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Le corps d'une jeune fille dont l'âge varierait entre 18 et 22 ans a été découvert dimanche après-midi dans une décharge à ordures du groupe Averda à Mpila, dans la capitale congolaise Brazzaville.
Les jeunes errant dans les voisinages de la décharge Averda de Mpila et les employés d'astreinte y ont effectué dimanche, une découverte macabre.
Le corps d'une jeune fille partielle dévêtue, visiblement débarquée d'une benne à ordures, gisait sur le tas d'immondices.
Des premiers constats, il se dégage que le décès pourrait remonter au samedi soir.

Le cadavre porte une large entaille au coup. Il n'y a pas de doute, que la jeune fille avait été égorgée et son meurtrier s'était débarrassé du corps, en l'enfouissant dans un sac, avant de le balancer dans un container à ordures.
Selon les travailleurs d'Averda, tout porte à croire que cet assassinat se serait déroulé au centre-ville de Brazzaville, car le véhicule ayant déchargé les ordures contenant le cadavre y avait effectué sa tournée de ramassage.
Pour l'heure l'identité de la fille n'est pas connue, et nul ne sait si elle a subit des sévices sexuelles.
Quoi qu'il en soit, la police dispose de probants indices pour mener son enquête, notamment dans le milieu des jeunes filles qui vendent leurs charmes auprès des clients des boîtes de nuit du centre-ville. Il y est souvent fait état de pratiques de proxénétisme induisant des altercations pour un motif ou un autre.
Reste à ce que les fins limiers de la police judiciaire congolaise fassent preuve d'ingéniosité pour retrouver l'auteur, ou les auteurs de ce forfait.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-11-06 10:12:09
Les études prospectives sur le futur barrage de Sounda ont permis de mettre à jour l'impact réel des enjeux économiques, sociaux et environnementaux qui sous-tendent ce projet. Les conclusions desdites études ont été présentées le 4 novembre à Brazzaville par la Société financière internationale (SFI), chargée de réaliser les études de faisabilité.
Une délégation de la SFI, filiale de la Banque mondiale, a donc restitué, le 4 novembre à Brazzaville, en présence du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, le résultat des études réalisées en vue du démarrage du projet Sounda.
D’après ces études, la centrale de Sounda, située dans le Mayombe, à 70 km de l’embouchure du Kouilou, aura une capacité de production oscillant entre 486 et 616 Mégawatt, dès son entrée en exploitation anticipée prévue en 2024.
Pour faciliter le transport de l’électricité, il est fait obligation à l’État congolais de raccorder le projet au réseau national, de renforcer 420 km de la ligne de transmission bi-terre 400kv entre Pointe-Noire et Brazzaville, ainsi que l'interconnexion entre Brazzaville et Kinshasa.
Les résultats des études sociales et environnementales vont apparaître des risques réels sur les hommes et leur cadre de vie et de travail.
Il s’agit du développement des maladies liées à l’eau et des menaces qui pèse sur la destruction de l’écosystème naturel de cette zone forestière.
Obligation est faite à l’État de créer des conditions de conservation de cette biodiversité.
Réitérant la détermination du gouvernement de mener à bien ce projet, malgré la situation économique du pays, le premier ministre Clément Mouamba a sollicité l’appui des partenaires financiers, notamment la Banque Mondiale.
Le représentant résident de la Banque Mondiale au Congo, Djibrilla Issa, a indiqué à cette occasion que la réussite du projet de Sounda est tributaire de la réforme du secteur de l’électricité en République du Congo. Cela suppose une garantie du contrat d’achat d’électricité viable à l’aménageur, le renforcement du réseau de transmission et la réforme de la Société nationale de l’électricité, en vue de réduire les pertes techniques et commerciales.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-11-06 08:37:44
Depuis le mois de juillet 2017, un homme, âgé de 70 ans, a violé une dizaine de cadavres de femmes au funérarium de Roanne, dans la Loire en France. Ce sont les employés du funérarium qui, intrigués par les allers-retours incessants du septuagénaire, ont fini par mettre en place un système de surveillance et à le prendre en flagrant délit cette semaine.
Créé le 2017-11-06 08:04:29
Scène surréaliste samedi soir au quartier Fond de Tié-Tié à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. Une patrouille de police est hélée par un passant qui leur explique qu'il vient de se faire voler son iPhone 5s par un homme en uniforme quelques secondes plus tôt.
Créé le 2017-11-06 07:43:39
Longtemps entretenu, le doute sur un quelconque apport extérieur, matériel ou humain auprès du pasteur Ntumi est désormais levé. La matérialité et de la concordance des indices laissent présumer que des hommes de Ne Muanda Nsemi combattraient aux cotés des ninjas nsiloulou.
Il y a des moments où, après avoir recoupé une information, les services de renseignements doutent même de celle-ci, avant de rendre compte à qui de droit, tant l'évidence est lourde de conséquences.
Lorsque fin août dernier, la force publique met la main sur trois combattants ninjas, seuls deux des hommes capturés sont congolais. Le troisième est originaire de la RDC. Pour les militaires, il s'agit simplement d'un « zaïrois » qui a choisi de combattre aux cotés de ninjas.
C'est lors de son interrogatoire par les services de renseignements que se dégage l'étendue de la menace représentée par cet homme, une prise presque anodine. Il fait partie d'une légion étrangère.
De tribu Kongo, l'homme ne s'est pas retrouvé au front par hasard. Il est adepte de Bundu dia Kongo et sa présence dans le Pool, avec tant d'autres aux cotés des ninjas, s'inscrit dans une espèce de « djihad », pour soutenir la cause de leurs « frères et sœurs de la même tribu ».
Ils parlent la même langue, partagent les mêmes croyances fédérées par « Nzamb'ia M'pungu » et croient aux mêmes prophètes, notamment Simon Kimbangu entre autres.
C'est en y regardant de très près que l'on se rend à l'évidence que les similitudes entre Mbundani ha bundu dia Kongo du pasteur Ntumi et Bundu dia Kongo de Ne Muanda Nsemi obligent à un rapprochement naturel, du reste rendu possible par la cosmogonie et la géographie.
D'ailleurs les deux entités religieuses n'ont rien de divergeant. Entre Mbundani ha bundu dia Kongo du pasteur Ntumi et Bundu dia Kongo de Ne Muanda Nsemi, la consonance des noms n'est que sémantique. Les deux signifient en fait la même chose. Bundu et Mbundani sont deux synonymes.
Puis, il y a le verbatim religieux. Celui-ci s'enracine dans le vocable Kongo des origines, qui fédère des berges du sud du, Congo jusqu'en Angola.
Enfin, il y a la croyance religieuse elle-même, sous-tendue par un messianisme qui consacre la tribu en une « race des élus » conduite par un guide, « ntumi » ou « nsemi ».
Entre les entités religieuses « Mbundani ha bundu dia Kongo » du pasteur Ntumi et « Bundu dia Kongo » de Ne Muanda Nsemi, les points de convergences qui renvoient à la cosmogonie Kongo sont donc la pierre d'achoppement d'un messianisme conquérant professé tant au Congo Brazzaville, qu'en république démocratique du Congo par les deux leaders religieux.
Depuis, le ministère des deux hommes s'est doublée d'une espèce de « guerre sainte » dans laquelle ils entraînent leurs adeptes et pour laquelle ils se sentent investis par « Tâ ma mpungu », Dieu, de qui ils tireraient la mission de délivrer le peuple Kongo, par la reconquête du pouvoir politique.
Ne Muanda Nsemi est originaire du territoire de Luozi, autrefois territoire Manyanga, une entité administrative de la RDC, nichée entre la frontière du Congo-Brazzaville et celle de l'Angola.
Ce vaste territoire est quasiment sous le contrôle spirituel de Ne Muanda Nsemi qui étend son influence jusqu'à Kinshasa, auprès de ses affidés, voire dans la hiérarchie administrative et militaire où ses adeptes sont prêts à tout. Son exfiltration armée de la prison de Makala aura démontré combien l'homme a t-il des soutiens, et Dieu seul sait s'ils sont conséquents et prêts à tout, pour peu qu'il le leur demande.
Le département du Pool est adossé au territoire de Luozi par le plateau montagneux du district de Mindouli. Les peuplades qui parlent la même langue se traduisent une solidarité quasi fraternelle et des échanges divers. De là à ce que l'antre de Ne Muanda Nsemi serve de base arrière aux ninjas nsiloulou, l'idée ne paraît pas saugrenue. Bien au contraire, des éléments forts probants la renforcent. C'est d'ailleurs dans le secteur que les hommes du pasteur Ntumi se montrent plus incisifs. C'est là que la force publique a subi ses plus lourdes pertes.
Il y a quelques semaines, des missions sécuritaires entre les deux Congo se sont multipliées, même au plus haut niveau des autorités, à un rythme qui laissait présager que cela cachait bien une menace qui pouvait appeler à une mutualisation des moyens entre les deux États qui ont une longue frontière commune, avec de part et d'autre de nombreux secteurs, pas toujours sous le contrôle des autorités. Des forces hostiles aux États pourraient bien s'y installer.
Certaines indiscrétions font état du fait qu'il aurait bien pu s'agir entre autres questions abordées, de l'apport de Ne Muanda Nsemi au pasteur Ntumi.
D'autres allèguent même que les dernières initiatives de paix entreprises par les autorités congolaises ne seraient pas étrangères à cette nouvelle donne qui redessinerait les forces en présence sur le terrain, avec à la clé, de nombreuses incertitudes quant au dénouement de la crise.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-11-06 07:33:19
La situation ne fait pas encore grand bruit à Dolisie dans le département du Niari, mais le malaise est perceptible parmi les fonctionnaires. Surtout ceux qui n’ont pas encore perçu leur salaire d’octobre 2017. La semaine dernière, nombreux ont déserté leurs services. Une grève silencieuse qui ne dit pas son nom dans la ville préfecture du Niari.
Créé le 2017-11-06 07:28:12
L'eau est une ressource vitale pour les besoins quotidiens de l'homme. Mais, celle qui coule des robinets des quartiers de Dolisie dans le département du Niari (sud), depuis plus d’une semaine est problématique. Il suffit de regarder sa couleur jaunâtre pour remettre en question cette assertion : «L'eau potable est incolore, inodore et sans saveur ».
Créé le 2017-11-06 07:10:02
La pluie qui s’est abattue sur Brazzaville a été révélatrice sur l’état de délabrement des routes ainsi que le manque de prévisions pour faire face à ce genre de situations. Mercredi dernier, il a suffi d’une averse pour que la ville capitale s’inonde. En moins d’un quart d’heure, Brazzaville est devenue la Venise d’Afrique centrale. Les eaux de pluie ont aggravé les difficultés du trafic automobile entre d’immenses nids-de-poules, gorgés d’eau, des dos d’ânes dressés avec démesure et des tranchées des perpétuels travaux de réfection du réseau d’alimentation d'eau potable. L’absence d’avaloirs d’eau pluviale a transformé de nombreux boulevards en cours d'eau.
Créé le 2017-11-05 07:40:54
Il aura porté sa maladie telle une croix, luttant inexorablement pour sa guérison, l'artiste comédien Mundanga Ndanga s'est éteint vendredi à Kinshasa.
Il a attendu de partout une aide qui jamais ne vint, au point disait-il de s'en remettre à la volonté de Dieu, l'artiste comédien Mike Mundanga Ndanga qui prenait des soins dérisoires dans un petit centre de santé de quartier, y a trouvé la mort dans la quasi indifférence de la corporation à laquelle il a toujours appartenu.
Depuis de longs mois déjà, Munganga Ndanga, les pieds bandés, souffrait d'une dermatose proche du sarcome de kaposi. Ses pieds exagérément enflés se fendillaient et les plaies libéraient du liquide, dans une douleur insoutenable.
Les pieds bandés, Mundanga Ndanga au centre, avec ses deux fils
« Mbasu », clamait Mundanga Ndanga, conséquence d'un mauvais sort qui lui aurait été jeté par les nièces de son logeur, suite à un litige relatif à des documents de la parcelle qui lui avait été confiés par le logeur lui-même, en signe de la confiance qu'il lui vouait. Le mécontentement de sa famille lui aura ainsi attiré les foudres qui avaient atteint ses pieds.
Mundanga Ndanga fait partie des artistes comédiens dits de la deuxième génération. Ceux qui ont appris aux cotés des anciens comme Ebale Mondial, Kuedi, Bomengo ou autre Doudou et auprès desquels ils ont ensuite progressé.
Tantôt gentleman aux pratiques peu recommandables, parfois soldat incarnant l'ordre et la discipline ou encore sage et tribun de la famille, à défaut d'être un pasteur escroc, ses qualités artistiques se sont exprimées dans de nombreuses pièces du « théâtre de chez nous » dans lesquelles il prestait à la perfection et avec talent, très à l'aise dans les différents rôles qu'il incarnait, ménageant le suspens et maintenant le public en haleine.
Mundanga Ndanga savait traduire les réalités de la société dans laquelle il vivait, et œuvrait à en gommer les aspérités, en « châtiant les mœurs en riant ».
C'est sur un homme de métier qu'est coupée la séquence scénique. La maladie aura été le dernier acte du théâtre de sa vie, sur laquelle vient de claquer le clap de fin.
Benoît BIKINDOU
Créé le 2017-11-04 09:36:14
C'est une évasion d'un genre insolite. Incarcéré à la maison d'arrêt de Dolisie dans le département du Niari (sud), pour violation de domicile du ministre congolais du Domaine Foncier, Pierre Mabiala, David Badila alias Capitaine s'est évadé hier de la prison.
Créé le 2017-11-03 11:21:02
A l’hôpital de référence de Dolisie dans le département du Niari (sud), les malades désertent les salles d’hospitalisation par manque de moyens financiers.
Créé le 2017-11-03 10:44:27
Le nouveau président de la Commission de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), le gabonais Daniel Ona Ondo a prêté serment à Ndjamena, le 2 novembre 2017, en présence des membres de la Cour commune de justice.
Créé le 2017-11-03 10:07:02
Des cambrioleurs se sont introduits, dans la nuit du 1er au 2 novembre, dans les locaux de la direction interdépartementale de la société Nouvelle Des plastics du Congo (Mayo) à Dolisie (sud). 5.600.000FCFA, ordinateurs, tablettes, imprimantes et autres gadgets ont notamment été emportés par les malfrats.
Créé le 2017-11-03 08:48:32
Une pluie d’une rare violence s’est abattue sur Brazzaville le mercredi 1er novembre 2017, entraînant des inondations depuis les quartiers mal loties jusqu’à certaines zones résidentielles. Certaines personnes ont eu à patauger dans l’eau jusqu’au niveau des cuisses dans certaines ruelles de la ville capitale. A certains niveaux, ce sont les caniveaux qui, bouchés ou simplement plein à ras bord, renvoyaient leur eaux torrentielles sur les routes avec une forte célérité.
Créé le 2017-11-02 15:51:15
Au centre de traitement ambulatoire (CTA) de Dolisie dans le département du Niari (sud), les antirétroviraux ne sont plus gratuits, mais vendus, mettant ainsi les personnes vivant avec le VIH/Sida en difficultés.
Créé le 2017-11-02 11:05:52
Du fait de la baisse des activités dans le secteur pétrolier, les effets de la crise économique qui secoue le Congo sont fortement ressentis à Pointe-Noire où l'on compare la situation actuelle à l’embellie des beaux jours hélas enfuient.
« Capitale économique », ce nom qui lui a été accolé du fait de ce que la ville a de tout temps été le poumon économique du Congo, Pointe-Noire l'a toujours porté altière, faisant même des pontenégrins, les congolais à l'indice de développement le plus élevé.
Cela, c'était avant. Quand le pétrole se vendait bien. Lorsque les sociétés pétrolières affluaient dans la ville océane et que le soir venu, les torchères scintillaient des milles feux au large dans la mer, rythmant sans discontinuer une production d'or noir qui renflouait les caisses de l'État.
Quel jeune congolais désœuvré, ne rêvait-il pas d'aller à Pointe-Noire, pour « se retrouver ».
Presque tous les secteurs de métiers y embauchaient à tour de bras. Le secteur pétrolier avait besoin de main d’œuvre qualifiée, et les jeunes pontenégrins se sont formés dans les métiers de la mer et de la production pétrolière. Ils étaient à l'évidence bien payés, très bien payés même.
L'incessant balai des hélicoptères amenant et ramenant des travailleurs des plate-formes, battait la mesure d'une économie en marche.
D'autres, restés à terre, tiraient de réelles dividendes de cette manne financière qui se brassait dans une ville.
Le secteur informel lui également se portait très bien. Sur le bord de mer où les restaurants et « nganda » ne désemplissaient pas, on vivait au rythme des vacations des pétroliers que presque toute la ville avait intégrées dans ses habitudes.
Dans une concurrence fort loyale, le port lui aussi prenait une part plus qu'active à l'essor économique qui se construisait chaque jour à travers l'arrivée des bateaux de grands tonnages et dont les différentes opérations de déchargements impliquaient une main d’œuvre abondante.
Pour de nombreux jeunes ponténegrins, la devise au port, était « kâ ngolo'a ngé », « ta force garantie tes revenus ».

Ici, de par les avantages qu'offre ce port en eaux profondes, les bateaux y déchargeaient à un rythme soutenu, question de faire de la place à d'autres navires en rade.
Cette activité confortait les revenus des Douanes congolaises, sans compter que les activités connexes, de déclarants et autres démarcheurs en tous genres qui prestaient au port contribuaient éminemment à faire vivre la ville.
La brasserie, l'un des plus grands employeurs de la ville, tournait à un régime de 3x8.
La verrerie du Congo écoulait sur un marché tout acquis, l'essentiel de sa production.
Alucongo jouait sa partition faite de production de tôles, clous et autres ustensiles de cuisine. Et bien d'autres usines encore...
Que dire du CFCO qui avait l'essentiel des ses ateliers à Pointe-Noire. Ses activités faisaient du cheminot un bon vivant. La légende prétend même qu'au domicile du cheminots, on y cuisinait jusqu'à neuf marmites de nourriture dans la journée, la dixième étant celle du thé.
Le massif forestier artificiel, fait des plantations d'eucalyptus en périphérie de la ville, attirait chaque jour des centaines d'hommes et des femmes affectés soit au planting, à la coupe ou à l'écorçage.
Les usines de déroulage du bois ou de sciage tournaient à plein régime, débitant des quantités destinées à l'export ou à la consommation locale.
Pour les artisans-ouvriers, quelle aubaine ! Ce sont les « marchés qui allaient à eux », dans la mesure où ils étaient sérieux et respectaient les délais. Maçons, menuisiers, charpentiers ou autres peintres en bâtiments, parlaient de Pointe-Noire en terme de « Ponton mbongo », « la ville où l'argent coule à flot ». L'eldorado en somme.
Et le soir, dans le clair-obscur d'une ville bien vivante, on s'éclatait dans les restaurants aux noms tout aussi imposants, les uns que les autres, dans les bars et autres débits de boissons qui écrivaient la légende de la ville, ou dans les boites de nuit où les décibels crachaient les tubes à la mode.
C'était, Ponton-la-belle, une ville qui jamais ne dormait, presque la Las Vegas du Congo. Le visiteur qui y arrivait pour la première fois s'émerveillait, en comparaison avec les autres villes du pays, surclassant même la ville-capitale, quoique le coté négatif de cette vie, aura été le taux de séro-prévalence record que l'on y enregistre.
Depuis la fermeture de nombreuses usines, seules les activités pétrolières et para pétrolières maintenaient un semblant de vie dans la ville, comme un malade sous assistance respiratoire.
Avec la chute de l'activité pétrolière, Pointe-Noire se meurt désormais et cela se ressent au quotidien.
Au marché, il y a plus de vendeurs que d'acheteurs. Tous les restaurants du bord de mer ont fermé au fur et à mesure que les différentes sociétés ont compressé le personnel, jusqu'à carrément cesser les activités.
Presque toutes les sociétés para pétrolières ont mis du personnel à la rue.
Au port, le nombre de bateaux à la semaine se compte désormais sur les doigts. La douane a vu ses entrées baisser.
Même le pénible travail de « youbouleur » autrement dit d'écorçage, naguère boudé, se fait rare.
À Pointe-Noire, le taux de chomage y est désormais l'un des plus élevés du pays.
Pour de nombreux pontenégrins, la ville est sur le déclin, « boual ké na pente !»
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-11-02 11:01:58
À 53 dollars cette année, le baril de pétrole devrait atteindre 56 dollars en 2018, sous l’effet de l’augmentation constante de la demande, des accords entre exportateurs sur une diminution des volumes de production et de la stabilisation de l’extraction d’huile de schiste aux États-Unis, selon la Banque mondiale.
Créé le 2017-11-02 09:53:16
L’ambassadeur d’Italie au Congo, Andréa Mazzella a fait don de 200.000 euros aux déplacés du département du Pool (sud).
Créé le 2017-11-02 09:14:22
Même si elle n'a officiellement pas été rendue publique, la nouvelle se susurre comme du petit lait à Brazzaville. L’ancien ministre Hellot Mampouya a été victime d’un braquage alors qu’il se rendait à Kinkala. Son entourage accuse les éléments de la force publique d’en être les auteurs. L'intéressé n'a ni infirmé, ni confirmé les faits.
180 millions de Francs CFA de butin, ce n'est pas un fourgon de transport de fonds qui a été braqué, mais plutôt le convoi d'un ancien ministre au économies, disons-le, conséquentes tout de même.
À hauteur du village de Soumouna, le convoi du ministre Mampouya a été arrêté et mis en joue par les hommes armés et encagoulés, enjoignant le ministre à leur remettre le magot.
Plutôt que de perdre la vie, Hellot Mampouya s'est laissé dépouiller d'une somme à donner tout de même le tournis. Dire que la fonction de ministre est florissante à tous égards.
Cependant, de nombreuses questions entourent ce braquage à la Dalton, digne des faits d'armes du Far West. Comment ces hommes armés ont-ils su que l’ancien ministre Hellot Mampouya transportait une forte quantité d’argent dans son véhicule ?
Certains allèguent que ce cambriolage aux allures de règlement de compte a été orchestré par ses ennemis qui épiaient ses faits et gestes et savaient qu'il gardait par devers lui d'importantes sommes d'argent.
Quelques voix murmurent que la nouvelle sur son déplacement pour Kinkala où il comptait planquer ses avoirs avait fuité, d'où le traquenard.
D'autres par contre, pince-sans-rire, calculatrice à la main, se demandent, comment, avec un salaire de 9 millions mensuels et avec la vie qu'il menait, et dépensant sans compter pour son parti, ce ministre de la république a-t-il pu économiser 180 millions de Franc CFA, si ce n'est que l'argent proviendrait sans doute des caisses de l'État.
Et conclure : « le voleur volé ».
Bertrand BOUKAKA/Les Echos du Congo Brazzaville
Créé le 2017-11-02 08:55:27
En séjour de travail en France, le ministre congolais de l'enseignement supérieur s'est prêté aux questions de nos confrères des Dépêches de Brazzaville, avec lesquels il a évoqué la situation de grève qui prévaut à l'Université Marien Ngouabi. Pour Bruno Jean Richard Itoua, il n'y aura pas d'année académique blanche, ni pour celle qui se termine, ou pour celle qui commence.
Une confiance affichée, c'est pour ainsi dire, le sentiment qu'anime le ministre de l'enseignement supérieur congolais, qui sans méconnaître les problèmes en cours à l'Université Marien Ngouabi, pense que ceux-ci seront résorbés dans les délais raisonnables, et qu'ils ne mettent pas en péril tout le système de l'enseignement supérieur.
« Seule l’université Marien-Ngouabi est touchée par la grève. Les établissements publics d’enseignement supérieur tels l’INTS et le CIRAS, qui ne font pas partie de l’université Marien-Ngouabi, et les établissements privés continuent à fonctionner normalement. Les étudiants ne sont pas en grève et une partie de l’administration assure le service minimum.
Nous ne devons pas considérer cette grève comme quelque chose de particulier. Elle intervient dans un contexte macro-économique et financier difficile dû à la baisse des revenus pétroliers. Durant cette période transitoire, quelques obligations de l’État n’ont pas été remplies à temps. J’affirme qu’elles le seront quand nous aurons rétabli les équilibres, ce qui devrait intervenir vraisemblablement très rapidement.
Bien qu’ayant réglé un mois de salaire, nous ne sommes pas parvenus à résorber la totalité des arriérés et l’intersyndicale n’a pas accepté de reprendre le travail, jugeant l’effort du gouvernement insuffisant. Les syndicalistes ont également refusé d’organiser les concours d’entrée, les sessions de rattrapage et de faire les inscriptions de l’année qui va commencer.
Nous sommes toujours en négociation. J’ai bon espoir que nous trouverons un accord assez rapidement. Nous continuerons à nous assurer, au niveau du gouvernement, qu’un deuxième mois de salaire sera rapidement payé et que, d’ici à la fin de l’année, nous pourrons résorber le retard.
L’année scolaire 2016-2017 est terminée mais subsistent néanmoins les sessions de rattrapage pour quelques examens qui n’ont pas eu lieu. On ne peut donc pas dire qu’il s’agisse d’une année blanche puisque l’ensemble des cours a été dispensé. De même, l’année académique 2017-2018 n’a pas encore commencé ; il se révèle donc difficile de dire qu’elle va être blanche.
Nous devrions nous entendre très rapidement avec l’intersyndicale pour que les concours aient lieu et que les inscriptions soient réalisées. Ainsi, nous aurons posé le premier jalon de l’année académique 2017/2018.
Aujourd’hui, il n’est question d’année blanche ni pour l’année universitaire qui se termine, ni pour celle qui va commencer. J’appelle l’opinion nationale à être sereine sur ce sujet. »
Sérénité pour sérénité, le temps presse tout de même.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-11-02 07:55:44