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Crise financière : Le mea culpa stratégique du gouvernement congolais

Le gouvernement congolais convaincu que la meilleure façon de permettre aux citoyens congolais, notamment les fonctionnaires, les étudiants et les retraités de mieux vivre consistait à « réparer l’économie ». Mais, il admet son erreur : « la crise économique et financière causée par l’effondrement des cours du baril de pétrole sur le marché international, ne permet plus au gouvernement de tenir ses engagements », ont reconnu, devant les députés, le vice-Premier ministre, chargé de la Fonction publique, de la réforme de l’Etat, du travail et de la sécurité sociale, Firmin Ayessa et le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua.

Créé le 2018-04-07 18:21:00

Congo : 347 «bébés noirs » ont été interpellés en 2017 contre 203 arrêtés cette année, selon le ministre de l’Intérieur

Le ministre congolais de l’Intérieur, de la décentralisation et du développement local, Raymond Zéphirin Mboulou, a fait savoir aux députés congolais que le phénomène des « bébés noirs » était en régression, grâce aux actions répréhensives menées par la police.

Créé le 2018-04-07 17:41:36

Congo : L’Etat doit plus de douze mois d’arriérés aux retraités et plus d’un an d’arriérés de bourses aux étudiants

Le vice-Premier ministre congolais, chargé de la Fonction publique, de la réforme de l’Etat, du travail et de la sécurité sociale, Firmin Ayessa a déclaré vendredi devant les députés, au palais du parlement à Brazzaville, que l’Etat doit, à ce jour, plus de douze mois d’arriérés aux retraités, n’avançant aucune date sur un éventuel paiement. Son homologue de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, a lui aussi tenté d’éclairer la lanterne de l’Assemblée nationale sur les arriérés de plus d’un an des bourses dus aux étudiants congolais.

Créé le 2018-04-07 17:00:20

Les atrocités des colons français au Congo-Brazzaville bientôt en version BD

Le « Rapport Brazza », rédigé en 1905 par Pierre Savorgnan de Brazza, sera bientôt édité dans une version BD. Document unique sur le système colonial français, il est plus gênant pour la France puisqu’il décrit les exactions criminelles dont elle s’est rendue coupable dans sa colonie congolaise.

Créé le 2018-04-07 10:19:05

Fibre optique : Enfin le Congo et le Gabon interconnectés

La ville de Bakoumba dans la province du Haut-Ogooué au Gabon a accueilli vendredi la cérémonie de lancement officiel de l’interconnexion en fibre optique entre le Congo-Brazzaville et le Gabon, en présence du ministre gabonais de l’Economie numérique, Alain Claude Bilie By Nze, et son homologue congolais, Léon Juste Ibombo.

Créé le 2018-04-07 08:35:47

Kibangou : Les absences des enseignants exaspèrent les parents

Des dizaines d’enseignants travaillant dans des écoles publiques de Ngoua 2, près de Kibangou dans le Niari (sud), ont boycotté la réouverture des classes pour la rentrée scolaire du 2ème trimestre.

Créé le 2018-04-07 08:06:24

Pointe-Noire : Une femme surprend son mari avec une autre...

«Ne me fais pas ça », a crié la maîtresse nue et en pleurs. L’épouse trompée n’a pas hésité une seule seconde à la mettre à la porte. Au passage, elle a pris le soin, avec son téléphone portable, de filmer l’ensemble de la scène qui s’est déroulée jeudi dernier dans l’arrondissement II Mvoumvou à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo.

Créé le 2018-04-07 07:31:20

Congo : Cinq présumés voleurs de bétail arrêtés à Kimongo

Cinq (05) présumés voleurs de moutons, Toni Kala, 36 ans, Jedrac Mouleri, 36 ans, Ridel Molonga, 26 ans, Coulor Ngoma, 29 ans, et Fils Christ Mboya, 23 ans, tous de nationalité congolaise, se sont faits pincer au village Kikassa 1 par les gendarmes de la ville de Kimongo dans le Niari (sud).

Créé le 2018-04-07 07:02:09

Congo : Le FMI exige des réformes et la restructuration de la dette nationale

Avant de soutenir la relance de l’économie congolaise, la délégation du FMI, présente à Brazzaville depuis le 3 avril 2018, exige des réformes et la restructuration de la dette nationale.

Créé le 2018-04-06 19:20:20

La banque russe VTB serait prête à racheter la dette privée du Congo

Ereinté par la chute des cours du brut à partir de 2014, le Congo, pays pétrolier, n’a plus les moyens de rembourser sa dette. Beaucoup d’acteurs sont donc en embuscade, attirés par les rendements futurs de cette dette qu’ils sont prêts à racheter avec une grosse décote dans l’espoir de gagner de l’argent au moment de la restructuration. Des fonds à l’affût, et aussi des acteurs plus inattendus parmi lesquels la banque russe VTB, alliée au pétrolier Rosneft qui serait prête à racheter la dette privée du Congo, a-t-on appris des sources concordantes.

Créé le 2018-04-06 10:15:54

Congo – Municipalité de Brazzaville : Le maire sursoit l’opération de ''déguerpissement'' des marchés parallèles

Le conseil municipal de la ville capitale avait pris une délibération visant à fermer les marchés pirates qui encombrent les artères principales, les rues et avenues. Alors que l'opération dite de ''déguerpissement'' était sur le point de démarrer, le maire Christian Roger Okemba  en a sursis l'exécution par voie de communiqué diffusé dans les médias, sans en donner les raisons. 

Guy Marius Okana, premier adjoint au maire de Brazzaville, avait annoncé le 22 mars, au cours d’un échange avec les responsables des associations et les syndicats des commerçants des marchés, le lancement à compter du 1er avril de l’opération de déguerpissement des marchés parallèles qui squattent anarchiquement le domaine public.

Il avait, à cette occasion interpellé les occupants des domaines publics de libérer ces espaces et regagner l’intérieur des marchés, car en rapport avec la note de service du maire de Brazzaville, cette opération serait bientôt lancée.

En fait d'opération, le lancement de celle-ci à été renvoyé sine die par le maire, à travers un communiqué lu à la radio et à la télévision publiques.

Même si nulle raison n'a été avancée sur l'abandon de cette mesure de salubrité, pour des marchés qui parfois aliènent les domaine public de circulation des usagers de la route, beaucoup pensent que le maire a voulu préserver la paix sociale car ces opérations menées parfois avec brutalité, avec le concours des forces de police, peuvent être du genre à déclencher des explosions sociales.

Suite à la situation économique que traverse le pays, de nombreuses personnes se sont improvisées à la vente de tels ou tels autres articles, à même les rues et surtout le soir après leur service, pour arrondir les fins du mois, en attendant un hypothétique salaire.

De nombreux vendeurs occupants les rues et avenues ont salué la décision du maire, voyant en elle l'attitude d'une personne qui vit dans la cité et qui est confrontée à ses réalités, alors que ses prédécesseurs décidaient envers et contre tout, à travers le prisme déformant de leurs bureaux.

Comme pour rendre au maire les civilités de sa compréhension, les vendeurs desdits marchés, tel celui de ''Dragages'' à Talangaï, procèdent au nettoyage des espaces occupés, aussitôt les activités terminées.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-04-06 10:13:28

Congo - Économie : Création prochaine d'un Centre national d’information économique et de conseils en gestion

Lors de la réunion du jeudi 5 avril 2018, Gilbert Ondongo, ministre d’État, ministre de l’Économie, de l’industrie et du portefeuille public, a proposé un projet de loi, soumis à l’examen du Conseil des ministres, portant sur la création du Centre national d’information économique et de conseils en gestion.

Outre l’assistance aux entreprises publiques et aux collectivités locales, missions traditionnelles du Centre national de gestion (Cenages) qu’il est appelé à  absorber, le Centre aura pour missions de collecter, d’affiner et d’analyser les informations et données à caractère microéconomique et financier qui doivent permettre à l’État de prendre les bonnes décisions macroéconomiques.

Le Centre national d’information économique et de conseils en gestion aura pour vocation de permettre, en premier lieu, à l’État et aux potentiels investisseurs de suivre et de connaître l’évolution économique et financière des entreprises et, en second lieu, de rendre disponible et accessible l’information les concernant, et ce, en vue de favoriser leur accès au crédit bancaire.

Après discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création d’un établissement public à caractère administratif dénommé Centre national d’information économique et de conseils en gestion. Il sera transmis au parlement pour adoption.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-04-06 08:55:07

Congo – Circulation routière : Un corbillard s'encastre à l'arrière d'un véhicule ''poids lourd'' à Brazzaville

Un corbillard qui n'assurait pas de convoi funèbre est entré en collusion avec un véhicule poids lourd en stationnement sur l'accotement, jeudi sur une artère de la capitale Brazzaville. Protégés par les airbags qui se sont déclenchés à l'issue du choc, le chauffeur et le passager à bord s'en sont tout de même sortis avec de graves blessures. Leurs jours ne seraient pas en danger.

Le corbillard M10 des pompes funèbres municipales de Brazzaville affichera désormais au registre du matériel indisponible. Un choc d'une violence inouïe l'a complètement pulvérisé, le rendant instantanément à l'état d'épave.

En s'encastrant à l'arrière d'un véhicule poids lourd à l'arrêt, le chauffeur du corbillard qui selon des témoins, roulait en excès de vitesse, semblait ne pas avoir le cœur à l'ouvrage, car dépourvue du minimum d'attention indispensable à la conduite, dans un trafic pas du tout fluide.

Certains arguent que le chauffeur n'était pas dans un meilleur état psychologique, car ayant été sermonné auparavant par son supérieur hiérarchique. Ce qui en soi n'est pas une excuse en cas d'accident. Heureusement qu'il n'a pas causé de dommages à un tiers.

Cet accident de corbillard pose une fois de plus le problème des véhicules dits prioritaires, qui, même quand les circonstances ne l'édictent pas, roulent en excès de vitesse, sirène hurlante et gyrophares allumés.

Le code de la route prescrit pourtant que c'est lorsqu'ils sont en opérations ou dans une situation d'urgence que les ambulances, véhicules de police ou de pompiers, acquièrent un caractère prioritaire dans la circulation, les autres véhicules étant tenus de leurs faciliter la fluidité du trafic. Autrement, ils roulent comme tout autre véhicules.

Dans la logique du code de la route, les corbillards ne font pas partie des véhicules prioritaires. C'est l'usage culturel du respect dû aux morts qui leur assure cette priorité.

Hélas, au Congo, le code de la route s'adapte bien souvent à l'humeur du conducteur, voire du policier qui régule la circulation. Chacun déplace son véhicule selon qu'il peut, pour le conduire à bon bord, qu'importe pour certains, l'observance des règles, même élémentaires du code de la route.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-04-06 08:02:53

Congo – Majorité présidentielle : Rentrée politique sur fond de «traque contre les pilleurs de fonds publics »

La famille politique proche du chef de l’État congolais a effectué sa rentrée politique le 4 avril à Brazzaville. Dans une déclaration rendue publique, les partis de la majorité ont émis le vœu de voir tous les délinquants économiques, empêtrés dans le vol des deniers publics et autres antivaleurs, être traduits en justice afin qu’ils répondent de leurs actes. De même, ils demandent le rapatriement des fonds spoliés à l'État congolais et planqués à l'étranger. D'aucuns attendent que les partis et associations de la majorité, PCT en tête, fournisse la liste des détenteurs desdits fonds.

Voici le texte intégral de la déclaration.

« DECLARATION DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE RELATIVE À LA LUTTE CONTRE LES ANTIVALEURS

Dans son message sur l’Etat de la Nation devant le Parlement réuni en congrès, le 30 Décembre 2017, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N’GUESSO, a réitéré ses propos sur la rupture et la lutte contre les antivaleurs. Ce faisant, il a affirmé qu’il s’agit de la primauté du droit et de la justice sur l’arbitraire et l’impunité. Ce postulat, qui renvoie à l’application du principe de la sanction, est une invite à la nécessité d’éduquer, de redresser et de réprimer lorsque les faits l’exigent.

Ces propos qui, comme chacun le sait, ont été tenus dans un contexte socio-économique et politico-sécuritaire préoccupant, ont reçu un large écho et un soutien indéfectible dans l’opinion nationale qui en attend des résultats concrets.

Réunis ce jour 4 Avril 2018, au Palais des Congrès de Brazzaville, les Partis de la Majorité Présidentielle se félicitent de l’impulsion nouvelle donnée par le Chef de l’État à cette lutte pour la normalisation des mœurs dans la gestion des affaires publiques.

Les Partis de la Majorité Présidentielle soutiennent sans réserve les prescriptions du Chef de l’État et sont déterminés à accompagner cette entreprise salutaire de redressement de notre pays.

De même, les Partis de la Majorité Présidentielle apportent leur soutien indéfectible aux démarches entreprises par le Gouvernement auprès du Fonds Monétaire International (FMI) en ce qu’elles participent de la bonne gouvernance et visent à trouver les voies et moyens devant permettre à notre pays de sortir de la crise économico-financière actuelle.

Les Partis de la Majorité Présidentielle estiment qu’il appartient aux Institutions impliquées dans la répression de la corruption, la concussion, la fraude, le trafic d’influence, le vol, le laxisme et autres comportements blâmables de prendre leur responsabilité.

Les Partis de la Majorité Présidentielle sont convaincus que la rupture annoncée par le Chef de l’État n’est pas un vain mot, encore moins un simple slogan, mais un mot d’ordre, une remise en état de fonctionnement de notre pays, en privilégiant la norme juridique et en sanctionnant avec fermeté l’incivisme et les comportements déviants.

Les Partis de la Majorité Présidentielle appellent leurs adhérents et toutes les forces vives de la Nation à soutenir les directives et les instructions du Chef de l’État, pour que les Institutions de la République les traduisent, sans délai et sans faille, en actions concrètes de lutte contre les antivaleurs.

Les Partis de la Majorité Présidentielle se félicitent des décisions prises par le Conseil Supérieur de la Magistrature, sous l’autorité du Président de la République et consentent que notre Justice doit jouer son rôle avec abnégation.

Les Partis de la Majorité Présidentielle invitent le Gouvernement et la Justice à réprimer toute personne, sans distinction aucune, quels que soient son rang et sa sensibilité politique, coupables d’avoir commis des faits répréhensibles dans l’exercice de ses responsabilités, à n’importe quel échelon de la hiérarchie sociale, économique et administrative et à l’écarter de toute gestion de la chose publique.

Enfin, les Partis de la Majorité Présidentielle demandent aux Institutions de la République d’entreprendre toute action nécessaire destinée à faire rapatrier tout produit de corruption, de vol et de fraude placé en dehors du pays.

Fait à Brazzaville, le 04 Avril 2018

LES PARTIS DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE »

Transcription : Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-04-05 20:19:11

RD Congo – Justice : La déclaration de candidature à la présidentielle de Moïse Katumbi ravive les procédures judiciaires à son encontre

L'opposant congolais en exil Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle en République démocratique du Congo, doit être jugé fin juin dans une affaire de recrutement de mercenaires, a annoncé mercredi sa défense qui déplore l'impossibilité de faire appel.

Le procès dans l'affaire des mercenaires est fixé pour "le 26 ou le 27 juin devant la Cour suprême de justice", a déclaré à la presse Me Joseph Mukendi, qui dit l'avoir appris auprès du greffe du tribunal.

Les arrêts de la Cour suprême sont rendus "sans possibilité de recours", a déploré l'avocat. "

Le décor est ainsi placé pour détourner Moïse Katumbi de son juge naturel qui est le tribunal de paix, le privant du droit" de faire appel, a déploré l'avocat.

Moïse Katumbi, ex-gouverneur du Katanga qui s'est éloigné du président Joseph Kabila fin 2015, fait l'objet d'au moins trois procédures en RDC.

Le 19 mai 2016, il a été inculpé de "recrutement de mercenaires" et placé "sous le coup d'un mandat d'arrêt" pour "atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l'État".

Une enquête avait été ouverte à la suite de l'arrestation de quatre de ses gardes du corps, parmi lesquels un Américain.

Quelques heures plus tard le 20 mai 2016, il a été autorisé à quitter la RDC pour aller se faire soigner en Afrique du Sud. Il n'est pas rentré depuis, vivant principalement à Bruxelles.

Une dizaine de Congolais arrêtés dans le cadre de cette affaire sont toujours en détention et n'ont pas été jugés.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-04-05 09:48:53

Congo – Assemblée nationale : Adoption d’une loi portant assistance aux Congolais poursuivis devant les juridictions étrangères

L'Assemblée nationale du Congo a adopté il y a quelques jours, une loi prescrivant au gouvernement d'apporter dorénavant son soutien à tout citoyen congolais faisant objet des poursuites judiciaires devant les juridictions internationales, peu importe la nature des griefs requis contre lui.

Le ministre de la Justice, des droits humains et des peuples autochtones, Aimé Ange Wilfrid Bininga qui a défendu le texte, assure que celui-ci « prévoit de garantir les droits des citoyens congolais traduits en justice à l’étranger ».

Aimé Ange Wilfrid Bininga le justifie par le fait, qu'« Il s’agit de préserver leurs droits fondamentaux liés à la présomption d’innocence et au traitement dégradant. Car même lorsqu’il est poursuivi pour trafic de drogue, d’humains, d’atteinte à la sûreté de l’État, ou de participation au terrorisme, le citoyen congolais n’a pas perdu sa nationalité et est en droit d’être soutenu par son pays ». 

La loi adoptée concerne tous les Congolais, vivant ou non au pays, disposant ou non d’une double nationalité.

À travers ce texte, l’État congolais veillera désormais aussi bien sur la conformité de la procédure de l’inculpation de son citoyen que sur les conditions de sa détention, son traitement physique et moral, son droit à la défense, mais également sur la nature des peines prononcées contre lui.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-04-05 09:07:02

Congo – Parlement : Le gouvernement attendu à l'Assemblée nationale vendredi

Le gouvernement congolais sera face aux députés vendredi à 11 heures, pour la séance de questions orales avec débats.

À l'opposé du Sénat où les débats sont jugés quelque peu tièdes, à l'Assemblée nationale, les séances de questions orales au gouvernement sont en passe de devenir populaires dans l'opinion.

Cette popularité s'explique autant de par la pertinence des questions posées, auxquelles les congolais attendent des réponses, car elles impactent leur quotidien, que de par la théâtralité qu'adoptent certains députés, à travers un langage décomplexé, voire une volonté d'en découdre avec les ministres pris à défaut.

Ainsi, la séance de vendredi, retransmise en direct à la radio et à la télévision, promet-elle de chaudes « empoignades », à travers les joutes oratoires pour des députés à la parole à l'évidence libérée et qui entendent remplir pleinement leur rôle dans le contrôle de l'action gouvernementale, mais aussi pour des ministres assurés de convaincre par la preuve.

Il ne fait aucun doute que Isidore Mvouba, le président de l'Assemblée nationale puisera dans ses ressources, pour discipliner des débats qui ne manqueront pas d'être passionnants et parfois heurtés, tant certains ministres souvent mis à l'index, entendent s'affranchir des us de la courtoisie institutionnelle, à l'instar de la dernière séance de questions orales au Sénat où des ministres ont été à la limite discourtois, vis à vis des sénateurs et même envers le président du Sénat, notamment dans le respect du temps de parole.

À propos du temps de parole justement, qu'il s'agisse des parlementaires ou des ministres, le président de séances ne dispose d'aucun mécanisme technique pour couper le son à un orateur ayant épuisé son temps de parole, voire pour la lui retirer.

Ce manquement technique a fait que la dernière fois au Sénat, on a trouvé un président à l'évidence impuissant, face à des ministres qui avaient simplement fait de l'obstruction. L'attitude des ministres Ondongo et Bouya, instillant une véritable cacophonie ce jour là, est plus que révélatrice de ce qui peut apparaître comme un manque de considération, vis à vis de la représentation nationale.

Pourtant, en attendant de disposer d'une salle appropriée pour les débats parlementaires avec le nouveau siège du parlement en construction, la question du temps de parole peut être résolue, avec un peu d'ingéniosité pour les techniciens du Palais des Congrès, sans qu'il en coûte une fortune.

Outre le chrono pour calculer le temps, un mixeur audio de 5 à 6 entrées et sorties, sur lequel convergeraient tous les micros, placé en dérivation sur le pupitre du président, permettrait à celui-ci d'ouvrir et de fermer les micros, en montant ou baissant le curseur.

Dans l'ordre du raisonnable, cet aménagement n'engagerait pas plus de 3 millions de Francs CFA, main d’œuvre comprise.

Quoi qu'il en soit, la séance de vendredi s'annonce ouverte et prometteuse, eu égard aux questions d'actualité.

Ainsi, le premier ministre Clément Mouamba et son gouvernement ont-ils en fait rendez-vous avec les congolais, à travers leurs représentants qui siègent à l'Assemblée.

Cela est de bon augure, la preuve de la bonne santé des institutions et notamment des us démocratiques.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-04-05 08:17:39

Congo : Retard dans le paiement de salaire, ça grogne à Dolisie

Les fonctionnaires congolais tirent le diable par la queue à Dolisie, la capitale départementale du Niari (sud). Arriérés de salaire et/ou retards dans le paiement de salaire, ils (les fonctionnaires) ne sont pas les seuls à en supporter le poids. Partout dans les ménages, c’est la grogne.

Créé le 2018-04-04 12:26:36

Affaire Mokoko : L’avocat Eric Dupond-Moretti ne figurera pas parmi les conseils de l’Etat congolais

Eric Dupond-Moretti, avocat pénaliste français, réputé pour le nombre d'acquittements qu'il a obtenus sur le territoire français, ne figurera finalement pas parmi les conseils de la République du Congo lors du procès de l’ancien chef d’état-major, Jean-Marie Michel Mokoko, candidat malheureux à la présidentielle du 20 mars 2016.

Créé le 2018-04-04 11:48:47

Afrique – Médias : Décès de Michel de Breteuil, fondateur du magazine Amina

Il avait 91 ans. Il a consacré sa vie au service des autres, et notamment de la Femme africaine, en lui donnant la parole et en portant sa voix à travers les pages du Magazine AMINA qu 'il avait créé pour elle. Michel de Breteuil est décédé d'une rupture d'anévrisme, mardi 3 avril peu avant midi, à L'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine.

Avant-gardiste de l'édition féminine en Afrique, Michel de Breteuil a su saisir les opportunités et puiser toutes les ressources au moment opportun pour inonder la Femme noire de la lumière médiatique et porter son message à l'universel, à une période où elle était encore dans l'ombre des à-priori.

AMINA, magazine de référence, clame haut et fort la place, la puissance et l’élégance des femmes depuis 1972, essentielles au développement de la société africaine à l’échelle internationale. Il est depuis devenu « le Magazine de la Femme ».

« AMINA est un journal pour les femmes, il vise à donner la parole aux femmes, de leur permettre de s'exprimer, et de faire part de leur avancement qui est considérable. AMINA a permis à beaucoup de femmes de faire connaître leur réussite, de faire connaître leur opinion et surtout de faire connaître l'état d'avancement dans ce qu'elles étaient. Aujourd'hui, les femmes ont beaucoup avancé et leur réussite est très grande », se réjouissait Michel de Breteuil en 2017, à l'occasion du 45ème anniversaire du Magazine AMINA, comme pour se satifaire d'une mission accomplie.

Avec les magazines AMINA et BINGO entre autres titres, Michel de Breteuil était pour les nombreux journalistes-collaborateurs et pigistes, à la fois un chef, un ami et même un père.

Passionné de l'Afrique, il avait longtemps vécu au Sénégal et en Côte d'Ivoire où il avait crée de nombreux titres de journaux locaux dans la période d'avant les indépendances et même après. AMINA aura été la grande expérience fédératrice, épousant la réalité locale de chaque pays, avec un titre désignant le mot ''Femme '' en langue locale. Ainsi dans les deux Congo, les femmes s'illustreront-elles à travers le magazine « Mwasi », avant que ne soit gardé un seul titre : AMINA. 

À 91 ans, Michel de Breteuil tire sa révérence, en étant presque parvenue au bout de ce qu'il voulait : « Faire la promotion de la Femme à travers un titre de référence ». Il y a de quoi dire : Mission accomplie.

Puisse nos prières accompagner son repos éternel.

Benoît BIKINDOU/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2018-04-04 10:49:29

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