Le Conseil Supérieur de Liberté de Communication (CSLC), avec l’appui de l’Agence de Régulation des Postes et Communication Electroniques (ARPCE), a organisé, le 9 mars dernier à l’Immeuble de l’ARPCE à Brazzaville, une session de formation destinée aux journalistes, aux représentants de communication des partis politiques et aux candidats à l'élection présidentielle 2026. Cette session d’information s’est déroulée sous les auspices du président du CSLC, Médard Milandou, en présence du directeur de l'économie et des marchés de l’ARPCE, de l’ARPCE, Serge Madzela, du représentant le directeur général ; du représentant du président de la Commission Nationale Electorale Indépendante et des représentants des organes de presse. Avec la participation des experts de Méta et de Tik Tok, cette formation, qui s’est déroulée, en présentiel et en visioconférence, témoignent de la volonté commune de promouvoir un usage responsable, apaisé, conforme aux valeurs démocratiques de l'espace numérique, particulièrement dans cette période électorale.
Prélude à l’élection du Président de la République de 2026, l’Agence de régulation des médias, le CSLC a initié cette session de formation sur l’usage de Méta et de Tik Tok. Ce, grâce au partenariat avec la Commission Nationale Electorale Indépendante (CNEI) et la participation par visioconférence des experts des plateformes Méta et Tik Tok.

Certes, la liberté d'informer est une conquête démocratique essentielle et cette liberté, comme le rappelle un sacrosaint principe bien connu dans le journalisme, impliquant une exigence totale et de sens : être libre, mais responsable. Cette rencontre réunit les principales institutions concernées à la régulation de l'espace public et du processus électoral, ainsi que les professionnels des médias, les responsables de communication des Partis politiques et des candidats, sans oublier les représentants des plateformes numériques.
Au cours de la session, les experts et les partenaires ont partagé des informations essentielles et les outils pratiques pour une utilisation responsable des réseaux sociaux dans le contexte électoral actuel.

Dans son mot de bienvenu, le représentant du directeur général, Serge Madzela, directeur de l'économie et des marchés de l'ARPCE a exprime sa satisfaction, du fait de la tenue de cette formation dans leurs installations. « L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques est plus qu’heureuse de vous accueillir en son siège à l'occasion de cette formation consacrée à l’usages, responsable des réseaux sociaux et à la préservation de l'égalité électorale dans l'espace du monde. Je suis particulièrement honoré de prendre la parole à cette occasion, d'autant plus que la présence en ces lieux est signe d'universalité dans l'engagement en faveur de cette initiative a été déterminante et témoigne de l'importance que les institutions de la République attendent aux enjeux numériques, qui se posent à notre démocratie à cette période électorale », a-t-il évoqué.
Dans son mot d’ouverture, le président de la CSLC a « salué l'engagement du président de la CNEI, dont l'appui institutionnel confère à cette initiative une dimension qui transcende le cadre de la seule régulation médiatique touchée au cœur même du processus démocratique.

La convergence de nos trois institutions autour de cette formation, le CSLC, garant de la liberté de communication, l’ARPCE, régulateur des communications électroniques et la CNEI, garante de l'intimité du processus électoral, n'est ni fortuite ni protocolaire. Elle implique une conviction partagée telle que les défis posés par la mutation numérique du monde de l'espace public exigent une réponse concertée, coordonnée et inclusive. Le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication tient à rappeler avec la plus grande sonorité la philosophie qui soutient l'initiative de ce jour. Le CSNC est, de par la Constitution, le garant de la liberté de communication en République du Congo », a-t-il mentionné.
Cette mission fondatrice guide chacune de nos actions. La formation que nous inaugurons ne déroge pas à ce principe. Elle en constitue au contraire l'expression la plus inclusive.
Car défendre la liberté de communication, ce n'est pas simplement proclamer un droit. C'est aussi veiller à ce que les conditions de son exercice effectif soient réunies. Et dans un environnement numérique où la désinformation, la manipulation et la dissipation du dossier peuvent altérer gravement le débat public, la maîtrise des outils numériques devient une condition de l'exercice éclairé de cette liberté.
Cette formation ne s'adresse ni aux uns contre les autres, ni aux uns au détriment des autres. Elle s'adresse à l'ensemble des acteurs de l'écosystème électoral dans une spécificité et de responsabilité partagée. Ainsi, pour la concrétisation de cette journée, le Conseil supérieur de la liberté de communication, à travers son partenaire pédagogique, l'ARPCE a compris que le travail de certaine agence avec les deux plus grandes plateformes de réseaux sociaux utilisées par les médias : Facebook, Instagram et WhatsApp et TikTok.
Clôtuant les travaux ce ladite session de formation, Médard Milandou a remercié tous les participants, les experts et les agents de l’ARPCE de l’accueil et la convivialité. « Chacun, dans sa conscience professionnelle, avec les outils concrets et connaissances qui lui donneront la force d'agir avec compétence dans les responsabilités que vous avez reçues, enregistrées tout au long. J'espère que vous en ferez un bon usage dans votre manière de travailler à la rédaction, dans votre manière de vous exprimer, et dans votre manière de couvrir ce grand événement que nous avons attendu pendant ce mois-ci, la campagne, et dans quelques jours, les élections de ce mois-ci », a déclaré le président.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville