Dans un contexte où la sécurité routière constitue un défi majeur dans plusieurs villes du pays, la ville d’Oyo dans le département de la Cuvette (nord) se distingue comme un modèle remarquable de discipline et d’organisation dans le secteur du transport urbain, notamment celui des taxis motos.


Au bord de l’Alima, la règle n’est pas une simple recommandation : elle est respectée. Chaque taxi moto circule avec deux casques obligatoires — l’un pour le conducteur, l’autre pour le passager. Une pratique qui, ailleurs, reste encore trop souvent négligée. À Oyo, cette exigence est devenue une norme intégrée dans les habitudes quotidiennes.

Autre signe de rigueur : chaque moto dispose d’une plaque d’immatriculation visible et d’un gilet fluorescent porté par le conducteur.

Ces éléments renforcent non seulement la sécurité, mais aussi la traçabilité et l’ordre dans la circulation urbaine.

Plus impressionnant encore, aucun taxi moto ne transporte plusieurs passagers à la fois. Cette règle, pourtant simple, est strictement observée. Elle témoigne d’une véritable culture de responsabilité et d’un respect scrupuleux du code de la route.

Dans les rues d’Oyo, la circulation est plus fluide, les comportements plus responsables et les risques d’accidents considérablement réduits.
Cette discipline collective démontre qu’avec de la volonté, de l’organisation et une sensibilisation efficace, il est possible de transformer durablement les pratiques.

Comme le confie un habitant de la ville : « À Oyo, monter sur une moto, c’est monter en sécurité. Ici, le casque et le respect des règles font partie du trajet. »
Cette expérience fait d’Oyo un véritable laboratoire de bonnes pratiques pour l’ensemble du Congo. Elle prouve qu’une ville peut instaurer une culture de sécurité routière solide lorsque autorités, conducteurs et citoyens avancent dans la même direction.

Plus qu’un simple exemple, Oyo devient ainsi une source d’inspiration nationale : la preuve qu’une route disciplinée est une route qui protège la vie.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville