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Congo – Affaires foncières : L'État reprend ses droits sur le site du futur lycée de Vindoulou à Pointe-Noire

Le site commis à l'érection du futur lycée de Vindoulou, entre-temps spolié par des populations en manque d'espace d'habitation, a fait l'objet d'une récupération systématique par l'État. L'action a été menée le 11 octobre, par le ministre des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala, et le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation,  Anatole Collinet Makosso.

Lorsque le ministre Pierre Mabiala s'engonce dans sa blouse orangée et visse son chapeau marron sur la tête, c'est dire qu'il se pare d'une « conscience de tracteur » qui donne force à la loi, dans son action de réappropriation des terres spoliées. Il n'hésite pas à utiliser justement le tracteur, pour détruire de quelconques habitations entravant le domaine public.

La récupération du site de Vidoulou dans le 4ème arrondissement de Pointe-Noire permettra au ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation de construire, dans les délais, un lycée au bénéfice de la population.

La cartographie de ce site et son  titre foncier montrent bien que ce domaine appartient à l’état congolais. Pourtant, même protégé juridiquement, ce site a été spolié et vendu par la population.

Pierre Mabiala, accompagné d’Alexandre Honoré Paka, préfet de Pointe-Noire, et d’Anatole Collinet Makosso, s’y sont donc rendus, pour exprimer l’autorité de l’État et procéder à la récupération du domaine, en présence de Fernande Marie Catherine Dékambi-Mavoungou, administrateur-maire du quatrième arrondissement Loandjili et des chefs de quartiers.

Et Pierre Mabiala de promettre, dans sa verve habituelle : « Nous avons récupéré le terrain et le lycée doit se construire. Nous avons très humblement demandé à ces acquéreurs de se rabattre auprès de leurs vendeurs. Un moratoire de deux semaines leur a été accordé. Passé ce délai, les engins lourds viendront les faire partir et ça sera un « déguerpissement » avec perte et fracas ».

Le ministre Anatole Collinet Makosso  a rassuré les populations que les travaux du lycée de Vindoulou seront lancés dans les jours qui suivront le « déguerpissement » des occupants anarchiques.

« Les fonds sont déjà obtenus grâce a notre partenariat avec la Malaisie et je peux vous rassurer que ça sera le plus beau lycée de Pointe-Noire », a-t-il dit.

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-10-13 06:20:22

Congo – Transport aérien : Premier anniversaire de la mort d'ECAir

Les avions de la compagnie aérienne congolaise ECAir sont cloués au sol depuis octobre 2016. Les travailleurs au chômage s’estiment abandonnés par leur direction. 14 mois déjà, qu'ils attendent un hypothétique salaire.

S'il est un volet qui a manqué au point de presse du premier ministre Clément Mouamba, commentant les conclusions de la mission du FMI à Brazzaville, c'est celui des sanctions.

Comment prétendre relancer la machine économique et financière, comment soutenir les réformes, si ceux qui s'illustrent par leur mauvaise gestion, ne sont pas sanctionnés.

Le cas de la compagnie ECAir, fleuron aérien du Congo, portée à coups de milliards par l'argent public, et mise en faillite par une femme qui avait carte blanche sur tout, a de quoi révolter plus d'un congolais.

Fatima Beyina-Moussa rassurait l’opinion publique sur la bonne santé de la compagnie en dépit d’un rapport d’audit qui épinglait une mauvaise gestion, à l’origine de la dégringolade de cette entreprise. Les portes des sièges sociaux de l’entreprise à Pointe-Noire comme à Brazzaville sont restées fermées.

Si Fatima Beyina-Moussa qui n'a nullement été inquiétée, en dépit de sa contre-performance qui bat tous les records de mauvaise gestion au Congo depuis l'indépendance, a de quoi vivre décemment et tenir son standing habituel, pour de centaines d’employés qui n'ont pu se recaser ailleurs, la situation devient intenable. 14 mois déjà qu'ils sont en quête d'un hypothétique signal dont l'espoir s'amenuise avec le temps qui passe.

800 personnes qui ont des familles à nourrir attendent ainsi. Ils avaient été mis en congé technique sans aucune information. Sans syndicats, ces derniers s’en remettent à une direction fantôme.

Comme pour la STPU, pour eux aussi, il n'y a nulle trace de leurs recettes au trésor et l'État apparaît limité dans son intervention. C'est à se demander, à qui Fatima Beyina-Moussa rendait-elle compte ?

Un an déjà que le ré-décollage annoncé d’ECAir n'a toujours pas eu lieu. De la flotte de six appareils, deux avions sont cloués sur le sol belge, deux autres en France, et deux avions à Brazzaville.

Des avions ou plutôt, des cercueils qui attendent de rouiller. Ils avaient amorcé la descente aux enfers où la compagnie s'est posée avec casse sociale.

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-10-12 09:44:59

Burkina Faso: Le général Djibrill Bassolé placé en résidence surveillée dans un lieu tenu secret

L’ex ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, le général Djibrill Bassolé n'a pas passé sa première nuit de mercredi à jeudi à son domicile. Tard dans la nuit, alors que membres de sa famille, amis et connaissances lui réservaient un accueil, la sirène du cortège des forces de sécurité qui l'accompagnait s'est éloignée de son domicile. Il a été mis en résidence surveillée dans un lieu tenu secret.

Créé le 2017-10-12 08:25:20

RDC – Présidentielles : Vers une « gbagbotisation » du pouvoir, Joseph Kabila « y est, il y reste!»

Les congolais devront s'y faire encore plus longtemps. La République démocratique du Congo ne pourra pas organiser d'élection pour remplacer le président Joseph Kabila avant "504" jours, soit début 2019 au plus tôt, a annoncé mercredi la commission électorale, alors que la présidentielle devrait initialement avoir lieu fin 2017, selon l'accord dit "de la Saint-Sylvestre".

"La CENI a besoin de 504 jours après la fin du recensement pour arriver au jour du scrutin", a expliqué la commission sur son site internet. Ce recensement est encore en cours.

Le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin en décembre 2016, la Constitution lui interdit de se représenter. Le pays se retrouve cependant dans une impasse depuis lors.

Fin décembre 2016, sous la médiation des évêques catholiques, un accord avait finalement été trouvé entre le pouvoir et l'opposition, stipulant que des élections devraient se tenir avant la fin 2017. En raison "des violences dans le Kasaï", la Céni a estimé qu'il n'était "pas possible" de tenir le délai.

Certains médias de la place de Kinshasa évoquent l'élaboration d'un "plan" par la Majorité présidentielle pour permettre le maintien au pouvoir du chef de l’État en reportant l'élection présidentielle à fin 2019 au plus tôt et en modifiant le mode de scrutin.

Pareille stratégie de se maintenir au pouvoir en profitant des aléas conjoncturels, avait en son temps permis à Laurent Gbagbo de bénéficier quasiment d'un mandat supplémentaire, non comptabilisé et conforté par les textes constitutionnels.

Benoît BIKINDOU

Créé le 2017-10-12 08:04:23

Le Rotary club Brazzaville fait un don de matériels de santé à l’hôpital de base d’Etoumbi

2 aspirateurs de mucosité (nouveau-né), 2 boites d’examen gynécologique, une boite accouchement complet, une boite césarienne, deux boites de petite chirurgie, une boite à pansement, deux boîtes abcès-suture, 2 haricots inox, 2 pèses personne grand cadron 0-180kg, 2 tensiomètre lian Scenic+stethoscope, 20 blouses blanc coton manche longue, 8 casaques verte bloc opératoire, 20 divers 1 champo vert coton, 2 kits complets de glycémie +bandelettes boite 50, 30 divers1 champ vert coton, 30 blouses blanc coton manche longue, 10 casque verte bloc opératoire…, tel est l'essentiel du don du Rotary club Brazzaville centre district 9150 (Congo) à l’hôpital de base d’Etoumbi dans le département de la Cuvette-Ouest (nord).

Créé le 2017-10-12 08:03:16

Togo : L'opposition refuse un référendum sur une modification de la Constitution

L'opposition togolaise refuse un référendum sur une modification de la Constitution qui permettrait au président togolais, Faure Gnassingbé de se présenter aux scrutins de 2020 et de 2025.

Créé le 2017-10-12 07:11:26

Congo – Télécommunications : Les « cartes-sim » pré-activées désormais interdites à la vente ambulante

La vente des cartes sim par les vendeurs ambulants sera interdite au 1er janvier 2018. Les contrevenants seront strictement sanctionnés. Le directeur  général de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), Yves Castanou, a fait cette annonce le 10 octobre  à Brazzaville, lors d’une rencontre avec les opérateurs de téléphonie Airtel, MTN et Azur.

Le tableau des résultats de contrôle d’identification d’abonnés, un processus mis en cours depuis 2011, par l’ARPCE, a révélé que 40% de cartes SIM sont non identifiées chez Airtel. Chez MTN, le taux s’élève à 45% contre 70% chez Azur. Environ 42, 50% de SIM sont pré-activées chez Airtel ;  20% chez MTN, et 100% chez Azur.

Les vendeurs ambulants sont jugés facilement corruptibles. Il leur est reproché le fait qu’ils n’exigent pas de carte d’identité tel qu’ils le devraient.

Le directeur général de l’ARPCE a blâmé la procédure criarde d’Azur qui laisse libre cours aux abonnés pendant un mois avant de se faire identifier. Pour Yves Castanou, cette largesse d’esprit a fortement contribué aux nombreux délits enregistrés au niveau des services de sécurité du pays. « Injures sans précédents, des menaces provenant des inconnus, des guets-apens pour ne citer que ceux-là », a-t-il précisé.

 « L’identification est l’affaire de tous », a rappelé Yves Castanou, faisant allusion non seulement à l’aspect sécuritaire de l’opération, mais également au volet commercial pour les opérateurs. La décision d’arrêter la vente ambulante des cartes Sim a été entérinée par les opérateurs eux-mêmes qui ont alerté depuis peu sur la nécessité « de connaître minutieusement leur abonné pour de meilleures décisions ».

Pendant trois mois, MTN, Airtel et Azur devront tout mettre en œuvre pour préparer la décision du régulateur. Au 1er janvier 2018, l’opération d’identification ne pourra être effectuée en dehors des locaux des opérateurs et de ceux de leurs prestataires agréés.

L’arrêt de vente des cartes Sim pré activées par les ambulants est à ne pas confondre avec la commercialisation ambulante des cartes de recharges, a nuancé Yves Castanou répondant à une inquiétude sur la probable disparition d’un emploi qui fait le bonheur des milliers de jeunes congolais.

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-10-12 07:06:49

Le ministre Hugues Ngouélondélé visite les installations des stades de Dolisie

Plus d’un mois après sa prise de fonctions, le ministre congolais des Sports, Hugues Ngouélondélé a effectué, mercredi, 11 octobre 2017, une visite de terrain dans les Stades Mangandzi et Denis Sassou Nguesso de la ville de Dolisie (sud).

Créé le 2017-10-12 06:38:49

Kibangou : L’absence des enseignants exaspère les parents

Depuis le 2 octobre dernier, date de la rentrée scolaire 2017-2018 au Congo-Brazzaville, les parents et élèves se plaignent de l’absence prolongée des enseignants dans tous les établissements publics de la ville de kibangou dans le Niari (sud).

Créé le 2017-10-12 06:20:51

Mondial 2018 : Vingt nations ont déjà composté leur billet pour la Russie

Vingt (20) nations ont d'ores et déjà composté leur billet pour la Russie (14 juin-15 juillet), dont le Brésil, le Nigeria, l'Egypte, l’Argentine et la France. Onze places sont encore à prendre.

Créé le 2017-10-11 10:53:14

Congo : Un réseau de voleurs de voitures démantelé à Dolisie

Leur champ d'action allait du Cabinda en Angola jusqu’à Dolisie, la capitale départementale du Niari (sud) en passant par la frontière de Pangui dans le district de Kimongo. Hier après-midi, les agents de police de Dolisie ont mis la main au collet de trois (03) individus, Massiala Nieto Lucas, Mvubu Paul et Tatuka, en lien avec cette affaire, soit les présumées têtes dirigeantes du réseau. Ils ont récupéré une Toyota BJ double cabine non immatriculée en provenance de l'Angola.

Créé le 2017-10-11 10:28:16

Congo - Crise financière : Clément Mouamba optimiste devant la presse, sur la relance de l’économie nationale

Un exercice entre la pédagogie économique et financière et la vulgarisation des mécanismes qui les sous-tendent, face aux médias le 10 octobre à Brazzaville, Clément Mouamba a esquissé les pistes pouvant générer des ressources hors pétrole dont le prix est en baisse sur marché mondial.

Le Congo dispose d’autres possibilités de mobilisation des recettes, notamment le recours aux ressources de proximité telles les recettes douanières et fiscales.    

On s’est rendu compte que des niches de ressources existent dans les secteurs comme la forêt, le foncier, etc. Si l’on demandait par exemple à chaque Congolais de faire un titre foncier pour sa parcelle à des taux réduits..., cela nous apportera beaucoup d’argent », a-t-il estimé.

L’objectif est de faire du pétrole une ressource d’appoint en levant des ressources dans d’autres secteurs de l’économie nationale. « Le Congo a des problèmes, le pays est debout et sait où il va », a lancé le Premier ministre.

S’agissant des discussions entre le FMI et le Congo, il a fait savoir que le but de la récente mission du Fonds était de discuter sur la gouvernance et la dette nationale. Au terme des échanges qui ont duré du 25 septembre au 4 octobre, la mission technique du FMI a évalué la dette publique du Congo à 5329 milliards francs CFA, soit 110% du PIB.

« Au niveau de l’État, toutes les informations dont le FMI avait besoin lui ont été transmises. Je ne peux pas parler d’échec parce que nous sommes au début d’un processus. Le Congo ne peut pas seul retrouver ses équilibres macroéconomiques. Nous avons besoin du FMI pour sortir le pays de la situation actuelle. L’appui du Fonds permettra d’apporter la confiance aux investisseurs », a expliqué Clément Mouamba.

Le FMI devrait aider le Congo à améliorer le niveau de ses recettes et à maîtriser ses dépenses publiques, tout en évitant de contracter d'autres dettes. Les deux parties seront appelées à conclure un programme triennal au cours duquel le Congo ferait parfois face à des contraintes, des choix difficiles mais tout en préservant ses acquis sociaux.

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-10-11 07:16:03

Congo : Jérémy Lissouba offre des trousseaux scolaires aux élèves du collège de l'unité et du lycée Technique de Dolisie

Les élèves du collège de l’unité et du lycée technique de Dolisie (sud), issus des familles démunies, ont reçu gracieusement des trousseaux scolaires de la part de Jérémy Lissouba, député (UPADS) du deuxième arrondissement de la capitale départementale du Niari.

Créé le 2017-10-10 13:11:58

France – Monde people : Mariage secret à Marrakech pour Dominique Strauss-Kahn

Dominique Strauss-Kahn et sa compagne Myriam L'Aouffir se sont dit "oui" ce week-end au Maroc.

Depuis quatre ans, l'ancien directeur général du Fonds Monétaire International (FMI) coule des jours heureux avec sa compagne Myriam L'Aouffir, rencontrée courant 2007 lors d'une soirée organisée par l'ambassade du Maroc à Paris, ce que révélait Paris Match en 2015.

En 2013, les deux tourtereaux avaient finalement décidé d'officialiser leur relation, apparaissant côte à côte sur les marches du Palais des festivals de Cannes à l'occasion de la projection du film ''Only lovers Left Alive'' signé Jim Jarmusch.

À 69 ans, Dominique Strauss-Kahn  a fini par épouser cette ancienne chargée de communication chez France Télévisions. Une union qui, selon les informations du journal Le Parisien, s'est déroulée au Maroc en toute discrétion, loin des médias, le week-end dernier.

"Oui, il s'est marié avec Myriam à Marrakech, là où ils vivent", a assuré au quotidien un proche de l'ancienne figure du Parti socialiste.

Et de quatre pour l'ex-patron du FMI qui en est à son quatrième ''oui'' devant le maire. DSK s'est en effet marié avec Hélène Dumas en 1967, avec Brigitte Guillemette en 1986, puis avec Anne Sinclair en 1991. Une dernière union, notamment ébranlée par l'affaire du Sofitel de New York, qui s'est conclue par un divorce en mars 2013.

Reste à savoir si ce dernier ''oui'' tiendra '' jusqu'à ce que la mort vous sépare''.

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-10-10 10:34:42

Monnaie - Zone CFA : Le front anti-FCFA reçoit le soutien de Lilian Thuram

Le front anti-FCFA vient de recevoir un soutien, certes inattendu mais de taille, en la personne de l’ancien footballeur international français Lilian Thuram.

Invité de l’émission « le débat BBC Afrique/Africa N°1 » diffusée le vendredi 06 octobre dernier, Lilian Thuram a abordé un sujet qui fait actuellement polémique sur le continent, en l’occurrence la question de l'arrimage du FCFA à l'euro.

« Moi je suis Français comme je le dis, est-ce que, ce serait normal que l’euro soit fabriqué en Chine ? Je suis sûr que beaucoup de Français ne seraient pas d’accord. Est-ce que ce serait normal qu’une certaine somme de la France soit déposée dans une banque en Chine? Et que ce soit la Chine qui décide ce que le pays peut dépenser ou pas ? C’est un questionnement nécessaire… », s’est exprimé Lilian Thuram.

Une telle déclaration, sous forme d’interrogations, ne laisse aucun doute quant à la position adoptée par l’ex international français, s’agissant de la question du FCFA. Et ce, dans la mesure où il estime, par ailleurs, que c’est aux Africains de décider de leur avenir.

Depuis janvier 2017, la mobilisation ne cesse de grandir autour du front anti-FCFA, recevant le soutien de nombreuses personnalités africaines ou afro-descendantes assez connues, tel que Claudy Siar, le chanteur ivoirien Alpha Blondy, l’ancien Président de l’assemblée nationale ivoirienne Mamadou Koulibaly, et bien d’autres, faisant ainsi enfler la polémique autour de cette monnaie partagée par 15 pays francophones d’Afrique. 

Bertrand BOUKAKA/Source Ecofin

Créé le 2017-10-10 10:05:44

Congo – Santé : Jacqueline Lydia Mikolo au CHU et au CNTS, une visite aux airs d'aveux d'impuissance

Le Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville et le Centre national de transfusion sanguine sont en grève. La ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo y a  effectué une visite le 9 octobre, afin de s'assurer de l'effectivité du service minimum. Au CHU, le constat est alarmant. L'établissement n’admet presque plus de nouveaux cas.

C'est un CHU quasiment sans vie, vidé de ses malades, que la ministre Jacqueline Lydia Mikolo a visité, en présence du directeur général de l'établissement.

Au service des urgences par lequel la ministre a démarré sa ronde, l'habituel flux tendu des malades a fait place à des arrivées au compte-gouttes.

Au service de neuro-cardiologie, à peine cinq patients victimes d’accidents vasculaire cérébral  (AVC) bénéficient des soins appropriés de la part des professionnels dévoués.  Ici, le responsable dudit  service, le Professeur Paul Macaire Ossou-Nguiet, a indiqué à la  ministre que, malgré le non versement des salaires, le personnel commis à ce service s’emploie sans relâche à administrer des soins aux  malades. Tout relâchement serait synonyme d’arrêt de vie.

La visite  s’est poursuivie par la pharmacie, le service de pédiatrie nourrissons, suivie du  service de néonatologie. Dans ces services, le personnel  de santé essaie tant soi peu de prendre soins de malades qui y sont encore internés.

Après ce constat mitigé, la ministre de la Santé s’est rendue au Centre national de transfusion sanguine (CNTS), où à l’instar du CHU, le personnel en grève observe un service minimum pour assurer la mise à disposition des produits sanguins pour les malades.

Après ce constat, la ministre de la  Santé et de la population Jacqueline Lydia Mikolo a  avoué que « c’est une heure grave pour notre pays, eu égard à la grève déclenchée dans les deux structures sanitaires le CHU et le CNTS ».

Reconnaissant que la grève est un droit prévu  par les textes de l’État,  la ministre a notifié que ces mêmes textes stipulent que dans les structures sensibles, comme celles de la santé, un service minimum doit être assuré et de manière obligatoire. Jacqueline Lydia Mikolo a déploré le fait que le service minimum instauré au CHU et au CNTS est confronté à plus d’une difficulté du fait que les agents qui animent les services sont menacés  par leurs collègues,  victimes de pression.

Jacqueline Lydia Mikolo a encouragé  tous ceux qui en dépit de difficultés viennent sauver les vies humaines, assurant que le ministère  de la santé est à pied d’œuvre pour que  le paiement des salaires soit pris en compte par le gouvernement.

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-10-10 08:27:29

Crise dans le Pool : aucun ninja ne sera tué, selon Denis Sassou Nguesso

«Aucun ninja ne sera tué». C’est par ces mots que le chef de l’État congolais, Denis Sassou Nguesso a invité les rebelles Ninjas Nsiloulous du Pasteur Ntoumi à regagner la République.

Créé le 2017-10-10 08:24:00

Congo : le spectre de l’année blanche plane sur l’Université Marien Ngouabi

Le face-à-face entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville monte en intensité. Les étudiants ont décidé de maintenir leur grève déclenchée depuis le 1er septembre dernier.

Créé le 2017-10-09 12:36:37

Congo – Dette Publique : Et si le FMI avait oublié l'essentiel ?

À l'issue de sa mission à Brazzaville, le FMI a évalué la dette du Congo "à "5.329 milliards de francs CFA, sans "les dettes litigieuses ni les arriérés intérieurs accumulés depuis 2014". La non prise en compte de la dette intérieure dans le programme en chantier, ne risque t-elle pas de faire disparaître le privé national?

Le FMI a évalué la dette du Congo "à environ 110 pour cent" du Produit Intérieur Brut (PIB), soit "5.329 milliards de francs CFA (à peu près 9,14 milliards de dollars américains)", sans "les dettes litigieuses ni les arriérés intérieurs accumulés depuis 2014".

S'il est vrai que la dette extérieure touche en majorité des groupes à capitaux étrangers, la dette intérieure impacte le quotidien immédiat des congolais dans ce qu'elle freine le développement d'une économie qui est l'un des leviers essentiels des équilibres sociaux dans le pays.

Occulter cette dette, c'est tuer des secteurs entiers de la vie économique nationale. Car, il faudra attendre que l'État se renfloue suffisamment, pour qu'il puisse payer sa dette intérieure. Entre-temps, les dégâts seront incommensurables.

Alors que l'ardoise de la dette intérieure congolaise est connue, pourquoi le FMI qui ''s'inquiète d'une activité économique qui continue de se contracter, tandis que les dépôts du gouvernement diminuent", n'intègre t-il pas le volet dette intérieure dans son programme pour soutenir et rétablir la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance soutenue et inclusive".

"La République du Congo souhaite accélérer les négociations pour parvenir à un programme soutenu par le FMI, tout en préservant les acquis sociaux". Il faudra que les férus de la haute finance commis aux négociations avec le FMI expliquent au peuple la dimension des acquis sociaux qu'ils entendent préserver.

À voir le premier round des négociations, cela n'augure socialement rien de bon. On le sait tous, les banquiers ne sont pas des philanthropes et quoi que l'on dise, le FMI ne s'est toujours pas débarrassé de ses « fourches caudines ».

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-10-09 09:16:33

Congo – Personnalités politiques : « Jacques Joachim Yhombi Opango est mort ! »

« Yhombi est mort !»  La nouvelle a parcouru le net et fait chauffer les téléphones samedi, au point que beaucoup se la sont relayée via whatsApp, affirmant mordicus la détenir de source sûre. Pourtant, un « fake news ».

Encore une farce dont le net a désormais le secret. L'expansion de rumeurs faisant état du décès de personnalités, ciblés au gré de la volonté de nuire dont nul ne peut justifier les motivations.

Samedi, la nouvelle de la mort de l'ancien président Jacques Joachim Yhombi-Opango a été propagée en boucle dans les milieux congolais de France. Vérification faite auprès de la famille, « le vieux », rentré de Monaco se reposait entouré de sa famille à Vaugirad.

Il est vrai que l’ancien président de la république populaire du Congo et du CMP, président fondateur du Rassemblement pour la Démocratie et le Développement RDD, parti de l’excellence, Jacques Joachim Yhombi Opango était hospitalisé au CHU de Rennes en France, en Août dernier. Son état de santé s'était brusquement détérioré au point qu’il avait été plongé dans le coma.

Depuis, le « patriarche d’Owando », s'est remis de sa maladie. Sorti de l'hôpital, il vaque à ses occupations, du haut de ses 78 ans.

Tout porte à se demander, pourquoi précipiter la mort, même virtuelle, d'un homme qui s’était déchargé tout mandat politique. Une mise à la retraite volontaire que l'on a rarement observée auprès des hommes politiques congolais. Peut-être, pour Jacques Joachim Yhombi Opango, c'est aussi cela, la marque de « l'excellence » dont il a toujours fait son credo.

Alors, que les charlatans du net se le tiennent pour dit, Jacques Joachim Yombi Opango est bien vivant !

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-10-09 07:56:21

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