré, le nouveau président devant une foule enthousiaste.

"Unis, nous sommes certains de réussir en tant que nation. Divisés, nous sommes certains d'échouer", a ajouté George Weah, qui est seulement, après Samuel Doe (1980-1990), le deuxième président de la plus ancienne république d'Afrique à ne pas appartenir à l'élite "américano-libérienne" descendant d'esclaves affranchis qui y domine la vie politique depuis cent soixante-dix ans.

Le nouveau chef de l’État a placé son mandat sous le signe de la lutte contre la corruption. "Nous devons y mettre fin. Nos fonctionnaires doivent avoir un salaire décent", a-t-il dit.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-01-22 20:46:52

Congo – Vie urbaine : Découverte du cadavre d'un homme au voisinage du camp Comus à Brazzaville

Le cadavre d'un homme apparemment la trentaine a été découvert dans l'herbe sur le mur de clôture du camp Comus au quartier Moukondo, à Brazzaville la capitale congolaise.

L'homme qui à première vue aurait été victime de sévices corporelles a été découvert gisant dans l'herbe où il a été vraisemblablement déposé après son décès car on y note aucune trace de sang.

Son corps sommairement vêtu présente des traces de coups. Et pour les populations ayant fait la macabre découverte, de désigner le camp de police qui jouxte le lieu de la découverte comme l'endroit d’où serait commis le forfait.

Autrement, nombreux se demandent, comment de tierces personnes se seraient-elles hasardées au voisinage de ce lieu où se tiennent de tout temps des hommes en armes susceptibles de tirer sans sommations tard dans la nuit, en y commettant leur forfait. Ils louchent plutôt sur les maîtres de céans qui se seraient débarrassés d'un homme n'ayant pu supporter les sévices auxquelles il aurait été soumis.

Des dires confortés par les marques des empreintes de semelles de chaussures militaires essaimées sur les lieux.

Dans un de ses rapports constitués sur la base de preuves et témoignages, l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), attirait déjà, il y a quelques années, l’attention du gouvernement sur l’irrégularité des procédures et les dérapages constatés lors des arrestations de personnes au camp Comus.

Sans doute le procureur de la république va t-il se saisir de cette affaire et diligenter une enquête afin de faire la lumière sur ce décès à proximité d'un endroit où tout citoyen se sentirait des plus protégé.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-01-22 10:53:54

RDC – Situation politique : Encore des morts à Kinshasa, entre Joseph Kabila et l'Église Catholique, c'est désormais la guerre

L'histoire serait-elle en train de se répéter en RDC ? Dire qu'on en revient au remake du conflit Mobutu-Cardinal Malula. Mais cette fois ci, sans doute par manque de pondération, Joseph Kabila ne fait pas dans la dentelle vis à vis du Cardinal Laurent Monsengwo, et déjà, les morts se comptent par dizaines.

Deux sorties des mouvements laïques de RDC, deux répressions sanglantes. La fin de mandat de Joseph Kabila dont l'Église de RDC demande qu'elle soit actée, charrie des flots de sang, au point que le pape qui se dit très inquiet, prend fait et cause, pour ses ouailles martyres.

"Aujourd'hui, des nouvelles très inquiétantes me parviennent de la République démocratique du Congo. Prions pour le Congo", a déclaré le souverain pontife depuis Lima, en référence à la répression des marches interdites lancées par un collectif catholique contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

"Je demande aux autorités, aux responsables et à tous dans ce pays bien-aimé qu'ils mettent en œuvre tous leurs efforts pour éviter toute forme de violence et chercher des solutions en faveur du bien commun", a ajouté le pape François.

La contestation du régime du président Kabila est incarnée par un proche du pape, le cardinal et archevêque de Kinshasa Laurent Monsengwo.

Dimanche soir alors que le calme était revenu, la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) avançait un bilan provisoire de six morts à Kinshasa, avec des "allégations d'autres victimes", selon sa porte-parole.

La Monusco a estimé que l'usage de la force avait été disproportionnée, avec des tirs de lacrymogènes mais aussi de balles réelles, parfois en rafales, selon les témoins de la mort d'une jeune femme.

Des observateurs des Nations unies déployés sur le terrain ont eux-mêmes été "menacés et molestés" à Kinshasa, selon la porte-parole de la Monusco, qui les avait déployés pour instruire "d'éventuelles violations des droits de l'homme".

Les Nations unies font aussi état de 57 blessés chez les civils et 111 arrestations à Kinshasa et dans les autres grandes villes (Goma, Beni, Kinsangani, Lubumbashi).

De leur côté, les autorités congolaises parlent de deux morts à Kinshasa et de neuf policiers blessés, dont deux grièvement, selon le bilan du porte-parole de la police nationale.

Une des victimes a été tuée d'un tir à bout portant par un policier, qui a été arrêté et déféré devant la justice, a affirmé une source proche de la présidence.

Le 31 décembre, six personnes avaient été tuées dont cinq à Kinshasa lors de la dispersion d'une marche similaire, d'après les Nations unies et la nonciature apostolique, aucune d'après les autorités congolaises.

À Kinshasa, une jeune femme de 24 ans est décédée après un tir en rafales à l'entrée de l'église Saint-François-de-Salles dans la commune de Kintambo. Le décès a été confirmé par le père de la jeune fille, qui dit être officier de police. Il s'agit également du deuxième décès reconnu par les autorités, avec l'homme tué à bout portant.

Les autorités congolaises avaient une nouvelle fois interdit ces marches à l'appel du "comité laïc de coordination", qui a le soutien de l'épiscopat et de la nonciature (l'ambassade du Vatican).

Les organisateurs demandent au président Kabila, dont le dernier mandat a pris fin en décembre 2016, de s'engager publiquement à quitter le pouvoir.

Les prochaines élections présidentielles ne sont pas prévues avant le 23 décembre. Depuis les répressions du 31 décembre, l'Église catholique avait durci le ton contre le régime de Joseph Kabila, au pouvoir depuis l'assassinat de son père en 2001.

Le cardinal et archevêque de Kinshasa avait dénoncé entre les deux marches la "barbarie" de la répression et demandé à ce "que les médiocres dégagent".

Sur le terrain, les marcheurs de ce dimanche se sont montrés plus déterminés face aux policiers armés que le 31 décembre.

Dans le centre de Kinshasa après la messe, plusieurs centaines de personnes avec des rameaux et des bibles ont marché sur deux kilomètres entre la paroisse Christ-Roi vers la place Victoire avant de se heurter aux forces de l'ordre. Ils portaient des crucifix et des chapelets et chantaient en lingala "Maman Marie, viens sauver le pays".

Des curés et un des leaders de l'opposition, Vital Kamerhe, avaient pris la tête du cortège. D'abord inactive, la police a tiré des gaz lacrymogènes, auxquels les manifestants ont répondu par des jets de pierre.

Dans les provinces, onze personnes ont été blessées à Kisangani (nord-est), selon la Monusco. Dans cette ville, des marches ont tenté de se reconstituer après leur dispersion. 

La RDC interdit toute manifestation depuis les journées sanglantes de septembre 2016, qui avaient fait des dizaines de morts parmi les manifestants réclamant le départ de Joseph Kabila d'ici la fin de l'année.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-01-22 09:26:19

Congo : Le gouvernement et les ex-rebelles du Pool envisagent une levée du mandat d'arrêt contre le Pasteur Ntoumi

Le gouvernement et les ex-rebelles du Pool au Congo-Brazzaville ont envisagé une levée du mandat d'arrêt contre le chef rebelle le Pasteur Ntoumi, a indiqué samedi leur commission paritaire chargée de mettre en œuvre un accord de paix du 23 décembre.

Créé le 2018-01-21 18:21:44

CHAN 2018 : Le Congo s’est qualifié pour les quarts de finale en battant le Burkina Faso (2-0)

Le Congo-Brazzaville s’est qualifié pour les quarts de finale en battant le Burkina Faso à Agadir le 20 janvier (2-0).

Créé le 2018-01-21 18:01:54

Erosions à Brazzaville : Les travaux de construction des canaux de drainage ont débuté au quartier Ngamakosso

L’entreprise CRBC (China road and bridge corporation) vient de commencer les travaux de construction des canaux de drainage avec des canalisations au quartier Ngamakosso, dans le sixième arrondissement, Talangaï à Brazzaville afin de mieux résister aux érosions devenues récurrentes dans le secteur.

Créé le 2018-01-21 17:49:47

Paris (Quai d’Orsay) – Conférence sur le climat : l’Écrivain Congolais Michel Innocent PEYA vend le fonds bleu et la vision verte de Denis Sassou Nguesso

Créé le 2018-01-21 15:21:04

Crise en Libye : L’UA fait le point à Denis Sassou Nguesso

Président du comité de haut niveau des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) sur la crise en Libye, le chef de l’Etat congolais a échangé le 18 janvier, à Brazzaville, avec le conseiller stratégique du président de la commission de l’UA, Mohamed El Hacen Lebatt, porteur d’un message de sa hiérarchie. Le président de la commission de l’UA a tenu à informer le chef de l’Etat congolais des derniers développements de la situation en Libye, peu avant le prochain sommet des chefs d’Etat de l’union prévue du 28 au 29 janvier à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Cliquez sur la photo pour lire la vidéo.

Créé le 2018-01-19 18:15:04

Congo : Heurts entre la police et les élèves du collège de l’Unité à Dolisie

Lors des obsèques d’un élève du collège de l’Unité, jeudi à Dolisie, les apprenants de cet établissement scolaire de la ville préfecture du Niari (sud) s'en sont pris aux forces de l'ordre.

Créé le 2018-01-19 12:37:01

Congo : Les Etats-Unis se réjouissent de l’accord de paix de kinkala

L’ambassade des Etats-Unis au Congo se félicite, dans un communiqué, des efforts pour un retour de la paix en cours dans le département du Pool (sud), saluant par la même occasion, la mise en place du Comité ad hoc chargé d’examiner les différents points inscrits dans l'accord de Kinkala du 23 décembre dernier.

Créé le 2018-01-19 11:15:02

Congo : Un camion de distribution prend feu en pleine circulation au village Les Saras

Un camion de distribution dont le propriétaire n’a pas encore été identifié, a pris feu au village Les Saras dans le Mayombe (sud), pendant qu’il roulait vers Dolisie dans le Niari, a-t-on appris de sources concordantes.

Créé le 2018-01-19 10:41:46

Exploitation artisanale de l’or : Les jeunes de Mayoko dedans !

L’exploitation artisanale de l’or connait un boom sans précédent à Mayoko dans le Niari (sud), malgré son corollaire de dégâts humains et surtout environnementaux. Sous un soleil d’aplomb, des dispositifs gisent sur l’aire inexploitée de surfaces cultivables, transformées en carrière pour la circonstance, ou plutôt pour la cause de chercheurs d’or sans scrupule et sans licence- des puits d’or. Moins nombreuses, des tentes de fortune sont dressées pour abriter les infortunés « mineurs ».

Créé le 2018-01-19 10:13:03

Congo – Négociations sur la crise du Pool : Le pasteur Ntoumi va quitter son treillis

L'un des points cruciaux sur lequel achoppent les négociations en cours à Brazzaville, c'est le cas personnel du pasteur Ntoumi, eut égard aux poursuites lancées à son encontre. La question est en passe d'être réglée, même s'il reste à fixer les modalités de son statut d'ex combattant.

Même si elles se déroulent à huis clos, au fur et à mesure qu'elles avancent, les négociations sur la paix au Pool dégagent l'immensité du désastre dans le département, et dessinent avec force-détails, les responsabilités des uns et des autres, au point de dire : « tout le monde est coupable ».

Il ne prend physiquement pas part aux négociations, pourtant le pasteur Ntoumi bénéficie bien d'un briefing permanent sur ce qui se dit. Ses délégués qui lui font régulièrement le point sur le déroulement des débats et les avancées obtenues, passent par des relais de communication qui transitent par l'extérieur du pays, avant de rallier les forêts du Pool, rendant inopérant tout traçage du signal.

Malgré les négociations l'homme n'est pas moins précautionneux. « On ne se laisse jamais mordre deux fois par le même serpent », disent ses représentants.

De par la force de l'argumentaire, la concision des faits et leur matérialité sur le terrain, il va s'en dire, que même si ses hommes faisaient le coup de feu contre l'armée, le pasteur Ntoumi constituait également, jour après jour, un dossier à charge contre la Force publique, de la situation sur le terrain au regard des moyens disproportionnés engagés, et leurs effets indus, réduisant du même coup les actions des ninjas nsiloulou à des « actes d’autodéfense ».

Jours. Lieux. Actions. Bilans humains. Bilans matériels. Tout a été consigné. En somme, des mémoires chronologiques de la guerre, avec parfois des clichés réalisées avec des téléphones portables sur les théâtres d'opérations.

Et les langues se délient pour dire l'évidence, parfois la mort dans l'âme.

« Des villages incendiés, des arbres fruitiers abattues à la tronçonneuse, pour dit-on nous couper de tout ravitaillement. Le bétail et la volaille prélevés et décimés en guise de ration de guerre pour les soldats. Les jeunes gens trouvés dans les villages arrêtés. Certains étaient abattus sur place, d'autre amenés pour des interrogatoires dont ils ne sont jamais revenus...»

« Nous avons la liste des personnes disparues que nous mettons à votre disposition. La commission mixte peut descendre sur le terrain et imputer les disparitions en fonction des forces en présences à tel ou tel autre endroit... »

« Nous avons la liste des villages systématiquement ou partiellement détruits. La commission pourra évaluer quel type d'arsenal a causé ces dégâts et qui l'a en dotation et dire le cas échéant si ces destructions représentaient une avancée militaire ou s'agissait-il de la politique de la terre brûlée ».

Un dossier qui n’exonère pas la Force publique de tout reproche, car des dommages collatéraux, on est passé aux bavures. Et son poids dans la balance, vaut pour tous, de « laver le linge sale en famille ».

Hors du Congo, les soutiens et cellules intellectuelles du pasteur Ntoumi suivent également de très près les discussions et recommandent de « tenir bon ».

Leur dernier haut « fait d'arme », la déclaration du pasteur Ntoumi, rédigée d'un autre continent, transcrite au moyen de sa valise satellitaire domiciliée au Canada et lue par lui dans la forêt, vers 16 heures, en témoignent le chant des oiseaux et des moucherons en fond sonore, a produit l'effet escompté.

Cette déclaration est bien une pierre d’achoppement dans les discussions.

Quels que soient les griefs que les uns reprochent aux autres et ce, vise-versa, la volonté de se surpasser l'emportent sur les ressentiments qui auraient pu y prévaloir, ce avec une dose de spiritualité, avec un « esprit de pardon » affiché, « dans le souci de contribuer à rétablir et à consolider la Paix, l'Unité nationale et la Démocratie en République du Congo », ainsi que le stipule le préambule de l'accord de Kinkala.

Tous les négociateurs ont à l'esprit que « la paix par les armes est une guerre en sursis ». Il se sont alors armés de courage, afin de ne pas « laisser aux mains de la force, la solution des conflits que la raison peut résoudre. » Qui plus est, entre fils et filles d'un même pays.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-01-19 07:51:56

Congo : Des maisons détruites par une pluie torrentielle au village Mboukoulou

Plusieurs maisons dont on ignore encore le nombre exact ont été écroulées et d’autres ont des toitures enlevées par le vent de la pluie torrentielle qui s’est abattue ce jeudi matin sur le village Mboukoulou dans le district de Louvakou (sud).

Créé le 2018-01-18 12:56:33

France : La carte bancaire fait aussi son entrée dans les églises des pasteurs congolais

La quête numérique. Plusieurs églises tenues par des pasteurs congolais de Kinshasa ou de Brazzaville, en région parisienne, ont franchi le pas depuis quelques mois. Un service rendu aux fidèles utilisant de moins en moins les billets et les pièces de monnaie. Qui ne s’est pas retrouvé un jour, au cœur d’une célébration, sans pièce à déposer dans la corbeille passant de main en main ?

Créé le 2018-01-18 12:11:34

CAN de handball 2018 : Le Gabon s’offre le Congo (27-22)

Le Gabon s’est imposé mercredi soir à Libreville, contre le Congo-Brazzaville (27-22) en ouverture de la 23ème édition de la Coupe d’Afrique des nations de handball version séniore qui se jouera dans la capitale gabonaise du 17 au 27 janvier 2018.

Créé le 2018-01-18 11:35:04

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