C’est à l’occasion d’une conférence de presse, le 4 mars 2026 à Brazzaville, que le candidat à l’élection présidentielle du 15 mars 2026, Mabio Mavoungou-Zinga, président du Parti Alliance, a présenté son projet de société intitulé ’’Cap pour demain’’. Devant la presse nationale et internationale, le candidat à la présidentielle de 2026 a ainsi présenté les principaux axes de son projet de société. Projet qu’il estime très ambitieux pour la transformation du Congo de demain.
Au cour de cette conférence de presse, le candidat du Parti politique de l’opposition Alliance a fait remarquer que, « son projet est structuré en sept (7) piliers majeurs, susceptibles de transformer en profondeur, la République du Congo.
Profitant de la date lugubre du 4 mars 2012, d’entrée de jeu, le candidat a fait observer une minute de silence pour rendre hommage aux victimes innocentes de cette atastrophe. Evénement malheureux qui a fauché la vie de plusieurs congolais.

Parlant sans détour, dans un langage franc et sévère, Mabio Mavoungou-Zinga a d’abord tenu à faire un constat et de dressé un bilan très chaotique de la gestion actuelle du pays.
« Avant de proposer, il faut faire un constat. Nous avons connu le temps du crime financier et économique. Ce temps est révolu », a-t-il évoqué.
De ce fait, le candidat Mabio Mavoungou-Zinga affirme vouloir rompre et jeter dans les méandres de l'oubli, les pratiques du passé, pour ouvrir une ère nouvelle, afin de valoriser à jamais son leitmotiv : ’’Un autre Congo est possible’’.
Pour le candidat Mavoungou-Zinga, « l’unité nationale, autrefois incarnée par notre devise ’’Unité-Travail-Progrès’’ est devenu de nos jours ’’en lambeau’’. De ce fait, il déplore une division sociale très croissante et remarquable, un taux de chômage massif (aujourd’hui à 39%) et une perte considérable des repères collectifs : les antivaleurs abusifs exagérés et impunis sans commune mesure. Sans unité nationale, sans travail, il n’y a pas de progrès ».
Cependant, pour le devenir du pays, il prône de surcroit une révolution des transports, le rail est donc au cœur de son projet de société. L’un des éléments essentiels de son programme est la mobilité des personnes et des biens. Le prétendant au poste de Président de la République veut redonner au CFCO, le Chemin de Fer Congo-Océan son rôle stratégique d’antan, celui de colonne vertébrale économique du pays. Jadis, le Congo était pays de transit, qui desservait la RDC, le Tchad, la Centrafrique, voire le Cameroun.

Ainsi, il préconise et propose, la réhabilitation puis la modernisation du réseau existant et étendre le rail : de Pointe-Noire à Bétou, avec une intersection vers Enyellé ; de même pour la ligne Mbinda, avec un prolongement vers la frontière de la RDC sur l’axe Kimongo ou Londéla-Kayes et Boko-Songho. Toutes ses initiatives et réalisations auront un impact considérable sur l’emploi des jeunes singulièrement.
Le candidat projette également la construction d’une autoroute côtière, qui reliera Pointe-Noire à Mayumba au Gabon et la construction du barrage de Sounda pour garantir un autonomie et indépendance énergétique puis soutenir l’industrialisation.
Dans le déroulé de son projet-programme de gouvernance, Mabio Mavoungou-Zinga envisage d’organiser une cotisation solidaire d’un montant de mille (1.000) F.CFA par mois et par personne, soit 25.000 F.CFA par famille par année, afin d’assurer la couverture sanitaire, qui pourrait atteindre 90 à 95% de la population de notre pays.
Après cette conférence de presse, le candidat s’est envolé pour Ouesso, l'étapesuivante de sa campagne.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville