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Un véritable camouflet pour Mosehn Hojeij le patron de Commsimpex, la justice américaine a ordonné la levée de la saisie effectuée sur les 363 millions de dollars payés par le Congo pour rembourser son Eurobond.
Un tribunal américain a ordonné que soient annulées les deux saisies arrêts qui avaient été faites par la société Commisimpex sur les 363 millions de dollars que la République du Congo a décaissés fin juillet 2017, pour honorer ses engagements sur un Eurobond (emprunt international) arrivant à maturité en 2029.
Le juge américain a estimé que le Congo ne possède plus aucun intérêt sur les sommes transférées, une fois que celles-ci se retrouvent dans les comptes du dépositaire de son emprunt souverain, qui est basé dans le Delaware aux USA.
Il n'est pas précisé si la décision de justice a connu une exécution immédiate. Mais sur le marché secondaire, l'Eurobond congolais visé par cette affaire, a vu sa côte remonter. Sa valeur qui se négociait mi-juillet autour de 66% de celle qu'elle était au moment de l'émission des titres, a gagné 12 points, pour se négocier à 78% vers le 22 août.
L'affaire État congolais contre Commsimpex, date depuis de longues années. La société appartenant à une famille libanaise indique n'avoir pas été réglée sur des travaux qu'elle a exécuté dans le pays. Elle évoque le chiffre d'un milliard de dollars, tandis que le gouvernement congolais reconnaît la somme de 440 millions de dollars.
En plus, au Congo, on explique que cette somme n'est pas payée en compensation à une dette fiscale de 1,2 milliard de dollars que traîne la société libanaise, à l’égard du pays.

Mosehn Hojeij, le patron de Commsimpex, n'est pas prêt à lâcher l'affaire. Il a déjà traîné l’État congolais, devant plusieurs tribunaux dans le monde, avec des fortunes diverses.
Bertrand BOUKAKA/Source Ecofin
Créé le 2017-09-01 06:03:15
Le collège intersyndical de l'Université Marien Ngouabi l'a décidé au cours de sa réunion de jeudi. Une grève générale illimitée sera observée dans cet Alma-mater à partir de ce vendredi 1er septembre.
On se souviendra que le 21 juillet dernier, le collège intersyndical de l'Université Marien Ngouabi avait publié une déclaration dans laquelle il sursoyait le mouvement de grève qu'il menaçait de déclencher, après que la tutelle ministérielle eut demandé un délai raisonnable pour pourvoir au cahier de charge de l’intersyndical.
Pour l'intersyndical, l'amertume a fait place à la patience, la gouvernement n'ayant pas tenu sa promesse, les problèmes posés n'ayant pas trouvé de réponse à ce jour. Aussi, marque t-il son indignation, face à cette situation catastrophique.
Une fois de plus, la grève est suspendue au payement des salaires des mois de juin, juillet auxquels s'ajoute celui d'août 2017, l'apurement des heures complémentaires de surveillance et d'encadrement des thèses et mémoires des années antérieures, le décaissement de la subvention de fonctionnement des 1er, 2ème et 3ème trimestres 2017.

Rappelons que tout comme le personnel enseignant et administratif de l'université, les étudiants également accusent de nombreux mois de retard de bourse. La situation est encore plus difficile pour les étudiants congolais à l'étranger.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-31 20:18:33
Lors de son discours aux ambassadeurs mardi, le président français Emmanuel Macron a officialisé le Conseil présidentiel pour l'Afrique. Promesse de campagne, ce groupe de travail est destiné à mieux identifier les défis auxquels est confronté le continent.
"C'est en Afrique que se joue largement l'avenir du monde." Trois mois après son entrée à l’Élysée, Emmanuel Macron a profité de son premier discours devant les ambassadeurs, mardi 29 août à Paris, pour lever un coin de voile sur les grandes orientations de sa politique étrangère. Il a réitéré sa volonté de placer le continent africain au cœur de la diplomatie française.
"L'Afrique n'est pas seulement le continent des migrations et des crises, c'est un continent d'avenir. C’est pourquoi nous ne pouvons le laisser seul face à ses défis, démographiques, climatiques, politiques", a affirmé le président français, avant d’annoncer qu'il se rendrait « prochainement à Ouagadougou pour porter ce message".
"Ce ne sera ni un nouveau think tank ni un fan-club africain du président de la République" mais une instance chargée de conseiller le chef d'État et de faire remonter des propositions, a fait savoir l'Élysée.
Le CPA rencontrera notamment Emmanuel Macron avant chacun de ses déplacements en Afrique et travaillera également à l’élaboration des discours importants prononcés en rapport avec le continent. Son premier chantier est le discours de politique africaine que prononcera le président français en novembre et sur lesquels le CPA sera invité à collaborer.
En se dotant d’un tel groupe de travail, la présidence espère ainsi faire montre d’une meilleure expertise de l’Afrique et éviter également des impairs diplomatiques, comme ce fut le cas, en 2007, pour Nicolas Sarkozy dont le controversé discours de Dakar entacha durablement ses relations avec le continent.
Parmi les 11 membres – tous bénévoles, précise-t-on à l’Élysée – qui composent ce groupe de travail, figurent notamment le footballeur franco-béninois Jean-Marc Adjovi-Boco, la chercheuse kényane Yvonne Mburu, l’avocat français Yves-Justice Djimi ou encore Jules-Armand Aniambossou, ancien ambassadeur du Bénin en France et ex-camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA.
L’Élysée fait le pari que le CPA s’inscrive dans la durée.
"Notre objectif était de créer quelque chose qui survivra au président Macron et qui aura donc une existence institutionnelle" indique t-on.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-31 11:56:42
Naguère respecté, l'étudiant congolais a perdu de sa superbe, surtout à l'étranger. Si pour le payement de la bourse, les étudiants restés au pays se font souvent entendre à coups de grèves, les étudiants congolais à l'étranger sont quasiment livrés à eux-même, sans bourse. Et la situation devient intenable.
Près de neuf mois de bourses impayées y compris à l’étranger, des diplômes confisqués dans les établissements privés, des étudiants sortis des campus faute pour l'État congolais de s'être acquitté des frais académiques, encore mois des frais d'hébergement, telles sont entre autres, les difficultés auxquelles sont confrontés les étudiants congolais.
Cameroun, des étudiants congolais chassés du campus
À l’étranger, cette situation varie d’un pays à un autre. Mais pour la plupart des cas, les étudiants cumulent entre deux et trois trimestres de bourses impayées. Ce qui oblige certains parents nantis à prendre le relais.

De nombreux témoignages font état de ce que certains étudiants congolais à l’étranger ont dû abandonner leurs études faute d’argent.
Déjà au début de cette année, l’Association des étudiants et stagiaires congolais en fédération de Russie lançait un cri d’alarme aux autorités congolaises.
« Nous lançons un cri d’alarme à l’endroit des plus hautes autorités de notre pays afin qu'elles nous viennent en aide et nous permettent ainsi d’accomplir notre devoir de recherche du savoir dans les conditions les plus dignes », confiait le président de cette association, Lionel Ray Bindikou.
Même à Cuba où les gouvernements congolais et cubains ont conclu depuis quelques années des accords dans le cadre de la formation des jeunes en médecine, la partie cubaine prend en charge l’hébergement et la restauration des étudiants. Le Congo devrait apporter une somme d’argent mensuellement à chaque apprenant, ce qui n'est pas hélas toujours le cas.
Dans de nombreux pays d'Afrique, les descentes menées par les étudiants aux consulats se révèlent infructueuses. Faute de soutien, de nombreuses étudiantes en sont même réduites à vendre leur charme pour survivre.
Gabon, descente des étudiants au consulat. Encore la bourse, toujours la bourse...
En dépit des dénégations et des justifications des autorités régissant l'enseignement supérieur, la situation qui déjà empire, vire au désastre.
De nombreux étudiants qui tant bien que mal ont terminé leur cursus n'ont pas le droit aux soutenances, d'autres se voient confisqués leurs diplômes, du fait que l'État congolais ne s'est pas acquitté de ses dettes.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-31 10:18:01
Les conseillers départementaux et communaux congolais élisent les nouveaux sénateurs ce jeudi. À l'issue de ces votes les grands électeurs, auront choisi leurs représentants à la chambre haute du Parlement, à raison de six sénateurs par département. Le département du Pool est dispensé de ces votes.
Onze des douze départements du Congo élisent leurs représentants à la chambre haute du parlement.
Le département du Pool où les récents scrutins législatifs et locaux n’ont pas eu lieu pour des raisons d’insécurité dans plusieurs districts, devrait se contenter de ses anciens représentants au Sénat. Leur mandat a été prorogé par la cour constitutionnelle.
À Brazzaville où tous les regards sont tournés, on compte plus d'une dizaine de candidats pour les six sièges à pourvoir.
Le Parti Congolais du Travail (PCT) alignerait Pierre Ngolo, Jeanne Leckomba Loumeto, Gabriel Ondongo et Théophile Adoua. Il y a en outre Roger Mompelet du Club 2002, Ludovic Miyouna du Pulp, Rock Ondiel-Onna du PRL, Noël Loutounou de l’UDH-Youki, ainsi que Serge Ngouakamabé, Marcel Dimi, et Joseph Mampouya (indépendants).
L'élection des sénateurs achève le processus électoral enclenché le 25 octobre 2015 par le référendum constitutionnel qui marquait le début d'une nouvelle République au Congo. Depuis, il a été tour à tour organisé l'élection présidentielle remportée par le président Denis Sassou N'Guesso, ainsi que des élections législatives dont le premier tour avait été couplé aux locales.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-31 09:06:43
Le Congo entame en ce mois de septembre qui pointe, des discussions cruciales avec le fonds monétaire international, tel qu'annoncé par le président Denis Sassou N'Guesso dans son message à la nation du 14 août dernier, afin de trouver des solutions pour résorber la crise économique qui secoue le pays. Le premier ministre congolais, lui même économiste et qui aura à piloter lesdites discussions, devra arbitrer entre la sauvegarde de l'essentiel des acquis sociaux obtenus de haute lutte par les congolais, et les mesures drastiques édictées par l'institution financière internationale. Un exercice périlleux pour Clément Mouamba, d'autant plus que depuis plus d'un an déjà, il n'a assurément pas respecté les prescrits du FMI et apparaît quelque peu comme étant l'un des responsables de la situation actuelle.
Du précédent programme du FMI, les congolais auront plus retenu les douleurs causées par ses fourches caudines.
« Programme d'ajustement structurel renforcé », de nombreux congolais s'en souviennent encore comme si c'était hier, surtout de par les ravages qu'il causa dans la fonction publique congolaise, à travers des mesures jugées coercitives, avec un effet d'entraînement ressenti comme une pilule amère, sur le reste de l'économie nationale.
Le ressenti dans la population fut très dur. La « rupture », mot que les congolais usent désormais en dérision pour nommer la crise, n'a rien à voir avec le « PAS » ou le « PASR » qui le renforça. Ce fut la paupérisation sociale à marche forcée. Larmes et grincement des dents. La grogne sociale fut étouffée par un syndicalisme politiquement rangé derrière la toute puissante confédération syndicale congolaise qui fit comprendre à la classe ouvrière, aux militaires et aux intellectuels révolutionnaires, l'objet de ces « nécessaires sacrifices ». Des périodes de vaches plus que squelettiques, et la survie était semble t-il à ce prix.
Ce fut l'époque de la première envolée du chômage dans le pays, avec le gel des recrutements à la fonction publique, principal pourvoyeur d'emploi pour les nombreux diplômés sortis de l'université Marien Ngouabi, ou rentrés de l'étranger.
Nombreux de ceux qui rentraient de l'étranger justement, laissèrent derrière eux l'essentiel de ce qu'ils avaient pu y amasser au long des ans, faute pour l'État de ne pouvoir leur donner de quoi rapatrier leurs biens.
Ce fut le temps où le salaire des fonctionnaires fut amputé d'un pourcentage qui restait en travers de la poche des travailleurs. Le temps où leurs avancements n’eurent plus d'effets financiers.
Le temps où les stages et autres formations continues furent sursis pour de nombreux cadres et travailleurs, parce que trop coûteux, entraînant de facto une sclérose des connaissances chez de nombreux travailleurs qui ne furent pas remis à niveau.
Ce fut le temps où, faute de ne pouvoir recruter des enseignants en nombre suffisant, les ratios explosèrent dans les classes pédagogiques. Les enseignants soumis à la surpopulation des classes soutinrent péniblement un rythme qui les rendait soit malade, sinon improductifs ne pouvant évaluer des élèves dont il fallait corriger jusqu'à 80 copies par classe au lycée, voire 100 à 125 copies au collège. Un nombre à multiplier par le nombre de classe où l'on prestait.
Ce fut le temps où les table-bancs se furent rares dans les salles de classe, faute de crédits pour les renouveler. À défaut de se serrer jusqu'à s'étouffer, les élèves s'assirent à même le sol.
Ce fut le temps où à l’hôpital, les rendez-vous médicaux devinrent plus difficiles à obtenir. L'administration des soins prit deux vitesses, l'une pour les plus fortunés et l'autre pour les moins fortunés ou les indigents.
De toutes ces mesures on retiendra qu'elles consacrèrent l'argent-roi. La corruption s'installa avec pour justification le PAS. L'école prit la dimension privée ouverte aux plus fortunés qui délaissèrent l'école publique entièrement démunie.
L'hôpital public perdit de sa superbe au profit des cabinets privés.
Même à la pharmacie, les prix des médicaments grimpèrent, faute pour l'État d'en amortir les coût. On commença à mourir l'ordonnance à la main, même pour les produits les plus usuels, naguère fournis au dispensaire ou à l'hôpital.
Face à l'explosion de la mortalité à Brazzaville, le service funéraire fut entièrement étatisé à travers la morgue municipale qui devenait du coup une entreprise des plus florissantes et hélas onéreuses du pays.
La lutte des classes longtemps clamée par un socialisme triomphant agonisa marquant l'avènement d'une bourgeoisie insolente.
Parmi les acteurs des précédentes négociations qui causèrent tant de mal aux congolais qui ne s'en sortirent de nombreuses années plus tard qu'avec l'initiative PPTE et l'effacement de la dette, il y avait coté congolais, un certain Clément Mouamba. Comme pour dire, dans le mêmes circonstances de crise, on prend les mêmes et on recommence. Et après ?
Le Fonds monétaire international va proposer une batterie de mesures d'ajustement pour la République du Congo, en échange de son appui. Un appui sous lequel les congolais risquent fort de crouler.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-30 12:06:03
Organisé par le député Cyr Ebina, le meeting dénommé Globe d’Or a pris fin samedi au stade Alphonse Massamba Débat à Brazzaville. Une fois de plus, Natacha Ngoye a réalisé des performances forts élogieuses.
Depuis qu'elle a goûté à la gloire sur les tartans, plus rien n'arrête Natacha Ngoye. La double médaillée d’or du 100 et 200 mètres des 8ème Jeux de la Francophonie a survolé le meeting Globe d’or qui s’est clôturé le 27 août au stade Alphonse Massamba Débat de Brazzaville.
Le Globe d'or est un concentré de quatre meetings en un, et la victoire est acquise sur le cumul des points totalisés.
En ayant engrangé 220 points au 100 mètres, l'une de ses disciplines de prédilection, Natacha Ngoye Akamabi a occupé la première place.
Elle est suivie de Mouissi Ngouari avec 166 points au 5000 mètres et Odelin Ngantsui, qui a totalisé 150 points au saut en longueur.
Ce Globe d'or 2017 a servi de mise en train aux athlètes congolais, afin de leur permettre d’avoir la compétition dans les jambes, prélude aux prochaines compétitions continentales.
Natacha Ngoye s'est révélée au Congo et à l'international lors des derniers jeux de la francophonie à Abidjan. Devant des concurrentes à court de ressources, elle avait remporté les 100 et 200m, même la photo-finish n'y pouvant rien, devant des ivoiriennes au mieux de leur forme.

Son image, brandissant le drapeau congolais avait fait le tour de la planète et permis à des millions de personnes de par le monde, de pouvoir situer le Congo sur une mappemonde.
Arrielle KAMBISSY
Créé le 2017-08-29 10:56:39
Il avait quitté les Affaires foncières pour la Justice, à la formation du gouvernement Mouamba1. Pierre Mabiala retrouve ses vieilles amours, les Affaires foncières. Un département ministériel où il s'était distingué par ses descentes "musclées" sur le terrain, engoncé dans sa blouse orange, chapeau marron vissé sur la tête.
Lors de la première passation de service entre Pierre Mabiala et Parfait Aimé Coussoud Mavoungou son successeur aux Affaires foncières, tous guettaient, si des blouses oranges allaient faire partie des instruments de travail à transmettre. Il n'en fut hélas pas le cas. Et pour cause, Pierre Mabiala en aura encore besoin, puisqu'il a retrouvé le ministère qu'il avait quitté quelques mois auparavant, après un petit tour à la justice où il aurait pourtant pu exceller, car juriste de formation.

Une passation de service conviviale et Pierre Mabiala s'est réinstallé chez lui. « Je reviens à la maison », a t-il lancé à l'assistance, comme pour marquer son enracinement dans le département qu'il retrouve.
Si son prédécesseur a davantage mis l'accent sur la coopération, avec notamment la volonté de la Turquie de former les experts congolais dans les domaines du registre foncier, du cadastre, des technologies de l’information, de la cartographie, de l’infrastructure foncière et technique, ainsi que noté lors de la passation de service, Pierre Mabiala entend réorienter ses priorités. "Un combat frontal contre les déliquants domaniaux et les occupants anarchiques de terrains".
« La gestion foncière et domaniale doit se faire régulièrement dans notre pays et dans l’action et l’efficacité. Ce que vous avez fait, nous allons poursuivre cette action dans l’efficacité pour que soient endiguées les occupations anarchiques des terrains dans notre pays », a-t-il indiqué.
Cession de terres à des fins d'exploitation industrielle ou semi industrielle, occupations anarchiques des terrains et surtout des domaines réservés de l'état, le non respect des distances réglementaires sur l'emprise des routes voilà des actions pour lesquelles Pierre Mabiala est régulièrement descendu sur le terrain avec bien souvent une "conscience de tracteur", quand ce n'est pas le tracteur qui l'accompagnait pour démolir, au point qu'on le surnomma « Zenga-zenga », « qui coupe à tout va ».
Lors de ses descentes sur le terrain, en dépit de sa formation de juriste, Pierre Mabiala a toujours dit le droit par la force et la persuasion, plutôt que de recourir aux mécanismes d'exécution des actions de justice par voie d’huissier ou autre.

Avec le retour de Pierre Mabiala aux affaires foncières, de nombreuses personnes en litige foncier avec l'État vont à nouveau perdre le sommeil. « L'action et l'efficacité » se résoudront à les déguerpir manu-militari ou à démolir leur gîte devant les cameras.

Les preuves de l'action seront retransmises dans l'émission « le foncier » qui sans nul doute reviendra sur Télé-Congo, car notre confrère Nisley Niama Ibouili ne manquera pas lui non plus, de faire sa transhumance.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-29 09:08:18
Plus qu'un mois avant la saison des pluies, et les congolais riverains des zones menacées par les érosions s'impatientent déjà sur le retard pris dans l'exécution des travaux, propices en saison sèche.
Le président congolais, Denis Sassou N’Guesso a dernièrement demandé au Premier ministre Clément Mouamba, de mettre en place un Comité interministériel chargé de gérer le problème des érosions qui se pose dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire.
Le conseil des ministres du 26 août dernier est revenu sur la question. Les ministères concernés par cette problématique devront mettre en œuvre les actions nécessaires, afin de proposer des réponses adaptées à la question des érosions.
Pour les populations touchées par les érosions ou en passe de l'être, l'urgence commande que les actions de ce comité soient opérationnelles avant la reprise de la saison dite des grandes pluies qui court d’octobre à décembre.
Si pour certaines érosions, les actions consistent dans l’immédiat à arrêter le ravinement par le rebouchage au moyen de grande quantités de terre, pour d'autres, de grands travaux s'imposent, tant à Brazzaville et à Pointe-Noire.
En dépit de l'urbanisation sauvage qui a conduit à l’installation des populations sur des zones inconstructibles, le manque de canalisations conséquentes et le mauvais drainage des eaux de pluie restent les principales causes des érosions. En cela, certaines sociétés de travaux publics ne sont pas exemptes de tout reproche.
Depuis l'annonce de ces actions salutaires de lutte contre les érosions, dans les quartiers Ngamakosso, Massengo, Kombo, Maman-Mboualé, Jacques-Opangault, Mikalou, Mfilou ou Moukondo à Brazzaville, ou encore Mongo-Mpoukou et Ngoyo à Pointe-Noire, on se reprend à espérer, tout en regardant le ciel, car c'est de là que vient la menace.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-29 07:27:16
Deux avions de la compagnie Ecair ornent désormais le tarmac de l'aéroport international de Maya-Maya. Dire qu'il y a encore si peu, cette compagnie déployait majestueusement les ailes du Congo.
Il sont là, immobiles sur le tarmac de l'aéroport de Brazzaville. Deux avions, vestiges de la défunte compagnie aérienne nationale qui hier encore faisait la fierté des congolais de par le monde, dans les pays de desserte tout au moins.
Positionnés comme pour embarquer ou débarquer des passagers, les deux aéronefs ne manifestent malheureusement aucun signe de vie. Il sont là, comme des cadavres momifiés, gardant leur superbe désormais sans saveur.
Dieu seul sait si ces avions sont en « hibernation », et pourront revenir à la vie, à travers la compagnie qui reprendra du service, le cas échéant. Une hypothèse très peu probable, l'État ne pouvant plus être saigné à souhait, pour renflouer un gouffre à milliards, du fait que lui-même accuse une crise financière sans précédent.
Mais, sans préjuger des connaissances en aéronautique, l'immobilisation de ces avions ne les dispose t-elle pas à une dégradation irréversible ?
Sans interférer dans le dossier de liquidation ou du contentieux salarial, pourquoi la direction d'Ecair, ou ce qu'il en reste ne ferait-elle pas louer ces avions aux compagnies installées au Congo. Cela aurait l'avantage d'engranger quelques dividendes, et de maintenir la flotte en état de voler.
Le nouveau ministre des transports et de l'aviation civile Fidèle Dimou, devrait prendre cette question à bras le corps, car c'est l'argent du contribuable congolais qui est ainsi immobilisé, avec des risques que nul ne peut présager.
Entre-temps, les voyageurs congolais de passage par Brazzaville s'offrent un spectacle plein de mélancolie, comme devant le cadavre d'un parent disparu.
Et les commentaires sur la mauvaise gestion des compagnies d'État, notamment Ecair, se transforment soudain en un « requiem » exprimant l’amertume.
Que l'air du ciel lui soit léger.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-29 07:03:54
Un gouvernement d'action, pour résorber la crise économique qui sévit dans le pays, cela donne des idées novatrices aux personnes censées mener l'action. La ministre de l'Économie forestière, Rosalie Matondo table sur un partage de la production du bois.
Lors de la séance du conseil des ministres marquant la rentrée du nouveau gouvernement, le 25 août dernier, la ministre de l'Économie forestière a relevé que le partage de production dans l'exploitation forestière devrait permettre aux congolais d'accéder aux produits du bois.
Rosalie Matondo a souligné qu’avec les cadres de son département, la réflexion doit être menée pour voir comment est-il possible de faire le partage de production avec les sociétés forestières présentes au Congo.
« Nous avons un souci, celui de rendre disponible le bois congolais sur le marché local. Avec le partage de la production, le bois congolais sera sur le marché local et les Congolais pourraient avoir les produits en bois qui correspondent à leurs poches. Nous sommes déjà en pourparlers avec les sociétés forestières », a-t-elle dit.
Rosalie Matondo a en outre confié, travailler sur la nouvelle loi forestière qui après adoption par le gouvernement, sera transmise au parlement afin d'être votée. Cette loi remplacera l'actuelle, vieille de 16 ans et qui selon elle nécessite d’être renouvelée, afin de parfaire la révision du code forestier qui a déjà été amorcée avec le précédent gouvernement.
Rosalie Matondo a aussi précisé qu’il fallait poursuivre avec l’aménagement des concessions forestières.
« Le Congo étant parmi les pays qui ont fait des exploits dans le cadre de l’aménagement forestier, avec la certification forestière, nous voulons que toutes les concessions forestières soient aménagées et certifiées », a-t-elle poursuivi.
Afin de tenir une comptabilité fiable sur ce que le bois apporte à l’économie congolaise, la ministre de l’économie forestière compte initier une étude qui permettra de documenter les recettes forestières et d'en saisir la portée.
Enfin Rosalie Matondo entend encourager et favoriser une transformation plus poussée du bois pour réussir la diversification des produits dans le secteur de l’économie forestière.
« La transformation poussée du bois entraîne la création d’emplois et de nouvelles compétences », a expliqué la ministre.
Rosalie Matondo a été reconduite au poste de ministre de l’Économie forestière, amputé des volets développement durable et environnement. Une façon de rappeler, si besoin est, qu'elle doit se consacrer entièrement à l'économie forestière, première ressource au budget de l'État, avant l'expansion de la production pétrolière.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-28 08:34:36
Une plaisanterie macabre de mauvais goût a accompagné le départ de Yves Diokouandi, maire sortant de Dolisie. Dire que certains de ses administrés lui vouaient une haine féroce et l'attendaient au tournant.
Des palmes, symbole de deuil accrochées sur les grilles d'enceinte de la mairie de Dolisie. Devant la façade principale sont dressés deux cercueils. Sur l'un d'eux, l'effigie du présumé défunt est placée bien en évidence. C'est le maire sortant, Yves Diokouandi.
Toute cette scène macabre a été dressée à la va-vite, de nuit, aussitôt les résultats de l'élection au conseil municipal qui scellaient de facto l'éviction du maire Yves Diokouandi connues.
La nouvelle s'était propagée telle une traînée de poudre, relayée au moyen des téléphones portables, depuis la salle du conseil, jusque dans les quartiers où la fronde contre le maire sortant était manifeste et la haine tenace.
Alors, comme pour un mort à enterrer en urgence, on a confectionné le cercueil et imprimé la photo-portrait au pas de course.
Dans cette « capitale de l'or vert », n'avait-on pas dit au maire, « on aura ta peau » ? C'était en décembre 2015.
Suite à un mouvement d'humeur des jeunes à travers la ville, le maire avait fait intervenir la police qui avait alors chargé. Outre les blessés qui se comptaient par dizaines, on avait relevé un mort. Un collégien tué par balle.
Depuis lors, certains dolisiens avaient scellé le sort du maire Yves Diokouandi.
Même s'ils ne le clament pas bien haut, le départ de ce maire jugé aux nerfs à fleur de peau est vécu comme une délivrance pour de nombreux dolisiens. En cela, l'érection de son catafalque factice n'aura pas manqué de diverses complicités.
Quoi qu'il en soit, cela traduit bien les adieux à un homme honnit par les siens.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-28 07:29:21
Un accord pour le transfert de Kylian Mbappé a été trouvé dimanche, entre l'AS Monaco et le Paris-Saint-Germain pour un montant de 180 millions d'euros, bonus compris. De plus en plus, des joueurs français aux parents d'origine africaine vendent très cher leur talent.
Il peut désormais afficher son sourire, le joueur monégasque, âgé de 18 ans, rejoint le club de la capitale comme pressenti.
Le contrat qui contourne le fair-play financier auquel est astreint le PSG est maquillé en un accord de prêt qui sera signé après visite médicale du joueur.
Né le 20 décembre 1998 à Paris, Kylian Mbappé Lottin est issu d'une famille de sportifs. Son père Wilfried, d'origine camerounaise, est éducateur au club de football de Bondy, et sa mère, Fayza Lamari, d'origine algérienne, a réalisé une carrière professionnelle de handballeuse à l'AS Bondy.
Après Paul Pogba dont le montant du transfert atteignit 110 millions d'euros et Ousmane Dembélé qui a rejoint le FC Barcelone pour 145 millions d’euros, après une année à Dortmund, Kylian Mbappé réalise la plus onéreuse opération de tous les temps concernant un joueur français.
Nés de parents africains, Dembélé et Mbappé, les contrats les plus chers de l'histoire du foot français
Le record des joueurs français les plus chers de tous les temps est détenu en majorité par des joueurs dont les parents sont d'origine africaine. On peut citer dans l'ordre, Killian Mbappé 180 millions d'euros, Ousmane Dembélé 145 millions d'euros, Paul Pogba 115 millions d'euros ou encore Zinédine Zidane, 75 millions d'euros , cinquième après un « non africain », Antony Martial 80 millions.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-27 20:38:06
Le gouvernement congolais a tenu samedi le premier conseil des ministres, suite à la publication de la nouvelle équipe. À cet effet, le président Denis Sassou N'Guesso a instruit le gouvernement de prendre les mesures nécessaires afin que l’ensemble de l’édifice institutionnel soit opérationnel avant la fin de cette année. De même, vue l'urgence des actions qui marqueront les prochaines semaines, il n'est pas question de vacances ou de congés sous quelle que forme que ce soit, pour lui même et pour les membres du gouvernement, a t-il décidé.
Sur la table du gouvernement, pointent déjà : le début des discussions avec le Fonds Monétaire International, courant septembre, l’élaboration de la future Loi de finances exercice 2018, délicate du fait de la conjoncture financière et économique traversée par le pays, ainsi que la déclinaison d’un important calendrier diplomatique qui mettra à contribution le Congo notamment sa plus haute autorité, quant à la résolution de quelques crises qui traversent le continent.
Denis Sassou N'Guesso attend donc, et le peuple avec lui, un gouvernement efficace et porté sur l’action. Aussi, a t-il fixé quelques orientations urgentes, à savoir : la nécessité de la remise en service du Chemin de Fer Congo Océan (CFCO), axe de communication majeure pour l'économie et pour les populations, ainsi que la sécurisation de la route lourde Pointe-Noire/Brazzaville, la mise en place rapide d’un Comité interministériel de lutte contre les érosions, notamment pour les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, et ce afin de prévenir toutes catastrophes éventuelles.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-26 20:03:10
« Compter avant tout sur ses propres forces », les autorités municipales de Mfilou, le 7ème arrondissement de Brazzaville en expérimentent le principe. Elles réalisent sur fonds propres les travaux de réhabilitation du rond-point Mouhoumi.
Ces travaux lancés depuis le 19 août visent à fluidifier le trafic sur ce grand carrefour où, du fait de la dégradation de la route, la circulation était devenue quasi impossible, du fait des bouchons inextricables, surtout aux heures de pointe.
Les travaux effectués par les tâcherons de la mairie de Mfilou sont financés par les efforts propres des autorités de cette municipalité.
« La situation du rond-point Mouhoumi est un problème qui date de plusieurs années déjà, mais nous sommes confiants car la population de Mfilou et les notables nous accompagnent. Nous allons travailler d’arrache-pied pour que ces travaux soient achevés avant la saison des pluies », a indiqué l’administrateur-maire de Mfilou, Jean Marie Nzinga Ondemba.
Afin de préserver la chaussée qui sera réhabilitée dans la dernière étapes desdits travaux, le travail consiste actuellement au curage des caniveaux.
« Nous allons, par la suite, mettre les dalots démontables pour avoir la facilité de nettoyer régulièrement les caniveaux. La dernière étape sera la réfection à proprement parler du rond-point », a expliqué Jérôme Loukabou, chef d’équipe et maître maçon.
La réhabilitation de cette infrastructure est un soulagement pour les populations qui vivent le martyr à cause de la dégradation de la voie, causant ainsi les difficultés de transport et le phénomène des «demi-terrains ».
Le rond-point Mouhoumi est la seule intersection pour accéder à la mairie de Mfilou et celle par laquelle les populations de cet arrondissement se rendent vers le centre-ville.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-26 08:45:50
Elu avec 82 voix des suffrages exprimés le 24 août 2017, le nouveau maire de Brazzaville, Christian Roger Okemba, candidat de la majorité présidentielle, a été installé dans ses fonctions par le ministre de l’Aménagement, de l’équipement du territoire et des grands travaux, Jean-Jacques Bouya. Ce vendredi matin, sur les réseaux sociaux, des congolais exigent déjà un audit financier et foncier de la Mairie de la capitale congolaise.
Créé le 2017-08-25 10:42:15
Il a été recommandé à la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) d’accepter la mise en place des organisations syndicales et de respecter les libertés syndicales, telles que prévues par la convention n°87 de l’OIT, par le Code du travail et le droit positif en vigueur.
Créé le 2017-08-25 09:27:07
Le ministre de la communication et des Médias, Thierry Moungala a effectué une mission de travail à Djambala jeudi, afin de superviser l'installation du conseil départemental des plateaux et communal de Djambala, à l'instar des autres membres du gouvernement commis à la même tâche dans les autres départements.
Arrivé dans la capitale de la pomme de terre par hélicoptère, le ministre de la communication s'est aussitôt mis au travail.
La salle de conférence de la préfecture a connu une ambiance des grands jours, preuve que la cérémonie a fédéré l'élan d'unité de tous les fils et filles des Plateaux à œuvrer ensemble pour le bien du département.

Ainsi, tour à tour, le ministre Moungala a présidé la cérémonie d'élection et d'installation du bureau du conseil départemental de plateaux puis procédé à l'intronisation de la présidente élue du conseil départemental, Blanche Akouala.

Un honneur pour le ministre Thierry Moungala, que d'avoir eu à introniser l'unique femme de la république, présidente de conseil départemental.

Le ministre a ensuite présidé la cérémonie d'élection et d'installation du bureau du conseil municipal de Djambala puis procédé à l'intronisation du maire Emmanuel Mpio, avant de présider la séance inaugurale du conseil municipal.
C'est avec un réel sentiment du sens de l'État et surtout du devoir accompli, que le ministre a regagné Brazzaville.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-25 08:59:13
D’une enveloppe estimée à 7000 milliards de francs Cfa en 2014, les dépenses effectuées par les six Etats de la Cemac (le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Tchad et la République centrafricaine), culminent à près de 3000 milliards de francs Cfa en 2017, révèle la Beac, institut d’émission des Etats-membres de cet espace communautaire.
Créé le 2017-08-25 08:32:53
Le président de l’Assemblée nationale Isidore Mvouba a indiqué le 24 août à Brazzaville que son institution s’emploiera à mieux contrôler l’action du gouvernement.
La passation de service entre le président sortant de la chambre basse Justin Koumba et l'entrant Isidore Mvouba a eu lieu jeudi au Palais des congrès de Brazzaville. À l'issue de la cérémonie, le président de l'assemblée nationale a dégagé devant la presse, les principales actions que mènera l'institution qu'il dirige.
« Nous sommes nous-mêmes des faiseurs de lois et nous avons vocation à contrôler l’action du gouvernement. Nous allons attacher une grande importance à cette tâche en utilisant les moyens légaux que le législateur a mis à notre disposition, dans le but de mettre en place et d’instaurer entre le gouvernement et nous, un climat de coopération dans la complémentarité »
Voila qui redonne un sens aux prescrits du président de la république sur la GAR, gestion axée sur les résultats, presque disparue des contraintes professionnelles, dans les administrations et services.
Un gouvernement engagé face à la crise, implique une action efficace de celui-ci, et un contrôle plus accru et sans complaisance du parlement, et il entend s'y employer.
Isidore Mvouba a en outre salué le travail abattu par son prédécesseur, Justin Koumba.
« Je trouve une maison en parfait état. Il a fait un travail important et il nous revient de prendre le relais. C’est ça la vie des institutions. Le progrès en lui-même étant la somme des progrès. Le relais se fait de génération en génération ».
Interrogé sur la crise qui prévaut dans le département du Pool, le nouveau président de l’Assemblée nationale a expliqué que « Ce drame qui est à la porte de Brazzaville ne peut pas laisser indifférents les députés que nous sommes. Il nous interpelle tous. Nous allons mettre au plus vite un cadre où nous allons associer tout le monde autour bien sûr du président de la République pour voir ce qu’on peut faire pour que les populations de ce département retrouvent la paix ».
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-25 08:00:21