Au cœur de la Cuvette (nord), la ville d’Oyo s’impose aujourd’hui comme l’un des exemples les plus éloquents de propreté et d’organisation urbaine au Congo. Rues balayées, espaces publics entretenus, caniveaux dégagés et environnement soigné : tout concourt à donner à cette ville une image de cité moderne où l’ordre et la salubrité ne sont pas de simples slogans, mais une réalité quotidienne.

À Oyo, la propreté est devenue une véritable culture partagée. Les habitants, les commerçants et les autorités locales semblent animés par la même volonté : préserver l’image d’une ville accueillante et agréable à vivre. Cette discipline collective fait d’Oyo une référence nationale en matière de civisme et de respect de l’environnement.




« La propreté d’une ville reflète l’état d’esprit de ceux qui l’habitent. À Oyo, chacun semble avoir compris que protéger son cadre de vie est un devoir citoyen », nous a confié le premier citoyen de la ville, Gaston Yoka fier de voir sa ville briller par sa salubrité.

Dans les rues d’Oyo, il est rare de voir des tas d’ordures abandonnés ou des caniveaux obstrués. Le marché central, les artères principales et même les quartiers résidentiels témoignent d’un effort constant d’entretien. Cette rigueur contribue non seulement à embellir la ville, mais aussi à préserver la santé publique.


Pour plusieurs observateurs, Oyo incarne aujourd’hui une vision de la ville africaine moderne : propre, ordonnée et respectueuse de son environnement.
« Une ville propre attire le respect, favorise le bien-être et donne envie d’y vivre ou d’y investir. Oyo démontre que cela est possible lorsque la population et les autorités avancent dans la même direction », souligne Gaston Yoka.

Au-delà de son image séduisante, Oyo envoie aussi un message fort aux autres villes du pays : la propreté urbaine n’est pas une utopie. Elle est le fruit d’une volonté collective, d’une discipline quotidienne et d’un engagement citoyen constant.

Ainsi, Oyo ne se contente pas d’être une simple ville de la Cuvette ; elle s’affirme désormais comme un symbole d’exemplarité urbaine, une vitrine de ce que peut devenir une cité congolaise lorsque l’ordre, la responsabilité et l’amour de l’environnement guident les actions de tous.
Envoyé Spécial à Oyo : Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville