Présidentielle : Vivien Romain Manangou mise sur l’assainissement des finances pour briser le cycle de la pauvreté

Dans une campagne dominée par les grandes machines politiques, Vivien Romain Manangou fait entendre une voix singulière, centrée sur une priorité qu’il juge incontournable : assainir les finances publiques.

Pour cet enseignant universitaire engagé dans la course à la magistrature suprême, tout commence par là.

« La première, c’est l’assainissement des finances publiques. Il faut assainir les finances publiques pour avoir une marge budgétaire. Et, la seconde priorité qui est la conséquence de l’assainissement des finances publiques, c’est la réduction de la pauvreté », a-t-il expliqué avec insistance.

Une équation simple : rigueur budgétaire = justice sociale

Dans son argumentaire, la logique est claire : sans discipline financière, impossible de dégager des ressources suffisantes pour financer les politiques sociales.

Pour lui, la lutte contre la pauvreté ne peut être un simple slogan de campagne ; elle doit reposer sur des bases budgétaires solides.

« Pour réduire la pauvreté, il faut avoir de l’argent », martèle-t-il.

Et cet argent, selon lui, ne peut provenir que d’une gestion rigoureuse, transparente et optimisée des ressources de l’État.

Un combat inégal

Mais le candidat ne se fait pas d’illusions. Il reconnaît la difficulté de son combat face aux moyens considérables du pouvoir en place. Peu connu du grand public, il mène une campagne de terrain, misant davantage sur la force de ses idées que sur l’ampleur logistique.

Un pari sur la crédibilité

Dans un paysage politique marqué par des figures bien installées, Vivien Romain Manangou tente de se positionner comme l’homme de la rigueur et de la refondation budgétaire.

Son pari : convaincre que la transparence et la discipline financière peuvent devenir les leviers d’une transformation profonde du pays.

Reste à savoir si ce discours technique et exigeant saura mobiliser largement. Mais une chose est sûre : en plaçant l’assainissement des finances publiques au cœur du débat, il impose une question centrale dans cette présidentielle — celle de la gestion responsable des ressources nationales.

Envoyé Spécial : Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville